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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Je suis f&#233;ministe, le livre</title>
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		<dc:date>2019-02-08T18:51:35Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mathilde Capone</dc:creator>


		<dc:subject>F&#233;minisme</dc:subject>
		<dc:subject>Livres</dc:subject>
		<dc:subject>Capone, Mathilde</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Marianne Prairie et Caroline Roy-Blais (dir.), Je suis f&#233;ministe, le livre, Montr&#233;al, &#201;ditions du Remue-M&#233;nage, 2016, 204 pages. &lt;br class='autobr' /&gt; C'est en 2008 que na&#238;t le blogue Je suis f&#233;ministe afin d'ouvrir sur le Web un espace pour que de jeunes f&#233;ministes qu&#233;b&#233;coises francophones assum&#233;es prennent publiquement la parole et que s'&#233;tablisse une correspondance entre ces femmes qui ne se reconnaissent pas enti&#232;rement dans le f&#233;minisme de leurs pr&#233;d&#233;cesseuses. Entre rupture et continuit&#233;, ces f&#233;ministes, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-73-fevrier-mars-2018-" rel="directory"&gt;No 073 - f&#233;vrier / mars 2018&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Feminisme-+" rel="tag"&gt;F&#233;minisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Livres-+" rel="tag"&gt;Livres&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Capone-Mathilde-+" rel="tag"&gt;Capone, Mathilde&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2679.png?1642092222' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;289&#034; height=&#034;433&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Marianne Prairie et Caroline Roy-Blais (dir.), &lt;i&gt;Je suis f&#233;ministe, le livre&lt;/i&gt;, Montr&#233;al, &#201;ditions du Remue-M&#233;nage, 2016, 204 pages.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est en 2008 que na&#238;t le blogue Je suis f&#233;ministe afin d'ouvrir sur le Web un espace pour que de jeunes f&#233;ministes qu&#233;b&#233;coises francophones assum&#233;es prennent publiquement la parole et que s'&#233;tablisse une correspondance entre ces femmes qui ne se reconnaissent pas enti&#232;rement dans le f&#233;minisme de leurs pr&#233;d&#233;cesseuses. Entre rupture et continuit&#233;, ces f&#233;ministes, tr&#232;s souvent absentes des m&#233;dias de masse et, &#224; l'&#233;poque, du Web, ont trouv&#233; dans ce blogue une tribune cr&#233;&#233;e par et pour elles. N'ayant pas de ligne &#233;ditoriale stricte (l'unique perspective f&#233;ministe &#233;tant de mise, sans &#234;tre d&#233;finie, seuls les textes anti-choix sur l'avortement &#233;tant refus&#233;s), le blogue offre une toile id&#233;ale pour une premi&#232;re prise de parole f&#233;ministe. &#192; travers la multiplicit&#233; des th&#233;matiques abord&#233;es et la forme des chroniques publi&#233;es, crues et agr&#233;ables &#224; lire, le blogue est &#233;galement devenu un espace pour s'initier aux f&#233;minismes et un lieu d'&#233;ducation populaire qui a particip&#233; &#224; une popularisation du terme et des id&#233;es. Incontestablement, il a jou&#233; un r&#244;le majeur dans l'augmentation de l'utilisation, dans les derni&#232;res ann&#233;es, du Web comme un des &#233;l&#233;ments centraux des paroles f&#233;ministes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;cidant de passer du virtuel &#224; l'objet r&#233;el, Marianne Prairie et Caroline Roy-Blais sortent en 2016 une anthologie de textes publi&#233;s sur le blogue par plus de 30 auteur&#183;e&#183;s. Cet ouvrage permet de rejoindre un lectorat diff&#233;rent de celui qui se retrouve sur Internet et permet de garder une trace papier de cette grande aventure collective. Il rend compte de f&#233;minismes dynamiques, mouvants, ancr&#233;s dans le pr&#233;sent et du blogue comme lieu commun et libre d'analyse et de critique sociales, si rare dans nos soci&#233;t&#233;s &#233;triqu&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs de ces textes cherchent &#224; contribuer &#224; la m&#233;moire collective f&#233;ministe : en t&#233;moignant d'&#233;v&#233;nements &#8211; de l'affaire Daigle &#224; la tuerie de Polytechnique &#8211;, ils mettent en valeur les batailles des ancien&#183;ne&#183;s. D'autres offrent une plate-forme critique par rapport &#224; des &#339;uvres artistiques et culturelles, du test de Bechdel aux dicos pour filles en passant par la d&#233;nonciation de la culture populaire sexiste. D'autres encore se penchent sur les &#171; sujets chauds &#187; : avortement, maternit&#233;, couple et famille, travail du sexe, sexualit&#233;s, violences&#8230; Sans oublier ceux qui mettent en exergue les f&#233;minismes comme des mouvances continues. Des voix qui se font &#233;chos les unes aux autres et dans lesquelles on sent &#224; la fois col&#232;re, humour, r&#233;sistance, autocritique, farouche r&#233;volte et &#233;ternel d&#233;sir d'autre chose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si on se demande l&#233;gitimement qui prend parole et qui est entendu sur l'ensemble des m&#233;dias que l'on v&#233;hicule, reste &#224; &#233;clairer qui ne la prend pas. Les femmes autochtones sont les grandes absentes des articles recens&#233;s. De quel &#171; Qu&#233;bec &#187; parle-t-on et de quelle histoire coloniale ne parle-t-on pas (ou peu) ? Il est d'ailleurs dommage de voir que le chapitre sur l'intersectionnalit&#233; et l'international, s'il traverse les fronti&#232;res de l'Inde jusqu'au Br&#233;sil, ne contient aucun article abordant les enjeux sp&#233;cifiques des femmes racis&#233;es habitant sur le territoire nomm&#233; Qu&#233;bec. Sans parler des enjeux touchant les lesbiennes, trans, queer, intersexes et toutes autres personnes de la diversit&#233; de genre et de sexe et en dehors de l'h&#233;t&#233;ronorme (qu'ils ou elles soient ou non racis&#233;&#183;e&#183;s) qui, s'ils ne sont pas totalement absents, se retrouvent assez rarement &#224; travers les pages. Saluons la volont&#233; d'ouvrir l'espace &#224; &#171; toutes les voix f&#233;ministes &#187;. Et demandons-nous &#224; qui ces termes font r&#233;f&#233;rence.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Pour une th&#233;orie g&#233;n&#233;rale de l'exploitation</title>
		<link>https://www.ababord.org/Pour-une-theorie-generale-de-l</link>
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		<dc:date>2016-08-31T16:13:58Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mathilde Capone</dc:creator>


		<dc:subject>Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>F&#233;minisme</dc:subject>
		<dc:subject>Livres</dc:subject>
		<dc:subject>Capone, Mathilde</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Christine Delphy, Pour une th&#233;orie g&#233;n&#233;rale de l'exploitation, Montr&#233;al/Paris, M &#201;diteur/Syllepse, 2015, 120 p. &lt;br class='autobr' /&gt; Delphy, f&#233;ministe mat&#233;rialiste, nous offre dans cet ouvrage des voies pour attaquer le travail domestique afin d'ouvrir ensuite quelques bribes de r&#233;flexion pour l'&#233;laboration d'une th&#233;orie g&#233;n&#233;rale de l'exploitation. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le travail domestique, c'est-&#224;-dire l'extorsion par le chef de famille du travail gratuit des membres de sa famille (travail m&#233;nager ou appui au travail (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-63-fevrier-mars-2016-" rel="directory"&gt;No 063 - f&#233;vrier / mars 2016&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Livres-+" rel="tag"&gt;Livres&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Capone-Mathilde-+" rel="tag"&gt;Capone, Mathilde&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2247.png?1642092182' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;299&#034; height=&#034;515&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Christine Delphy, &lt;i&gt;Pour une th&#233;orie g&#233;n&#233;rale de l'exploitation&lt;/i&gt;, Montr&#233;al/Paris, M &#201;diteur/Syllepse, 2015, 120 p.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Delphy, f&#233;ministe mat&#233;rialiste, nous offre dans cet ouvrage des voies pour attaquer le travail domestique afin d'ouvrir ensuite quelques bribes de r&#233;flexion pour l'&#233;laboration d'une th&#233;orie g&#233;n&#233;rale de l'exploitation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail domestique, c'est-&#224;-dire l'extorsion par le chef de famille du travail gratuit des membres de sa famille (travail m&#233;nager ou appui au travail professionnel des hommes) p&#232;se uniquement sur les femmes ; la quantit&#233; de travail faite par les femmes augmente lorsque deux personnes de sexe diff&#233;rent se mettent en couple tandis que celle faite par les hommes diminue. Ce travail ne b&#233;n&#233;ficie pas au capitalisme, mais &#224; la classe des hommes. Diff&#233;rentes contraintes, institutions et m&#233;canismes sociaux permettent cette appropriation par les hommes du travail domestique (mariage, h&#233;t&#233;rosexualit&#233;, division du travail, march&#233; du travail, &#201;tat, politiques sociales ou familiales...). &#192; la question de savoir comment abolir ce travail gratuit, Delphy croit peu aux n&#233;gociations de couples, consid&#232;re qu'il faut reconna&#238;tre les privil&#232;ges des hommes en tant que classe et les en d&#233;pouiller. Elle propose alors d'imposer des normes &#233;tatiques pour que les hommes payent p&#233;cuniairement du fait qu'ils ne font pas leur part du travail m&#233;nager : suppression des avantages des hommes ayant une femme au foyer et institution d'un salaire au travail m&#233;nager de la part des maris envers leur femme qui ne travaillent pas &#224; l'ext&#233;rieur de la maison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Delphy s'attaque ensuite &#224; l'&#233;laboration des bases d'une th&#233;orie g&#233;n&#233;rale de l'exploitation qui articule classe, genre et ethnie en tant que syst&#232;mes d'oppression interreli&#233;s. D'une part, elle d&#233;montre que la th&#233;orie marxiste de la plus-value capitaliste, au lieu d'&#234;tre lib&#233;ratrice, produit des concepts qui ne rendent pas bien compte de l'exploitation salariale ; entre autres parce qu'elle d&#233;finit l'exploitation de mani&#232;re strictement mon&#233;taire. D'autre part, cette th&#233;orie est un obstacle &#224; l'articulation entre les diff&#233;rents modes d'exploitation en faisant &#224; tort de la plus-value &#8211; soit la quantit&#233; d'heures travaill&#233;es en plus du nombre d'heures n&#233;cessaires &#224; la survie ou l'entretien &#8211; le test de l'existence de l'exploitation, en r&#233;servant le mot exploitation &#224; l'exploitation salariale et en rayant de la carte toutes les exploitations qui ne passent pas par le march&#233;. Delphy propose alors de revenir &#224; la d&#233;finition premi&#232;re de l'exploitation, c'est-&#224;-dire l'appropriation du travail d'autrui, au lieu de d&#233;finir l'exploitation comme un solde mon&#233;taire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Christine Delphy remet ici en question, et ce &#224; juste titre, l'h&#233;g&#233;monie de l'exploitation salariale sur les autres types d'exploitations (domestique, esclavage...) afin de proposer l'&#233;laboration collective d'un langage commun &#224; toutes les exploitations qui coexistent sans &#234;tre hi&#233;rarchisables, dans le but louable d'en d&#233;terminer les points communs et les sp&#233;cificit&#233;s. Cependant, tout en contestant l'&#233;valuation des exploitations selon leur seul joug mon&#233;taire, elle propose une solution p&#233;cuniaire face &#224; l'absence de partage du travail domestique (un salaire au travail m&#233;nager), vidant de cette question sa substance &#233;minemment politique et sociale. La valorisation d'une intervention &#233;tatique &#224; ce sujet, en plus de la pr&#233;misse, &#224; travers les lignes, que le travail en dehors de la maison (exploitation) est n&#233;cessaire &#224; l'&#233;mancipation et l'ind&#233;pendance des femmes, balaie l'&#233;ventualit&#233; d'autres possibilit&#233;s d'existence.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le cheval au service de la ville</title>
		<link>https://www.ababord.org/Le-cheval-au-service-de-la-ville</link>
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		<dc:date>2015-12-11T02:23:12Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mathilde Capone</dc:creator>


		<dc:subject>Livres</dc:subject>
		<dc:subject>Politique municipale et r&#233;gionale</dc:subject>
		<dc:subject>Capone, Mathilde</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le cheval au service de la ville, Olivier Linot et Daniel Simon, Montr&#233;al, &#201;cosoci&#233;t&#233;, 2014, 100 p. &lt;br class='autobr' /&gt; Trouville-sur-Mer, rep&#232;re des bourgeois-boh&#232;mes parisiens qui y installent depuis maintenant plusieurs dizaines ann&#233;es leur r&#233;sidence secondaire. En 2000, cette municipalit&#233; de Normandie se procure, d'abord par souci d'&#233;conomie, un cheval pour la collecte s&#233;lective des d&#233;chets. Petit &#224; petit se r&#233;v&#232;le la dimension &#233;cologique, &#233;conomique et sociale de l'hippomobilit&#233; qui s'&#233;tend alors &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-60-ete-2015-" rel="directory"&gt;No 060 - &#233;t&#233; 2015&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Livres-+" rel="tag"&gt;Livres&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-municipale-+" rel="tag"&gt;Politique municipale et r&#233;gionale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Capone-Mathilde-+" rel="tag"&gt;Capone, Mathilde&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2100.png?1642092172' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;170&#034; height=&#034;288&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le cheval au service de la ville&lt;/i&gt;, Olivier Linot et Daniel Simon, Montr&#233;al, &#201;cosoci&#233;t&#233;, 2014, 100 p.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Trouville-sur-Mer, rep&#232;re des bourgeois-boh&#232;mes parisiens qui y installent depuis maintenant plusieurs dizaines ann&#233;es leur r&#233;sidence secondaire. En 2000, cette municipalit&#233; de Normandie se procure, d'abord par souci d'&#233;conomie, un cheval pour la collecte s&#233;lective des d&#233;chets. Petit &#224; petit se r&#233;v&#232;le la dimension &#233;cologique, &#233;conomique et sociale de l'hippomobilit&#233; qui s'&#233;tend alors &#224; d'autres services comme le transport scolaire et la tonte des espaces verts. Olivier Linot, directeur g&#233;n&#233;ral des services de Trouville, dont l'entrevue &#224; ce sujet fa&#231;onne l'ensemble de cet ouvrage, souligne le r&#244;le mobilisateur et facilitateur de l'&#233;quid&#233; : g&#233;n&#233;rateur de convivialit&#233; (entre les citoyen&#183;ne&#183;s et les agent&#183;e&#183;s municipaux), de motivation (professionnelle) et de contacts positifs et &#233;ducatifs, il incarne ici un nouveau mod&#232;le de d&#233;veloppement urbain. Un lieu d'exp&#233;rimentations qui se veut le point de d&#233;part d'une exp&#233;rience inspirante pour d'autres municipalit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais attention. Pas question de reculer. L'exp&#233;rience doit rester moderne ! On parle de design urbain et futuriste et de fabrication industrielle du mat&#233;riel &#233;quin &#8211; s'il &#233;tait artisanal au d&#233;but de l'exp&#233;rience, il devra vite &#234;tre remplac&#233; par des innovations technologiques qui doivent s'int&#233;grer dans le paysage urbain (eh oui, ici, on lutte m&#234;me contre l'archa&#239;sme !). On int&#233;resse d'ailleurs &#224; cette innovation le monde de l'automobile, les grands groupes industriels et financiers pour qu'ils l'investissent d'images et de notori&#233;t&#233; et on profite des voitures hippomobiles pour scotcher des publicit&#233;s. On parle de plus-value &#233;motionnelle g&#233;n&#233;r&#233;e par l'&#233;quid&#233; fonctionnaire au service de la loi. L'homme-cocher conduit la cal&#232;che et les m&#232;res accourent donner du pain au cheval pour faire plaisir &#224; leurs enfants. Si le cheval revient dans la ville, il s'adaptera aux besoins de la modernit&#233;, il contribuera au maintien du niveau de vie des villes, il sera au centre du d&#233;veloppement durable et de la consommation responsable, de l'efficacit&#233;, bref, du progr&#232;s et de l'&#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le n&#233;olib&#233;ralisme entend se survivre en faisant sienne l'id&#233;ologie du d&#233;veloppement durable. Nous laissant croire &#224; une rupture historique, il ne s'agit que de sa charpente. En int&#233;grant de nouvelles pr&#233;occupations &#233;cologiques, il camoufle la violence des syst&#232;mes et de l'id&#233;ologie du d&#233;veloppement comme le pillage des ressources et les diverses atrocit&#233;s g&#233;n&#233;r&#233;es afin de maintenir l'&#233;conomie et le niveau de vie des pays du Nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dommage &#233;galement que l'ouvrage ne se penche pas sur d'autres mani&#232;res d'entrer en relation avec les &#233;quid&#233;s. Le cheval n'a pas de grands projets communs avec l'&#234;tre humain. Depuis la conqu&#234;te, la relation est fabriqu&#233;e dans le but de nous servir. L'&#233;thologie &#233;quine propose &#224; ce titre une d&#233;marche transversale pour favoriser la compr&#233;hension, la connexion et la complicit&#233; en &#233;tudiant les chevaux dans leur milieu naturel, dans leurs relations entre eux, avec d'autres esp&#232;ces et avec l'&#234;tre humain. Cette science du comportement fournit des outils et des cl&#233;s pour d&#233;construire l'historicit&#233; de notre relation au cheval, afin par exemple de participer &#224; une large lutte contre l'industrie p&#233;troli&#232;re en repensant cette relation au-del&#224; des villes bourgeoises, au sein d'une densit&#233; de circulations et de solidarit&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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