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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Des conditions salariales sous pression depuis 35 ans</title>
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		<dc:date>2015-12-07T16:51:10Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Yvan Perrier, Michel Rioux</dc:creator>


		<dc:subject>Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Economie et finances publiques</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>Perrier, Yvan </dc:subject>
		<dc:subject>Rioux, Michel</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'offre salariale du gouvernement du Qu&#233;bec &#224; ses salari&#233;.e.s syndiqu&#233;.e.s s'inscrit dans une trame historique peu &#233;difiante, qui remonte &#224; 1979. Elle correspond &#224; rien de moins qu'un mauvais traitement salarial. Pourquoi en est-il ainsi ? Peut-&#234;tre parce qu'il s'agit de secteurs &#8211; l'&#233;ducation, la sant&#233;, les services de garde &#8211; o&#249; les femmes comptent pour plus de 75% du personnel. Manifestement, les lib&#233;raux semblent habit&#233;s par un biais sexiste&#8230; Mais ce travers n'est pas nouveau. Depuis 35 (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-61-oct-nov-2015-" rel="directory"&gt;No 061 - oct. / nov. 2015&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Travail-syndicalisme-et-mouvement-+" rel="tag"&gt;Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Economie-et-finances-publiques-+" rel="tag"&gt;Economie et finances publiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Histoire-+" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Perrier-Yvan-+" rel="tag"&gt;Perrier, Yvan &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Rioux-Michel-+" rel="tag"&gt;Rioux, Michel&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'offre salariale du gouvernement du Qu&#233;bec &#224; ses salari&#233;.e.s syndiqu&#233;.e.s s'inscrit dans une trame historique peu &#233;difiante, qui remonte &#224; 1979. Elle correspond &#224; rien de moins qu'un mauvais traitement salarial. Pourquoi en est-il ainsi ? Peut-&#234;tre parce qu'il s'agit de secteurs &#8211; l'&#233;ducation, la sant&#233;, les services de garde &#8211; o&#249; les femmes comptent pour plus de 75% du personnel. Manifestement, les lib&#233;raux semblent habit&#233;s par un biais sexiste&#8230; Mais ce travers n'est pas nouveau. Depuis 35 ans, quiconque &#339;uvre dans le secteur public et parapublic au Qu&#233;bec a vu les diff&#233;rents gouvernements s'attaquer &#224; la r&#233;mun&#233;ration des travailleuses et travailleurs syndiqu&#233;s. C'est ce que nous allons d&#233;montrer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En &lt;strong&gt;1979&lt;/strong&gt;, le gouvernement a r&#233;duit la port&#233;e de la clause d'indexation des salaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En &lt;strong&gt;1982-1983&lt;/strong&gt;, il a impos&#233; une coupure de salaire de 19,5% pour une p&#233;riode de trois mois, accompagn&#233;e d'un gel de salaire pour la premi&#232;re ann&#233;e d'application de la convention collective. Le gouvernement a de plus modifi&#233; unilat&#233;ralement les r&#233;gimes de retraite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous pr&#233;texte que les finances publiques seraient mises &#224; mal, le gouvernement lib&#233;ral a invoqu&#233; en avril &lt;strong&gt;1991&lt;/strong&gt; la croissance du d&#233;ficit public. Sous la menace d'une loi sp&#233;ciale, une entente de principe est intervenue, pr&#233;voyant une prolongation de six mois de la convention collective. Une augmentation de 3 % devait s'appliquer au dernier jour de la convention collective, le 1er juillet &lt;strong&gt;1992&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En f&#233;vrier &lt;strong&gt;1992&lt;/strong&gt;, dans un contexte o&#249; la r&#233;cession perdurait, le pr&#233;sident du Conseil du tr&#233;sor invitait les organisations syndicales &#224; renoncer &#224; l'entente conclue pour la remplacer par une nouvelle prolongation comportant des concessions salariales. Les parties convenaient, en mai, d'une nouvelle prolongation d'un an de la convention collective ; l'augmentation salariale de 3 % au 1er juillet 1992 &#233;tait maintenue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mai &lt;strong&gt;1993&lt;/strong&gt;, le gouvernement du Qu&#233;bec d&#233;posait le projet de loi 102 visant &#224; prolonger les conventions collectives pour une p&#233;riode de deux ans. La masse salariale &#233;tait amput&#233;e de 1 % pour les ann&#233;es &lt;strong&gt;1993-1994&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;1994-1995&lt;/strong&gt;. En d&#233;cembre 1993, la loi 102 prenait effet r&#233;troactivement au 1er avril &lt;strong&gt;1993&lt;/strong&gt;. Les employ&#233;s municipaux, des soci&#233;t&#233;s d'&#201;tat, du transport en commun, des institutions d'enseignement priv&#233;, d'Hydro-Qu&#233;bec, des universit&#233;s etc., &#233;taient aussi vis&#233;s par la loi. En juin, le gouvernement du Qu&#233;bec adoptait le projet de loi 198 pr&#233;voyant une r&#233;duction de 12% du personnel de la fonction publique avant avril &lt;strong&gt;1998&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant la premi&#232;re ann&#233;e de son mandat, le PQ a abrog&#233; la loi 198 et est parvenu, en septembre &lt;strong&gt;1995&lt;/strong&gt;, &#224; une entente avec les syndicats. Cette entente pr&#233;voyait l'abrogation de la loi 102 &#224; compter d'octobre 1995 et des augmentations salariales de 1% en &lt;strong&gt;1997&lt;/strong&gt; et en &lt;strong&gt;1998&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mars &lt;strong&gt;1996&lt;/strong&gt;, le gouvernement Bouchard convoquait un sommet pour mobiliser la soci&#233;t&#233; autour de l'objectif de l'&#233;limination du d&#233;ficit, lan&#231;ant &#224; cette occasion divers chantiers sur la fiscalit&#233; et l'emploi. Un deuxi&#232;me sommet portant sur l'emploi &#233;tait organis&#233; en novembre 1996. Au lendemain de ce sommet, le gouvernement, suite au consensus quant &#224; la n&#233;cessit&#233; du d&#233;ficit z&#233;ro pour &lt;strong&gt;1999-2000&lt;/strong&gt;, convoquait les organisations syndicales pour r&#233;clamer des &#233;conomies de 6% sur les co&#251;ts de main-d'&#339;uvre dans les secteurs public, parapublic et p&#233;ripublic. Vers la mi-d&#233;cembre, le gouvernement et les organisations syndicales conviendront d'une entente sur un programme de d&#233;parts volontaires. L'objectif vis&#233; &#233;tait l'&#233;limination de 15 000 postes &#224; temps complet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En avril &lt;strong&gt;1998&lt;/strong&gt;, plus de 36 000 personnes s'&#233;taient pr&#233;values de ce programme. &#192; ce programme s'ajoutera une r&#233;cup&#233;ration de 100 millions de dollars sous forme de cong&#233; sans solde de 1,5 jour avant le 31 mars &lt;strong&gt;1997&lt;/strong&gt;. En janvier 1997, cette obligation de r&#233;cup&#233;rer l'&#233;quivalent de 6 % de la masse salariale sera &#233;tendue &#224; tous les organismes publics et aux municipalit&#233;s. &#192; la fin de mars 1997, une entente &#233;tait conclue. Le gouvernement adoptera une loi sp&#233;ciale, la loi 104, pour mettre au pas les syndicats r&#233;calcitrants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contrat de travail des employ&#233;s des secteurs public et parapublic arrivait &#224; &#233;ch&#233;ance le 30 juin &lt;strong&gt;2003&lt;/strong&gt;. Le Front commun r&#233;clama alors des hausses salariales de 12,5 % &#233;tal&#233;es sur trois ans. Le gouvernement offrit 12,6 % sur 6 ans, incluant le co&#251;t de la facture de l'&#233;quit&#233; salariale. Dans les faits, le gouvernement demandait aux salari&#233;s de l'&#201;tat de payer le co&#251;t de l'&#233;quit&#233; salariale en rognant sur de modestes hausses de salaire qui ne d&#233;passeront pas l'inflation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 14 d&#233;cembre &lt;strong&gt;2005&lt;/strong&gt;, le Premier ministre annon&#231;ait la convocation, pour le lendemain, de l'Assembl&#233;e nationale afin de faire adopter une loi sp&#233;ciale imposant par d&#233;cret les conditions de travail et de r&#233;mun&#233;ration des 536 100 employ&#233;s des secteurs public et parapublic. C'est dans le cadre de cette loi sp&#233;ciale, la loi 142, que les conventions collectives sont &#171; renouvel&#233;es &#187; jusqu'au 31 mars &lt;strong&gt;2010&lt;/strong&gt;. Les salaires sont augment&#233;s de 2%. Rien n'est pr&#233;vu pour les ann&#233;es 2004 et 2005. Le droit de gr&#232;ve des salari&#233;s est retir&#233; et on met en place diverses sanctions ayant pour but d'emp&#234;cher l'exercice de tout moyen de pression dans les secteurs public et parapublic jusqu'au 31 mars 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'entente intervenue le 25 juin &lt;strong&gt;2010&lt;/strong&gt; comportait les param&#232;tres salariaux suivants : une augmentation salariale fixe de 6 % sur 5 ans et des ajustements salariaux additionnels de 4,5 % (1% pour tenir compte de l'inflation et un &#233;ventuel 3,5% si l'&#233;conomie du Qu&#233;bec progressait de plus de 17 %, de &lt;strong&gt;2010 &#224; 2013&lt;/strong&gt; inclusivement). Dans les faits, les hausses de salaire n'auront &#233;t&#233; que de 7,5 % durant cette p&#233;riode.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes entr&#233;s dans une nouvelle n&#233;gociation dirig&#233;e cette fois par le pr&#233;sident du Conseil du tr&#233;sor, Martin Coiteux. C'est dans ce cadre que le pr&#233;sident du Conseil du patronat soutenait r&#233;cemment que &#171; 40% des employ&#233;s du secteur public b&#233;n&#233;ficieront d'une augmentation moyenne de leur r&#233;mun&#233;ration de 3,6% en &lt;strong&gt;2016&lt;/strong&gt; &#187;. Ce que monsieur Yves-Thomas Dorval omettait de signaler, c'est que 60% de ces employ&#233;s devront se contenter d'une augmentation fam&#233;lique de 1%, selon le plus r&#233;cent sc&#233;nario gouvernemental.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un volet jurisprudentiel&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un jugement de la Cour supr&#234;me rendu en janvier 2015 a cependant apport&#233; un &#233;clairage nouveau sur ces n&#233;gociations. S'appuyant sur un jugement rendu en Colombie britannique, la juge Rosalie Abella a statu&#233; que &#171; &lt;i&gt;les employ&#233;s du secteur public ne devraient pas &#234;tre tenus de subventionner la collectivit&#233; ou le secteur d'activit&#233; dans lequel ils travaillent en acceptant des salaires et des conditions de travail m&#233;diocres.&lt;/i&gt; [. . .] [t]&lt;i&gt;out compte fait, si la collectivit&#233; a besoin d'un service public et l'exige, ses membres doivent assumer ce qu'il en co&#251;te n&#233;cessairement pour offrir des salaires justes et &#233;quitables et ne pas s'attendre &#224; ce que les employ&#233;s subventionnent le service en acceptant des salaires m&#233;diocres&lt;/i&gt; &#187;. (Notre traduction). La juge Abella ajoutait qu'il fallait aussi prendre en compte les salaires vers&#233;s pour des t&#226;ches similaires dans d'autres domaines d'activit&#233;, tant dans le secteur priv&#233; que dans le secteur public. (Mise &#224; jour 14 d&#233;cembre 2015 :) L'offre du gouvernement Couillard &#224; ses salari&#233;s syndiqu&#233;s (0%, 1%, 1%, 1%, 0%), s'inscrit dans un cadre qui vise la baisse des imp&#244;ts. Cette proposition n'est pas &#171; inconstitutionnelle &#187;. Force, cependant, est de constater qu'elle s'&#233;loigne des crit&#232;res &#233;nonc&#233;s par la juge Abella, dans sa dissidence, qu'elle a r&#233;dig&#233;e dans le jugement Meredith.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Commission d'experts pour l'application des conventions et recommandations de l'Organisation internationale du travail (OIT) soutient de son c&#244;t&#233; que m&#234;me en pleine crise financi&#232;re, il y a des limites aux restrictions que les gouvernements peuvent imposer aux salaires du secteur public qui font l'objet de conventions collectives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il semble bien qu'Aur&#233;lie Lanct&#244;t, qui vient de recevoir le prix Pierre-Vadeboncoeur pour son essai &lt;i&gt;Les lib&#233;raux n'aiment pas les femmes&lt;/i&gt;, a tout &#224; fait raison&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Annexe - Les augmentations de salaire dans certaines entreprises p&#233;ri publiques et l'industrie de la construction&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Donn&#233;es compil&#233;es par Yvan Perrier&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Hydro-Qu&#233;bec (personnel syndiqu&#233;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour 2015 : 0% mais int&#233;gration &#224; l'&#233;chelle de salaire du bonus&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour 2016 : 3%&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SAQ :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2015 : 2%&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2016 : 2%&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loto-Qu&#233;bec :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2015 : 2%&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2016 : 2%&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SEPAQ :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2015 : 1%&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2016 : 1%&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Industrie de la construction&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2015 : 2.2%&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2016 : 2.3%&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se pose ici une question toute simple :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi 0%, 1%, 1%, 1% et 0% dans les secteurs public et parapublic ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce parce qu'il s'agit de deux secteurs o&#249; on retrouve &#224; plus de 75% des femmes ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Donn&#233;es compil&#233;es par Yvan Perrier&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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