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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>La Presse, OBNL. Pertes et profits</title>
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		<dc:date>2020-04-18T20:49:43Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Abel Uga</dc:creator>


		<dc:subject>Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme</dc:subject>
		<dc:subject>M&#233;dias et journalisme</dc:subject>
		<dc:subject>Uga, Abel</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'annonce de la transformation de La Presse en organisme &#224; but non lucratif est un aveu de l'&#233;chec financier de la formule gratuite du quotidien num&#233;rique d&#233;fendue par les dirigeants de l'entreprise depuis une dizaine d'ann&#233;es. Cette strat&#233;gie a par ailleurs pour objectif avou&#233; d'acc&#233;der &#224; de nouvelles ressources financi&#232;res, publiques et priv&#233;es. Un nouveau mod&#232;le d'affaires qui pose questions. &lt;br class='autobr' /&gt; Conna&#238;tra-t-on un jour l'ampleur de l'&#233;chec financier de La Presse+ ? Saura-t-on jamais (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Journalisme-Sorties-de-crise-" rel="directory"&gt;Dossier : Journalisme. Sorties de crise&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Capitalisme-et-neoliberalisme-+" rel="tag"&gt;Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Uga-Abel-+" rel="tag"&gt;Uga, Abel&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2879.png?1642092240' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;626&#034; height=&#034;834&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'annonce de la transformation de &lt;i&gt;La Presse&lt;/i&gt; en organisme &#224; but non lucratif est un aveu de l'&#233;chec financier de la formule gratuite du quotidien num&#233;rique d&#233;fendue par les dirigeants de l'entreprise depuis une dizaine d'ann&#233;es. Cette strat&#233;gie a par ailleurs pour objectif avou&#233; d'acc&#233;der &#224; de nouvelles ressources financi&#232;res, publiques et priv&#233;es. Un nouveau mod&#232;le d'affaires qui pose questions.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt; Conna&#238;tra-t-on un jour l'ampleur de l'&#233;chec financier de &lt;em&gt;La Presse+&lt;/em&gt; ? Saura-t-on jamais combien d'argent les dirigeants du quotidien auront finalement englouti dans cette strat&#233;gie de quotidien num&#233;rique gratuit ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Cette ann&#233;e encore, les r&#233;sultats financiers de &lt;em&gt;La Presse&lt;/em&gt; ont &#233;t&#233; noy&#233;s dans une cat&#233;gorie d'actifs que Power Corporation, propri&#233;taire du quotidien via sa filiale Gesca, s'est bien gard&#233;e de d&#233;voiler. Mais c'&#233;tait sans doute l'ann&#233;e de trop.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Power Corp. a donc annonc&#233; en mai 2018 son intention de se s&#233;parer de son m&#233;dia vedette, mais financi&#232;rement encombrant. L'annonce a &#233;t&#233; faite par le pr&#233;sident du quotidien, qui annon&#231;ait dans la foul&#233;e un changement de structure juridique du quotidien, appel&#233; &#224; devenir un organisme &#224; but non lucratif (OBNL), en r&#233;alit&#233; une fiducie d'utilit&#233; sociale dans laquelle Power Corp. investira 50 millions de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; Injecter de l'argent frais&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; L'objectif de la d&#233;marche, comprenait-on, &#233;tait double : soulager la direction de &lt;em&gt;La Presse&lt;/em&gt; de la pression &#233;vidente des actionnaires de Power Corp. et, dans la foul&#233;e, faciliter l'injection d'argent frais dans un &#233;difice en p&#233;ril. Injecter de l'argent public via les aides &#224; la presse des gouvernements f&#233;d&#233;ral et provincial, mais &#233;galement de l'argent priv&#233;, sous la forme de dons et de contributions philanthropiques. &#171; &lt;em&gt;C'est le meilleur des deux mondes&lt;/em&gt; &#187;, assurait d'ailleurs le pr&#233;sident du quotidien, Pierre-Elliott Levasseur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; M. Levasseur rappelait &#233;galement un &#233;l&#233;ment important, qui aura sans doute pr&#233;cipit&#233; la d&#233;cision de Power Corp. : le gouvernement f&#233;d&#233;ral avait confirm&#233; quelques mois plus t&#244;t qu'il &#233;tait pr&#234;t &#224; soutenir les m&#233;dias &#233;crits, &#224; l'exception de ceux d&#233;tenus par des familles riches ou de grandes entreprises. Difficile dans ces conditions pour la famille Desmarais de poursuivre son engagement dans &lt;em&gt;La Presse&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Dans un contexte de crise des mod&#232;les traditionnels des entreprises de presse, ici comme ailleurs, Power Corp. a finalement l&#226;ch&#233; sa t&#234;te de gondole. &#171; &lt;em&gt;Pendant combien d'ann&#233;es PC allait se battre pour la survie d'un m&#233;dia&lt;/em&gt; [comme &lt;em&gt;La Presse&lt;/em&gt;] ? &#187;, s'interrogeait Sylvain Lafrance, professeur au P&#244;le M&#233;dia &#224; HEC, dans &lt;em&gt;Le Devoir&lt;/em&gt;. &#171; &lt;em&gt;Depuis la vente des journaux r&#233;gionaux en 2015, c'&#233;tait &#233;crit dans le ciel que la vente de La Presse suivrait.&lt;/em&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; D&#233;cision surprenante&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; Mais la formule d'OBNL retenue par les dirigeants du quotidien a surpris. Si certains observateurs ont applaudi avec enthousiasme une initiative destin&#233;e &#224; mettre la pression sur Ottawa, d'autres ont &#233;mis des doutes sur la sinc&#233;rit&#233; de la d&#233;marche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Pourquoi la transformation de la structure juridique du journal et, donc, de son mod&#232;le d'affaires pose question ? S'il s'agit de &#171; &lt;em&gt;transformer une entreprise priv&#233;e en OBNL pour r&#233;ussir &#224; obtenir sous une autre forme juridique ce qu'on ne peut avoir dans la forme d'origine&lt;/em&gt; &#187;, comme le sugg&#233;rait Patrick Tanguay, pr&#233;sident du Chantier de l'&#233;conomie sociale, dans une tribune parue dans &lt;em&gt;La Presse&lt;/em&gt;, il y a effectivement un hic.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le quotidien a une mission d'int&#233;r&#234;t public &#8211; informer &#8211; et cette mission est &#233;videmment soluble dans son nouveau statut. La formule m&#233;dia + organisme sans but lucratif ne date pas d'hier. Le magazine de consommation &lt;em&gt;Prot&#233;gez-Vous&lt;/em&gt;, par exemple, fonctionne de la sorte depuis bient&#244;t 20 ans. Les sites d'information locale, comme Pamplemousse.ca, ont &#233;galement adopt&#233; cette solution. L'&#233;conomie sociale peut donc &#234;tre une avenue int&#233;ressante pour les m&#233;dias.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; Transparence et gouvernance riment-elles ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; Mais des risques existent, selon M. Tanguay. Que cette transformation du mod&#232;le ne soit ainsi qu'une aubaine pour rechercher d'autres formes de profits. Autrement dit, que le public assume les v&#233;ritables co&#251;ts de fabrication du journal, via des aides financi&#232;res et des incitatifs fiscaux notamment, pendant qu'en coulisses, des acteurs priv&#233;s continuent &#224; tirer les ficelles. La question est l&#233;gitime : Power Corp. est-elle sinc&#232;rement d&#233;cid&#233; &#224; abandonner un m&#233;dia dont le r&#244;le d'influenceur de la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise n'est plus &#224; d&#233;montrer ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#192; l'interne, les salari&#233;s y croient et esp&#232;rent que la formule OBNL favorisera une plus grande transparence en m&#234;me temps qu'elle permettra d'implanter une gouvernance d&#233;mocratique, voire participative. Pour sa part, Patrick Tanguay rappelait que le pr&#233;sident de &lt;em&gt;La Presse &lt;/em&gt;avait &#233;voqu&#233; en entrevue &#171; &lt;em&gt;le sc&#233;nario d'une fiducie sociale o&#249; un seul fiduciaire, nomm&#233; de surcro&#238;t par la direction actuelle de&lt;/em&gt; La Presse &lt;em&gt;et l'actionnaire majoritaire de Power Corp., nommerait le reste des membres du conseil d'administration &lt;/em&gt; &#187;. En mati&#232;re de gouvernance d&#233;mocratique et de transparence, &#233;videmment, on a vu mieux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : R&#233;mi Leroux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Vers l'engluement bitumineux</title>
		<link>https://www.ababord.org/Vers-l-engluement-bitumineux</link>
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		<dc:date>2015-08-05T17:27:58Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Abel Uga</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Compagnies mini&#232;res et p&#233;troli&#232;res</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Uga, Abel</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; Cacouna, dans le Bas-du-Fleuve, la soci&#233;t&#233; TransCanada ambitionne de b&#226;tir un terminal p&#233;trolier, t&#234;te de pont au Qu&#233;bec de son projet &#201;nergie Est. Un port qui serait aliment&#233; par le plus gros pipeline d'Am&#233;rique du Nord, capable de transporter 1,1 million de barils de p&#233;trole par jour. Au Qu&#233;bec, depuis plusieurs mois, citoyen&#183;ne&#183;s, d&#233;fenseur&#183;e&#183;s de l'environnement et scientifiques se mobilisent et d&#233;noncent les risques environnementaux consid&#233;rables qu'un tel plan fait peser sur la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-57-dec-2014-janv-2015-" rel="directory"&gt;No 057 - d&#233;c. 2014 / janv. 2015&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Ecologie-et-environnement-+" rel="tag"&gt;Ecologie et environnement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Cies-minieres-et-petrolieres-+" rel="tag"&gt;Compagnies mini&#232;res et p&#233;troli&#232;res&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-quebecoise-+" rel="tag"&gt;Politique qu&#233;b&#233;coise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Uga-Abel-+" rel="tag"&gt;Uga, Abel&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2038.png?1642092168' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;842&#034; height=&#034;328&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Cacouna, dans le Bas-du-Fleuve, la soci&#233;t&#233; TransCanada ambitionne de b&#226;tir un terminal p&#233;trolier, t&#234;te de pont au Qu&#233;bec de son projet &#201;nergie Est. Un port qui serait aliment&#233; par le plus gros pipeline d'Am&#233;rique du Nord, capable de transporter 1,1 million de barils de p&#233;trole par jour. Au Qu&#233;bec, depuis plusieurs mois, citoyen&#183;ne&#183;s, d&#233;fenseur&#183;e&#183;s de l'environnement et scientifiques se mobilisent et d&#233;noncent les risques environnementaux consid&#233;rables qu'un tel plan fait peser sur la r&#233;gion de Cacouna, sa &#171; pouponni&#232;re &#187; de b&#233;lugas et, plus largement, sur le bassin versant du Saint-Laurent. Face &#224; l'offensive des compagnies p&#233;troli&#232;res, le gouvernement du Qu&#233;bec tarde &#224; r&#233;agir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les b&#233;lugas vont-ils faire plier l'industrie p&#233;troli&#232;re ? Depuis le mois de septembre, les baleines blanches du Saint-Laurent sont au c&#339;ur d'un bras de fer qui oppose plusieurs groupes environnementaux et des citoyen&#183;ne&#183;s &#224; la soci&#233;t&#233; TransCanada. Jusqu'&#224; pr&#233;sent, la Cour sup&#233;rieure du Qu&#233;bec a donn&#233; raison aux premiers et ordonn&#233; &#224; la seconde d'interrompre sa campagne de forages exploratoires et de sondages sismiques au large de Cacouna. Des travaux que l'entreprise albertaine effectuait en plein c&#339;ur de cinq aires prot&#233;g&#233;es, dont un parc marin, deux r&#233;serves nationales de faune et un marais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le c&#339;ur m&#234;me de l'habitat essentiel du b&#233;luga, clame depuis plusieurs mois Pierre B&#233;land, directeur scientifique &#224; l'Institut national d'&#233;cotoxicologie du Saint-Laurent et sp&#233;cialiste des b&#233;lugas. L'esp&#232;ce menac&#233;e ne compte plus aujourd'hui que 880 individus dans le Saint-Laurent. Les nuisances sonores provoqu&#233;es par les travaux d&#233;but septembre ont &#171; &lt;i&gt;largement d&#233;pass&#233; la norme pr&#233;vue dans le certificat d'autorisation d&#233;livr&#233; par le gouvernement provincial &lt;/i&gt; &#187;, indiquait le Groupe de recherche et d'&#233;ducation sur les mammif&#232;res marins (GREMM). &#171; &lt;i&gt;Cette forme de pollution est pr&#233;occupante, car le bruit peut tenir les b&#233;lugas &#224; l'&#233;cart d'un secteur essentiel pour les m&#232;res et leurs jeunes. &lt;/i&gt; &#187; Il ne s'agit en effet rien de moins que la pouponni&#232;re la plus fr&#233;quent&#233;e par les b&#233;lugas du Saint-Laurent. Les m&#232;res y allaitent leurs veaux et pr&#232;s de 50 % de la population des baleines blanches se regroupent dans ce sanctuaire pendant la p&#233;riode esti&#173;vale.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des lev&#233;s sismiques sans autorisation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le 23 septembre dernier, la Cour sup&#233;rieure a donc ordonn&#233; un arr&#234;t temporaire des forages de TransCanada. La juge Claudine Roy a notamment mis en cause le gouvernement du Qu&#233;bec et la l&#233;g&#232;ret&#233; avec laquelle l'autorisation d'exploration a &#233;t&#233; accord&#233;e &#224; la p&#233;troli&#232;re. Dans son jugement, elle affirme qu'&#171; &lt;i&gt;aucun des repr&#233;sentants du ministre ayant travaill&#233; sur le dossier ne conna&#238;t les mammif&#232;res marins &lt;/i&gt; &#187; et que &#171; &lt;i&gt;rien n'indique qu'ils ont tenu compte du principe de pr&#233;caution&lt;/i&gt; &#187;. Les travaux ne devraient pas reprendre avant l'hiver, mais &#171; &lt;i&gt; il y a fort &#224; parier que TransCanada reviendra &#224; la charge au printemps prochain&lt;/i&gt; &#187;, avance Michel B&#233;langer, avocat et pr&#233;sident de Nature Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les groupes environnementaux n'entendent pas l&#226;cher le morceau. Le 29 octobre, ils ont d&#233;pos&#233; une plainte formelle aupr&#232;s du ministre du D&#233;veloppement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, David Heurtel, lui demandant d'entamer une poursuite p&#233;nale contre TransCanada Pipelines. &#171; &lt;i&gt;L'entreprise a r&#233;alis&#233; en avril 2014, sans l'autorisation du Qu&#233;bec et en contravention &#224; la Loi sur la qualit&#233; de l'environnement, des lev&#233;s sismiques impliquant l'&#233;mission de bruit &#224; un niveau sonore pouvant atteindre plus de 215 d&#233;cibels&lt;/i&gt; &#187;, font valoir les associations. Des lev&#233;s sismiques qui n'ont fait l'objet d'aucune demande de certificat d'autorisation. Pire, ces associations rappellent que le minist&#232;re a m&#234;me reconnu que &#171; &lt;i&gt;ces lev&#233;s g&#233;ophysiques avaient des impacts plus importants encore que les travaux de forage &lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;4 600 km de pipeline, 5 millions de barils&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La mobilisation et les poursuites judiciaires engag&#233;es par les d&#233;fenseur&#183;e&#183;s de l'environnement suffiront-elles &#224; stopper l'avanc&#233;e de la p&#233;troli&#232;re ? &#201;valu&#233; &#224; 12 milliards de dollars, le projet de TransCanada est &#224; l'heure actuelle la seule porte de sortie pour le p&#233;trole des sables bitumineux. &#192; l'ouest, la Colombie-Britannique a refus&#233; jusqu'&#224; pr&#233;sent le projet d'ol&#233;oduc concurrent d'Enbridge, Northern Gateway, destin&#233; &#224; alimenter le march&#233; asiatique avec ses quelque 500 000 barils de p&#233;trole quotidiens. Au sud, les &#201;tats-Unis et Barack Obama s'opposent pour le moment &#224; la construction d'un autre pipeline de TransCanada, l'ol&#233;oduc Keystone XL, suppos&#233; acheminer 830 000 barils par jour depuis l'Alberta jusqu'aux raffineries du Texas et du golfe du Mexique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'industrie p&#233;troli&#232;re attend donc beaucoup d'&#201;nergie Est. Dans le d&#233;tail, le projet s'appuie sur un pipeline long de 4 600 km, qui reste &#224; construire et traversera pas moins de six provinces (de l'Alberta jusqu'au Nouveau-Brunswick). Il doit permettre de transporter quotidiennement plus d'un million de barils de p&#233;trole brut. &#192; Cacouna, TransCanada envisage la construction de 12 r&#233;servoirs o&#249; seraient entrepos&#233;s quelque 5 millions de barils. Le terminal serait con&#231;u pour recevoir des p&#233;troliers d'une capacit&#233; de 700 000 et 1,1 million de barils de p&#233;trole. Quelque 175 bateaux transiteraient chaque ann&#233;e par Cacouna.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; lui seul, le trafic p&#233;trolier est susceptible de provoquer des nuisances consid&#233;rables, voire, dans les pires sc&#233;narios, des catastrophes irr&#233;versibles. Qu'adviendrait-il en cas d'accident d'un superp&#233;trolier transportant dans ses cales plus d'un million de barils de p&#233;trole ? Martine Chatelain, pr&#233;sidente de la coalition Eau Secours !, rappelle par ailleurs que les p&#233;troliers d&#233;verseront des eaux de ballast &#224; proximit&#233; imm&#233;diate de zones humides prot&#233;g&#233;es, &#171; &lt;i&gt;des rejets susceptibles de contenir des esp&#232;ces invasives&lt;/i&gt; &#187;. C'est tout l'&#233;cosyst&#232;me d'une r&#233;gion qui serait boulevers&#233; par les seules construction et exploitation du terminal p&#233;trolier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le dossier d&#233;pos&#233; officiellement par TransCanada fin octobre &#224; l'Office national de l'&#233;nergie (ONE), TransCanada fait clairement de Cacouna et du Saint-Laurent, donc du Qu&#233;bec, une future plaque tournante du p&#233;trole lourd de l'Alberta. Et les impacts environnementaux ne semblent pas la pr&#233;occupation premi&#232;re de l'Office national de l'&#233;nergie, appel&#233; &#224; statuer sur le projet &#201;nergie Est. Cit&#233; par Le Devoir, un porte-parole de l'ONE a confirm&#233; d&#233;but novembre que &#171; &lt;i&gt;les gaz &#224; effet de serre et les changements climatiques ne feront pas partie&lt;/i&gt; &#187; de l'&#233;valuation environnementale, faisant valoir que &#171; &lt;i&gt;les projets qui engendrent des gaz &#224; effet de serre sont bien souvent r&#233;glement&#233;s au niveau provincial &lt;/i&gt; &#187;. L'&#233;nergie fossile produite par le projet de TansCanada pourrait pourtant g&#233;n&#233;rer plus 30 millions de tonnes de GES par an, rappelle Greenpeace Canada. Un comble, pour Patrick Bonin, porte-parole de la campagne Climat-&#201;nergie de l'organisation &#233;cologiste : &#171; &lt;i&gt;On ne peut pas pr&#233;tendre mener une &#233;tude environnementale sur un projet aussi important sans aborder les cons&#233;quences pour le climat.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'inaction volontaire du gouvernement ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; encore, les projets d'acheminement du p&#233;trole albertain via le Saint-Laurent soul&#232;vent des enjeux majeurs pour le Qu&#233;bec. &#192; Gasp&#233;, Anticosti, Cacouna, L&#233;vis, Ristigouche et ailleurs, l'offensive des p&#233;troli&#232;res dans la province est incessante et l'inaction du gouvernement r&#233;guli&#232;rement d&#233;nonc&#233;e par les organismes de d&#233;fense de l'environnement et par l'opposition politique aux lib&#233;raux. Sylvain Gaudreault, d&#233;pu&#173;t&#233; p&#233;quiste et porte-parole de l'opposition en mati&#232;re de d&#233;veloppement durable et d'environnement a d&#233;plor&#233; la position du gouvernement lib&#233;ral dans ce dossier : &#171; &lt;i&gt;C'est comme si, depuis le d&#233;but, le gouvernement avait fait un aveu de renonciation de sa comp&#233;tence en mati&#232;re d'environnement.&lt;/i&gt; &#187; Plusieurs voix s'&#233;l&#232;vent pour presser le premier ministre de saisir le Bureau des audiences publiques sur l'environnement (BAPE) du projet &#201;nergie Est. Car m&#234;me si les leviers pour contrer un projet de comp&#233;tence f&#233;d&#233;rale ne sont pas l&#233;gion au niveau provincial, ils existent et doivent &#234;tre utilis&#233;s, a rappel&#233; le pr&#233;sident de Nature Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : G&#233;rald McKenzie&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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