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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>CHUM. Otage des PPP pour 34 ans encore</title>
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		<dc:date>2019-02-21T01:54:40Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno-Pierre Guillette</dc:creator>


		<dc:subject>Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Guillette, Bruno-Pierre</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans le projet du Centre hospitalier de l'Universit&#233; de Montr&#233;al (CHUM), tout est scandaleux. Il a fallu plus d'une d&#233;cennie pour choisir l'emplacement. Il y a eu des d&#233;passements de co&#251;ts de plusieurs milliards de dollars pour la construction. Et son ouverture a provoqu&#233; la fermeture de l'urgence de l'H&#244;tel-Dieu, r&#233;duisant de mani&#232;re drastique l'acc&#232;s aux soins pour cette r&#233;gion centrale de Montr&#233;al. &lt;br class='autobr' /&gt; Nous pouvions penser qu'une fois le m&#233;gacentre construit, le pire serait derri&#232;re nous. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-73-fevrier-mars-2018-" rel="directory"&gt;No 073 - f&#233;vrier / mars 2018&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Travail-syndicalisme-et-mouvement-+" rel="tag"&gt;Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Privatisation-et-partenariats-+" rel="tag"&gt;Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sante-et-services-sociaux-+" rel="tag"&gt;Sant&#233; et services sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Guillette-Bruno-Pierre-+" rel="tag"&gt;Guillette, Bruno-Pierre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2700.png?1642092223' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;748&#034; height=&#034;766&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans le projet du Centre hospitalier de l'Universit&#233; de Montr&#233;al (CHUM), tout est scandaleux. Il a fallu plus d'une d&#233;cennie pour choisir l'emplacement. Il y a eu des d&#233;passements de co&#251;ts de plusieurs milliards de dollars pour la construction. Et son ouverture a provoqu&#233; la fermeture de l'urgence de l'H&#244;tel-Dieu, r&#233;duisant de mani&#232;re drastique l'acc&#232;s aux soins pour cette r&#233;gion centrale de Montr&#233;al.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous pouvions penser qu'une fois le m&#233;gacentre construit, le pire serait derri&#232;re nous. Malheureusement ce n'est pas le cas, car tout ne fait que commencer. Pour l'entretien du b&#226;timent, le CHUM est li&#233; pour les 34 prochaines ann&#233;es &#224; une compagnie priv&#233;e, Veolia. Comme le r&#233;sumait un travailleur r&#233;cemment, &#171; &lt;i&gt;le public paie pour que le priv&#233; d&#233;cide&lt;/i&gt; &#187; ; formule qui d&#233;crit tr&#232;s exactement ce qu'est un partenariat public-priv&#233; (PPP) dont la logique s'oppose &#224; celle de la n&#233;cessit&#233; d'un syst&#232;me de sant&#233; gratuit, accessible et de qualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Les murs appartiennent &#224; la compagnie &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'engagement de Veolia envers le CHUM est d'en assurer l'entretien normal, en &#233;change duquel celui-ci lui verse un loyer. Toute r&#233;paration qui n'est pas jug&#233;e normale devient un extra. Dans ces cas, la compagnie peut facturer ce qu'elle veut pour accomplir le travail puisque c'est elle la propri&#233;taire du b&#226;timent. C'est aussi elle qui d&#233;cide qui va y travailler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons une &#233;vidence : la nature d'une compagnie priv&#233;e n'est pas de rendre service&#8230; mais de faire des profits. Il est donc tout &#224; son avantage de d&#233;terminer si tels ou tels travaux sont couverts ou non par le contrat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un PPP implique donc un litige permanent entre deux arm&#233;es de juristes qui se querellent sur ce qui est normal et ce qui ne l'est pas, c'est-&#224;-dire entre ce qui est facturable et ce qui est pr&#233;vu dans le contrat. Une partie du budget de fonctionnement de l'h&#244;pital atterrit ainsi directement dans les poches des avocats plut&#244;t que de servir aux soins de sant&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire &#224; ce sujet &#171; Dossier sur les PPP &#8211; Quand le public devient priv&#233; &#187;, &#192; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un exemple &#224; ne pas suivre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs probl&#232;mes survenus dans la construction du CHUM nous font appr&#233;hender l'apparition &#224; court et moyen termes de nombreux vices cach&#233;s (moisissures, tuyauterie d&#233;ficiente, probl&#232;mes avec les installations &#233;lectriques et m&#233;caniques) qui feront sans doute l'objet de contestations juridiques, comme c'est le cas pour le Centre universitaire de sant&#233; McGill (CUSM).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contrat en PPP du CUSM a &#233;t&#233; d&#233;crit par la S&#251;ret&#233; du Qu&#233;bec comme &#233;tant &#171; &lt;i&gt;la plus grande fraude de corruption dans l'histoire du Canada&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Bernard Leduc et Fran&#231;ois Messier, &#171; Saga du CUSM : &#8220;La plus grande fraude (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;. Le CUSM a en effet &#233;t&#233; livr&#233; avec plus de 3000 malfa&#231;ons. De plus, la firme SNC poursuit le CUSM afin d'obtenir 30 millions$ suppl&#233;mentaires pour diff&#233;rents menus travaux que la firme refuse d'assumer bien qu'elle jouisse d'un loyer mensuel de plusieurs millions de dollars. La m&#234;me chose risque d'arriver au CHUM.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Veolia : marchand d'eau&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La logique du PPP joue &lt;i&gt;a priori&lt;/i&gt; en notre d&#233;faveur, et ce, m&#234;me lorsque la compagnie est de bonne foi. Pour le CHUM, nous avons des motifs raisonnables de croire qu'elle ne l'est pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Veolia, la firme en cause dans le cas du CHUM, est une importante multinationale fran&#231;aise qui se sp&#233;cialise dans la gestion des services collectifs, plus particuli&#232;rement dans la gestion des eaux, des d&#233;chets et de l'&#233;nergie. Veolia a d&#233;fray&#233; les manchettes r&#233;cemment dans des dossiers peu reluisants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, l'entreprise a &#233;t&#233; reconnue coupable de r&#233;duire les d&#233;bits d'eau des personnes ne s'acquittant pas de leurs factures (ce qui est ill&#233;gal dans ce pays). Plut&#244;t que de cesser cette pratique, Veolia poursuit pour diffamation la Fondation France Libert&#233;s, qui coordonne les actions en justice des citoyen&#183;ne&#183;s victimes des coupures d'eau et qui ont pourtant eu gain de cause&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Alain Wolwertz, &#171; Le but est de nous faire taire, pas de gagner en justice (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Roumanie, la filiale roumaine de Veolia est pr&#233;sentement mise en accusation pour &#171; &lt;i&gt;trafic d'influence&lt;/i&gt; &#187; et &#171; &lt;i&gt;corruption active et passive&lt;/i&gt; &#187;, qui auraient entra&#238;n&#233; l'explosion des tarifs de consommation de l'eau de 125% entre 2008 et 2015&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Veolia vis&#233;e par un scandale de corruption dans sa filiale roumaine &#187;, Le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux &#201;tats-Unis, en 2016, le Bureau du procureur g&#233;n&#233;ral du Michigan a poursuivi Veolia et la firme d'ing&#233;nierie Lockwood, Andrews &amp; Newnam pour &#171; &lt;i&gt;fraude, n&#233;gligence professionnelle et nuisance publique&lt;/i&gt; &#187; dans la foul&#233;e du scandale de l'eau contamin&#233;e de Flint, au Michigan. Veolia r&#233;torque que ce sont les autorit&#233;s publiques qui lui ont dit d'&#171; &lt;i&gt;exclure&lt;/i&gt; &#187; les probl&#232;mes reli&#233;s au cuivre et au plomb dans l'eau&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Flint water firm said it was told to &#8220;exclude&#8221; lead and copper issues &#187;, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Entre-temps, plusieurs milliers de personnes ont &#233;t&#233; expos&#233;s &#224; ces substances toxiques et 15 personnes en sont mortes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ouvrons les contrats secrets !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le caract&#232;re secret des clauses commerciales du PPP qui lie le CHUM et Veolia n'aide absolument pas &#224; apaiser nos doutes. C'est pourquoi le Syndicat des employ&#233;&#183;e&#183;s du Centre hospitalier de l'Universit&#233; de Montr&#233;al demande au gouvernement du Qu&#233;bec la divulgation compl&#232;te de ces clauses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment expliquer que le gouvernement ne r&#233;silie pas le contrat liant le CUSM au PPP alors qu'il peut le faire sans p&#233;nalit&#233; lorsqu'il est victime de fraude ou d'abus de fonds publics comme c'est actuellement le cas ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment justifier des ententes secr&#232;tes lorsqu'il est question de fonds publics, si ce n'est pour camoufler une entourloupe ? Il est difficile de croire que cela rel&#232;ve simplement d'une erreur de jugement ou d'incomp&#233;tence de la part des autorit&#233;s publiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-&#234;tre ont-elles int&#233;r&#234;t &#224; pr&#233;server les choses ainsi. Si c'est le cas, le probl&#232;me est politique et la solution l'est donc &#233;galement.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_527 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ababord.org/IMG/png/242342134.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ababord.org/local/cache-vignettes/L500xH193/242342134-c61b4.png?1729020723' width='500' height='193' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lire &#224; ce sujet &#171; Dossier sur les PPP &#8211; Quand le public devient priv&#233; &#187;, &lt;i&gt;&#192; b&#226;bord !&lt;/i&gt;, no 8, f&#233;vrier-mars 2005. Disponible &lt;a href='https://www.ababord.org/ababord.org'&gt;en ligne&lt;/a&gt;. NDLR.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Bernard Leduc et Fran&#231;ois Messier, &#171; Saga du CUSM : &#8220;La plus grande fraude de corruption de l'histoire du Canada&#8221; &#187;, &lt;i&gt;Radio-Canada.ca&lt;/i&gt;, 20 mai 2014.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Alain Wolwertz, &#171; Le but est de nous faire taire, pas de gagner en justice &#187;, &lt;i&gt;L'Avenir&lt;/i&gt;, 9 novembre 2017, &lt;a href=&#034;https://www.lavenir.net&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;en ligne&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Veolia vis&#233;e par un scandale de corruption dans sa filiale roumaine &#187;, &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, 2 juin 2017.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Flint water firm said it was told to &#8220;exclude&#8221; lead and copper issues &#187;, &lt;i&gt;MLive.com&lt;/i&gt;, 23 juin 2016.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;L'auteur est militant syndical au Syndicat des employ&#233;&#183;e&#183;s du Centre hospitalier de l'Universit&#233; de Montr&#233;al et membre d'Alternative socialiste.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#192; qui profite la litt&#233;ratie financi&#232;re ?</title>
		<link>https://www.ababord.org/A-qui-profite-la-litteratie-financiere</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/A-qui-profite-la-litteratie-financiere</guid>
		<dc:date>2018-11-28T02:07:06Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Wilfried Cordeau</dc:creator>


		<dc:subject>Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme</dc:subject>
		<dc:subject>Education et enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Cordeau, Wilfried</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Selon l'OCDE, la financiarisation de l'&#233;conomie exige le renforcement de l'&#233;ducation &#224; la finance. En d&#233;veloppant un nouveau savoir-agir, les jeunes sauront poser les bons gestes en mati&#232;re d'&#233;pargne, de cr&#233;dit, de consommation de biens et de services, et atteindront ainsi un pr&#233;tendu &#171; bien-&#234;tre financier &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; La population doit &#234;tre form&#233;e aux questions financi&#232;res &#224; un stade aussi pr&#233;coce que possible dans la vie . &#187; C'est en vertu de cet imp&#233;ratif que le ministre de l'&#201;ducation, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-72-dec-2017-janv-2018-" rel="directory"&gt;No 072 - d&#233;c. 2017 / janv. 2018&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Capitalisme-et-neoliberalisme-+" rel="tag"&gt;Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Education-et-enseignement-+" rel="tag"&gt;Education et enseignement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Privatisation-et-partenariats-+" rel="tag"&gt;Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Cordeau-Wilfried-+" rel="tag"&gt;Cordeau, Wilfried&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Selon l'OCDE, la financiarisation de l'&#233;conomie exige le renforcement de l'&#233;ducation &#224; la finance. En d&#233;veloppant un nouveau savoir-agir, les jeunes sauront poser les bons gestes en mati&#232;re d'&#233;pargne, de cr&#233;dit, de consommation de biens et de services, et atteindront ainsi un pr&#233;tendu &#171; bien-&#234;tre financier &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;La population doit &#234;tre form&#233;e aux questions financi&#232;res &#224; un stade aussi pr&#233;coce que possible dans la vie&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;OCDE, Les principes et les bonnes pratiques relatifs &#224; la sensibilisation et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187; C'est en vertu de cet imp&#233;ratif que le ministre de l'&#201;ducation, S&#233;bastien Proulx, approuvait en avril 2016 le programme d'un cours optionnel d'&#233;ducation aux finances personnelles en 5e secondaire, avant de le rendre obligatoire d&#232;s la rentr&#233;e 2017. Le patronat et la grappe financi&#232;re ont &#233;t&#233; les premiers &#224; c&#233;l&#233;brer le &#171; retour &#187; de la finance dans les &#233;coles. Et pour cause.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La faute aux individus&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au lendemain de la crise de 2008, la perspective d'une plus forte r&#233;glementation de ses activit&#233;s et structures pousse le monde financier occidental &#224; s'organiser. Il diffuse largement et sans scrupule la th&#232;se selon laquelle la crise financi&#232;re est en partie la r&#233;sultante des comportements irresponsables et n&#233;gligents commis par des millions de personnes financi&#232;rement analphab&#232;tes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir notamment Groupe financier Banque TD, L'alphab&#233;tisation est importante (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; . Si une crise a bien eu lieu, ce n'est pas la faute des institutions financi&#232;res ni de leurs produits opaques &#224; haut risque, mais celle d'individus ignorants, incomp&#233;tents et na&#239;fs. Sous cet angle, l'accroissement vertigineux de l'endettement individuel, du taux de d&#233;faillance et des faillites personnelles, de m&#234;me que la s&#233;rieuse faiblesse des taux d'&#233;pargne, constituent autant de sources de risques inqui&#233;tants pour la stabilit&#233; &#233;conomique, auxquelles il faudra imp&#233;rativement rem&#233;dier par une arme d'&#233;ducation massive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'urgence d'entreprendre l'&#233;ducation financi&#232;re gagne alors vite l'establishment. D&#232;s 2009, le gouvernement f&#233;d&#233;ral cr&#233;e un groupe de travail, dirig&#233; par Donald Stewart (Sun Life) et L. Jacques M&#233;nard (BMO), pour faire l'&#233;tat des lieux et jeter les bases d'une strat&#233;gie pancanadienne. Son rapport cible le r&#233;seau de l'&#233;ducation pour inculquer &#224; la jeunesse cette &#171; &lt;i&gt;comp&#233;tence de vie essentielle au Canada&lt;/i&gt; &#187; qu'est la litt&#233;ratie financi&#232;re&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Groupe de travail sur la litt&#233;ratie financi&#232;re, Les Canadiens et leur (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Qu&#233;bec, d&#232;s 2011, l'Autorit&#233; des march&#233;s financiers et les membres de Finance Montr&#233;al m&#232;neront la charge aupr&#232;s du gouvernement pour la restaurer dans le curriculum. Rendu obligatoire depuis septembre 2017, le cours d'&#233;ducation financi&#232;re n'est rien moins que le fruit de leurs travaux.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un n&#233;opaternalisme&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans le contexte d'une individualisation croissante et presque syst&#233;matique des responsabilit&#233;s sociales et financi&#232;res (services de garde &#233;ducatifs, &#233;tudes, retraite, assurance, etc.), promue par la n&#233;buleuse patronale et financi&#232;re, l'&#233;lan du r&#233;gime capitaliste financiaris&#233; ne pourrait d&#233;sormais &#234;tre viable qu'en inculquant aux m&#234;mes individus les rudiments de la gestion de leur propre aust&#233;rit&#233;. Contre la menace d'une plus grande r&#233;gulation du march&#233;, l'industrie financi&#232;re r&#233;pond par la promotion scolaire d'une autor&#233;gulation &#224; hauteur individuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Unidimensionnelle, cette approche permet d'imposer l'agenda id&#233;ologique d'une &#233;lite mondiale qui nie les in&#233;galit&#233;s socio&#233;conomiques et l'asym&#233;trie du pouvoir &#233;conomique au sein des soci&#233;t&#233;s. Une telle conception conduit &#224; privil&#233;gier les ressources individuelles sur les ressources collectives. Elle occulte toute capacit&#233; institutionnelle ou politique de r&#233;guler le march&#233; et contribue &#224; faire porter par les individus seuls la responsabilit&#233; et le fardeau de leur situation financi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'instrumentalisation de notre institution publique par la classe financi&#232;re ne fait aucun doute. Pis encore, elle en fait un pilier n&#233;vralgique des nouveaux modes de &#171; r&#233;gulation &#187; du syst&#232;me capitaliste et risque fort d'assujettir la jeunesse &#224; l'id&#233;ologie financi&#232;re dominante en la privant des moyens critiques que l'&#233;ducation est cens&#233;e lui procurer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;OCDE, &lt;i&gt;Les principes et les bonnes pratiques relatifs &#224; la sensibilisation et l'&#233;ducation financi&#232;res&lt;/i&gt;. Recommandation du Conseil, juillet 2005.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir notamment Groupe financier Banque TD, &lt;i&gt;L'alphab&#233;tisation est importante : un besoin urgent de litt&#233;ratie financi&#232;re pour la vie&lt;/i&gt;, 2010 ; ACFC, &lt;i&gt;L'avenir de l'&#233;ducation financi&#232;re&lt;/i&gt;. Compte rendu de la conf&#233;rence ACFC-OCDE sur la litt&#233;ratie financi&#232;re, 2011.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Groupe de travail sur la litt&#233;ratie financi&#232;re, &lt;i&gt;Les Canadiens et leur argent. Pour b&#226;tir un avenir financier plus prometteur&lt;/i&gt;. Rapport de recommandations sur la litt&#233;ratie financi&#232;re, 2010.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pour une &#233;ducation libre, gratuite et de qualit&#233;</title>
		<link>https://www.ababord.org/Pour-une-education-libre-gratuite-et-de-qualite</link>
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		<dc:date>2018-04-23T14:59:38Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Comit&#233; &#201;cole et soci&#233;t&#233; (FNEEQ-CSN)</dc:creator>


		<dc:subject>Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Education et enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Manchette</dc:subject>
		<dc:subject>Comit&#233; &#201;cole et soci&#233;t&#233; (FNEEQ-CSN)</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Des rencontres des &#201;tats g&#233;n&#233;raux de l'enseignement sup&#233;rieur sont pr&#233;vues du 3 au 5 mai 2018 &#224; Montr&#233;al. Voici un article &#233;crit par le Comit&#233; &#233;cole et soci&#233;t&#233; de la FNEEQ qui para&#238;t dans notre num&#233;ro d'avril 2018, autour de cette rencontre importante et prometteuse. &lt;br class='autobr' /&gt; Face aux assauts r&#233;p&#233;t&#233;s de l'&#201;tat et de l'entreprise priv&#233;e contre le syst&#232;me d'enseignement sup&#233;rieur qu&#233;b&#233;cois, l'ensemble des acteurs et actrices du r&#233;seau s'est organis&#233; autour d'un processus appel&#233; les &#201;tats g&#233;n&#233;raux de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-74-avril-mai-2018-" rel="directory"&gt;No 074 - avril / mai 2018&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Travail-syndicalisme-et-mouvement-+" rel="tag"&gt;Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Education-et-enseignement-+" rel="tag"&gt;Education et enseignement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Privatisation-et-partenariats-+" rel="tag"&gt;Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Manchette-+" rel="tag"&gt;Manchette&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Comite-Ecole-et-societe-FNEEQ-CSN-+" rel="tag"&gt;Comit&#233; &#201;cole et soci&#233;t&#233; (FNEEQ-CSN)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2521.png?1642092207' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;939&#034; height=&#034;626&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Des rencontres des &lt;a href=&#034;http://eges.quebec/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#201;tats g&#233;n&#233;raux de l'enseignement sup&#233;rieur&lt;/a&gt; sont pr&#233;vues du 3 au 5 mai 2018 &#224; Montr&#233;al. Voici un article &#233;crit par le &lt;a href=&#034;http://fneeq.qc.ca/fr/ecole_societe-737/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Comit&#233; &#233;cole et soci&#233;t&#233; de la FNEEQ&lt;/a&gt; qui para&#238;t dans notre num&#233;ro d'avril 2018, autour de cette rencontre importante et prometteuse.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Face aux assauts r&#233;p&#233;t&#233;s de l'&#201;tat et de l'entreprise priv&#233;e contre le syst&#232;me d'enseignement sup&#233;rieur qu&#233;b&#233;cois, l'ensemble des acteurs et actrices du r&#233;seau s'est organis&#233; autour d'un processus appel&#233; les &#201;tats g&#233;n&#233;raux de l'enseignement sup&#233;rieur (EGES) visant &#224; agir collectivement pour non seulement pr&#233;server certains acquis, mais surtout atteindre une &#233;ducation libre, gratuite et de qualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me d'enseignement sup&#233;rieur qu&#233;b&#233;cois est &#171; &lt;i&gt;au bord du naufrage&lt;/i&gt; &#187;, pour reprendre la formule de notre regrett&#233; Michel Freitag. En fait, si l'&#233;ducation sup&#233;rieure n'a pas encore sombr&#233;, plus de deux d&#233;cennies apr&#232;s le cri d'alarme du sociologue- philosophe, c'est essentiellement d&#251; &#224; la r&#233;sistance des &#233;tudiant&#183;e&#183;s et enseignant&#183;e&#183;s, de m&#234;me que du personnel de recherche et de soutien ainsi que de citoyen&#183;ne&#183;s qui sont parvenu&#183;e&#183;s &#224; pr&#233;server un certain niveau de financement, de services, d'accessibilit&#233; et d'autonomie acad&#233;mique et professionnelle, malgr&#233; les diverses vagues de compressions et de r&#233;formes manag&#233;riales de la &#171; gouvernance &#187; de nos institutions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, face &#224; une volont&#233; plan&#233;taire &#8211; partag&#233;e par les trois principaux partis provinciaux &#8211; de transfigurer l'&#233;ducation sup&#233;rieure pour en faire un vaste march&#233; internationalis&#233;, il ne suffit plus de pr&#233;server quelques &#171; acquis &#187;. Le premier grand rendez-vous des EGES (qui, en mai 2017 &#224; Qu&#233;bec, a rassembl&#233; plus de 500 personnes provenant de l'ensemble du milieu de l'enseignement ou du communautaire) est arriv&#233; &#224; une s&#233;rie de consensus autour de l'urgence de se battre pour r&#233;cup&#233;rer ou acqu&#233;rir l'autonomie institutionnelle (face &#224; l'ing&#233;rence des entreprises priv&#233;es avec l'aide de l'&#201;tat), une r&#233;elle coll&#233;gialit&#233; dans la cogestion des institutions d'enseignement, la libert&#233; acad&#233;mique et professionnelle, la gratuit&#233; scolaire et un financement ad&#233;quat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s une ann&#233;e de d&#233;bats et d'&#233;v&#233;nements locaux organis&#233;s de mani&#232;re intersyndicale dans diverses r&#233;gions du Qu&#233;bec, le deuxi&#232;me grand rendez-vous des &#201;GES, qui aura lieu du 3 au 5 mai 2018 &#224; l'UQAM, sera l'occasion de d&#233;velopper des strat&#233;gies communes pour rendre incontournable le th&#232;me de l'enseignement sup&#233;rieur lors des prochaines &#233;lections, dans une perspective qui redonne aux membres de la communaut&#233; une emprise sur le devenir du syst&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;PLQ, CAQ et PQ n'aiment pas l'&#233;ducation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Si la r&#233;ing&#233;nierie de l'&#201;tat du gouvernement Charest et l'aust&#233;rit&#233; du gouvernement Couillard ont durement frapp&#233; l'&#233;ducation sup&#233;rieure, il ne faut pas oublier que les lib&#233;raux n'ont fait qu'appliquer des principes libertariens d&#233;fendus par la CAQ-ADQ et que le PQ a &#233;galement soutenu une conception manag&#233;riale de l'&#233;ducation, notamment lors du Sommet sur l'enseignement sup&#233;rieur, en 2013, ou au tournant du mill&#233;naire, avec les &#171; contrats de performance &#187; impos&#233;s par un certain Fran&#231;ois Legault, &#224; l'&#233;poque, ministre de l'&#201;ducation du gouvernement Bouchard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au moment de justifier une ignoble hausse des droits de scolarit&#233;, le gouvernement Charest reconnaissa&#238;t d'embl&#233;e le probl&#232;me du sous-financement des universit&#233;s qu&#233;b&#233;coises. &#192; l'&#233;poque, l'ancienne Conf&#233;rence des recteurs et des principaux des universit&#233;s du Qu&#233;bec &#233;valuait &#224; 850M$ l'&#233;cart entre les budgets de fonctionnement des universit&#233;s qu&#233;b&#233;coises et ceux des autres universit&#233;s canadiennes (pour l'ann&#233;e 2009-2010, alors qu'il &#233;tait de 375M$ en 2002). Depuis, avec l'obsession de l'&#233;quilibre budg&#233;taire de l'&#233;ph&#233;m&#232;re gouvernement du PQ suivie de l'aust&#233;rit&#233; lib&#233;rale, cumulant des compressions estim&#233;es &#224; pr&#232;s d'un milliard de dollars en cinq ans selon la F&#233;d&#233;ration qu&#233;b&#233;coise des professeures et professeurs d'universit&#233;, ce sous-financement n'a fait que s'accentuer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour des gouvernements et des partis pr&#233;tendant faire de l'&#233;ducation leur priorit&#233;, il est &#233;tonnant qu'ils n'&#171; investissent &#187; pas dans notre avenir comme ils voulaient forcer les &#233;tudiant&#183;e&#183;s &#224; le faire en 2012&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le spectre de l'&#233;conomie du savoir hante le monde&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une m&#234;me id&#233;ologie regroupe ces trois partis : l'id&#233;ologie de l'&#233;conomie du savoir. S'imposant dans les ann&#233;es 1980, &#224; la faveur de la crise des dettes souveraines et des r&#233;formes n&#233;olib&#233;rales de l'&#201;tat, l'&#233;conomie du savoir pr&#233;tend &#171; privatiser &#187; le financement, mais surtout &#171; industrialiser &#187; la production et la transmission du savoir en subordonnant l'&#233;ducation aux &#171; imp&#233;ratifs &#187; d'une &#171; soci&#233;t&#233; du savoir &#187;, marchandis&#233;e et mondialis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re &#233;tape pour parvenir &#224; d&#233;voyer l'enseignement sup&#233;rieur de ses perspectives humanistes et d&#233;mocratiques consiste &#224; &#171; affamer la b&#234;te &#187;, de mani&#232;re &#224; lui faire avaler n'importe quoi. En d&#233;gelant les droits de scolarit&#233; en 1989 (ce qui permettra une hausse de 230% en 4 ans !), les lib&#233;raux ont ouvert le bal d'un d&#233;sengagement du public et d'une privatisation du financement de l'&#233;ducation sup&#233;rieure. Depuis, chaque gouvernement, peu importe sa couleur, a poursuivi dans la m&#234;me voie, mais jamais avec l'acharnement de l'&#232;re lib&#233;rale ouverte en 2003. Les compressions budg&#233;taires successives de ces derni&#232;res ann&#233;es ne visent pas tant &#224; atteindre l'&#233;quilibre budg&#233;taire ou &#224; rembourser la dette &#171; pour les g&#233;n&#233;rations futures &#187;, qu'&#224; engendrer l'urgence, pour les administrations, de chercher des sources compl&#233;mentaires de revenus, se comportant comme des entreprises davantage que comme des institutions d'enseignement sup&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela se traduit, par exemple, par le recours &#224; la sous- traitance ou &#224; de lucratifs contrats d'exclusivit&#233;, mais &#233;galement par la construction de pavillons par et pour des entreprises priv&#233;es et aussi par &#171; l'ad&#233;quation formation-emploi &#187; subordonnant l'&#233;ducation aux &#171; besoins sp&#233;cifiques des entreprises &#187;. Cette industrialisation de l'enseignement est &#233;galement tributaire de la r&#233;duction du poids de la communaut&#233; &#233;ducative au sein des CA, &#224; la faveur de membres externes issus d'une culture manag&#233;riale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;duisant et en modifiant les crit&#232;res d'attribution des fonds de recherche, les gouvernements f&#233;d&#233;ral et provincial encouragent la recherche en &#171; partenariat &#187; (d'affaires) conduisant au d&#233;veloppement d'un savoir utilitariste brevetable, au d&#233;triment d'un savoir critique, autonome ou fondamental.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pressions budg&#233;taires conduisent &#233;galement &#224; la comp&#233;tition entre institutions pour capter la &#171; client&#232;le &#187; &#233;tudiante, notamment internationale, dont les droits de scolarit&#233; ont &#233;t&#233; hauss&#233;s jusqu'&#224; plus 40000 $ par ann&#233;e. Cela implique &#233;galement l'adaptation aux crit&#232;res d'&#171; assurance qualit&#233; &#187;, de type ISO, d&#233;velopp&#233;s par des compagnies &#233;trang&#232;res pour des palmar&#232;s internationaux consid&#233;rant l'&#233;ducation comme un investissement.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'&#233;ducation que nous voulons pour la soci&#233;t&#233; que nous voulons&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il ne s'agit donc pas de demander seulement un r&#233;investissement, puisque les nouveaux fonds consentis en contexte &#233;lectoral sont id&#233;ologiquement orient&#233;s pour approfondir le processus de marchandisation de l'&#233;ducation, entretenant la d&#233;t&#233;rioration des conditions de travail, d'enseignement, de recherche et d'&#233;tudes, par une diminution de l'offre de cours, une augmentation du nombre d'&#233;tudiant&#183;e&#183;s par enseignant&#183;e, une baisse des services &#224; la population &#233;tudiante ainsi que du personnel de recherche et de soutien&#8230; Le tout entra&#238;nant une pr&#233;carisation g&#233;n&#233;ralis&#233;e du monde de l'&#233;ducation sup&#233;rieure, tant par la &#171; flexibilisation &#187; des conditions de travail que par la surcharge de travail de celles et ceux qui restent en poste. Et que dire des impacts sur les conditions d'&#233;tude des &#233;tudiants&#183;e&#183;s ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;pondre au d&#233;mant&#232;lement du mod&#232;le qu&#233;b&#233;cois d'&#233;ducation sup&#233;rieure, les EGES visent &#224; r&#233;cup&#233;rer et augmenter la repr&#233;sentativit&#233; de la communaut&#233; &#233;ducative dans les instances d&#233;cisionnelles, dans le cadre d'une r&#233;elle coll&#233;gialit&#233;, impliquant non seulement les professeur&#183;e&#183;s, mais &#233;galement les enseignant&#183;e&#183;s pr&#233;caris&#233;&#183;e&#183;s, les &#233;tudiant&#183;e&#183;s et le personnel professionnel et de soutien. &#192; partir de cette position, il sera plus facile de se battre pour une augmentation du financement, la gratuit&#233; scolaire et le salaire &#233;tudiant, de m&#234;me que pour la r&#233;cup&#233;ration de l'autonomie institutionnelle et la libert&#233; acad&#233;mique et professionnelle &#8211; que la conception marchande et manag&#233;riale a mis &#224; mal &#8211; et ainsi permettre &#224; l'&#233;ducation sup&#233;rieure de contribuer au bien public (plut&#244;t que priv&#233; !) par la cr&#233;ation d'arts et de savoirs critiques et &#233;mancipateurs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : G&#233;rald McKenzie&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Portes ouvertes pour le secteur priv&#233;</title>
		<link>https://www.ababord.org/Portes-ouvertes-pour-le-secteur</link>
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		<dc:date>2015-12-11T03:14:46Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nadine Lambert, Jean-Pierre Larche</dc:creator>


		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Larche, Jean-Pierre </dc:subject>
		<dc:subject>Lambert, Nadine</dc:subject>

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&lt;p&gt;Notre r&#233;seau public de sant&#233; et de services sociaux est &#224; la crois&#233;e des chemins. Alors que tous les intervenants et intervenantes voient de plus en plus la n&#233;cessit&#233; de mettre leurs diff&#233;rends de c&#244;t&#233; afin de se mettre &#224; la recherche de solutions rassembleuses pour am&#233;liorer l'accessibilit&#233; et mieux contr&#244;ler la croissance des co&#251;ts, le ministre de la Sant&#233; et des Services sociaux, Ga&#233;tan Barrette, nous lance dans des r&#233;formes qui vont dans le sens oppos&#233; de ce que nous devrions faire, qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-58-fevrier-mars-2015-" rel="directory"&gt;No 058 - f&#233;vrier / mars 2015&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sante-et-services-sociaux-+" rel="tag"&gt;Sant&#233; et services sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Larche-Jean-Pierre-+" rel="tag"&gt;Larche, Jean-Pierre &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Lambert-Nadine-+" rel="tag"&gt;Lambert, Nadine&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2115.png?1642092173' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;606&#034; height=&#034;516&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Notre r&#233;seau public de sant&#233; et de services sociaux est &#224; la crois&#233;e des chemins. Alors que tous les intervenants et intervenantes voient de plus en plus la n&#233;cessit&#233; de mettre leurs diff&#233;rends de c&#244;t&#233; afin de se mettre &#224; la recherche de solutions rassembleuses pour am&#233;liorer l'accessibilit&#233; et mieux contr&#244;ler la croissance des co&#251;ts, le ministre de la Sant&#233; et des Services sociaux, Ga&#233;tan Barrette, nous lance dans des r&#233;formes qui vont dans le sens oppos&#233; de ce que nous devrions faire, qui paralyseront le r&#233;seau et pourraient diviser les diff&#233;rents acteurs &#224; l'heure o&#249; il y a urgence de nous rassembler.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Con&#231;u en vase clos, sans aucune consultation aupr&#232;s des interve-nant&#183;e&#183;s, le projet de loi 10 est l'exemple typique d'une r&#233;forme qui aggravera les probl&#232;mes bien plus qu'elle n'en corrigera. C'est pour cela que ces derniers mois la FSSS&#8211;CSN a fait une priorit&#233; absolue de la lutte &#224; ce projet de loi et aux politiques d'aust&#233;rit&#233; dans lesquelles il s'inscrit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'instigation de la CSN, deux grands rendez-vous nationaux sur l'avenir du r&#233;seau public ont &#233;t&#233; organis&#233;s ces derniers mois. En d&#233;cembre, les participant&#183;e&#183;s &#8211; des repr&#233;sentant&#183;e&#183;s syndicaux de tous les titres d'emploi et patronaux de tous les types d'&#233;tablissements, des m&#233;decins, des ordres professionnels, des chercheurs&#183;euses, des usagers et usag&#232;res &#8211; ont mis en avant des propositions g&#233;n&#233;rant des &#233;conomies totalisant quelque 5 milliards $ qui pourraient &#234;tre mieux utilis&#233;s par l'&#201;tat, notamment pour am&#233;liorer l'accessibilit&#233; aux services qui constitue notre v&#233;ritable d&#233;fi collectif. Des chantiers de travail seront d'ailleurs mis sur pied pour concr&#233;tiser ces solutions. Il s'agit de propositions ambitieuses, plus que tout ce que le gouvernement lib&#233;ral promeut depuis son &#233;lection. Et pourtant, rien n'indique que le ministre Barrette entend prendre la balle au bond&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On doit donc se demander quels sont les v&#233;ritables objectifs du gouvernement dans ces r&#233;formes qu'il entend imposer, contre l'avis pratiquement unanime de toutes les composantes du r&#233;seau.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Privatisation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans les projets lib&#233;raux, tout pointe vers la privatisation de services. Tout d'abord, il faut bien voir que la vaste op&#233;ration de fusions des &#233;tablissements de sant&#233; et de services sociaux vers de m&#233;ga-&#233;tablissements r&#233;gionaux qui centraliseraient les d&#233;cisions et les budgets entra&#238;nerait une p&#233;riode d'instabilit&#233; importante. Nous avons v&#233;cu cela il y a &#224; peine dix ans, lors d'une pr&#233;c&#233;dente vague de fusions lanc&#233;e par le ministre de l'&#233;poque, Philippe Couillard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non seulement ces fusions ont-elles entra&#238;n&#233; plus de lourdeur bureaucratique, le nombre de cadres ayant augment&#233; de plus de 30 % depuis 10 ans, mais l'incapacit&#233; des &#233;tablissements &#224; r&#233;pondre aux besoins durant cette p&#233;riode de restructuration a renforc&#233; le mouvement de privatisation passive, c'est-&#224;-dire que les citoyen&#183;ne&#183;s cherchent au priv&#233; ce que le public n'est plus capable d'assurer, faute de moyens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette tendance &#224; la privatisation, on la voit d&#233;j&#224; &#224; l'&#339;uvre dans de nombreux secteurs, pensons &#224; tous les examens m&#233;dicaux qui sont de plus en plus r&#233;alis&#233;s au priv&#233;, faute d'une utilisation optimale des ressources au public. De plus, il y a fort &#224; parier que, devant l'obligation l&#233;gale d'&#233;quilibrer leur budget, les m&#233;ga-&#233;tablissements seraient tent&#233;s de puiser &#224; m&#234;me les sommes d&#233;volues aux missions sociales, comme la pr&#233;vention, les services aux jeunes en difficult&#233; et la r&#233;adaptation, pour renflouer le volet m&#233;dical. Ces services, d&#233;j&#224; sous-financ&#233;s, souffriraient davantage ; le r&#233;sultat d'un hospitalo-centrisme encore plus marqu&#233; ! On peut penser que, dans certains cas, le secteur priv&#233; y verra des occasions d'affaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;ga-&#233;tablissements constituent en outre des march&#233;s all&#233;chants pour le secteur priv&#233;. Tous les services sont dans la mire, des cuisines aux laboratoires. Les conseils d'administration, nomm&#233;s par le ministre, auraient toute la latitude pour privatiser ces services. Le ministre a m&#234;me pr&#233;vu, dans le projet de loi, un article lui permettant d'imposer lui-m&#234;me aux &#233;tablissements la conclusion d'une entente de services avec le priv&#233;. Ces services devront &#234;tre pay&#233;s par les citoyen&#183;ne&#183;s ou par leurs assurances priv&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement lib&#233;ral cache bien mal son biais en faveur du priv&#233;. C'est le premier ministre actuel, Philippe Couillard, qui avait lanc&#233; les fusions d'&#233;tablissements en 2003. C'est lui aussi qui a ouvert la porte &#224; la privatisation de diverses chirurgies dans le secteur priv&#233;, par exemple le cas fameux de Rockland MD. On doit aussi &#224; Philippe Couillard les PPP en sant&#233;, dont le CHUM et le CUSM qui, selon l'IRIS, nous co&#251;tent jusqu'&#224; 4 milliards $ de trop. Aujourd'hui, le ministre Barrette entend acc&#233;l&#233;rer le virage vers la privatisation. Il a d&#233;j&#224; promis de mettre en place de nouvelles super-cliniques, pour faire le travail qui devrait &#234;tre confi&#233; aux CLSC d&#233;j&#224; implant&#233;s partout au Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, pas &#233;tonnant que l'un des seuls &#233;loges au projet de loi 10 soit venu de la F&#233;d&#233;ration des chambres de commerce du Qu&#233;bec ! Or, le priv&#233; nous co&#251;te beaucoup plus cher, collectivement, car il doit engranger des profits. Partout dans le monde, les &#201;tats qui contr&#244;lent le mieux les co&#251;ts de leur syst&#232;me de sant&#233; et de services sociaux misent sur le public et sur la d&#233;centralisation du syst&#232;me. Le Canada fait partie des pays d&#233;velopp&#233;s o&#249; le syst&#232;me co&#251;te le plus cher par habitant, notamment parce que plus de 30 % des d&#233;penses en sant&#233; au pays sont de nature priv&#233;e. Les seuls pays d&#233;velopp&#233;s o&#249; le syst&#232;me co&#251;te plus cher qu'ici sont des pays comme les &#201;tats-Unis ou la Suisse, o&#249; le secteur priv&#233; joue un r&#244;le encore plus important qu'ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourtant la voie que choisit ce gouvernement. Lorsqu'il pr&#233;tend n'avoir pas d'autre choix, vu l'&#233;tat des finances publiques, ce ne sont que des mots. Il a le choix. Il choisit de faire payer les citoyen&#183;ne&#183;s pour des services auparavant soutenus par la fiscalit&#233;. Aujourd'hui, on appelle cela de l'aust&#233;rit&#233;, mais c'est la suite des m&#234;mes politiques n&#233;olib&#233;rales qui sont appliqu&#233;es depuis des d&#233;cennies au Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pas d'am&#233;lioration aux services&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le ministre nous promet une am&#233;lioration des services. Nous en doutons. D'abord, il remplace les membres b&#233;n&#233;voles des conseils d'administration locaux par des gens nomm&#233;s et pay&#233;s par le ministre &#224; la t&#234;te de m&#233;gastructures. La n&#233;cessaire interaction entre les &#233;tablissements et les citoyen&#183;ne&#183;s n'aurait plus les m&#234;mes effets d'&#233;mulation. Les d&#233;cisions importantes telles que l'adoption des budgets pour un centre jeunesse ou un centre de r&#233;adaptation seraient dor&#233;navant prises au sein d'une m&#233;gastructure, le CISSS, o&#249; les missions sociales seraient trait&#233;es comme des responsabilit&#233;s secondaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les fusions entra&#238;neraient &#233;galement l'abolition de points de service dans les communaut&#233;s plus &#233;loign&#233;es. C'est une perte, non seulement pour ceux et celles qui utilisent ces services, comme les personnes &#226;g&#233;es d'un CHSLD de la petite municipalit&#233; o&#249; elles ont pass&#233; leur vie, mais aussi pour toute la communaut&#233;. C'est une catastrophe pour un village lorsqu'on ferme un &#233;tablissement pour relocaliser les usagers et usag&#232;res dans une autre ville. C'est ce qui s'est produit lors du pr&#233;c&#233;dent train de fusions, et celles que nous annonce le ministre seront plus importantes encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, nous sommes plong&#233;s en pleine p&#233;riode d'aust&#233;rit&#233;, o&#249; le gouvernement exige des compressions budg&#233;taires draconiennes &#224; tous les niveaux. Ce que nous constatons jusqu'&#224; maintenant, ce sont des diminutions de services fort pr&#233;occupantes. Des postes sont supprim&#233;s, partout. Comment peut-on parler d'am&#233;liorer les services dans ce contexte ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Diviser pour r&#233;gner&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un aspect peu connu du projet de loi 10 m&#233;rite d'&#234;tre soulign&#233; et explique peut-&#234;tre l'empressement du ministre &#224; proc&#233;der malgr&#233; le tsunami de critiques, en esp&#233;rant que cela lui donne les coud&#233;es franches pour d'autres changements &#224; venir&#8230; Car en proc&#233;dant &#224; des fusions d'&#233;tablissements, le gouvernement force &#233;galement un rebrassage des accr&#233;ditations syndicales. Le projet de loi pr&#233;voit ainsi que les travailleurs&#183;euses devront choisir leur syndicat &#224; compter du 1er mai 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement lib&#233;ral fait peut-&#234;tre le pari que les syndicats mettront plus d'&#233;nergie &#224; se concurrencer les uns les autres qu'&#224; se r&#233;unir autour d'une cause commune comme le renouvellement des conventions collectives qui viennent &#224; &#233;ch&#233;ance le 31 mars 2015 ou encore la lutte &#224; l'aust&#233;rit&#233; qui a vu, jusqu'&#224; maintenant, toutes les organisations syndicales se r&#233;unir au sein d'un vaste mouvement social. Il ne d&#233;plairait certainement pas au gouvernement lib&#233;ral de voir la CSN, la FTQ et les autres organisations syndicales se chamailler dans les lieux de travail au lieu de d&#233;noncer ensemble les coupes de postes d'infirmi&#232;res et infirmiers et de pr&#233;pos&#233;&#183;e&#183;s... &#192; la FSSS&#8211;CSN, nous croyons que le mouvement syndical doit relever ce d&#233;fi difficile. Nous devons demeurer unis devant ces attaques de toutes parts. C'est un pi&#232;ge que le gouvernement nous pose. Pour faire avancer les int&#233;r&#234;ts des travailleurs et travailleuses que nous repr&#233;sentons et assurer l'avenir de nos services publics, il faudra mettre nos &#233;nergies &#224; la bonne place, c'est-&#224;-dire combattre tous ensemble ces r&#233;formes et les politiques d'aust&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Illustration : Mathieu Chartrand&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les trois faces de l'aust&#233;rit&#233;</title>
		<link>https://www.ababord.org/Les-trois-faces-de-l-austerite</link>
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		<dc:date>2015-12-11T02:46:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Hurteau</dc:creator>


		<dc:subject>Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Hurteau, Philippe</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'aust&#233;rit&#233; n'est pas un ph&#233;nom&#232;ne simple &#224; cerner. Pourtant, il importe de se donner certains &#233;l&#233;ments d'analyse. D'abord replacer l'aust&#233;rit&#233; dans le &#171; temps long &#187; du n&#233;olib&#233;ralisme ; ensuite, situer les politiques budg&#233;taires actuelles du gouvernement dans le &#171; temps court &#187; des &#233;ch&#233;ances &#233;lectorales ; pour finir, saisir la participation de l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois dans la tendance &#224; la r&#233;pression salariale. &lt;br class='autobr' /&gt; Temps long : aust&#233;rit&#233; et n&#233;olib&#233;ralisme &lt;br class='autobr' /&gt;
Le r&#244;le des politiques n&#233;olib&#233;rales des 30 (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-59-Avril-mai-2015-" rel="directory"&gt;No 059 - avril / mai 2015&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Capitalisme-et-neoliberalisme-+" rel="tag"&gt;Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-quebecoise-+" rel="tag"&gt;Politique qu&#233;b&#233;coise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Privatisation-et-partenariats-+" rel="tag"&gt;Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Hurteau-Philippe-+" rel="tag"&gt;Hurteau, Philippe&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'aust&#233;rit&#233; n'est pas un ph&#233;nom&#232;ne simple &#224; cerner. Pourtant, il importe de se donner certains &#233;l&#233;ments d'analyse. D'abord replacer l'aust&#233;rit&#233; dans le &#171; temps long &#187; du n&#233;olib&#233;ralisme ; ensuite, situer les politiques budg&#233;taires actuelles du gouvernement dans le &#171; temps court &#187; des &#233;ch&#233;ances &#233;lectorales ; pour finir, saisir la participation de l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois dans la tendance &#224; la r&#233;pression salariale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Temps long : aust&#233;rit&#233; et n&#233;olib&#233;ralisme&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le r&#244;le des politiques n&#233;olib&#233;rales des 30 derni&#232;res ann&#233;es est le plus souvent pass&#233; sous silence dans le d&#233;bat actuel sur l'aust&#233;rit&#233;. Si le Qu&#233;bec vit une situation de d&#233;ficit budg&#233;taire depuis 2009, ce n'est pas parce que l'&#233;conomie publique est tomb&#233;e en crise ou que nous vivons &#171; au-dessus de nos moyens &#187;. Le d&#233;ficit actuel enregistr&#233; &#224; Qu&#233;bec n'est en fait que le legs de la crise financi&#232;re de 2008 qui a entra&#238;n&#233; une r&#233;cession mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Repla&#231;ons les choses en ordre. Dans la foul&#233;e de la domination n&#233;olib&#233;rale, la r&#233;glementation qui limitait les activit&#233;s du capitalisme financier fut syst&#233;matiquement assouplie. Cela d&#233;boucha sur la crise des &#171; &lt;i&gt;subprimes&lt;/i&gt; &#187; que nous connaissons que trop bien. Le paradoxe actuel est que la crise n'ait pas d&#233;bouch&#233;e sur une remise en question des doctrines se trouvant &#224; l'origine des perturbations que nous avons travers&#233;es. Au contraire, la r&#233;ponse se trouve plut&#244;t dans un renforcement des doctrines n&#233;olib&#233;rales.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;i&gt;Sch&#233;ma 1 : Aust&#233;rit&#233; et n&#233;olib&#233;ralisme&lt;/i&gt; &lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_86 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ababord.org/local/cache-vignettes/L318xH217/_lkjlkj-c570d.png?1729016757' width='318' height='217' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Temps court : aust&#233;rit&#233; et &#233;lections qu&#233;b&#233;coises&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La boucle pr&#233;sent&#233;e au sch&#233;ma 1 ne surprendra pas. Le d&#233;ficit d&#233;coulant de la crise financi&#232;re se pr&#233;sente d'abord comme une opportunit&#233; pour pousser un cran plus loin les r&#233;formes menant au d&#233;mant&#232;lement des missions sociales de l'&#201;tat. Cependant, il convient de se poser une autre question : qu'est-ce qui motive le gouvernement &#224; aller si vite en besogne ? En seulement un an, il aura appliqu&#233; une restriction drastique des d&#233;penses de l'&#201;tat rappelant l'&#232;re de la lutte au d&#233;ficit sous Lucien Bouchard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi tant de pr&#233;cipitation ? Ce n'est pas uniquement pour des raisons id&#233;ologiques. Les r&#233;formes structurelles comme la fin de l'universalit&#233; de la tarification des services de garde, la fusion des commissions scolaires ou encore la cr&#233;ation de m&#233;gastructures dans le r&#233;seau de la sant&#233; auraient bien pu prendre place de mani&#232;re plus souple et atteindre les m&#234;mes objectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement est pourtant press&#233;. Pas vraiment parce que la situation le commande ou que le Qu&#233;bec se trouve au bord d'une d&#233;cote de la part des agences de notation. De mani&#232;re bien plus terre &#224; terre, c'est d'abord le calendrier &#233;lectoral qu&#233;b&#233;cois qui impose son rythme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voyons les choses comme elles se pr&#233;sentent. An 1 : aust&#233;rit&#233;, compressions et atteinte &#224; tout prix de l'&#233;quilibre budg&#233;taire. An 2 : insistance du gouvernement sur la relance &#233;conomique. An 3 : surplus budg&#233;taires d&#233;pens&#233;s en baisses d'imp&#244;ts et en augmentation des versements au Fonds des g&#233;n&#233;rations. An 4 : &#233;lections.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;i&gt;Sch&#233;ma 2 : Aust&#233;rit&#233; et &#233;lections&lt;/i&gt;&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_87 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ababord.org/local/cache-vignettes/L327xH220/_lkj_lk-1afff.png?1729016757' width='327' height='220' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il y a l&#224; tous les ingr&#233;dients pour une campagne &#233;lectorale lib&#233;rale parfaite. Rigueur budg&#233;taire, satisfaction des demandes du milieu des affaires, &#171; lutte &#187; contre la dette publique et cadeaux fiscaux. Comme quoi ce qui dirige les politiques budg&#233;taires et &#233;conomiques du gouvernement n'a pas grand-chose &#224; voir avec les besoins r&#233;els de la population.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Aust&#233;rit&#233; et r&#233;pression salariale&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Donc, la vague d'aust&#233;rit&#233; qui nous frappe est &#224; la fois le prolongement du n&#233;olib&#233;ralisme et, d&#233;j&#224;, la mise en place de la prochaine strat&#233;gie de campagne &#233;lectorale du Parti lib&#233;ral. &#192; cela, ajoutons que l'aust&#233;rit&#233; n'est pas que le fait de l'&#201;tat-l&#233;gislateur, mais &#233;galement de l'&#201;tat-patron. &#192; titre de principal employeur du Qu&#233;bec, le gouvernement peut en effet fixer certains standards de r&#233;mun&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'automne dernier, en offrant un plan de r&#233;duction salariale pour les cinq prochaines ann&#233;es &#224; ses employ&#233;&#183;e&#183;s et en attaquant les conditions de retraite de ceux du secteur municipal, l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois joue un r&#244;le important dans la r&#233;pression salariale g&#233;n&#233;ralis&#233;e que nous connaissons depuis 30 ans. En fait, le gouvernement envoie un message aux employeurs du secteur priv&#233; : l'heure est aux baisses de salaire et &#224; la diminution des avantages sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gageons que ce volet de l'aust&#233;rit&#233; sera re&#231;u avec enthousiasme par les employeurs qu&#233;b&#233;cois, ce qui laisse pr&#233;sager que la diminution des &#233;carts de richesses n'est pas pour demain&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mercenaires des pharmaceutiques ?</title>
		<link>https://www.ababord.org/Mercenaires-des-pharmaceutiques</link>
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		<dc:date>2014-04-15T23:39:21Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Daniel Chapdelaine</dc:creator>


		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Recherche scientifique</dc:subject>
		<dc:subject>Chapdelaine, Daniel</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'industrie pharmaceutique des m&#233;dicaments d'origine vit des changements importants ces derni&#232;res ann&#233;es. En effet, les brevets de plusieurs produits vedettes sont &#233;chus ou en voie de l'&#234;tre d'ici quatre &#224; cinq ans. L'industrie appelle &#231;a la falaise des brevets (patent cliff). Les fabricants de g&#233;n&#233;riques pourront donc commercialiser des copies &#224; moindre co&#251;t, ce qui repr&#233;sente une &#233;conomie pour les r&#233;gimes d'assurances, publics comme priv&#233;s, et on peut collectivement s'en r&#233;jouir. &lt;br class='autobr' /&gt; Pour (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-50-ete-2013-" rel="directory"&gt;No 050 - &#233;t&#233; 2013&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Privatisation-et-partenariats-+" rel="tag"&gt;Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sante-et-services-sociaux-+" rel="tag"&gt;Sant&#233; et services sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Recherche-scientifique-+" rel="tag"&gt;Recherche scientifique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Chapdelaine-Daniel-+" rel="tag"&gt;Chapdelaine, Daniel&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1778.png?1642092152' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;376&#034; height=&#034;255&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'industrie pharmaceutique des m&#233;dicaments d'origine vit des changements importants ces derni&#232;res ann&#233;es. En effet, les brevets de plusieurs produits vedettes sont &#233;chus ou en voie de l'&#234;tre d'ici quatre &#224; cinq ans. L'industrie appelle &#231;a la falaise des brevets (&lt;i&gt;patent cliff&lt;/i&gt;). Les fabricants de g&#233;n&#233;riques pourront donc commercialiser des copies &#224; moindre co&#251;t, ce qui repr&#233;sente une &#233;conomie pour les r&#233;gimes d'assurances, publics comme priv&#233;s, et on peut collectivement s'en r&#233;jouir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour l'industrie des m&#233;dicaments d'origine par contre, cela se traduit par des pertes de revenus consid&#233;rables : pour pouvoir exiger des prix faramineux, elles doivent inventer de nouveaux produits, les breveter et surtout, d&#233;montrer que ceux-ci apportent un avantage r&#233;el par rapport aux produits d&#233;j&#224; existants. Mais voil&#224;, l'industrie a g&#233;n&#233;r&#233; tr&#232;s peu d'innovations &#224; ce chapitre ces dix ou quinze derni&#232;res ann&#233;es. Il faut se rappeler que la mise au point d'un nouveau compos&#233; th&#233;ra&#173;peutique n&#233;cessite entre cinq et dix ans et des dizai&#173;nes de millions de dollars en investissement, depuis le laboratoire de chimie jusqu'aux &#233;tudes cliniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela dit, la patience des investisseurs a ses limites et la recherche et d&#233;veloppement (R et D) est en d&#233;clin, particuli&#232;rement dans les pays o&#249; les chercheurs sont bien pay&#233;s, ce qui est le cas du Qu&#233;bec. En effet, on assiste depuis dix ans &#224; la fermeture de tous les grands laboratoires de R et D pharmaceutiques du Grand Montr&#233;al : Biochem Pharma, Bristol-Myers-Squibb, Merck Frosst, Wyeth-Ayerst, Boehringer et Astra Zeneca pour ne nommer que ceux-l&#224;. Ce sont des milliers d'emplois de chercheures qui ont donc disparu et Montr&#233;al ne peut plus vraiment se targuer d'&#234;tre un joyau de la R et D pharmaceutique aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Partenariats public-priv&#233; &#224; la rescousse&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Parmi les raisons qui expliquent le manque d'innovations pharmaceutiques des derni&#232;res ann&#233;es, on peut invoquer que les cibles th&#233;rapeutiques &#171; faciles &#187; ont &#233;t&#233; exploit&#233;es et que les probl&#232;mes auxquels il faut s'attaquer pour mettre au point des traitements th&#233;rapeutiques &#171; faciles &#187; ont &#233;t&#233; exploit&#233;es et que les probl&#232;mes auxquels il faut s'attaquer pour mettre au point des traitements vraiment avantageux sont tr&#232;s complexes. S'il est vrai que l'on doit se r&#233;jouir de pouvoir traiter les principaux malaises avec des compos&#233;s g&#233;n&#233;riques, il reste que l'innovation est toujours n&#233;cessaire pour de nouveaux traitements contre les cancers, les virus et les maladies neurod&#233;g&#233;n&#233;ratives, par exemple. Le gouvernement du Qu&#233;bec, ne voulant pas laisser couler &#224; pic le prestigieux domaine d'activit&#233; de la recherche pharmaceutique, est en train de mettre en place un nouveau mod&#232;le de d&#233;veloppement en partenariat avec l'industrie et les universit&#233;s&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pierre Th&#233;roux, &#171; Un autre mod&#232;le pour la R-D &#187;, Les Affaires, 2 f&#233;vrier 2013.&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Le gouvernement d&#233;pense 125 millions $, l'industrie investit aussi des dizaines de millions (encourag&#233;e par le cr&#233;dit d'imp&#244;t qui est pass&#233; de 18 &#224; 28 % en 2012), et la recherche se fait&#8230; &#224; l'universit&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce partenariat public-priv&#233; encens&#233; par plusieurs m&#233;rite toutefois certains b&#233;mols. Certes, les chercheurs universitaires ont souvent de bonnes id&#233;es. Certes, ils manquent de fonds pour les concr&#233;tiser, surtout que les fonds de recherches des organismes de subvention (f&#233;d&#233;ral, provincial) sont en stagnation depuis des ann&#233;es. Mais comment se r&#233;jouir du fait que le travail de recherche qui g&#233;n&#233;rait auparavant de nombreux emplois directs et indirects va maintenant &#224; peine permettre la survivance de quelques &#233;tudiantes de ma&#238;trise et de doctorat dans nos universit&#233;s ? Quelles seront les perspectives d'emploi pour ces jeunes chercheures une fois le &lt;i&gt;cheap labor&lt;/i&gt; achev&#233;, je veux dire, le dipl&#244;me en main ? Quelle p&#233;rennit&#233; pour ce financement ? Qu'en sera-t-il de la propri&#233;t&#233; intellectuelle ? Les universit&#233;s sauront-elles obtenir des fonds de nature plus structurante ou seulement des &#171; contrats &#187; qui profitent peut-&#234;tre &#224; un laboratoire en son sein, mais laissant les co&#251;ts d'infrastructures aux frais, vous l'aurez devin&#233;, de la collectivit&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois qu'on a compris que les &#171; &lt;i&gt; Big Pharmas&lt;/i&gt; &#187; ne veulent plus prendre les risques li&#233;s &#224; la R et D, se d&#233;lestant des immobilisations, des engagements salariaux et autres, on devrait se demander pourquoi les universit&#233;s, et les contribuables par ricochet, devraient assumer ces risques. &#192; moins que la collectivit&#233; en retire aussi les b&#233;n&#233;fices. Mais en cette mati&#232;re, si le pass&#233; est garant de l'avenir, ce partenariat public-priv&#233; risque d'&#234;tre plut&#244;t asym&#233;trique : les risques pour le public, les profits pour le priv&#233; ! On se rappellera l'histoire de Biochem Pharma qui, au lieu de d&#233;velopper son traitement anti-VIH sensationnel, a plut&#244;t pr&#233;f&#233;r&#233; se fondre dans la g&#233;ante britannique Shire au tournant des ann&#233;es 2000. Les dirigeants de Biochem s'en sont mis plein les poches avec cette transaction de cinq milliards de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On devra donc surveiller de pr&#232;s ce qui adviendra des investissements (largement) publics qui sont faits du c&#244;t&#233; de l'Institut de recherche en immunologie et canc&#233;rologie (IRIC, rattach&#233; &#224; l'Universit&#233; de Montr&#233;al), qui a r&#233;cemment annonc&#233; un partenariat de plusieurs millions de dollars avec Bristol-Myers Squibb pour le d&#233;veloppement de nouveaux anticanc&#233;reux&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Martin Primeau, &#171; Entente pour deux m&#233;dicaments en d&#233;veloppement &#224; Montr&#233;al (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Quoique pour l'instant, les d&#233;tails sont confidentiels&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Esp&#233;rons que les ententes conclues dans ce type de partenariat seront &#233;quitables pour la collectivit&#233;, mais aussi que celles-ci auront un effet structurant sur ce domaine d'activit&#233; &#233;conomique important que repr&#233;sente la recherche pharmaceutique au Qu&#233;bec. Enfin, consid&#233;rant que les fonds publics de recherche sont de plus en plus difficiles &#224; obtenir, les modes de financement passant par l'industrie risquent de cr&#233;er des distorsions quant aux objets de la recherche. En somme, une question qui devrait &#234;tre cruciale pour les professeurs, les &#233;tudiants et l'universit&#233; : les projets cofinanc&#233;s auront-ils un int&#233;r&#234;t acad&#233;mique ou transformeront-ils simplement les universitaires en mercenaires pharmaceutiques ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pierre Th&#233;roux, &#171; Un autre mod&#232;le pour la R-D &#187;,&lt;i&gt; Les Affaires&lt;/i&gt;, 2 f&#233;vrier 2013.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Martin Primeau, &#171; Entente pour deux m&#233;dicaments en d&#233;veloppement &#224; Montr&#233;al &#187;, &lt;i&gt;La Presse&lt;/i&gt;, 7 f&#233;vrier 2013.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Illustration : Codex Seraphinius&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>M&#233;decine publique, m&#233;decine priv&#233;e : Un choix de soci&#233;t&#233;</title>
		<link>https://www.ababord.org/Medecine-publique-medecine-privee</link>
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		<dc:date>2013-01-24T22:47:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ariane Gagn&#233;</dc:creator>


		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Livres</dc:subject>
		<dc:subject>Gagn&#233;, Ariane</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;M&#233;decine publique, m&#233;decine priv&#233;e : Un choix de soci&#233;t&#233;, Fernando Alvarez et al., Montr&#233;al, &#201;ditions du CHU Sainte -Justine, 2012 &lt;br class='autobr' /&gt; La question du mode de financement de la sant&#233; soul&#232;ve les passions. Doit-elle &#234;tre d'orientation publique ou priv&#233;e, notre m&#233;decine ? C'est ce &#224; quoi tentent de r&#233;pondre les six auteurs qui ont collabor&#233; au pr&#233;sent ouvrage. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le Dr Alvarez lui-m&#234;me aborde dans son texte l'&#233;norme pression que subissent nos gouvernements pour ouvrir toutes grandes les portes du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-46-oct-nov-2012-" rel="directory"&gt;No 046 - oct. / nov. 2012&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Privatisation-et-partenariats-+" rel="tag"&gt;Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sante-et-services-sociaux-+" rel="tag"&gt;Sant&#233; et services sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Livres-+" rel="tag"&gt;Livres&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Gagne-Ariane-+" rel="tag"&gt;Gagn&#233;, Ariane&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1519.gif?1642092140' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;283&#034; height=&#034;475&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;M&#233;decine publique, m&#233;decine priv&#233;e : Un choix de soci&#233;t&#233;&lt;/i&gt;, Fernando Alvarez et al., Montr&#233;al, &#201;ditions du CHU Sainte -Justine, 2012&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La question du mode de financement de la sant&#233; soul&#232;ve les passions. Doit-elle &#234;tre d'orientation publique ou priv&#233;e, notre m&#233;decine ? C'est ce &#224; quoi tentent de r&#233;pondre les six auteurs qui ont collabor&#233; au pr&#233;sent ouvrage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Dr Alvarez lui-m&#234;me aborde dans son texte l'&#233;norme pression que subissent nos gouvernements pour ouvrir toutes grandes les portes du secteur public aux investissements priv&#233;s par la d&#233;r&#233;glementation et la privatisation. L'auteur d&#233;plore le discours ambiant des grands m&#233;dias qui ont entrepris &#171; d'&#233;duquer la population &#187; afin qu'elle finisse par voir dans le priv&#233; la solution privil&#233;gi&#233;e &#224; ce qu'ils aiment qualifier de &#171; crise du secteur de la sant&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors qu'Andr&#233;-Pierre Contandriopoulos s'attaque par la suite &#224; d&#233;boulonner les mythes tenaces au sujet de l'incapacit&#233; de l'&#201;tat &#224; assumer les d&#233;penses en sant&#233;, Marie-Claude Goulet illustre pour sa part la n&#233;gligence et la complicit&#233; des services publics par rapport &#224; leur propre privatisation. Elle aborde notamment les questions de la diminution de la couverture des soins depuis les ann&#233;es 80, de la surfacturation ill&#233;gale de services m&#233;dicalement n&#233;cessaires et de la d&#233;pendance envers les agences priv&#233;es de soins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On sourcillera par ailleurs en lisant des affirmations qui apparaissent simplifi&#233;es &#224; l'exc&#232;s dans le texte &#171; PPP et sociale d&#233;mocratie &#187; de Marcel Boyer selon lequel l'imposition des normes du secteur priv&#233; par le gouvernement &#171; &lt;i&gt;garantira la qualit&#233; des biens et des services offerts.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce m&#234;me auteur qui fait reposer sur les &#233;paules des patients eux-m&#234;mes une grande responsabilit&#233; quant &#224; l'am&#233;lioration de leur &#233;tat de sant&#233;, le philosophe Daniel Weinstock semble r&#233;pondre tout sp&#233;cialement dans son propre texte o&#249; il traite de la justice en mati&#232;re de sant&#233;. S'adressant &#224; tous ceux qui ne veulent pas subir les effets de mauvais choix de vie, il &#233;crit : &#171; &lt;i&gt;Dans la mesure o&#249; nous savons que les individus font souvent preuve d'irrationalit&#233; dans les choix qu'ils font concernant le domaine de la sant&#233;, le paternalisme de l'&#201;tat semble justifi&#233;. &lt;/i&gt; &#187; Le philosophe appelle aussi les gouvernements &#224; investir davantage dans des secteurs comme le logement social et l'&#233;ducation, qui ont autant sinon plus d'impacts sur la sant&#233; des individus que les m&#233;decins et les m&#233;dicaments.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un ouvrage qui a en outre le m&#233;rite de forcer la r&#233;flexion et d'aider &#224; mieux comprendre les tenants et aboutissants d'un d&#233;bat complexe qui se d&#233;roule sur plusieurs fronts.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les partenariats publics-priv&#233;s</title>
		<link>https://www.ababord.org/Les-partenariats-publics-prives</link>
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		<dc:date>2012-09-02T22:38:21Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julie Martin</dc:creator>


		<dc:subject>Economie et finances publiques</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Martin, Julie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'intrusion du priv&#233; dans des secteurs d'activit&#233;s du domaine public, notamment par le biais des partenariats public-priv&#233; (PPP), &#233;tait l'un des &#233;l&#233;ments centraux de la r&#233;ing&#233;nierie propos&#233;e par le gouvernement Charest d&#232;s son arriv&#233;e au pouvoir. Les orientations qu'il a adopt&#233;es au fil du temps en ont toujours t&#233;moign&#233;. Cependant, la teneur de cette privatisation est-elle exprim&#233;e clairement par les pouvoirs politiques et, surtout, comprise par la population ? Rien n'est moins certain. Les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1424.jpg?1642092137' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;288&#034; height=&#034;384&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'intrusion du priv&#233; dans des secteurs d'activit&#233;s du domaine public, notamment par le biais des partenariats public-priv&#233; (PPP), &#233;tait l'un des &#233;l&#233;ments centraux de la r&#233;ing&#233;nierie propos&#233;e par le gouvernement Charest d&#232;s son arriv&#233;e au pouvoir. Les orientations qu'il a adopt&#233;es au fil du temps en ont toujours t&#233;moign&#233;. Cependant, la teneur de cette privatisation est-elle exprim&#233;e clairement par les pouvoirs politiques et, surtout, comprise par la population ? Rien n'est moins certain. Les PPP, sous diff&#233;rentes formes, occupent une place grandissante parmi les projets d'infrastructures au Qu&#233;bec et le r&#233;seau de la sant&#233; ne fera pas exception &#224; la r&#232;gle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La port&#233;e des projets en PPP&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au sens de la loi, le mode PPP implique qu'&#171; &lt;i&gt;un organisme public associe une entreprise du secteur priv&#233;, avec ou sans financement de la part de celle-ci, &#224; la conception, &#224; la r&#233;alisation et &#224; l'exploitation d'une infrastructure publique.&lt;/i&gt; &#187; Le coup d'envoi de cette intrusion a &#233;t&#233; donn&#233; par l'adoption du projet de loi 61, devenu la Loi sur l'Agence des partenariats public-priv&#233;. Cette loi indiquait explicitement l'id&#233;e du gouvernement : un contrat en PPP peut viser une infrastructure, mais il peut &#233;galement avoir pour objet la prestation d'un service public&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Article 6, Loi sur l'Agence des partenariats public-priv&#233; du Qu&#233;bec, devenu (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Par la suite, le projet de loi 65 (adopt&#233; en novembre 2009) est venu remplacer l'Agence des PPP par Infrastructure Qu&#233;bec, un organisme ayant th&#233;oriquement un mandat plus large, c'est-&#224;-dire de recommander au gouvernement le mode de r&#233;alisation le plus avantageux pour la concr&#233;tisation de grands travaux. Dans les faits, les diff&#233;rents modes de r&#233;alisation comportent tous un degr&#233; de privatisation plus ou moins grand. Tel que promis par Monique Gagnon-Tremblay, ministre responsable de l'Administration gouvernementale lors du d&#233;p&#244;t du projet de loi, les PPP ne seront pas mis sur la voie d'&#233;vitement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, la Loi sur Infrastructure Qu&#233;bec a des vis&#233;es tr&#232;s larges. Tous les minist&#232;res et organismes gouvernementaux y sont soumis. Le r&#233;seau de la sant&#233; et des services sociaux n'en est donc pas exclu, tant sur le plan des infrastructures, des services non cliniques (buanderie, centrale thermique, services alimentaires, stationnement), des services de soutien clinique (services de laboratoire, services diagnostiques) que des services professionnels qui y sont dispens&#233;s. &#192; cet effet, la Loi ne pr&#233;voit aucune exception. Par cons&#233;quent, les PPP peuvent comporter divers degr&#233;s de privatisation et, en ce sens, les mod&#232;les sont nombreux.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les centres hospitaliers universitaires (CHU)&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les projets de modernisation du Centre hospitalier universitaire de Montr&#233;al (CHUM), du Centre de recherche du CHUM et du Centre universitaire de sant&#233; McGill (CUSM) ont constitu&#233; les premi&#232;res exp&#233;riences qu&#233;b&#233;coises en mati&#232;re de PPP dans le r&#233;seau de la sant&#233;. Au d&#233;part, ces projets visaient uniquement les services non cliniques, soit la conception, la construction, le financement et certains services contractuels d'entretien. De fait, quelques services &#233;taient sp&#233;cifiquement exclus des PPP, par exemple l'entretien m&#233;nager, la buanderie et l'alimentation&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Agence des partenariats public-priv&#233;, Port&#233;e des projets PPP du CUSM et du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, il est loin d'&#234;tre d&#233;montr&#233; que d'autres services offerts dans les CHU ne seront pas &#233;ventuellement sous-trait&#233;s ou couverts par des contrats en PPP. En 2004, la commission d'analyse des projets d'implantation du CHUM et du CUSM recommandait &#171; [&#8230;] &lt;i&gt;que les deux &#233;tablissements examinent, entre autres modalit&#233;s, le recours au partenariat public-priv&#233; pour produire au meilleur co&#251;t les activit&#233;s non cliniques qui s'y pr&#234;tent et justifient &#233;ventuellement le choix du mode de r&#233;alisation retenu&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Commission d'analyse des projets d'implantation du Centre hospitalier de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les recommandations de la commission ne sont peut-&#234;tre pas tomb&#233;es aux oubliettes. Ainsi, une recherche men&#233;e par l'Institut de recherche et d'informations socio-&#233;conomiques (IRIS) soul&#232;ve que : &#171; &lt;i&gt;Le manque de transparence au regard du contrat de sous-traitance de l'entreprise Sodexo au CUSM et l'opacit&#233; habituelle du mode de conception en partenariat public-priv&#233; des nouveaux CHU ne permettent pas &#224; la population de savoir comment seront g&#233;r&#233;s les services alimentaires hospitaliers et quel pourrait &#234;tre l'impact d'une telle gestion dans ces &#233;tablissements&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Guillaume H&#233;bert, Nouveaux CHUM/CUSM : Vers la sous-traitance des services (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est donc impossible d'affirmer que les services alimentaires ne seront pas offerts en PPP. L'IRIS pr&#233;cise que ce constat est d'autant plus inqui&#233;tant que les exp&#233;riences de sous-traitance de services alimentaires se sont souvent sold&#233;es par des &#233;checs retentissants, ayant des impacts sur la qualit&#233; de la nourriture et sur les conditions de travail du personnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La population du Qu&#233;bec se retrouve-t-elle avec une &#233;p&#233;e de Damocl&#232;s au-dessus de la t&#234;te ? Tout indique que oui. Un chercheur de l'Institut national de la recherche scientifique (INRS), Pierre J. Hamel, a r&#233;v&#233;l&#233; que, outre leurs co&#251;ts plus &#233;lev&#233;s, les centres hospitaliers construits en PPP d&#233;montrent un manque d'adaptabilit&#233; important. Ce d&#233;faut est d'autant plus pr&#233;occupant lorsque le PPP vise un centre hospitalier universitaire, n&#233;cessitant un ajustement constant des infrastructures &#224; l'&#233;volution des connaissances et de la technologie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans plusieurs cas, ces critiques se sont malheureusement av&#233;r&#233;es fond&#233;es. Tout r&#233;cemment, en France, le Centre hospitalier sud francilien a fait la manchette en raison de son fiasco financier et des nombreuses irr&#233;gularit&#233;s r&#233;pertori&#233;es. Pourtant, les &#233;conomies qui auraient &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;es en mode public sont &#233;valu&#233;es &#224; 500 millions d'euros. En outre, le personnel n'a pas cess&#233; de voir ses conditions de travail se d&#233;t&#233;riorer. Le bilan des cliniques en PPP de la Grande-Bretagne n'est pas plus reluisant. Les r&#233;sultats d'une &#233;tude men&#233;e en 2008 d&#233;montrent que le secteur priv&#233; r&#233;alise des profits au d&#233;triment des patientes, de la population et des &#233;tablissements publics. Les CHU en PPP font donc craindre le pire avant m&#234;me le d&#233;but de leurs op&#233;rations.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les centres d'h&#233;bergement et de soins de longue dur&#233;e (CHSLD)&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quelle est la derni&#232;re innovation du gouvernement Charest ? Un mod&#232;le de PPP qui inclut l'ensemble des soins et des services. Ce mod&#232;le a &#233;t&#233; d&#233;velopp&#233; au CHSLD de Saint-Lambert-sur-le-Golf, o&#249; la conception, la construction, le financement et l'exploitation ont &#233;t&#233; confi&#233;s &#224; l'entreprise priv&#233;e. Le gouvernement a mis&#233; sur cette nouvelle formule en raison de la n&#233;cessit&#233; d'augmenter la valeur du contrat pour qu'il devienne un projet majeur au sens de la loi et que le recours au PPP soit alors possible. Un pas de plus a donc &#233;t&#233; franchi vers la privatisation des services de sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats du CHSLD n'ont rien d'encourageant. En effet, le rapport de l'&#233;tude men&#233;e par la firme de consultants MCE Conseils comporte plusieurs constats inqui&#233;tants. Outre le fait que le projet aura co&#251;t&#233; plus cher que s'il avait &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; en mode public, les chercheures soulignent aussi que les &#233;conomies annonc&#233;es sont principalement fond&#233;es sur des salaires nettement inf&#233;rieurs &#224; ceux observ&#233;s sur le march&#233;. &#201;galement, le manque d'exp&#233;rience du groupe Savoie dans la gestion d'un CHSLD ainsi que l'absence de protection des patientes pr&#233;vues &#224; la loi pour les CHSLD publics sont des lacunes constat&#233;es dans l'&#233;tude&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;MCE Conseils, CHSLD Saint-Lambert-sur-le-Golf (CHSLD en PPP) &#8211; h&#233;bergement (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Les familles se sont plaintes sur de nombreuses tribunes, d&#233;non&#231;ant le manque de ressources et l'instabilit&#233; du personnel qui ont des cons&#233;quences importantes sur les services offerts.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le gouvernement persiste et signe&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il faut se demander pourquoi le gouvernement persiste et signe en mati&#232;re de recours aux PPP dans le secteur de la sant&#233;. Le 21 octobre dernier, lors du Forum de l'Institut des partenariats public-priv&#233;, &#201;ric Michaud, pr&#233;sident-directeur g&#233;n&#233;ral par int&#233;rim d'Infrastructure Qu&#233;bec, annon&#231;ait le possible recours aux PPP pour la construction de quatre centres hospitaliers r&#233;gionaux. Au cours du m&#234;me mois, le gouvernement annon&#231;ait l'identit&#233; des soumissionnaires retenus pour les quatre autres projets de CHSLD en PPP, soit trois en Mont&#233;r&#233;gie et un &#224; Laval.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le recours aux PPP constitue une forme sournoise de privatisation. Avec la conclusion des diff&#233;rents accords de commerce auxquels adh&#232;re le gouvernement, un monde nouveau pourrait s'ouvrir pour les partenariats public-priv&#233;, c'est-&#224;-dire pour des investisseurs ayant des int&#233;r&#234;ts autres que ceux des patientes. D'ailleurs, le chercheur Pierre J. Hamel soulignait dans son &#233;tude que la forme actuelle des PPP sera rapidement vue comme &#233;tant d&#233;pass&#233;e et que de nouveaux mod&#232;les de PPP ont encore un bel avenir. Le recours aux PPP n'est donc qu'un pas de plus vers la marchandisation du r&#233;seau public de sant&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Article 6, Loi sur l'Agence des partenariats public-priv&#233; du Qu&#233;bec, devenu articles 4 et 6, Loi sur Infrastructure Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Agence des partenariats public-priv&#233;, &lt;i&gt;Port&#233;e des projets PPP du CUSM et du CHUM&lt;/i&gt;, reproduit dans Pierre J. Hamel, &lt;i&gt;Un h&#244;pital en partenariat public-priv&#233; (PPP) : un pari trop risqu&#233;&lt;/i&gt;, INRS, Groupe de recherche sur l'innovation municipale, mars 2010, p. 34.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Commission d'analyse des projets d'implantation du Centre hospitalier de l'Universit&#233; de Montr&#233;al et du Centre universitaire de sant&#233; McGill, &lt;i&gt;Soins, enseignement, recherche, Au c&#339;ur de la cit&#233;&lt;/i&gt;, Rapport, avril 2004, p. 52.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Guillaume H&#233;bert, &lt;i&gt;Nouveaux CHUM/CUSM : Vers la sous-traitance des services alimen&#173;taires ?&lt;/i&gt;, Institut de recherche et d'informations socio-&#233;conomiques, Rapport de recherche, f&#233;vrier 2010, p. 3.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;MCE Conseils, CHSLD Saint-Lambert-sur-le-Golf (CHSLD en PPP) &#8211; h&#233;bergement et soins en CHSLD accord&#233;s dans le cadre d'un partenariat public-priv&#233; (PPP) avec l'ASSS de la Mont&#233;r&#233;gie &#8211; Synth&#232;se de l'analyse avantages-co&#251;ts,&lt;/i&gt; avril 2011, p. 2-3.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Rockland MD</title>
		<link>https://www.ababord.org/Rochland-MD</link>
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		<dc:date>2012-09-02T22:32:38Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Larche</dc:creator>


		<dc:subject>Economie et finances publiques</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Larche, Jean-Pierre </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Selon la direction de l'H&#244;pital du Sacr&#233;-C&#339;ur, celui-ci pourrait mettre fin d&#232;s mars prochain &#224; l'entente douteuse qui le lie &#224; la clinique priv&#233;e Rockland MD depuis d&#233;cembre 2007. La poursuite de ce partenariat serait en effet scandaleuse tant il d&#233;montre l'incompatibilit&#233; entre la marchandisation des soins de sant&#233; et l'int&#233;r&#234;t public. Voici comment, apr&#232;s avoir cr&#233;&#233; de toutes pi&#232;ces de r&#233;els probl&#232;mes dans le r&#233;seau public, les chantres de la privatisation se sont ensuite tourn&#233;s vers le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1418.jpg?1642092136' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;466&#034; height=&#034;308&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Selon la direction de l'H&#244;pital du Sacr&#233;-C&#339;ur, celui-ci pourrait mettre fin d&#232;s mars prochain &#224; l'entente douteuse qui le lie &#224; la clinique priv&#233;e Rockland MD depuis d&#233;cembre 2007. La poursuite de ce partenariat serait en effet scandaleuse tant il d&#233;montre l'incompatibilit&#233; entre la marchandisation des soins de sant&#233; et l'int&#233;r&#234;t public. Voici comment, apr&#232;s avoir cr&#233;&#233; de toutes pi&#232;ces de r&#233;els probl&#232;mes dans le r&#233;seau public, les chantres de la privatisation se sont ensuite tourn&#233;s vers le priv&#233; avec de fausses solutions !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Remontons un peu dans le temps. En 1995, la firme SECOR remet un rapport d&#233;vastateur &#224; l'Ordre des infirmi&#232;res et des infirmiers du Qu&#233;bec. Conclusion : il y a 8&#8200;000 infirmi&#232;res de trop au Qu&#233;bec. Rapidement, ce rapport, ainsi que d'autres &#233;tudes semblables, devient parole d'&#233;vangile dans les cercles n&#233;olib&#233;raux. Dans la foul&#233;e de la qu&#234;te au d&#233;ficit z&#233;ro de Lucien Bouchard, on abolit la plupart des postes d'infirmi&#232;res auxiliaires au Qu&#233;bec, puis on envoie massivement des milliers d'infirmi&#232;res &#224; la retraite. Un des signataires de ce fameux rapport se nomme Marcel C&#244;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2003, ce dernier se retrousse les manches et participe &#224; la premi&#232;re &#233;lection de son grand ami Jean Charest. Marcel C&#244;t&#233; se joint ensuite au conseil d'administration de la toute nouvelle clinique priv&#233;e montr&#233;alaise, Rockland MD. Peut-&#234;tre est-ce pure co&#239;ncidence, mais en 2007, c'est exactement cette p&#233;nurie d'infirmi&#232;res, engendr&#233;e par les recommandations d'un rapport que M. C&#244;t&#233; a sign&#233;, qu'invoque l'H&#244;pital du Sacr&#233;-C&#339;ur de Montr&#233;al pour confier &#224; Rockland MD des milliers de chirurgies simples et fort lucratives, avec pour ambition de r&#233;duire sa liste d'attente pour les chirurgies mineures. L'Agence de la sant&#233; de Montr&#233;al tente bien d'emp&#234;cher cet accord, mais le ministre de la Sant&#233; de l'&#233;poque, Philippe Couillard, trouve quant &#224; lui l'initiative fort int&#233;ressante. L'H&#244;pital conclut donc cette entente bien que :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; chaque chirurgie effectu&#233;e &#224; Rockland MD lui co&#251;te entre 30&#8200;% et 40&#8200;% plus cher ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; une des salles op&#233;ratoires vacantes de l'H&#244;pital aurait pu &#234;tre utilis&#233;e pour faire ces chirurgies et demeure aujourd'hui inutilis&#233;e ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; l'H&#244;pital continue d'assumer tous les traitements et les tests n&#233;cessaires avant la chirurgie d'un jour et assure le suivi ensuite, notamment en cas de complications ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; les personnels et leur syndicat proposent plusieurs am&#233;liorations pour pallier les probl&#232;mes de Sacr&#233;-C&#339;ur, dont une r&#233;vision de l'organisation du travail ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; pour fonctionner, la clinique priv&#233;e doit recruter des infirmi&#232;res du r&#233;seau public, aggravant d'autant la p&#233;nurie.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#192; qui profite l'entente ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quatre ans plus tard, les critiques &#224; l'&#233;gard de cette entente demeurent toutes d'actualit&#233;. Ceux et celles qui font la promotion de la clinique priv&#233;e clament que celle-ci permet de r&#233;duire les d&#233;lais d'attente, mais les faits d&#233;montrent que la clinique pr&#233;sente des temps d'attente qui rejoignent la moyenne qu&#233;b&#233;coise, soit 15 mois. Il faut souligner que les chirurgies effectu&#233;es &#224; Rockland MD ne s'ajoutent pas &#224; celles effectu&#233;es &#224; Sacr&#233;-C&#339;ur : elles les remplacent !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;cemment, le chroniqueur Alain Dubuc de &lt;i&gt;La Presse&lt;/i&gt; revenait sur la controverse afin d'inciter l'H&#244;pital &#224; renouveler le contrat avec Rockland MD en mars prochain. Il y voit en effet une solution d'avenir pour notre r&#233;seau de la sant&#233;. La vice-pr&#233;sidente de la F&#233;d&#233;-ration de la sant&#233; et des services sociaux, Nadine Lambert, une infirmi&#232;re de l'H&#244;pital Sainte-Justine, lui a r&#233;pondu que le &#171; succ&#232;s &#187; de Rockland MD repose enti&#232;rement sur le bon travail des employ&#233;es de l'H&#244;pital Sacr&#233;-C&#339;ur, qui assurent le suivi en amont et en aval pour chaque malade ainsi que sur le personnel de Rockland MD, form&#233; dans le public. Chiffres &#224; l'appui, elle conclut que cette exp&#233;rience co&#251;te cher et qu'en plus, elle draine des employ&#233;es hors du r&#233;seau qui les a form&#233;es. Ce qu'Alain Dubuc qualifie de r&#233;sistance syndicale au changement rel&#232;ve plut&#244;t du &#171; gros bon sens &#187; selon Mme Lambert. Elle pose enfin la v&#233;ritable question que n'a pas soulev&#233;e le chroniqueur : &#171; &lt;i&gt;&#192; qui profite r&#233;ellement l'entente entre l'H&#244;pital du Sacr&#233;-C&#339;ur et la clinique Rockland MD &lt;/i&gt; ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, &lt;i&gt;La Presse&lt;/i&gt; n'a pas jug&#233; bon de publier sa lettre. La question est pourtant tr&#232;s pertinente ! L'entente entre l'H&#244;pital du Sacr&#233;-C&#339;ur et la clinique Rockland MD ne profite pas aux patients et aux patientes, qui ne sont pas soign&#233;s plus vite, ni mieux. Elle ne profite pas aux employ&#233;es, dont on ne tient pas compte dans la recherche de solutions. Elle ne profite pas aux contribuables, qui paient plus cher pour des services moindres. Elle ne profite pas aux gestionnaires, qui voient l'expertise quitter le public vers le priv&#233;. Elle ne profite pas non plus aux citoyennes et aux citoyens qui demandent transparence et imputabilit&#233;. Alors, &#224; qui donc cela profite-t-il ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les gestionnaires de l'apocalypse</title>
		<link>https://www.ababord.org/Les-gestionnaires-de-l-apocalypse</link>
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		<dc:date>2012-09-02T14:33:31Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Maxime Ouellet</dc:creator>


		<dc:subject>Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme</dc:subject>
		<dc:subject>Philosophie politique et pens&#233;e critique</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Ouellet, Maxime </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ce ne sont pas les id&#233;es qui m&#232;nent le monde. C'est leur gestion. Publicit&#233; HEC, Montr&#233;al, 2009 &lt;br class='autobr' /&gt;
L'ex-ministre p&#233;quiste Fran&#231;ois Legault et l'homme d'affaires Charles Sirois ont lanc&#233; le 21 f&#233;vrier dernier un &#171; ambitieux &#187; manifeste portant sur l'avenir du Qu&#233;bec. Le document de consultation portant sur l'&#233;ducation, rendu public le 12 avril, est venu confirmer l'ambition principale de la coalition : la dissolution des institutions politiques qu&#233;b&#233;coises dans un processus de contr&#244;le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-40-ete-2011-" rel="directory"&gt;No 040 - &#233;t&#233; 2011&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Capitalisme-et-neoliberalisme-+" rel="tag"&gt;Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Philosophie-politique-et-pensee-+" rel="tag"&gt;Philosophie politique et pens&#233;e critique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-quebecoise-+" rel="tag"&gt;Politique qu&#233;b&#233;coise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Privatisation-et-partenariats-+" rel="tag"&gt;Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Ouellet-Maxime-+" rel="tag"&gt;Ouellet, Maxime &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1299.gif?1642092131' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;300&#034; height=&#034;200&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ce ne sont pas les id&#233;es qui m&#232;nent le monde.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est leur gestion.&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Publicit&#233; HEC, Montr&#233;al, 2009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ex-ministre p&#233;quiste Fran&#231;ois Legault et l'homme d'affaires Charles Sirois ont lanc&#233; le 21 f&#233;vrier dernier un &#171; ambitieux &#187; manifeste portant sur l'avenir du Qu&#233;bec. Le document de consultation portant sur l'&#233;ducation, rendu public le 12 avril, est venu confirmer l'ambition principale de la coalition : la dissolution des institutions politiques qu&#233;b&#233;coises dans un processus de contr&#244;le manag&#233;rial visant &#224; produire des individus adapt&#233;s &#224; la dynamique de croissance irr&#233;fl&#233;chie qui caract&#233;rise notre &#233;poque.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#173;Au-del&#224; des questions politiques partisanes visant &#224; savoir si Legault formera un nouveau parti politique ou encore s'il rejoindra les rangs de l'ADQ, il convient tout d'abord de situer le Manifeste de la Coalition pour l'avenir du Qu&#233;bec dans le contexte des transformations plus profondes qui touchent l'ensemble des soci&#233;t&#233;s capitalistes avanc&#233;es. Les th&#233;oriciens, qui ont analys&#233; ces transformations &#224; travers les notions de soci&#233;t&#233; post-industrielle, de postmodernit&#233; ou encore d'hyper-modernit&#233;, reconnaissent tous qu'une des caract&#233;ristiques centrales de nos soci&#233;t&#233;s contemporaines serait la fin des &#171; m&#233;ta-r&#233;cits &#187;. En clair, cela signifie que nous sommes entr&#233;s dans une &#232;re post-politique o&#249; l'action collective n'est plus l&#233;gitim&#233;e en fonction d'id&#233;ologies politiques mais plut&#244;t &#224; partir de crit&#232;res manag&#233;riaux reposant sur le calcul co&#251;t-b&#233;n&#233;fice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fid&#232;le &#224; l'approche du &#171; problem solving &#187; apprise sur les bancs des HEC - o&#249; le logiciel &lt;i&gt;Powerpoint&lt;/i&gt; tient lieu de b&#233;quille intellectuelle &#224; un corps professoral compos&#233; principalement de comptables en manque d'imagination&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour une critique du logiciel Powerpoint, voir Franck Frommer, La Pens&#233;e (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;- Legault avance que les &#171; &lt;i&gt; id&#233;es audacieuses&lt;/i&gt; &#187; propos&#233;es aux Qu&#233;b&#233;cois suscitent trop souvent &#171; &lt;i&gt;la m&#233;fiance ou des r&#233;actions hostiles&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Coalition pour l'avenir du Qu&#233;bec, p. 3. En ligne :&#034; id=&#034;nh5-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &#187;. Cette m&#233;fiance serait due selon lui au fait que &#171; &lt;i&gt;ce qui est propos&#233; aux Qu&#233;b&#233;cois ne s'inscrit que rarement dans un plan global et coh&#233;rent de gouvernance&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Idem.&#034; id=&#034;nh5-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &#187;. La terminologie utilis&#233;e a au moins le m&#233;rite d'&#234;tre claire. Le terme &#171; gouvernance &#187;, faut-il le pr&#233;ciser, partage la m&#234;me racine que la cybern&#233;tique : &#171; la science du contr&#244;le et de la communication &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici donc d&#233;voil&#233;e l'&#171; id&#233;e &#187; ma&#238;tresse qui se trame derri&#232;re le plan de nos experts comptables d&#233;guis&#233;s en politiciens de service&#8194;&#224; la solde de l'overclass qu&#233;b&#233;coise : transformer le Qu&#233;bec en une gigantesque machine productive semblable &#224; une corporation multinationale. Non contente de s'&#234;tre enrichie &#224; m&#234;me les fonds publics, la classe de &lt;i&gt;new rich&lt;/i&gt; que forme le Qu&#233;bec inc. entend reconstruire la province &#224; son image. Il s'agit de produire un &#171; Homme nouveau &#187; adapt&#233; &#224; la dynamique d'accumulation dans le contexte d'une &#171; &#233;conomie du savoir &#187;. D'ailleurs, l'objectif principal des r&#233;formes du syst&#232;me d'&#233;ducation propos&#233;es dans le document intitul&#233; &lt;i&gt;Se doter de l'un des meilleurs syst&#232;mes d'&#233;ducation au monde d'ici 2020&lt;/i&gt; est de d&#233;velopper davantage le capital humain de la population qu&#233;b&#233;coise, suppos&#233;e &#234;tre la principale source d'enrichissement &#224; l'&#232;re du capitalisme cognitif. Pour ce faire, il faudra mettre en place une s&#233;rie de mesures de contr&#244;le, de crit&#232;res de performance, d'audits et de benchmark, en vue de &#171; lib&#233;rer &#187; l'ensemble des flux mon&#233;taires, informationnels et de savoirs. Il semble bien que dans la novlangue manag&#233;riale telle que pratiqu&#233;e par Legault et Sirois, &#171; l'esclavage c'est la libert&#233; &#187;. Est-il n&#233;cessaire de rappeler que c'est Staline qui a utilis&#233; en premier le terme de capital humain dans la formule : &#171; &lt;i&gt;L'homme [est] le capital le plus pr&#233;cieux.&lt;/i&gt; &#187; On voit bien l&#224; que le totalitarisme sovi&#233;tique a anticip&#233; le totalitarisme &#233;conomique contemporain fond&#233; sur la notion perverse de capital humain, qui a &#233;t&#233; synth&#233;tis&#233;e par la suite par l'&#233;conomiste ultra-lib&#233;ral de l'&#201;cole de Chicago Gary Becker.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, pour la coalition Legault-Sirois, la v&#233;rit&#233; du politique semble se trouver dans l'&#233;conomique. Dans l'optique manag&#233;riale, le politique est n&#233;cessairement une source d'opacit&#233; et de bruit qui emp&#234;che les flux, principalement mon&#233;taires, de circuler efficacement. L'id&#233;ologie manag&#233;riale vise ainsi la suppression du politique, puisqu'il est consid&#233;r&#233; comme un d&#233;tournement des flux de circulation d'argent et de pouvoir. Il s'agit d'inverser le rapport entre pouvoir et gestion, ou encore entre gouvernement et administration, d'o&#249; le slogan saint-simonien au fondement de la pens&#233;e de tous les ing&#233;nieurs sociaux : &lt;i&gt;L'administration des choses remplacera le gouvernement des hommes&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Est-ce vraiment efficace&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Vincent Gaulejac r&#233;sume ainsi les effets n&#233;fastes de la colonisation du politique par l'id&#233;ologie gestionnaire : &#171; &lt;i&gt;Les hommes politiques sont tent&#233;s de se transformer en hommes d'affaires, &#224; l'image des managers dynamiques, et les hommes d'affaires s'emparent du pouvoir politique, au nom de la performance et de la comp&#233;tence, m&#234;me lorsqu'ils n'ont aucune exp&#233;rience politique. Ils se glorifient de leur exp&#233;rience d'hommes d'entreprise et proposent de g&#233;rer la cit&#233; sur ce mod&#232;le. Le d&#233;bat politique risque alors de se r&#233;duire &#224; un d&#233;bat de conseil d'administration autour de probl&#232;mes budg&#233;taires et financiers. Les consid&#233;rations &#233;conomiques surd&#233;terminent tous les registres de la vie sociale. L'approche comptable impose ses normes aux affaires publiques, la gestion priv&#233;e devient la r&#233;f&#233;rence centrale pour gouverner les hommes. Les hommes politiques pensent fonder l'efficacit&#233; de leur action dans le mod&#232;le manag&#233;rial alors que ce mod&#232;le d&#233;valorise l'action publique&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Vincent Gaujelac, La soci&#233;t&#233; malade de la gestion : id&#233;ologie gestionnaire, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non seulement l'id&#233;ologie gestionnaire tue le politique et tend &#224; renforcer le cynisme de la population envers la chose publique, mais elle s'appuie en plus sur des pr&#233;misses douteuses et des th&#233;ories fallacieuses. Les th&#233;ories de la nouvelle gestion publique (NGP) qui inspirent la r&#233;flexion de Legault visent &#224; mettre en place des m&#233;canismes de march&#233; et de concurrence au sein des institutions publiques afin d'en renforcer l'efficience. Or, la NGP se caract&#233;rise par un renversement des finalit&#233;s et des sp&#233;cificit&#233;s du secteur public dans la mesure o&#249; elle nie toute diff&#233;rence entre une institution publique et une entreprise priv&#233;e. Elle est orient&#233;e en fonction de l'atteinte de r&#233;sultats, principalement financiers, alors que le secteur public se caract&#233;rise par le fait qu'il favorise une rationalit&#233; et des processus normatifs et l&#233;gaux (respect des normes et de la l&#233;galit&#233;, neutralit&#233; et continuit&#233;). La NGP participe ce sens d'un f&#233;tichisme de la concurrence qui repose sur l'abstraction des activit&#233;s finalis&#233;es du secteur public pour les retraduire en purs crit&#232;res quantitatifs&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pierre Dardot et Christian Laval, &#034;N&#233;olib&#233;ralisme et subjectivation (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Or, de nombreuses &#233;tudes portant sur les r&#233;formes des institutions publiques inspir&#233;es par les th&#233;ories de la NGP ont montr&#233; qu'elles se sont r&#233;v&#233;l&#233;es inefficaces&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Alan Scott, &#034; NPM in Perspective &#034;, communication pr&#233;sent&#233;e au colloque (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; pour les raisons suivantes :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Le contr&#244;le par le processus de gestion de la qualit&#233; totale et les audits sont des modes de gestion qui ne permettent pas l'adh&#233;sion des participants. Ces mod&#232;les sont destructeurs de la culture institutionnelle en g&#233;n&#233;ral. Ils tendent donc &#224; perp&#233;tuer les probl&#232;mes qu'ils visent &#224; r&#233;gler.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Ils impliquent un rituel de v&#233;rification co&#251;teux dans lequel la proc&#233;dure ne se r&#233;f&#232;re plus &#224; l'activit&#233; qu'elle devait initialement mesurer. Les contrats de performance, par exemple, visent &#224; &#233;valuer la performance sans &#233;gard &#224; la nature de l'activit&#233;. C'est donc dire que les professeurs, &#224; qui on veut imposer des &#233;valuations permanentes, vont augmenter les notes de leurs &#233;l&#232;ves arbitrairement afin de rencontrer leurs objectifs.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Ces efforts sont disproportionn&#233;s par rapport aux rendements qu'ils g&#233;n&#232;rent. La pr&#233;tention &#224; d&#233;bureaucratiser et &#224; augmenter l'efficience n&#233;cessite paradoxalement la cr&#233;ation de lourds m&#233;canismes de mesure.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Les r&#233;gimes d'audits, qui sont exponentiels, diminuent la confiance du public dans les institutions, ce qui augmente la demande pour plus de contr&#244;le et de surveillance. Des m&#233;canismes de contr&#244;le sont ainsi ajout&#233;s, et ainsi virtuellement &#224; l'infini.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; L'imitation des mod&#232;les de march&#233; de m&#234;me que l'accent mis sur la comp&#233;tition nationale et globale m&#232;nent &#224; la d&#233;-finalisation des institutions et ouvrent la porte aux pressions et aux int&#233;r&#234;ts corporatifs, donc &#224; davantage de corruption.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Si on peut sinc&#232;rement douter que la coalition Legault-Sirois rencontre ses objectifs politiques, les propositions visant &#224; &#171; &lt;i&gt;se doter de l'un des meilleurs syst&#232;mes d'&#233;ducation au monde&lt;/i&gt; &#187; demeurent tout de m&#234;me inqui&#233;tantes en ce qui concerne le type d'individu qu'elles cherchent &#224; produire. Pour paraphraser Jaime Semprun qui, &#224; la question pos&#233;e par les &#233;cologistes : &#171; &lt;i&gt;Quel monde allons-nous laisser &#224; nos enfants&lt;/i&gt; ? &#187;, r&#233;pondait qu'il conviendrait plut&#244;t de se poser la question : &#171; &lt;i&gt;&#192; quels enfants allons-nous laisser le monde ?&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jaime Semprun, L'Ab&#238;me se repeuple, &#201;ditions de l'Encyclop&#233;die des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;, il faudrait r&#233;fl&#233;chir collectivement &#224; la question de savoir &#171; &lt;i&gt;&#192; quels enfants allons-nous laisser le Qu&#233;bec ?&lt;/i&gt; &#187; &#192; des petits entrepreneurs d'eux-m&#234;mes narcissiques &#224; qui l'on demande de &#171; produire toujours plus &#187; afin de pouvoir &#171; consommer toujours plus &#187;, dont la subjectivit&#233; entre en compl&#233;mentarit&#233; structurelle avec la logique d'accumulation illimit&#233;e du capital ? Ou encore &#224; des citoyens autonomes en mesure de poser collectivement des limites &#224; la dynamique de croissance illimit&#233;e ? Les d&#233;fis auxquels vont &#234;tre confront&#233;es les g&#233;n&#233;rations futures, que ce soit au Qu&#233;bec ou &#224; travers le monde, sont immenses. Il faudrait peut-&#234;tre se demander s'il est responsable collectivement de laisser entre les mains de quelques managers sans vision les soins de &#171; g&#233;rer l'apocalypse &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Je reprends ici le terme de la t&#233;tralogie de l'&#233;crivain qu&#233;b&#233;cois (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; vers laquelle nous pousse in&#233;luctablement notre mod&#232;le de d&#233;veloppement aveugle ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb5-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour une critique du logiciel &lt;i&gt;Powerpoint&lt;/i&gt;, voir Franck Frommer, &lt;i&gt;La Pens&#233;e Powerpoint : enqu&#234;te sur ce logiciel qui rend stupide&lt;/i&gt;, Paris, La D&#233;couverte, 2010&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Coalition pour l'avenir du Qu&#233;bec, p. 3. En ligne : &lt;a href=&#034;http://www.coalitionavenir.org/files/Version%20finale%20texte%2021-02-2011-1.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.coalitionavenir.org/files/Version%20finale%20texte%2021-02-2011-1.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Idem.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Vincent Gaujelac, &lt;i&gt;La soci&#233;t&#233; malade de la gestion : id&#233;ologie gestionnaire, pouvoir manag&#233;rial et harc&#232;lement social&lt;/i&gt;, Paris, Points, 2009, p. 214&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pierre Dardot et Christian Laval, &#034;N&#233;olib&#233;ralisme et subjectivation capitaliste&#034;, &lt;i&gt;Cit&#233;s&lt;/i&gt;, no. 41, 2010, p. 35-50.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Alan Scott, &#034; NPM in Perspective &#034;, communication pr&#233;sent&#233;e au colloque &lt;i&gt;L'enseignement sup&#233;rieur entre Nouvelle gestion Publique et d&#233;pression &#233;conomique&lt;/i&gt;, Analyse compar&#233;e et essai de prospective, Universit&#233; de Paris Ouest Nanterre La D&#233;fense, 11-12 d&#233;cembre 2009&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jaime Semprun, &lt;i&gt;L'Ab&#238;me se repeuple&lt;/i&gt;, &#201;ditions de l'Encyclop&#233;die des Nuisances, 1997&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Je reprends ici le terme de la t&#233;tralogie de l'&#233;crivain qu&#233;b&#233;cois Jean-Jacques Pelletier intitul&#233;e &lt;i&gt;Les Gestionnaires de l'Apocalypse&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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