<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.ababord.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
	<link>https://www.ababord.org/</link>
	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.ababord.org/spip.php?id_mot=834&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
		<url>https://www.ababord.org/local/cache-vignettes/L144xH53/siteon0-9c6c5.png?1729015892</url>
		<link>https://www.ababord.org/</link>
		<height>53</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Prot&#233;ger le bien commun</title>
		<link>https://www.ababord.org/Proteger-le-bien-commun</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Proteger-le-bien-commun</guid>
		<dc:date>2015-06-09T23:49:02Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ianik Marcil</dc:creator>


		<dc:subject>Marcil, Ianik</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La gauche politique et &#233;conomique pr&#233;tend d&#233;fendre le bien commun alors que la droite plaiderait d'abord en faveur de l'int&#233;r&#234;t individuel. Malheureusement, l'appel &#224; ce bien commun est trop souvent incantatoire et d&#233;sincarn&#233; : ses contours empiriques semblent bien flous. Favoriser un r&#233;gime de retraite public permet &#224; la fois d'identifier concr&#232;tement une instance empirique du bien commun et d'en faire un cheval de bataille concret. &lt;br class='autobr' /&gt; Car en effet, nul n'est contre la vertu. Personne ne (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-L-assaut-contre-les-" rel="directory"&gt;Dossier : L'assaut contre les retraites&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Marcil-Ianik-+" rel="tag"&gt;Marcil, Ianik&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1947.png?1642092163' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;657&#034; height=&#034;440&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La gauche politique et &#233;conomique pr&#233;tend d&#233;fendre le bien commun alors que la droite plaiderait d'abord en faveur de l'int&#233;r&#234;t individuel. Malheureusement, l'appel &#224; ce &lt;i&gt;bien commun&lt;/i&gt; est trop souvent incantatoire et d&#233;sincarn&#233; : ses contours empiriques semblent bien flous. Favoriser un r&#233;gime de retraite public permet &#224; la fois d'identifier concr&#232;tement une instance empirique du bien commun et d'en faire un cheval de bataille concret.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Car en effet, nul n'est contre la vertu. Personne ne s'opposerait &#224; la d&#233;fense du bien commun. H&#233;las, comme la vertu, voil&#224; un mot creux, sinon un mot fourre-tout qui peut vouloir dire, justement, tout et n'importe quoi. Ce me semble d'autant de plus en plus vrai qu'on s'&#233;loigne de la solidarit&#233; n&#233;cessaire &#224; sa promotion comme objectif politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les 40 derni&#232;res ann&#233;es, l'id&#233;ologie conservatrice et/ou n&#233;olib&#233;rale a gagn&#233; tranquillement mais s&#251;rement le terrain m&#233;diatique et a insidieusement infiltr&#233; les esprits. Une int&#233;riorisation qui rend de plus en plus difficile le combat pour la pr&#233;servation du bien commun, voire pour entretenir la foi en sa r&#233;elle n&#233;cessit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une distribution de la richesse en panne&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le milieu des ann&#233;es 1970 marque d&#233;finitivement un tournant dans l'histoire moderne des soci&#233;t&#233;s occidentales ou industrialis&#233;es. Les Trente Glorieuses (1945-1975) sont chose du pass&#233;. Ces trois d&#233;cennies d'apr&#232;s-guerre qui ont vu na&#238;tre la classe moyenne, se concr&#233;tiser l'&lt;i&gt;American Dream&lt;/i&gt; et o&#249; le salaire des travailleurs et des travailleuses accaparait une juste part des gains de productivit&#233; est d&#233;sormais r&#233;volue. S'ensuivent quatre d&#233;cennies d'un d&#233;veloppement &#233;conomique d&#233;solidaris&#233; et marqu&#233; par la mont&#233;e de l'individualisme et du repli sur soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces derni&#232;res d&#233;cennies sont effectivement caract&#233;ris&#233;es par le d&#233;litement du lien &#233;conomique et social induit par la mont&#233;e du conservatisme &#233;conomique, politique et moral. Depuis 40 ans, les revenus r&#233;els des Canadiens et Canadiennes n'ont pas augment&#233;. Cela signifie que si vous avez commenc&#233; votre carri&#232;re au milieu des ann&#233;es 1970, &lt;i&gt;grosso modo&lt;/i&gt; au d&#233;but de la vingtaine, vous &#234;tes aujourd'hui &#224; l'aube de votre retraite sans avoir accru vos revenus. Tout simplement parce que la hausse des salaires n'a couvert, en moyenne, que l'inflation. Laquelle, incidemment, malgr&#233; des taux globaux relativement bas, a augment&#233; de mani&#232;re importante ces derni&#232;res ann&#233;es pour les biens de premi&#232;re n&#233;cessit&#233; (alimentation, logement, transport). Parall&#232;lement, puisque l'enrichissement individuel est hors de port&#233;e, les m&#233;nages recourent au cr&#233;dit afin de s'assurer au moins l'illusion d'une meilleure qualit&#233; de vie. Cons&#233;quence : le taux d'endettement des familles atteint des sommets records : 164 % du revenu disponible, pour 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ajoutons &#224; cela la pr&#233;carisation croissante du march&#233; de l'emploi. En 2013, l'&#233;conomie qu&#233;b&#233;coise a d&#233;truit 55 000 emplois &#224; temps plein alors qu'elle en cr&#233;ait 59 000 &#224; temps partiel. Une tendance que l'on observe depuis au moins une quinzaine d'ann&#233;es, tout comme la perte de terrain de la couverture des travailleuses et des travailleurs &#224; leur retraite. &#192; ce jour, c'est 30 % des salari&#233;&#183;e&#183;s qu&#233;b&#233;cois&#183;es qui n'ont pas de couverture &#224; la retraite, mis &#224; part les r&#233;gimes que nous pourrions qualifier de survie que sont la Pension de la s&#233;curit&#233; de la vieillesse et le Suppl&#233;ment de revenu garanti &#8211; les deux offrant un revenu bien en de&#231;&#224; du seuil de pauvret&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pass&#233; se place sous le signe de la stagnation, le pr&#233;sent, celui de la pr&#233;carit&#233; et le futur, de l'incertitude.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;litement de la soci&#233;t&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Comment, dans ce contexte, pouvons-nous individuellement d&#233;fendre le bien commun, une action qui implique la participation individuelle au collectif, comme l'entendait Thomas d'Aquin, qui fait en sorte que tout un chacun fait preuve de bont&#233; envers sa communaut&#233; ? Devant l'incertitude, la pr&#233;carit&#233; et l'absence de b&#233;n&#233;fice &#224; l'effort collectif, l'action collective semble &#234;tre hors de port&#233;e. La recherche de la vie bonne, que garantirait un contrat social bas&#233; sur la d&#233;fense du bien commun, ou &#224; tout le moins sa construction, s'effondre devant cet &#233;tiolement des liens sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait pr&#233;somptueux de ramener l'&#233;tat actuel des travailleuses et des travailleurs, des familles, des ch&#244;meuses et des ch&#244;meurs &#224; l'&#233;tat de nature d&#233;crit par les penseurs lib&#233;raux. Et pourtant. N'y a-t-il pas quelque chose de notre vie contemporaine de l'&#233;tat de nature d&#233;crit par Hobbes ? Cette existence &#171; &lt;i&gt;solitaire, mis&#233;rable, difficile, sauvage et br&#232;ve &lt;/i&gt; &#187; ? Sans pr&#233;tendre que nous sommes revenus &#224; l'&#233;tat de nature, il n'en demeure pas moins que notre abandon collectif de cet id&#233;al de vie commune visant une vie meilleure, bonne, s'en approche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La privatisation de la planification &#224; la retraite en participe. Les campagnes de marketing visant &#224; favoriser les v&#233;hicules financiers priv&#233;s (comme les REER, par exemple) affaiblissent le lien collectif. Exit la solidarit&#233; interg&#233;n&#233;rationnelle et intrag&#233;n&#233;rationnelle. Bienvenue le quant-&#224;-soi. Mais &#233;tant donn&#233; le peu de possibilit&#233;s de libert&#233; &#233;conomique que nous avons, comment cela peut-il &#234;tre coh&#233;rent avec notre r&#233;alit&#233; ? Nous ne nous enrichissons pas, nous nous endettons et il faudrait que nos d&#233;cisions individuelles nous sauvent de ce marasme ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette privatisation de la retraite port&#233;e par le conservatisme &#233;conomique et le n&#233;olib&#233;ralisme ambiants trahit pourtant les fondements m&#234;mes du lib&#233;ralisme port&#233; par Locke, Hutcheson, Hume et Smith. Que nous dit Locke ? Que nous sommes d'abord et avant tout &#171; propri&#233;taires &#187; de notre propre personne ; que cette propri&#233;t&#233; ne doit &#234;tre, en aucune circonstance, ali&#233;n&#233;e par un pouvoir coercitif. Par extension, les individus sont l&#233;gi&#173;timement propri&#233;taires du fruit de leur travail, puisque c'est leur corps et leur esprit qui le produit. Ainsi, la vie mat&#233;rielle et la vie &#233;conomique permettent la libert&#233; par la souverainet&#233; du travail humain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, ce travail n'est pas que le travail mon&#233;tis&#233;, pass&#233; par la moulinette du march&#233;. Nombre de contributions &#224; la vie mat&#233;rielle ne sont pas m&#233;diatis&#233;es par l'&#233;change marchand : le b&#233;n&#233;volat, le travail &#224; la maison, l'autoproduction. Celles-ci permettent l'&#233;panouissement individuel par leur participation &#224; la vie mat&#233;rielle qui n'est pas n&#233;cessairement &#233;conomique. &#192; cet &#233;gard, tous les citoyens et toutes les citoyennes sont au centre de la vie collective et sont en mesure de cr&#233;er les arrangements institutionnels, au sens d'Elinor Ostrom, qui leur garantissent leur &#233;panouissement et leur droit &#224; la vie bonne. C'est la raison pour laquelle les r&#233;gimes de retraite sont un bien commun : ils ne devraient pas appartenir qu'aux travailleurs et travailleuses, mais &#224; quiconque participe &#224; la vie mat&#233;rielle de nos soci&#233;t&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La principale menace au contrat social lib&#233;ral est donc la privatisation du bien commun. Un des moteurs les plus forts de cette privatisation est la financiarisation de l'&#233;conomie. La sph&#232;re financi&#232;re repr&#233;sente pr&#233;sentement 10 fois l'&#233;conomie r&#233;elle alors qu'il y a &#224; peine 20 ans, elle ne pesait que pour 2,6 fois la production de biens et de services. La valeur des produits d&#233;riv&#233;s a &#233;t&#233; multipli&#233;e par 125 pendant la m&#234;me p&#233;riode.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;De la vertu des r&#233;gimes de retraite publics et collectifs
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est le triomphe absolu et sans bornes de la finance sur la vie &#233;conomique et mat&#233;rielle que nous observons. Le capitalisme avanc&#233; atteint ainsi son apog&#233;e par la financiarisation de toutes choses, qui entra&#238;ne la privatisation symbolique de toutes relations sociales. L'impact est direct : la sph&#232;re priv&#233;e, magnifi&#233;e, montre ses limites imm&#233;diates. Les r&#233;gimes personnels de retraite ont eu un rendement moyen de l'ordre de 2 % ces derni&#232;res ann&#233;es alors que celui des caisses de retraite publiques a &#233;t&#233; de 6 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreuses motivations &#233;conomiques militent en faveur des r&#233;gimes publics et des r&#233;gimes collectifs &#224; prestations d&#233;termin&#233;es &#8211; lesquels garan&#173;tissent non seulement une rente, ce qui n'est pas le cas des r&#233;gimes &#224; cotisations d&#233;termin&#233;es, mais aussi efficacit&#233;, expertise et &#233;conomies d'&#233;chelle. Ces r&#233;gimes collectifs mutualisent et nivellent le risque &#224; long terme, ce qu'un individu seul ou un m&#233;nage ne peuvent faire. Privatiser le contrat social en s'en remettant aux r&#233;gimes priv&#233;s individuels (ou collectifs, mais &#224; cotisations d&#233;termin&#233;es et de plus en plus sans participation de l'employeur) &#233;rode le lien de solidarit&#233; sociale qui pr&#233;suppose l'interd&#233;pendance de tous envers chacun. L'individualisation de l'&#233;pargne-retraite renie ce principe et nous &#233;loigne d'une soci&#233;t&#233; juste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'heure du tout au march&#233;, de l'individualisme d&#233;brid&#233; et du peu de souci qu'on se fait pour notre avenir collectif (&#224; tous les niveaux), les r&#233;gimes publics de retraite, avant tous les autres, ne constituent pas uniquement des outils financiers pour assurer la s&#233;curit&#233; &#233;conomique des citoyennes et citoyens : ils participent d'un v&#233;ritable projet politique. Si resserrer le filet social co&#251;te cher &#224; court terme, cela est rentable et efficace &#233;conomiquement &#224; long terme, tout en proposant aux citoyen&#183;ne&#183;s un contrat social interg&#233;n&#233;rationnel bas&#233; sur une plus grande solidarit&#233; sociale, &#233;conomique et politique. Il importe donc de d&#233;fendre les valeurs morales et collectives de ces r&#233;gimes bien avant leurs caract&#233;ristiques &#233;conomico-financi&#232;res qui, de toute fa&#231;on, militent en leur faveur. Et c'est avant tout cela, militer en faveur du bien commun.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Simon Pag&#233;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'assujettissement &#224; la finance</title>
		<link>https://www.ababord.org/L-assujettissement-a-la-finance</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/L-assujettissement-a-la-finance</guid>
		<dc:date>2014-09-13T19:06:52Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ianik Marcil</dc:creator>


		<dc:subject>Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme</dc:subject>
		<dc:subject>Economie et finances publiques</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Marcil, Ianik</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La crise financi&#232;re de 2008 aura permis de mettre en lumi&#232;re la formidable puissance du secteur financier dans les &#233;conomies occidentales. Cette sph&#232;re financi&#232;re qui pouvait sembler totalement d&#233;croch&#233;e du r&#233;el avec ses produits d&#233;riv&#233;s exotiques, comme les hedge funds ou des fonds sp&#233;culatifs sur la m&#233;t&#233;o, a montr&#233; &#224; quel point elle &#233;tait en mesure de d&#233;vaster l'&#233;conomie r&#233;elle. &lt;br class='autobr' /&gt; Apr&#232;s la d&#233;b&#226;cle des Lehman Brother de ce monde, les espoirs &#233;taient grands de voir dans l'apr&#232;s-crise une (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Apres-crise-ou-crise-" rel="directory"&gt;Dossier : Apr&#232;s-crise ou crise permanente - O&#249; en sommes-nous ?&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Capitalisme-et-neoliberalisme-+" rel="tag"&gt;Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Economie-et-finances-publiques-+" rel="tag"&gt;Economie et finances publiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-quebecoise-+" rel="tag"&gt;Politique qu&#233;b&#233;coise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Marcil-Ianik-+" rel="tag"&gt;Marcil, Ianik&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1884.png?1642092159' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;675&#034; height=&#034;336&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La crise financi&#232;re de 2008 aura permis de mettre en lumi&#232;re la formidable puissance du secteur financier dans les &#233;conomies occidentales. Cette sph&#232;re financi&#232;re qui pouvait sembler totalement d&#233;croch&#233;e du r&#233;el avec ses produits d&#233;riv&#233;s exotiques, comme les hedge funds ou des fonds sp&#233;culatifs sur la m&#233;t&#233;o, a montr&#233; &#224; quel point elle &#233;tait en mesure de d&#233;vaster l'&#233;conomie r&#233;elle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s la d&#233;b&#226;cle des Lehman Brother de ce monde, les espoirs &#233;taient grands de voir dans l'apr&#232;s-crise une &#232;re de mise au pas des g&#233;ants de la finance. H&#233;las, non seulement nous ne sommes pas v&#233;ritablement sortis de la crise (structurelle), mais la sph&#232;re financi&#232;re n'a mis que quelques ann&#233;es &#224; retrouver sa toute-puissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prestigieuse firme de consultants McKinsey publiait d&#232;s 2011 une importante &#233;tude comptabilisant la valeur de l'ensemble des actifs financiers &#171; classiques &#187; sur la plan&#232;te (march&#233;s boursiers, titres obligataires gouvernementaux et priv&#233;s, pr&#234;ts bancaires, etc.). En 2010, soit deux ans apr&#232;s la crise financi&#232;re, ils repr&#233;sentent 212 000 milliards de dollars (G$) ; en 1990, ils ne repr&#233;sentaient que 54 000 G$, soit environ une augmentation du quadruple en 20 ans. Durant la m&#234;me p&#233;riode, la valeur de tous les biens et services produits sur la plan&#232;te (le PIB) n'a augment&#233; que de 2,8 fois&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Charles Roxburgh, Susan Lund et John Piotrowski, Mapping global capital (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien plus, si on ajoute &#224; ces actifs financiers classiques ce qu'on appelle les &#171; produits d&#233;riv&#233;s &#187; &#8211; c'est-&#224;-dire cet ensemble d'instruments financiers qui se sont multipli&#233;s &#224; une vitesse folle depuis les ann&#233;es 1980, des produits dont la valeur est fix&#233;e &#224; la valeur future d'autres produits financiers &#8211;, on arrive &#224; des sommes tout simplement vertigineuses. En 1990, la valeur des produits d&#233;riv&#233;s &#233;tait de l'ordre de 3 450 G$ ; en 2010, 434 000 G$ &#8211; 125 fois plus en 20 ans&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Estimations de l'International Swaps and Derivatives Association, qui sont (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une sph&#232;re financi&#232;re gigantesque&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La cons&#233;quence est simple : en moins de 20 ans, la sph&#232;re financi&#232;re occupe maintenant une place d&#233;mesur&#233;e par rapport &#224; l'&#233;conomie r&#233;elle. Le graphe et le tableau pr&#233;sent&#233;s ici illustrent de mani&#232;re &#233;loquente ce ph&#233;nom&#232;ne. Alors que l'ensemble de la sph&#232;re financi&#232;re repr&#233;sentait environ 2,6 fois l'&#233;conomie r&#233;elle en 1990, elle repr&#233;sente aujourd'hui plus de 10 fois l'&#233;conomie r&#233;elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette enflure d&#233;mesur&#233;e a trois cons&#233;quences majeures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;rement, on le constate, il y a une d&#233;connexion compl&#232;te entre la croissance de la sph&#232;re financi&#232;re et celle de l'&#233;conomie r&#233;elle. Pendant une grande partie de l'histoire du capitalisme, les produits financiers &#233;taient l'&#171; huile dans l'engrenage &#187; &#233;conomique. Sa croissance allait de pair avec celle de la production et du commerce. Mais sur une tr&#232;s courte p&#233;riode, l'excroissance de la finance est &#224; ce point &#233;norme qu'elle s'autonomise de la dynamique &#233;conomique r&#233;elle, elle &#171; &lt;i&gt;s'affranchit de plus en plus des bases de l'&#233;conomie r&#233;elle, la finance ne parle plus qu'&#224; la finance&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Fr&#233;d&#233;ric Lordon, Jusqu'&#224; quand ? Pour en finir avec les crises financi&#232;res, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, deuxi&#232;mement, son autonomie ne la rend pas inoffensive. En r&#233;alit&#233;, elle produit une dynamique asym&#233;trique. D'une part, sa croissance et les profits d&#233;mesur&#233;s qu'elle g&#233;n&#232;re sont bas&#233;s, ultimement, sur l'activit&#233; &#233;conomique r&#233;elle. La valeur des produits financiers sp&#233;culatifs s'appuie sur l'&#233;volution de celle de la production tr&#232;s concr&#232;te de marchandises. Ainsi, les fonds sp&#233;culatifs sur les produits agricoles g&#233;n&#232;rent une plus-value formidable sur la base de r&#233;coltes (ou de p&#233;nuries). Cela dit, en vertu d'un principe d'escalier, l'&#233;conomie r&#233;elle se retrouve tr&#232;s loin dans le processus ; au final, on sp&#233;cule sur des produits financiers sp&#233;culant eux-m&#234;mes sur des produits financiers sp&#233;culatifs, dans une cha&#238;ne virtuellement sans fin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, et c'est l&#224; que r&#233;side l'asym&#233;trie, les crises g&#233;n&#233;r&#233;es par la sp&#233;culation dans la sph&#232;re financi&#232;re retombent directement sur l'&#233;conomie r&#233;elle et produisent des effets d&#233;vastateurs. La crise financi&#232;re de 2008 l'a d&#233;montr&#233; : la d&#233;b&#226;cle de produits financiers pourris accol&#233;s &#224; la fragilit&#233; de l'endettement hypoth&#233;caire des m&#233;nages a plong&#233; l'&#233;conomie mondiale &#8211; en premier lieu celle des &#201;tats-Unis &#8211; dans une des pires crises &#233;conomiques depuis la d&#233;pression des ann&#233;es 1930. Au bout du compte, les propri&#233;taires de ces actifs financiers sophistiqu&#233;s s'enrichissent sur la base d'activit&#233;s &#233;conomiques r&#233;elles, lesquelles ne b&#233;n&#233;ficient pas de ces profits, mais en subissent la d&#233;confiture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Troisi&#232;mement, cette hypertrophie de la sph&#232;re financi&#232;re a d'autres cons&#233;quences bien r&#233;elles, politiques celles-l&#224;. L'enrichissement des d&#233;tenteurs de capitaux financiers combin&#233; &#224; la stagnation des revenus r&#233;els des travailleurs et travailleuses depuis le milieu des ann&#233;es 1970 a caus&#233; les in&#233;galit&#233;s &#233;conomiques que l'on sait. Or, ces in&#233;galit&#233;s &#233;conomiques nourrissent un d&#233;balancement du pouvoir politique. Car les d&#233;tenteurs des capitaux financiers ont un pouvoir r&#233;el, tout simple : leur richesse leur permet d'influencer les plus hautes sph&#232;res publiques en finan&#231;ant les campagnes &#233;lectorales, divers lobbies ou simplement la discussion publique par des investissements massifs en op&#233;rations de relations publiques de toutes sortes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette influence demeure difficilement mesurable, quantitativement. N&#233;anmoins, elle refl&#232;te une nouvelle asym&#233;trie du pouvoir financier et politique. La financiarisation de nos &#233;conomies agit selon sa propre logique, d&#233;tach&#233;e de l'&#233;conomie r&#233;elle, et ponctionne cette derni&#232;re de la valeur qu'elle cr&#233;e l&#233;gitimement. Le secteur financier &#171; &lt;i&gt;vogue sans refl&#233;ter la r&#233;alit&#233; du secteur de la production. Ce dernier est oblig&#233; de transf&#233;rer de plus en plus de richesse vers le secteur financier, la cr&#233;ation de richesse est ainsi confisqu&#233;e. [...] Ainsi le secteur financier domine le secteur de la production et contraint les autorit&#233;s &#224; se mettre &#224; son service dans leurs politiques mon&#233;taires et financi&#232;res &lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Bernard &#201;lie, &#171; Un monde domin&#233; par le secteur financier &#187;, in Bernard &#201;lie (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Contr&#244;ler les royalistes &#233;conomiques&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Or, ces &#171; autorit&#233;s &#187; (r&#233;glementaires, l&#233;gislatives, institutionnelles) devraient fondamentalement &#234;tre contr&#244;l&#233;es par le politique. Mais ce sont, pour reprendre les mots de Roosevelt, les &#171; royalistes &#233;conomiques &#187; qui ont pris le contr&#244;le de l'&#233;conomie, de la soci&#233;t&#233; et, surtout, de la sph&#232;re poli&#173;tique. En effet, le 27 juin 1936, il livre un discours devenu c&#233;l&#232;bre devant la Convention nationale d&#233;mocrate, qui a &#233;t&#233; baptis&#233; par la suite &#171; Un rendez-vous avec le destin &#187;. Il se f&#233;licitait, notamment, d'avoir r&#233;ussi au cours de son premier mandat &#224; r&#233;duire le r&#244;le et le pouvoir de ce qu'il appelait les &#171; royalistes &#233;conomiques &#187;, c'est-&#224;-dire les ma&#238;tres de la finance qui avaient, selon lui, vol&#233; le r&#234;ve am&#233;ricain des travailleurs et des petits entrepreneurs, cause v&#233;ritable de la crise &#233;conomique des ann&#233;es 1930 : &lt;i&gt;&#192; partir de cette civilisation moderne, les royalistes &#233;conomiques ont sculpt&#233; de nouvelles dynasties. De nouveaux royaumes ont &#233;t&#233; construits sur la concentration de leur contr&#244;le sur les choses mat&#233;rielles. [...] Il n'y avait pas de place au sein de cette royaut&#233; pour nos milliers de petits entrepreneurs et commer&#231;ants qui cherchaient &#224; faire un usage digne du syst&#232;me am&#233;ricain d'initiative et de profit. Ils n'&#233;taient pas plus libres que le travailleur ou l'agriculteur. M&#234;me les hommes nantis honn&#234;tes et progressistes, conscients de leurs obligations envers leur g&#233;n&#233;ration, n'ont jamais pu trouver exactement leur place dans ce sch&#233;ma dynastique des choses &lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Franklin D. Roosevelt, Great speeches, Mineola, NY, Dover, 1999, p. 48-49. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, voil&#224; les pouvoirs &#233;conomique et politique r&#233;unis : les princes de la finance influencent la dynamique des relations de pouvoir politique. N'est-ce pas, dans les mots de Roosevelt, la faillite d'Obama &#224; r&#233;former la sph&#232;re financi&#232;re ? Car rien n'a chang&#233; : les r&#232;gles du jeu des acteurs du monde financier n'ont, &#224; peu de choses pr&#232;s, pas &#233;t&#233; modifi&#233;es. L'acc&#233;l&#233;ration de la financiarisation demeure adoss&#233;e &#224; l'endettement public et &#224; celui des m&#233;nages, &#233;tant donn&#233; que les deux tiers du moteur de la croissance &#233;conomique sont m&#251;s par la consommation adoss&#233;e &#224; l'endettement tout comme celui de la sph&#232;re publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin de 2009, au cours d'une conf&#233;rence internationale, l'&#233;conomiste italien et membre du Comit&#233; ex&#233;cutif de la Banque centrale europ&#233;enne Lorenzo Bini Smaghi demendait, dans un texte plus que jamais d'actualit&#233; : &#171; &lt;i&gt;Has the financial sector grown too big ?&lt;/i&gt; &#187; Question &#224; laquelle il r&#233;pondait &#171; oui &#187; sans &#233;quivoque. Et &#224; laquelle il est urgent de trouver des solutions&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lorenzo Bini Smaghi, &#171; Has the financial sector grown too big ? &#187;, European (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Car Obama ni aucun autre politicien en place en Occident n'ont r&#233;ussi &#224; assujettir la finance aux imp&#233;ratifs collectifs. Inversement, la sph&#232;re financi&#232;re poursuit son excroissance aux d&#233;pens des choix collectifs. Aurons-nous, enfin, la force politique, sociale et communautaire de nous opposer &#224; ces dynamiques profond&#233;ment liberticides et in&#233;galitaires ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Charles Roxburgh, Susan Lund et John Piotrowski, Mapping global capital markets 2011, McKinsey Global Inst., 2011. L'augmentation du PIB est calcul&#233;e &#224; partir des donn&#233;es du FMI.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Estimations de l'International Swaps and Derivatives Association, qui sont plus conservatrices que celles de la Banque des r&#232;glements internationaux qui chiffre la valeur des produits d&#233;riv&#233;s &#224; 600 000 G$ pour 2010.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Fr&#233;d&#233;ric Lordon, Jusqu'&#224; quand ? Pour en finir avec les crises financi&#232;res, Paris, Raisons d'agir, 2008, p. 94.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Bernard &#201;lie, &#171; Un monde domin&#233; par le secteur financier &#187;, in Bernard &#201;lie et Claude Vaillancourt (dir.), Sortir de l'&#233;conomie du d&#233;sastre : aust&#233;rit&#233;, in&#233;galit&#233;s, r&#233;sistances, Montr&#233;al, M &#233;diteur, 2012, p. 55.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Franklin D. Roosevelt, Great speeches, Mineola, NY, Dover, 1999, p. 48-49. Notre traduction.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lorenzo Bini Smaghi, &#171; Has the financial sector grown too big ? &#187;, European Central Bank, Discours au Nomura Seminar, Kyoto, 15 avril 2010.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Simon Pag&#233;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
