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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Processus de paix : la r&#233;sistance palestinienne rena&#238;t</title>
		<link>https://www.ababord.org/Processus-de-paix-la-resistance-palestinienne-renait</link>
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		<dc:date>2020-04-11T16:50:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Denis Kosseim</dc:creator>


		<dc:subject>Colonialisme et imp&#233;rialisme</dc:subject>
		<dc:subject>Moyen-Orient</dc:subject>
		<dc:subject>Conflits, droits humains et impunit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Kosseim, Denis</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le processus de paix d'Oslo devait mener &#224; la cr&#233;ation d'un &#201;tat palestinien voisin de l'&#201;tat isra&#233;lien. Mais Oslo n'a jamais &#233;t&#233; pour la solution des deux &#201;tats. Bien qu'ill&#233;gale, l'inauguration de l'ambassade des &#201;tats-Unis &#224; J&#233;rusalem Est le 14 mai 2018 a le m&#233;rite d'affirmer clairement qu'il n'y aura jamais d'&#201;tat palestinien. &lt;br class='autobr' /&gt;
En arabe, intifada signifie soul&#232;vement populaire. L'Intifada, &#233;crite avec une majuscule, fait r&#233;f&#233;rence &#224; des &#233;v&#233;nements historiques pr&#233;cis. La premi&#232;re (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-77-dec-2018-janv-2019-" rel="directory"&gt;No 077 - d&#233;c. 2018 / janv. 2019&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Imperialisme-+" rel="tag"&gt;Colonialisme et imp&#233;rialisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Moyen-Orient-+" rel="tag"&gt;Moyen-Orient&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Conflits-droits-humains-et-+" rel="tag"&gt;Conflits, droits humains et impunit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Kosseim-Denis-+" rel="tag"&gt;Kosseim, Denis&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2871.png?1642092239' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;834&#034; height=&#034;626&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le processus de paix d'Oslo devait mener &#224; la cr&#233;ation d'un &#201;tat palestinien voisin de l'&#201;tat isra&#233;lien. Mais Oslo n'a jamais &#233;t&#233; pour la solution des deux &#201;tats. Bien qu'ill&#233;gale, l'inauguration de l'ambassade des &#201;tats-Unis &#224; J&#233;rusalem Est le 14 mai 2018 a le m&#233;rite d'affirmer clairement qu'il n'y aura jamais d'&#201;tat palestinien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En arabe, &lt;em&gt;intifada&lt;/em&gt; signifie soul&#232;vement populaire. L'Intifada, &#233;crite avec une majuscule, fait r&#233;f&#233;rence &#224; des &#233;v&#233;nements historiques pr&#233;cis. La premi&#232;re Intifada d&#233;buta en d&#233;cembre 1987 &#224; Gaza et fut appel&#233;e l'Intifada des pierres.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Palestinien&#183;ne&#183;s de Gaza vivaient alors depuis 20 ans sous occupation isra&#233;lienne, &#224; la suite de la Guerre de juin 1967, dite la Guerre des Six Jours. En droit international, un &#201;tat ne peut acqu&#233;rir un territoire par la guerre : Isra&#235;l doit retourner ce territoire aux Palestinien&#183;ne&#183;s. Mais apr&#232;s 20 ans d'occupation, l'occupation de Gaza semblait devenir une annexion de facto, et c'est dans ces conditions g&#233;n&#233;rales qu'&#233;clata l'Intifada des pierres. Comment g&#233;rer ce soul&#232;vement populaire ? La r&#233;ponse isra&#233;lienne fut d'envoyer l'arm&#233;e pour policer une population civile refusant l'annexion de fait. Mais une arm&#233;e n'est pas con&#231;ue pour agir comme une force polici&#232;re. &#192; l'&#233;chelle internationale, Isra&#235;l est per&#231;u comme un Goliath et les Palestiniens, comme David. Une solution doit &#234;tre trouv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Organisation de la lib&#233;ration de la Palestine (OLP) est une organisation r&#233;unissant sous un parapluie les principales organisations palestiniennes. L'OLP &#233;tait devenue politiquement marginale et son leader, Yasser Arafat, profite de l'Intifada des pierres pour redorer son blason. Il d&#233;clare en 1988 que l'OLP est pr&#234;te &#224; faire un compromis historique, selon la formule &lt;em&gt;land for peace&lt;/em&gt;. Selon cette formule, les Palestinien&#183;ne&#183;s procureront &#224; Isra&#235;l la &lt;em&gt;paix&lt;/em&gt; (en cessant leur soul&#232;vement et en reconnaissant Isra&#235;l &#224; l'int&#233;rieur de limites territoriales respectant un trac&#233; internationalement reconnu depuis l'armistice de 1949, aussi appel&#233; &#171; &lt;em&gt;ligne verte&lt;/em&gt; &#187;) et Isra&#235;l procurera aux Palestiniens la &lt;em&gt;terre&lt;/em&gt; (en mettant fin &#224; son occupation des territoires palestiniens comme Gaza, permettant l'&#233;mergence d'un &#201;tat palestinien dans lequel Gaza serait reli&#233; par un corridor terrestre &#224; l'autre territoire occup&#233; depuis juin 1967, la Cisjordanie, incluant son joyau, J&#233;rusalem Est, o&#249; se trouve notamment le c&#233;l&#232;bre d&#244;me du Rocher).&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le compromis historique d'Arafat, c'est l'endossement de la solution des deux &#201;tats. La r&#233;solution du &#171; conflit &#187; passe par l'&#233;tablissement d'un &#201;tat palestinien aux c&#244;t&#233;s de l'&#201;tat isra&#233;lien, le premier sur 22 % du territoire de la Palestine historique, le deuxi&#232;me sur 78 % de ce m&#234;me territoire. Les mots cl&#233;s de la solution des deux &#201;tats : paix, s&#233;curit&#233;, bons voisins. Mais le diable est dans les d&#233;tails.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#201;tats-Unis ont insist&#233; sur des n&#233;gociations sous leurs auspices et non sous les auspices de l'ONU. Si la solution des deux &#201;tats avait &#233;t&#233; n&#233;goci&#233;e sous couvert de cette derni&#232;re, c'est le droit international qui aurait servi de cadre de r&#233;f&#233;rence aux n&#233;gociations. Mais la solution des deux &#201;tats a plut&#244;t &#233;t&#233; n&#233;goci&#233;e selon un rapport de force arbitr&#233; par les &#201;tats-Unis (favorable &#224; Isra&#235;l).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi qu'on peut comprendre les Accords d'Oslo, sign&#233;s en 1993. Ces Accords ne sont pas un trait&#233; de paix, mais un cadre de n&#233;gociations devant mener &#224; un trait&#233; de paix. Le texte des Accords d'Oslo a &#233;t&#233; n&#233;goci&#233; entre la fin des ann&#233;es 1980 et le d&#233;but des ann&#233;es 1990 et c'est ce texte qui a &#233;t&#233; sign&#233; lors d'une c&#233;r&#233;monie sur la pelouse de la Maison-Blanche. L'engagement fait devant le monde entier &#233;tait que les Accords d'Oslo fourniraient le cadre n&#233;cessaire &#224; des n&#233;gociations devant mener &#224; un &#201;tat palestinien au bout de cinq ans, soit en 1998.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oslo &#233;tait cens&#233; &#234;tre un processus de paix devant mener &#224; un &#201;tat palestinien sur 22 % du territoire d'Isra&#235;l-Palestine, mais le texte d'Oslo ne refl&#233;tait pas l'esprit d'Oslo et, sur le terrain, une politique du fait accompli a r&#233;duit ce 22 % comme une peau de chagrin. Isra&#235;l, par sa colonisation syst&#233;matique de la Cisjordanie, a litt&#233;ralement divis&#233; en deux ce 22 %. De plus, la carte de la Cisjordanie montre que ce qui reste pour les Palestiniens lorsqu'on retire le territoire pris par les colonies isra&#233;liennes et le r&#233;seau routier qui relie les colonies entre elles ainsi qu'&#224; Isra&#235;l, c'est l'&#233;quivalent d'un archipel compos&#233; de plusieurs petits &#238;lots palestiniens entour&#233;s d'une mer isra&#233;lienne. Sans contigu&#239;t&#233; territoriale, un &#201;tat palestinien n'est tout simplement pas viable. C'est cette r&#233;alit&#233; invivable qu'Oslo aurait voulu appeler un &#201;tat palestinien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un quart de si&#232;cle s'est &#233;coul&#233; depuis la signature d'Oslo. Le processus de paix s'est donc av&#233;r&#233; &#234;tre non pas un processus de paix, mais un processus de colonisation/d&#233;possession, un processus de cr&#233;ation de bantoustans/r&#233;serves. Il ne serait pas exag&#233;r&#233; de dire que le processus de paix d'Oslo est carr&#233;ment contre la solution des deux &#201;tats. Oslo rejette le compromis historique fond&#233; sur le droit international auquel le leadership palestinien a consenti. Le processus de paix d'Oslo n'est pas moribond, il est mort.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'Ambassade des &#201;tats-Unis en territoire non isra&#233;lien&lt;br&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La date de la mort du processus de paix d'Oslo, c'est le 14 mai 2018, lorsque les &#201;tats-Unis ont plac&#233; leur ambassade d'Isra&#235;l en Palestine ou plus exactement sur un terrain de J&#233;rusalem Est. Il faut rappeler que J&#233;rusalem Est est une partie de la Cisjordanie, occup&#233;e par Isra&#235;l depuis la Guerre de juin 1967, et le droit international interdit l'acquisition de territoires par la guerre. Par ce geste, les &#201;tats-Unis ont d&#233;clar&#233; que le droit international ne s'applique que lorsque les &#201;tats-Unis en d&#233;cident ainsi. Dans le cas d'Isra&#235;l, les &#201;tats-Unis ont donc d&#233;cid&#233; que le droit international ne s'appliquera pas.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La date de cette inauguration n'est pas anodine. C'est une date tr&#232;s significative pour le peuple palestinien. En effet, 70 ans plus t&#244;t, le 14 mai 1948, Isra&#235;l d&#233;clare son ind&#233;pendance. Pour la population palestinienne de l'&#233;poque, cette d&#233;claration d'ind&#233;pendance signifie la poursuite intensifi&#233;e d'une op&#233;ration de &#171; transfert de population &#187; (ou de nettoyage ethnique) qui avait d&#233;j&#224; &#233;t&#233; amorc&#233;e. Entre 1947 et 1949, c'est au moins 750 000 Palestiniens qui deviennent r&#233;fugi&#233;s (trois quarts de la population palestinienne). Ainsi, lorsque les &#201;tats-Unis inaugurent leur ambassade le 14 mai 2018, c'est une sorte cons&#233;cration diplomatique du nettoyage ethnique, trag&#233;die nationale que le peuple palestinien a nomm&#233;e la Catastrophe, ou &lt;em&gt;Naqba&lt;/em&gt;.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parlement isra&#233;lien, la Knesset, vraisemblablement enhardi par l'inauguration de l'ambassade am&#233;ricaine &#224; J&#233;rusalem, a vot&#233; deux mois plus tard une loi que je qualifierais d'apartheid d&#233;complex&#233;. En effet, une majorit&#233; de d&#233;put&#233;s isra&#233;liens ont vot&#233; pour une loi selon laquelle &#171; &lt;em&gt; Isra&#235;l est l'&#201;tat-nation du peuple juif&lt;/em&gt; &#187;. Cette loi, dite &#171; &lt;em&gt;fondamentale&lt;/em&gt; &#187;, stipule que &#171; &lt;em&gt;Isra&#235;l est la patrie historique du people juif [qui] y a un droit exclusif &#224; l'autod&#233;termination nationale. &lt;/em&gt; &#187; Comme 20 % de la population isra&#233;lienne est compos&#233;e d'Autochtones palestiniens non juifs, il est clair que c'est cette minorit&#233; qui est exclue (par ce &#171; &lt;em&gt;droit&lt;/em&gt; [pr&#233;cis&#233;ment] &lt;em&gt;exclusif&lt;/em&gt; &#187;) en termes d'autod&#233;termination nationale sur le territoire de l'&#201;tat-nation du peuple juif.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon T'ruah, un groupe de rabbins sionistes, la loi menace l'avenir d'Isra&#235;l : &#171; &lt;em&gt;La loi de l'&#201;tat-nation qui vient d'&#234;tre adopt&#233;e met en p&#233;ril la d&#233;mocratie isra&#233;lienne, l&#233;galise la discrimination &#224; l'endroit de 20 % de la population isra&#233;lienne, menace le pluralisme religieux et compromet l'avenir d'Isra&#235;l&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir la manchette du site Mondoweiss en date du 19 juillet 2018. Disponible (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La grande marche du retour&lt;br&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Occup&#233; depuis un demi-si&#232;cle, manipul&#233; par un processus de paix, d&#233;poss&#233;d&#233; par une colonisation syst&#233;matique, faut-il s'&#233;tonner que le peuple palestinien de Gaza remonte au nettoyage ethnique de 1948 et manifeste depuis le 30 mars 2018 sous la banni&#232;re de &#171; &lt;em&gt;La grande marche du retour &lt;/em&gt; &#187; ? Le retour, c'est en Isra&#235;l. En effet, au moins 70 % de la population de Gaza sont des Palestinien&#183;ne&#183;s ayant trouv&#233; refuge dans la bande de Gaza en 1948, lors du nettoyage ethnique de la Palestine. L'&#201;tat isra&#233;lien n'a d'autre solution que de tirer sur des civil&#183;e&#183;s, tuant en 6 mois au moins 183 manifestant&#183;e&#183;s, et blessant plus de 18 000 d'entre eux et elles&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir la page Web d'Al Jazeera, Gaza protest : All the latest updates. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Un r&#233;serviste isra&#233;lien de 19 ans, Hillel Garmi, a r&#233;cemment refus&#233; l'appel des Forces de &#171; d&#233;fense &#187; isra&#233;liennes. Isra&#235;l est une redoutable puissance militaire, mais s'av&#232;re strictement impuissante pour stopper la grande marche vers la conscience de gens comme Hillel Garmi.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir la manchette du site Mondoweiss en date du 19 juillet 2018. &lt;a data-cke-saved- href='http://bit.ly/2qMNUOF' href=&#034;http://bit.ly/2qMNUOF&#034;&gt;Disponible en ligne&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir la page Web d'Al Jazeera, Gaza protest : All the latest updates. &lt;a data-cke-saved- href='http://bit.ly/2Iyqvaw' href=&#034;http://bit.ly/2Iyqvaw&#034;&gt;Disponible en ligne&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;L'auteur est enseignant de philosophie au c&#233;gep Andr&#233;-Laurendeau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo : Palestine (Ahmed Abu Hameeda).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Partition ou partage ?</title>
		<link>https://www.ababord.org/Partition-ou-partage</link>
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		<dc:date>2013-09-18T01:55:35Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Denis Kosseim</dc:creator>


		<dc:subject>Militarisme et antimilitarisme</dc:subject>
		<dc:subject>Moyen-Orient</dc:subject>
		<dc:subject>Kosseim, Denis</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le processus de paix a vingt ans. Vingt ans ! Les Accords d'Oslo, sign&#233;s en 1993, devaient mener &#224; un trait&#233; de paix et &#224; une r&#233;so&#173;lution, une fois pour toutes, des diff&#233;rends entre Isra&#235;l et les Palestiniennes. Le&#8200;temps est venu de s'interroger sur le processus de paix : la solution des deux &#201;tats &#171; vivant c&#244;te &#224; c&#244;te dans la paix et la s&#233;curit&#233; &#187; est-elle vraiment &#171; r&#233;aliste &#187; ? Se peut-il que la partition soit non pas la solution, mais le probl&#232;me ? &lt;br class='autobr' /&gt; Dans Un &#201;tat commun, Eric Hazan et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-49-avril-mai-2013-" rel="directory"&gt;No 049 - avril / mai 2013&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Militarisme-et-antimilitarisme-+" rel="tag"&gt;Militarisme et antimilitarisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Moyen-Orient-+" rel="tag"&gt;Moyen-Orient&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Kosseim-Denis-+" rel="tag"&gt;Kosseim, Denis&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1695.jpg?1642092148' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;477&#034; height=&#034;601&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le processus de paix a vingt ans. Vingt ans ! Les Accords d'Oslo, sign&#233;s en 1993, devaient mener &#224; un trait&#233; de paix et &#224; une r&#233;so&#173;lution, une fois pour toutes, des diff&#233;rends entre Isra&#235;l et les Palestiniennes. Le&#8200;temps est venu de s'interroger sur le processus de paix : la solution des deux &#201;tats &#171; vivant c&#244;te &#224; c&#244;te dans la paix et la s&#233;curit&#233; &#187; est-elle vraiment &#171; r&#233;aliste &#187; ? Se peut-il que la partition soit non pas la solution, mais le probl&#232;me ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;Un &#201;tat commun&lt;/i&gt;, Eric Hazan et Eyal Sivan expliquent que partition et partage ont &#171; &lt;i&gt;le m&#234;me radical part, mais&lt;/i&gt; [que] &lt;i&gt;leur sens est tr&#232;s diff&#233;rent, presque oppos&#233; : partition veut dire coupure, s&#233;paration, division ; partage veut dire mise en commun &#8211; d'un repas, d'un logement, d'un espa&#173;ce&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Eric Hazan et Eyal Sivan, Un &#201;tat commun entre le Jourdain et la mer, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#201;tat commun (partag&#233; de mani&#232;re binationale par exemple) n'est pas une id&#233;e novatrice : elle a &#233;t&#233; appuy&#233;e par des philosophes comme Martin Buber et Hannah Arendt, ainsi que par l'ONU naissante. Avec le refus des gouvernements occidentaux d'ouvrir leurs portes &#224; l'immigration juive apr&#232;s la Seconde Guerre mondiale, c'est la partition de la Palestine historique qui a &#233;t&#233; retenue, avec comme fronti&#232;res celles de l'armistice de 1949 (78 % de la Palestine historique allant &#224; l'&#201;tat d'Isra&#235;l). Il ne restait que les Palestiniennes &#224; convaincre de la n&#233;cessit&#233; de la partition de leur terre ancestrale (et &#224; se contenter de 22 % de ce territoire). &#192; la suite de nombreux revers militaires et diplomatiques, l'OLP a fini par approuver le principe de la partition. En 1993, Yasser Arafat et Yitzhak Rabin signaient les Accords d'Oslo, ouvrant la voie au processus de paix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce processus de paix n'a pas men&#233; &#224; un &#201;tat palestinien viable. Il a en fait servi d'&#233;cran de fum&#233;e pour la colonisation isra&#233;lienne de territoires cens&#233;s &#234;tre palestiniens selon la logique m&#234;me de la partition. La politique isra&#233;lienne a &#233;t&#233; une politique du fait accompli : plus les territoires palestiniens seront colonis&#233;s sous les auspices d'Oslo, moins il y aura de compromis &#224; faire aux Palestiniennes. En fait, le nombre de colons en Cisjordanie a doubl&#233; pendant les premi&#232;res ann&#233;es du processus de paix. Un demi-million d'Isra&#233;liennes vivent aujourd'hui en Cisjordanie, rendant un &#201;tat palestinien non viable (discontinuit&#233; territoriale, acc&#232;s au monde ext&#233;rieur que par Isra&#235;l, etc.). Bien que cette colonisation soit contraire au droit international, Isra&#235;l est officiellement jug&#233; fr&#233;quentable par les puissances occidentales, et les leaders pales&#173;tiniens infr&#233;quentables (&#224; moins de ne s'en tenir qu'aux discours et r&#233;pliques transcrits pour eux par les hauts fonctionnaires &#233;tats-uniens).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans ce contexte que l'id&#233;e de partage de la Palestine historique a &#233;t&#233; relanc&#233;e en 1999 par l'intellectuel palestino-am&#233;ricain Edward Sa&#239;d&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Edward Sa&#239;d, &#171; The One-State Solution &#187;, New York Times, 10 janvier 1999.&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Voyant que le processus de paix menait &#224; la cr&#233;ation de bantoustans&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Bantoustans : du temps de l'apartheid sud-africain, nom donn&#233; aux r&#233;serves (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, Sa&#239;d a sugg&#233;r&#233; de d&#233;laisser la partition de la Palestine et d'envisager son partage. Ce faisant, Sa&#239;d allait &#224; contre-courant, car tous les acteurs politiques appuient la solution des deux &#201;tats : les &#201;tats-Unis, l'Union europ&#233;enne, tant la droite que la gauche isra&#233;lienne, tant l'OLP que le Hamas, tant le Parti conservateur que le NPD, tant le PLQ que QS&#8230; La suggestion de Sa&#239;d ne rejoint peut-&#234;tre pas le &#171; consensus international &#187;, mais il tient compte de la r&#233;alit&#233; sur le terrain. En effet, Isra&#235;l-Palestine a une population totale d'environ 11 millions de personnes. Grosso modo, 50 % de la population est jud&#233;o-isra&#233;lienne et 50 % palestinienne. Compte tenu de la petite superficie du pays, ces populations sont fortement imbriqu&#233;es, si bien que l'&#171; &lt;i&gt;&#233;vidence est qu'&lt;/i&gt;il n'existe qu'un seul &#201;tat &lt;i&gt;qui exerce son pouvoir sur l'ensemble du pays. Toutes les fronti&#232;res sont gard&#233;es par l'arm&#233;e isra&#173;&#233;lienne, toute l'administration est sous contr&#244;le isra&#173;&#233;lien, toute la l&#233;gislation civile et militaire est isra&#173;&#233;lienne, toutes les autorisations de s&#233;jour et de d&#233;placement sont d&#233;livr&#233;es par les Isra&#233;liens. L'Autorit&#233; palestinienne elle-m&#234;me d&#233;pend du gouvernement central de Tel-Aviv, qui l'autorise ou pas &#224; exercer son &#8220;pouvoir&#8221; dans certaines zones du pays&lt;/i&gt; [&#8230;].&lt;i&gt; Il existe donc d&#233;j&#224; un &#201;tat unique sur toute la Palestine historique. Ce qu'on appelle les &#8220;territoires occup&#233;s&#8221; est en r&#233;alit&#233; une r&#233;gion de cet &#201;tat, o&#249; r&#232;gne sur la majorit&#233; de la population (les non-juifs) la loi militaire.&lt;/i&gt; &#187; Cet &#201;tat unique n'est pas un &#201;tat commun, &#171; &lt;i&gt;car il se d&#233;finit comme l'&#201;tat des juifs et non l'&#201;tat de tous ses citoyens. Il maintient l'in&#233;galit&#233; et la discrimination l&#233;gale non seulement sur les zones qu'il d&#233;signe comme &#8220;territoires occup&#233;s&#8221; mais sur tous les non-juifs habitant le pays. Cette situation ne peut pas se d&#233;nouer par la partition. Pour en sortir, la solution r&#233;aliste est de transformer l'&#201;tat unique actuel en un &#201;tat commun &#224; tous ses citoyens, libres et &#233;gaux devant la loi&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Hazan et Sivan, op. cit., p. 13-14.&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;ponses aux objections contre l'&#201;tat commun&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu, il ne s'agit pas de d&#233;truire Isra&#235;l. Il faut rejeter l'amalgame entre &#171; l'&#201;tat des juifs &#187; et les juifs eux-m&#234;mes. En effet, ce qui se passe en Isra&#235;l-Palestine est comparable &#224; bien des &#233;gards aux dominations blanches et protestantes qui avaient lieu nagu&#232;re en Afrique du Sud et en Irlande du Nord. La transformation d'Isra&#235;l en v&#233;ritable d&#233;mocratie (et pas seulement une d&#233;mocratie pour ses habitants juifs) ne nuirait pas &#224; la s&#233;curit&#233; de sa population juive. Au contraire, elle l'augmenterait consid&#233;rablement. En effet, l'endroit au monde le moins s&#233;cu&#173;ritaire pour les juifs est dans l'&#201;tat des juifs ! Dans un &#201;tat commun, un &#201;tat pour tous ses citoyens et toutes ses citoyennes, on peut penser que les acteurs suivront les mod&#232;les fournis par l'Afrique du Sud et par l'Irlande du Nord&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'&#201;tat commun, la suppression des privil&#232;ges pour la population jud&#233;o-isra&#233;lienne devra s'accompagner d'une reconnaissance constitutionnelle de ses droits collectifs, mettant cette population &#224; l'abri du calcul d&#233;mographique. Mais tant la nation palestinienne que la nation jud&#233;o-isra&#233;lienne devront faire le deuil de l'&#201;tat-nation. La reconnaissance constitutionnelle des droits collectifs de toutes les communaut&#233;s permettra aux uns et aux autres d'amortir l'abandon du r&#234;ve national, nourri depuis des d&#233;cennies par l'industrie du processus de paix subventionn&#233;e &#224; coups de milliards de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La route vers l'&#201;tat commun ne sera pas d&#233;nu&#233;e d'obstacles. Il faudra stopper le processus de colonisation en cours depuis plus de 40 ans ; stopper le droit de retour accord&#233; actuellement &#224; tout juif ; reconna&#238;tre l'injustice historique commise &#224; l'endroit du peuple palestinien, c'est-&#224;-dire le nettoyage ethnique qui a permis la fondation d'Isra&#235;l ; abandonner le r&#234;ve de l'&#201;tat-nation. Mais ces d&#233;fis sont r&#233;alisables, ce qui ne l'est pas est la partition de l'ins&#233;cable Palestine historique, qui est tent&#233;e depuis 75 ans. En effet, un vrai &#201;tat palestinien n'est pas possible ; de m&#234;me, un &#201;tat juif viable &#224; long terme n'est pas non plus possible&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Hazan et Sivan, op. cit., chap. III et IV.&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En terminant, l'&#201;tat commun d'Isra&#235;l-Palestine jouirait d'un acronyme fran&#231;ais, &#201;CIP, qui serait tout &#224; fait de circonstance. De plus, les ressortissants de cet &#201;tat &#233;tant pour l'essentiel musulmans, juifs et chr&#233;tiens, l'&#201;tat commun d'Isra&#235;l-Palestine serait le premier &#201;tat &#224; garantir constitutionnellement le week-end de trois jours ! Surtout, cet &#201;tat commun permettra d'envisager des rapports Occident-Orient autres que ceux qui ont &#233;t&#233; instaur&#233;s &#224; l'&#232;re coloniale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Eric Hazan et Eyal Sivan, &lt;i&gt;Un &#201;tat commun entre le Jourdain et la mer&lt;/i&gt;, &#233;ditions La Fabrique, Paris, 2012, p. 7.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Edward Sa&#239;d, &#171; The One-State Solution &#187;, &lt;i&gt;New York Times&lt;/i&gt;, 10 janvier 1999.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Bantoustans&lt;/i&gt; : du temps de l'apartheid sud-africain, nom donn&#233; aux r&#233;serves pour Noirs. Ces r&#233;serves ne repr&#233;sentaient que 13 % du territoire de l'&#201;tat sud-africain, laissant 87 % du territoire pour les Blancs. Dans le cas d'Isra&#235;l-Pales tine, les &lt;i&gt;bantoustans&lt;/i&gt; pour Palestiniens se trouveraient sur 12 % de la Palestine historique, laissant donc 88 % du territoire pour &#171; l'&#201;tat des juifs &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Hazan et Sivan, op. cit., p. 13-14.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Hazan et Sivan, op. cit., chap. III et IV.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

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