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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Generation Palestine : Voices from the Boycott, Divestment and Sanctions Movement</title>
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		<dc:date>2014-11-05T01:08:59Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Abby Lippman</dc:creator>


		<dc:subject>Moyen-Orient</dc:subject>
		<dc:subject>Livres</dc:subject>
		<dc:subject>Emancipation, insubordination, insurrection</dc:subject>
		<dc:subject>Lippman, Abby</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Generation Palestine : Voices from the Boycott, Divestment and Sanctions Movement, dirig&#233; par Rich Wells, Londres, &#201;ditions Pluto Press, 2013, 242 p. &lt;br class='autobr' /&gt; Voil&#224; un passionnant &#8211; mais trop court &#8211; livre produit par de nombreuses personnes qui ont travaill&#233; &#224; cr&#233;er, soutenir et faire avancer le mouvement Boycott, d&#233;sinvestissement et sanctions (BDS) depuis la Palestine et bien au-del&#224;. Il s'agit &#224; la fois d'une excellente introduction &#224; la campagne BDS pour celles et ceux qui n'en auraient pas (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-54-avril-mai-2014-" rel="directory"&gt;No 054 - avril / mai 2014&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Lippman-Abby-+" rel="tag"&gt;Lippman, Abby&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1869.png?1642092158' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;229&#034; height=&#034;382&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Generation Palestine : Voices from the Boycott, Divestment and Sanctions Movement&lt;/i&gt;, dirig&#233; par Rich Wells, Londres, &#201;ditions Pluto Press, 2013, 242 p.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voil&#224; un passionnant &#8211; mais trop court &#8211; livre produit par de nombreuses personnes qui ont travaill&#233; &#224; cr&#233;er, soutenir et faire avancer le mouvement Boycott, d&#233;sinvestissement et sanctions (BDS) depuis la Palestine et bien au-del&#224;. Il s'agit &#224; la fois d'une excellente introduction &#224; la campagne BDS pour celles et ceux qui n'en auraient pas ou peu entendu parler, de m&#234;me que d'une importante source d'informations pour qui participerait au mouvement international puisqu'il aborde des faits et enjeux que l'on oublie facilement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cet &#233;gard, l'ouvrage fournit de nombreuses r&#233;flexions sur les injustices qui sont perp&#233;tr&#233;es actuellement en Palestine et qui ont men&#233; &#224; ce mouvement qui ne cesse de prendre de l'ampleur. Soulignons n&#233;anmoins le manque de voix f&#233;minines parmi les auteur&#183;e&#183;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La campagne BDS est bien enracin&#233;e dans la longue histoire de r&#233;sistance &#224; l'oppression et de d&#233;sob&#233;issance civile pacifiques de la Palestine, s'inspirant d'exemples remontant au colonialisme britannique, &#224; l'&#233;tablissent de l'&#201;tat d'Isra&#235;l en 1948 et &#224; la premi&#232;re Intifada en 1987. La campagne actuelle a &#233;t&#233; officiellement lanc&#233;e en juillet 2005, lorsque 171 organisations de la soci&#233;t&#233; civile palestinienne ont lanc&#233; &#224; la communaut&#233; internationale un appel &#224; la solidarit&#233; et &#224; la participation &#224; un mouvement enjoignant Isra&#235;l &#224; respecter le droit international. Trois objectifs importants &#233;taient alors fix&#233;s : la fin de l'occupation et de la colonisation de tous les territoires appartenant aux Arabes et le d&#233;mant&#232;lement du Mur de s&#233;paration ; une pleine reconnaissance des droits fondamentaux aux citoyens arabes d'Isra&#235;l ; enfin, le respect et la protection du droit des Palestinien&#183;ne&#183;s &#224; retourner chez eux comme cela est stipul&#233; dans la r&#233;solution 194 de l'ONU (adopt&#233;e en 1948 !). Comme le souligne en introduction de son texte Ramzy Baroud, l'appel lanc&#233; en juillet 2005 co&#239;ncide avec le premier anniversaire du jugement de la Cour internationale de justice ayant statu&#233; que le Mur de s&#233;paration construit par Isra&#235;l en territoire palestinien &#233;tait ill&#233;gal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les quatre sections du livre situent donc la campagne BDS dans son contexte historique, explorent les aspects &#233;conomique, universitaire et culturel de celle-ci et pr&#233;sentent des exemples de luttes en lien avec elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;sinvestissement, les sanctions et le boycottage sont de puissantes et l&#233;gitimes fa&#231;ons d'exprimer une opposition populaire &#224; des pratiques et des politiques injustes et ill&#233;gales. Les voix que l'on retrouve dans &lt;i&gt;Generation Palestine&lt;/i&gt; le d&#233;montrent de fa&#231;on &#233;loquente, tout en appelant implicitement &#224; l'action et &#224; la solidarit&#233; avec le peuple palestinien. La campagne est d'ailleurs bien vivante chez nous, notamment avec les campagnes de sensibilisation souvent organis&#233;es par le collectif &lt;i&gt;Tadamon !&lt;/i&gt;, de m&#234;me qu'avec la Semaine annuelle contre l'apartheid isra&#233;lien organis&#233;e dans diff&#233;rentes villes et universit&#233;s &#224; travers le pays d&#233;but mars.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La marchandisation de la sant&#233;</title>
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		<dc:date>2014-06-12T01:55:23Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Abby Lippman</dc:creator>


		<dc:subject>Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Lippman, Abby</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La m&#233;dicalisation est le processus qui consiste &#224; transformer des exp&#233;riences normales de la vie en &#171; maladies &#187; pour lesquelles un traitement m&#233;dical est alors propos&#233;. De la naissance &#224; la mort, des menstruations au vieillissement, de l'humeur au d&#233;sir sexuel, ce qui &#233;tait auparavant consid&#233;r&#233; comme normal devient de plus en plus souvent un &#171; probl&#232;me &#187; qui doit &#234;tre soign&#233;. Et on demande &#224; celles et ceux qui sont l&#233;s&#233;s de changer au lieu de chercher &#224; modifier le contexte social qui cr&#233;e (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Lippman-Abby-+" rel="tag"&gt;Lippman, Abby&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1835.png?1642092155' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;741&#034; height=&#034;336&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La m&#233;dicalisation est le processus qui consiste &#224; transformer des exp&#233;riences normales de la vie en &#171; maladies &#187; pour lesquelles un traitement m&#233;dical est alors propos&#233;. De la naissance &#224; la mort, des menstruations au vieillissement, de l'humeur au d&#233;sir sexuel, ce qui &#233;tait auparavant consid&#233;r&#233; comme normal devient de plus en plus souvent un &#171; probl&#232;me &#187; qui doit &#234;tre soign&#233;. Et on demande &#224; celles et ceux qui sont l&#233;s&#233;s de changer au lieu de chercher &#224; modifier le contexte social qui cr&#233;e ces probl&#232;mes. Bref, on utilise des traitements m&#233;dicaux et des pilules comme des modes ou des instruments de contr&#244;le social.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'expression n'a peut-&#234;tre que 60 ans, mais le concept de m&#233;dicalisation existait bien avant ; la cr&#233;ation au milieu du XIXe si&#232;cle d'une &#171; maladie &#187; appel&#233;e la &#171; drap&#233;tomanie &#187; en est un bon exemple. Cette condition, invent&#233;e aux &#201;tats-Unis, a &#233;t&#233; utilis&#233;e pour d&#233;crire le comportement des esclaves en fuite. Consid&#233;rer comme une maladie mentale le fait de vouloir fuir une terrible situation, une r&#233;ponse totalement saine dans ces circonstances, est un processus qui a souvent &#233;t&#233; appliqu&#233; aux femmes, m&#233;dicalis&#233;es pour avoir combattu le sexisme, le racisme, le colonialisme ou d'autres oppressions entrecrois&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une individualisation des probl&#232;mes de sant&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La &#171; n&#233;om&#233;dicalisation &#187; s'inscrit dans la continuit&#233; de ce processus d'invention de maladies, mais avec une approche plus compl&#232;te, imbriqu&#233;e dans la logique de march&#233; et de course aux profits. Des maladies sont invent&#233;es et publicis&#233;es afin de vendre plus de pilules ; des exp&#233;riences naturelles sont red&#233;finies comme causes de futures maladies ; le fait d'&#234;tre &#171; &#224; risque &#187; devient en soi une maladie qui requiert le traitement et l'observation r&#233;guli&#232;re des individus&#8230; Tout cela est bien entendu tr&#232;s lucratif. Les m&#234;mes logiques sont &#224; l'&#339;uvre dans la n&#233;o-m&#233;dicalisation (et son rapport au corps) et dans le n&#233;olib&#233;ralisme (en rapport avec le corps social) : gestion du risque, surveillance constante (ADN, technologies d'imageries m&#233;dicales), contr&#244;le social des individus (par exemple l'usage du Ritalin chez les enfants plus exub&#233;rants que les autres dans la salle de classe).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le n&#233;olib&#233;ralisme qui est son terreau, la n&#233;om&#233;dicalisation con&#231;oit la sant&#233; comme une marchandise et les personnes en sant&#233; comme des ressources n&#233;cessaires &#224; la vie &#233;conomique, et cela contribue &#224; individualiser les probl&#232;mes sociaux et &#224; d&#233;tourner l'attention de leurs racines r&#233;elles. La n&#233;om&#233;dicalisation d&#233;politise les d&#233;terminants sociaux et structurels de la sant&#233; en mettant l'accent sur ce que doivent faire les individus pour &#234;tre en forme : g&#233;rer les risques, faire les &#171; bons &#187; choix, etc. Ce sont eux et elles qui sont tenus responsables de leur mauvaise sant&#233;, pas les gouvernements ou les politiques qu'ils mettent en place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais lorsqu'on parle de &#171; gestion &#187;, de changements dans le mode de vie (alimentation, consommation d'alcool ou de cigarettes, activit&#233; physique), cela implique des ressources qui ne sont pas distribu&#233;es &#233;quitablement. De plus, il n'existe pas non plus un mode de vie unique convenant &#224; tous et toutes. Et dans tous les cas, la pr&#233;vention primaire aupr&#232;s de la collectivit&#233; serait bien plus efficace et &#233;quitable. Par exemple, le pourcentage &#233;lev&#233; de femmes noires souffrant de haute pression pourrait &#234;tre trait&#233; plus efficacement si on l'envisageait comme r&#233;sultant du stress caus&#233; par un racisme syst&#233;mique plut&#244;t que comme la simple cons&#233;quence de choix alimentaires individuels.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des changements structurels et soci&#233;taux n&#233;cessaires&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Faut-il r&#233;sister &#224; la n&#233;om&#233;dicalisation ? Certes, mais sans oublier de prendre en compte les in&#233;galit&#233;s et les privil&#232;ges qui peuvent jouer dans certaines dimensions de la sant&#233; de tous et toutes selon leur race, leur classe sociale, leurs capacit&#233;s, leur sexualit&#233; et ainsi de suite. Par exemple, la m&#233;dicalisation de la grossesse d'une femme qui n'a pas autrement de suivi m&#233;dical pourrait lui permettre de consulter pour d'autres probl&#232;mes de sant&#233;. Il faut aussi faire preuve de prudence devant cette tendance &#224; consid&#233;rer tout ce que nous faisons (notre alimentation, nos pratiques, etc.) comme &#233;tant essentiellement motiv&#233; par des raisons m&#233;dicales, instrumentalisant ainsi nos mani&#232;res d'&#234;tre en &#233;cartant la dimension du simple plaisir de ces actions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu, avoir un mode de vie actif, manger sainement et ne pas fumer sont de bonnes habitudes. Cependant, tout comme la consommation &#171; responsable &#187; ne change pas le syst&#232;me de production polluant et in&#233;galitaire des biens de consommation, des changements dans le mode de vie &#224; eux seuls sont loin de contribuer &#224; la transformation de la soci&#233;t&#233; indispensable &#224; une r&#233;elle promotion de la sant&#233;. Nous pouvons certes chercher &#224; &#233;viter individuellement les aliments toxiques et potentiellement canc&#233;rig&#232;nes, mais ils restent en vente et continuent d'&#234;tre produits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;videmment, nous devons nous assurer que toutes et tous ont les ressources qui leur permettent de faire les choix les plus sains possibles. Ce n'est toutefois pas suffisant. Il nous faut d&#233;m&#233;dicaliser nos conceptions de la sant&#233; et reconna&#238;tre le r&#244;le causal des pratiques et des politiques sociales et structurelles dans l'apparition de la maladie. Nous devons aussi faire en sorte que les d&#233;cideurs et d&#233;cideuses politiques, les organismes de r&#233;gulation (des m&#233;dicaments, de l'environnement) et les gouvernements assument leurs responsabilit&#233;s afin que nous puissions toutes et tous d&#233;terminer ce que constitue pour nous une vie saine, et la vivre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Nous sommes ingouvernables</title>
		<link>https://www.ababord.org/Nous-sommes-ingouvernables</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Abby Lippman</dc:creator>


		<dc:subject>Philosophie politique et pens&#233;e critique</dc:subject>
		<dc:subject>Livres</dc:subject>
		<dc:subject>Emancipation, insubordination, insurrection</dc:subject>
		<dc:subject>Lippman, Abby</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Nous sommes ingouvernables &#8211; Les anarchistes au Qu&#233;bec aujourd'hui, Collectif, Lux &#233;diteur, Montr&#233;al, 2013, 358 p. &lt;br class='autobr' /&gt; Ce livre arrive &#224; un moment opportun : il apporte un antidote important aux insinuations persistantes dans les m&#233;dias &#224; savoir que les anarchistes auraient infiltr&#233;, si ce n'est pris en charge, les manifestations &#233;tudiantes de 2012 et continueraient de repr&#233;senter une grave menace pour l'ordre social en encourageant plusieurs actions politiques dans la province. En d&#233;crivant (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-52-dec-2013-janv-2014-" rel="directory"&gt;No 052 - d&#233;c. 2013 / janv. 2014&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Philosophie-politique-et-pensee-+" rel="tag"&gt;Philosophie politique et pens&#233;e critique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Livres-+" rel="tag"&gt;Livres&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Emancipation-insubordination-+" rel="tag"&gt;Emancipation, insubordination, insurrection&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Lippman-Abby-+" rel="tag"&gt;Lippman, Abby&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1789.png?1642092153' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;153&#034; height=&#034;224&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Nous sommes ingouvernables &#8211; Les anarchistes au Qu&#233;bec aujourd'hui&lt;/i&gt;, Collectif, Lux &#233;diteur, Montr&#233;al, 2013, 358 p.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce livre arrive &#224; un moment opportun : il apporte un antidote important aux insinuations persistantes dans les m&#233;dias &#224; savoir que les anarchistes auraient infiltr&#233;, si ce n'est pris en charge, les manifestations &#233;tudiantes de 2012 et continueraient de repr&#233;senter une grave menace pour l'ordre social en encourageant plusieurs actions politiques dans la province. En d&#233;crivant clairement les multiples fa&#231;ons selon lesquelles l'anarchie contemporaine au Qu&#233;bec constitue un processus en cours ainsi qu'un objectif, et en illustrant m&#233;ticuleusement comment ceux et celles qui &#233;pousent ses principes ne sont pas des &#171; terroristes de l'int&#233;rieur &#187;, les auteurs&#183;es pr&#233;sentent un &#233;ventail d'id&#233;es int&#233;ressantes, notamment sur les fa&#231;ons dont les pratiques d'autonomie, de solidarit&#233;, de d&#233;mocratie directe et de r&#233;ciprocit&#233; (pour ne citer que quelques-uns des grands principes de l'anarchie) ont &#233;t&#233; et continuent d'&#234;tre vivantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce livre, l'accent est mis sur les diff&#233;rents axes de lutte pour le changement social et politique plut&#244;t que sur les individus ou groupes qui m&#232;nent cette lutte. Un aspect particuli&#232;rement r&#233;ussi de cet ouvrage collectif est l'absence de pol&#233;mique ainsi que la mise &#224; distance des visions romantiques de la vie collective, de l'autogestion et des moyens non hi&#233;rarchiques d'&#234;tre et de faire : ces processus peuvent &#234;tre &#8211; comme ceux et celles qui en ont fait l'exp&#233;rience le savent bien &#8211; difficiles, exigeants et pas toujours r&#233;ussis. Les auteurs&#183;es sont modestes dans leur reconnaissance des convergences et divergences entre les anarchistes et les autres mouvements consacr&#233;s &#224; la justice et aux changements sociaux, explorant ainsi comment l'enrichissement mutuel des id&#233;es est n&#233;cessaire. Par exemple, l'anarchisme permettrait de radicaliser le mouvement &#233;cologique et, inversement, davantage de pr&#233;occupations &#233;cologiques enrichiraient le mouvement anarchiste. En outre, les auteurs&#183;es admettent que des tensions et des d&#233;saccords autour de nombreux enjeux subsisteront, mais le dialogue sera probablement plus ouvert et constructif dans le mouvement anarchiste que dans un mouvement o&#249; les valeurs et les normes ne sont pas fond&#233;es sur la solidarit&#233; et la r&#233;ciprocit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs chapitres d&#233;coulent de la recherche passionnante faite par le Collectif de recherche sur l'autonomie collective (CRAC) sur l'anarchisme contemporain au Qu&#233;bec. Cela permet l'&#233;mergence de th&#232;mes communs parmi les multiples sites d'engagement anarchiste explor&#233;s par les auteurs&#183;es (par exemple, les mouvements f&#233;ministe et queer, &#233;cologiste, &#233;tudiant, pour le logement social, antiraciste, auto&#173;chtone, antimondialiste, artistique, etc.). Cela favorise &#233;galement l'inclusion de groupes qui peuvent ne pas se reconna&#238;tre comme anarchistes, mais qui travaillent n&#233;anmoins &#224; partir de principes similaires. Et parce que les auteurs&#183;es ont pris part, certains&#183;es depuis plusieurs d&#233;cennies, aux mouvements anarchistes locaux, le livre est bien plus qu'un manuel acad&#233;mique et il &#233;chappe au simple nombrilisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ceux et celles qui travaillent aux changements r&#233;volutionnaires n&#233;cessaires aujourd'hui, cet ouvrage offre quelques exemples pertinents d'affrontements, d'alternatives et d'autres fa&#231;ons de vivre qui devraient stimuler l'imagination et donner un nouveau souffle aux actions.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Tous fous ? L'influence de l'industrie pharmaceutique sur la psychiatrie</title>
		<link>https://www.ababord.org/Tous-fous-L-influence-de-l</link>
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		<dc:date>2014-04-15T23:32:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Abby Lippman</dc:creator>


		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Psychologie et psychiatrie</dc:subject>
		<dc:subject>Livres</dc:subject>
		<dc:subject>Lippman, Abby</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'influence de l'industrie pharmaceutique sur la psychiatrie, Jean-Claude St-Onge, &#201;cosoci&#233;t&#233;, Montr&#233;al, 2013, 372 p. &lt;br class='autobr' /&gt; Tous fous ? est le dernier ouvrage de Jean-Claude St-Onge. Celui-ci d&#233;montre comment nos vies sont toujours plus m&#233;dicalis&#233;es par une industrie pharma-ceutique avide de profits, qui place ses int&#233;r&#234;ts au-dessus des n&#244;tres. &lt;br class='autobr' /&gt;
Saint-Onge d&#233;taille dans son livre la multiplication des cat&#233;gories de diagnostics psychiatriques dans ce qu'on appelle la &#171; Bible &#187; des psychiatres, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'influence de l'industrie pharmaceutique sur la psychiatrie&lt;/i&gt;, Jean-Claude St-Onge, &#201;cosoci&#233;t&#233;, Montr&#233;al, 2013, 372 p.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Tous fous ? &lt;/i&gt; est le dernier ouvrage de Jean-Claude St-Onge. Celui-ci d&#233;montre comment nos vies sont toujours plus m&#233;dicalis&#233;es par une industrie pharma-ceutique avide de profits, qui place ses int&#233;r&#234;ts au-dessus des n&#244;tres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Saint-Onge d&#233;taille dans son livre la multiplication des cat&#233;gories de diagnostics psychiatriques dans ce qu'on appelle la &#171; Bible &#187; des psychiatres, le DSM (&lt;i&gt;Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders&lt;/i&gt;) dont la cinqui&#232;me &#233;dition a paru ce printemps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette nouvelle &#233;dition contiendra encore plus de diagnostics dont l'impact sera important. En effet, le DSM d&#233;cr&#232;te qui est &#171; normal &#187; et qui ne l'est pas, et il sert de r&#233;f&#233;rence &#224; un ensemble de d&#233;cisions qui affectent la vie et l'avenir de nombre de gens. Un diagnostic du DSM d&#233;terminera si vous recevrez ou non des prestations gouverne-mentales, des ressources adapt&#233;es au niveau scolaire, le type de traitement auquel vous serez &#233;ligible ou vos possibilit&#233;s d'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'explosion du nombre de troubles mentaux recens&#233;s dans le DSM r&#233;sulte en grande partie de lignes directrices r&#233;dig&#233;es par des &#171; expertEs &#187; grassement pay&#233;s par les pharmaceutiques. Ils et elles contribuent &#224; transformer les humeurs et comportements humains plut&#244;t normaux (tristesse, deuil, agitation) en troubles mentaux pour lesquels l'industrie a une solution toute pr&#234;te : des m&#233;dicaments.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette m&#233;dicalisation de la vie humaine est aggrav&#233;e par le fait que la plupart des m&#233;dicaments dont on fait la promotion (et qui ne sont pas seulement vendus) pour r&#233;gler ces pr&#233;tendus probl&#232;mes n'ont pas &#233;t&#233; &#233;tudi&#233;s de fa&#231;on approfondie. Ainsi, l'auteur montre que les personnes qui les prescrivent de m&#234;me que celles qui les consomment ne disposent pas d'informations valides et objectives quant &#224; leur efficacit&#233; et/ou leur innocuit&#233;. Ce qui peut provoquer bien des dommages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, le manque d'informations fiables concernant les m&#233;dicaments est probl&#233;-matique dans tous les cas. Mais c'est particuli&#232;rement vrai pour les psychotropes qui visent &#224; traiter une pr&#233;tendue &#171; &#233;pid&#233;mie &#187; de troubles de sant&#233; mentale et donc &#224; &#234;tre prescrits &#224; des pans de plus en plus larges de la population. Jean-Claude St-Onge montre comment cette &#171; &#233;pid&#233;mie &#187; a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e de toutes pi&#232;ces gr&#226;ce &#224; la manipulation sournoise de l'industrie phar-maceutique qui cherche sans doute bien plus &#224; vendre des diagnostics que des pilules. Car vendre un diagnostic, et l'inqui&#233;tude que cela g&#233;n&#232;re, pousse les gens &#224; rendre visite &#224; leur m&#233;decin pour demander la derni&#232;re pilule arriv&#233;e sur le march&#233;. Il n'y a qu'&#224; penser aux annonces des magazines et des m&#233;dias qui d&#233;filent des listes de &#171; sympt&#244;mes &#187; suffisamment vagues pour convaincre quiconque qu'il ou elle est &#171; d&#233;prim&#233;e &#187; ou autre et devrait consulter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le prix &#224; payer pour tout cela (effets secondaires de m&#233;dicaments sur-prescrits et co&#251;ts financiers) est &#233;norme tant pour les individus que pour le syst&#232;me de sant&#233;. Tandis que les gouvernements font preuve d'aveuglement volontaire au sujet de la manipulation des essais cliniques, de la toxicit&#233; des m&#233;dicaments et des gains libres d'imp&#244;t de l'industrie, ils se rendent complices de ce man&#232;ge en coupant syst&#233;-matiquement dans les syst&#232;mes sociaux qui visent &#224; pr&#233;venir une partie la d&#233;tresse humaine (s&#233;curit&#233; alimentaire, logements &#224; prix abordable, options d'emplois, garderies subventionn&#233;es, services d'&#233;coute et de soutien, etc.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vendre des pilules &#224; la tonne n'est pas une fa&#231;on de promouvoir la sant&#233; et le bien-&#234;tre. Ce serait m&#234;me plut&#244;t le contraire. Et la documentation d&#233;taill&#233;e de la m&#233;dicalisation et de ses m&#233;canismes par l'auteur est une ressource n&#233;cessaire pour nous aider &#224; r&#233;sister aux tentatives des grandes pharmaceutiques &#224; nous faire gober des pilules comme si c'&#233;taient des bonbons.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>La marchandisation de la sant&#233;</title>
		<link>https://www.ababord.org/La-marchandisation-de-la-sante,1705</link>
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		<dc:date>2013-10-17T23:40:30Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Abby Lippman</dc:creator>


		<dc:subject>Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme</dc:subject>
		<dc:subject>Pharmaceutiques</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Lippman, Abby</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ceci est la version int&#233;grale, et en langue d'origine, de l'article &#171; La marchandisation de la sant&#233; &#187;, paru dans notre dossier En plein corps. &lt;br class='autobr' /&gt; Medicalization is what happens when life events and experiences are transformed into &#034;diseases&#034; for which medical treatment is then offered. From birth to death, menstruation to aging, mood to sexual desire, what is considered normal is increasingly narrowed and more and more found to be in need of fixing. And it means that instead of changing the (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Pharmaceutiques-+" rel="tag"&gt;Pharmaceutiques&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Lippman-Abby-+" rel="tag"&gt;Lippman, Abby&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1705.png?1642092149' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;741&#034; height=&#034;336&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ceci est la version int&#233;grale, et en langue d'origine, de l'article &#171; La marchandisation de la sant&#233; &#187;, paru dans notre dossier &lt;i&gt;En plein corps&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Medicalization is what happens when life events and experiences are transformed into &#034;diseases&#034; for which medical treatment is then offered. From birth to death, menstruation to aging, mood to sexual desire, what is considered normal is increasingly narrowed and more and more found to be in need of fixing. And it means that instead of changing the social conditions that create problems, people who are harmed by these conditions are told they must change &#8211; with this leading to the use of drugs and other treatments as social control.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The term may be only about 60 years old, but medicalization can be traced back much further &#8211; a particularly egregious example being the creation in the mid 19th century of a &#8220;disease&#8221; called &#8220;drapetomania&#8221; to describe the behavior of US slaves trying to escape the brutal conditions of their lives. To make this a &#8220;disease&#8221; was to accept the transformation of a normal response to a horrific situation into badness and then madness &#8211; a kind of transformation all too well-known by women not infrequently medicalized for protesting sexism, racism, colonialism and other intersecting oppressions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Accelerating these long-standing practices is a newer and more expansive approach to disease creation, &#034;neo-medicalization.&#034; This process involves the corporate-driven creation and marketing of diseases to sell drugs, as well as the framing of natural experiences as causes of future diseases. In its most profitable form, it makes simply being &#8220;at risk&#8221; for some condition a disease state that may itself require treatment and the regular monitoring of individuals.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Neo-medicalization is fed by neo-liberal economic policies and their consumer orientation ; by the increasing emphasis on &#8220;risk&#8221; (and its management) ; by alleged needs for constant surveillance (of people and their bodies) ; and by the accelerated recourse to medicine and drugs for the social control of individuals (e.g., the use of Ritalin for schoolchildren who may be more exuberant than others in a classroom). The neo-liberal embrace of corporatism, consumerism, and capitalism nourishes neo-medicalization and leads to the pharmaceutical and biomedical industries, government, the media, and consumers joining physicians to expand the range of problems and even &#034;pre-diseases&#034; that require &#8220;treatment.&#8221; A current example is the framing of obesity as an &#8220;epidemic&#8221; and the labeling of BMI (body mass index) as a &#8220;pre-disease&#8221; for diabetes, thereby simplifying notions of body size and the meaning of food, and fostering the subsequent marketing of some pharmaceutical agent for those thought to weigh &#8220;too much.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The growing use of imaging technologies that reveal things in the body of which one is not even aware is a further demonstration of neo-medicalization as a potential method of profiling for social control, one that parallels the ubiquitous surveillance of individuals at political and social events. In medicine, imaging technologies such as those looking for DNA patterns, electronic activity in the brain, etc. are not just tools for seeking early stages of a disease (which could, in some limited situations, be a good idea if there is some effective treatment). More often, what is seen is either of unknown or of limited meaning with regard to a person's future health &#8211; and leads only to their being profiled and subject to control and future monitoring.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Like the neo-liberalism that fertilizes it, neo-medicalization constructs health as a commodity and healthy people as a resource needed for economic growth, and is a way to individualize social problems and distract attention from their upstream sources. Both processes emphasize individual responsibility for &#8220;risk management&#8221; when what is needed is the public health application of the precautionary principle to eliminate risks at their source.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;By de-politicizing the well-known social and structural determinants of health, neo-medicalization emphasizes how individuals must work to be well &#8211; to manage their risks, to make the &#8220;right&#8221; choices. Individuals, not government policies and practices, are accountable for their ill health. But, as do all forms of privatization, neo-medicalization actually contributes to growing health inequities and the increasing prevalence of mal-aise. It also leads to the blurring of treatment and &#8220;enhancement,&#8221; turns ordinary difficulties or differences into pathologies, and encourages advertisements for pharmaceutical products to make us &#8220;better.&#8221; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This is perhaps most easily (but not only) seen in areas of mental health where the general stresses created by school and work demands get labeled as mental health problems ; where reduced sexual activity created by inter-personal difficulties gets labeled as a dysfunction ; where idiosyncratic sleep patterns get turned into formal disorders. Moreover, just the mere &#8220;risk&#8221; of one of these experiences may become medicalized and in need of medical management.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But &#8220;management,&#8221; even if it involves only so-called &#8220;life-style&#8221; changes (usually related to eating, drinking, smoking, and activity levels) implies having the resources needed to act on medical advice. And these are not equitably distributed. Nor is there any one &#8220;lifestyle&#8221; that is appropriate for all. Moreover, even if individual change is possible, primary prevention at the collective level might be more effective and more equitable. For example, the high rates of elevated blood pressure found in many black women might be more effectively addressed if it was understood as the result of stress created by systemic racism than if seen only as the consequence of individual eating choices. Similarly, improving resources in schools to make them exciting learning environments might do more for the education of all children than drugging some with pills to change their behavior ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Women's demands for &#8220;empowerment,&#8221; for social conditions that meet our needs, haven't changed government policies but they have motivated the biopharmaceutical industry to create &#8220;choices&#8221; of pills to take to maintain/promote our health and to keep us &#8220;calm&#8221; and unstressed, products some can purchase that will &#8220;empower&#8221; them to remain active or to be &#8220;happier.&#8221; But when we look to see how being the conscientious consumers they seek has advanced our autonomy or enhanced our lives, we actually find only a simplified menu of drug options mostly comprising &#8220;pills for prevention&#8221; and for &#8220;lifestyle&#8221; alterations (e.g., to stop periods, improve our sex lives, get us 8 hours of uninterrupted sleep, etc.) ; to enhance our skills and capacities ; or, perhaps more accurately, for the medical conditions industry has created to &#8220;sell sickness&#8221; as vigorously as they sell medicines and satisfy their shareholders. And the system stays as it was, continuing to create distress for individuals and blaming the &#8220;victims&#8221; as their numbers grow.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Caution is needed, however, in considering how to resist (neo)medicalization at the individual level : too easily, its application in areas of women's health could mask issues of privilege. Thus, if we are concerned about those women's experiences that are most heavily medicalized (e.g., menstruation, menopause, childbirth, sadness at losses), we also need to consider how these are lived differently by women with diverse racial, class, ability, sexuality, and other intersecting identities. It could be that what is negative about medicalization for a woman with privileges and power might be &#034;positive&#034; for a woman who lacks these perks. For example, if only maternity &#8211; and not other &#8212; health care is available for a woman, medicalizing pregnancy so she gives birth in hospital might be her only option for getting attention paid to her other problems. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Caution is needed, too, in viewing current tendencies to promote what we do (eat, practice, etc.) as (mainly) for medical reasons, thereby turning our ways of being into instruments (utilitarian &#034;medicines&#034;) and sidelining them as simple pleasures. Thus, encouraging physicians to write &#034;green prescriptions&#034; to formalize their recommendations/advice for such things as exercise, diets, physical activities instead of writing their usual prescriptions for drugs may be problematic insofar as these scripts still locate the individual as the centre of a system of (poor) health, as needing to &#034;act better&#034; to get/stay well, and ignore the many social policies and systemic structures that interfere with and harm health.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Of course, being active, eating well, and not smoking are &#034;good.&#034; And, yes, women (and men) need to be confident in their bodies. But just as &#034;responsible&#8221; or &#8220;conscientious&#8221; consumption circumvents questions about who and what determines what food &#034;choices&#034; are available &#8212; and for whom &#8212; changing one's &#034;lifestyle,&#034; even if medically prescribed and covered by universal insurance, is far from promoting the transformation of society needed to ensure and sustain health. We can try to avoid all chemical-laced and potentially carcinogenic foods and household cleaners, but why are these allowed to be sold in the first place ? Why do &lt;i&gt;we&lt;/i&gt; have to adapt when corporate giants won't adopt practices and policies that prevent harm ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yes, we do need to ensure all have the resources (financial and other) to allow them to make healthy choices for themselves. But while necessary, this is not sufficient. We need to de-medicalize views of and responses to health and health needs, recognize the major roles of social and structural practices and policies in creating ill health, and ensure that policy makers, regulators (drug, environmental), and governments do what THEY must do to allow all of us to define the meaning of a healthy life and then to allow these to be lived.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Black and Red : Les mouvements noirs et la gauche 1850-2010</title>
		<link>https://www.ababord.org/Black-and-Red-Les-mouvements-noirs</link>
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		<dc:date>2013-09-18T00:54:32Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Abby Lippman</dc:creator>


		<dc:subject>Etats-Unis</dc:subject>
		<dc:subject>Livres</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>Lippman, Abby</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Black and Red : Les mouvements noirs et la gauche aux &#201;tats-Unis, 1850-2010, Ahmed Shawki, M &#233;diteur, 2012. &lt;br class='autobr' /&gt; Traduite de l'anglais (la parution originale date de 2003), cette version de Black and Red pr&#233;sente une introduction revue et corrig&#233;e afin de mettre &#224; jour certains &#233;l&#233;ments. Elle relate les &#233;v&#233;nements et personnages principaux des mouvements antiracistes et anticapitalistes aux &#201;tats-Unis sur une p&#233;riode de 160 ans (1850-2010). &lt;br class='autobr' /&gt;
Les lectrices et lecteurs familiers avec les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-49-avril-mai-2013-" rel="directory"&gt;No 049 - avril / mai 2013&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Histoire-+" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Lippman-Abby-+" rel="tag"&gt;Lippman, Abby&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1680.jpg?1642092147' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;600&#034; height=&#034;898&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Black and Red : Les mouvements noirs et la gauche aux &#201;tats-Unis, 1850-2010&lt;/i&gt;, Ahmed Shawki, M &#233;diteur, 2012.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Traduite de l'anglais (la parution originale date de 2003), cette version de &lt;i&gt;Black and Red &lt;/i&gt; pr&#233;sente une introduction revue et corrig&#233;e afin de mettre &#224; jour certains &#233;l&#233;ments. Elle relate les &#233;v&#233;nements et personnages principaux des mouvements antiracistes et anticapitalistes aux &#201;tats-Unis sur une p&#233;riode de 160 ans (1850-2010).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les lectrices et lecteurs familiers avec les &#201;tats-Unis et leur histoire conna&#238;tront d&#233;j&#224; le mat&#233;riel propos&#233; par l'auteur sur l'esclavage et le racisme, m&#234;me s'il apporte certaines pr&#233;cisions qui ne sont pas toujours disponibles dans les livres d'histoire. Moins souvent abord&#233;e en revanche est l'histoire des divers partis de gauche qui ont essay&#233; de changer &#8211; sans succ&#232;s &#8211; le syst&#232;me de classe aux &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que Shawski montre clairement, et qui est une des forces de ce livre, c'est comment les &#171; Noirs &#187; et les &#171; rouges &#187; ont travaill&#233; s&#233;par&#233;ment, voire de fa&#231;on antagonique malgr&#233; le fait que l'esclavage et la poursuite de l'oppression des Afro-Am&#233;ricains apr&#232;s l'&#233;mancipation sont inextricablement li&#233;s &#224; l'expansion du capitalisme (le cas des Afro-Am&#233;ricaines est particuli&#232;rement embl&#233;matique de cela, mais elles ne sont malheureusement pas mentionn&#233;es dans ce livre domin&#233; par des voix masculines). Tandis que les groupes antiracistes luttaient pour obtenir un statut de classe moyenne (bons emplois, salaire d&#233;cent, etc.) pour cette population, les socialistes et autres gauchistes ont souvent manqu&#233; l'opportunit&#233; de confronter leurs propres perceptions et prises de position racistes tout en menant des luttes syndicales et progressistes. Et tandis que l'auteur semble d&#233;plorer ces occasions rat&#233;es de faire front commun et sugg&#232;re que nous devons tirer des enseignements de cette histoire afin de mieux nous allier aujourd'hui, il n'explique jamais vraiment comment les Noirs et les rouges pourraient travailler ensemble pour les causes o&#249; les int&#233;&#173;r&#234;ts des groupes racis&#233;s et ceux des classes ouvri&#232;res se rencontrent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, ces int&#233;r&#234;ts communs cr&#232;vent les yeux comme l'ont montr&#233; des &#233;v&#233;nements tels que les ouragans Katrina et Sandy qui ont r&#233;v&#233;l&#233; le racisme structurel encore existant et les in&#233;galit&#233;s de classe flagrantes g&#233;n&#233;r&#233;es par le capitalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, ce livre contient de l'information pour ceux et celles qui ont peu de connaissances de l'histoire des mouvements antiracistes ou anticapitalistes aux &#201;tats-Unis et qui aiment les longues citations &#8211; il en est truff&#233;. Mais ceux et celles qui cherchent un ouvrage plus lisible, et critique, sur l'histoire des &#201;tats-Unis, l'histoire vue &#171; d'en bas &#187;, il existe toujours le classique hautement recom&#173;mand&#233; de Howard Zinn : &lt;i&gt;Une Histoire popu&#173;laire des &#201;tats-Unis de 1492 &#224; nos jours&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>F&#233;minicides et impunit&#233;s : Le cas de Ciudad Juarez</title>
		<link>https://www.ababord.org/Feminicides-et-impunites-Le-cas-de</link>
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		<dc:date>2013-01-24T22:44:29Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Abby Lippman</dc:creator>


		<dc:subject>F&#233;minisme</dc:subject>
		<dc:subject>Am&#233;rique latine et Cara&#239;bes</dc:subject>
		<dc:subject>Livres</dc:subject>
		<dc:subject>Lippman, Abby</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;F&#233;minicides et impunit&#233;s : Le cas de Ciudad Juarez, Marie France Labrecque, &#201;cosoci&#233;t&#233;, 2012 &lt;br class='autobr' /&gt; Ciudad Ju&#225;rez. Le nom &#233;voque &#224; lui seul la violence, les maquiladoras, les trafiquants de drogue et les femmes &#8211; trop nombreuses &#8211; qui meurent dans les rues de la ville. Marie France Labrecque explore dans cet ouvrage comment et pourquoi les femmes en sont venues &#224; &#234;tre des cibles dans la soci&#233;t&#233; mexicaine. Elle va au-del&#224; des explications habituelles de ces meurtres (le crime organis&#233;, les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1520.gif?1642092140' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;180&#034; height=&#034;280&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;F&#233;minicides et impunit&#233;s : Le cas de Ciudad Juarez&lt;/i&gt;, Marie France Labrecque, &#201;cosoci&#233;t&#233;, 2012&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ciudad Ju&#225;rez. Le nom &#233;voque &#224; lui seul la violence, les maquiladoras, les trafiquants de drogue et les femmes &#8211; trop nombreuses &#8211; qui meurent dans les rues de la ville. Marie France Labrecque explore dans cet ouvrage comment et pourquoi les femmes en sont venues &#224; &#234;tre des cibles dans la soci&#233;t&#233; mexicaine. Elle va au-del&#224; des explications habituelles de ces meurtres (le crime organis&#233;, les guerres pour le territoire entre narcotrafiquants, les conditions de travail inhumaines dans les maquiladoras, etc.) pour en arriver &#224; les qualifier de &#171; f&#233;minicides &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le terme de f&#233;minicide renvoie &#224; un syst&#232;me de violence qui r&#233;sulte de politiques gouvernementales cr&#233;ant des in&#233;galit&#233;s sociales, culturelles, &#233;conomiques et politiques, dont sont victimes tout particuli&#232;rement filles et femmes. Ce concept est donc plus large que celui de f&#233;micide, qui r&#233;f&#232;re au meurtre, au viol ou &#224; toute autre violence faite aux femmes pour la seule raison qu'elles sont femmes. Cette distinction permet &#224; Marie France Labrecque de mettre en lumi&#232;re de quelle mani&#232;re les meurtres r&#233;p&#233;t&#233;s de femmes sont int&#233;gr&#233;s dans de nombreuses structures du patriarcat retrouv&#233;es tant dans la famille, la soci&#233;t&#233; que dans les politiques gouvernementales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La professeure retrait&#233;e affirme de fa&#231;on convaincante que sans une connaissance approfondie des causes derri&#232;re les f&#233;minicides, les changements politiques n&#233;cessaires pour que cessent les meurtres &#224; Ciudad Ju&#225;rez &#8211; et ailleurs &#8211; ne seront pas au rendez-vous. Son propos est appuy&#233; par quantit&#233; de statistiques et de faits horrifiants et souvent difficiles &#224; dig&#233;rer en une seule lecture. Ces donn&#233;es permettent cependant de bien comprendre l'ampleur de la t&#226;che &#224; accomplir pour mettre fin &#224; ces meurtres, punir les responsables et commencer &#224; construire une soci&#233;t&#233; plus juste et &#233;quitable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souhaitons que le nouveau pr&#233;sident &#233;lu r&#233;ponde &#224; l'appel de la soci&#233;t&#233; civile qui s'est mobilis&#233;e le printemps dernier, et qu'il travaille v&#233;ritablement &#224; mettre en place les conditions pour que les droits de la personne soient garantis pour les femmes et la soci&#233;t&#233; dans son ensemble.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Une voix plurielle &#224; la premi&#232;re personne</title>
		<link>https://www.ababord.org/Une-voix-plurielle-a-la-premiere</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Une-voix-plurielle-a-la-premiere</guid>
		<dc:date>2012-09-07T02:23:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Abby Lippman</dc:creator>


		<dc:subject>F&#233;minisme</dc:subject>
		<dc:subject>Emancipation, insubordination, insurrection</dc:subject>
		<dc:subject>Lippman, Abby</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans cette entreprise collective, je suis inspir&#233;e par ces femmes tenaces et pers&#233;v&#233;rantes qui d&#233;fient l'autorit&#233; et les savoirs officiels, et quand bien m&#234;me on chercherait &#224; les d&#233;nigrer ou &#224; les discr&#233;diter. &lt;br class='autobr' /&gt; Il eut &#233;t&#233; bien difficile de refuser de participer &#224; ce num&#233;ro d'&#192; B&#226;bord ! Sit&#244;t l'invitation re&#231;ue, j'eus &#224; l'esprit un grand nombre de femmes qui m'ont inspir&#233;e et auxquelles je d&#233;sirais rendre hommage. Mais je dus aussit&#244;t convenir qu'il me serait probablement impossible de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-femmes-inspirees-femmes-" rel="directory"&gt;Dossier : femmes inspir&#233;es, femmes inspirantes&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Lippman-Abby-+" rel="tag"&gt;Lippman, Abby&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1472.jpg?1642092138' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;358&#034; height=&#034;547&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Dans cette entreprise collective, je suis inspir&#233;e par ces femmes tenaces et pers&#233;v&#233;rantes qui d&#233;fient l'autorit&#233; et les savoirs officiels, et quand bien m&#234;me on chercherait &#224; les d&#233;nigrer ou &#224; les discr&#233;diter.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il eut &#233;t&#233; bien difficile de refuser de participer &#224; ce num&#233;ro d'&lt;i&gt;&#192; B&#226;bord&lt;/i&gt; &lt;i&gt; ! &lt;/i&gt; Sit&#244;t l'invitation re&#231;ue, j'eus &#224; l'esprit un grand nombre de femmes qui m'ont inspir&#233;e et auxquelles je d&#233;sirais rendre hommage. Mais je dus aussit&#244;t convenir qu'il me serait probablement impossible de faire ce que l'on me demandait, car entre toutes ces femmes remarquables, comment pourrais-je en choisir une seule ? D&#233;cid&#233;ment, je n'y arriverais pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'admire profond&#233;ment les autres femmes qui participent avec moi &#224; ce dossier et qui ont su faire ce qu'on leur demandait. J'imagine sans mal combien il a d&#251; leur &#234;tre difficile, &#224; la plupart sinon &#224; toutes, de finalement retenir une femme &#224; laquelle rendre hommage. En ce qui me concerne toutefois, apr&#232;s y avoir r&#233;fl&#233;chi j'ai choisi une autre mani&#232;re de faire. Je l'ai retenue pour des raisons qui, je l'esp&#232;re, me permettront de c&#233;l&#233;brer toutes celles qui m'ont inspir&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour moi, en effet, donner des noms est une pratique dangereuse pour toutes sortes de raisons. Sans rien dire du fait que c'est une strat&#233;gie utilis&#233;e par les politiciens ainsi que par la police pour attaquer les personnes qui ne se conforment pas &#224; ce qu'attendent d'elles les &#201;tats-nations ou qui combattent les injustices, je dois avouer que m&#234;me le fait d'invoquer positivement des noms en particulier est pour moi probl&#233;matique dans la mesure o&#249; cela exclut trop de personnes, occulte trop de choses, et donne la fausse impression que tout se joue par ces noms : les nomm&#233;es sont celles qui importent, les autres n'important pas, ou peu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui plus est, je craindrais de succomber &#224; cette approche de l'histoire privil&#233;giant l'action des &#171; grands hommes blancs &#187;, qu'avec tant de f&#233;ministes je me suis employ&#233;e &#224; rejeter. Au sens litt&#233;ral et au sens m&#233;taphorique du terme &#171; s'emm&#234;ler &#187;, la plupart des f&#233;ministes sont reli&#233;es les unes aux autres &#8211; reli&#233;es &#224; celles que nous connaissons, &#224; celles que nous aimerions conna&#238;tre et &#224; celles que nous ne connaissons qu'&#224; travers leurs histoires. La plupart des h&#233;ro&#239;nes ne sont d&#232;s lors que visibles parce qu'elles se tiennent sur les &#233;paules de tant d'autres et elles s'&#233;crouleraient sans celles-ci. Ce qu'elles nous offrent, leurs mots et leurs gestes qui nous inspirent, tout cela est intimement m&#234;l&#233; &#224; nous toutes. Lorsque j'&#233;cris, lorsque je parle, lorsque j'agis, d'innombrables femmes sont pr&#233;sentes et m'aident &#224; continuer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en ce sens que dans un roman r&#233;cent, Julie Otsuka a recours &#224; une sorte de voix plurielle &#224; la premi&#232;re personne. L'histoire des femmes japonaises qu'elle raconte, comme ces femmes qui m'inspirent, prend l'aspect d'un ch&#339;ur grec : on entend certes chaque voix individuelle, mais la puissance collective est plus grande que la somme des voix de chacune des participantes. Et c'est pr&#233;cis&#233;ment cette sorte de ch&#339;ur puissant de femmes qui m'inspire par-dessus tout. De sorte que quand je parle, c'est pour avoir entendu et pour me souvenir de leurs passions, de leurs gestes, de leurs le&#231;ons, de leur solidarit&#233; que je suis en mesure de faire entendre ma propre voix plurielle &#224; la premi&#232;re personne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est pas facile de choisir une m&#233;taphore pour d&#233;crire ce qui m'inspire et comment j'essaie de vivre. Outre celle du ch&#339;ur, je pourrais proposer celle d'une toile tiss&#233;e, cr&#233;&#233;e par de nombreuses femmes, chacune contribuant &#224; la trame. Les fils proviennent de femmes de diff&#233;rentes &#233;poques, de diff&#233;rents lieux ayant v&#233;cu des exp&#233;riences de vie tr&#232;s diff&#233;rentes les unes des autres, ayant chacune sa propre expertise ; et j'apprends de chacune d'elles. Tout en conservant sa propre identit&#233;, chacune des femmes repr&#233;sent&#233;es dans ce tissu reconna&#238;t qu'elle ne saurait &#234;tre ind&#233;pendante des personnes et des circonstances de sa vie. Tous ces liens r&#233;els ou imaginaires ont nourri ces femmes comme ils me nourrissent. Si on retire un seul fil de la trame, la toile risque de se d&#233;chirer, le tout &#233;tant le secret de sa force. C'est un honneur de pouvoir emprunter un peu &#224; chacune afin de tisser ma propre vie d'une mani&#232;re qui reconnaisse leurs contributions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mes r&#233;ticences &#224; nommer une femme ont &#233;galement une motivation politique :&#8200;cela pourrait en effet renforcer le principe d'individualisation qui a caus&#233; tant de torts aux femmes. C'est ainsi que le n&#233;olib&#233;ralisme donne &#224; entendre qu'il revient aux individus de r&#233;soudre les probl&#232;mes, tandis que les r&#233;compenses sont donn&#233;es &#224; ceux et celles qui y parviennent. Dans un monde o&#249; le contr&#244;le social remplace le bien-&#234;tre collectif, ou le bien public est ignor&#233; au profit de la richesse priv&#233;e, il me para&#238;t plus important que jamais de r&#233;sister aux appels de l'exceptionnalisme et d'en appeler &#224; la solidarit&#233;, &#224; la coop&#233;ration et &#224; la reconnaissance de l'importance du travail collectif qui permet de faire s'&#233;crouler les murs par lesquels on isole et on exclut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, certaines femmes sont &#171; exceptionnelles &#187; ; mais lorsque ce terme en d&#233;signe plusieurs, il perd peu &#224; peu son sens et son importance. De nombreuses femmes qui &#339;uvrent &#224; changer le monde tel que nous le connaissons m'inspirent ; mais aucune ne peut, &#224; elle seule, faire advenir le monde tel que nous le d&#233;sirons. Et il nous faut donc tisser ensemble les id&#233;es, les gestes, les savoirs et les passions que nous &#233;changeons avec elles si nous esp&#233;rons r&#233;aliser l'&#233;quit&#233;, la justice et la paix. Je propose donc que nous consid&#233;rions l'inspiration comme une entreprise collective : elle est cr&#233;&#233;e par plusieurs, faite par tous, chacune &#224; sa mani&#232;re. Ainsi elle est plus prosp&#232;re et elle nourrit les liens qui nous unissent les unes aux autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette entreprise collective, je suis particuli&#232;rement inspir&#233;e par ces femmes tenaces et pers&#233;v&#233;rantes qui d&#233;fient l'autorit&#233; et les savoirs officiels &#8211; m&#234;me ceux des experts nomm&#233;s &#8211; et quand bien m&#234;me on chercherait &#224; les d&#233;nigrer ou &#224; les discr&#233;diter ; par ces femmes qui cr&#233;ent et imaginent toutes sortes de moyens pour faire avancer la justice et la paix ; par ces femmes qui se soucient de communaut&#233;s autres que la leur et qui rejettent et cherchent &#224; abolir tous les privil&#232;ges (de race, d'&#226;ge, de classe, d'&#233;ducation, de sexualit&#233;, etc.) y compris les leurs, d&#232;s lors qu'ils engendrent des in&#233;galit&#233;s subies ailleurs par d'autres ; par ces femmes pleinement engag&#233;es dans la vie, dans les id&#233;es, dans l'action, qui sont passionn&#233;es par ce qu'elles font et qui ne craignent pas qu'on les juge ridicules. Et cette courte &#233;num&#233;ration, h&#233;las, est bien incompl&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais je m'abstiendrai de retenir une seule voix, un seul fil, une seule femme exceptionnelle qui serait mon inspiration. Ce sont toutes ces femmes, leur humanit&#233;, leurs col&#232;res, leur militantisme, leur persistance et leur sens de l'humour, qui font ce ch&#339;ur exceptionnel qui ne cesse de m'inspirer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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