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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Le patrimoine industriel du secteur Hull</title>
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		<dc:date>2012-09-04T00:46:30Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Pr&#233;vost</dc:creator>


		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>Sociologie et anthropologie</dc:subject>
		<dc:subject>Politique municipale et r&#233;gionale</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;vost, Michel</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le secteur de Hull, &#224; Gatineau, n'a pas toujours eu bonne r&#233;putation. En effet, le Vieux-Hull a longtemps port&#233; le titre de petit Chicago alors que son patrimoine ouvrier et industriel suscitait souvent le m&#233;pris. D&#232;s 1950, l'urbaniste Jacques Gr&#233;ber, qui contribue grandement &#224; l'embellissement de la r&#233;gion de la capitale, recommande d'expulser les activit&#233;s industrielles du centre-ville de Hull et de d&#233;molir les b&#226;timents vou&#233;s &#224; cette vocation. L'&#233;minent historien Marcel Trudel, pour sa (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Hull-ville-assiegee-" rel="directory"&gt;Dossier : Hull, ville assi&#233;g&#233;e&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Histoire-+" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sociologie-et-anthropologie-+" rel="tag"&gt;Sociologie et anthropologie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-municipale-+" rel="tag"&gt;Politique municipale et r&#233;gionale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Prevost-Michel-+" rel="tag"&gt;Pr&#233;vost, Michel&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1431.jpg?1642092137' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;504&#034; height=&#034;334&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le secteur de Hull, &#224; Gatineau, n'a pas toujours eu bonne r&#233;putation. En effet, le Vieux-Hull a longtemps port&#233; le titre de &lt;i&gt;petit Chicago&lt;/i&gt; alors que son patrimoine ouvrier et industriel suscitait souvent le m&#233;pris. D&#232;s 1950, l'urbaniste Jacques Gr&#233;ber, qui contribue grandement &#224; l'embellissement de la r&#233;gion de la capitale, recommande d'expulser les activit&#233;s industrielles du centre-ville de Hull et de d&#233;molir les b&#226;timents vou&#233;s &#224; cette vocation. L'&#233;minent historien Marcel Trudel, pour sa part, interrog&#233; par un journaliste du Droit, estime que &#171; &lt;i&gt;Hull &#233;tait demeur&#233;e une mis&#233;rable ville ouvri&#232;re, de gagne-petit, aux maisons vieillottes, sans int&#233;r&#234;t historique ni architectural, un gros village triste&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cit&#233; par Marcel Gingras, Le Droit, 31 janvier 2011, p. 13.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faudra attendre la fin du XXe si&#232;cle pour enfin r&#233;aliser partout au Qu&#233;bec que le patrimoine industriel fait partie de notre histoire et que nous devons le pr&#233;server pour les g&#233;n&#233;rations &#224; venir. Nous retra&#231;ons ici le pass&#233; industriel de Hull, son essor, son d&#233;clin et le r&#233;veil pour le patrimoine industriel qui s'est manifest&#233; au cours des 20 derni&#232;res ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
Les d&#233;buts et l'essor de l'industrie hulloise&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 1800, Philemon Wright, un propri&#233;taire terrien du Massachusetts, arrive en Outaouais avec ses proches pour fonder une communaut&#233; agricole. Le fondateur du canton de Hull ne s'int&#233;resse pas uniquement &#224; l'agriculture puisqu'il am&#233;nage un petit centre industriel aux chutes des Chaudi&#232;res. Au d&#233;part, Wright r&#234;ve d'une colonie agricole, mais il comprend vite que la for&#234;t de la r&#233;gion peut servir la Grande-Bretagne. En 1806, environ 50 radeaux de bois &#233;quarri quittent Hull pour Qu&#233;bec. Wright vient de changer la vocation de la r&#233;gion et l'industrie du bois va vite remplacer l'agriculture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1875, &#224; la suite de l'installation de l'Am&#233;&#173;ricain E.B. Eddy, Hull devient une ville et ses industries connaissent un essor remarquable gr&#226;ce aux nombreuses scieries, au fabriquant de haches &lt;i&gt;Washburn and Walters&lt;/i&gt; et &#224; la filature &lt;i&gt;Hanson&lt;/i&gt;. Un tournant majeur s'op&#232;re lorsqu'Eddy se lance aussi dans les p&#226;tes et papiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 26 avril 1900, un incendie d&#233;truit une grande partie du secteur industriel de Hull&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Raymond Ouimet, Une ville en flamme, Hull, Vent&#8194;d'Ouest, 1996, p. 69-95.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. La population se rel&#232;ve difficilement et plusieurs scieries ne sont pas reconstruites. Ce n'est cependant pas le cas d'Eddy qui double ses installations. D&#232;s 1901, sa fabrique d'allumettes fonctionne &#224; plein r&#233;gime, tout comme ses usines de p&#226;tes et papiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs industries s'installent &#224; Hull au tournant du XXe si&#232;cle. En 1896, &lt;i&gt;George Matthews&lt;/i&gt; &#233;rige un abattoir-salaison, qui deviendra la &lt;i&gt;Canada Packers&lt;/i&gt; et, en 1903, la &lt;i&gt;International Portland Cement &lt;/i&gt; construit ses installations o&#249; se trouve le Casino du Lac-Leamy. Trois ans plus tard, la compagnie de textiles &lt;i&gt;Woods d'Ottawa&lt;/i&gt; s'&#233;tablit du c&#244;t&#233; qu&#233;b&#233;cois, puis, en 1914, la &lt;i&gt;Hull Iron and Steel Foundries &lt;/i&gt; ouvre ses portes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, l'&#233;conomie de Hull se diversifie et on y trouve des activit&#233;s de toutes sortes : cimenterie, m&#233;canique, production de lait, de briques, d'articles en laine et d'explosifs. Ces activit&#233;s font de Hull l'un des principaux centres industriels du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le d&#233;clin&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Comme dans de nombreuses villes du Qu&#233;bec, le d&#233;clin industriel de Hull commence peu avant la Seconde Guerre mondiale et s'accentue apr&#232;s 1945. Le milieu des ann&#233;es 1950 marque un tournant lorsque le gouvernement f&#233;d&#233;ral construit l'Imprimerie nationale. Cette implantation annonce le d&#233;but d'un transfert progressif de bureaux f&#233;d&#233;raux d'Ottawa &#224; Hull. Aujourd'hui, plus de 30 000 fonctionnaires travaillent &#224; Gatineau et le f&#233;d&#233;ral s'av&#232;re le premier employeur de la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mis &#224; part les&lt;i&gt; Produits Kruger&lt;/i&gt;, dont les terrains ont &#233;t&#233; achet&#233;s par la Commission de la capitale nationale et qui mettront fin &#224; leur production au cours des ann&#233;es &#224; venir, il ne subsiste aucune des activit&#233;s du pass&#233; forestier de Hull. M&#234;me la &lt;i&gt;Domtar&lt;/i&gt; ferme en 2007 les anciennes usines de la &lt;i&gt;Eddy&lt;/i&gt;, mettant fin &#224; plus de 150 ans d'histoire industrielle.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
Un patrimoine menac&#233; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le changement de vocation de Hull apr&#232;s 1970 a des r&#233;percussions d&#233;plorables sur le patrimoine b&#226;ti. De 1969 &#224; 1975, les projets du gouvernement du Canada et du gouvernement du Qu&#233;bec entra&#238;nent la d&#233;molition de plus de 1&#8194;500 b&#226;timents au centre-ville, touchant 6&#8194;000 personnes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le nombre d'habitations d&#233;molies et de personnes expuls&#233;es varie selon les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Parmi les victimes, on trouve plusieurs maisons allumettes, t&#233;moins de l'habitation ouvri&#232;re et les &#233;difices de la &lt;i&gt;Eddy&lt;/i&gt; o&#249; se trouve maintenant le Mus&#233;e canadien des civilisations. Seule la tour de lessivage &#233;chappe aux d&#233;molisseurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1985, la &lt;i&gt;Canada Packers&lt;/i&gt; est incendi&#233;e par des vandales. Peu de voix s'&#233;l&#232;vent &#224; l'&#233;poque contre la disparition progressive de notre patrimoine industriel. Il ne faut cependant pas croire que seul le patrimoine industriel de Hull est menac&#233;. En fait, partout, nos anciennes usines demeurent les parents pauvres du patrimoine b&#226;ti. On n'a qu'&#224; penser aux abords du canal Lachine &#224; Montr&#233;al. Des groupes commencent tout juste &#224; prendre conscience de l'importance de la pr&#233;servation de ces t&#233;moins de notre pass&#233; industriel. L'Association qu&#233;b&#233;coise pour le patrimoine industriel voit enfin le jour en&#8194;1988. Ajoutons que la taille imposante des b&#226;timents et des sites industriels pose tout un d&#233;fi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Hull, la situation s'explique aussi par le &lt;i&gt;Projet d'am&#233;nagement de la Capitale nationale,&lt;/i&gt; appel&#233; le &lt;i&gt;plan Gr&#233;ber,&lt;/i&gt;&#8194;adopt&#233; en 1950 pour d&#233;velopper &#224; long terme la r&#233;gion de la capitale. L'urbaniste fran&#231;ais Jacques Gr&#233;ber con&#231;oit en effet un plan d'urbanisme pour d&#233;velopper la r&#233;gion de la capitale et en faire la &lt;i&gt;Washington du Nord &lt;/i&gt; comme en r&#234;vait le premier ministre canadien Wilfrid&#8194;Laurier en cr&#233;ant, en 1899, la Commission d'embellissement d'Ottawa, l'anc&#234;tre de la Com&#173;mission de la capitale nationale (CCN).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#233;ber veut assurer un d&#233;veloppement ordonn&#233; et embellir la r&#233;gion de la capitale en cr&#233;ant, notamment, une ceinture de verdure, de belles promenades et en agrandissant le parc de la Gatineau. En revanche, pour l'&#233;minent urbaniste, l'activit&#233; industrielle des centres-villes est incompatible avec ses projets. Il recommande donc de d&#233;placer l'activit&#233; industrielle des centres et de faire dispara&#238;tre les anciens b&#226;timents et les voies ferr&#233;es. De surcro&#238;t, le plan Gr&#233;ber sp&#233;cifie que l'industrie du bois et des p&#226;tes et papiers, pourtant &#233;l&#233;ment identitaire si d&#233;terminant dans l'Outaouais, est peu d&#233;sirable pour le centre urbain d'une capitale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, on peut louer la vision d'embellissement de Gr&#233;ber, mais on peut aussi lui reprocher de n'avoir pas compris l'importance de la pr&#233;servation de notre patrimoine industriel. &#192; sa d&#233;charge, pr&#233;cisons qu'il ne sera pas le seul&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
Un tournant majeur : les pr&#233;occupations patrimoniales&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On assiste, au tournant du XXIe si&#232;cle, &#224; un &#233;veil &#224; l'importance de pr&#233;server les derniers t&#233;moins du patrimoine industriel du ruisseau de la&#8194;Brasserie. Ainsi, l'ancienne usine de pompage d'eau devient un th&#233;&#226;tre municipal, alors que l'ancien Ch&#226;teau d'eau h&#233;berge la brasserie Les Brasseurs du Temps. Par ailleurs, on restaure l'ancienne fonderie pour y am&#233;nager un centre de soccer int&#233;rieur et on fait de m&#234;me avec l'ancienne filature de la &lt;i&gt;Hanson Mills &lt;/i&gt; qui accueille un lieu de cr&#233;ation et de diffusion en arts visuels et m&#233;diatiques. Enfin, le quartier des patrons anglophones, Eddyville, aujourd'hui devenu le village d'Argentine, s'av&#232;re bien entretenu, mis en valeur&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Michelle Guitard et al., Le village d'Argentine. Quelques mots d'histoire, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et prot&#233;g&#233; par le premier site du patrimoine de la Ville de Hull cr&#233;&#233; en 1991.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela dit, il reste un sujet majeur d'irritation dans le secteur : les anciens b&#226;timents de la &lt;i&gt;E.B.&#8194;Eddy&lt;/i&gt;, propri&#233;t&#233;s de la &lt;i&gt;Domtar&lt;/i&gt;. En 1998, la Soci&#233;t&#233; d'histoire de l'Outaouais (SHO) s'oppose vivement &#224; la demande de d&#233;molition visant ces t&#233;moins de notre patrimoine industriel, et son pr&#233;sident pr&#233;pare un avis d'intention de classement. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour la SHO, il faut sauver ces b&#226;timents situ&#233;s au c&#339;ur du berceau industriel et historique de l'Outaouais. En fait, ces &#233;difices, construits &#224; la fin du XIXe et restaur&#233;s apr&#232;s le Grand feu de 1900, s'av&#232;rent les derniers vestiges industriels de ce si&#232;cle dans la r&#233;gion de la capitale. Les &#233;tudes de Michelle&#8194;Guitard d&#233;montrent aussi qu'ils sont uniques, puisque les usines construites &#224; la m&#234;me &#233;poque sont presque toutes en brique. L'historienne souligne que &#171; &lt;i&gt;ces b&#226;timents se singularisent par leur mat&#233;riau, la pierre&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Michelle Guitard, E.B.&#8194;Eddy, site industriel, &#233;tude pour le minist&#232;re de la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187; La lutte commenc&#233;e en 1998 fut longue, mais le minist&#232;re de la Culture et des Communications s'est finalement montr&#233; sensible &#224; notre argumentaire et, en 2001, les anciens b&#226;timents sont reconnus monuments historiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que reconnus, ces &#233;difices sont maintenant vides. Certes, il faut tout de m&#234;me se r&#233;jouir puisqu'ils ne sont pas tomb&#233;s, comme tant d'autres, sous le pic des d&#233;molisseurs. On finira bien par leur trouver une nouvelle vie. Le d&#233;put&#233; f&#233;d&#233;ral de Gatineau, Richard&#8194;Nadeau, m&#232;ne une campagne pour faire en sorte qu'y soit install&#233; le nouveau Mus&#233;e canadien des sciences qui remplacera l'ancien situ&#233; dans des locaux inad&#233;quats &#224; Ottawa. Il faut l'appuyer, car ce serait une bonne fa&#231;on de mettre en valeur ces b&#226;timents historiques et ce site exceptionnel de notre riche patrimoine industriel. Il existe d'ailleurs de tr&#232;s bons exemples qui peuvent servir de mod&#232;les. Soulignons, en particulier, la Cit&#233; de l'&#233;nergie &#224; Shawinigan au Qu&#233;bec et La Fourche, &#224; Winnipeg au Manitoba. Ces deux anciens sites industriels, longtemps laiss&#233;s &#224; l'abandon, sont aujourd'hui tr&#232;s anim&#233;s et leur riche pass&#233; industriel est vraiment mis en valeur. De plus, les deux endroits contribuent au d&#233;veloppement touristique et &#233;conomique des deux villes. &#192; quand le tour du secteur des chutes des Chaudi&#232;res ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cit&#233; par Marcel Gingras, &lt;i&gt;Le Droit&lt;/i&gt;, 31 janvier 2011, p. 13.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Raymond Ouimet, &lt;i&gt;Une ville en flamme&lt;/i&gt;, Hull, Vent&#8194;d'Ouest, 1996, p. 69-95.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le nombre d'habitations d&#233;molies et de personnes expuls&#233;es varie selon les sources. Nous citons ici Roger&#8194;Blanchette, &lt;i&gt;L'Outaouais : histoire en bref&lt;/i&gt;, Qu&#233;bec, PUL, 2009, p. 13.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Michelle Guitard et al.,&lt;i&gt; Le village d'Argentine. Quelques mots d'histoire&lt;/i&gt;, Hull, Association du patrimoine du ruisseau de la Brasserie, 1992.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Michelle Guitard, &lt;i&gt;E.B.&#8194;Eddy, site industriel&lt;/i&gt;, &#233;tude pour le minist&#232;re de la Culture et des Communications, 1999, p. 140.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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