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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>L'&#233;tablissement d'un imp&#244;t-monde onusien !</title>
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		<dc:date>2012-09-02T20:15:11Z</dc:date>
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		<dc:creator>Michel Beaus&#233;jour</dc:creator>


		<dc:subject>Altermondialisme</dc:subject>
		<dc:subject>Economie et finances publiques</dc:subject>
		<dc:subject>Mondialisation et &#171; libre-&#233;change &#187;</dc:subject>
		<dc:subject>Beaus&#233;jour, Michel</dc:subject>

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&lt;p&gt;Ce texte promeut une r&#233;vision importante du mode de financement de l'ONU. Apr&#232;s plus de soixante ans d'existence, le temps est venu de sortir cette institution v&#233;n&#233;rable de ses orni&#232;res du pass&#233;, d'envisager un &#233;largissement de son mandat et de lui fournir des outils du XXIe si&#232;cle. L'hypoth&#232;se que nous soutenons vise &#224; transformer l'ONU en une institution mondiale mieux argent&#233;e, plus responsable et plus solidaire ayant, au total, des attributs qui ressemblent davantage &#224; une organisation &#171; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-43-fevrier-mars-2012-" rel="directory"&gt;No 043 - f&#233;vrier / mars 2012&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Mondialisation-AGCS-PSP-FMI-OMC-BM-+" rel="tag"&gt;Mondialisation et &#171; libre-&#233;change &#187;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Beausejour-Michel-+" rel="tag"&gt;Beaus&#233;jour, Michel&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1401.jpg?1642092135' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;454&#034; height=&#034;340&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce texte promeut une r&#233;vision importante du mode de financement de l'ONU. Apr&#232;s plus de soixante ans d'existence, le temps est venu de sortir cette institution v&#233;n&#233;rable de ses orni&#232;res du pass&#233;, d'envisager un &#233;largissement de son mandat et de lui fournir des outils du XXIe si&#232;cle. L'hypoth&#232;se que nous soutenons vise &#224; transformer l'ONU en une institution mondiale mieux argent&#233;e, plus responsable et plus solidaire ayant, au total, des attributs qui ressemblent davantage &#224; une organisation &#171; gouvernementale &#187; que diplomatique. Nous sugg&#233;rons ainsi un nouveau pacte social mondial fond&#233; sur l'&#233;tablissement d'un imp&#244;t-monde en vue de soutenir une ONU plus autonome et plus responsable. Cet imp&#244;t-monde prendrait la forme d'une taxe de vente onusienne (TVO) de 0,7 % applicable &#224; des d&#233;penses de consommation cibl&#233;es des pays du G20.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pour une fiscalit&#233; onusienne internationale, autonome et responsable&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'organisation onusienne, dans sa totalit&#233;, op&#232;re avec un budget annuel de l'ordre de 25 milliards de dollars, dont 9 G$ en contributions d&#233;termin&#233;es &#8211; des quotes-parts de chaque pays membre &#8211; et 16 G$ en donations. Le budget de fonctionnement des 8 000 fonctionnaires accapare 2 G$, les missions de maintien de la paix 5 G$ et les programmes et agences sp&#233;cialis&#233;es 18 G$. En ce qui a trait aux missions de paix, 120 000 militaires provenant d'un grand nombre de pays portent le casque bleu onusien &#224; l'int&#233;rieur de 19 missions de paix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement, la source historique et basique des fonds de l'ONU provient des quotes-parts des &#201;tats membres cotis&#233;s selon diff&#233;rents crit&#232;res dont la capacit&#233; de payer de chacun. Ce sont les &#201;tats-Unis qui, de loin, cotisent le plus avec pr&#232;s de 25 % du budget de l'ONU (en tenant seulement compte des quotes-parts obligatoires de chaque pays membre). Suivent le Japon avec 18 %, l'Allemagne avec pr&#232;s de 10 % et le Royaume-Uni, l'Italie et la France avec des quotes-parts de 5 % &#224; 6 %. Non seulement cette approche ne fournit pas suffisamment de fonds, mais elle place l'ONU sous une forme de tutelle, d&#233;pendante de la bonne volont&#233; du membre de verser ses dus au moment venu. Les arr&#233;rages sont &#233;bouriffants, surtout de la part des Am&#233;ricains, qui se servent de ce levier pour influencer le fonctionnement de l'organisme. Le syst&#232;me onusien a besoin de coud&#233;es plus franches pour le d&#233;gager des m&#233;andres financiers plut&#244;t obscurs qui nourrissent le grenouillage de pouvoir dans ses officines. De plus, l'institution souffre d'un manque de transparence puisque la population n'est pas vraiment impliqu&#233;e dans son fonctionnement. Ainsi, les quotes-parts ne fonctionnent pas : elles sont un peu minces, trop contraignantes et trop souvent vers&#233;es en retard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, il y a les dons ! Dans ces cas, il s'agit toujours d'une mesure palliative qui ne fait qu'ajourner les solutions bien senties. On effectue des lev&#233;es de sous pour chaque catastrophe naturelle ; au temps des conflits arm&#233;s, les Casques bleus sont fournis par diff&#233;rents pays (de moins en moins par les pays d&#233;velopp&#233;s) ; on r&#233;ussit &#224; amasser des fonds particuliers pour lutter contre certaines maladies end&#233;miques comme le paludisme et le sida. Mais tout &#231;a n'est plus suffisant, c'est archa&#239;que et p&#233;nible. Il importe maintenant de d&#233;passer cette logique caritative et de s'impr&#233;gner d'une solidarit&#233; r&#233;elle et assum&#233;e par tous. C&#233;dons la parole &#224; Pascal Lamy, patron actuel de l'Organisation mondiale du commerce : &#171; &lt;i&gt;&#192; cet &#233;gard, nous disposons d'un levier &#233;conomique et d&#233;mocratique, v&#233;ritable socle d'une collectivit&#233; qui veut agir en tant que communaut&#233;, et c'est l'imp&#244;t. Le temps est venu de confronter cette n&#233;cessaire solidarit&#233; communautaire internationale avec l'imposition d'une fiscalit&#233; mondiale &lt;/i&gt; &#187; (La d&#233;mocratie-monde : pour une autre gouvernance globale, Seuil, 2004).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La litt&#233;rature &#233;conomique propose plusieurs nouvelles formes d'imposition internationale telles que la &#171; taxe Tobin &#187; sur les transactions financi&#232;res transfrontali&#232;res, une taxation internationale qui toucherait les &#233;metteurs de carbone, des taxes sur d'autres formes d'externalit&#233; ou encore des taxes sur l'utilisation des espaces internationaux. N&#233;anmoins, toutes ces formes de taxation innovatrices posent un ensemble de probl&#232;mes au niveau de l'application pratique &#8211; solubles certes, et souhaitables dans d'autres cadres r&#233;f&#233;rentiels &#8211; qui nous portent &#224; pr&#233;f&#233;rer l'utilisation des imp&#244;ts d&#233;j&#224; existants. Cons&#233;quemment, notre proposition est la suivante : la mise sur pied d'une TVO, la taxe de vente onusienne, applicable sur des d&#233;penses finales des consommateurs, semblable aux champs d'application de la taxe des produits et services (TPS) canadienne. Les avantages d'une taxe onusienne sur les d&#233;penses de consommation sont nombreux : la mise en place de la TVO impliquerait un tr&#232;s faible co&#251;t de collecte puisque le syst&#232;me fiscal d'imposition indirecte serait d&#233;j&#224; en place pour une grande partie des pays, la recette fiscale onusienne serait pr&#233;visible et automatique et, surtout, elle engendrerait la possibilit&#233; de collecter des sommes d'argent consid&#233;rables au prix d'une majoration limit&#233;e des taux d'imposition gr&#226;ce &#224; l'existence d'une tr&#232;s, tr&#232;s large assiette fiscale.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La port&#233;e d'une taxe supranationale&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour le commun des mortels, celui qui au bout du compte finit toujours par payer la note, est-il possible de lui faire accepter l'id&#233;e d'une taxe supranationale ? Voyons voir simplement. Suppo&#173;sons une d&#233;pense finale avant taxes de 100 $ corres&#173;pondant &#224; l'addition d'un repas pris au restaurant au Qu&#233;bec. Sur la facture se d&#233;tacherait une imposition de deux ordres : une TPS (5 %) de 5 $ remise au gouvernement f&#233;d&#233;ral et une TVQ de 9,5 % (&#224; partir du 1er janvier 2012) calcul&#233;e sur le prix d'achat plus la TPS, soit 9,97 $ remis au gouvernement qu&#233;b&#233;cois. Au total, donc, 14,97 $ seraient vers&#233;s aux paliers canadien et qu&#233;b&#233;cois. Ajoutons notre proposition d'une TVO de 0,7 % sur cette d&#233;pense finale de 100 $ : s'additionnerait donc aux 14,97 $ un 70 &#162; cr&#233;dit&#233; &#224; l'ONU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui tombe sous le sens ici, c'est bien l'exigu&#239;t&#233; du 70 &#162; : un si petit montant, des &#171; pinottes &#187; eu &#233;gard aux 14,97 $. Mais quelle diff&#233;rence profonde au niveau de l'effet global ! Nous avons calcul&#233; que cette forme de taxation ferait passer la contribution canadienne &#224; l'ONU de quelque 500 millions &#224; 4,2 milliards de dollars. Ce 70 &#162;, si banal, si basique en tant que d&#233;pense budg&#233;taire du consommateur, se r&#233;v&#232;le en m&#234;me temps si novateur, si radical en raison de sa supranationalit&#233; et de la cueillette inestimable de fonds qu'il repr&#233;sente. En plus, cette taxation engendrerait une plus grande solidarit&#233; entre citoyens du monde et une plus grande conscience de leur capacit&#233; &#224; &#234;tre partie prenante des op&#233;rations de la plan&#232;te. Si le citoyen canadien sait que le Su&#233;dois, le Chinois, le Br&#233;silien et combien d'autres payent ce m&#234;me 70 &#162; pour sustenter le pouvoir de pacificateur et de &#171; r&#233;gularisateur &#187; de l'ONU, il le fera avec plus de conviction et de civilit&#233;. Et, de surcro&#238;t, l'ONU serait oblig&#233;e d'&#234;tre plus transparente gr&#226;ce &#224; l'imputabilit&#233; li&#233;e aux centaines de millions de personnes directement responsables de son financement. &#192; noter qu'on peut argumenter en faveur de l'ajout du 0,7 % &#224; la structure de taxation indirecte d&#233;j&#224; en place par mesure d'efficacit&#233;, mais nous pr&#233;f&#233;rons une nouvelle taxe, une TVO ostensible, afin que les consommateurs sachent, chaque fois, combien ils contribuent au bien-&#234;tre de leurs semblables &#224; travers le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon nos calculs, les d&#233;penses finales totales des pays du G20 sont estim&#233;es &#224; 48 000 milliards $ en 2009. Si l'on devait y appliquer une taxe de 0,7 % sur une assiette fiscale qui ressemblerait &#224; celle de la TPS canadienne, nous estimons la recette onusienne de l'ordre de 150 milliards $ par ann&#233;e par rapport &#224; 25 G$ avec les quotes-parts et dons actuels. Ce 0,7 % de taxe de vente nous rapprocherait ainsi de la cible fix&#233;e par les responsables des Objectifs du mill&#233;naire pour le d&#233;veloppement (OMD), qui souhaitent voir l'aide aux pays en d&#233;veloppement atteindre le seuil de 50 &#162; le 100 $ de revenu produit dans les pays d&#233;velopp&#233;s. Actuellement, ceux-ci donnent environ 25 &#162; le 100 $ de revenu aux pays en d&#233;veloppement en forme d'aide (aux &#201;tats-Unis, c'est seulement 18 &#162; par 100 $ de revenu).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La mondialisation de la solidarit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce paradigme d'une ONU un peu plus &#171; gouvernementale &#187; que diplomatique rel&#232;verait-il de l'utopie ? Serait-ce un projet irr&#233;aliste ? &#192; la limite, sommes-nous tout simplement en train de heurter le mur des sacro-saintes souverainet&#233;s des nations ou, &#224; l'oppos&#233;, est-il possible de miser sur une nouvelle conscience plan&#233;taire, citoyenne, impr&#233;gn&#233;e de justice, d'imaginer que les &#234;tres humains veuillent participer &#224; un mouvement social qui transcende leur individualisme, leur chacun-pour-soi et, in fine, serait-il pensable alors d'oser un projet de mondialisation sociale &#8211; une &#171; mondialisation de la solidarit&#233; &#187; avec les plus d&#233;munis de la Terre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#233;gitimement, l'ONU est en &#233;tat d'exiger un financement fiable et de grande taille pour s'acquitter avec adresse non seulement de sa t&#226;che traditionnelle de pacificateur, mais aussi de la mission sociale ax&#233;e sur les OMD. Sur le plan technique, nous avons devant nous une proposition concr&#232;te, r&#233;alisable et stimulante. Notre toute petite taxe universelle de 70 &#162; par 100 $ de d&#233;pense taxable &#8211; un geste de partage &#224; la fois si simple et si extr&#234;me &#8211; peut red&#233;finir les paradigmes de l'implication citoyenne dans le monde et du mieux-&#234;tre de l'humanit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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