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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Trois manifestes syndicaux CSN-FTQ- CEQ</title>
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		<dc:date>2014-04-15T23:15:58Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ariane Gagn&#233;</dc:creator>


		<dc:subject>Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Livres</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>Gagn&#233;, Ariane</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ne comptons que sur nos propres moyens, CSN, M &#201;diteur, 2012 &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#201;tat rouage de notre exploitation, FTQ, M &#201;diteur, 2012 &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;cole au service de la classe dominante, CEQ, M &#201;diteur, 2012 &lt;br class='autobr' /&gt; 1971-1972. Le Qu&#233;bec conna&#238;t une p&#233;riode d'agitation sociale sans pr&#233;c&#233;dent. La crise d'Octobre bat son plein sur fond de r&#233;volte populaire et de suspension des libert&#233;s civiles. Au plan syndical, la gr&#232;ve des pressiers de La Presse donne lieu &#224; un v&#233;ritable affrontement entre la direction du journal (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-51-oct-nov-2013-" rel="directory"&gt;No 051 - oct. / nov. 2013&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Travail-syndicalisme-et-mouvement-+" rel="tag"&gt;Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Livres-+" rel="tag"&gt;Livres&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Histoire-+" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Gagne-Ariane-+" rel="tag"&gt;Gagn&#233;, Ariane&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1773.jpg?1642092152' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;599&#034; height=&#034;308&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ne comptons que sur nos propres moyens&lt;/i&gt;, CSN, M &#201;diteur, 2012&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'&#201;tat rouage de notre exploitation&lt;/i&gt;, FTQ, M &#201;diteur, 2012&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'&#233;cole au service de la classe dominante&lt;/i&gt;, CEQ, M &#201;diteur, 2012&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1971-1972. Le Qu&#233;bec conna&#238;t une p&#233;riode d'agitation sociale sans pr&#233;c&#233;dent. La crise d'Octobre bat son plein sur fond de r&#233;volte populaire et de suspension des libert&#233;s civiles. Au plan syndical, la gr&#232;ve des pressiers de &lt;i&gt;La Presse&lt;/i&gt; donne lieu &#224; un v&#233;ritable affrontement entre la direction du journal d'une part, et la FTQ et la CSN de l'autre. Ce conflit pr&#233;c&#232;de la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale illimit&#233;e d&#233;clar&#233;e par le front intersyndical FTQ-CSN-CEQ en 1972 pour am&#233;liorer le sort des plus bas salari&#233;s&#183;es du secteur public. Encourag&#233;s par les trois leaders syndicaux, quelque 210 000 travailleuses et travailleurs d&#233;fient injonctions et loi sp&#233;ciale. Ce sera l'emprisonnement des chefs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans ce climat que chacune des trois organisations publie son manifeste. Ceux-ci se veulent le fruit d'une importante r&#233;flexion sociale sur l'urgence de sortir le Qu&#233;bec de la domination capitaliste.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Se donner les moyens&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Travailleurs qu&#233;b&#233;cois, cessez de compter sur un climat favorable &#224; l'investissement &#233;tranger pour avoir une job ! &lt;/i&gt; &#187; Cet appel lanc&#233; dans Ne comptons que sur nos propres moyens de la CSN vient canaliser le ras-le-bol des travailleuses et travailleurs qu&#233;b&#233;cois qui assistent, impuissants, &#224; de nombreuses mises &#224; pied et fermetures d'usines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les m&#233;canismes qui donnent &#224; la classe dominante la possibilit&#233; d'utiliser les travailleurs &#224; son profit sont complexes. Comment se d&#233;velopper au plan industriel quand les investissements &#233;trangers servent principalement &#224; racheter des compagnies qu&#233;b&#233;coises et canadiennes existantes ? Quand les profits engendr&#233;s ici, gr&#226;ce aux ressources et &#224; la main-d'&#339;uvre d'ici, sont drain&#233;s vers les &#201;tats-Unis ? Les r&#233;formes visant &#224; nous donner les outils pour contr&#244;ler notre d&#233;veloppement &#233;conomique, port&#233;es par le slogan &#171; Ma&#238;tres chez nous &#187;, n'ont pas port&#233; fruit : l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois continue &#224; &#234;tre un &#201;tat de service, au service de Toronto et de Wall Street. En guise de simple illustration, les trois quarts de notre production mini&#232;re sont contr&#244;l&#233;s en 1968 par les entreprises multinationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut donc repenser le syst&#232;me, prendre en charge nos moyens de production afin de stopper le ch&#244;mage end&#233;mique produit par l'imp&#233;rialisme d&#233;cri&#233;. C'est par l'action politique et la mobilisation populaire que la lutte doit se faire, nous dit la CSN.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'&#201;tat complice&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Comme en &#233;cho, la FTQ met pour sa part en lumi&#232;re, dans &lt;i&gt;L'&#201;tat rouage de notre exploitation&lt;/i&gt;, des politiques de subvention de l'&#201;tat canadien et de l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois, qui ne sont en d&#233;finitive que des politiques &#233;conomiques de soutien &#224; l'entreprise priv&#233;e. Gr&#226;ce notamment aux subventions ainsi qu'aux exemptions d'imp&#244;ts et de taxes qu'il accorde, l'&#201;tat perp&#233;tue les in&#233;galit&#233;s r&#233;gionales. Une grande partie de son financement est concentr&#233;e entre les mains d'entreprises dont l'acc&#232;s aux capitaux ne constitue pourtant pas un probl&#232;me. Ce faisant, l'&#201;tat maintient le contr&#244;le &#233;tranger sur l'&#233;conomie qu&#233;b&#233;coise et reproduit la structure &#233;conomique d&#233;ficiente du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La FTQ soul&#232;ve dans son manifeste des questions importantes. &#192; quel point peut-on parler d'entreprises priv&#233;es, alors que celles-ci b&#233;n&#233;ficient d'injections faramineuses de fonds publics ? Quel niveau de profits est raisonnable dans cette perspective ? Est-il justifi&#233; de laisser ces entreprises interrompre la production de biens ? Peut-on vraiment assister sans bouger aux licenciements massifs qu'elles provoquent lorsqu'elles estiment que les profits ne sont pas suffisamment au rendez-vous ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#201;tat doit prendre le contr&#244;le de son &#233;conomie et sortir de cette domination ; il doit retirer au secteur priv&#233; la responsabilit&#233; qu'il lui a confi&#233;e de d&#233;velopper le Qu&#233;bec. Le constat de la FTQ vaut plus que jamais en 2012.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'&#233;cole et l'id&#233;ologie dominante&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le culte de l'individualisme, de la discipline, de la comp&#233;tition et de la hi&#233;rarchie &#224; l'&#233;cole reproduisent les in&#233;galit&#233;s sociales du syst&#232;me. Bien malgr&#233; eux, &#171; &lt;i&gt;les enseignants arm&#233;s de bulletins, dossiers, fiches de comportement pr&#233;parent consciencieusement de futurs exploiteurs et de futurs exploit&#233;s&lt;/i&gt; &#187;, peut-on lire dans L'&#233;cole au service de la classe dominante. Loin d'&#234;tre aussi d&#233;mocratique qu'on le dit, l'&#233;cole forme une main-d'&#339;uvre abondante et docile pour combler les besoins du syst&#232;me. Cette triste r&#233;alit&#233; fait na&#238;tre d&#232;s l'enfance une d&#233;solidarisation qui persiste tout au long de la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La critique de la CEQ semblait d&#233;j&#224; pr&#233;dire l'&#233;tat du syst&#232;me actuel : transformation des &#233;l&#232;ves en clients, de l'&#233;ducation en produit, deniers publics redirig&#233;s pour financer l'&#233;cole priv&#233;e, institutions soumises aux contrats de performance&#8230; Elle met en relief, comme &#224; rebours, les revendications du printemps dernier et montre &#224; quel point rien n'a chang&#233; depuis 1970.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la lecture de ces trois manifestes, en somme, un constat se d&#233;gage clairement : l'&#201;tat est compl&#232;tement inapte &#224; faire face &#224; la toute-puissance du priv&#233; et de ses monopoles. Tant et aussi longtemps qu'il sera l&#224; pour d&#233;fendre les int&#233;r&#234;ts de la classe capitaliste, il ne remplira pas le r&#244;le qui lui incombe : servir le bien-&#234;tre collectif.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les cinq lettres</title>
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		<dc:date>2013-09-17T23:52:59Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ariane Gagn&#233;</dc:creator>


		<dc:subject>Am&#233;rique latine et Cara&#239;bes</dc:subject>
		<dc:subject>Livres</dc:subject>
		<dc:subject>Gagn&#233;, Ariane</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les cinq lettres, Georges Castera, Montr&#233;al, M&#233;moire d'encrier, 2012, 50 p. &lt;br class='autobr' /&gt; Les cinq lettres nous laissent entendre le cri d'une r&#233;volte qui a trouv&#233; les mots pour se dire. &#171; Celui qui ne crie pas assez n'entend pas la voix du silence &#187;, &#233;crit Georges Castera, naviguant ainsi entre la parole radicale et l'int&#233;riorit&#233; comme espace de libert&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il n'est plus question de se taire chez cet auteur dont l'histoire personnelle, qui s'enracine en Ha&#239;ti, peut expliquer l'urgence du propos. Celui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-49-avril-mai-2013-" rel="directory"&gt;No 049 - avril / mai 2013&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Amerique-latine-et-Caraibes-+" rel="tag"&gt;Am&#233;rique latine et Cara&#239;bes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Livres-+" rel="tag"&gt;Livres&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Gagne-Ariane-+" rel="tag"&gt;Gagn&#233;, Ariane&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1673.jpg?1642092147' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;201&#034; height=&#034;300&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les cinq lettres&lt;/i&gt;, Georges Castera, Montr&#233;al, M&#233;moire d'encrier, 2012, 50 p.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les cinq lettres&lt;/i&gt; nous laissent entendre le cri d'une r&#233;volte qui a trouv&#233; les mots pour se dire. &#171; &lt;i&gt;Celui qui ne crie pas assez n'entend pas la voix du silence&lt;/i&gt; &#187;, &#233;crit Georges Castera, naviguant ainsi entre la parole radicale et l'int&#233;riorit&#233; comme espace de libert&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est plus question de se taire chez cet auteur dont l'histoire personnelle, qui s'enracine en Ha&#239;ti, peut expliquer l'urgence du propos. Celui qui le fait &#171; &lt;i&gt;n'a plus de couilles, mais des l&#233;gendes, des blessures miaulantes&lt;/i&gt; &#187;. Cette r&#233;volte est d'autant plus fortement exprim&#233;e qu'elle a &#233;t&#233; contenue dans une col&#232;re sourde avant de se donner le droit d'exister : &#171; &lt;i&gt;Je t'&#233;cris pour t'apprendre que j'ai longtemps parl&#233; les poings serr&#233;s.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cinq lettres nous laissent d&#233;couvrir une conscience lucide qui s'exprime et s'insurge, qui en appelle aux &#233;lans du c&#339;ur des hommes pour transformer le monde. Parfois tranchant, parfois h&#233;sitant, le narrateur creuse au fond de son &#226;me et de celle de la femme qu'il aime, cherchant &#224; faire en elle &#171; &lt;i&gt;un grand trou dans les mots&lt;/i&gt; &#187;, au risque de &#171; &lt;i&gt;parler avec des phrases mal parties, des phrases qui ratent le train&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Castera nous entra&#238;ne dans le d&#233;dale des rues bruyantes et anim&#233;es de Port-au-Prince, mais sa po&#233;sie aux allures de manifeste pourrait tout aussi bien se lire &#224; l'aune de l'effervescence sociale qui nous a conduits au printemps &#233;rable. &#171; &lt;i&gt;Il faudra bien prendre acte que nous sommes depuis longtemps interdits de printemps.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On est ici dans la qu&#234;te de l'amour et du d&#233;sir qui s'amalgame &#224; celle de la parole, du bonheur collectif et de la dignit&#233;. Et on d&#233;pose ce recueil heureux de constater, encore une fois, toute l'universalit&#233; et le pouvoir de r&#233;flexion dont est porteur le langage po&#233;tique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La place du marxisme dans l'histoire</title>
		<link>https://www.ababord.org/La-place-du-marxisme-dans-l</link>
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		<dc:date>2013-06-11T01:13:55Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ariane Gagn&#233;</dc:creator>


		<dc:subject>Philosophie politique et pens&#233;e critique</dc:subject>
		<dc:subject>Livres</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>Gagn&#233;, Ariane</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La place du marxisme dans l'histoire, Ernest Mandel, M &#201;diteur, Montr&#233;al, 2012, 184 p. &lt;br class='autobr' /&gt; En 1986, l'IIRE (International Institute for Research and Education) faisait para&#238;tre La place du marxisme dans l'histoire. L'ouvrage r&#233;unissait des s&#233;minaires d'Ernest Mandel, consid&#233;r&#233; comme l'un des penseurs marxistes les plus novateurs de la deuxi&#232;me moiti&#233; du XXe si&#232;cle. La place du marxisme dans l'histoire se voulait d'abord un outil d'information et de diffusion d'une pens&#233;e marxiste capable de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-48-fevrier-mars-2013-" rel="directory"&gt;No 048 - f&#233;vrier / mars 2013&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Philosophie-politique-et-pensee-+" rel="tag"&gt;Philosophie politique et pens&#233;e critique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Livres-+" rel="tag"&gt;Livres&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Histoire-+" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Gagne-Ariane-+" rel="tag"&gt;Gagn&#233;, Ariane&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1637.gif?1642092145' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;300&#034; height=&#034;515&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;La place du marxisme dans l'histoire&lt;/i&gt;, Ernest Mandel, M &#201;diteur, Montr&#233;al, 2012, 184 p.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 1986, l'IIRE (International Institute for Research and Education) faisait para&#238;tre &lt;i&gt;La place du marxisme dans l'histoire&lt;/i&gt;. L'ouvrage r&#233;unissait des s&#233;minaires d'Ernest Mandel, consid&#233;r&#233; comme l'un des penseurs marxistes les plus novateurs de la deuxi&#232;me moiti&#233; du XXe si&#232;cle.&lt;i&gt; La place du marxisme dans l'histoire &lt;/i&gt; se voulait d'abord un outil d'information et de diffusion d'une pens&#233;e marxiste capable de se renouveler et de se remettre en questions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, la maison M &#201;diteur nous propose, en collaboration avec l'IIRE, une r&#233;&#233;dition de ce livre devenu un classique dans le genre. Malgr&#233; ses vis&#233;es p&#233;dagogiques, l'auteur, qui fut membre influent de la Quatri&#232;me Internationale, &#233;vite soigneusement d'adopter un ton didactique qui aurait risqu&#233; d'aplanir le texte. Proposant une gen&#232;se de la pens&#233;e marxiste, il s'attarde &#224; d&#233;crire l'impact de cette pens&#233;e sur l'action politique ouvri&#232;re et sur l'ensemble des sciences humaines et sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La place du marxisme dans l'histoire&lt;/i&gt; nous &#233;claire en outre quant au r&#244;le pr&#233;pond&#233;rant de Marx dans l'histoire et la mise en &#339;uvre des id&#233;es au XXe si&#232;cle. L'ouvrage se veut une porte d'entr&#233;e pour tout lecteur curieux de mieux comprendre l'&#233;mergence et l'influence de la pens&#233;e marxiste, dans un contexte o&#249; la lutte des classes appara&#238;t &#234;tre plus que jamais d'actualit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Montr&#233;al, espace r&#233;serv&#233;</title>
		<link>https://www.ababord.org/Montreal-espace-reserve</link>
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		<dc:date>2013-03-23T16:23:48Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ariane Gagn&#233;</dc:creator>


		<dc:subject>Logement, transports et &#233;cologie urbaine</dc:subject>
		<dc:subject>In&#233;galit&#233;s et pauvret&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Sociologie et anthropologie</dc:subject>
		<dc:subject>Gagn&#233;, Ariane</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;C'est la sociologue Ruth Glass qui, dans les ann&#233;es 1960, a pour la premi&#232;re fois parl&#233; de &#171; gentrification &#187; pour d&#233;signer la colonisation progressive par une population nantie des quartiers populaires entourant la ville de Londres. Et comme ceux de Londres, de Paris, de New York et d'autres grandes villes du monde, les quartiers populaires de Montr&#233;al sont convoit&#233;s. &#192; la Ville, on parle de r&#233;am&#233;nagement, de renouveau, de revitalisation pour l&#233;gitimer la migration forc&#233;e de r&#233;sidentEs et (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-47-dec-2012-jan-2013-" rel="directory"&gt;No 047 - d&#233;c. 2012 / jan. 2013&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Logement-transports-et-ecologie-+" rel="tag"&gt;Logement, transports et &#233;cologie urbaine&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sociologie-et-anthropologie-+" rel="tag"&gt;Sociologie et anthropologie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Gagne-Ariane-+" rel="tag"&gt;Gagn&#233;, Ariane&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1595.gif?1642092143' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;1200&#034; height=&#034;849&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;C'est la sociologue Ruth Glass qui, dans les ann&#233;es 1960, a pour la premi&#232;re fois parl&#233; de &#171; gentrification &#187; pour d&#233;signer la colonisation progressive par une population nantie des quartiers populaires entourant la ville de Londres. Et comme ceux de Londres, de Paris, de New York et d'autres grandes villes du monde, les quartiers populaires de Montr&#233;al sont convoit&#233;s. &#192; la Ville, on parle de r&#233;am&#233;nagement, de renouveau, de revitalisation pour l&#233;gitimer la migration forc&#233;e de r&#233;sidentEs et faire place &#224; une population de plus haut standing. Portrait d'une dynamique pr&#233;occupante.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Plateau Mont-Royal est le plus accompli des quartiers embourgeois&#233;s de Montr&#233;al. Majoritairement ouvri&#232;re avec certaines familles bourgeoises situ&#233;es notamment sur le boulevard Saint-Joseph, la population du Plateau d&#233;m&#233;nage massivement vers la banlieue apr&#232;s la Premi&#232;re Guerre mondiale. Les terrains vacants n'y sont pas trop chers et les promoteurs immobiliers peuvent y engranger des profits importants. &#171; &lt;i&gt;C'&#233;tait les Trente Glorieuses, une p&#233;riode pendant laquelle la construction neuve en banlieue &#233;tait vendue et archi-vendue&lt;/i&gt;, explique Paule L'esp&#233;rance, du Comit&#233; logement du Plateau Mont-Royal. &lt;i&gt;Ce mode de vie correspondait &#224; un grand progr&#232;s pour les gens ais&#233;s, qui pouvaient emm&#233;nager dans des maisons quatre fois plus grandes que leur logement en ville, et pour la classe ouvri&#232;re qui, elle, acc&#233;dait &#224; la propri&#233;t&#233;. &lt;/i&gt; &#187; Entre 1986 et 1996, le Plateau perd presque la moiti&#233; de sa population et de ses jobs du secteur manufacturier. Les personnes qui demeurent en ville &#8211; ch&#244;meurs-euses, retrait&#233;Es, travailleurs-euses pr&#233;caires &#8211; sont pour la plupart celles qui n'ont pas les moyens de contracter une hypoth&#232;que.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un quartier n'attend pas l'autre
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1970, les premiers gentrificateurs arrivent sur le Plateau : personnes seules, artistes, &#233;tudiantEs et intellectuelLEs, pr&#234;ts &#224; acheter des immeubles en mauvais &#233;tats et &#224; les r&#233;nover. De petits sp&#233;culateurs et courtiers immobiliers commencent aussi &#224; affluer, flairant la bonne affaire et saisissant tout le potentiel de recapitaliser un quartier d&#233;laiss&#233; par une partie de ses habitantEs. Les loyers se mettent &#224; augmenter, des logements sont ras&#233;s et des condos haut de gamme &#233;rig&#233;s. Les commerces destin&#233;s &#224; une client&#232;le ouvri&#232;re c&#232;dent la place aux &#233;piceries fines, restaurants chics, caf&#233;s &#224; la mode et boutiques de design particuli&#232;rement affectionn&#233;s par la nouvelle petite bourgeoisie, comme la d&#233;signait Pierre Bourdieu ; cette classe moyenne &#224; ais&#233;e parfois qualifi&#233;e de yuppies ou de bobos tr&#232;s pr&#233;sente dans la publicit&#233;, les m&#233;dias et les nouvelles technologies ainsi que dans l'industrie culturelle et du divertissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Progressivement, l'imaginaire de plusieurs quartiers populaires est transform&#233; par le filtre m&#233;diatique. Partout, on vante le charme discret de la nouvelle r&#233;volution urbaine. Dans des quartiers qu'on croyait d&#233;sh&#233;rit&#233;s, on n'en finit plus de trouver de nouveaux spots bobos dont les cahiers &#171; Art de vivre &#187; des m&#233;dias sont friands : galeries d'art, caf&#233;s-th&#233;&#226;tres, clubs de gym sp&#233;cialis&#233;s, salons de th&#233;s, bouquineries, bars &#224; vin, bistros-lounge. Le d&#233;veloppement urbain et culturel achev&#233;, le Plateau est m&#234;me class&#233; parmi les quartiers les plus tendances en Am&#233;rique du Nord par le c&#233;l&#232;bre magazine &lt;i&gt;Wallpaper&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec une quinzaine d'ann&#233;es de d&#233;calage, le quartier Villeray conna&#238;t lui aussi un processus d'embourgeoisement avanc&#233;. Alors que plus de 40 % de ses r&#233;sidents et r&#233;sidentes vivent sous le seuil de faible revenu, on remarque une nette transformation des services de proximit&#233; dans la partie ouest du quartier. Des bistros fusion apparaissent aux c&#244;t&#233;s des restaurants &#224; sushis tr&#232;s fr&#233;quent&#233;s. Une ancienne taverne est convertie en un bar de quartier toujours plein. Les amoureux de fruits et l&#233;gumes frais et de produits fins ne sont pas en reste avec le tr&#232;s fr&#233;quent&#233; march&#233; Jean Talon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gentrification se vit aussi dans Centre-Sud, o&#249; le ph&#233;nom&#232;ne est acc&#233;l&#233;r&#233; par le Village gai, dans Rosemont, avec la tr&#232;s mignonne petite rue Masson qui se d&#233;veloppe ; dans Saint-Henri, avec la construction de condos le long du canal Lachine&#8230; Hochelaga-Maisonneuve n'y &#233;chappe pas non plus, comme en t&#233;moignent son march&#233; Maisonneuve et sa Place Valois, qui ont pignon rue Ontario. &#171; &lt;i&gt;Aujourd'hui, on ne va plus vivre &#224; Hochelagu', on va vivre &#224; Homa&lt;/i&gt; &#187;, illustre Philippe Hurteau, chercheur &#224; l'Institut de recherche et d'informations socio-&#233;conomiques (IRIS). Tous les quartiers y passent ; d'ailleurs, en 2011, c'est tout Montr&#233;al qui s'est vu attribuer par le &lt;i&gt;New York Times&lt;/i&gt; le titre de &#171; &lt;i&gt;hip city&lt;/i&gt; &#187; et incluse dans le club s&#233;lect des 10 villes les plus branch&#233;es de la plan&#232;te, aux c&#244;t&#233;s de Barcelone, Berlin et Copenhague.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La chute libre de l'industrie manufacturi&#232;re et la transformation du tissu commercial cr&#233;ent par ailleurs dans les quartiers de gentrification avanc&#233;e beaucoup d'emplois pr&#233;caires, non syndiqu&#233;s et au salaire minimum, souvent dans la restauration et le commerce de d&#233;tail. Selon une &#233;tude de l'Agence m&#233;tropolitaine de transport, 82 % des travailleurs et travailleuses du Plateau habitent des quartiers &#233;loign&#233;s.&lt;i&gt; A contrario&lt;/i&gt;, ses r&#233;sidentEs sont nombreux-ses &#224; occuper des emplois sp&#233;cialis&#233;s au centre-ville.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La sp&#233;culation bat son plein
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Depuis 1990, des condos poussent comme des champignons un peu partout &#224; Montr&#233;al. La Ville, dont les revenus d&#233;pendent principalement des taxes fonci&#232;res, voit plut&#244;t d'un bon &#339;il ce boom immobilier. Selon Philippe Hurteau, ce qui se construit en dit long sur qui on veut voir habiter le quartier. &#171; &lt;i&gt;Quand il y a une transition rapide et massive du logement locatif vers le condo dans un quartier donn&#233;, c'est qu'on cherche sp&#233;cifiquement &#224; y installer une client&#232;le bien cibl&#233;e, des gens dont les revenus sont assez &#233;lev&#233;s pour pouvoir acc&#233;der &#224; la propri&#233;t&#233;. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Griffintown, le plus vieux quartier ouvrier en Am&#233;rique du Nord, d&#233;sert&#233; apr&#232;s la fermeture du canal Lachine, repr&#233;sente bien cette volont&#233; d'attirer une nouvelle classe de r&#233;sidents. &#171; &lt;i&gt;D'un seul coup, le tissu d&#233;mographique de tout un quartier est transform&#233;&lt;/i&gt; &#187;, souligne le chercheur. Le promoteur Devemco compte y construire 8 000 nouveaux condos ; 4 000 le sont d&#233;j&#224; ou en voie de l'&#234;tre. Tout se passe en fait comme si le condo &#233;tait la seule fa&#231;on de se loger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Damaris Rose, chercheure &#224; l'Institut national de recherche scientifique (INRS), pr&#233;cise d'ailleurs que l'achat d'un condo est vu comme un filet de s&#233;curit&#233; pour assurer ses vieux jours. Puisqu'on peut de moins en moins se fier aux r&#233;gimes de retraite, il est en train de devenir, &#224; tort ou &#224; raison, la principale fa&#231;on d'&#233;pargner. &#171; &lt;i&gt;Mais c'est dangereux de tout miser l&#224;-dessus, parce que l'achat d'un condo, c'est &#233;norm&#233;ment de d&#233;penses &lt;/i&gt; &#187;, souligne-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On veut donc donner une image de marque &#224; la ville pour attirer des si&#232;ges sociaux prestigieux et des lieux culturels attractifs, des investisseurs d'envergure et des cadres sup&#233;rieurs, sans oublier des festivals lucratifs et des touristes friqu&#233;s. Les maquettes tr&#232;s tape-&#224;-l'&#339;il des projets immobiliers qui red&#233;finiront le paysage urbain de Montr&#233;al d'ici 2025 laissent d&#233;j&#224; pr&#233;sager une ville qui semble tout droit sortie d'un film de science fiction, o&#249; des tours &#224; vocations multiples &#8211; comme la tour Rocabella et ses 35 &#233;tages du 1300 boulevard Ren&#233;-L&#233;vesque Ouest, l'&#238;lot Overdale voisin ou encore le Peterson, qui surplombera la rue de la Concorde et la Place University&#8211;Saint-Jacques &#8211; se dressent dans une ville hyper-aseptis&#233;e. Montr&#233;al et ses partenaires priv&#233;s s'activent pour mettre en &#339;uvre leur vision de la ville embourgeois&#233;e et l'&#233;lever au rang de projet politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Des millions sont investis dans l'op&#233;ration. Plusieurs investissements publics visent pr&#233;cis&#233;ment &#224; favoriser l'acc&#232;s &#224; la propri&#233;t&#233; priv&#233;e et l'implantation de nouveaux commerces. De grandes art&#232;res sont r&#233;am&#233;nag&#233;es, des espaces verts constitu&#233;s, le r&#233;seau de transport en commun am&#233;lior&#233; pour attirer les personnes qu'on d&#233;sire voir habiter ces secteurs. L'ex-pr&#233;sident du comit&#233; ex&#233;cutif et responsable de l'urbanisme pour Montr&#233;al, Michael Applebaum, a d'ailleurs annonc&#233; en octobre 93 millions $ pour l'am&#233;nagement de parcs, l'acquisition de terrains et la r&#233;fection de certaines art&#232;res dans Griffintown, dont la rue Ottawa, qui sera convertie en corridor culturel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, toute l'entreprise a un impact sur le co&#251;t des logements des quartiers touch&#233;s. Incapables d'assumer les augmentations de leur loyer, plusieurs m&#233;nages d&#233;cident de se d&#233;placer vers la p&#233;riph&#233;rie. Et le march&#233; du logement locatif, lui, est presque compl&#232;tement abandonn&#233; par le secteur priv&#233;. &#171; &#192; Montr&#233;al, il se construit onze condos pour une unit&#233; d'habitation &#187;, fait remarquer Philippe Hurteau. Comme le nombre de m&#233;nages continue &#224; cro&#238;tre, notamment avec l'immigration, c'est la p&#233;nurie&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir Philippe Hurteau, &#171; L'immobilier : p&#244;le d'instabilit&#233; &#187;, &#192; b&#226;bord !, no (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;On fixe des prix exorbitants pour des logements qui ne sont pas entretenus. Une fois qu'ils sont impropres &#224; l'habitation, on les barricade et on reconstruit ensuite en &#233;levant en hauteur&lt;/i&gt; &#187;, d&#233;plore Marie-Jos&#233; Corriveau du Front d'action populaire en r&#233;am&#233;nagement urbain (FRAPRU). Selon l'organisme, il faudrait cr&#233;er 50 000 logements sociaux pour combler les besoins les plus urgents. Aux derni&#232;res &#233;lections, seul Qu&#233;bec solidaire a pris cet engagement, les autres partis &#233;tant demeur&#233;s plut&#244;t r&#233;serv&#233;s sur la question.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des mesures peu convaincantes
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les politiques publiques pour prot&#233;ger les populations vuln&#233;rables face &#224; la construction fr&#233;n&#233;tique d'immeubles &#224; condos et aux nombreux abus ont bien peu de mordant. Selon une &#233;tude de Projet Montr&#233;al, la conversion de logements en condos sur le Plateau est pass&#233;e, gr&#226;ce &#224; des astuces l&#233;gales et financi&#232;res, de 14 % en 2001 &#224; 87 % en 2011, malgr&#233; le moratoire qui l'interdit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Pour chasser les locataires, des propri&#233;taires invoquent leur droit &#224; la reprise de logements pour eux-m&#234;mes ou pour un membre de leur famille. Une fois les logements vid&#233;s, ils les convertissent en condos et cumulent les profits &#224; la revente. &#171; &lt;i&gt;Un propri&#233;taire a pay&#233; 800 000 $ pour un sixplex l'ann&#233;e derni&#232;re, mentionne Paule L'esp&#233;rance pour illustrer le stratag&#232;me. Il a ensuite fait de grosses pressions pour mettre les locataires dehors. Le premier est parti et d&#232;s le lendemain, son logement &#233;tait en vente &#224; 300 000 $&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique d'inclusion de logements abordables dans les projets r&#233;sidentiels de 200 unit&#233;s et plus est aussi tr&#232;s peu observ&#233;e. &#171; &lt;i&gt;La Ville peut s'en servir comme levier de n&#233;gociations lorsque le promoteur tente d'obtenir des changements relatifs au zonage, mais bien souvent, elle ne le fait pas&lt;/i&gt; &#187;, explique Ga&#235;l Morin, de l'Association des locataires de Villeray. &#192; Griffintown, par exemple, les autorit&#233;s municipales ont apport&#233; des changements de zonage avant que les promoteurs n'entrent en sc&#232;ne, se privant ainsi de la possibilit&#233; d'exiger en contrepartie la construction de logements sociaux. Les n&#233;gociations pour l'int&#233;gration de ces logements lors de la deuxi&#232;me consultation publique se limitaient donc aux parcelles de terrain qui n'avaient pas &#233;t&#233; rezon&#233;es lors de la phase ant&#233;rieure. Lors de la vente de l'&#233;difice qui a notamment abrit&#233; l'Institut des sourds et muets de Montr&#233;al appartenant aux Clercs de St-Viateur, le promoteur Thibault, Messier, Savard et ass., n'a pas non plus &#233;t&#233; forc&#233; d'int&#233;grer des logements sociaux &#224; son projet de construction de 300 condominiums de luxe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En somme, tant qu'il n'y aura pas de r&#233;formes l&#233;gislatives pour contr&#244;ler le co&#251;t des loyers, assurer le maintien des populations en place et construire des logements abordables, rien ne sera r&#233;gl&#233;. Malheureusement, la voie politique semble bouch&#233;e face &#224; ce probl&#232;me. La perspective de voir la vie &#224; Montr&#233;al d&#233;finitivement r&#233;serv&#233;e &#224; une classe favoris&#233;e, elle, est pourtant bien r&#233;elle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir Philippe Hurteau, &#171; L'immobilier : p&#244;le d'instabilit&#233; &#187;, &lt;i&gt;&#192; b&#226;bord !&lt;/i&gt;, no 46, octobre-novembre 2012.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ex-&#238;le</title>
		<link>https://www.ababord.org/Ex-ile</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Ex-ile</guid>
		<dc:date>2013-03-11T23:48:49Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ariane Gagn&#233;</dc:creator>


		<dc:subject>Litt&#233;rature</dc:subject>
		<dc:subject>Am&#233;rique latine et Cara&#239;bes</dc:subject>
		<dc:subject>Livres</dc:subject>
		<dc:subject>Gagn&#233;, Ariane</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ex-&#238;le, Gary Klang, Montr&#233;al, M&#233;moire d'encrier, 2012. &lt;br class='autobr' /&gt; Ex-&#238;le, c'est une parole qui raconte la tristesse du territoire arrach&#233; et transform&#233;, la difficult&#233; de s'appartenir et la d&#233;possession de soi. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ne reconnaissant plus l'&#238;le d'Ha&#239;ti qu'il aime et qui l'a vu na&#238;tre, fatigu&#233; de &#171; vivre la peur au ventre &#187;, le narrateur est transport&#233; entre un pass&#233; o&#249; il se &#171; revoit pr&#232;s des arbres de lune &#187; et un pr&#233;sent &#171; o&#249; l'homme est &#233;loign&#233; de l'homme, o&#249; il ne fait point bon &#187;. Tout en se (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-47-dec-2012-jan-2013-" rel="directory"&gt;No 047 - d&#233;c. 2012 / jan. 2013&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Litterature-+" rel="tag"&gt;Litt&#233;rature&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Amerique-latine-et-Caraibes-+" rel="tag"&gt;Am&#233;rique latine et Cara&#239;bes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Livres-+" rel="tag"&gt;Livres&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Gagne-Ariane-+" rel="tag"&gt;Gagn&#233;, Ariane&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1573.gif?1642092141' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;205&#034; height=&#034;279&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ex-&#238;le&lt;/i&gt;, Gary Klang, Montr&#233;al, M&#233;moire d'encrier, 2012.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ex-&#238;le&lt;/i&gt;, c'est une parole qui raconte la tristesse du territoire arrach&#233; et transform&#233;, la difficult&#233; de s'appartenir et la d&#233;possession de soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne reconnaissant plus l'&#238;le d'Ha&#239;ti qu'il aime et qui l'a vu na&#238;tre, fatigu&#233; de &#171; &lt;i&gt;vivre la peur au ventre&lt;/i&gt; &#187;, le narrateur est transport&#233; entre un pass&#233; o&#249; il se &#171; &lt;i&gt;revoit pr&#232;s des arbres de lune&lt;/i&gt; &#187; et un pr&#233;sent &#171; &lt;i&gt;o&#249; l'homme est &#233;loign&#233; de l'homme, o&#249; il ne fait point bon&lt;/i&gt; &#187;. Tout en se rem&#233;morant sa savane et ses &#171; &lt;i&gt;senteurs uniques&lt;/i&gt; &#187;, il observe avec une certaine m&#233;lancolie les sites et les cit&#233;s &#233;rig&#233;s qui s'imposent &#224; lui, ces &#171; &lt;i&gt;tours de Babel&lt;/i&gt; [qui] &lt;i&gt;fusent vers le ciel&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ex-&#238;le&lt;/i&gt;, c'est aussi le r&#233;cit d'une col&#232;re face au discours trompeur et aux faux espoirs entretenus par le pouvoir en place. &#201;voquant &#171; &lt;i&gt; le flot bloqu&#233; dans l'urne &lt;/i&gt; &#187; et &#171; &lt;i&gt;la terre qui ne tourne plus&lt;/i&gt; &#187;, l'auteur refuse le jeu politique en se pr&#234;tant &#224; une critique f&#233;roce de &#171; &lt;i&gt;ces proph&#232;tes de bonheur, ces gens de chiffres et d'angoisses&lt;/i&gt; &#187;. Dans l'attente de jours meilleurs, il d&#233;nonce leurs fadaises, leurs raisonnements sans faille et leurs promesses telles &#171; &lt;i&gt;de grands murs gris&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire &lt;i&gt;Ex-&#238;le&lt;/i&gt;, c'est finalement s'armer de la conscience aiguis&#233;e des mots de Gary Klang et s'en servir pour jeter ensuite un regard alerte sur notre propre r&#233;alit&#233;. &#192; travers un texte tout de m&#234;me teint&#233; d'esp&#233;rance, Klang donne une v&#233;ritable &#171; &lt;i&gt;le&#231;on d'azur&lt;/i&gt; &#187; &#224; son lecteur. Car il sait &#171; &lt;i&gt;de s&#251;re source qu'un jour, le rire remplacera les pleurs&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les d&#233;broussailleurs en arrachent</title>
		<link>https://www.ababord.org/Les-debroussailleurs-en-arrachent</link>
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		<dc:date>2013-01-24T23:19:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ariane Gagn&#233;</dc:creator>


		<dc:subject>Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Politique canadienne</dc:subject>
		<dc:subject>Gagn&#233;, Ariane</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;On en compte environ 10 000 au Qu&#233;bec. Pay&#233;s au rendement, ils triment dur dans les for&#234;ts denses et &#233;loign&#233;es de l'Abitibi, du Lac-Saint-Jean, de la Mauricie ou de la C&#244;te-Nord pour un salaire un tant soit peu convenable. Ils esp&#232;rent, une fois la saison termin&#233;e, pouvoir retirer le maximum de l'assurance-emploi &#8211; lequel plafonne &#224; 485 $ par semaine, est-il besoin de le rappeler &#8211; pour pouvoir subsister jusqu'&#224; la saison suivante. &lt;br class='autobr' /&gt; Les journ&#233;es de travail des d&#233;broussailleurs, aussi (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Gagne-Ariane-+" rel="tag"&gt;Gagn&#233;, Ariane&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1535.gif?1642092140' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;301&#034; height=&#034;450&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;On en compte environ 10 000 au Qu&#233;bec. Pay&#233;s au rendement, ils triment dur dans les for&#234;ts denses et &#233;loign&#233;es de l'Abitibi, du Lac-Saint-Jean, de la Mauricie ou de la C&#244;te-Nord pour un salaire un tant soit peu convenable. Ils esp&#232;rent, une fois la saison termin&#233;e, pouvoir retirer le maximum de l'assurance-emploi &#8211; lequel plafonne &#224; 485 $ par semaine, est-il besoin de le rappeler &#8211; pour pouvoir subsister jusqu'&#224; la saison suivante.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les journ&#233;es de travail des d&#233;broussailleurs, aussi nomm&#233;s travailleurs sylvicoles, sont longues et les conditions p&#233;nibles en raison de diff&#233;rents facteurs avec lesquels ils doivent composer tels que le poids de l'&#233;quipement, les d&#233;placements difficiles, les moustiques ainsi que la chaleur ou le froid. Arm&#233;s d'une lourde scie &#224; l'&#233;paule qu'ils doivent se procurer eux-m&#234;mes, ils sont appel&#233;s du matin au soir par les compagnies foresti&#232;res qui les engagent &#224; enlever toute la v&#233;g&#233;tation autour des arbres. Cette activit&#233; permet aux arbres de se d&#233;velopper plus vite et d'alimenter &#224; un rythme soutenu l'industrie du bois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois leur contrat termin&#233;, ces travailleurs ne sont pas au bout de leur peine : alors que la dur&#233;e des prestations de ch&#244;mage qu'ils obtiendront ne leur permet pas toujours de faire le pont jusqu'&#224; l'autre saison (d'octobre &#224; la fin de mai), ils doivent faire face &#224; une Commission de l'assurance-emploi du Canada dont l'intransigeance &#224; leur endroit frise l'acharnement.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Fraudeurs malgr&#233; eux&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le principal probl&#232;me rencontr&#233; par les d&#233;broussailleurs et les travailleurs nomades en g&#233;n&#233;ral aupr&#232;s du ch&#244;mage est la notion de &#171; lieu de r&#233;sidence habituel &#187; contenue dans la loi. Comme celle-ci cr&#233;e des disparit&#233;s r&#233;gionales en termes d'accessibilit&#233; au r&#233;gime, de dur&#233;e des prestations et, dans certains cas, de taux accord&#233;, la Commission porte une attention particuli&#232;re &#224; l'application de cette notion. Pourtant, dans certaines situations, le lieu de r&#233;sidence habituel se r&#233;v&#232;le tr&#232;s difficile &#224; d&#233;terminer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme l'expliquait l'un des d&#233;broussailleurs venu t&#233;moigner de son exp&#233;rience lors d'une soir&#233;e th&#233;matique du Mouvement action ch&#244;mage de Montr&#233;al (MAC), la notion de lieu de r&#233;sidence habituel est inop&#233;rante pour les travailleurs nomades, car elle ne correspond pas &#224; leur r&#233;alit&#233; : &#171; &lt;i&gt;Notre statut est pr&#233;cis&#233;ment d'&#234;tre en constant d&#233;placement. Il est donc certain que nous serons toujours amen&#233;s &#224; repasser par un grand centre. Mais la Commission perd de vue qu'on habite un autre lieu durant une partie importante de l'ann&#233;e. Elle est d&#233;termin&#233;e &#224; nous prendre en d&#233;faut.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs travailleurs font leur demande de ch&#244;mage dans la r&#233;gion o&#249; ils ont travaill&#233; (et habit&#233;, par le fait m&#234;me) et o&#249; ils esp&#232;rent d&#233;crocher un nouveau contrat. Lorsque leur plan ne se d&#233;roule pas comme pr&#233;vu, la situation risque de refaire surface un jour ou l'autre &#224; l'assurance-emploi et d'entra&#238;ner des r&#233;clamations de la part de la Commission : celle-ci leur reprochera alors d'avoir fait leur demande dans une r&#233;gion qui ne correspond pas &#224; ce satan&#233; lieu de r&#233;sidence habituel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres travailleurs demandent pour leur part du ch&#244;mage dans la r&#233;gion o&#249; ils ont boss&#233; durant plusieurs mois en se doutant qu'ils retourneront en ville. Peut-on vraiment le leur reprocher ? Pourquoi les travailleurs nomades ne pourraient-ils pas b&#233;n&#233;ficier, au m&#234;me titre que les personnes qui habitent un endroit situ&#233; &#224; cheval entre deux r&#233;gions, des normes d'admissibilit&#233; et du taux de prestations le plus avantageux ? La question m&#233;rite d'&#234;tre pos&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Offensive des conservateurs&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La fa&#231;on qu'a le gouvernement de traiter la situation des travailleurs nomades a pour effet de placer en situation de fraude des personnes qui tentent tant bien que mal de s'en sortir. Ainsi, il n'est pas rare que la Commission exige le remboursement de montants qu'elle juge avoir pay&#233;s en trop et impose en plus une p&#233;nalit&#233; mon&#233;taire et un avis de violation, si elle estime qu'il y a eu fausse d&#233;claration. Des d&#233;broussailleurs, probablement les plus d&#233;termin&#233;s d'entre eux, entreprennent alors les d&#233;marches pour contester ce genre de d&#233;cision de la Commission. &#192; cet effet, une vingtaine de travailleurs nomades ont &#233;t&#233; repr&#233;sent&#233;s par le MAC depuis un peu plus de deux ans. Le gouvernement a cependant annonc&#233;, dans son dernier budget, l'abolition du syst&#232;me actuel d'appel des d&#233;cisions et fera des proc&#233;dures juridiques de contestation une v&#233;ritable course &#224; obstacles. On peut penser que bien des d&#233;broussailleurs renonceront &#224; faire respecter leurs droits devant la complexit&#233; de ce processus consid&#233;rablement alourdi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son &#233;lan pour r&#233;duire encore davantage l'accessibilit&#233; au ch&#244;mage, le gouvernement Harper &#233;limine aussi la notion d'emploi convenable contenue dans la loi. Celle-ci accorde au prestataire un d&#233;lai raisonnable pour rechercher un poste correspondant aux conditions de son emploi pr&#233;c&#233;dent. Ce faisant, les conservateurs cr&#233;ent trois diff&#233;rentes classes de ch&#244;meurs qui seront soumises &#224; des conditions diff&#233;rentes devant la loi. Les prestataires dits fr&#233;quents, c'est-&#224;-dire ceux qui ont d&#233;pos&#233; trois demandes de ch&#244;mage et plus au cours des cinq derni&#232;res ann&#233;es ou re&#231;u 60 semaines de prestations, seront forc&#233;s d'accepter tout emploi d&#232;s la premi&#232;re semaine de ch&#244;mage, &#224; 80 % de leur salaire, sous peine de se voir refuser leurs prestations. &#192; partir de la 7e semaine de ch&#244;mage, ils devront accepter un emploi &#224; 70 % de leur salaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleuses et travailleurs saisonniers et &#224; statut pr&#233;caire sont ainsi vis&#233;s de plein fouet par le gouvernement, qui se pr&#234;te &#224; leur &#233;gard &#224; une discrimination sans nom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas &#224; dire, les d&#233;broussailleurs n'ont pas fini d'en arracher devant le ch&#244;mage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Caroline Hayeur, Agence Stock Photo&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>M&#233;decine publique, m&#233;decine priv&#233;e : Un choix de soci&#233;t&#233;</title>
		<link>https://www.ababord.org/Medecine-publique-medecine-privee</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Medecine-publique-medecine-privee</guid>
		<dc:date>2013-01-24T22:47:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ariane Gagn&#233;</dc:creator>


		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Livres</dc:subject>
		<dc:subject>Gagn&#233;, Ariane</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;M&#233;decine publique, m&#233;decine priv&#233;e : Un choix de soci&#233;t&#233;, Fernando Alvarez et al., Montr&#233;al, &#201;ditions du CHU Sainte -Justine, 2012 &lt;br class='autobr' /&gt; La question du mode de financement de la sant&#233; soul&#232;ve les passions. Doit-elle &#234;tre d'orientation publique ou priv&#233;e, notre m&#233;decine ? C'est ce &#224; quoi tentent de r&#233;pondre les six auteurs qui ont collabor&#233; au pr&#233;sent ouvrage. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le Dr Alvarez lui-m&#234;me aborde dans son texte l'&#233;norme pression que subissent nos gouvernements pour ouvrir toutes grandes les portes du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-46-oct-nov-2012-" rel="directory"&gt;No 046 - oct. / nov. 2012&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sante-et-services-sociaux-+" rel="tag"&gt;Sant&#233; et services sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Livres-+" rel="tag"&gt;Livres&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Gagne-Ariane-+" rel="tag"&gt;Gagn&#233;, Ariane&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1519.gif?1642092140' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;283&#034; height=&#034;475&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;M&#233;decine publique, m&#233;decine priv&#233;e : Un choix de soci&#233;t&#233;&lt;/i&gt;, Fernando Alvarez et al., Montr&#233;al, &#201;ditions du CHU Sainte -Justine, 2012&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La question du mode de financement de la sant&#233; soul&#232;ve les passions. Doit-elle &#234;tre d'orientation publique ou priv&#233;e, notre m&#233;decine ? C'est ce &#224; quoi tentent de r&#233;pondre les six auteurs qui ont collabor&#233; au pr&#233;sent ouvrage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Dr Alvarez lui-m&#234;me aborde dans son texte l'&#233;norme pression que subissent nos gouvernements pour ouvrir toutes grandes les portes du secteur public aux investissements priv&#233;s par la d&#233;r&#233;glementation et la privatisation. L'auteur d&#233;plore le discours ambiant des grands m&#233;dias qui ont entrepris &#171; d'&#233;duquer la population &#187; afin qu'elle finisse par voir dans le priv&#233; la solution privil&#233;gi&#233;e &#224; ce qu'ils aiment qualifier de &#171; crise du secteur de la sant&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors qu'Andr&#233;-Pierre Contandriopoulos s'attaque par la suite &#224; d&#233;boulonner les mythes tenaces au sujet de l'incapacit&#233; de l'&#201;tat &#224; assumer les d&#233;penses en sant&#233;, Marie-Claude Goulet illustre pour sa part la n&#233;gligence et la complicit&#233; des services publics par rapport &#224; leur propre privatisation. Elle aborde notamment les questions de la diminution de la couverture des soins depuis les ann&#233;es 80, de la surfacturation ill&#233;gale de services m&#233;dicalement n&#233;cessaires et de la d&#233;pendance envers les agences priv&#233;es de soins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On sourcillera par ailleurs en lisant des affirmations qui apparaissent simplifi&#233;es &#224; l'exc&#232;s dans le texte &#171; PPP et sociale d&#233;mocratie &#187; de Marcel Boyer selon lequel l'imposition des normes du secteur priv&#233; par le gouvernement &#171; &lt;i&gt;garantira la qualit&#233; des biens et des services offerts.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce m&#234;me auteur qui fait reposer sur les &#233;paules des patients eux-m&#234;mes une grande responsabilit&#233; quant &#224; l'am&#233;lioration de leur &#233;tat de sant&#233;, le philosophe Daniel Weinstock semble r&#233;pondre tout sp&#233;cialement dans son propre texte o&#249; il traite de la justice en mati&#232;re de sant&#233;. S'adressant &#224; tous ceux qui ne veulent pas subir les effets de mauvais choix de vie, il &#233;crit : &#171; &lt;i&gt;Dans la mesure o&#249; nous savons que les individus font souvent preuve d'irrationalit&#233; dans les choix qu'ils font concernant le domaine de la sant&#233;, le paternalisme de l'&#201;tat semble justifi&#233;. &lt;/i&gt; &#187; Le philosophe appelle aussi les gouvernements &#224; investir davantage dans des secteurs comme le logement social et l'&#233;ducation, qui ont autant sinon plus d'impacts sur la sant&#233; des individus que les m&#233;decins et les m&#233;dicaments.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un ouvrage qui a en outre le m&#233;rite de forcer la r&#233;flexion et d'aider &#224; mieux comprendre les tenants et aboutissants d'un d&#233;bat complexe qui se d&#233;roule sur plusieurs fronts.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le scandale du gaz de schiste</title>
		<link>https://www.ababord.org/Le-scandale-du-gaz-de-schiste</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Le-scandale-du-gaz-de-schiste</guid>
		<dc:date>2012-12-06T03:42:29Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ariane Gagn&#233;</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Compagnies mini&#232;res et p&#233;troli&#232;res</dc:subject>
		<dc:subject>Livres</dc:subject>
		<dc:subject>Gagn&#233;, Ariane</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le scandale du gaz de schiste, Philippe- Vincent Foisy et Julien McEvoy, VLB &#201;diteur, 2011 &lt;br class='autobr' /&gt; Le scandale du gaz de schiste ne se veut pas une enqu&#234;te, bien qu'il soit &#233;crit par deux journalistes s&#233;rieusement document&#233;s. Il n'est pas pas non plus un pamphlet m&#234;me si le titre &#224; lui seul exprime le parti pris des auteurs. Philippe-Vincent Foisy et Julien McEvoy ont plut&#244;t choisi de dresser le portrait de la situation sur le gaz de schiste au Qu&#233;bec en colligeant un ensemble de faits de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-45-ete-2012-" rel="directory"&gt;No 045 - &#233;t&#233; 2012&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Ecologie-et-environnement-+" rel="tag"&gt;Ecologie et environnement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Cies-minieres-et-petrolieres-+" rel="tag"&gt;Compagnies mini&#232;res et p&#233;troli&#232;res&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Livres-+" rel="tag"&gt;Livres&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Gagne-Ariane-+" rel="tag"&gt;Gagn&#233;, Ariane&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1509.gif?1642092140' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;154&#034; height=&#034;231&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le scandale du gaz de schiste&lt;/i&gt;, Philippe- Vincent Foisy et Julien McEvoy, VLB &#201;diteur, 2011&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le scandale du gaz de schiste&lt;/i&gt; ne se veut pas une enqu&#234;te, bien qu'il soit &#233;crit par deux journalistes s&#233;rieusement document&#233;s. Il n'est pas pas non plus un pamphlet m&#234;me si le titre &#224; lui seul exprime le parti pris des auteurs. Philippe-Vincent Foisy et Julien McEvoy ont plut&#244;t choisi de dresser le portrait de la situation sur le gaz de schiste au Qu&#233;bec en colligeant un ensemble de faits de notori&#233;t&#233; publique. Le r&#233;sultat a le m&#233;rite de replacer dans l'ordre les nombreuses informations publi&#233;es dans les m&#233;dias.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des &#233;l&#233;ments d'histoire sont d'abord pr&#233;sent&#233;s au lecteur/ &#224; la lectrice pour lui permettre de situer le contexte : aberrante loi sur les mines en vigueur depuis 1880, qui permet &#224; quiconque de s'approprier le droit d'exploiter le sous-sol ; publication en 2006 de la strat&#233;gie &#233;nerg&#233;tique du Parti lib&#233;ral du Qu&#233;bec, qui s'en remet &#224; la loi sur les mines pour accorder les permis d'exploitation ; cr&#233;ation du puissant lobby de l'association p&#233;troli&#232;re et gazi&#232;re du Qu&#233;bec en 2009 pour tenter de faire accepter la vente des fameux permis aux gazi&#232;res...d'embl&#233;e on saisit les enjeux en pr&#233;sence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les auteurs passent aussi en revue les principaux aspects techniques, environnementaux et politiques troublants tels que les millions de litres d'eau et les quelques 30 000 litres d'additifs chimiques n&#233;cessaires &#224; la fracturation hydraulique du gaz, les risques &#233;lev&#233;s de fuites, les dizaines de puits d&#233;j&#224; for&#233;s au Qu&#233;bec toujours sans l'aval des citoyen.ne.s, les ex-ministres et hauts fonctionnaires proches du Parti Lib&#233;ral au service de l'industrie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#199;a s'est pass&#233; pr&#232;s de chez eux&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Puis l'indignation frappe de plein fouet &#224; la lecture des r&#233;cits relatant l'histoire personnelle de ces citoyen.ne.s pris en otages qui, comme Odette Laurin &#224; Saint Louis, ont v&#233;cu durant des semaines avec &#224; quelques m&#232;tres de leur maison &#034;&lt;i&gt;la poussi&#232;re, l'&#233;clairage intense nuit apr&#232;s nuit, le bruit des tuyaux qui se frappent les uns sur les autres et des g&#233;n&#233;ratrices jour et nuit, le bruit assourdissant d'une quinzaine de pompes aliment&#233;es par d'immenses moteurs diesel, les sifflements et la lumi&#232;re g&#233;n&#233;r&#233;e par la torch&#232;re, le smog qui br&#251;le la gorge, les yeux, la circulation de v&#233;hicules lourds, des explosions en pleine nuit, l'insomnie, le d&#233;sespoir et la r&#233;volte.&lt;/i&gt;&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De quoi convertir en de farouches r&#233;sistant.e.s ceux et celles qui, comme le soulignent Foisy et McEvoy, ne se destinaient pourtant pas &#224; une vie de militant.e.s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'art vivant &#8211; autour de Paul-&#201;mile Borduas</title>
		<link>https://www.ababord.org/L-art-vivant-autour-de-Paul-Emile</link>
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		<dc:date>2012-09-04T02:56:44Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ariane Gagn&#233;</dc:creator>


		<dc:subject>Arts et culture</dc:subject>
		<dc:subject>Livres</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>Gagn&#233;, Ariane</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'art vivant &#8211; autour de Paul-&#201;mile Borduas Jean-Philippe Warren, Montr&#233;al, Bor&#233;al, 2011. &lt;br class='autobr' /&gt; C' est l'entr&#233;e progressive du Qu&#233;bec dans la modernit&#233; que nous raconte Jean-Philippe Warren &#224; travers la pens&#233;e et l'esth&#233;tique de l'un des grands artistes et intellectuels qu&#233;b&#233;cois du XXe si&#232;cle.Toute la production de Paul-&#201;mile Borduas, rappelle l'auteur, doit &#234;tre interpr&#233;t&#233;e en rapport avec le rejet des codes qui &#233;taient dict&#233;s par une &#201;glise envahissante, bigote, scl&#233;ros&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au fil des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-44-avril-mai-2012-" rel="directory"&gt;No 044 - avril / mai 2012&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Histoire-+" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Gagne-Ariane-+" rel="tag"&gt;Gagn&#233;, Ariane&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1441.jpg?1642092137' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;89&#034; height=&#034;134&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'art vivant &#8211; autour de Paul-&#201;mile Borduas&lt;/i&gt; Jean-Philippe Warren, Montr&#233;al, Bor&#233;al, 2011.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C' est l'entr&#233;e progressive du Qu&#233;bec dans la modernit&#233; que nous raconte Jean-Philippe Warren &#224; travers la pens&#233;e et l'esth&#233;tique de l'un des grands artistes et intellectuels qu&#233;b&#233;cois du XXe si&#232;cle.Toute la production de Paul-&#201;mile Borduas, rappelle l'auteur, doit &#234;tre interpr&#233;t&#233;e en rapport avec le rejet des codes qui &#233;taient dict&#233;s par une &#201;glise envahissante, bigote, scl&#233;ros&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fil des ann&#233;es 1940, Borduas recherchait l'av&#232;nement d'une nouvelle &#232;re picturale par une lutte fervente pour le primitif dans l'art, de l'enfance, de la vie, de l'originalit&#233; de la v&#233;rit&#233;, de l'abstraction, de la nature. Au tournant des ann&#233;es 1950, il se montre plus press&#233;, plus engag&#233; socialement et politiquement, et lance son fameux appel au &#171; &lt;i&gt;risque total dans le refus global&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Borduas, nous dit l'auteur, &#233;tait d&#233;&#231;u par l'impressionnisme, le fauvisme et m&#234;me le cubisme, auxquels il reprochait de s'&#234;tre accommod&#233;s de la soci&#233;t&#233; qui les avait vus na&#238;tre. Le peintre reconnaissait dans le surr&#233;alisme et l'automatisme des canaux id&#233;aux pour contester de fa&#231;on radicale l'acad&#233;misme qui pr&#233;valait &#224; la fois en art et au sein de l'ordre &#233;tabli qu&#233;b&#233;cois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu enclin aux compromis, ne redoutant en rien de choquer les esprits bien-pensants de son temps, Borduas voulait provoquer &#171; &lt;i&gt;l'anarchie resplendissante &lt;/i&gt; &#187; et revendiquait une volont&#233; d'en finir &#171; &lt;i&gt;&#8200;avec le goupillon et la tuque&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; L'art vivant &#8211; autour de Paul-&#201;mile Borduas&lt;/i&gt; a le m&#233;rite de dresser le portrait de la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise en pleine &#233;bullition qui s'annon&#231;ait d&#232;s 1940 ; on y d&#233;couvre ou red&#233;couvre avec satisfaction comment cette soci&#233;t&#233; a suivi le mouvement de r&#233;volte que Borduas a mis en branle et continu&#233; &#224; incarner, m&#234;me apr&#232;s sa mort.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'art d'ignorer les pauvres</title>
		<link>https://www.ababord.org/L-art-d-ignorer-les-pauvres</link>
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		<dc:date>2012-09-02T20:09:29Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ariane Gagn&#233;</dc:creator>


		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>In&#233;galit&#233;s et pauvret&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Livres</dc:subject>
		<dc:subject>Gagn&#233;, Ariane</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'Art d'ignorer les pauvres, John Kenneth Galbraith, Paris, Monde diplomatique et &#201;d. Les Liens qui lib&#232;rent, 2011. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour secourir les pauvres, mieux vaut ne pas les aider. C'est l&#224; une id&#233;e tr&#232;s r&#233;pandue dans nos soci&#233;t&#233;s capitalistes qui permet aux riches de se donner bonne cons&#173;cience par rapport aux gens dans le besoin. Elle est notamment issue de l'id&#233;ologie n&#233;olib&#233;rale qui fut diffus&#233;e avec succ&#232;s dans les &#201;tats-Unis de Reagan, au Royaume-Uni de That&#173;cher et au Chili de Pinochet au (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-43-fevrier-mars-2012-" rel="directory"&gt;No 043 - f&#233;vrier / mars 2012&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sante-et-services-sociaux-+" rel="tag"&gt;Sant&#233; et services sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Inegalites-et-pauvrete-+" rel="tag"&gt;In&#233;galit&#233;s et pauvret&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Livres-+" rel="tag"&gt;Livres&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Gagne-Ariane-+" rel="tag"&gt;Gagn&#233;, Ariane&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1396.jpg?1642092135' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;97&#034; height=&#034;143&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'Art d'ignorer les pauvres&lt;/i&gt;, John Kenneth Galbraith, Paris, Monde diplomatique et &#201;d. Les Liens qui lib&#232;rent, 2011.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour secourir les pauvres, mieux vaut ne pas les aider. C'est l&#224; une id&#233;e tr&#232;s r&#233;pandue dans nos soci&#233;t&#233;s capitalistes qui permet aux riches de se donner bonne cons&#173;cience par rapport aux gens dans le besoin. Elle est notamment issue de l'id&#233;ologie n&#233;olib&#233;rale qui fut diffus&#233;e avec succ&#232;s dans les &#201;tats-Unis de Reagan, au Royaume-Uni de That&#173;cher et au Chili de Pinochet au cours des ann&#233;es 1970 et 1980.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;conomiste John Kenneth Galbraith en expose les diff&#233;rentes facettes dans &lt;i&gt;L'Art d'ignorer les pauvres&lt;/i&gt;, le titre principal de cette plaquette publi&#233;e par les &#201;ditions Les Liens qui lib&#232;rent et &lt;i&gt;Le Monde diplomatique&lt;/i&gt;. L'auteur passe en revue les arguments douteux rem&#226;ch&#233;s par nos classes dirigeantes et relay&#233;s dans les m&#233;dias pour d&#233;culpabiliser ceux et celles &#224; qui le syst&#232;me profite largement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y est question d'&#201;tat incomp&#233;tent et inefficace pour porter secours aux plus d&#233;munis ; du mauvais service &#224; rendre aux pauvres en leur accordant un soutien social, puisque cela les d&#233;couragerait de se trouver un emploi bien r&#233;mun&#233;r&#233; ; d'assistance sociale comme un incitatif &#224; ne pas travailler. Autant de faux-fuyants familiers auxquels on a recours pour &#233;viter de se pr&#233;occuper du sort des personnes pauvres qui nous entourent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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