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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Dessine-moi Hull !</title>
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		<dc:date>2012-09-04T00:47:50Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sylvain Lemay</dc:creator>


		<dc:subject>M&#233;moire des luttes</dc:subject>
		<dc:subject>Livres</dc:subject>
		<dc:subject>Lemay, Sylvain</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pour en finir avec novembre, Sylvain Lemay et Andr&#233; St-George, Montr&#233;al, Les 400 coups, Coll. &#171; M&#233;canique g&#233;n&#233;rale &#187;, 2010, 168 p. &lt;br class='autobr' /&gt; La bande dessin&#233;e est un art de la repr&#233;sentation. Un livre comprend des centaines et des centaines de dessins. Les personnages et les lieux y sont constamment redessin&#233;s. Fictifs ou r&#233;els, les lieux repr&#233;sent&#233;s permettent aux personnages d'&#233;voluer dans un environnement construit par l'auteur. Les lecteurs qu&#233;b&#233;cois de bande dessin&#233;e ont grandi, pour la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Hull-ville-assiegee-" rel="directory"&gt;Dossier : Hull, ville assi&#233;g&#233;e&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Memoire-des-luttes-+" rel="tag"&gt;M&#233;moire des luttes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Livres-+" rel="tag"&gt;Livres&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Lemay-Sylvain-+" rel="tag"&gt;Lemay, Sylvain&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1433.gif?1642092137' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;300&#034; height=&#034;396&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Pour en finir avec novembre&lt;/i&gt;, Sylvain Lemay et Andr&#233; St-George, &lt;br class='autobr' /&gt;
Montr&#233;al, Les 400 coups, Coll. &#171; M&#233;canique g&#233;n&#233;rale &#187;, 2010, 168 p.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La bande dessin&#233;e est un art de la repr&#233;sentation. Un livre comprend des centaines et des centaines de dessins. Les personnages et les lieux y sont constamment redessin&#233;s. Fictifs ou r&#233;els, les lieux repr&#233;sent&#233;s permettent aux personnages d'&#233;voluer dans un environnement construit par l'auteur. Les lecteurs qu&#233;b&#233;cois de bande dessin&#233;e ont grandi, pour la majorit&#233; d'entre eux, dans des d&#233;cors de villes europ&#233;ennes ou am&#233;ricaines, r&#233;elles ou fictives (la Syldavie, la Palombie, Gotham City) ou encore, derni&#232;rement, dans des villes japonaises. L'automne dernier je publiais un roman graphique, &lt;i&gt;Pour en finir avec novembre&lt;/i&gt;, qui se d&#233;roule, sur une p&#233;riode de 30 ans, dans les rues de Hull.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il m'a sembl&#233; essentiel, lors de l'&#233;criture de mon propre sc&#233;nario, d'utiliser la ville de Hull comme toile de fond. Inspir&#233; d'&#233;v&#233;nements r&#233;els, la crise d'octobre 1970, ce r&#233;cit se devait de se d&#233;rouler &#224; l'int&#233;rieur de d&#233;cors r&#233;els. Une premi&#232;re version de ce sc&#233;nario avait &#233;t&#233; &#233;crite dans les ann&#233;es 1990 alors que j'habitais encore &#224; Montr&#233;al. Et toutes les sc&#232;nes se d&#233;roulaient dans la m&#233;tropole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Mais lorsque vint le temps de reprendre ce projet en 2008, en compagnie du dessinateur Andr&#233; St-Georges, n&#233; &#224; Hull, nous avons imm&#233;diatement transform&#233; le cadre pour le d&#233;placer dans la ville que nous habitions. Et nous avons dessin&#233;, d'apr&#232;s photos ou croquis pr&#233;paratoires, diff&#233;rents lieux r&#233;els que le lecteur peut ais&#233;ment reconna&#238;tre : le centre-ville de Hull, les ponts interprovinciaux, la Maison du citoyen, Les 4 jeudis, le restaurant Barbe sur la rue Eddy, le salon fun&#233;raire sur le boulevard des Allumeti&#232;res, les Promenades de l'Outaouais et la Promenade Island Park &#224; Ottawa. Cela permet selon nous de donner une dimension affective encore plus grande au r&#233;cit. On s'approche ainsi du cin&#233;ma v&#233;rit&#233; et du documentaire. Lorsque les lecteurs voient dans une bande dessin&#233;e des lieux qu'ils fr&#233;quentent dans leur quotidien, ils peuvent &#233;galement se questionner sur le statut des personnages. En se promenant dans des lieux r&#233;els, les personnages, me semble-t-il, acqui&#232;rent une r&#233;alit&#233; plus grande.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>BD qu&#233;b&#233;coise : l'explosion</title>
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		<dc:date>2012-08-26T19:13:35Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sylvain Lemay</dc:creator>


		<dc:subject>Arts et culture</dc:subject>
		<dc:subject>Litt&#233;rature</dc:subject>
		<dc:subject>Lemay, Sylvain</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; &#192; quand les &#233;diteurs ? &#187; s'interrogeait Andr&#233; Carpentier en 1975 ; &#171; La bande dessin&#233;e qu&#233;b&#233;coise : sempiternels recommencements &#187; s'inqui&#233;tait Jacques Samson en 1997 ; &#171; La bande dessin&#233;e qu&#233;b&#233;coise &#224; l'&#226;ge adulte ? Mais ouvrez les yeux &#187; se f&#233;licitait Fabien Deglise en une du Devoir en 2004. Petit constat de l'&#233;tat de la bande dessin&#233;e qu&#233;b&#233;coise apr&#232;s 40 ans de modernit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt; La bande dessin&#233;e qu&#233;b&#233;coise semble faire preuve d'une certaine sant&#233;, mais son parcours fut difficile. On le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Litterature-fuite-et-" rel="directory"&gt;Dossier : Litt&#233;rature, fuite et r&#233;sistance&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Arts-et-culture-+" rel="tag"&gt;Arts et culture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Litterature-+" rel="tag"&gt;Litt&#233;rature&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Lemay-Sylvain-+" rel="tag"&gt;Lemay, Sylvain&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1347.gif?1642092133' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;300&#034; height=&#034;225&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; &#192; quand les &#233;diteurs ? &#187; s'interrogeait Andr&#233; Carpentier en 1975 ; &#171; La bande dessin&#233;e qu&#233;b&#233;coise : sempiternels recommencements &#187; s'inqui&#233;tait Jacques Samson en 1997 ; &#171; La bande dessin&#233;e qu&#233;b&#233;coise &#224; l'&#226;ge adulte ? Mais ouvrez les yeux &#187; se f&#233;licitait Fabien Deglise en une du &lt;i&gt;Devoir&lt;/i&gt; en 2004. Petit constat de l'&#233;tat de la bande dessin&#233;e qu&#233;b&#233;coise apr&#232;s 40 ans de modernit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La bande dessin&#233;e qu&#233;b&#233;coise semble faire preuve d'une certaine sant&#233;, mais son parcours fut difficile. On le constate d'abord en &#233;tudiant la situation des &#233;diteurs qui se consacrent au neuvi&#232;me art. De 1970 &#224; 1990, aucun &#233;diteur n'a r&#233;ussi &#224; publier plus de sept albums (Mondia, Aurore, Ovale) &#224; l'exception de la petite structure &#233;ditoriale artisanale, &lt;i&gt;Le Phylact&#232;re&lt;/i&gt;, qui a publi&#233;, &#224; tirages restreints, plus d'une dizaine de titres. Mondia et Ovale, notamment, publiaient des livres calqu&#233;s sur le mod&#232;le europ&#233;en : albums cartonn&#233;s de 48 pages en couleurs. Le prix de vente ne permettait pas de concurrencer toute la production venue d'Europe et qui se retrouvait sur les rayons des librairies.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
Des perspectives prometteuses&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce qui permet d'entretenir un certain optimisme pour le d&#233;veloppement de la bande dessin&#233;e qu&#233;b&#233;coise actuelle c'est donc, selon nous, l'&#233;mergence de ces &#233;diteurs qu&#233;b&#233;cois qui ont, enfin, r&#233;ussi &#224; se b&#226;tir des catalogues imposants avec des politiques &#233;ditoriales originales. Le lecteur a maintenant &#224; sa disposition une masse critique int&#233;ressante d'ouvrages de diff&#233;rentes factures. En consultant les sites Web des &#233;diteurs qu&#233;b&#233;cois ayant vu le jour lors des deux derni&#232;res d&#233;cennies, nous pouvons r&#233;pertorier environ 90 titres pour La Past&#232;que, 120 titres pour les 400 coups, 40 titres pour Premi&#232;res lignes et 20 titres pour Gl&#233;nat Qu&#233;bec. Et tous les genres sont repr&#233;sent&#233;s : la bande dessin&#233;e jeunesse, la bande dessin&#233;e de genre, le roman graphique et la bande dessin&#233;e exp&#233;rimentale. M&#234;me des &#339;uvres influenc&#233;es par la manga japonaise sont publi&#233;es par des &#233;diteurs qu&#233;b&#233;cois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le march&#233; de l'&#233;dition au Qu&#233;bec est toutefois restreint. Ce qui explique que beaucoup d'auteurs se tournent vers les &#233;diteurs europ&#233;ens et am&#233;ricains afin de travailler. Les auteurs qu&#233;b&#233;cois qui ont r&#233;ussi &#224; publier en Europe au vingti&#232;me si&#232;cle ne sont pas nombreux : Loth et Montour, Zoran, Godbout et Fournier, Julie Doucet, Robert Rivard et Thierry Labrosse, par exemple. Or, ces derni&#232;res ann&#233;es, c'est pr&#232;s d'une trentaine d'auteurs qui ont publi&#233; directement chez des &#233;diteurs fran&#231;ais, belges et suisses. Ces auteurs qui se d&#233;marquent &#224; l'&#233;tranger et ces maisons d'&#233;dition qu&#233;b&#233;coises qui perdurent font que la bande dessin&#233;e qu&#233;b&#233;coise semble enfin &#234;tre devenue un secteur prolifique de l'&#233;dition qu&#233;b&#233;coise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais quelle est la particularit&#233; de la bande dessin&#233;e qu&#233;b&#233;coise ? La diversit&#233; des genres ne permet pas une r&#233;ponse claire &#224; cette question. Dans une r&#233;cente entrevue, l'auteur Jimmy Beaulieu a esquiss&#233; une r&#233;ponse &#224; cette question : &#171; &lt;i&gt; C'est subtil, parce que notre style est aussi une synth&#232;se d'influences am&#233;ricaines, europ&#233;ennes et japonaises, mais oui, je per&#231;ois une sp&#233;cificit&#233; qu&#233;b&#233;coise. Peut-&#234;tre plus dans l'attitude de nos histoires. L'humour absurde, un peu acide, la m&#233;lancolie hivernale, l'amertume, l'humilit&#233;, le dynamisme&#8230; une certaine d&#233;sillusion ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est pas surprenant que cette citation se termine par un point d'inter&#173;rogation. Il n'est pas facile de trouver des points communs entre les albums jeunesse d'un Paul Roux, la s&#233;rie d'autofiction des Paul de Michel Rabagliati, les romans graphiques de Philippe Girard, Pascal Girard, Siris et Iris ou le succ&#232;s commercial de la s&#233;rie&lt;i&gt; Les Nombrils&lt;/i&gt; de Delaf et Dubuc publi&#233;e chez l'&#233;diteur belge Dupuis.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une grande absente : la BD politique
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si l'humour et la parodie sont toujours tr&#232;s pr&#233;sents dans la production locale, ce qui s'impose ces derni&#232;res ann&#233;es, c'est la venue d'auteurs utilisant l'autobiographie, l'autofiction ou produisant des r&#233;cits intimes. Loin des veines parodique et satirique de leurs pr&#233;d&#233;cesseurs, ces auteurs campent des personnages inspir&#233;s de leur vie et de leur entourage et mettent en sc&#232;ne un univers contemporain tout en dressant un portrait de la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise actuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Mais les grands enjeux contemporains de la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise se retrouvent tr&#232;s peu dans ces &#339;uvres de fiction, comme si le politique ne pouvait &#234;tre trait&#233; que dans les caricatures des pages &#233;ditoriales des journaux. La s&#233;rie Burquette de Francis Desharnais, n&#233;e lors du d&#233;bat sur les accommodements raisonnables, constitue une rare exception. Cette histoire d'un homme de gauche qui oblige sa jeune fille &#224; porter une burqa afin qu'elle se sensibilise &#224; la r&#233;alit&#233; des femmes voil&#233;es est une r&#233;ponse directe &#224; un d&#233;bat de soci&#233;t&#233;. Mais Desharnais fait cavalier seul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; On retrouve toutefois, dans les productions r&#233;centes, des &#233;chos &#224; la question environnementale (&lt;i&gt;Le suicide de la d&#233;esse&lt;/i&gt; de Simon Labelle) et &#224; l'histoire politique (&lt;i&gt;Pour en finir avec novembre&lt;/i&gt; de Lemay et St-Georges), sinon la grande majorit&#233; des &#339;uvres dressent surtout un portrait intime de la nouvelle g&#233;n&#233;ration d'auteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Il demeure que c'est cette diversit&#233;, autant graphique que narrative, d'&#339;uvres de qualit&#233; qui nous semble la plus forte preuve que la bande dessin&#233;e qu&#233;b&#233;coise a finalement trouv&#233; sa place dans le grand concert de la bande dessin&#233;e mondiale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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