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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Le socialisme &#233;cologique</title>
		<link>https://www.ababord.org/Le-socialisme-ecologique</link>
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		<dc:date>2012-01-13T00:59:10Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Roger Rashi</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Philosophie politique et pens&#233;e critique</dc:subject>
		<dc:subject>Roger Rashi</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis l'apparition du premier manifeste &#233;cosocialiste r&#233;dig&#233; par Michael L&#246;wy et Joel Kovel en 2001, un nouveau courant de pens&#233;e prend de l'ampleur au sein de la critique du capitalisme contemporain. Cherchant &#224; lier th&#233;oriquement&#8194;la critique sociale et la critique &#233;cologique du syst&#232;me actuel, l'approche &#233;cosocialiste a suscit&#233; plusieurs contributions notables parmi lesquelles on peut citer celles de Michael L&#246;wy, Daniel Tanuro, Jean-Marc Harribey, Michel Husson, Elmar Altvater et Joan (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Ecologie-et-environnement-+" rel="tag"&gt;Ecologie et environnement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Philosophie-politique-et-pensee-+" rel="tag"&gt;Philosophie politique et pens&#233;e critique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Roger-Rashi-+" rel="tag"&gt;Roger Rashi&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1218.gif?1642092126' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;1037&#034; height=&#034;691&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis l'apparition du premier manifeste &#233;cosocialiste r&#233;dig&#233; par Michael L&#246;wy et Joel Kovel en 2001, un nouveau courant de pens&#233;e prend de l'ampleur au sein de la critique du capitalisme contemporain. Cherchant &#224; lier th&#233;oriquement&#8194;la critique sociale et la critique &#233;cologique du syst&#232;me actuel, l'approche &#233;cosocialiste a suscit&#233; plusieurs contributions notables parmi lesquelles on peut citer celles de Michael L&#246;wy, Daniel Tanuro, Jean-Marc Harribey, Michel Husson, Elmar Altvater et Joan Martinez-Allier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mais un autre courant, moins bien connu du lectorat francophone, participe &#233;galement &#224; ce renouveau th&#233;orique de la pens&#233;e socialiste. Il s'agit du courant nord-am&#233;ricain, plus sp&#233;cifiquement &#233;tats-unien, qui se pr&#233;sente sous le vocable d'&#171; &lt;i&gt;ecological socialism&lt;/i&gt; &#187; ou, si l'on pr&#233;f&#232;re, de socialisme &#233;cologique. Le plus f&#233;cond des penseurs associ&#233;s &#224; ce courant est, sans aucun doute, John Bellamy Foster, r&#233;dacteur en chef de la revue newyorkaise, &lt;i&gt;Monthly Review&lt;/i&gt;, la plus ancienne et respect&#233;e des revues marxistes am&#233;ricaines.&#8194;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
J. B. Foster : l'&#233;cologie au c&#339;ur de la vision de Marx&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Auteur d'une bonne dizaine de livres ou de recueils d'articles sur les questions environnementales, J. B. Foster a regroup&#233; autour du &lt;i&gt;Monthly Review&lt;/i&gt; (MR) une &#233;quipe de contributeurs de haut calibre. Que l'on pense &#224; Paul Burkett, auteur de plusieurs ouvrages&#8194;sur l'&#233;conomie &#233;cologique, Victor Wallis, r&#233;dacteur de la revue &lt;i&gt;Socialism and Democracy&lt;/i&gt;, Fred Magdoff, ancien professeur d'agronomie &#224; l'Universit&#233; Cornell ou Brett Clark, sociologue et cor&#233;dacteur du dernier livre de Foster. Ainsi, &#224;&#8194;presque toutes ses parutions mensuelles, la revue publie un article fouill&#233; touchant les questions environnementales. Depuis quelque temps, un &#233;l&#233;ment crucial de la r&#233;flexion des r&#233;dacteurs de MR tourne autour des nouvelles exp&#233;riences de pouvoir populaire en Am&#233;rique latine, notamment celle de Chavez au V&#233;n&#233;zuela et de Morales en Bolivie. La revue accorde beaucoup d'importance au&#8194;&lt;i&gt;Sommet des peuples sur le climat&lt;/i&gt;&#8194;tenu&#8194;&#224;&#8194;Cochabamba&#8194;en avril 2010, car elle le consid&#232;re comme&#8194;&#233;tant l'acte de naissance d'un mouvement social portant une critique anticapitaliste et tiers-mondiste de la crise &#233;cologique.&#8194;D'ailleurs, l'un de ses r&#233;dacteurs, Fred Magdoff, a jou&#233; un r&#244;le important dans les chantiers de travail aboutissant &#224; la d&#233;claration finale du sommet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'apport th&#233;orique essentiel de l'&#233;quipe de &lt;i&gt;Monthly Review&lt;/i&gt; consiste &#224; affirmer que l'&#233;cologie, loin de coexister plus ou moins confortablement avec le marxisme, serait bien, au contraire, au c&#339;ur&#8194;de la vision marxienne du socialisme.&#8194;Cons&#233;quem&#173;ment, elle se donne comme objectif de r&#233;habiliter &#171; &lt;i&gt;l'&#233;cologie de Marx&lt;/i&gt; &#187;, en d&#233;montrant sa pertinence au XXIe si&#232;cle, alors que le monde fait face &#224; une crise environnementale globale d'une ampleur insoup&#231;onn&#233;e lors de la naissance du capitalisme industriel.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La rupture de l'&#233;change m&#233;tabolique entre soci&#233;t&#233; et nature&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le concept cl&#233; sur lequel repose cette d&#233;monstration est celui de la&#8194;&#171; &lt;i&gt;rupture de l'&#233;change m&#233;tabolique entre les &#234;tres humains et la nature&lt;/i&gt; &#187;&#8194;ou, comme la renomme avec bonheur Foster dans son dernier ouvrage,&#8194;&#171; &lt;i&gt;la rupture &#233;cologique&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; The Ecological Rift &#187; de John Bellamy Foster, Brett Clark et Richard York, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &lt;/i&gt; &#187;. Pour Marx, nous dit Foster, le processus de travail est d&#233;fini comme l'&#233;change de mati&#232;res entre la nature et les &#234;tres humains. Or, le d&#233;veloppement de l'agriculture industrielle et de l'urbanisation capitaliste a cr&#233;&#233; une rupture dans cet &#233;change naturel (ce &#171; &lt;i&gt;m&#233;tabolisme social&lt;/i&gt; &#187;) entre environnement et soci&#233;t&#233; humaine. La livraison vers les villes, parfois &#224; des centaines ou m&#234;me des milliers de kilom&#232;tres de distance,&#8194;de nourriture et de tissus supposait le retrait du sol de certains nutriments tels que l'azote, le phosphore ou le potassium. Ces &#233;l&#233;ments deviennent des d&#233;chets dans les villes, o&#249; ils s'accumulent et polluent l'environnement, plut&#244;t que d'&#234;tre recycl&#233;s vers les sols d'origine qui s'appauvrissent sans cesse. Le r&#233;tablissement syst&#233;matique de la circulation des mati&#232;res entre les &#234;tres humains et la nature, qui est la&#8194;&#171; &lt;i&gt; condition naturelle d'une fertilit&#233; durable de la Terre&lt;/i&gt; &#187;, serait impossible sans le d&#233;passement de la rupture &#233;cologique induite par le capitalisme. Le capitalisme est donc un syst&#232;me qui &#233;puise et finit par d&#233;truire tout autant la nature que le travail humain.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
La r&#233;volution &#233;cologique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pouss&#233;e au maximum par le capitalisme n&#233;olib&#233;ral, la rupture &#233;cologique assumerait aujourd'hui une dimension gigantesque mena&#231;ant la survie de la civilisation telle que nous la connaissons. Au-del&#224; de l'&#233;rosion des sols &#233;voqu&#233;e par Marx, nous voyons aujourd'hui une diminution dramatique des for&#234;ts, l'acidification croissante des oc&#233;ans, une urba&#173;nisation sans frein ainsi qu'un r&#233;chauffement climatique s'approchant de conditions d'emballement (&#171; &lt;i&gt;tipping points&lt;/i&gt; &#187;)&#8194;proprement catastrophiques.&#8194;Pour Foster, il ne fait plus de doute :&#8194;&#171; &lt;i&gt;Une r&#233;volution &#233;cologique &#8211; un changement massif et soudain du rapport de l'humanit&#233; &#224; la nature &#8211; est absolument n&#233;cessaire&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; The Ecological Revolution. Making Peace with the Planet &#187; de John Bellamy (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; . &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais de quelle r&#233;volution &#233;cologique s'agit-il ? Celle impos&#233;e par l'effondrement &#233;cologique et social que nous pr&#233;pare in&#233;luctablement le syst&#232;me ou, plut&#244;t, celle d'une humanit&#233; consciente, voulant changer radicalement ses rapports avec la nature ? C'est &#224; ce point qu'intervient un &#233;l&#233;ment puissant de la pens&#233;e de Foster : son appel &#224; lier la restauration du rapport &#171; m&#233;tabolique &#187; avec la nature &#224; une authentique qu&#234;te de nouveaux rapports sociaux coop&#233;ratifs et &#233;galitaires. En ses mots, nous devons concevoir&#8194;&#171; &lt;i&gt;une r&#233;volution qui est &#224; la fois &#233;cologique et sociale&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; The Ecological Rift &#187; de John Bellamy Foster, Brett Clark et Richard York, Monthly Review Press, New York, 2010.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; The Ecological Revolution. Making Peace with the Planet &#187; de John Bellamy Foster, Monthly Review Press, New York, 2009.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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