<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.ababord.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
	<link>https://www.ababord.org/</link>
	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.ababord.org/spip.php?id_mot=646&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
		<url>https://www.ababord.org/local/cache-vignettes/L144xH53/siteon0-9c6c5.png?1729015892</url>
		<link>https://www.ababord.org/</link>
		<height>53</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>La Tourista, nouveau fl&#233;au mondial</title>
		<link>https://www.ababord.org/La-Tourista-nouveau-fleau-mondial</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/La-Tourista-nouveau-fleau-mondial</guid>
		<dc:date>2011-11-24T00:58:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Rodolphe Christin</dc:creator>


		<dc:subject>Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme</dc:subject>
		<dc:subject>Consommation, marchandisation et pub</dc:subject>
		<dc:subject>Christin, Rodolphe</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Le tourisme, nous informe l'Encyclop&#233;die Universalis, est l'expression d'une mobilit&#233; humaine et sociale fond&#233;e sur un exc&#233;dent budg&#233;taire susceptible d'&#234;tre consacr&#233; au temps libre pass&#233; &#224; l'ext&#233;rieur de la r&#233;sidence principale. Il implique au moins un d&#233;coucher, c'est-&#224;-dire une nuit pass&#233;e hors du domicile, quoique d'apr&#232;s certaines d&#233;finitions il faille au moins quatre ou cinq nuits pass&#233;es hors de chez soi. Il concerne un d&#233;placement d'agr&#233;ment, s'appuie sur un ou plusieurs types de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-38-fevrier-mars-2011-" rel="directory"&gt;No 038 - f&#233;vrier / mars 2011&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Capitalisme-et-neoliberalisme-+" rel="tag"&gt;Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Consommation-marchandisation-et-+" rel="tag"&gt;Consommation, marchandisation et pub&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Christin-Rodolphe-+" rel="tag"&gt;Christin, Rodolphe&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1210.gif?1642092126' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;743&#034; height=&#034;1111&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Le tourisme, nous informe l'Encyclop&#233;die Universalis, est l'expression d'une mobilit&#233; humaine et sociale fond&#233;e sur un exc&#233;dent budg&#233;taire susceptible d'&#234;tre consacr&#233; au temps libre pass&#233; &#224; l'ext&#233;rieur de la r&#233;sidence principale. Il implique au moins un d&#233;coucher, c'est-&#224;-dire une nuit pass&#233;e hors du domicile, quoique d'apr&#232;s certaines d&#233;finitions il faille au moins quatre ou cinq nuits pass&#233;es hors de chez soi. Il concerne un d&#233;placement d'agr&#233;ment, s'appuie sur un ou plusieurs types de loisirs conjugu&#233;s ou successifs. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une d&#233;finition-valise&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une telle d&#233;finition gomme les asp&#233;rit&#233;s historiques et sociales du ph&#233;nom&#232;ne touristique. En outre, elle manque de pr&#233;cision. Visiter ses amis durant quelques jours, est-ce la m&#234;me chose que visiter Disneyland ? &#201;videmment non&#8194;&#8211; peut-on m&#234;me appeler tourisme un s&#233;jour chez des parents vivant au loin ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le tourisme appara&#238;t sous cet angle comme un objet neutre rendu imprenable par sa banalit&#233; apparente. Or le tourisme, ph&#233;nom&#232;ne dont l'expansion est intimement li&#233;e &#224; la soci&#233;t&#233; du travail salari&#233;, &#224; la g&#233;n&#233;ralisation des cong&#233;s pay&#233;s et au d&#233;veloppement de la classe moyenne, m'appara&#238;t dans ses formes contemporaines caract&#233;ris&#233; par quelques traits que voici :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Le tourisme est une mobilit&#233; d'agr&#233;ment planifi&#233;e autour d'attractions divertissantes d&#251;ment identifi&#233;es et valoris&#233;es comme telles, tant subjectivement par les touristes qui en ressentent l'attrait, qu'objectivement par les &#171; d&#233;veloppeurs &#187; (am&#233;nageurs, promoteurs, agents de d&#233;veloppement, op&#233;rateurs, &#233;lus) qui en &#233;laborent l'attractivit&#233; symbolique (par la communication) et la port&#233;e commerciale (par la promotion).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Le tourisme est d&#233;sormais le r&#233;sultat d'une ing&#233;nierie sociale d&#233;di&#233;e &#224; l'am&#233;nagement de l'espace et &#224; l'organisation d'offres commerciales adapt&#233;es. Cette ing&#233;nierie se manifeste par des dispositifs territoriaux de contr&#244;le social, notamment concernant la gestion des flux et la valorisation d'espaces normalis&#233;s selon des crit&#232;res esth&#233;tiques, &#233;conomiques, s&#233;curitaires et environnementaux, aux formes reconnaissables et aux contenus sp&#233;cifiques, souvent r&#233;cr&#233;atifs, parfois p&#233;dagogiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin d'approfondir l'analyse, attardons-nous un instant sur les perspectives des professionnels du secteur. Les approcher permet de saisir l'angle d'attaque des intentions touristiques. Il devient alors possible d'apercevoir le dessin d'un ordre plan&#233;taire av&#233;r&#233; ou, du moins, projet&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'intention strat&#233;gique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le 9 mars 2010, &#224; l'occasion du salon mondial du tourisme de Berlin, le &lt;i&gt;World Travel and Tourism Council&lt;/i&gt; (WTTC) expose les constats suivants : les d&#233;penses touristiques ont recul&#233; de 8,5 % en 2009 ; la crise a d&#233;truit 5 millions d'emplois dans le secteur touristique mondial ; le budget consacr&#233; au voyage des m&#233;nages se r&#233;duit, les destinations se font moins lointaines, pour de courtes dur&#233;es ; les d&#233;penses d'investissement dans le secteur ont souvent &#233;t&#233; abandonn&#233;es ou report&#233;es. Malgr&#233; la &#171; crise &#187;, les recettes ont cependant augment&#233; de 1,1 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement aux pr&#233;visions fort optimistes et &#224; peine moins r&#233;centes de l'Organisation Mondiale du Tourisme, qui n'avait pas pr&#233;vu la r&#233;cession &#233;conomique, le constat est morose. N&#233;anmoins la &#171; reprise &#187; devrait g&#233;n&#233;rer de la croissance durant les dix prochaines ann&#233;es, en fournissant plus de 300 millions d'emplois, soit 9,2 % des emplois de la plan&#232;te. Les touristes chinois viendront grossir les effectifs : le WTTC en attend 95 millions d'ici 2020. Les pays d&#233;velopp&#233;s continueront (&#233;videmment) de dominer le tourisme international. Les voyages lointains c&#233;deront du terrain, nous assure-t-on comme on nous assurait tout r&#233;cemment du contraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui retient n&#233;anmoins l'int&#233;r&#234;t est moins la justesse des chiffres et des pr&#233;dictions que l'intention qu'ils r&#233;v&#232;lent : l'avenir, dans la foul&#233;e du pr&#233;sent, sera touristique &#8211; avec acharnement s'il le faut.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Extension du domaine des &#171; Parcs &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; la g&#233;ographie sensible, forc&#233;ment subjective, du &#171; &lt;i&gt;fantastique social&lt;/i&gt; &#187; (Pierre Mac Orlan) et de l'exotisme vernaculaire, r&#233;pond l'exotisme ma&#238;tris&#233; des &#233;laborations touristiques. L'exotisme s'est d&#233;plac&#233; de la &#171; vraie vie &#187; vers une vie organis&#233;e selon des desseins touristiques. Le &#171; d&#233;paysement &#187; a lieu dans des contextes structur&#233;s selon des intentions sp&#233;cifiques. Le tourisme est une modalit&#233; du management du monde, une mani&#232;re de g&#233;rer les ressources humaines et de mettre les territoires en production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tandis que l'imaginaire touristique se d&#233;ploie et organise la r&#233;alit&#233; en y diss&#233;minant ses circuits tourn&#233;s en boucles, il s'adonne &#224; un double jeu qui le conduit &#224; se cristalliser en des lieux-f&#233;tiches d&#233;nomm&#233;s &#171; parcs &#187;. Les parcs concr&#233;tisent l'esprit touristique contemporain. Le Parc est le sch&#233;ma-arch&#233;type de l'espace r&#233;cr&#233;atif. Pour le meilleur et pour le pire, on peut se trouver &#171; parqu&#233; &#187; aussi bien &#224; Venise que dans les montagnes Rocheuses o&#249; l'on vous indiquera o&#249; coucher, o&#249; marcher et quel comportement adopter face &#224; un ours habitu&#233; &#224; fouiner dans les d&#233;chets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette normalisation g&#233;n&#232;re des espaces de synth&#232;se s&#233;par&#233;s, o&#249; tout est cr&#233;&#233;, et dessine une g&#233;ographie d&#233;vou&#233;e aux loisirs et &#224; la &#171; qualit&#233; de vie &#187;, selon l'image format&#233;e d'un soi-disant bonheur qui permet de se d&#233;tendre &#224; la mani&#232;re d'un r&#233;fugi&#233; menac&#233; par les tr&#233;pidations de la vie. Le parc transforme toute la vie qu'il entoure, promeut, prot&#232;ge, en produit. On s'y retrouve entre gens qui se ressemblent dans des espaces ferm&#233;s. M&#234;me ce qui peut, au premier abord, sembler &#171; authentique &#187;, &#171; sauvage &#187; ou &#171; naturel &#187; devient un produit &#171; &lt;i&gt;jouissant de sa non-production comme d'une modalit&#233; valorisable dans la production g&#233;n&#233;rale&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Tiqqun, Contributions &#224; la guerre en cours, Paris. La Fabrique, 2009, p. 142.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parc est le destin touristique du monde, g&#233;n&#233;rant m&#234;me une confusion entre domaines publics et priv&#233;s. Autour de ce concept de parc gravitent les termes de domaines (skiables), de villages-vacances, de stations, de circuits, de tout-inclus et de tour-op&#233;rateurs &#8211; ces derniers &#233;tant le plus souvent &#224; consid&#233;rer comme des &#171; boucles-op&#233;rateurs &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;b&#226;cle tranquille de la vie sociale, le d&#233;sarroi diffus de la soci&#233;t&#233; de classe moyenne face &#224; la pr&#233;carit&#233;, l'ennui du quotidien, le conformisme consum&#233;riste, le brouhaha de la vie urbaine, se traduisent par l'engouement que les parcs connaissent. Tous les parcs tendent, en puissance, &#224; devenir des parcs d'attractions &#8211; comme les territoires touristiques, soucieux de cosm&#233;tique, r&#234;vent de s&#233;duire touristes, investisseurs et nouveaux r&#233;sidants, en faisant valoir des charmes injustement m&#233;connus et une gamme d'activit&#233;s pour &#171; tous les go&#251;ts &#187; et &#171; toutes les bourses &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le terme de &#171; parcs d'attractions &#187; est utilis&#233; en France (pays touristique par excellence) depuis 1955, ceux-ci ont prolif&#233;r&#233; depuis. En 1997, seulement une cinquantaine de parcs &#233;taient r&#233;f&#233;renc&#233;s. Ils &#233;taient 300 en 2002&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jacques Maigret,&#8194;&#201;ducation, Tourisme, &#201;conomie : l'impossible pari des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; . Le monde devient parcs, produits par une intention sp&#233;cifique associant r&#233;cr&#233;ation, &#233;ducation, rentabilit&#233;, pr&#233;servation et mobilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Bienvenue dans le meilleur des mondes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'oubli touristique du monde a succ&#233;d&#233; &#224; sa d&#233;couverte voyageuse. Les sch&#233;mas ordonn&#233;s de la technocratie se sont empar&#233; des aventures individuelles. L'id&#233;ologie gestionnaire et l'ing&#233;nierie sociale qu'elle suppose r&#233;pondent au &#171; n&#233;cessaire &#187; contr&#244;le des flux que le tourisme de masse appelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est en effet difficile d'&#233;chapper &#224; la r&#232;gle de l'aire d&#233;di&#233;e, qui accueille, organise et contr&#244;le &#224; la fois. Toujours entre deux destinations, touristes d'un jour, travailleurs flexibles et mobiles d'un autre, nous voici les oblig&#233;s du nomadisme. Plus que droit, celui-ci est devenu devoir. Il se pr&#234;te ainsi parfaitement aux contr&#244;les les plus vari&#233;s. La facilit&#233; des mouvements g&#233;ographiques est un facteur virtuel &#8211; virtuel seulement &#8211; de d&#233;sordre et d'impr&#233;visibilit&#233; auquel l'ordre politico-marchand rem&#233;die en d&#233;finissant soigneusement les itin&#233;raires empruntables, les destinations d&#233;sirables, en organisant les lieux de mani&#232;re &#224; en bannir l'impr&#233;visibilit&#233;, au nom du confort, de la d&#233;tente, de la rentabilit&#233;, de la s&#233;curit&#233; et du &#171; d&#233;veloppement durable &#187;. Cette conception de la r&#233;alit&#233; permet de renforcer le contr&#244;le social en conduisant les flux de vill&#233;giateurs vers des zones visiblement d&#233;limit&#233;es, en distribuant les fonctions dans l'espace et les r&#244;les sociaux des acteurs en fonction des contextes. Le tout de mani&#232;re parfaitement accept&#233;e, car ce genre de clarification procure un ind&#233;niable sentiment de s&#233;curit&#233;. Nombreux sont ceux que la normalisation rassure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il est une utopie touristique (&#224; moins qu'il ne s'agisse d'une dystopie inconsciente), sans doute r&#233;side-t-elle dans cet engouement m&#233;thodique pour l'hyperfonctionnalit&#233; amusante et marchande. Celle-ci s'efforce en tout cas d'appara&#238;tre comme l'ultime voie empruntable pour r&#233;enchanter le monde mat&#233;riel, avant sa virtualisation d&#233;finitive, contrepoint radical de sa progressive d&#233;vastation. Il s'agirait alors d'un monde produit de bout en bout, qui pr&#233;tendrait, gr&#226;ce &#224; une panoplie d'artifices et d'occasions divertissantes, compenser la destruction de la r&#233;alit&#233;. Du moins pour qui en aurait les moyens. Chaque &#233;v&#232;nement y serait le fruit d'une intention d&#233;lib&#233;r&#233;e, apparemment rationnelle ; la fatalit&#233; n'aurait plus cours ; le contr&#244;le du &#171; r&#233;el &#187; serait aussi parfait que le meurtre accompli sur la r&#233;alit&#233; brute&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Allusion au &#171; crime parfait &#187; analys&#233; avec clairvoyance par Jean Baudrillard.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; , &#233;l&#233;mentaire, spontan&#233;e, tiss&#233;e d'&#233;v&#233;nements incontr&#244;lables. Ce monde est virtuellement &#224; nos portes, son imaginaire gr&#233;sille dans les t&#234;tes. Il existe en tant qu'intention. Il se r&#233;alise doucement. Son totalitarisme mou inqui&#232;te peu, pis encore : il rassure. Bienvenue dans le meilleur des mondes !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Tiqqun, &lt;i&gt;Contributions &#224; la guerre en cours&lt;/i&gt;, Paris. La Fabrique, 2009, p. 142.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jacques Maigret,&#8194;&lt;i&gt;&#201;ducation, Tourisme, &#201;conomie : l'impossible pari des parcs scientifiques&lt;/i&gt;, Coll. Culture et Mus&#233;e, n&#176; 5.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Allusion au &#171; crime parfait &#187; analys&#233; avec clairvoyance par Jean Baudrillard.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
