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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Dans une usine chinoise</title>
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		<dc:date>2011-10-11T02:35:17Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ting-Sheng Lin</dc:creator>


		<dc:subject>Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Asie</dc:subject>
		<dc:subject>Lin, Ting-Sheng</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Malgr&#233; les apparences, la logique de la r&#233;forme chinoise de 1978 semble identique &#224; celle de l'industrialisation socialiste qui l'a pr&#233;c&#233;d&#233;e. Nonobstant ce qu'ont pu affirmer certains socialistes occidentaux soudain fascin&#233;s par le socialisme de march&#233;, comme d'autres l'avaient &#233;t&#233; par le grand bond en avant, il n'a pas &#233;t&#233; difficile de concilier socialisme et march&#233;. Force est de constater le simple passage de l'opti&#173;misme du tout-planifi&#233; &#224; celui du tout-march&#233;, et le socialisme de march&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Au-travail-Organisation-du-" rel="directory"&gt;Dossier : Au travail ! - Organisation du travail et assujettissement&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Travail-syndicalisme-et-mouvement-+" rel="tag"&gt;Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Asie-+" rel="tag"&gt;Asie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Lin-Ting-Sheng-+" rel="tag"&gt;Lin, Ting-Sheng&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1209.gif?1642092125' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;648&#034; height=&#034;864&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Malgr&#233; les apparences, la logique de la r&#233;forme chinoise de 1978 semble identique &#224; celle de l'industrialisation socialiste qui l'a pr&#233;c&#233;d&#233;e. Nonobstant ce qu'ont pu affirmer certains socialistes occidentaux soudain fascin&#233;s par le socialisme de march&#233;, comme d'autres l'avaient &#233;t&#233; par le grand bond en avant, il n'a pas &#233;t&#233; difficile de concilier socialisme et march&#233;. Force est de constater le simple passage de l'opti&#173;misme du tout-planifi&#233; &#224; celui du tout-march&#233;, et le socialisme de march&#233; n'&#233;tait qu'une pirouette de Deng Xiaoping pour affirmer son pouvoir. Nous souhaitons mettre en lumi&#232;re la face cach&#233;e de cette r&#233;forme tant admir&#233;e : un r&#233;gime sp&#233;cifique d'organisation du travail.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les ouvriers sont surtout des ouvri&#232;res&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'usine est une grande famille dont le directeur joue le r&#244;le d'un chef de famille et les ouvriers, celui des enfants : voil&#224; la culture de l'usine chinoise. Cette philosophie, bas&#233;e sur la bienveillance familiale et la r&#233;pression militaire, s'inscrit dans la droite ligne de la tradition chinoise. Cette derni&#232;re s'exprime par le souci des cadres et du directeur de confier la couture des valises &#224; des femmes. Si leurs salaires sont les plus faibles, ce n'est pas parce qu'elles accomplissent la t&#226;che la moins qualifi&#233;e, mais parce que la couture est vue comme une t&#226;che f&#233;minine. Autrement dit, elles sont les plus mal pay&#233;es parce qu'elles sont des femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plupart de ces jeunes femmes n'ont pas &#224; exp&#233;dier de l'argent &#224; leur famille, parce qu'il est entendu, et par les cadres et par les autres ouvriers et par leur famille elle-m&#234;me, qu'elles accomplissent un &#171; travail de femme &#187;, donc non qualifi&#233;, et qu'elles sont cens&#233;es quitter l'usine lorsqu'elles se marieront. La plupart d'entre elles se plient d'ailleurs &#224; cette logique et trouvent normal que leur futur mari soit choisi par leurs parents. Elles se soumettent au machisme de l'usine comme elles se soumettent &#224; celui de leur famille. Serait-ce le signe qu'apr&#232;s 60 ans de socialisme, et dans les campagnes en particulier, cette &#171; tradition chinoise &#187; n'a gu&#232;re chang&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
Le recours aux heures suppl&#233;mentaires est encourag&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me salarial &#224; la pi&#232;ce est un moyen de calcul relativement simple&#8194;pour les cadres et le patron, mais pas n&#233;cessairement avantageux pour les ouvri&#232;res. En effet, &#224; la diff&#233;rence du paiement sur une base horaire, le paiement &#224; la pi&#232;ce d&#233;pend de la quantit&#233; de produits fabriqu&#233;s. Qui plus est, &#224; ce tr&#232;s faible salaire, s'ajoutent des primes mensuelles et subventions (ex. loyer, cantine, primes de fin d'ann&#233;e) aux montants variables calcul&#233;s selon la performance au travail, le taux de pr&#233;sence, la quantit&#233;, mais aussi la qualit&#233; des produits. Le revenu total des ouvri&#232;res est constitu&#233; aux deux tiers du salaire &#224; la pi&#232;ce et &#224; un tiers des primes mensuelles et subventions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'usine U ne conna&#238;t pas de saison morte, mais des p&#233;riodes plus ou moins charg&#233;es en heures suppl&#233;mentaires, variant en fonction du nombre de commandes. Profitant du fait que les ouvri&#232;res constituent une main-d'&#339;uvre captive &#8211; la plupart d'entre elles vivent en effet dans les foyers de l'usine&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les ouvriers qui viennent de provinces &#233;loign&#233;es sont presque tous (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&#8211;, le patron a int&#233;r&#234;t &#224; moduler les &#233;l&#233;ments de r&#233;mun&#233;ration : baisser le montant du paiement &#224; la pi&#232;ce et augmenter celui des primes, pour&#8194;inciter les ouvri&#232;res &#224; surveiller la qualit&#233; de la production, ce qui se traduit indirectement par l'obligation d'ex&#233;cuter des heures suppl&#233;mentaires. Le refus de se plier &#224; cette obligation&#8194;entra&#238;ne la perte de la prime de pr&#233;sence. La couture des valises impose de nombreuses manipulations et de fr&#233;quents changements techniques, sources d'erreurs que les ouvri&#232;res doivent corriger en effectuant encore des heures suppl&#233;mentaires. Sous pr&#233;texte de maintenir une qualit&#233; homog&#232;ne des produits, le syst&#232;me salarial &#224; la pi&#232;ce et le syst&#232;me de contr&#244;le de qualit&#233; permettent donc de justifier les heures suppl&#233;mentaires. Ils polarisent aussi les conflits entre les ouvri&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les dipl&#244;m&#233;s et les non dipl&#244;m&#233;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les dipl&#244;m&#233;s des &#233;tudes secondaires peuvent devenir chefs de ligne ou secr&#233;taires administratifs dans les bureaux de l'usine (ex. responsables des achats, des exp&#233;ditions, du service du personnel). Presque tous les contr&#244;leurs ont achev&#233; leurs &#233;tudes secondaires, ce qui n'est pas le cas des ouvriers ordinaires. Ces derniers estiment que les contr&#244;leurs sont arrogants et choy&#233;s par le patron, en raison de leur niveau d'instruction plus &#233;lev&#233;. Ils jugent le dipl&#244;me indispensable pour l'obtention d'une promotion, tout en se plaignant de ce fait, et pensent que les cadres et le patron attribuent les postes de responsabilit&#233; en fonction du seul niveau d'instruction. Contr&#244;leurs et ouvriers ordinaires accordent donc au dipl&#244;me la m&#234;me importance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette repr&#233;sentation du dipl&#244;me pourrait renvoyer au culte du dipl&#244;me (ou dipl&#244;m&#233;isme), qui est souvent analys&#233; comme la persistance d'une tradition chinoise&#8194;h&#233;rit&#233;e du confucianisme, et dont le syst&#232;me des examens imp&#233;riaux serait l'institution majeure. Le dipl&#244;m&#233;isme serait encore bien enracin&#233;, malgr&#233; &lt;i&gt;la r&#233;volution culturelle&lt;/i&gt;, p&#233;riode pendant laquelle les intellectuels furent envoy&#233;s &#224; la campagne pour &#234;tre r&#233;&#233;duqu&#233;s par le travail manuel. Le fait est que les ouvriers partagent avec les sociologues de l'Acad&#233;mie des sciences cette vision fig&#233;e du dipl&#244;m&#233;isme. Mais ce culte du dipl&#244;me n'explique ni les diff&#233;rences de comportement entre les ouvriers dipl&#244;m&#233;s et les autres, ni la place que les cadres et le patron accordent effectivement aux uns et aux autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ouvriers dipl&#244;m&#233;s ne sont pas les seuls &#224; &#234;tre instrumentalis&#233;s par le patron et les cadres. Parmi les ouvriers non dipl&#244;m&#233;s, d'autres ouvriers suscitent l'animosit&#233;&#8194;de leurs confr&#232;res : ce sont ceux qui ont quitt&#233; leur campagne sans souci de retour, mus par le d&#233;sir de faire carri&#232;re en ville. Eux aussi sont mal vus parce qu'ils s'identifient aux pr&#233;occupations du patron et des cadres. Ces &#171; t&#233;teux &#187; rechignent moins &#224; la t&#226;che et exigent de leurs camarades qu'ils s'adaptent aux conditions de travail, aux heures suppl&#233;mentaires, etc. Le directeur et les cadres leur font confiance et s'efforcent de compenser leur mise &#224; l'&#233;cart par les autres ouvriers. Ils sont appel&#233;s &#224; gravir les &#233;chelons hi&#233;rarchiques plus lentement que les dipl&#244;m&#233;s, en jouant sur leur anciennet&#233;. C'est ainsi que quelques non dipl&#244;m&#233;s ont pu devenir contr&#244;leurs, chefs de ligne, voire cadres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par rapport aux entreprises rurales, les entreprises d'&#201;tat repr&#233;sentent des p&#244;les technologiques. Mais comme elles restent quasiment inaccessibles aux paysans lors de leur arriv&#233;e en ville, ceux-ci se dirigent vers les entreprises aux capitaux &#233;trangers. Venus en ville avec le d&#233;sir d'acqu&#233;rir de nouvelles comp&#233;tences professionnelles &#224; faire valoir lors de leur retour &#224; la campagne, ils s'aper&#231;oivent qu'ils apprendront surtout &#224; devenir une main-d'&#339;uvre bon march&#233;. Ils changent alors d'usine. Cela explique le&#8194;taux &#233;lev&#233; de mobilit&#233; relev&#233; par les statistiques officielles et d&#233;nonc&#233; par les patrons. En revanche, les ouvriers non d&#233;sireux de retourner &#224; la campagne s'av&#232;rent plus tenaces et restent plus longtemps au sein de la m&#234;me entreprise : ils r&#233;sistent mieux aux brimades des petits chefs, aux conditions de travail p&#233;nibles et au caract&#232;re ali&#233;nant des t&#226;ches qui leur sont confi&#233;es. Les ouvriers qui ont une telle d&#233;termination s'identifient tellement &#224; l'entreprise que le patron finit par avoir confiance en eux et leur confie des responsabilit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les immigr&#233;s entre eux&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les immigr&#233;s ne se distinguent pas seulement des habitants locaux. Au sein de l'usine elle-m&#234;me, les ouvriers se rassemblent selon leur province d'origine. Diff&#233;rents groupes &#171; ethniques &#187; se forment et donnent lieu &#224; des hostilit&#233;s &#171; ethniques &#187;, non seulement entre&#8194;locaux et immigr&#233;s, mais aussi entre immigr&#233;s eux-m&#234;mes. Le responsable de l'embauche nous a confi&#233; que pr&#232;s de 80 % des ouvriers sont recrut&#233;s par des r&#233;seaux provinciaux : une fois embauch&#233;s, les ouvriers font appel &#224; leurs compatriotes&#8194;afin de grossir les rangs de leur propre groupe &#171; ethnique &#187;. Cette affirmation contredirait la vision persistante de nombreux &#233;conomistes, aux termes de laquelle les ph&#233;nom&#232;nes migratoires sont des &#171; mouvements aveugles &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que tous parlent le mandarin, langue utilis&#233;e pour communiquer entre personnes issues de provinces diff&#233;rentes, il ne s'agit pas de leur langue maternelle. Ainsi, les ouvriers qui n'ont pu terminer leurs &#233;tudes secondaires ont beaucoup de difficult&#233;s &#224; le comprendre et &#224; le parler. Les ouvriers venus de la m&#234;me province se parlent dans leur dialecte, y compris pendant le travail qu'ils accomplissent sur la m&#234;me ligne de production. Parler en dialecte pendant le travail est alors un soulagement. C'est ainsi que se forment des groupes &#171; ethniques &#187; au sein de l'usine, avec le consentement tacite des cadres et du patron. Si des amiti&#233;s se tissent entre ouvriers d'une m&#234;me province, une hostilit&#233; na&#238;t entre ouvriers issus de provinces diff&#233;rentes et, en particulier, lorsque ces clivages &#171; ethniques &#187; recoupent les deux cat&#233;gories d'ouvriers, les contr&#244;leurs et les ouvriers ordinaires.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le r&#244;le du syndicat&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le syndicat a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; pour &#171; &lt;i&gt;prot&#233;ger les droits des ouvriers et les instruire quant aux r&#232;glements de la pr&#233;sente charte et quant &#224; la discipline du travail relative &#224; la production ; avertir les ouvriers qui transgressent la loi ou les disciplines du travail&lt;/i&gt; &#187;. Le r&#244;le du chef du personnel en tant que responsable syndical, nomm&#233; directement par le patron, se limite &#224; celui d'un gentil organisateur de la soir&#233;e du Nouvel An, des projections vid&#233;o, etc., toutes choses indispensables pour maintenir une ambiance de travail chaleureuse. Quant aux fonctionnaires de la municipalit&#233;, ils ferment les yeux sur ce syndicat fantoche. La direction paralyse le fonctionnement du syndicat et les ouvriers n'en attendent rien, m&#234;me s'ils sont &#233;galement couverts par le &lt;i&gt;Code du travail&lt;/i&gt;, comme les employ&#233;s des entreprises d'&#201;tat. Enfin, le &lt;i&gt;Code du travail&lt;/i&gt; a beau garantir la protection des ouvriers, sans le soutien d'un r&#233;el syndicat et d'une municipalit&#233; ayant &#224; c&#339;ur la protection des ouvriers, il reste lettre morte.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les ouvriers qui viennent de provinces &#233;loign&#233;es sont presque tous contraints d'habiter dans les foyers de l'usine pour limiter leur frais d'h&#233;bergement.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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