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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Internet, militaires et chemins de fer</title>
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		<dc:date>2010-12-05T18:33:20Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Antoine Beaupr&#233;, Robin Millette, Mathieu Petit-Clair</dc:creator>


		<dc:subject>Technologies, informatique et internet</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>Beaupr&#233;, Antoine</dc:subject>
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		<dc:subject>Petit-Clair, Mathieu </dc:subject>

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&lt;p&gt;L'histoire d'Internet est reli&#233;e aux d&#233;veloppements technologiques de la communication humaine et c'est pourquoi nous amor&#231;ons notre histoire avec le d&#233;veloppement des r&#233;seaux de communication et de transport dans le monde. Comme le t&#233;l&#233;phone et le t&#233;l&#233;graphe qui naissent &#224; la m&#234;me &#233;poque, le r&#233;seau de chemin de fer devient aiguill&#233; &#233;lectriquement (&#224; partir de 1832), manuellement au d&#233;part (&#224; la mani&#232;re des t&#233;l&#233;phonistes d'antan), puis automatiquement. On &#233;tablissait un chemin complet qu'on (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Promesses-et-perils-du-" rel="directory"&gt;Dossier : Promesses et p&#233;rils du monde num&#233;rique&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Technoculture-et-informatique-+" rel="tag"&gt;Technologies, informatique et internet&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Beaupre-Antoine-+" rel="tag"&gt;Beaupr&#233;, Antoine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Millette-Robin-+" rel="tag"&gt;Millette, Robin &lt;/a&gt;, 
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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1099.gif?1642092119' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;563&#034; height=&#034;375&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'histoire d'Internet est reli&#233;e aux d&#233;veloppements technologiques de la communication humaine et c'est pourquoi nous amor&#231;ons notre histoire avec le d&#233;veloppement des r&#233;seaux de communication et de transport dans le monde. Comme le t&#233;l&#233;phone et le t&#233;l&#233;graphe qui naissent &#224; la m&#234;me &#233;poque, le r&#233;seau de chemin de fer devient aiguill&#233; &#233;lectriquement (&#224; partir de 1832), manuellement au d&#233;part (&#224; la mani&#232;re des t&#233;l&#233;phonistes d'antan), puis automatiquement. On &#233;tablissait un chemin complet qu'on pouvait ensuite utiliser. Il s'agissait alors de commutations de circuits.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ce que les militaires nous ont laiss&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il faudra attendre 1960 pour que Paul Baran jette les premi&#232;res bases de la &lt;i&gt;commutation&lt;/i&gt; de paquets, qui s&#233;pare les communications en plusieurs morceaux prenant chacun leur route pour &#234;tre tous assembl&#233;s &#224; nouveau dans le bon ordre &#224; leur destination. Cette id&#233;e deviendra une notion fondamentale de l'architecture IP (&lt;i&gt;Internet Protocol&lt;/i&gt;), qui fonctionne donc un peu comme les wagons de trains dans une gare d'aiguillage : les donn&#233;es sont divis&#233;es en &lt;i&gt;paquets&lt;/i&gt; (les wagons), qui sont distribu&#233;s sur diff&#233;rents chemins (les rails et aiguillages) et reconstruits &#224; la destination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment utiliser ce r&#233;seau de t&#233;l&#233;communications originalement con&#231;u pour la voix et en faire un r&#233;seau g&#233;n&#233;rique ? Paul Baran rapporte&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; les propos de Joern Ostermann de AT&amp;T (American Telephone and Telegraph Inc.), recueillis lors d'une entrevue exasp&#233;rante : &#171; &lt;i&gt;Premi&#232;rement, &#231;a ne peut tout simplement pas fonctionner, et si &#231;a le pouvait, on ne va quand m&#234;me pas permettre la cr&#233;ation de notre propre comp&#233;tition.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant, &#224; partir du train qui inspira la &lt;i&gt;commutation de circuits vocaux&lt;/i&gt;, on allait dor&#233;navant num&#233;riser l'information en paquets et r&#233;inventer tout le concept de r&#233;seau. En fin de compte, c'est avec le financement de la D&#233;fense nationale des &#201;tats-Unis d'Am&#233;rique que l'ARPANET (&lt;i&gt;Advanced Research Projects Agency Network&lt;/i&gt;) a &#233;t&#233; d&#233;velopp&#233;, dans le but, dit la l&#233;gende, de r&#233;sister &#224; une attaque nucl&#233;aire. Ce r&#233;seau jeta les bases pratiques du fonctionnement d'Internet actuel. Le premier ordinateur, l'ENIAC (&lt;i&gt;Electronic Numerical Integrator and Computer&lt;/i&gt;), a d'ailleurs lui aussi &#233;t&#233; con&#231;u, en 1946 pour des motifs militaires, mais cette fois, dans le but de calculer les trajectoires de tir d'obus d'artillerie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1959, Peter Samson, curieusement membre de l'association &#233;tudiante TMRC (&lt;i&gt;Tech Model Railroad Club&lt;/i&gt;) du &lt;i&gt;Massachusetts Institute of Technology&lt;/i&gt; (MIT), d&#233;clare : &#171; &lt;i&gt;All information should be free&lt;/i&gt; &#187; (&#171; Toute information devrait &#234;tre libre &#187;, ou &#171; gratuite &#187;, selon ce qu'on entend). Le TMRC est r&#233;put&#233; pour &#234;tre le berceau des premiers &lt;i&gt;hackers&lt;/i&gt; informatiques. &#192; l'&#233;poque, ceux-ci r&#233;utilisaient des pi&#232;ces de commutateurs t&#233;l&#233;phoniques pour automatiser les circuits de leurs chemins de fer miniatures. Et la boucle est boucl&#233;e : le MIT est pass&#233; du hobby des trains miniatures au hobby des r&#233;seaux de &lt;i&gt;paquets&lt;/i&gt; informatiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La paternit&#233; de la cr&#233;ation du r&#233;seau des r&#233;seaux moderne n'est pas clairement &#233;tablie, mais au moins trois individus ont &#233;t&#233; nomm&#233;s les &lt;i&gt;p&#232;res d'Internet&lt;/i&gt; pour leurs contributions respectives. Il s'agit de : Vinton Cerf (1970), pour le design de TCP/IP (&lt;i&gt;Transmission Control Protocol/Internet Protocol&lt;/i&gt;) (avec Robert Kahn) ; Tim Berners-Lee (1990), pour avoir con&#231;u les protocoles cl&#233;s du &lt;i&gt;World Wide Web&lt;/i&gt; ; et Paul Baran (1960), mentionn&#233; plus haut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ann&#233;es 1970 voient le r&#233;seau ARPANET se transformer en Internet, en s'ouvrant aux universit&#233;s et aux grandes entreprises. En 1990, rares &#233;taient les r&#233;sidences qui avaient un acc&#232;s direct via un &lt;i&gt;fournisseur d'acc&#232;s Internet&lt;/i&gt; (FAI). Le terrain se pr&#233;parait alors pour le &lt;i&gt;World Wide Web&lt;/i&gt;, qui allait bient&#244;t frapper &#224; nos portes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ce que le nucl&#233;aire nous a l&#233;gu&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pendant ce temps, au &lt;i&gt;Conseil europ&#233;en pour la recherche nucl&#233;aire&lt;/i&gt; (CERN) &#224; Gen&#232;ve, Tim Berners-Lee et Robert Cailliau con&#231;oivent les protocoles &#224; la base du &lt;i&gt;World Wide Web&lt;/i&gt; et programment les premiers serveurs et clients. Ils d&#233;ploient ainsi leur &lt;i&gt;Toile&lt;/i&gt; (le &lt;i&gt;Web&lt;/i&gt;), comme une autre couche sur le r&#233;seau Internet en place. Ainsi, en 1993, le CERN l&#232;gue au domaine public le premier fureteur et serveur Web, logiciel et code source inclus. Cela permet alors &#224; quiconque de modifier, d'adapter ou de cr&#233;er de nouveaux logiciels utilisant ces protocoles ouverts et libres. Sans cette d&#233;cision, Internet ne serait jamais sorti des laboratoires, selon Tim Berners-Lee. Parmi les acc&#233;l&#233;rateurs de particules, la &lt;i&gt;Toile&lt;/i&gt; naissait. Petit train va loin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les sites notables &#224; leurs humbles d&#233;buts, mentionnons le &lt;i&gt;Internet Movie Database&lt;/i&gt; (IMDB), Sex.com, White-house.gov, &lt;i&gt;Yahoo !&lt;/i&gt;, l'Archive sur les &lt;i&gt;Simpsons&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Pizza Hut&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le syst&#232;me d'exploitation libre GNU/Linux (&lt;i&gt;Gnu's Not Unix/ Linux Is Not UniX&lt;/i&gt;), le premier fureteur en mode graphique, &lt;i&gt;Erwise&lt;/i&gt;, a &#233;t&#233; con&#231;u en Finlande. Et puis, de l'Illinois nous vint &lt;i&gt;Mosa&#239;c&lt;/i&gt;, qui permettait aux utilisateurs de &lt;i&gt;PC Windows&lt;/i&gt; ou de &lt;i&gt;Macintosh&lt;/i&gt; de naviguer graphiquement sur Internet. Cinq ans plus tard, en 1998, &lt;i&gt;Netscape&lt;/i&gt; d&#233;cide de lib&#233;rer la version en d&#233;veloppement de son fureteur et ce projet devient &lt;i&gt;Mozilla&lt;/i&gt;, que l'on conna&#238;t aujourd'hui comme &lt;i&gt;Firefox&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Thunderbird&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;Netscape&lt;/i&gt; n'a jamais pu trouver un mod&#232;le durable pour survivre face &#224; &lt;i&gt;Microsoft&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Internet Explorer&lt;/i&gt;, livr&#233;s avec tous les PC (mais pas gratuitement, c'est ce qu'on appelle la &lt;i&gt;taxe Microsoft&lt;/i&gt; et qui a fait la fortune de Bill Gates). En 1998, un nouvel engin de recherche amical, du nom de &lt;i&gt;Google&lt;/i&gt;, faisait une entr&#233;e impitoyable dans un march&#233; compos&#233; alors de plusieurs joueurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2000, 40 % des Canadiens avaient acc&#232;s &#224; Internet. En 2008, c'est plus du double, soit 84 %. Internet comptait un milliard de pages en 2000. En 2006, &lt;i&gt;Google&lt;/i&gt; disait en indexer six milliards et cette croissance n'a jamais cess&#233;. Depuis quelques ann&#233;es, il est question de &lt;i&gt;Web 2.0&lt;/i&gt;, c'est-&#224;-dire un &lt;i&gt;Web&lt;/i&gt; qui se veut plus social, offrant une &lt;i&gt;exp&#233;rience utilisateur&lt;/i&gt; et une interaction am&#233;lior&#233;es. La guerre des fureteurs est derri&#232;re nous et les usages se sont transform&#233;s pour le mieux. Parall&#232;lement, on assiste &#224; la mont&#233;e du &lt;i&gt;Web 3.0&lt;/i&gt;, porteur de sens, riche en informations et en donn&#233;es assimilables, r&#233;utilisables et connectables. Nous en sommes donc au Web des applications (&lt;i&gt;Facebook&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Google Mail&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Myspace&lt;/i&gt;, etc.) disponibles sur les t&#233;l&#233;phones cellulaires et ordinateurs, de plus en plus portables, qui rappellent les immenses &#171; &lt;i&gt;ordinateurs-autobus&lt;/i&gt; &#187; des d&#233;buts de l'informatique, qu'on actionnait &#224; partir d'un tout petit terminal de contr&#244;le distant. L'accessibilit&#233; &#224; ces ressources fait qu'elles ne sont plus seulement l'apanage des scientifiques, chercheurs et militaires, mais constituent des outils de masse disponibles &#224; tous, et donc des outils sociaux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.privateline.com/Switching/gilder.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.privateline.com/Switching/gilder.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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