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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Quels d&#233;fis de Qu&#233;bec solidaire au Saguenay ?</title>
		<link>https://www.ababord.org/Quels-defis-de-Quebec-solidaire-au-Saguenay</link>
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		<dc:date>2018-09-09T17:43:31Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;milie Nolet-Rousseau</dc:creator>


		<dc:subject>Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Politique municipale et r&#233;gionale</dc:subject>
		<dc:subject>Nolet-Rousseau, &#201;milie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Huit pour cent, c'est le r&#233;sultat obtenu par le candidat de Qu&#233;bec solidaire aux derni&#232;res &#233;lections partielles d'avril 2016 dans la circonscription de Chicoutimi. C'est &#233;galement le meilleur score de la formation dans la r&#233;gion du Saguenay depuis sa cr&#233;ation en f&#233;vrier 2006. Onze ans plus tard, quel bilan peut-on faire du chemin parcouru par Qu&#233;bec solidaire au Saguenay ? &lt;br class='autobr' /&gt; C'est le secret le moins bien gard&#233; de la r&#233;gion : le Saguenay est une terre conquise au projet de souverainet&#233; du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Saguenay-Lac-St-Jean-Chroniques-d-un-royaume-" rel="directory"&gt;Dossier : Saguenay - Lac-St-Jean. Chroniques d'un royaume&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-quebecoise-+" rel="tag"&gt;Politique qu&#233;b&#233;coise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-municipale-+" rel="tag"&gt;Politique municipale et r&#233;gionale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Nolet-Rousseau-Emilie-+" rel="tag"&gt;Nolet-Rousseau, &#201;milie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2577.png?1642092212' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;400&#034; height=&#034;299&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Huit pour cent, c'est le r&#233;sultat obtenu par le candidat de Qu&#233;bec solidaire aux derni&#232;res &#233;lections partielles d'avril 2016 dans la circonscription de Chicoutimi. C'est &#233;galement le meilleur score de la formation dans la r&#233;gion du Saguenay depuis sa cr&#233;ation en f&#233;vrier 2006. Onze ans plus tard, quel bilan peut-on faire du chemin parcouru par Qu&#233;bec solidaire au Saguenay ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est le secret le moins bien gard&#233; de la r&#233;gion : le Saguenay est une terre conquise au projet de souverainet&#233; du Qu&#233;bec. Cet appui s'av&#232;re lorsque l'on s'attarde aux r&#233;sultats des deux r&#233;f&#233;rendums sur la question. Les &#233;lecteurs&#183;trices du comt&#233; de Saguenay ont appuy&#233; &#224; 73,33% la souverainet&#233; au r&#233;f&#233;rendum de 1995, le r&#233;sultat le plus &#233;lev&#233; de tout le Qu&#233;bec. Ce soutien s'explique en grande partie par l'appui important accord&#233; au Parti qu&#233;b&#233;cois dans la r&#233;gion, et vice versa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 1973, les &#233;lecteurs&#183;trices de la circonscription de Chicoutimi ont en effet &#233;lu sans interruption des d&#233;put&#233;s p&#233;quistes, la plus longue lign&#233;e au Qu&#233;bec. Cette aura bleue est incarn&#233;e par une &#233;lite politique personnifi&#233;e par de grands noms qui r&#232;gnent en ma&#238;tre chez eux, parfois m&#234;me de p&#232;re en fils. Elle n'est cependant pas sans faille : un d&#233;put&#233; lib&#233;ral aura r&#233;ussi &#224; conqu&#233;rir le comt&#233; voisin, Dubuc, &#224; trois reprises depuis la cr&#233;ation du Parti qu&#233;b&#233;cois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;gion n'&#233;chappe pas non plus &#224; la baisse d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ralis&#233;e pour l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec, mais s'en sort mieux qu'ailleurs, avec encore 45% d'appui selon un sondage en 2013. Cet appui important au PQ s'explique &#233;galement par la tendance &#224; voter en fonction du parti qu'on aimerait le plus voir perdre, au lieu de voter pour celui qu'on aimerait le plus voir gagner. Cette propension au vote strat&#233;gique, conjugu&#233; au mode de scrutin uninominal majoritaire &#224; un tour, additionn&#233; &#224; l'h&#233;ritage p&#233;quiste tr&#232;s fort, d&#233;favorise Qu&#233;bec solidaire dans la r&#233;gion, peut-&#234;tre encore plus qu'ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'h&#233;ritage des grandes compagnies&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un autre attribut sp&#233;cifique de la r&#233;gion, c'est la pr&#233;sence de grandes industries dans son &#233;conomie. Le Saguenay s'est initialement d&#233;velopp&#233; par les grandes entreprises et a toujours historiquement compt&#233; sur elles pour survivre. La majeure partie de celles-ci exploitent les ressources naturelles (foresti&#232;re) ou font la transformation primaire des ressources (aluminium). Ce sont surtout de grandes entreprises qui y &#339;uvrent, comme Rio Tinto (Alcan) ou Produit forestiers R&#233;solu (AbitibiBowater).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout le monde au Saguenay a quelqu'un dans son entourage imm&#233;diat qui y a travaill&#233;, y travaille encore ou r&#234;ve d'y travailler plus tard. Ce sont souvent des emplois bien r&#233;mun&#233;r&#233;s (et occup&#233;s, soulignons-le, par des hommes en majorit&#233;), qui font l'envie de plusieurs et entra&#238;nent un nombre important d'emplois indirects reli&#233;s notamment au secteur des services. Pourtant, le nombre d'emplois que ces industries g&#233;n&#232;rent est en baisse constante et les conditions de travail de ces emplois se d&#233;gradent, notamment par le recours de plus en plus important &#224; la sous-traitance et &#224; l'automatisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette r&#233;alit&#233; teinte aussi le discours politique r&#233;gional. Bien que la pr&#233;sence de ces grandes industries ait contribu&#233; &#224; l'essor des syndicats qui y font face, on ne peut nier que les int&#233;r&#234;ts d&#233;fendus par ceux-ci passent surtout par la d&#233;fense de la r&#233;gion &#224; travers les int&#233;r&#234;ts des compagnies. &#192; preuve, la campagne de 2015 contre Greenpeace, que l'on a accus&#233; de vouloir sacrifier l'&#233;conomie de la r&#233;gion pour des consid&#233;rations &#233;cologiques et auquel &#224; la fois les repr&#233;sentants politiques r&#233;gionaux et les repr&#233;sentants syndicaux ont fait largement &#233;cho. Il devient ainsi difficile de se fier &#224; ce syndicalisme d'affaires pour renouveler le discours politique et &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De cette mentalit&#233; soumise aux donneurs d'ouvrage &#233;merge malheureusement le pr&#233;jug&#233; que Qu&#233;bec solidaire est contre tous les projets &#233;conomiques susceptibles de prendre naissance dans une r&#233;gion ressource comme le Saguenay.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une progression constante malgr&#233; les obstacles&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Rompre avec le PQ, tout comme repenser le mod&#232;le &#233;conomique r&#233;gional, n'a rien de facile. Cependant, le portrait des forces progressistes dans la r&#233;gion n'est pas compl&#232;tement noir pour autant. Plusieurs se souviennent encore de la campagne &#233;lectorale de 1998, o&#249; un certain Michel Chartrand avait r&#233;ussi &#224; obtenir pr&#232;s de 15 % des voix contre le premier ministre du Qu&#233;bec, Lucien Bouchard, dans le comt&#233; de Jonqui&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les obstacles sont certes nombreux, mais pas infranchissables selon Pierre Dostie, le candidat de QS aux derni&#232;res &#233;lections partielles dans Chicoutimi. Le pourcentage des suffrages accord&#233; au parti de gauche dans la r&#233;gion du Saguenay ne cesse d'ailleurs d'augmenter. Selon le candidat, le mouvement citoyen se mobilise plus que jamais contre les politiques d'aust&#233;rit&#233; du Parti lib&#233;ral, notamment par les mouvements communautaires &#8211; la Coalition Main rouge en est un bon exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette lutte contre l'aust&#233;rit&#233; lib&#233;rale est porteuse d'espoir pour les forces progressistes. Le plus grand d&#233;fi selon Pierre Dostie : &#171; &lt;i&gt;Convaincre les gens qui pensent comme nous de voter pour nous.&lt;/i&gt; &#187; Pour cela, il faut &#171; &lt;i&gt;combattre les pr&#233;jug&#233;s que Qu&#233;bec solidaire s'oppose &#224; tous les projets de soci&#233;t&#233;, notamment &#233;conomiques, mais aussi contrer la tradition du vote p&#233;quiste et travailler pour obtenir un mode de scrutin qui laisse la place &#224; une plus juste repr&#233;sentation&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une perspective plus pragmatique, il est certainement plus difficile dans une r&#233;gion comme la n&#244;tre que dans une m&#233;tropole de trouver des personnes pr&#234;tes &#224; s'impliquer dans un parti politique et de cultiver une rel&#232;ve, ne serait-ce qu'&#224; cause d'une population moins nombreuse sur un territoire beaucoup plus vaste. Compos&#233;s de retrait&#233;&#183;e&#183;s de la fonction publique, de travailleurs&#183;euses communautaires ou de repr&#233;sentantes et repr&#233;sentants syndicaux, les comit&#233;s ex&#233;cutifs locaux de Qu&#233;bec solidaire doivent travailler toujours plus fort pour maintenir en place leur r&#233;seau de militant&#183;e&#183;s ainsi que leur nombre de membres. Les jeunes s'impliquent, mais notre r&#233;gion &#233;tant ce qu'elle est, plusieurs d&#233;cident de la quitter pour les &#233;tudes, laissant parfois un trou difficile &#224; combler et &#224; stabiliser.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;QS a la capacit&#233; de mobiliser&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Comme une ritournelle, une question revient sur toutes les l&#232;vres quand on discute de Qu&#233;bec solidaire et des r&#233;gions : la formation de gauche est-elle un parti trop montr&#233;alais pour esp&#233;rer percer en r&#233;gion ? Alors que l'appui obtenu par la formation en avril 2014 &#233;tait de 12,63% sur l'&#238;le de Montr&#233;al, il &#233;tait de 6,45% dans le reste du Qu&#233;bec. &#192; premi&#232;re vue, le Saguenay ne semble pas faire exception &#224; cette r&#233;alit&#233;. On retrouve pourtant dans sa plate-forme politique de nombreuses mesures visant sp&#233;cifiquement les r&#233;gions telles que la d&#233;centralisation des pouvoirs vers les autorit&#233;s locales, l'opposition &#224; l'acquisition des terres agricoles par des conglom&#233;rats ou encore l'importance de s'assurer que les r&#233;gions touchent les retomb&#233;es &#233;conomiques des projets &#233;nerg&#233;tiques communautaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec les ann&#233;es, QS a &#233;galement acquis de plus en plus de cr&#233;dibilit&#233; sur la question nationale. Le d&#233;fi premier reste donc celui de mieux communiquer ses positions. L'arriv&#233;e de Gabriel Nadeau-Dubois, qui pr&#233;tend vouloir faire sortir le parti de Montr&#233;al, est porteuse d'espoir. Alors qu'il a fait salle comble &#224; Chicoutimi lors de sa tourn&#233;e avec &#171; Faut qu'on se parle &#187;, on ne peut qu'&#234;tre empreint d'enthousiasme par rapport &#224; son arriv&#233;e et esp&#233;rer qu'au Saguenay comme ailleurs, il saura apporter du sang neuf. La tourn&#233;e Faut qu'on se parle &#233;tait aussi une d&#233;monstration de la volont&#233; populaire d'un r&#233;el changement au Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#244;le et l'importance de Qu&#233;bec solidaire ne se jouent pas seulement sur le nombre de d&#233;put&#233;&#183;e&#183;s &#224; l'Assembl&#233;e nationale et sur leur provenance, mais aussi sur le fait d'occuper le discours politique de gauche. QS a aujourd'hui l'occasion de mieux se faire conna&#238;tre : de nombreux projets d'envergure dans la r&#233;gion m&#233;ritent une attention particuli&#232;re. Nous n'avons qu'&#224; penser au projet d'&#201;nergie Saguenay, qui souhaite construire un complexe de liqu&#233;faction de gaz naturel &#224; proximit&#233; du fjord. Les impacts d'un tel projet pourraient s'av&#233;rer dramatique tant au plan environnemental que s&#233;curitaire, sans pour autant livrer les promesses faites quant au nombre d'emplois cr&#233;&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; un exemple concret qui pourrait permettre aux forces progressistes de la r&#233;gion de se mobiliser et &#224; Qu&#233;bec solidaire d'occuper l'espace politique r&#233;gional de gauche, tant en formulant un discours cr&#233;dible sur la question qu'en proposant des alternatives responsables r&#233;ellement cr&#233;atrices d'emplois.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;L'auteure est citoyenne (Saint-Honor&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo : Antoine Lamielle (CC BY-SA 4.0).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title> Rififi en perspective</title>
		<link>https://www.ababord.org/Rififi-en-perspective</link>
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		<dc:date>2012-01-13T02:23:32Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;milie Nolet-Rousseau</dc:creator>


		<dc:subject>Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Nolet-Rousseau, &#201;milie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les prochaines semaines risquent d'&#234;tre charg&#233;es en discordes entre les repr&#233;sentants patronaux et syndicaux si&#233;geant &#224; la Commission de la sant&#233; et de la s&#233;curit&#233; au travail (CSST). Un foss&#233; gigantesque divise en effet les deux groupes qui devaient se pencher r&#233;cemment sur la mise &#224; jour du r&#233;gime qu&#233;b&#233;cois de sant&#233; et de s&#233;curit&#233; au travail. &lt;br class='autobr' /&gt; Devant l'impossibilit&#233; d'en arriver &#224; formuler des recommandations communes, le pr&#233;sident du groupe de travail nomm&#233; par le conseil (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-39-avril-mai-2011-" rel="directory"&gt;No 039 - avril / mai 2011&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-quebecoise-+" rel="tag"&gt;Politique qu&#233;b&#233;coise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sante-et-services-sociaux-+" rel="tag"&gt;Sant&#233; et services sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Nolet-Rousseau-Emilie-+" rel="tag"&gt;Nolet-Rousseau, &#201;milie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1256.gif?1642092129' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;810&#034; height=&#034;1090&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les prochaines semaines risquent d'&#234;tre charg&#233;es en discordes entre les repr&#233;sentants patronaux et syndicaux si&#233;geant &#224; la Commission de la sant&#233; et de la s&#233;curit&#233; au travail (CSST). Un foss&#233; gigantesque divise en effet les deux groupes qui devaient se pencher r&#233;cemment sur la mise &#224; jour du r&#233;gime qu&#233;b&#233;cois de sant&#233; et de s&#233;curit&#233; au travail.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Devant l'impossibilit&#233; d'en arriver &#224; formuler des recommandations communes, le pr&#233;sident du groupe de travail nomm&#233; par le conseil d'administration de la Commission, M. Viateur Camir&#233;, s'est vu contraint de trancher entre les diff&#233;rentes revendications et de d&#233;poser un rapport malgr&#233; l'absence du consensus recherch&#233;. Le rapport, d&#233;pos&#233; le 16 d&#233;cembre dernier avec plusieurs mois de retard, met en exergue les points de vue des parties et nous force &#224; constater la fragilit&#233; de certains acquis face aux demandes patronales. D'ailleurs, parlant du patronat, soulignons que celui-ci n'a pas h&#233;sit&#233; ni attendu le d&#233;p&#244;t du rapport pour lancer une campagne m&#233;diatique soutenue visant &#224; faire conna&#238;tre sa position, en allant jusqu'&#224; organiser un colloque sur cette question. Cette offensive, ainsi que le rapport lui-m&#234;me, fait craindre le pire pour l'avenir du r&#233;gime.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
Contexte g&#233;n&#233;ral
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Rappelons-nous que le r&#233;gime de sant&#233; et s&#233;curit&#233; au travail repose sur deux grandes lois. La premi&#232;re, la Loi sur la sant&#233; et la s&#233;curit&#233; au travail (LSST) adopt&#233;e en 1979 porte avant tout sur la pr&#233;vention des accidents du travail et des maladies professionnelles et a comme objectif l'&#233;limination du danger &#224; la source. Elle pr&#233;voit quatre m&#233;canismes de pr&#233;vention dont font partie les comit&#233;s de sant&#233; et de s&#233;curit&#233; au travail ainsi que les repr&#233;sentants &#224; la pr&#233;vention. Cependant, ceux-ci ne s'appliquent qu'&#224; certains secteurs d'activit&#233; &#233;conomique qui repr&#233;sentent environ 20 % des travailleurs d'aujourd'hui. La deuxi&#232;me loi, la Loi sur les accidents de travail et les maladies professionnelles (LATMP) entr&#233;e en vigueur en 1985, instaure un r&#233;gime de r&#233;paration pour les l&#233;sions professionnelles en pr&#233;voyant, par exemple, le paiement d'indemnit&#233;s lorsque n&#233;cessaire, la fourniture de soins de sant&#233; et l'aide &#224; la r&#233;adaptation.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les revendications patronales et syndicales&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les employeurs qu&#233;b&#233;cois assument l'enti&#232;ret&#233; du financement du syst&#232;me. Dans le but non dissimul&#233; d'abaisser les co&#251;ts, les employeurs veulent r&#233;duire les droits et b&#233;n&#233;fices des victimes. Pendant ce temps, les syndicats revendiquent &lt;i&gt;ad nauseam&lt;/i&gt; l'application des m&#233;canismes de pr&#233;vention pr&#233;vus &#224; la LSST &#224; tous les secteurs d'activit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, le programme &#171; Pour une maternit&#233; sans danger &#187; est particuli&#232;rement &#233;chaud&#233; par les recommandations patronales. Ce programme, commun&#233;ment appel&#233; retrait pr&#233;ventif, permet &#224; une travailleuse enceinte ou qui allaite et qui croit que son travail comporte des dangers pour elle ou son enfant de demander &#224; son employeur une autre affectation. &#192; d&#233;faut de lui en trouver une, elle b&#233;n&#233;ficiera d'un retrait du travail et recevra des indemnit&#233;s. Les associations d'employeurs, plaidant l'augmentation effarante des co&#251;ts reli&#233;s &#224; ce programme depuis 1981, ne demandent rien de moins que sa soustraction au r&#233;gime afin de l'int&#233;grer soit au r&#233;gime d'assurance-maladie, d'assurance parentale ou encore d'assurance-emploi. Toujours selon eux, la liste des dangers justifiant son application devrait &#234;tre revue, le Conseil du patronat du Qu&#233;bec pr&#233;tendant que &#171; &lt;i&gt;&#8194;la notion de danger a &#233;t&#233; remplac&#233;e au fil du temps par un vague principe de pr&#233;caution d&#233;nu&#233;e de tout esprit scientifique rigoureux&lt;/i&gt; &#187; ! &#192; cela plusieurs m&#233;decins et chercheurs dans le domaine r&#233;torquent que, selon une &#233;tude men&#233;e par Sant&#233; Canada, cette mesure pr&#233;ventive a un effet d&#233;montr&#233; et significatif permettant de r&#233;duire les risques d'accouchement avant terme. De plus, l'augmentation des co&#251;ts se relativise lorsque l'on constate l'augmentation importante du nombre de femmes sur le march&#233; du travail depuis les ann&#233;es 1980. Il ne faut pas non plus oublier que c'est la responsabilit&#233; de l'employeur d'offrir des conditions de travail sans danger et que si le nombre de retraits pr&#233;ventifs ne cesse d'augmenter, on peut certainement se questionner sur la volont&#233; v&#233;ritable des employeurs d'agir en pr&#233;vention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus fondamental encore, les repr&#233;sentants des groupes d'employeurs remettent en cause le processus de d&#233;termination de l'emploi convenable lorsqu'un accident&#233; ne peut retourner dans son emploi pr&#233; l&#233;sionnel ou un emploi &#233;quivalent, en souhaitant voir d&#233;terminer plus d'un emploi convenable pour chaque travailleur. Il ne faut pas se leurrer, cette demande des associations patronales ne vise pas une meilleure r&#233;adaptation professionnelle, mais plut&#244;t &#224; complexifier le processus de contestation.&#8194;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un rapport inqui&#233;tant&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le rapport final de M. Camir&#233; ne retient pas la proposition patronale de soustraire le retrait pr&#233;ventif du r&#233;gime, mais met en doute son efficacit&#233; et souhaite voir recentr&#233;e son application, notamment en voulant red&#233;finir les normes du retrait en les basant davantage sur une preuve scientifique et ainsi exclure le principe de pr&#233;caution. M. Camir&#233; va jusqu'&#224; mentionner que le retrait pr&#233;ventif est souvent consid&#233;r&#233; comme un cong&#233; de maternit&#233; ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Le rapport reprend de m&#234;me la position patronale de limiter &#224; 30 le nombre de traitements pour la physioth&#233;rapie, sauf exceptions. Il souhaite voir la CSST exercer un contr&#244;le rigoureux des remboursements, se soustrayant ainsi &#224; l'expertise des m&#233;decins traitants. Il pr&#233;conise &#233;galement d'imposer une obligation pour le travailleur dont le lien d'emploi a &#233;t&#233; rompu &#224; la suite d'une l&#233;sion de se pr&#233;valoir des services adapt&#233;s offerts par la CSST en vue de sa r&#233;insertion professionnelle, obligation qui n'existe pas dans la loi actuelle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour le moment on ne se sait pas ce qu'il adviendra de ces recommandations. Ce que l'on sait cependant, c'est que les associations d'employeurs n'ont pas l'intention de laisser ce d&#233;bat lettre morte. Ils souhaitent &#224; tout prix faire entendre leurs voix sur la lourdeur et le co&#251;t &#233;lev&#233; du fonctionnement du r&#233;gime, la notion de pr&#233;vention &#233;tant rel&#233;gu&#233;e au dernier plan, alors qu'elle est une priorit&#233; syndicale. En retenant plusieurs des revendications patronales, les propositions retenues par M. Camir&#233; sont fort inqui&#233;tantes. Il faudra donc demeurer aux aguets dans les mois &#224; venir, une mobilisation sera peut-&#234;tre n&#233;cessaire si l'on ne veut pas se retrouver &#224; patauger dans un r&#233;gime compl&#232;tement d&#233;natur&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Une lutte acharn&#233;e</title>
		<link>https://www.ababord.org/Une-lutte-acharnee</link>
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		<dc:date>2011-10-11T01:41:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;milie Nolet-Rousseau</dc:creator>


		<dc:subject>Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Nolet-Rousseau, &#201;milie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; premi&#232;re vue, c'est une histoire ordinaire. Elle commence &#224; l'automne 2009 lorsque les employ&#233;s de Coach Canada d&#233;cident de se syndiquer afin d'am&#233;liorer leurs conditions de travail. La campagne de syndicalisation se fait &#224; pleine vitesse, le syndicat CSN choisi pour les repr&#233;senter recevra rapidement l'assentiment de la majorit&#233; des travailleurs. Depuis, l'histoire prend une tournure moyen&#226;geuse, l'employeur multiplie les obstacles et refuse de reconna&#238;tre la l&#233;gitimit&#233; de la nouvelle (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-37-dec-2010-jan-2011-" rel="directory"&gt;No 037 - d&#233;c. 2010 / jan. 2011&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Nolet-Rousseau-Emilie-+" rel="tag"&gt;Nolet-Rousseau, &#201;milie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1142.gif?1642092121' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;1024&#034; height=&#034;683&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; premi&#232;re vue, c'est une histoire ordinaire. Elle commence &#224; l'automne 2009 lorsque les employ&#233;s de Coach Canada d&#233;cident de se syndiquer afin d'am&#233;liorer leurs conditions de travail. La campagne de syndicalisation se fait &#224; pleine vitesse, le syndicat CSN choisi pour les repr&#233;senter recevra rapidement l'assentiment de la majorit&#233; des travailleurs. Depuis, l'histoire prend une tournure moyen&#226;geuse, l'employeur multiplie les obstacles et refuse de reconna&#238;tre la l&#233;gitimit&#233; de la nouvelle accr&#233;ditation. On croyait certains droits acquis, pourtant ces salari&#233;s m&#232;nent une lutte tenace pour leur reconnaissance syndicale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ils sont environ 125, pour la plupart des conducteurs et des employ&#233;s d'entretien, dans cette entreprise de voyages nolis&#233;s au Canada et aux &#201;tats-Unis qui r&#233;alise &#233;galement des tours de ville &#224; Montr&#233;al ainsi que le transport vers l'a&#233;roport Montr&#233;al-Trudeau. Le 14 octobre 2009, le Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) les accr&#233;dite. Cependant, l'employeur multiplie les tentatives d'intimidation, allant jusqu'&#224; m&#233;priser les lois du travail les plus &#233;l&#233;mentaires. Celui-ci refuse en effet de reconna&#238;tre le nouveau syndicat, pr&#233;tendant que les employ&#233;s qu&#233;b&#233;cois doivent &#234;tre repr&#233;sent&#233;s par la m&#234;me unit&#233; d'accr&#233;ditation que le groupe ontarien, soit le Syndicat uni du transport (SUT), section locale 1624. L'entreprise poursuivra l'injure en allant jusqu'&#224; verser au syndicat ontarien les cotisations syndicales des Qu&#233;b&#233;cois. Le syndicat CSN a d&#251; porter la cause devant les tribunaux pour que la compagnie soit contrainte de rectifier sa position. Les recours juridiques se multiplient, le syndicat d&#233;posera de nombreuses plaintes pour pratiques d&#233;loyales. L'employeur, lui, poursuivra les recours pour contester la l&#233;gitimit&#233; de l'accr&#233;ditation, bien que le CCRI r&#233;it&#232;re en 2010 que le syndicat CSN est l'agent n&#233;gociateur et qu'il doit n&#233;gocier avec celui-ci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ajoutant l'insulte &#224; l'injure, la compagnie fusionne en janvier dernier les op&#233;rations des deux provinces. Les chauffeurs qu&#233;b&#233;cois, dont plusieurs sont unilingues francophones, recevront ainsi dor&#233;navant leurs consignes par des r&#233;partiteurs anglophones directement de Peterborough en banlieue de Toronto. Ces travailleurs &#233;tant r&#233;gis par la juridiction f&#233;d&#233;rale ne sont pas couverts par la Charte de la langue fran&#231;aise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'employeur (dans sa grande bont&#233; !) avait accord&#233; un peu plus t&#244;t une augmentation salariale similaire &#224; celle accord&#233;e aux travailleurs ontariens. Toujours pour tenter de contrecarrer le d&#233;sir de se syndiquer des travailleurs, celui-ci d&#233;cide de r&#233;cup&#233;rer r&#233;troactivement l'augmentation salariale vers&#233;e pendant quelques semaines. Les employ&#233;s qu&#233;b&#233;cois verront ainsi leur paie amput&#233;e de fa&#231;on importante en subissant du m&#234;me coup une baisse salariale appr&#233;ciable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme si ce n'&#233;tait pas assez, plusieurs travailleurs ont &#233;galement &#233;t&#233; suspendus ou cong&#233;di&#233;s &#224; la suite de leurs pratiques syndicales. Le vice-pr&#233;sident du syndicat, Germain Albert, a &#233;t&#233; mis &#224; pied et r&#233;embauch&#233; &#224; deux reprises alors que le pr&#233;sident, Andr&#233; L&#233;vesque, a plut&#244;t &#233;t&#233; cong&#233;di&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Heureusement, les tentatives d'intimidation de l'employeur ne semblent pas porter leurs fruits. Les travailleurs maintiennent le cap. Ils organisent des manifestations, des conf&#233;rences, des campagnes de mobilisation. Leur courage est exemplaire, leur solidarit&#233; plus forte que jamais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant la combativit&#233; des travailleurs et les nombreuses d&#233;nonciations de ces derniers, l'employeur n'a pas d'autre choix que de baisser tranquillement sa garde. Ainsi, une premi&#232;re rencontre en vue de n&#233;gocier une premi&#232;re convention collective s'est tenue en octobre 2010. Des r&#232;glements pour les suspensions et les cong&#233;diements sont en voie d'&#234;tre obtenus. Face &#224; cette d&#233;termination, la compagnie a &#233;galement r&#233;cemment r&#233;embauch&#233; des r&#233;partiteurs francophones &#224; Montr&#233;al, mais de jour seulement. La nuit, les conducteurs continuent de recevoir leurs directives en anglais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que les derniers &#233;v&#232;nements laissent &#224; penser que des ententes seront bient&#244;t conclues dans la majorit&#233; des dossiers et qu'une convention collective pourra &#233;ventuellement &#234;tre sign&#233;e, la bravoure de ces travailleurs face &#224; un employeur intransigeant est un exemple qui m&#233;rite d'&#234;tre soulign&#233;. Il faut aussi relever que certains droits, comme celui de se syndiquer, sont plus fragiles qu'on peut le croire. Il faut travailler pour les pr&#233;server. Souhaitons en cette fin d'ann&#233;e aux travailleurs qu&#233;b&#233;cois de Coach Canada une accalmie dans leurs relations de travail et surtout une convention collective grandement m&#233;rit&#233;e !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ne lisez pas le Journal de Montr&#233;al</title>
		<link>https://www.ababord.org/Ne-lisez-pas-le-Journal-de</link>
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		<dc:date>2010-09-23T00:09:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>L&#233;a Fontaine, &#201;milie Nolet-Rousseau</dc:creator>


		<dc:subject>Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>M&#233;dias et journalisme</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Fontaine, L&#233;a</dc:subject>
		<dc:subject>Nolet-Rousseau, &#201;milie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Jet&#233;s sur le trottoir comme de &#171; vieilles chaussettes &#187; il y a plus de 13 mois, les lock-out&#233;s du Journal de Montr&#233;al ne l&#226;chent pas ! De son c&#244;t&#233;, Quebecor laisse entendre qu'elle subit les effets n&#233;fastes de la surpuissance syndicale. Sans revenir en d&#233;tail sur la triste histoire du conflit, puisque chacun la conna&#238;t (sinon, voir notamment le site Internet www.ruefrontenac.com), il importe de discuter du rapport de force opposant l'employeur &#224; ses salari&#233;s, en l'occurrence Quebecor et ses (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-34-avril-mai-2010-" rel="directory"&gt;No 034 - avril / mai 2010&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Fontaine-Lea-+" rel="tag"&gt;Fontaine, L&#233;a&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1054.gif?1642092116' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;986&#034; height=&#034;657&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Jet&#233;s sur le trottoir comme de &#171; vieilles chaussettes &#187; il y a plus de 13 mois, les &lt;i&gt;lock-out&#233;s&lt;/i&gt; du Journal de Montr&#233;al ne l&#226;chent pas ! De son c&#244;t&#233;, Quebecor laisse entendre qu'elle subit les effets n&#233;fastes de la surpuissance syndicale. Sans revenir en d&#233;tail sur la triste histoire du conflit, puisque chacun la conna&#238;t (sinon, voir notamment le site Internet &lt;a href=&#034;http://www.ruefrontenac.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.ruefrontenac.com&lt;/a&gt;), il importe de discuter du rapport de force opposant l'employeur &#224; ses salari&#233;s, en l'occurrence Quebecor et ses &lt;i&gt;lock-out&#233;s&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les auteures tiennent &#224; remercier Raynald Leblanc, pr&#233;sident du STIJM, David (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quebecor ostracis&#233;e par les lois du travail !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les syndicats b&#233;n&#233;ficieraient de privil&#232;ges l&#233;gaux devenus injustifiables qui inverseraient en leur faveur le rapport de force les opposant aux employeurs (&lt;i&gt;Journal de Qu&#233;bec&lt;/i&gt;, 21/01/2010). Cette affirmation est surprenante &#224; plusieurs &#233;gards. Difficile de croire que Quebecor soit la partie faible dans les relations &#233;tablies avec ses salari&#233;s et leur syndicat. Quebecor est en effet l'une des plus importantes fortunes qu&#233;b&#233;coises et canadiennes. Son dirigeant, Pierre-Karl P&#233;ladeau, occupe d'ailleurs la &#171; tr&#232;s enviable &#187; 35e place du classement des dirigeants d'entreprises les mieux pay&#233;s au Canada (2008), avec une r&#233;mun&#233;ration de 7 millions de dollars ! Le &lt;i&gt;Code du travail, en vue d'assurer l'harmonie dans les relations de travail&lt;/i&gt;, cherche effectivement &#224; temp&#233;rer l'exercice de la puissance patronale sur les salari&#233;s et &#224; corriger l'in&#233;vitable d&#233;s&#233;quilibre des forces en pr&#233;sence lors de la d&#233;termination des conditions de travail. En Am&#233;rique du Nord, le &lt;i&gt;Code&lt;/i&gt; veut garantir la paix industrielle au sein de l'entreprise en identifiant clairement un interlocuteur syndical unique - tant pour la n&#233;gociation que l'application de la convention collective (r&#232;glement de griefs et arbitrage) -, en interdisant le recours aux moyens de pression pendant la dur&#233;e d'application de la convention collective et, enfin, en imposant l'ex&#233;cution de la prestation de travail, conform&#233;ment aux attentes patronales. L'&#201;tat a r&#233;alis&#233; son objectif en 2009 : seulement 36 conflits de travail ont &#233;t&#233; d&#233;clench&#233;s, soit le chiffre le plus bas depuis1970. En revanche, un nombre plus important de jours de travail ont &#233;t&#233; perdus et plus de travailleurs ont &#233;t&#233; affect&#233;s. Le lock-out au &lt;i&gt;Journal de Montr&#233;al&lt;/i&gt; figure parmi les trois conflits de travail responsables &#224; eux seuls de 86 % de l'ensemble des jours de travail perdus. Le conflit au &lt;i&gt;Journal de Montr&#233;al&lt;/i&gt; n'est pas repr&#233;sentatif du mod&#232;le de relations de travail au Qu&#233;bec, mais constitue au contraire l'exception : 95 % des conventions collectives d&#233;pos&#233;es au minist&#232;re du Travail &#233;tant le r&#233;sultat d'une n&#233;gociation sans &lt;i&gt;conflits&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La puissance de Quebecor&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;sence des syndicats dans la gestion des relations de travail constituerait une perte de temps, d'&#233;nergie et d'argent, selon P&#233;ladeau (&lt;i&gt;Journal de Qu&#233;bec&lt;/i&gt;, 21/01/2010). Cette position, qui va &#224; l'encontre des fondements du droit du travail, est tr&#232;s r&#233;v&#233;latrice du peu d'&#233;gard que Quebecor porte au maintien de la paix industrielle, &#224; la d&#233;mocratie syndicale et &#224; la n&#233;gociation de bonne foi. Pour s'en convaincre, il suffit de d&#233;nombrer les lock-outs inscrits &#224; son palmar&#232;s : pr&#232;s d'une quinzaine en moins de 15 ans ! Le recours &#224; la fermeture d'entreprise est un instrument privil&#233;gi&#233; par Quebecor dans la gestion de ses relations de travail, et non une arme utilis&#233;e en dernier recours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois une de ses entreprises en lock-out, Quebecor a &#224; son service un outil extr&#234;mement puissant : Quebecor Media inc. (QMI) dont elle d&#233;tient 54,7 % des parts. Mise sur pied peu avant le d&#233;but du conflit, cette agence cr&#233;e des contenus d'information th&#233;matiques destin&#233;s &#224; alimenter les quelque 300 m&#233;dias du groupe tentaculaire (class&#233;s en diff&#233;rentes cat&#233;gories : finance, art, presse et, bient&#244;t, TV). Cette agence permettra &#224; Quebecor d'&#234;tre totalement autonome face &#224; l'agence coop&#233;rative, La Presse canadienne, et de fournir en tout temps, quel que soit l'&#233;tat des relations de travail, des contenus &#224; ses diff&#233;rents m&#233;dias afin d'imposer son nouveau mod&#232;le d'affaires plus ou moins monopoliste. Elle est ainsi pr&#234;te &#224; tout, comme le d&#233;montre le r&#233;cent r&#232;glement intervenu au R&#233;veil (Saguenay). Les 25 employ&#233;s de ce journal &#233;taient en lock-out depuis le 4 mars 2009. Le 15 f&#233;vrier dernier, les lock-out&#233;s se sont r&#233;sign&#233;s &#224; &lt;i&gt;accepter&lt;/i&gt;, sous la menace d'une fermeture d&#233;finitive, les derni&#232;res propositions de Quebecor. Celles-ci pr&#233;voient la coupure de 20 postes et le maintien de trois postes de journaliste et de deux postes de commis de bureau. En clair, le choix des travailleurs consistait &#224; recevoir ou non des indemnit&#233;s lors de leur mise &#224; pied in&#233;vitable. Face &#224; de telles pratiques, comment peut-on s&#233;rieusement soutenir que le d&#233;s&#233;quilibre du rapport de force entre syndicats et employeurs se fait au d&#233;triment de ces derniers et aurait pour cons&#233;quence de d&#233;favoriser les entreprises qu&#233;b&#233;coises ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;centes d&#233;clarations antisyndicales du patron de Quebecor portent atteinte &#224; sa cr&#233;dibilit&#233;, m&#234;me dans les milieux patronaux. Ainsi, le pr&#233;sident de la Banque de Montr&#233;al, Jacques M&#233;nard, ou encore le porte-parole de l'ADQ en mati&#232;re de finances, Fran&#231;ois Bonnardel, peu enclins &#224; favoriser le syndicalisme, s'en sont d&#233;marqu&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Rue Frontenac, l'avant-garde de Quebecor !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Lors d'une rencontre en f&#233;vrier dernier, Raynald Leblanc, pr&#233;sident du Syndicat des travailleurs de l'information du &lt;i&gt;Journal de Montr&#233;al&lt;/i&gt; (STIJM), nous confiait &#234;tre d&#233;&#231;u de la tournure des &#233;v&#232;nements : d&#233;clenchement du lock-out, interpr&#233;tation favorable &#224; Quebecor des dispositions anti briseurs de gr&#232;ve faite par la Commission des relations du travail, syndicat sans r&#233;el rapport de force. En effet, le bras de fer est difficile &#224; soutenir lorsque l'on fait face &#224; un groupe aussi &#233;norme, qui distribue gratuitement le &lt;i&gt;Journal de Montr&#233;al&lt;/i&gt; pour maintenir le niveau de son lectorat, tant aux portes des stations de m&#233;tro qu'aux comptoirs de ses diff&#233;rents magasins, et qui monopolise l'attention dans les m&#233;dias, les siens et ceux des autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la question de savoir si la mise en ligne du &lt;i&gt;Journal de Montr&#233;al&lt;/i&gt; affaiblit le STIJM dans sa lutte, Raynald Leblanc r&#233;pond spontan&#233;ment : &lt;i&gt;Non, Quebecor est en retard de 10 ans par rapport aux propositions syndicales de mettre en ligne le journal&#8230;&lt;/i&gt; et ajoute, le sourire aux l&#232;vres, &lt;i&gt;et en retard d'un an sur Rue Frontenac !&lt;/i&gt; Rue Frontenac permet aux lock-out&#233;s de faire ce qu'ils aiment, de demeurer solidaires, de garder le moral, d'organiser la lutte, de faire parler d'eux et aussi de s'entraider. Car le lock-out du &lt;i&gt;Journal de Montr&#233;al&lt;/i&gt;, c'est aussi la perte de logements, la d&#233;t&#233;rioration de l'&#233;tat de sant&#233; de certains, des fins de mois difficiles, des ruptures conjugales&#8230; Dans le m&#234;me temps, Quebecor Media Inc. n'h&#233;site pas &#224; vanter son succ&#232;s financier, en &#233;crivant noir sur blanc, dans son dernier rapport trimestriel (2009), que le lock-out au &lt;i&gt;Journal de Montr&#233;al&lt;/i&gt; a g&#233;n&#233;r&#233; des &#233;conomies substantielles, contribuant ainsi &#224; la hausse des r&#233;sultats du groupe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un moyen efficace de soutenir les lock-out&#233;s est bien s&#251;r de ne pas acheter le &lt;i&gt;Journal de Montr&#233;al&lt;/i&gt;, mais surtout de ne pas le lire, qu'il soit offert gratuitement par Quebecor, votre restaurant pr&#233;f&#233;r&#233; ou votre m&#233;decin dans sa salle d'attente. Le STIJM, aid&#233; par la CSN, lance une campagne de sensibilisation de grande envergure &#224; ce sujet aupr&#232;s de diff&#233;rents organismes et municipalit&#233;s. La solidarit&#233; au sein du syndicat est cruciale, mais souvent insuffisante. Il faut cr&#233;er d'autres solidarit&#233;s, plus vastes et davantage citoyennes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les auteures tiennent &#224; remercier Raynald Leblanc, pr&#233;sident du STIJM, David Patry, lock-out&#233;, et Louis-Serge Houle, conseiller CSN,pour leur pr&#233;cieuse collaboration. Cet article a &#233;t&#233; &#233;crit &#224; l'aide des informations disponibles &#224; la fin du mois de f&#233;vrier 2010, nous esp&#233;rons sinc&#232;rement qu'au moment de la publication de celui-ci, un r&#232;glement satisfaisant pour les parties aura mis fin au contrat de travail.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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