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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>La taxe fonci&#232;re a fait son temps</title>
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		<dc:date>2023-04-24T18:56:02Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#200;ve-Lyne Couturier</dc:creator>


		<dc:subject>Couturier, &#200;ve-Lyne </dc:subject>
		<dc:subject>Politique municipale et r&#233;gionale</dc:subject>
		<dc:subject>Economie et finances publiques</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pour penser la ville de demain, il faut &#233;galement penser son mode de financement. Or, la fiscalit&#233; municipale se limite essentiellement &#224; la taxe fonci&#232;re, qui n'est pas adapt&#233;e aux d&#233;fis d'aujourd'hui et de demain. Un d&#233;bat politique fiscal est de mise. &lt;br class='autobr' /&gt;
Vivre en soci&#233;t&#233;, c'est apprendre &#224; vivre ensemble. Pour y arriver, nous avons cr&#233;&#233; des institutions qui permettent de construire et de maintenir des infrastructures collectives et des services publics. Cela demande des ressources (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Economie-et-finances-publiques-+" rel="tag"&gt;Economie et finances publiques&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/35234.png?1682362471' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;572&#034; height=&#034;476&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour penser la ville de demain, il faut &#233;galement penser son mode de financement. Or, la fiscalit&#233; municipale se limite essentiellement &#224; la taxe fonci&#232;re, qui n'est pas adapt&#233;e aux d&#233;fis d'aujourd'hui et de demain. Un d&#233;bat politique fiscal est de mise.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Vivre en soci&#233;t&#233;, c'est apprendre &#224; vivre ensemble. Pour y arriver, nous avons cr&#233;&#233; des institutions qui permettent de construire et de maintenir des infrastructures collectives et des services publics. Cela demande des ressources financi&#232;res &#224; investir &#171; aux bonnes places &#187;. Si le choix de ces &#171; bonnes places &#187; est hautement politique, on oublie parfois que le choix de la mani&#232;re dont on per&#231;oit ces sommes l'est tout autant. Et encore, les d&#233;bats tournent g&#233;n&#233;ralement plus autour du niveau de la perception (par exemple, le taux de taxation ou les paliers d'imposition) que de sa nature. C'est aussi le cas en ce qui concerne la fiscalit&#233; municipale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut dire que la fiscalit&#233; municipale op&#232;re dans un carcan beaucoup plus contraignant que ce qu'on voit au f&#233;d&#233;ral ou au provincial. Ces deux paliers de gouvernement peuvent en effet cr&#233;er de nouvelles taxes ou revoir compl&#232;tement leurs tables d'imposition. Les municipalit&#233;s, en revanche, ne sont que des &#171; &lt;em&gt;cr&#233;atures des provinces&lt;/em&gt; &#187;, c'est-&#224;-dire qu'elles n'ont pas d'existence constitutionnelle et d&#233;pendent des provinces pour d&#233;terminer leurs pouvoirs et leurs responsabilit&#233;s. Au Qu&#233;bec, tout comme dans les pays anglo-saxons, le financement des municipalit&#233;s repose certes sur une part importante de transferts des paliers sup&#233;rieurs, mais il d&#233;pend principalement des &lt;em&gt;taxes fonci&#232;res&lt;/em&gt;. Ainsi, pour remplir leurs coffres, ce sont les b&#226;timents et les terrains que taxent par les municipalit&#233;s, plut&#244;t que les biens, les services, les revenus ou les profits.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;D'o&#249; vient la taxe fonci&#232;re ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit de l'une des plus anciennes formes de fiscalit&#233;, qui remonterait &#224; plus de 6 000 ans avant notre &#232;re. Bien avant que l'on remplisse des d&#233;clarations de revenus, c'&#233;tait par le territoire poss&#233;d&#233; et ce qui &#233;tait b&#226;ti dessus que l'on calculait la richesse d'une personne. Les taxes fonci&#232;res avaient plusieurs avantages. D'abord, il &#233;tait impossible de cacher la base de taxation : on ne peut cacher sous le tapis une maison ou un champ cultiv&#233;. Ensuite, il existe un lien fort entre la pr&#233;sence sur le territoire et les d&#233;penses des gouvernements locaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que cette m&#233;thode ait &#233;t&#233; efficace pendant de nombreuses ann&#233;es, voire pendant des si&#232;cles, le capitalisme a chang&#233; quelque peu la donne : si les plus nantis sont encore ceux qui d&#233;tiennent le plus de patrimoine, la richesse passe &#233;galement par la consommation et le revenu de travail. Lors de la Grande D&#233;pression par exemple, plusieurs familles avaient encore acc&#232;s &#224; leur maison, mais n'avaient plus d'autres ressources. Il devenait alors difficile de remplir les coffres de l'&#201;tat ou des municipalit&#233;s en utilisant principalement la taxe fonci&#232;re. Cette forme fiscale fut ainsi r&#233;duite &#224; travers les ann&#233;es, compens&#233;e par les taxes sur les biens et les services (donc sur la consommation) et par l'imp&#244;t sur le revenu. Mais cette diversification s'est essentiellement effectu&#233;e aux niveaux provincial et f&#233;d&#233;ral. Au municipal, la taxe fonci&#232;re est demeur&#233;e la principale forme de fiscalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les limites de la taxe fonci&#232;re&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les indicateurs que l'on choisit d'utiliser pour analyser une situation tendent &#224; cr&#233;er une distorsion, &#224; transformer la r&#233;alit&#233; observ&#233;e. Par exemple, si votre employeur veut s'assurer de votre productivit&#233; en vous demandant de longues journ&#233;es de travail, vous pourriez choisir de rester plus tard au bureau, m&#234;me si vous constatez que vous n'&#234;tes plus efficace. C'est aussi une critique qui est faite au PIB, qui calcule la valeur marchande de la production sans prendre en consid&#233;ration ses externalit&#233;s ni la production de biens et de services gratuits : il peut donc encourager la destruction de l'environnement au nom du profit, ou encore la marchandisation croissante de nos activit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut voir la m&#234;me tendance dans le financement municipal. La taxe fonci&#232;re est un mode de financement sur lequel les villes ont un peu de contr&#244;le puisqu'elles peuvent en d&#233;terminer le taux en plus d'encourager le d&#233;veloppement immobilier. Ainsi, puisque la taxe fonci&#232;re est la plus importante source de revenus des municipalit&#233;s et la seule sur laquelle elles peuvent agir concr&#232;tement, cela m&#232;ne parfois &#224; des prises de d&#233;cisions qui vont &#224; l'encontre du bien commun, notamment dans un contexte de crise climatique. Par exemple, devant le choix de pr&#233;server des milieux naturels ou de d&#233;velopper de nouveaux quartiers, la solution rentable &#224; court terme pour une ville pourrait &#234;tre d'agrandir le bassin sur lequel appliquer des taxes fonci&#232;res, bien que cela veuille dire miner la r&#233;silience du territoire. En effet, construire sur des milieux humides, sur les rives d'un cours d'eau ou sur d'anciennes for&#234;ts matures augmente les risques d'inondations et de glissements de terrain tout en mena&#231;ant la biodiversit&#233;. La pr&#233;s&#233;ance de la taxe fonci&#232;re dans la fiscalit&#233; municipale favorise l'&#233;talement urbain ou le d&#233;veloppement de condos de luxe plut&#244;t que la densification ou la cr&#233;ation de logements abordables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d'autres mots, lier le financement des villes aux seules taxes fonci&#232;res influence l'orientation politique des &#233;lu&#183;e&#183;s en encourageant un urbanisme qui va &#224; l'encontre de l'environnement et de la justice sociale.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Faire autrement ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il existe d'autres mod&#232;les de fiscalit&#233; municipale. Par exemple, en Allemagne, dans les pays du nord de l'Europe et au Japon, c'est l'imp&#244;t sur le revenu qui finance principalement les gouvernements locaux. En revanche, leurs responsabilit&#233;s sont beaucoup plus importantes que ce que l'on peut voir au Qu&#233;bec ou au Canada. En Allemagne, les services de garde, le soin des a&#238;n&#233;&#183;e&#183;s et le logement social sont g&#233;r&#233;s localement. En Su&#232;de, l'&#233;ducation est du ressort des municipalit&#233;s. Le recours &#224; l'imp&#244;t sur le revenu, combin&#233; &#224; une forme de p&#233;r&#233;quation, permet donc une bonne base de financement stable et r&#233;current pour des services essentiels et universels garantis par les villes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que le Qu&#233;bec devrait suivre cette voie ? Chose certaine, il serait int&#233;ressant de revoir le dosage fiscal des municipalit&#233;s afin de se d&#233;faire du carcan des taxes fonci&#232;res et de r&#233;duire ses effets pervers. En choisissant un mod&#232;le mixte qui utilise &#224; la fois une part de taxe fonci&#232;re, une part d'imp&#244;t sur le revenu, mais &#233;galement une part de taxes sur les biens et les services, les villes auraient ainsi une plus grande marge de man&#339;uvre pour choisir comment se d&#233;velopper et pour r&#233;pondre aux besoins tant du territoire que de ceux et celles qui l'occupent. Elles pourraient ainsi faire cro&#238;tre leurs revenus &#224; mesure que cro&#238;t l'&#233;conomie, tout en gardant la stabilit&#233; propre aux taxes fonci&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu, une telle transformation de la fiscalit&#233; municipale doit s'accompagner d'une r&#233;flexion sur le partage &#233;quitable des ressources &#224; l'&#233;chelle du Qu&#233;bec pour &#233;viter que les municipalit&#233;s d&#233;j&#224; plus nanties n'accaparent la part du lion en mati&#232;re de ressources et, donc, de capacit&#233; d'agir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, afin d'&#234;tre cons&#233;quent avec l'urgence climatique, ce nouveau pacte fiscal doit aller de pair avec un cadre environnemental qui balise les orientations municipales. Il est r&#233;volu le temps o&#249; ces consid&#233;rations pouvaient &#234;tre de second plan. Nos &#233;t&#233;s sont d&#233;j&#224; plus chauds, les feux de for&#234;t plus d&#233;vastateurs, les s&#233;cheresses plus fr&#233;quentes, les &#233;v&#233;nements climatiques extr&#234;mes plus nombreux. Les villes peuvent agir, &#224; leur &#233;chelle, pour cr&#233;er les infrastructures n&#233;cessaires &#224; une vie plus sobre en carbone. Notamment, on ne peut plus cautionner l'&#233;talement urbain ou la place centrale qu'occupent les voitures, m&#234;me &#233;lectriques, dans nos milieux de vie. Puisque le financement des villes ne serait plus li&#233; au d&#233;veloppement immobilier tous azimuts ou &#224; l'&#233;talement urbain &#224; tout prix, ce changement de cap incontournable serait plus facile &#224; prendre. &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Eve-Lyne Couturier est chercheure &#224; l'Institut de recherche et d'informations socio&#233;conomiques (IRIS).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Illustration : Christian de Massy, alias Cveta ou Shr&#252;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Think tanks... usine &#224; id&#233;ologie ?</title>
		<link>https://www.ababord.org/Think-tanks-usine-a-ideologie</link>
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		<dc:date>2012-02-28T02:53:25Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#200;ve-Lyne Couturier</dc:creator>


		<dc:subject>Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme</dc:subject>
		<dc:subject>Patrons et think tanks</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;mocratie et espace public</dc:subject>
		<dc:subject>Couturier, &#200;ve-Lyne </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les classes dominantes ne maintiennent pas leur position simplement par inertie. Il suffit d'ouvrir le journal, la t&#233;l&#233;vision ou la radio, pour constater l'omnipr&#233;sence des arguments justifiant l'ordre social tel qu'il est maintenant. &#192; force de les entendre r&#233;p&#233;t&#233;s par les m&#233;dias, les commentateurs et les responsables institutionnels tant publics que priv&#233;s, on finit par les int&#233;grer. Pourtant, ce ne sont pas les &#233;lites elles-m&#234;mes qui diffusent le message. Il est plut&#244;t v&#233;hicul&#233; par (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Les-classes-dominantes-au-" rel="directory"&gt;Dossier : Les classes dominantes au Qu&#233;bec&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Democratie-et-espace-public-+" rel="tag"&gt;D&#233;mocratie et espace public&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Couturier-Eve-Lyne-+" rel="tag"&gt;Couturier, &#200;ve-Lyne &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les classes dominantes ne maintiennent pas leur position simplement par inertie. Il suffit d'ouvrir le journal, la t&#233;l&#233;vision ou la radio, pour constater l'omnipr&#233;sence des arguments justifiant l'ordre social tel qu'il est maintenant. &#192; force de les entendre r&#233;p&#233;t&#233;s par les m&#233;dias, les commentateurs et les responsables institutionnels tant publics que priv&#233;s, on finit par les int&#233;grer. Pourtant, ce ne sont pas les &#233;lites elles-m&#234;mes qui diffusent le message. Il est plut&#244;t v&#233;hicul&#233; par diff&#233;rents think tanks, v&#233;ritables incubateurs d'id&#233;ologie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que la droite lib&#233;rale, &#224; la d&#233;fense du capitalisme et de l'entreprise priv&#233;e, soit toujours le courant qui domine dans les m&#233;dias, de plus en plus de commentateurs vont encore plus loin. On cherche ainsi &#224; restructurer l'ensemble des relations humaines et sociales dans une optique lib&#233;rale. Diff&#233;rente de la droite morale, souvent associ&#233;e au conservatisme religieux, il s'agit plut&#244;t d'une droite libertarienne pour laquelle tout s'&#233;value &#224; l'aune du march&#233;, pour qui la valeur supr&#234;me est la libert&#233; individuelle des agents &#233;conomiques. On peut voir dans ce courant tant le Tea Party &#233;tats-unien, le Parti conservateur f&#233;d&#233;ral que le R&#233;seau Libert&#233; Qu&#233;bec. Dans les trois cas, on nous propose une soci&#233;t&#233; sublim&#233;e au profit de l'individu isol&#233;, responsable de sa condition et de ses choix.&#8194;La rationalit&#233; du march&#233; peut ensuite &#234;tre utilis&#233;e avec profit dans toutes les sph&#232;res d'analyse. Exemplifiant ceci, l'Institut &#233;conomique de Montr&#233;al (IEDM) a publi&#233; en f&#233;vrier 2008 une note sur le &#171; march&#233; des relations amoureuses &#187; qui se concluait ainsi : &#171; La rationalit&#233; &#233;conomique est fondamentalement humaine. Elle ne peut &#234;tre dissoci&#233;e de l'&#234;tre humain parce qu'elle est au c&#339;ur de celui-ci&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Mathieu Laberge, Existe-t-il un march&#233; des relations amoureuses ?, Notes (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Mathieu Laberge, Existe-t-il un march&#233; des relations amoureuses ?, Notes &#233;conomiques, IEDM, f&#233;vrier 2008, p. 4.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Think tanks... ind&#233;pendants ?</title>
		<link>https://www.ababord.org/Think-tanks-independants</link>
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		<dc:creator>&#200;ve-Lyne Couturier</dc:creator>


		<dc:subject>Patrons et think tanks</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;mocratie et espace public</dc:subject>
		<dc:subject>Couturier, &#200;ve-Lyne </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les liens entre les think tanks de droite et l'entreprise priv&#233;e ne sont plus &#224; faire. En 2007, &#192; b&#226;bord ! a publi&#233; un article de Beno&#238;t Perron o&#249; on &#233;num&#233;rait les postes cl&#233;s d&#233;tenus par certains administrateurs de think thanks influents. Les institutions financi&#232;res y sont particuli&#232;rement bien repr&#233;sent&#233;es, tout comme les grands empires m&#233;diatiques. En &#233;tudiant la composition des diff&#233;rents conseils d'administration, bureaux des gouverneurs et listes des chercheures associ&#233;es de ces (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Les-classes-dominantes-au-" rel="directory"&gt;Dossier : Les classes dominantes au Qu&#233;bec&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Democratie-et-espace-public-+" rel="tag"&gt;D&#233;mocratie et espace public&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Couturier-Eve-Lyne-+" rel="tag"&gt;Couturier, &#200;ve-Lyne &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les liens entre les think tanks de droite et l'entreprise priv&#233;e ne sont plus &#224; faire. En 2007, &lt;i&gt;&#192; b&#226;bord !&lt;/i&gt; a publi&#233; un article de Beno&#238;t Perron o&#249; on &#233;num&#233;rait les postes cl&#233;s d&#233;tenus par certains administrateurs de think thanks influents. Les institutions financi&#232;res y sont particuli&#232;rement bien repr&#233;sent&#233;es, tout comme les grands empires m&#233;diatiques. En &#233;tudiant la composition des diff&#233;rents conseils d'administration, bureaux des gouverneurs et listes des chercheures associ&#233;es de ces groupes de r&#233;flexion, on comprend ais&#233;ment la pr&#233;sence de leurs id&#233;es &#224; la radio, &#224; la t&#233;l&#233;vision et dans les journaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous nous attarderons ici aux liens entre ces groupes et l'&#201;tat. Bien qu'ils ne soient pas financ&#233;s par des subventions gouvernementales, plusieurs des membres actifs des think tanks poss&#232;dent un lien tr&#232;s fort avec les structures &#233;tatiques. Par exemple, le Fraser Institute compte dans ses Senior Fellows Preston Manning, le fondateur du Reform Party, Ralph Klein, l'ancien premier ministre de l'Alberta ainsi que Michael Harris, le premier ministre ontarien connu pour ses r&#233;formes sociales brutales. &#192; l'IEDM, le bureau des gouverneurs comprend Bernard Lord, ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick et Donald Johnson qui a &#233;t&#233; ministre &#224; plusieurs reprises dans le gouvernement lib&#233;ral f&#233;d&#233;ral entre 1978 et 1984. Leur coordonnatrice aux communications a &#233;t&#233; recherchiste pour l'ADQ ainsi que responsable des communications de ce parti pour la r&#233;gion de Montr&#233;al lors des deux derni&#232;res &#233;lections g&#233;n&#233;rales. Il est int&#233;ressant de noter &#233;galement que Michel Kelly-Gagnon, ancien pr&#233;sident du conseil du patronat et maintenant PDG de l'IEDM, a &#233;t&#233; nomm&#233; par le gouvernement conservateur sur le conseil d'administration de la Fondation canadienne pour l'innovation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Le cabinet des horreurs budg&#233;taires</title>
		<link>https://www.ababord.org/Le-cabinet-des-horreurs</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Le-cabinet-des-horreurs</guid>
		<dc:date>2010-07-09T18:39:44Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#200;ve-Lyne Couturier, Pierre-Antoine Harvey</dc:creator>


		<dc:subject>Economie et finances publiques</dc:subject>
		<dc:subject>Justice et droits sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Harvey, Pierre-Antoine </dc:subject>
		<dc:subject>Couturier, &#200;ve-Lyne </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une fiscalit&#233; &#233;quitable est le meilleur moyen de financer les services publics. Pour le moment, le gouvernement Charest a tout faux dans ce domaine. Plut&#244;t que d'y aller avec des propositions audacieuses, on se contente de ressasser de vieilles peurs et de reprendre un discours trop entendu depuis le manifeste des Lucides. Il existe pourtant de nombreuses solutions pour renflouer les coffres de l'&#201;tat, sans que cela ne se fasse aux d&#233;pens de la majorit&#233; de la population. &lt;br class='autobr' /&gt; Pour imposer une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Nos-services-publics-un-" rel="directory"&gt;Dossier : Nos services publics, un tr&#233;sor collectif en p&#233;ril&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Economie-et-finances-publiques-+" rel="tag"&gt;Economie et finances publiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Justice-et-droits-sociaux-+" rel="tag"&gt;Justice et droits sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-quebecoise-+" rel="tag"&gt;Politique qu&#233;b&#233;coise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Harvey-Pierre-Antoine-+" rel="tag"&gt;Harvey, Pierre-Antoine &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Couturier-Eve-Lyne-+" rel="tag"&gt;Couturier, &#200;ve-Lyne &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1012.gif?1642092113' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;886&#034; height=&#034;665&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une fiscalit&#233; &#233;quitable est le meilleur moyen de financer les services publics. Pour le moment, le gouvernement Charest a tout faux dans ce domaine. Plut&#244;t que d'y aller avec des propositions audacieuses, on se contente de ressasser de vieilles peurs et de reprendre un discours trop entendu depuis le manifeste des Lucides. Il existe pourtant de nombreuses solutions pour renflouer les coffres de l'&#201;tat, sans que cela ne se fasse aux d&#233;pens de la majorit&#233; de la population.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour imposer une r&#233;forme &#224; la population, rien de mieux qu'attiser la peur et lancer de la poudre aux yeux. En alliant un grand d&#233;ploiement d'experts et une exhibition d'effrayantes statistiques d&#233;natur&#233;es, la consultation sur les finances publiques lanc&#233;e en novembre 2009 par le ministre Bachand ressemble &#224; un cabinet des horreurs. Qu'il y ait n&#233;cessit&#233; d'augmenter les revenus de l'&#201;tat : soit ! Par contre, il nous appara&#238;t inutile d'agiter les menaces, de brandir l'urgence ou d'appeler aux fatalit&#233;s afin de limiter le d&#233;bat.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le d&#233;ficit de qui ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La marge de man&#339;uvre du Qu&#233;bec est &#233;troite !&lt;/i&gt;, ne cesse-t-on de r&#233;p&#233;ter. Bien s&#251;r, le Qu&#233;bec est en d&#233;ficit ; nous traversons une r&#233;cession. Or, le d&#233;ficit ne repr&#233;sentera que 1,3 % du PIB alors qu'au f&#233;d&#233;ral il sera de 3,5 %, de 4,4 % en Ontario et de plus de 9 % aux &#201;tats-Unis. Du c&#244;t&#233; des d&#233;penses, celles du Qu&#233;bec ont augment&#233; au rythme spartiate de 4,6 % par ann&#233;e depuis 2003 alors que dans le reste du Canada, elles gonflaient en moyenne de plus de 6,5 % annuellement. La retenue budg&#233;taire du Qu&#233;bec s'est pay&#233;e au prix d'une contraction du nombre d'employ&#233;es dans la fonction publique et d'une pr&#233;carisation des emplois dans l'&#233;ducation, la sant&#233; et les services sociaux&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Conseil du Tr&#233;sor Qu&#233;bec, 2009, L'effectif de la fonction publique du Qu&#233;bec (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour expliquer les d&#233;ficits &#224; venir, il faut surtout regarder du c&#244;t&#233; des baisses d'imp&#244;ts r&#233;centes. Le gouvernement du Qu&#233;bec admet lui-m&#234;me &#234;tre responsable de plus de la moiti&#233; de son manque &#224; gagner pour l'ann&#233;e 2009-2010. Pr&#232;s de 2,5 milliards $ sur les 4,7 milliards de d&#233;ficit s'expliquent par les diff&#233;rents cadeaux fiscaux offerts aux particuliers et aux entreprises depuis 2003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les experts du rapport &lt;i&gt;Le Qu&#233;bec face &#224; ses d&#233;fis&lt;/i&gt;, engag&#233;s par le gouvernement qu&#233;b&#233;cois pour donner leur avis sur les finances publiques, on ne peut imposer davantage les Qu&#233;b&#233;cois. Le Qu&#233;bec serait d&#233;j&#224; &#224; ce chapitre en t&#234;te en Am&#233;rique du Nord et au-dessus de la moyenne des pays du G7. Pourtant, l'un de ces experts, le fiscaliste Luc Godbout, rappelait dans une &#233;tude de 2008 l'importance de consid&#233;rer &#224; la fois les pr&#233;l&#232;vements fiscaux et les transferts re&#231;us : &#171; [&#8230;]&lt;i&gt; en tenant compte de la charge fiscale nette qui comprend les imp&#244;ts sur le revenu, les cotisations pay&#233;es et les prestations re&#231;ues, il est possible de constater que la charge fiscale nette au Qu&#233;bec en regard des pays du G7 n'&#233;tait pas plus &#233;lev&#233;e qu'ailleurs, bien au contraire. En effet, en 2006, les 11 cas analys&#233;s positionnaient favorablement les r&#233;sultats du Qu&#233;bec&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Godbout, L. et S. St-Cerny, 2008, La charge fiscale nette des particuliers (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;i&gt;.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces chiffres, d&#233;j&#224; avantageux, ne tiennent compte que des transferts fiscaux (cr&#233;dit imp&#244;ts TPS-TVQ et prestations fiscales pour enfant) et laissent en dehors de l'&#233;quation les services publics particuliers dont b&#233;n&#233;ficient les Qu&#233;b&#233;coises (garderies &#224; 7 $, assurance m&#233;dicament, tarifs d'&#233;lectricit&#233; accessibles, subventions &#224; la R&amp;D pour les entreprises). Notre fort taux de contribution fiscale et de services publics nous permet cependant de c&#244;toyer un club tr&#232;s s&#233;lect constitu&#233; du Danemark, de la Su&#232;de, de la Belgique, de la Norv&#232;ge et de la Finlande. Le sens de la comparaison est une question de choix politiques.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un Qu&#233;bec surendett&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La dette du Qu&#233;bec augmente, gonfl&#233;e par les investissements en infrastructures li&#233;s au plan de relance. D'ici la reprise, pr&#233;vue fin 2010, elle passera de 42 &#224; 46 % du PIB nous pla&#231;ant effectivement au sommet des provinces canadiennes. Par contre, la panique n'est aucunement justifi&#233;e si on se compare avec les autres pays industrialis&#233;s. En utilisant la dette nette et les calculs de l'OCDE, on constate que le Qu&#233;bec se situe assez pr&#232;s de la moyenne des pays de l'OCDE (32,8 % contre 41,7 % de la dette nette sur le PIB). Le probl&#232;me m&#233;rite discussion, mais rien de justifie l'imposition d'urgence de solutions ind&#233;sirables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'imp&#244;t des soci&#233;t&#233;s serait lui aussi intouchable parce que, selon les experts, nous n'aurions pas &#171; &lt;i&gt;de marge de man&#339;uvre par rapport au reste de l'Am&#233;rique du Nord, pour ce qui est des imp&#244;ts des soci&#233;t&#233;s&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Comit&#233; consultatif sur l'&#233;conomie et les finances publiques, 2009, Le Qu&#233;bec (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Pourtant, c'est Investissement Qu&#233;bec qui se vante sur son site Internet qu'au Qu&#233;bec, &#171; &lt;i&gt;le taux d'imp&#244;t des soci&#233;t&#233;s s'&#233;tablit &#224; 30,9 % [27 % en 2009&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Deloitte, 2009, Taux d'imposition des entreprises 2005-2009, KPMG, 2009, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;i&gt;] : un des taux les plus bas en Am&#233;rique du Nord&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Investissement Qu&#233;bec :&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. KPMG, une des plus importantes firmes de consultants en fiscalit&#233;, classe Montr&#233;al au 8e rang sur 35 villes internationales en terme de comp&#233;titivit&#233; du r&#233;gime fiscal pour les entreprises en 2008. Le gouvernement a renonc&#233; &#224; pr&#232;s de 2 milliards de revenus en &#233;liminant la taxe sur le capital afin &#171; d'encourager les investissements &#187;. Qu&#233;bec accorde ainsi &#224; l'ensemble des entreprises le cong&#233; de taxe qui, auparavant, &#233;tait r&#233;serv&#233;, par l'entremise d'un cr&#233;dit de taxe, uniquement &#224; celles qui investissaient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La hausse des tarifs d'&#233;lectricit&#233; semble en bonne voie d'&#234;tre impos&#233;e dans l'urgence. Cette mesure, qu'on dit &#233;quitable et favorable &#224; l'environnement, ne se r&#233;v&#232;le apr&#232;s &#233;tude qu'une simple strat&#233;gie de marchandisation d'un service public. En plus d'avoir peu d'impact sur l'&#233;conomie d'&#233;nergie, une augmentation uniforme du tarif du bloc patrimoniale, viendrait gruger dans le budget disponible des familles de la classe moyenne et moins nanties, une part de 2 &#224; 3 fois plus grande que chez leurs concitoyens les plus riches.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des solutions &#233;quitables pour financer nos services publics&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Loin d'&#234;tre limit&#233;es, comme on aimerait nous le laisser croire, les options du gouvernement pour aller chercher l'argent qui manque sont multiples. Avant m&#234;me d'examiner une nouvelle augmentation de l'imposition des entreprises, des efforts imm&#233;diats doivent &#234;tre faits afin de s'assurer que la moiti&#233; des entreprises qui ne payent actuellement aucun imp&#244;t soient mises &#224; contribution. Le gouvernement pourrait imposer de v&#233;ritables redevances sur nos ressources naturelles dont la demande explose avec la croissance asiatique (eau, mines et for&#234;t). Du c&#244;t&#233; des particuliers, avant d'appliquer des mesures r&#233;gressives comme l'augmentation des taxes ou des tarifs, il semble &#233;quitable d'aller r&#233;cup&#233;rer une part de la contribution des mieux nantis. Ces derniers ont vu leur taux d'imposition tomber de 30 % &#224; 21 % depuis la fin des ann&#233;es 1990. L'ajout d'un 4e palier d'imposition plus &#233;lev&#233;e pour les revenus d&#233;passant 110 000 $ viendrait facilement r&#233;&#233;quilibrer cette situation.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;* * *&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'objectif du gouvernement dans cette r&#233;forme impos&#233;e dans l'urgence et la crise est double : on continue le remplacement de notre syst&#232;me d'imposition progressif et universel par un ensemble de ponctions (taxes et tarifs) qui ciblent les &#171; usagers &#187;, peu importe leurs moyens. Et, au nom de la fausse urgence de l'endettement, on tente d'occulter les autres objectifs d'un r&#233;gime fiscal que sont le partage de la richesse et le d&#233;veloppement social et &#233;conomique durable du Qu&#233;bec. Face &#224; la peur, nous devons r&#233;pondre par la raison, car elle est bien souvent l'alli&#233;e de l'espoir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Conseil du Tr&#233;sor Qu&#233;bec, 2009, &lt;i&gt;L'effectif de la fonction publique du Qu&#233;bec 2007-2008&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Analyse comparative des cinq derni&#232;res ann&#233;es. &lt;a href=&#034;http://www.tresor.gouv.qc.ca/ressources-humaines/effectif-des-secteurs-public-et-parapublic/effectif-de-la-fonction-publique/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.tresor.gouv.qc.ca/ressources-humaines/effectif-des-secteurs-public-et-parapublic/effectif-de-la-fonction-publique/&lt;/a&gt; , p. 10. Conseil du Tr&#233;sor du Qu&#233;bec, 2009. &lt;i&gt;&#201;VOLUTION DE L'EFFECTIF EN &#201;QUIVALENT TEMPS COMPLET (&#201;.T.C.) Par statut d'emploi et secteur&lt;/i&gt;. &lt;a href=&#034;http://www.tresor.gouv.qc.ca/ressources-humaines/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.tresor.gouv.qc.ca/ressources-humaines/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Godbout, L. et S. St-Cerny, 2008, &lt;i&gt;La charge fiscale nette des particuliers au Qu&#233;bec et dans les pays du G7&lt;/i&gt;. &lt;a href=&#034;https://acpcol01.usherbrooke.ca/prod/recherche/chairefisc.nsf/alldoc/87F3EF2AC63EAD508525727A001D0DF2?OpenDocument&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://acpcol01.usherbrooke.ca/prod/recherche/chairefisc.nsf/alldoc/87F3EF2AC63EAD508525727A001D0DF2?OpenDocument&lt;/a&gt;. p. 22.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Comit&#233; consultatif sur l'&#233;conomie et les finances publiques, 2009, &lt;i&gt;Le Qu&#233;bec face &#224; ses d&#233;fis&lt;/i&gt;, p. 2&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Deloitte, 2009, &lt;i&gt;Taux d'imposition des entreprises 2005-2009&lt;/i&gt;, &lt;a href=&#034;http://www.deloitte.com/assets/Dcom-Canada/Local%20Assets/Documents/Tax/FR/ca_fr_fiscalite_Taux-impot-des-societes_Juin09%20.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.deloitte.com/assets/Dcom-Canada/Local%20Assets/Documents/Tax/FR/ca_fr_fiscalite_Taux-impot-des-societes_Juin09%20.pdf&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
KPMG, 2009, KPMG's Corporate and Indirect Tax Rate Survey 2009, p. 12. &lt;a href=&#034;http://www.kpmg.ca/en/news/documents/KPMG_CorporateIndirectTaxRateSurvey_Accessible5final.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.kpmg.ca/en/news/documents/KPMG_CorporateIndirectTaxRateSurvey_Accessible5final.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Investissement Qu&#233;bec : &lt;a href=&#034;http://www.investquebec.com/fr/index.aspx?page=332&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.investquebec.com/fr/index.aspx?page=332&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Pierre-Antoine Harvey et &#200;ve-Lyne Couturier&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Institut de recherche et d'informations socio&#233;conomiques (IRIS)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



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