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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Quand le priv&#233; contr&#244;le les infrastructures</title>
		<link>https://www.ababord.org/Quand-le-prive-controle-les</link>
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		<dc:date>2012-02-28T02:29:32Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Fran&#231;ois Landry</dc:creator>


		<dc:subject>Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme</dc:subject>
		<dc:subject>Economie et finances publiques</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Landry, Jean-Fran&#231;ois </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Au cours des derniers mois, les firmes de g&#233;nie-conseil qu&#233;b&#233;coises ont fait les manchettes. Ce fleuron du Qu&#233;bec Inc., qui exporte son expertise partout dans le monde, fait toutefois principalement parler de lui en raison d'histoires de copinage avec des &#233;lus pour l'attribution de contrats sans appel d'offres. Cet &#233;tat de fait n'est pas &#233;tonnant lorsqu'on remarque l'importance que ces contrats ont prise ces derni&#232;res ann&#233;es. Les firmes de g&#233;nie-conseil sont partout. Les noms des plus (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au cours des derniers mois, les firmes de g&#233;nie-conseil qu&#233;b&#233;coises ont fait les manchettes. Ce fleuron du Qu&#233;bec Inc., qui exporte son expertise partout dans le monde, fait toutefois principalement parler de lui en raison d'histoires de copinage avec des &#233;lus pour l'attribution de contrats sans appel d'offres. Cet &#233;tat de fait n'est pas &#233;tonnant lorsqu'on remarque l'importance que ces contrats ont prise ces derni&#232;res ann&#233;es. Les firmes de g&#233;nie-conseil sont partout. Les noms des plus grosses firmes sont connus : SNC-Lavallin, Roche, Axor, Dessau, BPR, GENIVAR, etc. Il s'agit l&#224; des principales entreprises, qui raflent la majorit&#233; des contrats d'infrastructures au Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La d&#233;ferlante des fusions et des acquisitions&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le secteur a connu une grande vague de fusions et d'acquisitions au cours de la derni&#232;re d&#233;cennie. Depuis l'an 2000, les firmes qu&#233;b&#233;coises de g&#233;nie-conseil sont pass&#233;es de 107 &#224; 52. Au cours de la m&#234;me p&#233;riode, le nombre d'employ&#233;s a bondi, passant de moins de 8 770 &#224; plus de 21 480&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Le jeu des fusions et des acquisitions a entra&#238;n&#233; une concentration des employ&#233;s dans un tr&#232;s petit nombre d'entreprises. Ainsi, sur les 52 firmes que compte actuellement le Qu&#233;bec, 10 d'entre elles embauchent plus de 83 % des employ&#233;s du secteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette concentration, de plus en plus grande, les entreprises la justifient, &#233;videmment, par la n&#233;cessit&#233; de rester comp&#233;titifs au niveau mondial. Non contentes d'&#234;tre en nombre toujours plus restreint, ce qui leur permet de dominer le secteur, les firmes de g&#233;nie-conseil se r&#233;partissent en plus le travail en cr&#233;ant des consortiums. Il est donc maintenant fr&#233;quent de voir des firmes de g&#233;nie concurrentes s'allier pour des projets sp&#233;cifiques, arguant qu'elles rassemblent ainsi une expertise plus grande et sont donc en mesure de r&#233;pondre plus facilement aux exigences des grands projets d'infrastructures. Il ne faut pas perdre de vue que plus un projet d'infrastructures co&#251;te cher, plus il est payant pour les firmes de g&#233;nie-conseil. Or, ce sont les firmes qui font habituellement l'estimation des co&#251;ts dudit projet. Elles sont donc en position de force pour tirer un maximum de profit de leur entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
Le renoncement du public&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Comment en sommes-nous arriv&#233;s l&#224; ? Depuis plusieurs ann&#233;es, les municipalit&#233;s et les gouvernements ont en partie confi&#233; la planification et la surveillance des chantiers aux firmes de g&#233;nie-conseil. Ce faisant, ils se sont retrouv&#233;s d&#233;pendants de l'expertise du secteur priv&#233;. Une fois les mains attach&#233;es, sans sp&#233;cialistes &#224; l'interne pour encadrer ad&#233;quatement les projets et offrir une contre-expertise, les organismes publics s'en remettent aux firmes de g&#233;nie-conseil pour mener &#224; leur place leurs chantiers. Les firmes de g&#233;nie-conseil ont donc investi le domaine public. La fronti&#232;re entre les entreprises de g&#233;nie-conseil et l'&#201;tat est &#224; certains endroits si t&#233;nue qu'on la croirait inexistante. Les firmes sont impliqu&#233;es d&#232;s l'&#233;laboration des appels d'offres et jusqu'&#224; la supervision des chantiers. Les firmes de g&#233;nie-conseil offrent leurs services, parfois m&#234;me dans le d&#233;marchage aupr&#232;s des &#233;lus, bien qu'elles ne soient pas inscrites au registre des lobbyistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Particuli&#232;rement pr&#233;occupante dans les petites villes, cette situation est aussi pr&#233;sente dans les villes plus importantes, par exemple&#8194;Laval qui confie aux grandes firmes de g&#233;nie-conseil la responsabilit&#233; de pr&#233;parer, de g&#233;rer et d'encadrer tous ses chantiers de construction. La Ville de Laval n'a aucun syst&#232;me en place pour savoir combien de contrats sont accord&#233;s aux firmes d'ing&#233;nieurs ni quel est le montant total que ces entreprises r&#233;coltent chaque ann&#233;e. Les &#233;lus n'ont donc aucune vue d'ensemble des contrats accord&#233;s ni de l'implication r&#233;elle du priv&#233; dans le processus d'octroi des contrats&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. La domination du g&#233;nie-conseil sur les travaux d'infrastructures ne se cantonne pas au niveau municipal. Le minist&#232;re des Transports donne aussi l'exemple en confiant de plus en plus l'&#233;laboration m&#234;me des projets aux entreprises de g&#233;nie-conseil.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des affaires &#224; la politique : allers et retours&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'actuel ministre des Transports, Sam Hamad, est d'ailleurs lui-m&#234;me issu du milieu du g&#233;nie-conseil, o&#249;, jusqu'&#224; son &#233;lection en 2003, il occupait le poste de vice-pr&#233;sident de la firme Roche. Il n'est &#233;videmment pas le seul &#224; faire le pont entre la politique et le g&#233;nie-conseil. L'actualit&#233; des derniers mois est parsem&#233;e d'exemples de liens &#224; l'&#233;thique douteuse entre les firmes de g&#233;nie-conseil et le monde politique. Que l'on pense &#224; l'ancien pr&#233;sident du comit&#233; ex&#233;cutif de la Ville de Montr&#233;al, Frank Zampino, pass&#233; chez Dessau juste avant le scandale des compteurs d'eau impliquant la dite compagnie. Les liens des firmes de g&#233;nie avec le monde politique ont aussi &#233;t&#233; mis en &#233;vidence en ao&#251;t 2010, lorsque la firme Axor plaidait coupable &#224; une accusation de 40 contributions politiques ill&#233;gales, par l'utilisation de pr&#234;te-noms, pour un montant total de 152&#8194;500 $.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les grandes firmes de g&#233;nie-conseil, fleuron du Qu&#233;bec Inc, ont actuellement la mainmise sur les projets d'infrastructures au Qu&#233;bec. En diminuant le nombre de joueurs et en cr&#233;ant des consortiums pour pr&#233;parer des soumissions sur les appels d'offres, elles s'assurent une place dans les projets, s'autorisent des d&#233;passements de co&#251;ts, encaissent des profits plus importants et deviennent un bassin de recrutement pour nouveaux politiciens ou un lieu de r&#233;orientation de carri&#232;res pour les plus anciens.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.aicq.qc.ca/genie-conseil/profil-du-secteur&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.aicq.qc.ca/genie-conseil/profil-du-secteur&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.ledevoir.com/politique/villes-et-regions/298810/laval-eldorado-des-firmes-de-genie-conseil&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.ledevoir.com/politique/villes-et-regions/298810/laval-eldorado-des-firmes-de-genie-conseil&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ci-g&#238;t l'Agence des PPP</title>
		<link>https://www.ababord.org/Ci-git-l-Agence-des-PPP</link>
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		<dc:date>2010-07-09T18:23:52Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Fran&#231;ois Landry, Bertrand Schepper</dc:creator>


		<dc:subject>Education et enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Schepper, Bertrand</dc:subject>
		<dc:subject>Landry, Jean-Fran&#231;ois </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 21 octobre 2009, le gouvernement d&#233;posait le projet de loi 65, cr&#233;ant Infrastructure Qu&#233;bec, mettant un terme au mandat de l'Agence des Partenariats public-priv&#233; (PPP). Le nouvel organisme &#171; aura le mandat d'encadrer la r&#233;alisation des grands projets publics de 40 millions et plus. Il assurera aussi un contr&#244;le des &#233;ch&#233;anciers et des budgets pr&#233;vus. &#187; Ces modifications ont fait dire &#224; certains que Qu&#233;bec enterrait l'Agence des PPP. &lt;br class='autobr' /&gt; Il serait plus juste de parler d'un changement (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Privatisation-et-partenariats-+" rel="tag"&gt;Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Schepper-Bertrand-+" rel="tag"&gt;Schepper, Bertrand&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Landry-Jean-Francois-+" rel="tag"&gt;Landry, Jean-Fran&#231;ois &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1010.gif?1642092113' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;228&#034; height=&#034;353&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 21 octobre 2009, le gouvernement d&#233;posait le projet de loi 65, cr&#233;ant Infrastructure Qu&#233;bec, mettant un terme au mandat de l'Agence des Partenariats public-priv&#233; (PPP). Le nouvel organisme &#171; &lt;i&gt;aura le mandat d'encadrer la r&#233;alisation des grands projets publics de 40 millions et plus. Il assurera aussi un contr&#244;le des &#233;ch&#233;anciers et des budgets pr&#233;vus&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;quebec-enterre-l-agence-des-ppp&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187; Ces modifications ont fait dire &#224; certains que Qu&#233;bec enterrait l'Agence des PPP.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il serait plus juste de parler d'un changement cosm&#233;tique. Le projet de loi 65 modifie le r&#244;le jusqu'&#224; maintenant d&#233;volu &#224; l'Agence des PPP pour en faire un organisme &#224; vocation beaucoup plus large, qui aura son mot &#224; dire sur la plupart des grands projets d'infrastructure du gouvernement, et ce, peu importe leur mode de r&#233;alisation. Comment expliquer ce changement de discours ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En plus d'avoir essuy&#233; de vives critiques tout au long de sa br&#232;ve existence (2004-2009), le travail de l'Agence laissait planer de s&#233;rieux doutes quant &#224; son impartialit&#233; dans de nombreux dossiers, particuli&#232;rement celui tant m&#233;diatis&#233; du CHUM. Le rapport, tr&#232;s critique, du V&#233;rificateur g&#233;n&#233;ral du 18 novembre 2009 nous rappelle encore une fois comment l'Agence aurait manqu&#233; de rigueur dans ses analyses et hypoth&#232;ses de travail, ce qui aurait r&#233;sult&#233; en des d&#233;cisions plus qu'avantageuses pour les consortiums priv&#233;s dans les dossiers du CHUM et du CUSM&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir le chapitre 5 du tome 2 du rapport du V&#233;rificateur g&#233;n&#233;ral du Qu&#233;bec (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Politiquement, l'agence devenait de plus en plus une v&#233;ritable patate chaude pour le gouvernement qui d&#233;cide alors de mettre un terme &#224; son action.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La mort des PPP ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De l&#224; &#224; conclure &#224; la fin des PPP au Qu&#233;bec, il y a une marge importante. Tout d'abord, rappelons que des projets importants du gouvernement ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; couverts par l'Agence (salle de l'OSM, parach&#232;vement des autoroutes 25 et 30 ainsi que le CHUM et le CUSM). Ces projets sont l'occasion pour les consortiums priv&#233;s de se faire la main sur la formule des PPP au Qu&#233;bec. Il y a fort &#224; parier que les nombreux projets d'infrastructures qui verront le jour au cours des prochaines ann&#233;es feront l'envie du priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce sujet, il existe cependant des formules moins restrictives et moins m&#233;diatis&#233;es qui sont utilis&#233;es par des organismes publics pour des projets de moins grande envergure. Malheureusement, dans ce jeu ce sont syst&#233;matiquement les organismes publics qui prennent tous les risques et le partenaire priv&#233; engrange les profits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; titre d'exemple, certaines universit&#233;s, afin de pallier au sous-financement chronique du syst&#232;me d'&#233;ducation, utilisent un mod&#232;le de partenariat public-priv&#233; d&#233;s&#233;quilibr&#233;. Le projet de l'UQAM et de l'&#206;lot Voyageur est ici particuli&#232;rement parlant, bien qu'il ne corresponde pas &#224; la d&#233;finition d'un PPP tel que l'Agence des PPP le concevait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin de ne pas contracter un pr&#234;t qui aurait eu pour effet de r&#233;duire ses subventions du minist&#232;re de l'&#201;ducation, du Loisir et du Sport (MELS), l'UQAM choisit plut&#244;t de &lt;i&gt;garantir&lt;/i&gt; l'emprunt d'une filiale de l'entreprise partenaire du projet, Busac, pour la construction. Cette firme priv&#233;e a ainsi pu b&#233;n&#233;ficier du taux d'emprunt pr&#233;f&#233;rentiel accord&#233; &#224; l'universit&#233;. &#192; la suite de cette op&#233;ration, Busac devait louer &#224; l'UQAM les locaux du nouveau pavillon en assurant l'entretien du b&#226;timent durant 25 ans, apr&#232;s quoi l'UQAM en prendrait possession et serait responsable des r&#233;novations &#224; y faire. Par cons&#233;quent, l'UQAM se trouve &#224; assumer les risques de la construction et de la location d'un b&#226;timent dont elle n'est pas propri&#233;taire pendant plus de 25 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le fiasco de l'&#206;lot Voyageur a &#233;t&#233; largement comment&#233; et critiqu&#233;, nous remarquons que, bien que dans une envergure moindre, c'est bien souvent en vertu du m&#234;me proc&#233;d&#233; que se construisent actuellement d'autres projets de pavillons universitaires. L'UQAR a construit son nouveau pavillon de L&#233;vis en PPP et la m&#234;me formule est utilis&#233;e par l'UQO qui ouvre en janvier 2010 un pavillon &#224; Saint-J&#233;r&#244;me&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour plus de d&#233;tails, consultez l'&#233;tude de l'IRIS, Les PPP dans les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; (apr&#232;s avoir fait affaire avec le m&#234;me promoteur). Il est &#224; noter, que dans tous ces cas, c'est l'organisme public qui prend la vaste partie des risques et l'entreprise priv&#233;e qui empoche les profits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En somme, il ne s'agit plus de partenariat, mais bien d'une rente assur&#233;e par le public pour le promoteur priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que l'Agence des PPP n'est plus, il est clair que les projets &#224; l'avantage des promoteurs priv&#233;s continueront de se r&#233;aliser, peut-&#234;tre avec une attention m&#233;diatique moindre et sous un aspect plus &#171; neutre &#187; ; soyons certains toutefois que l'app&#226;t du gain n'a pas &#233;t&#233; enterr&#233; avec l'Agence des PPP. Les promoteurs se cachent dor&#233;navant derri&#232;re une nouvelle structure dans l'espoir de r&#233;aliser des projets majeurs sans le battage m&#233;diatique autour des PPP et de leur d&#233;funte Agence dont l'esprit r&#244;de toujours&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.ledevoir.com/politique/quebec/272838/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.ledevoir.com/politique/quebec/272838/&lt;/a&gt; quebec-enterre-l-agence-des-ppp&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir le chapitre 5 du tome 2 du rapport du V&#233;rificateur g&#233;n&#233;ral du Qu&#233;bec pour l'ann&#233;e 2009-2010.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour plus de d&#233;tails, consultez l'&#233;tude de l'IRIS, &lt;i&gt;Les PPP dans les universit&#233;s qu&#233;b&#233;coises&lt;/i&gt;, disponible sur son site Internet : &lt;a href=&#034;http://www.iris-recherche.qc.ca/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.iris-recherche.qc.ca/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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