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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Quand revaloriser rime avec surcharger</title>
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		<dc:date>2016-06-01T18:40:55Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-No&#235;l Grenier</dc:creator>


		<dc:subject>Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Education et enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Grenier, Jean-No&#235;l </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis bient&#244;t cinq ans, les acteurs et actrices du milieu de l'&#233;ducation tiennent &#224; bout de bras l'&#233;cole publique malgr&#233; de s&#233;v&#232;res compressions budg&#233;taires. N'en d&#233;plaise au ministre de l'&#201;ducation qui affirme que les commissions scolaires peuvent facilement absorber la nouvelle ronde de compressions, la r&#233;alit&#233; sur le terrain est tout autre : diminution des services et hausse des tarifs sont &#224; l'agenda de la rentr&#233;e scolaire 2015-2016. &lt;br class='autobr' /&gt; Le ministre poursuit ainsi dans la voie trac&#233;e par (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Contre-l-offensive-" rel="directory"&gt;Dossier : Contre l'aust&#233;rit&#233;, luttes syndicales et populaires&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Education-et-enseignement-+" rel="tag"&gt;Education et enseignement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-quebecoise-+" rel="tag"&gt;Politique qu&#233;b&#233;coise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Grenier-Jean-Noel-+" rel="tag"&gt;Grenier, Jean-No&#235;l &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2189.png?1642092178' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;572&#034; height=&#034;256&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis bient&#244;t cinq ans, les acteurs et actrices du milieu de l'&#233;ducation tiennent &#224; bout de bras l'&#233;cole publique malgr&#233; de s&#233;v&#232;res compressions budg&#233;taires. N'en d&#233;plaise au ministre de l'&#201;ducation qui affirme que les commissions scolaires peuvent facilement absorber la nouvelle ronde de compressions, la r&#233;alit&#233; sur le terrain est tout autre : diminution des services et hausse des tarifs sont &#224; l'agenda de la rentr&#233;e scolaire 2015-2016.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le ministre poursuit ainsi dans la voie trac&#233;e par son pr&#233;d&#233;cesseur et pilote un projet de d&#233;centralisation de respon&#173;sabilit&#233;s qui rel&#232;vent des commissions scolaires vers les &#233;tablissements scolaires et les enseignant&#183;e&#183;s. En agissant ainsi, le gouver&#173;nement pr&#233;tend &#171; valoriser &#187; le r&#244;le des enseignant&#183;e&#183;s et ajuster leur t&#226;che selon les besoins d'une in&#233;vitable modernisation de l'enseignement. Mais qu'en est-il vraiment ? Ne s'agirait-il pas, encore une fois, de demander aux salari&#233;&#183;e&#183;s de faire plus en &#233;tant pay&#233; moins ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Presser le citron&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;p&#244;t des offres patronales enrobe les demandes de concessions dans un langage soi-disant pragmatique, qui revient une fois de plus sur la suppos&#233;e &#171; crise des finances publiques &#187; n&#233;cessitant d'importants sacrifices. On parle aussi d'un nouvel arrimage entre les dispositions normatives de l'entente sectorielle et les obligations associ&#233;es aux conventions de gestion et de partenariat et aux plans de r&#233;ussite. Ainsi, le d&#233;p&#244;t patronal situe dans son pr&#233;ambule la recherche de flexibilit&#233; et la qu&#234;te d'une plus grande efficience en suivant les principes de base de la nouvelle gestion publique, qui doivent d&#233;finir la relation contractuelle entre les &#233;tablissements scolaires et le minist&#232;re de l'&#201;ducation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concr&#232;tement, la partie patronale exige plus de souplesse dans l'am&#233;nagement de la t&#226;che et dans les modalit&#233;s d'organisation des groupes d'&#233;l&#232;ves. Elle demande aussi un engagement renouvel&#233; des enseignantes et des enseignants envers l'&#233;cole et les &#233;l&#232;ves. Lorsqu'on y regarde de plus pr&#232;s, ces demandes r&#233;duiraient le pouvoir des syndicats et des enseignant&#183;e&#183;s au regard du compromis entre la r&#233;tribution et l'effort/implication au travail. Les employeurs demandent des reculs significatifs dans les r&#232;gles encadrant le temps de travail (la semaine normale de travail et l'&#233;talement des heures de travail) ; les normes de la r&#233;mun&#233;ration ; la taille et la composition des groupes-cours et l'obligation eu &#233;gard &#224; l'&#233;valuation des besoins des &#233;l&#232;ves en difficult&#233; et les mesures d'aide auxquels elles et ils ont droit. Ces mesures d'aide, grandement r&#233;duites, seront remplac&#233;es par une nouvelle obligation individuelle de participer &#224; des perfectionnements d&#233;cid&#233;s par ladirection et, d'autre part, par l'obligation faite d'adapter les m&#233;thodes d'enseignement aux besoins de chaque &#233;l&#232;ve et de chaque groupe. Ainsi, la flexibilit&#233; recherch&#233;e se traduirait par une t&#226;che plus lourde dans un contexte o&#249; c'est l'enseignant&#183;e qui doit &#171; en faire plus avec moins &#187;, alors que c'est la direction qui d&#233;cide des besoins de formation ! C'est donc en alourdissant la t&#226;che des enseignant&#183;e&#183;s et en ren&#173;for&#231;ant le pouvoir manag&#233;rial que le gou&#173;&#173;vernement se propose de &#171; revaloriser &#187; la profession ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre trouvaille de la partie patronale est de refonder certains param&#232;tres de la t&#226;che afin d'&#233;liminer le volet &#171; travail de nature personnelle &#187; qui serait fondu dans un volet g&#233;n&#233;ral appel&#233; &#171; t&#226;che &#233;ducative &#187;. Le second volet deviendrait &#171; t&#226;ches d&#233;di&#233;es &#224; la vie de l'&#233;cole &#187;, qui comprendrait non seulement une obligation de participer aux activit&#233;s parascolaires, mais aussi aux activit&#233;s promotionnelles. Comment y arriver alors sans r&#233;mun&#233;ration additionnelle ou encore sans un all&#232;gement &#233;quivalent en temps de leur t&#226;che ? En revoyant la dur&#233;e du travail et son organisation. La semaine hebdomadaire passerait &#224; 40 heures, le temps de pr&#233;sence obligatoire &#224; l'&#233;cole de 27 &#224; 32 heures par semaine, tandis que l'employeur aurait la possibilit&#233; d'&#233;taler les heures de travail sur une p&#233;riode longue.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quel avenir pour l'&#233;cole publique ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le projet patronal semble bien loin de ses pr&#233;tendues intentions de revaloriser la profession enseignante et l'&#233;cole publique. Il nous semble plut&#244;t cacher une tentative de transformer les relation d'emploi. On cherche aussi &#224; accorder plus de pouvoir aux directions locales et &#224; accentuer le ph&#233;nom&#232;ne de marchandisation de l'&#233;ducation amorc&#233; il y a quelques ann&#233;es. La lecture du d&#233;p&#244;t patronal nous pousse &#224; nous demander quel sera l'avenir de l'&#233;ducation publique et de la profession enseignante, alors que les changements propos&#233;s transformeront en profondeur l'&#233;cole telle qu'on la conna&#238;t aujour&#173;d'hui. On peut aussi se demander si les offres patronales ne s'inscrivent pas dans un effort pour d&#233;sarmer les enseignant&#183;e&#183;s face au pouvoir et &#224; l'autorit&#233; manag&#233;riale, en affaiblissant d'avantage les r&#233;gulations collectives appuy&#233;es par les syndicats et leurs f&#233;d&#233;rations. S&#251;rement sommes-nous touch&#233;s ici par l'un des grands principes de la nouvelle gestion publique, qui vise &#224; individualiser les relations de travail, et du m&#234;me coup, &#224; s'attaquer au principe m&#234;me de la syndicalisation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Luciano Benvenuto&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le toyotisme, &#231;a marche ?</title>
		<link>https://www.ababord.org/Le-toyotisme-ca-marche</link>
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		<dc:date>2011-10-11T02:28:58Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-No&#235;l Grenier</dc:creator>


		<dc:subject>Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Grenier, Jean-No&#235;l </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ce n'est pas de la marque d'automobile dont il est question ici, mais de son mod&#232;le performant d'organisation du travail. Osons la question : de quelle performance s'agit-il ? Ou plut&#244;t, qui cette performance vise-t-elle ? Ces questions simples en apparence commandent r&#233;flexion et regard critique. &lt;br class='autobr' /&gt; Le Toyotisme &lt;br class='autobr' /&gt;
Sans entrer dans les d&#233;tails de l'histoire, soulignons simplement que le mod&#232;le Toyota a &#233;t&#233; pens&#233; dans l'optique de l'&#233;limination du gaspillage de temps, de ressources (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Grenier-Jean-Noel-+" rel="tag"&gt;Grenier, Jean-No&#235;l &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce n'est pas de la marque d'automobile dont il est question ici, mais de son mod&#232;le performant d'organisation du travail. Osons la question : de quelle performance s'agit-il ? Ou plut&#244;t, qui cette performance vise-t-elle ? Ces questions simples en apparence commandent r&#233;flexion et regard critique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le Toyotisme&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Sans entrer dans les d&#233;tails de l'histoire, soulignons simplement que le mod&#232;le Toyota a &#233;t&#233; pens&#233; dans l'optique de l'&#233;limination du gaspillage de temps, de ressources mat&#233;rielles, d'&#233;quipements et de ressources humaines. Son &#233;mergence correspond &#224; une &#233;poque o&#249; le Japon souffrait d'un d&#233;ficit chronique de ressources, &#224; la sortie de la Seconde Guerre mondiale. Si ce mod&#232;le d'organisation du travail se d&#233;marque du taylorisme par l'&#233;largissement des t&#226;ches, le travail en &#233;quipe et la minimisation des contr&#244;les directs sur les activit&#233;s des salari&#233;s, il poursuit les m&#234;mes objectifs de rationalisation de l'activit&#233; de travail et est loin de repr&#233;senter une figure de la d&#233;mocratie au travail. En effet, le mod&#232;le Toyota se d&#233;marque &#233;galement du taylorisme par la participation des salari&#233;s aux d&#233;cisions, mais celle-ci d&#233;passe rarement la mise en commun de solutions afin de r&#233;gler les probl&#232;mes de productivit&#233; et d'efficience de l'entreprise. La participation telle que consid&#233;r&#233;e dans le mod&#232;le Toyota ne vise pas non plus la qualit&#233; de vie au travail. Elle constitue plut&#244;t un moyen de mobiliser les connaissances des salari&#233;s au service de l'entreprise et d'&#233;tablir une dynamique qui pousse les salari&#233;s &#224; toujours en donner plus, avec pour seule contrepartie la conservation de son job et la satisfaction du devoir accompli.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La parole des travailleurs&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De nombreuses &#233;tudes font foi de la capacit&#233; de ce mod&#232;le &#224; r&#233;duire les co&#251;ts, &#224; am&#233;liorer la qualit&#233; et &#224; r&#233;agir aux march&#233;s dans un laps de temps relativement court. Mais qu'en est-il des salari&#233;s ? Les travaux de recherche sont moins concluants &#224; cet &#233;gard. Les promoteurs du mod&#232;le Toyota mettent en &#233;vidence les bienfaits du travail en &#233;quipe, de l'autonomie accrue pour les salari&#233;s et de leur participation aux d&#233;cisions. Ses d&#233;tracteurs, et ils sont tout aussi nombreux, r&#233;torquent que si ces vertus sont des progr&#232;s par rapport &#224; l'ali&#233;nation v&#233;cue sous le joug du taylorisme, il n'en demeure pas moins que le Toyotisme repose sur l'intensification du travail humain et impose aux salari&#233;s des responsabilit&#233;s pour l'atteinte des objectifs de performance, sans modification de la structure d'autorit&#233; ni v&#233;ritable redistribution des pouvoirs au sein de l'organisation. Pour faire court, disons que si le Toyotisme repose sur l'id&#233;al de la participation aux d&#233;cisions, il s'agit surtout d'un mirage dans la mesure o&#249; les id&#233;aux d'une plus grande d&#233;mocratie industrielle et salariale sont pervertis et desservent avant tout les objectifs de l'entreprise et de sa hi&#233;rarchie. Les &#233;tudes critiques notent, d'ailleurs, que le mod&#232;le Toyota s'accommode mal d'une repr&#233;sentation collective autonome et revendicatrice des int&#233;r&#234;ts des salari&#233;s. C'est que dans ce mod&#232;le, la repr&#233;sentation doit, avant toute autre chose, servir les int&#233;r&#234;ts de l'organisation (lire ici les profits des actionnaires) et, &#224; travers elle, les salari&#233;s dont les int&#233;r&#234;ts sont postul&#233;s identiques &#224; ceux des dirigeants.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des services publics toyotistes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce mod&#232;le peut-il &#234;tre transpos&#233; aux activit&#233;s de services et surtout aux services publics comme les soins hospitaliers ? C'est le pari de plusieurs d&#233;cideurs de notre syst&#232;me de sant&#233; et des services sociaux. Certains salari&#233;s que nous avons rencontr&#233;s y voient un gain puisqu'on leur offre, pour la premi&#232;re fois dans certain cas, l'opportunit&#233; de s'impliquer dans la r&#233;organisation du travail : identification et &#233;limination des contraintes &#224; l'efficacit&#233;, r&#233;duction du gaspillage des ressources mat&#233;rielles, plans qui facilitent la rel&#232;ve et la communication entre les &#233;quipes de soins. Qualifier ces mesures de progr&#232;s en dit plus sur l'&#233;tat du mod&#232;le technico-hi&#233;rarchique pr&#233;dominant que sur les bienfaits du mod&#232;le Toyota. Car, comme nous le rappelle Jean-Pierre Durand (2004), appliqu&#233; aux services aux personnes, le mod&#232;le Toyota se traduit par un contr&#244;le manag&#233;rial accru, des charges de travail plus &#233;lev&#233;es, la pr&#233;carisation du travail et la fragmentation des collectifs de travail en bons et mauvais salari&#233;s. Un bon salari&#233; est quelqu'un qui peut supporter les pressions des listes d'attente qui n'en finissent plus, des quarts de travail irr&#233;guliers et du manque de personnel. C'est que voyez-vous, la personne salari&#233;e est suppos&#233;e pallier les lacunes de l'organisation du travail par son engagement et son implication&#8230; jusqu'&#224; en perdre la sant&#233;&#8230; En d&#233;finitive, le mod&#232;le Toyota, &#231;a marche ! Mais pas pour les salari&#233;s !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'&#233;quit&#233; et l'avenir des services publics</title>
		<link>https://www.ababord.org/L-equite-et-l-avenir-des-services</link>
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		<dc:date>2010-07-09T18:08:30Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-No&#235;l Grenier</dc:creator>


		<dc:subject>Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Economie et finances publiques</dc:subject>
		<dc:subject>Justice et droits sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Grenier, Jean-No&#235;l </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le gouvernement du Qu&#233;bec et les associations syndicales ont rendez-vous afin de renouveler les conventions collectives de quelque 475 000 salari&#233;s de l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois. Les organisations syndicales, regroup&#233;es au sein d'un Front commun, demandent des am&#233;liorations salariales totalisant 11,25 % sur trois ans. Le gouvernement r&#233;plique avec une offre globale de 7 % sur une p&#233;riode de cinq ann&#233;es. Alors que les uns justifient leurs demandes au nom de l'&#233;quit&#233; et de la capacit&#233; d'attirer et de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Nos-services-publics-un-" rel="directory"&gt;Dossier : Nos services publics, un tr&#233;sor collectif en p&#233;ril&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Travail-syndicalisme-et-mouvement-+" rel="tag"&gt;Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Economie-et-finances-publiques-+" rel="tag"&gt;Economie et finances publiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Justice-et-droits-sociaux-+" rel="tag"&gt;Justice et droits sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Grenier-Jean-Noel-+" rel="tag"&gt;Grenier, Jean-No&#235;l &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1006.gif?1642092112' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;591&#034; height=&#034;443&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le gouvernement du Qu&#233;bec et les associations syndicales ont rendez-vous afin de renouveler les conventions collectives de quelque 475 000 salari&#233;s de l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois. Les organisations syndicales, regroup&#233;es au sein d'un Front commun, demandent des am&#233;liorations salariales totalisant 11,25 % sur trois ans. Le gouvernement r&#233;plique avec une offre globale de 7 % sur une p&#233;riode de cinq ann&#233;es. Alors que les uns justifient leurs demandes au nom de l'&#233;quit&#233; et de la capacit&#233; d'attirer et de retenir des ressources humaines de qualit&#233;, les t&#233;nors gouvernementaux font valoir que les salari&#233;s de l'&#201;tat b&#233;n&#233;ficient d'une r&#233;mun&#233;ration globale qui fait l'envie de plusieurs salari&#233;s du secteur priv&#233;. Qu'en est-il au juste ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le dernier rapport de l'Institut de la statistique du Qu&#233;bec (ISQ, 2009) donne raison aux organisations syndicales. On y apprend que les salaires vers&#233;s dans la fonction publique et dans les r&#233;seaux de sant&#233; et de l'&#233;ducation sont inf&#233;rieurs de 8,7 % &#224; ceux vers&#233;s dans le secteur priv&#233; pour des emplois comparables. Malgr&#233; les limites de la comparaison effectu&#233;e par l'ISQ, il n'en demeure pas moins que pr&#232;s des trois quarts des titres d'emploi de l'administration publique provinciale accusent des retards significatifs au chapitre de la r&#233;mun&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'argument habituel selon lequel cet &#233;cart est compens&#233; par les avantages sociaux plus g&#233;n&#233;reux et le plus petit nombre d'heures de travail ne semble plus tenir la route. &#192; ce chapitre, la r&#233;mun&#233;ration globale des salari&#233;s des secteurs public et parapublic accuse aujourd'hui un retard de 3,7 %. Ces &#233;carts se creusent depuis le d&#233;but des ann&#233;es 2000, si bien que le pouvoir d'achat des employ&#233;s de l'&#201;tat s'est d&#233;t&#233;rior&#233; de plus de 3 % (ils sont donc plus pauvres !) alors que celui des autres salari&#233;s qu&#233;b&#233;cois s'am&#233;liorait de 9 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation est troublante &#224; plus d'un titre. Les secteurs public et parapublic forment le bastion du syndicalisme qu&#233;b&#233;cois et l'&#233;rosion des conditions de travail peut, &#224; terme, affaiblir l'ensemble du mouvement syndical. Les &#233;carts de r&#233;mun&#233;ration peuvent &#233;galement miner les principes de l'&#233;quit&#233; salariale pour laquelle les travailleuses du Qu&#233;bec ont combattu pendant des d&#233;cennies. Enfin, plusieurs cat&#233;gories d'emploi &#233;prouvent d'importantes difficult&#233;s d'attraction et de r&#233;tention des ressources humaines ; une situation qui ne sera pas corrig&#233;e par les offres du gouvernement du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car il faut pr&#233;ciser que l'offre gouvernementale porte sur l'ensemble de la masse salariale et non uniquement sur la r&#233;mun&#233;ration. L'ajout de ressources (par exemple, l'embauche de personnel de soutien dans les &#233;coles) se fera au d&#233;triment des conditions salariales. Dans un geste d'une rare g&#233;n&#233;rosit&#233;, l'&#201;tat offre le partage des gains de productivit&#233; d&#233;coulant d'une r&#233;organisation &#233;ventuelle du travail. On laisse ainsi entendre que peu d'efforts ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;s &#224; cet &#233;gard depuis le d&#233;but des ann&#233;es 2000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, nos propres recherches et plusieurs autres d&#233;montrent sans &#233;quivoque que les salari&#233;s doivent composer avec des charges de travail plus lourdes, des exigences de performance plus &#233;lev&#233;es tandis que la promesse de la s&#233;curit&#233; d'emploi semble de plus en plus &#233;loign&#233;e de la r&#233;alit&#233; quotidienne. Les salari&#233;s des secteurs public et parapublic contribuent donc d&#233;j&#224; largement au maintien des services publics de qualit&#233; dans un contexte o&#249; les ressources sont insuffisantes pour satisfaire une population qui, elle, est de plus en plus exigeante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les demandes des organisations syndicales nous paraissent tout &#224; fait raisonnables. L'offre de l'employeur rel&#232;ve du stratag&#232;me puisque de r&#233;elles am&#233;liorations dans la r&#233;mun&#233;ration y sont conditionnelles &#224; des r&#233;ductions de co&#251;ts tout &#224; fait hypoth&#233;tiques. Mais c'est surtout aux registres de l'&#233;quit&#233;, de l'int&#233;grit&#233; et de l'avenir des services publics que les demandes syndicales prennent tout leur sens. Comment peut-on faire la promotion d'un march&#233; du travail plus juste et &#233;quitable pour tous si cela rel&#232;ve de la fiction dans le cas des salari&#233;s du plus grand employeur au Qu&#233;bec ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aurons-nous droit &#224; un r&#232;glement n&#233;goci&#233;, juste et &#233;quitable pour les salari&#233;s, ou &#224; un autre ballet politique qui servira essentiellement &#224; d&#233;montrer que le parti au pouvoir agit avec responsabilit&#233; en regard de la situation des finances publiques ? Jusqu'&#224; maintenant, les salari&#233;s ont maintenu &#224; flot les services publics gr&#226;ce &#224; leur d&#233;vouement et &#224; leur engagement, souvent au risque de leur sant&#233; mentale. Combien de temps le feront-ils en l'absence d'une r&#233;elle reconnaissance de leur contribution ? &#192; moins que la d&#233;t&#233;rioration de la qualit&#233; des services et les p&#233;nuries de main-d'&#339;uvre ne servent &#224; justifier le recours &#224; la privatisation sous toutes ses formes ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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