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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Aucune refonte en profondeur du capitalisme</title>
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		<dc:date>2010-02-16T15:09:36Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nelson Tardif</dc:creator>


		<dc:subject>Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme</dc:subject>
		<dc:subject>Economie et finances publiques</dc:subject>
		<dc:subject>Tardif, Nelson </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s en avoir fait les constats, il semble qu'on ait tir&#233; les le&#231;ons de la crise financi&#232;re et &#233;conomique mondiale actuelle. S'achemine-t-on, tel que l'ont laiss&#233; entendre certains dirigeants du G8, vers une refonte en profondeur de l'&#233;conomie capitaliste ? Loin de l&#224;... &lt;br class='autobr' /&gt; L'emballement du capital &lt;br class='autobr' /&gt; La crise financi&#232;re de 2007-2008 repr&#233;sente pour plusieurs un point tournant dans l'histoire du capitalisme. Rappelons que cette crise a provoqu&#233; la crise &#233;conomique mondiale qui a suivi. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-32-dec-2009-jan-2010-" rel="directory"&gt;No 032 - d&#233;c. 2009 / jan. 2010&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Capitalisme-et-neoliberalisme-+" rel="tag"&gt;Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Economie-et-finances-publiques-+" rel="tag"&gt;Economie et finances publiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Tardif-Nelson-+" rel="tag"&gt;Tardif, Nelson &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton983.gif?1642092281' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;900&#034; height=&#034;638&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s en avoir fait les constats, il semble qu'on ait tir&#233; les le&#231;ons de la crise financi&#232;re et &#233;conomique mondiale actuelle. S'achemine-t-on, tel que l'ont laiss&#233; entendre certains dirigeants du G8, vers une refonte en profondeur de l'&#233;conomie capitaliste ? Loin de l&#224;...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'emballement du capital&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise financi&#232;re de 2007-2008 repr&#233;sente pour plusieurs un point tournant dans l'histoire du capitalisme. Rappelons que cette crise a provoqu&#233; la crise &#233;conomique mondiale qui a suivi. Cette double crise repr&#233;sente une belle illustration de l'emballement du capitalisme n&#233;olib&#233;ral et de sa fuite en avant pour ne pas voir les cons&#233;quences &#233;cologiques&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ici, il est important de comprendre le terme &#233;cologie dans un sens large qui (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; touchant l'humain et l'ensemble de la vie sur Terre que ce syst&#232;me de domination engendre. On y a vu notamment les effets d&#233;vastateurs de la logique des d&#233;r&#233;glementations, entre autres dans les milieux de la haute finance, mais pas uniquement cela. Ces d&#233;r&#233;glementations d&#233;brid&#233;es, au service de la lib&#233;ralisation et des privatisations, ne font que nourrir l'app&#226;t du gain, &#224; travers les concepts de comp&#233;titivit&#233; et de maximisation des profits. Comment cela joue-t-il et quels en sont les effets ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une envie gonfl&#233;e &#224; bloc&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre du capitalisme n&#233;olib&#233;ral, l'obsession de la comp&#233;tition nourrit la rivalit&#233;, le d&#233;sir de se comparer &#224; autrui et &#171; &lt;i&gt;&#224; exhiber une prosp&#233;rit&#233; sup&#233;rieure &#224; celle de ses pairs&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Herv&#233; Kempf, Comment les riches d&#233;truisent la plan&#232;te, Paris, Seuil, 2007, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187; pour s'en distinguer. Le moyen d'y parvenir consiste &#224; se procurer des biens de consommation et, pour ce faire, &#224; s'enrichir et &#224; monter dans l'&#233;chelle sociale. Il s'agit d'une course &#224; la distinction qui oblige &#224; produire bien plus que ce dont l'&#234;tre humain a v&#233;ritablement besoin pour combler ce que les &#233;conomistes appellent les &#171; fins utiles &#187;, c'est-&#224;-dire le n&#233;cessaire pour vivre dignement. Cette dynamique particuli&#232;re est celle de l'envie, une envie gonfl&#233;e &#224; bloc qui ne peut &#234;tre rassasi&#233;e. Il s'agit d'une roue sans fin qui pousse toujours &#224; en vouloir davantage, &#224; n'&#234;tre jamais satisfait de ce qu'on a et &#224; d&#233;sirer sans cesse monter plus haut dans l'&#233;chelle sociale. Il y a toujours quelqu'un au-dessus de nous, ce qui contribue &#224; attiser l'envie et &#224; chercher &#224; se distinguer &lt;i&gt;&#224; tout prix&lt;/i&gt; des autres, les rivaux. Je suis quelqu'un dans la mesure o&#249; j'ai plus &#224; afficher que les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette dynamique engendre deux effets particuli&#232;rement pervers : 1) le recul et la perte de vue de toute &#233;thique ; 2) la l&#233;gitimation du chacun-pour-soi (ce qui est bon, c'est ce qui l'est pour moi, peu importent les cons&#233;quences concr&#232;tes pour les personnes, la collectivit&#233; et l'&#233;cologie plan&#233;taire ; cette logique conduit &#224; bafouer le droit des autres de vivre dignement et d'avoir le n&#233;cessaire pour subvenir &#224; leurs besoins) et m&#234;me jusqu'&#224; la malhonn&#234;tet&#233; (pourvu que cela n'aboutisse pas sur la place publique).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sauver le syst&#232;me&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant les d&#233;rives et les scandales qu'a connus et que continue de conna&#238;tre le monde de la finance et la crise &#233;conomique ainsi provoqu&#233;e, les dirigeants des pays riches (G20) laissent croire qu'ils sont d&#233;cid&#233;s &#224; redresser la situation en proposant des solutions &#233;nergiques pour limiter les abus et les d&#233;rapages provoqu&#233;s par l'obsession du gain rapide. Dans cette perspective, on nous assure qu'il s'agit, entre autres, de reconfigurer le capitalisme dans le but de lui conf&#233;rer un &#171; visage plus humain &#187;. Qu'en est-il dans les faits ? La br&#232;ve chronologie&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les &#233;l&#233;ments chronologiques ici pr&#233;sent&#233;s &#224; grands traits proviennent de : (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; des &#233;v&#233;nements qui va suivre permettra de mieux comprendre la situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord, pr&#233;cisons que la crise financi&#232;re ne date pas d'aujourd'hui. En 2000 nous assistons &#224; la chute, &#224; Wall Street, de la &#171; nouvelle &#233;conomie &#187; (secteurs de l'informatique et des t&#233;l&#233;communications). En 2001, c'est la crise de la dette en Argentine, c'est la catastrophe et en d&#233;cembre, suivent le scandale et la faillite d'Enron &#224; la suite de fraudes comptables. En 2002, c'est au tour du g&#233;ant des t&#233;l&#233;communications WorldCom d'&#234;tre pris la main dans le sac. Il s'agit de la plus importante banqueroute frauduleuse de l'histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2007 s'av&#232;re une ann&#233;e charni&#232;re de la crise financi&#232;re, marqu&#233;e par le d&#233;but de la crise des &lt;i&gt;subprimes&lt;/i&gt; (cr&#233;dits immobiliers &#224; risque) avec la banque HSBC. Au cours de cette ann&#233;e, nous assisterons &#224; la faillite de New Century ; &#224; l'effondrement du march&#233; des subprimes ; &#224; des difficult&#233;s majeures chez plusieurs grandes firmes et banques : Merrill Lynch, Citigroup, Bear Stearns. Nous assisterons &#233;galement &#224; des investissements massifs de la r&#233;serve f&#233;d&#233;rale &#233;tats-unienne (24 milliards de dollars), de la Banque Centrale Europ&#233;enne (95 milliards d'Euros) et du gouvernement britannique (75 milliards d'Euros) pour sauver les banques. La d&#233;gringolade se poursuit en 2008 avec l'effondrement, en d&#233;but d'ann&#233;e, des Bourses mondiales. Georges W. Bush signe le plan de relance de l'&#233;conomie des &#201;tats-Unis en pr&#233;voyant des all&#232;gements fiscaux de 150 milliards $ pour les particuliers et les entreprises et le Congr&#232;s vote un plan de 300 milliards $ pour sauver le secteur immobilier. Par ailleurs, de septembre &#224; novembre, nous assistons &#224; une s&#233;rie de nationalisations, de faillites parfois spectaculaires, de plans de relance, d'injections massives de dollars pour &#171; sauver &#187; le secteur financier et l'&#233;conomie mondiale et &#224; des chutes records des places boursi&#232;res. La folie des rendements &#224; tout prix n'a pas &#233;pargn&#233; le gouvernement du Qu&#233;bec qui a incit&#233; la Caisse de d&#233;p&#244;ts et de placement &#224; prendre des risques majeurs dans l'achat de papiers commerciaux adoss&#233;s &#224; des actifs. Combin&#233;es &#224; la chute du dollars canadien, les pertes se sont &#233;lev&#233;es &#224; 39,8 milliards $ pour 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 23 octobre, Alan Greenspan&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#201;conomiste de formation, Greenspan a &#233;t&#233; le pr&#233;sident de la R&#233;serve (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; d&#233;clare s'&#234;tre &#171; &lt;i&gt; tromp&#233; sur le plan id&#233;ologique&lt;/i&gt; &#187; en affirmant que les march&#233;s &#233;taient capables de s'autor&#233;guler et qu'il fallait, par cons&#233;quent, d&#233;r&#233;glementer ce secteur d'activit&#233;. Cette croyance a en effet conduit au pire d&#233;sastre financier de l'histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Constatations&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce survol chronologique permet de constater plusieurs choses :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. l'app&#226;t du gain et les fraudes, c'est-&#224;-dire la dynamique de l'envie, ont jou&#233; un r&#244;le pr&#233;dominant dans l'effondrement des march&#233;s financiers, entra&#238;nant la faillite de milliers de &#171; petits &#187; propri&#233;taires et la perte de centaines de milliers d'emplois ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. les solutions propos&#233;es et les fonds inject&#233;s visent essentiellement &#224; redresser le secteur de la finance et &#224; relancer l'&#233;conomie sans remettre en question les fondements du syst&#232;me capitaliste, particuli&#232;rement dans sa version n&#233;olib&#233;rale ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. les propositions de r&#233;glementer davantage les march&#233;s financiers ne visent qu'&#224; sauver les apparences et, plus fondamentalement, &#224; &#233;viter l'effondrement du capitalisme en socialisant les pertes ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. en aucun temps on n'envisage l'&#233;chec du capitalisme, on ne propose que &lt;br class='autobr' /&gt;
des solutions de surface ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. ceux et celles qui tirent profit du syst&#232;me n'ont pas int&#233;r&#234;t &#224; ce que les choses changent en profondeur de peur de perdre leurs avantages ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6. la fuite en avant du syst&#232;me se poursuit sans &#233;gards aux cons&#233;quences concr&#232;tes qu'il produit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D'autres voix, une autre voie&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la foul&#233;e des constats que nous venons de faire, il appara&#238;t assez clairement que nous ne nous dirigeons pas vers un remodelage significatif, et donc en profondeur, de l'&#233;conomie capitaliste. Dans la perspective d'une vis&#233;e pour un monde diff&#233;rent o&#249; la justice sociale, l'&#233;quit&#233; et le respect de l'&#233;cologie plan&#233;taire sont pris au s&#233;rieux, il est &#233;vident qu'il ne faut pas attendre des dirigeants, des financiers ni du monde des affaires des changements substantiels et critiques qui remettent en question les rouages et l'id&#233;ologie du capitalisme dans sa version n&#233;olib&#233;rale. Au mieux, on pourrait parler d'un n&#233;olib&#233;ralisme keyn&#233;sien (avec plus de r&#233;glementation pour r&#233;guler les march&#233;s financiers et boursiers et des mesures de soutien &#224; l'investissement priv&#233;). Il s'agit, dans cette optique, de sauver les entreprises priv&#233;es, ce qui aurait pour effet de maintenir ou d'augmenter le nombre d'emplois en relan&#231;ant, esp&#232;re-t-on, les investissements (permettant de pr&#233;server le pouvoir d'achat des individus et des familles). Cette strat&#233;gie a principalement pour but de redonner confiance &#224; l'entreprise priv&#233;e, aux march&#233;s financiers et aux &#171; consommateurs &#187;, et cela, au prix de d&#233;ficits accrus et de mesures qui impliquent la remise en question et le r&#233;tr&#233;cissement des r&#233;glementations et des programmes sociaux garants d'une certaine redistribution de la richesse, de l'avancement des droits humains et de la protection des milieux de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le n&#233;olib&#233;ralisme keyn&#233;sien repr&#233;senterait, par cons&#233;quent, une deuxi&#232;me &#233;tape dans l'histoire du capitalisme n&#233;olib&#233;ral, c'est-&#224;-dire une sorte de m&#233;lange de la troisi&#232;me et de la deuxi&#232;me phases du capitalisme, une sorte d'hybride aussi improbable que d&#233;sesp&#233;r&#233;. Pourquoi improbable ? Le n&#233;olib&#233;ralisme nous dit que le march&#233; est autor&#233;gulateur alors que Keynes ne croyait pas aux suppos&#233;es vertus autor&#233;gulatrices du march&#233;. Contrairement au n&#233;olib&#233;ralisme qui pr&#244;ne la d&#233;r&#233;glementation du march&#233;, Keynes affirmait la n&#233;cessit&#233; de le r&#233;glementer. Dans cette perspective, nous pouvons nous attendre &#224; une nouvelle vague de r&#233;glementation des march&#233;s financiers relativement superficielle, nous laissant croire qu'on s'occupe v&#233;ritablement du probl&#232;me. Mais il est important de ne pas se laisser leurrer par les v&#233;ritables intentions des d&#233;cideurs et poss&#233;dants qui b&#233;n&#233;ficient grandement de l'&#233;tat actuel des choses. Il faudra plut&#244;t parler d'un n&#233;olib&#233;ralisme d'apparence keyn&#233;sienne. Dans les faits, il s'agit plut&#244;t d'une instrumentalisation du keyn&#233;sianisme aux fins du capitalisme n&#233;olib&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, nous pourrions affirmer que le capitalisme n'a peut-&#234;tre jamais v&#233;ritablement &#233;t&#233; menac&#233;. Les multiples crises du capitalisme, et la derni&#232;re en ligne ne fait pas exception, ont permis une concentration toujours plus grande des pouvoirs de la haute finance. Dans ces p&#233;riodes troubles, nous assistons &#224; des acquisitions &#171; bon march&#233; &#187;, poursuivant ainsi la cr&#233;ation et le renforcement d'oligopoles qui contr&#244;lent des secteurs entiers de l'&#233;conomie mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette perspective, les transformations en profondeur du syst&#232;me &#233;conomique ne proviendront que des luttes des gens de la base. Il est donc essentiel de continuer le travail de conscientisation, les mobilisations et les luttes pour ne pas rel&#226;cher les pressions sur la classe politique afin de construire, pas &#224; pas, un autre monde possible.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ici, il est important de comprendre le terme &#233;cologie dans un sens large qui int&#232;gre l'humanit&#233;. Dans cette perspective, toute destruction &#233;cologique comporte des cons&#233;quences d&#233;sastreuses pour les humains et toutes les atteintes &#224; la dignit&#233; humaine impliquent des retomb&#233;es &#233;cologiques n&#233;fastes. Tout est interd&#233;pendant et fait boucle.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Herv&#233; Kempf, &lt;i&gt;Comment les riches d&#233;truisent la plan&#232;te&lt;/i&gt;, Paris, Seuil, 2007, p. 80.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les &#233;l&#233;ments chronologiques ici pr&#233;sent&#233;s &#224; grands traits proviennent de : Akram Belka&#239;d, &#171; Malaise &#224; Wall Street et &#224; la City &#187;, dans &lt;i&gt;Mani&#232;re de voir, Le krach du lib&#233;ralisme&lt;/i&gt;, no. 102, d&#233;c. 2008/janv. 2009, p. 77 et 80.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#201;conomiste de formation, Greenspan a &#233;t&#233; le pr&#233;sident de la R&#233;serve f&#233;d&#233;rale, la banque centrale des &#201;tats-Unis, de 1987 &#224; 2006. Il fut le ma&#238;tre d'&#339;uvre de la politique mon&#233;taire &#233;tats-unienne durant cette p&#233;riode. Son id&#233;ologie &#233;conomique reposait essentiellement sur les pr&#233;ceptes du n&#233;olib&#233;ralisme, pr&#244;nant la libert&#233; du march&#233; pour en favoriser le fonctionnement autor&#233;gulateur optimal (Wikip&#233;dia).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Avec la collaboration de Louise Lafortune, Guy Fortier et Christine Bernier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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