<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.ababord.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
	<link>https://www.ababord.org/</link>
	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.ababord.org/spip.php?id_mot=578&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
		<url>https://www.ababord.org/local/cache-vignettes/L144xH53/siteon0-9c6c5.png?1729015892</url>
		<link>https://www.ababord.org/</link>
		<height>53</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Campus de l'Universit&#233; de Montr&#233;al</title>
		<link>https://www.ababord.org/Campus-de-l-Universite-de-Montreal</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Campus-de-l-Universite-de-Montreal</guid>
		<dc:date>2010-02-16T15:20:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Claude Marsan</dc:creator>


		<dc:subject>Education et enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>Politique municipale et r&#233;gionale</dc:subject>
		<dc:subject>Marsan, Jean-Claude </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'Universit&#233; de Montr&#233;al (UdeM) envisage de d&#233;velopper un second campus &#224; la cour de triage d'Outremont. Est-ce devenu n&#233;cessaire &#224; cause de l'&#233;volution des besoins ? N'y a-t-il pas des espaces encore disponibles pour r&#233;pondre &#224; ces besoins sur le campus actuel ? Qu'en est-il des possibilit&#233;s d'expansion dans son voisinage imm&#233;diat ? Ou bien cet app&#233;tit pour un nouveau campus ne serait-il pas suscit&#233; avant tout par un trait culturel propre &#224; cette petite soci&#233;t&#233; ? C'est ce que nous allons (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-32-dec-2009-jan-2010-" rel="directory"&gt;No 032 - d&#233;c. 2009 / jan. 2010&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Education-et-enseignement-+" rel="tag"&gt;Education et enseignement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-municipale-+" rel="tag"&gt;Politique municipale et r&#233;gionale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Marsan-Jean-Claude-+" rel="tag"&gt;Marsan, Jean-Claude &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton975.gif?1642092280' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;410&#034; height=&#034;267&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'Universit&#233; de Montr&#233;al (UdeM) envisage de d&#233;velopper un second campus &#224; la cour de triage d'Outremont. Est-ce devenu n&#233;cessaire &#224; cause de l'&#233;volution des besoins ? N'y a-t-il pas des espaces encore disponibles pour r&#233;pondre &#224; ces besoins sur le campus actuel ? Qu'en est-il des possibilit&#233;s d'expansion dans son voisinage imm&#233;diat ? Ou bien cet app&#233;tit pour un nouveau campus ne serait-il pas suscit&#233; avant tout par un trait culturel propre &#224; cette petite soci&#233;t&#233; ? C'est ce que nous allons tenter d'explorer ici sans pour autant pr&#233;tendre vider la question.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les besoins en espace&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;volution des besoins de l'UdeM en terme d'espaces de d&#233;veloppement semble pour le moment marquer le pas. En effet, la croissance notable qui a caract&#233;ris&#233; les effectifs &#233;tudiants depuis le d&#233;but du XXIe si&#232;cle, et cela, dans toutes les universit&#233;s qu&#233;b&#233;coises, para&#238;t maintenant s'infl&#233;chir. Le minist&#232;re de l'&#201;ducation, du Loisir et du Sport du Qu&#233;bec (MELS) pr&#233;voit que si la tendance se maintient, la d&#233;croissance dans les universit&#233;s qu&#233;b&#233;coises devrait se manifester &#224; partir de 2013. Pour sa part, l'UdeM consid&#232;re qu'elle commencera &#224; &#234;tre touch&#233;e par cette d&#233;croissance &#224; partir de 2015. Cinq ou six ans, c'est fort court en terme de planification d'&#233;quipements dont l'investissement est habituellement amorti sur une p&#233;riode de 25 &#224; 30 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a de bonnes chances que ce fl&#233;chissement des inscriptions se poursuive, malgr&#233; des soubresauts occasionnels. L'actuel d&#233;clin d&#233;mographique du Qu&#233;bec n'est &#233;videmment pas &#233;tranger &#224; cette situation, mais il n'est pas le seul en cause. Ainsi, les formations professionnelle et technique semblent en voie de devenir davantage en demande, d'autant plus que la p&#233;nurie de main-d'&#339;uvre se fait sentir aujourd'hui principalement dans ces domaines ne n&#233;cessitant pas une formation universitaire. Quant &#224; la client&#232;le &#233;trang&#232;re, elle s'av&#232;re all&#233;chante mais, pour l'essentiel, se limite &#224; un petit nombre de pays en raison de la langue d'usage &#224; l'UdeM. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait donc avantageux de savoir si l'actuel campus &#224; flanc de montagne et ses abords imm&#233;diats ne seraient pas en mesure de satisfaire en termes d'espaces le faible accroissement de client&#232;le pr&#233;visible selon ces donn&#233;es. Sans compter qu'une telle approche de densification contribuerait non seulement au d&#233;veloppement durable en favorisant une meilleure utilisation des infrastructures (dont trois stations de m&#233;tro) et des services existants, mais pourrait devenir un atout pour l'UdeM en favorisant le rapprochement maximal des unit&#233;s d'enseignement et de recherche, ce qui accro&#238;trait l'interdisciplinarit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait objecter que le d&#233;veloppement d'un second campus &#224; la cour de triage d'Outremont pourrait aussi constituer un attrait important pour sa nouveaut&#233;. Sauf que les universit&#233;s qui, &#224; l'exemple de Toronto et de Vancouver, ont d&#233;velopp&#233; des campus secondaires ne semblent pas en tirer des b&#233;n&#233;fices si &#233;vidents. Les professeurs et les &#233;tudiants ont tendance en effet &#224; exiger dans ces nouveaux p&#244;les des quantit&#233;s et qualit&#233;s de services comparables &#224; ceux existants dans le campus initial. Il n'est pas acquis que les maigres budgets dont dispose l'UdeM pourront satisfaire ces exigences, sans mentionner les obstacles &#224; l'interdisciplinarit&#233; qui r&#233;sulteront de la r&#233;partition des disciplines sur deux territoires distants de quelques kilom&#232;tres.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les espaces disponibles&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Selon l'&lt;i&gt;Entendre-cadre entre la Ville de Montr&#233;al&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;l'Universit&#233; de Montr&#233;al&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;l'&#201;cole des HEC&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;l'&#201;cole polytechnique de Montr&#233;al&lt;/i&gt;, sign&#233;e en 1996 et qui d&#233;termine les modalit&#233;s de l'expansion du campus jusqu'en 2016, il reste encore une quantit&#233; substantielle d'espaces pour absorber sur le campus actuel ces faibles besoins d'expansion. Sans compter l'ancienne maison m&#232;re des S&#339;urs des Saints Noms de J&#233;sus et de Marie, il y aurait de l'espace pour procurer 21 800 m&#232;tres carr&#233;s de superficie nette de plancher. Or, l'UdeM n'entend pas se pr&#233;valoir de ces terrains disponibles sous pr&#233;texte de respecter le patrimoine du mont Royal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce patrimoine est diversifi&#233; : s'il est naturel et m&#233;rite d'&#234;tre pr&#233;serv&#233; comme tel dans le cas du parc d'Olmsted, on ne saurait parler d'un patrimoine essentiellement naturel concernant, par exemple, les cimeti&#232;res Mont-Royal et Notre-Dame-des-Neiges, l'H&#244;tel Dieu et le campus McGill. Dans ces cas, il faut envisager le mont Royal comme un paysage culturel, &#224; savoir un milieu naturel &#224; l'origine qui a &#233;t&#233; investi et transform&#233; au cours des si&#232;cles pour satisfaire des besoins collectifs. Ce qui constitue alors sa valeur patrimoniale, c'est l'int&#233;grit&#233; culturelle de ces transformations qui ont compos&#233; au fil des d&#233;cennies avec les paysages naturels et qui ont fa&#231;onn&#233; &#224; leur mani&#232;re l'histoire et l'image de la cit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment, par ailleurs, ne pas douter honn&#234;tement de la motivation de l'UdeM pour la protection du patrimoine quand elle vient de vendre u le pavillon 1420, boulevard du Mont-Royal pour en faire des condos de luxe ? Et cela, au m&#233;pris du souhait manifest&#233; par les religieuses concernant l'avenir de l'immeuble et apr&#232;s y avoir investi une somme substantielle en r&#233;novation. Cette ancienne maison m&#232;re, situ&#233;e en plus &#224; distance de marche de la station de m&#233;tro &#201;douard-Montpetit, enrichit par sa mission &#233;ducative comme par son site privil&#233;gi&#233; et la qualit&#233; de son architecture le patrimoine du campus. D'une superficie de plancher utile de quelque 22 000 m&#232;tres carr&#233;s, il &#233;tait possible d'y loger nombre d'activit&#233;s universitaires. Pourquoi l'UdeM ne peut-elle pas envisager le recyclage de ce couvent, h&#233;ritage de la culture qu&#233;b&#233;coise francophone, alors m&#234;me que l'Universit&#233; Concordia n'h&#233;site pas, elle, &#224; s'approprier le couvent des S&#339;urs grises pour des fins universitaires ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Donc, en regard des besoins d'espaces actuels et pr&#233;visibles, si on additionne les espaces &#224; construire disponibles sur le campus actuel v &#224; ceux que repr&#233;sente le pavillon 1420 u, on se rend compte qu'il n'est pas n&#233;cessaire de s'expatrier &#224; Outremont, et cela, sans compter la r&#233;cup&#233;ration d'espaces par le r&#233;am&#233;nagement du pavillon Marie-Victorin w et le recyclage ou le remplacement possible de conciergeries sans valeur patrimoniale x le long du boulevard &#201;douard-Montpetit. Or, l'UdeM n'a jamais montr&#233; d'int&#233;r&#234;t &#224; faire des &#233;tudes s&#233;rieuses pour explorer toutes ces possibilit&#233;s de d&#233;veloppement du campus actuel et de son voisinage imm&#233;diat.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La valorisation symbolique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; notre avis, l'UdeM veut s'installer &#224; la cour de triage d'Outremont pour la m&#234;me raison qu'elle a quitt&#233; &#224; la fin des ann&#233;es 1920 le Quartier Latin pour d&#233;velopper sur le flanc du mont Royal un nouveau campus, inspir&#233; par ceux des universit&#233;s am&#233;ricaines, &#224; savoir par un besoin visc&#233;ral de valorisation symbolique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lieu de rechercher une valorisation symbolique dans la cr&#233;ation d'un nouveau campus &#224; Outremont, ce qui risque d'entra&#238;ner l'UdeM dans un gouffre financier comparable &#224; celui de l'UQAM, principalement dans cette p&#233;riode de crise &#233;conomique, pourquoi ne pas puiser cette valorisation dans le campus actuel qui, par son cadre et son caract&#232;re pittoresque, n'a gu&#232;re d'&#233;quivalent au Canada ? Pourquoi ne pas tirer profit de l'avantage &#233;norme en notre temps de regrouper &#224; distance de marche toutes les disciplines sur un m&#234;me site ? Pourquoi ne pas tirer plus de profit de ses trois stations de m&#233;tro en exploitant le potentiel r&#233;siduel de d&#233;veloppement du campus actuel et celui de son voisinage imm&#233;diat ? Pourquoi ne pas donner &#224; ce campus le c&#339;ur qui lui a toujours fait d&#233;faut en transformant le secteur de l'avenue Louis-Colin, entre l'avenue Willowdale et le boulevard &#201;douard-Montpetit, en face m&#234;me du pavillon ic&#244;ne Roger-Gaudry, en une place publique attrayante y concentrant les services pour les professeurs et les &#233;tudiants, cr&#233;ant un lieu de rencontre, de socialisation, de convivialit&#233; qui enrichirait et refl&#232;terait la vie de la communaut&#233; universitaire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; ce qui constituerait une approche rationnelle et r&#233;aliste &#224; une v&#233;ritable valorisation symbolique de l'Universit&#233; de Montr&#233;al, tout en r&#233;pondant aux besoins de l'institution comme de la communaut&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
