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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Des centres sociaux autog&#233;r&#233;s &#224; la lutte avec les sans-papiers en Andalousie</title>
		<link>https://www.ababord.org/Des-centres-sociaux-autogeres-a-la</link>
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		<dc:date>2010-09-04T17:46:18Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;tienne David-Bellemare</dc:creator>


		<dc:subject>Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Immigration, refuge et racisme</dc:subject>
		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject>David-Bellemare, &#201;tienne</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Militant anarchiste, travailleur social et fondateur du Bureau des droits sociaux de S&#233;ville[Voir : http://ods-sevilla.org/], Carlos S.E s'investit depuis plus de 20 ans dans divers collectifs qui partagent les principes de l'auto-organisation bas&#233;e sur la gestion horizontale ainsi que la d&#233;mocratie et l'action directes. Nous l'avons rencontr&#233; afin qu'il dresse un portrait de ces exp&#233;riences qui prennent racine dans la transformation de la r&#233;alit&#233; socio&#233;conomique contemporaine. &lt;br class='autobr' /&gt; AB : (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-34-avril-mai-2010-" rel="directory"&gt;No 034 - avril / mai 2010&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Travail-syndicalisme-et-mouvement-+" rel="tag"&gt;Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Immigration-refuge-et-racisme-+" rel="tag"&gt;Immigration, refuge et racisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Europe-+" rel="tag"&gt;Europe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-David-Bellemare-Etienne-+" rel="tag"&gt;David-Bellemare, &#201;tienne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1032.gif?1642092114' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;800&#034; height=&#034;600&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Militant anarchiste, travailleur social et fondateur du Bureau des droits sociaux de S&#233;ville[Voir : &lt;a href=&#034;http://ods-sevilla.org/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://ods-sevilla.org/&lt;/a&gt;], Carlos S.E s'investit depuis plus de 20 ans dans divers collectifs qui partagent les principes de l'auto-organisation bas&#233;e sur la gestion horizontale ainsi que la d&#233;mocratie et l'action directes. Nous l'avons rencontr&#233; afin qu'il dresse un portrait de ces exp&#233;riences qui prennent racine dans la transformation de la r&#233;alit&#233; socio&#233;conomique contemporaine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;AB :&lt;/strong&gt; Quelle a &#233;t&#233; ton implication dans les centres sociaux autog&#233;r&#233;s &#224; S&#233;ville ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CSE :&lt;/strong&gt; J'&#233;tais impliqu&#233; en 1990 dans des groupes d'insoumis qui refusaient le service militaire obligatoire. Nous avions besoin d'un endroit pour nous r&#233;unir et nous organiser et &#231;a a men&#233; &#224; la cr&#233;ation du premier centre social occup&#233; et autog&#233;r&#233; (CSOA) &#224; caract&#232;re politique &#224; S&#233;ville en 1991. Nous avons occup&#233; un &#233;difice vacant et c'est &#224; partir de ce lieu o&#249; se sont regroup&#233;s des militant-e-s de plusieurs tendances que nous avons mis sur pied la coalition &#171; d&#233;barquons l'Expo &#187;. Celle-ci visait &#224; d&#233;noncer la glorification du colonialisme espagnol que comm&#233;morait l'exposition universelle de S&#233;ville en 1992. Cet exemple du potentiel de mobilisation des CSOA a entra&#238;n&#233; par la suite la cr&#233;ation de 4 autres centres qui d&#233;velopperont des axes d'interventions dans les luttes sociales, particuli&#232;rement en ce qui &#224; trait &#224; la &#171; gentrification &#187;. Nous serons tous expuls&#233;s par la garde civile en 1995 mais nous continuerons la lutte contre les agences immobili&#232;res sp&#233;culatrices qui participent au mouvement d'embourgeoisement des quartiers populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus tard en 2002, nous organisons une autre occupation qui servira de point de rencontre de militant-e-s qui lancent une s&#233;rie d'initiatives dont l'opposition &#224; la guerre en Irak, l'appui &#224; la lutte des zapatistes et la cr&#233;ation d'un collectif f&#233;ministe. En ce sens, nous constatons que les occupations visant &#224; cr&#233;er des centres sociaux autog&#233;r&#233;s sont pour nous un outil et non une fin. Ils sont essentiellement un lieu de canalisation des forces populaires en particulier chez la jeunesse contestataire. C'est-&#224;-dire qu'ils servent &#224; regrouper des individus qui peuvent se rencontrer, participer &#224; des activit&#233;s sociales, culturelles et politiques et mettre sur pied des collectifs qui s'impliquent dans diff&#233;rentes luttes. Ils servent aussi &#224; fournir du logement aux personnes en difficult&#233;, ce qui nous am&#232;ne &#224; d&#233;noncer la domination de la propri&#233;t&#233; priv&#233;e sur les besoins sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;AB :&lt;/strong&gt; Il existe une critique qui qualifie les CSOA de lieux destin&#233;s &#224; &#234;tre happ&#233;s par la contre-culture institutionnalis&#233;e, es-tu d'accord avec cette analyse ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CSE :&lt;/strong&gt; L'exp&#233;rience de S&#233;ville nous d&#233;montre que les CSOA ne durent ici pas plus de 5 ou 6 ans. On ne peut donc pas la comparer &#224; des exp&#233;riences similaires ailleurs en Europe comme &#224; Milan, &#224; Amsterdam, &#224; Londres ou &#224; Berlin o&#249; il existe des CSOA qui durent depuis plus d'une d&#233;cennie. On sait tout de m&#234;me que plusieurs d'entre eux ont fini par n&#233;gocier avec l'&#201;tat qui est devenu propri&#233;taire de l'&#233;difice tout en garantissant un loyer &#224; bas prix. Ici rien de tel n'est arriv&#233;. Nous suivons toujours la m&#234;me ligne politique : aucune n&#233;gociation avec l'&#201;tat ; une expulsion signifie une autre occupation. &#201;videmment, nous ne voulons pas que les CSOA soient de nouveaux clubs pour la jeunesse. On dit parfois que les occupations sont des caprices de la part de la jeunesse et qu'elles ne servent pas r&#233;ellement la lutte pour des transformations sociales. Nous savons que ce n'est pas vrai. Le CSOA est un espace r&#233;f&#233;rentiel qui permet aux gens de se rencontrer, de se parler et de s'organiser, c'est un outil et non une fin et nous voulons que &#231;a reste ainsi. Les CSOA en tant que tels ne sont pas des organisations politiques mais des lieux concrets de convergences. Il y a une certaine ligne id&#233;ologique qui soutient que les CSOA devraient &#234;tre des lieux alternatifs qui refl&#232;teraient la soci&#233;t&#233; de demain que nous voulons. Ce n'est pas mon opinion. C'est clair qu'on s'organise de mani&#232;re autog&#233;r&#233;e &#224; l'int&#233;rieur du CSOA mais c'est dans le but d'agir &#224; l'ext&#233;rieur sur le terrain politique qui englobe toute la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;AB :&lt;/strong&gt; Sur un autre plan, tu as travaill&#233; plusieurs ann&#233;es avec les immigrants et les travailleurs et travailleuses sans-papiers, peux-tu nous en dire plus long &#224; ce sujet ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CSE :&lt;/strong&gt; Je me suis joint en 1999 &#224; la Conf&#233;d&#233;ration g&#233;n&#233;rale du travail (CGT) [anarcho-syndicaliste] dans l'axe des pr&#233;caires qui repr&#233;sentait ma g&#233;n&#233;ration et je voulais &#233;galement m'investir dans tout ce qui touche &#224; la question de l'immigration. J'ai donc commenc&#233; &#224; collaborer comme militant avec l'Organisation d&#233;mocratique des immigrants et des travailleurs &#233;trangers (ODITE) qui &#233;tait partie prenante de la CGT. Mais apr&#232;s 4 ans, en 2003, plusieurs compagnons et moi avons d&#233;cid&#233; de rompre avec la ligne d'intervention de la CGT. Pour notre part, nous pensions que la nouvelle force de travail &#233;mergente que sont les pr&#233;caires et les immigrant-e-s constituait le fer de lance de la r&#233;organisation actuelle du monde du travail. Mais pour la CGT, les travailleurs et travailleuses sans-papiers ne repr&#233;sentaient pas de nouveaux membres et ne rapportaient pas d'argent. Les pr&#233;caires, quant &#224; eux, repr&#233;sentaient un &#171; membership &#187; instable puisque bas&#233; sur des contrats de courte dur&#233;e : 3 mois &#224; l'&#233;picerie, 2 mois dans une usine de carton, 4 mois &#224; la station d'essence&#8230; L'appui du syndicat restait donc toujours minime. De plus, la CGT avait peu d'exp&#233;rience avec les immigrant-e-s et les sans-papiers qui travaillent essentiellement dans les campagnes comme ouvriers agricoles ou dans le domaine de la vente ambulante. Enfin, les militants plus orthodoxes de la CGT s'oppos&#232;rent &#224; la cr&#233;ation d'un secr&#233;tariat &#224; l'immigration au sein de la centrale. Pour eux, c'&#233;tait le r&#244;le des organisations non-gouvernementales de travailler aupr&#232;s de cette nouvelle population. Donc, devant ce discours, nous avons d&#233;cid&#233; de rompre avec la CGT et de cr&#233;er un nouvel outil de lutte, le Bureau des droits sociaux. Toutefois, durant ces ann&#233;es, un travail &#233;norme s'est tout de m&#234;me effectu&#233;. Par exemple, &#224; partir des dizaines d'occupations d'&#233;difices gouvernementaux et des gr&#232;ves r&#233;alis&#233;es dans le domaine de la production de la fraise &#224; Huelva, o&#249; travaillent entre 30 000 et 40 000 immigrants, un nombre important de sans-papiers ont obtenu la r&#233;gularisation de leur statut l&#233;gal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;AB :&lt;/strong&gt; Qu'est-ce que le Bureau des droits sociaux de S&#233;ville ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CSE :&lt;/strong&gt; Au Bureau des droits sociaux, nous essayons de th&#233;oriser une nouvelle fa&#231;on de pratiquer la politique. Ce n'est ni une organisation politique ni un syndicat, c'est un collectif qui se nourrit des diff&#233;rentes approches et pratiques qui nous entourent puisque ces militants proviennent de plusieurs milieux. Nous tentons de cr&#233;er une s&#233;rie d'outils pratiques qui servent essentiellement aux mouvements sociaux, aux sans-papiers et aux pr&#233;caires. Nous avons cr&#233;&#233; une structure organis&#233;e qui peut s'inscrire dans la dur&#233;e en se basant sur les 3 param&#232;tres suivants : fournir des outils techniques et juridiques en ce qui a trait au droit du travail et aux droits sociaux, organiser de la formation et de l'autoformation au sujet de l'environnement social et politique et, enfin, favoriser l'auto-organisation et les luttes. &#192; partir de notre petite organisation, nous avons r&#233;ussi &#224; favoriser des luttes dans des domaines comme l'h&#244;tellerie, les services &#224; domicile et la production agricole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;AB :&lt;/strong&gt; Les syndicats pourraient faire ce que vous faites, pourquoi donc s'organiser &#224; l'ext&#233;rieur de ceux-ci ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CSE :&lt;/strong&gt; Nous tentons d'une certaine fa&#231;on de pousser les syndicats &#224; s'int&#233;resser &#224; la nouvelle r&#233;alit&#233; du &#171; pr&#233;cariat &#187; malgr&#233; le fait que la plupart des vieux militant-e-s ont grandi dans une dynamique de lutte o&#249; il existait une plus grande s&#233;curit&#233; d'emploi. En ce qui nous concerne nous avons un lien organique avec la pr&#233;carit&#233; puisque c'est notre r&#233;alit&#233;. La diff&#233;rence entre nous et les syndicats repose aussi sur le fait que les personnes int&#233;ress&#233;es &#224; s'organiser et &#224; lutter nous utilisent comme outil et non l'inverse. Il y a une grande flexibilit&#233; dans notre approche et nous n'exigeons pas d'affiliation de la part des travailleurs et travailleuses. Nous avons aussi une relation avec les pr&#233;caires et les immigrants qui va bien au-del&#224; des services que nous offrons. Nous pratiquons la politique directement avec eux et elles. Nous cr&#233;ons un espace de rencontre, nous &#233;coutons ce qu'ils ont &#224; dire, nous tentons de faire en sorte qu'ils cr&#233;ent leurs propres assembl&#233;es, qu'ils s'organisent et qu'ils luttent. Nous ne voulons pas fournir un service de conseiller juridique, cr&#233;er un comit&#233; syndical et n&#233;gocier pour eux et elles. Mais nous ne r&#233;inventons rien, nous ne faisons que reconceptualiser la pratique du syndicalisme d&#233;mocratique et d'action directe en fonction des transformations dans le monde du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;AB :&lt;/strong&gt; En terminant, comment d&#233;finirais-tu le courant id&#233;ologique et politique &#224; la base de tes actions ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CSE :&lt;/strong&gt; Si l'on ne s'identifiait pas au mouvement et &#224; la tradition anarchiste et libertaire, nous ne ferions pas la majorit&#233; des choses que nous faisons. Nous fonctionnons dans la perspective de cr&#233;er des structures qui vont &#224; l'encontre des directives de l'&#201;tat et du patronat parce que nous pensons que c'est le peuple qui doit faire la politique. Nous questionnons donc la d&#233;mocratie et la propri&#233;t&#233; priv&#233;e en appuyant l'auto-organisation des travailleurs et travailleuses et des forces populaires. C'est donc &#224; partir de ces principes que nous avan&#231;ons. C'est aussi pour ces raisons que j'ai occup&#233; des b&#226;timents pour y vivre et cr&#233;er des espaces sociaux autog&#233;r&#233;s pour que nous puissions nous organiser nous-m&#234;mes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>L'exp&#233;rience andalouse</title>
		<link>https://www.ababord.org/L-experience-andalouse</link>
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		<dc:date>2010-02-16T14:56:33Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;tienne David-Bellemare</dc:creator>


		<dc:subject>Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject>David-Bellemare, &#201;tienne</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis le d&#233;but de la crise &#233;conomique, le mot &#171; refondation &#187; br&#251;le sur toutes les l&#232;vres. Refonder la social-d&#233;mocratie, r&#233;nover le capitalisme, repenser le syndicalisme, etc. Pourtant, il ne semble pas y avoir dans ces propositions quelque chose de v&#233;ritablement nouveau. Au Qu&#233;bec comme en Europe, il s'agirait essentiellement de retrouver le compromis keyn&#233;sien caract&#233;ris&#233; par la cogestion sociale et institutionnelle, l'&#201;tat interventionniste et la collaboration entre les classes. &lt;br class='autobr' /&gt; Or, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-32-dec-2009-jan-2010-" rel="directory"&gt;No 032 - d&#233;c. 2009 / jan. 2010&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Travail-syndicalisme-et-mouvement-+" rel="tag"&gt;Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Europe-+" rel="tag"&gt;Europe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-David-Bellemare-Etienne-+" rel="tag"&gt;David-Bellemare, &#201;tienne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton971.gif?1642092280' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;900&#034; height=&#034;614&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis le d&#233;but de la crise &#233;conomique, le mot &#171; refondation &#187; br&#251;le sur toutes les l&#232;vres. Refonder la social-d&#233;mocratie, r&#233;nover le capitalisme, repenser le syndicalisme, etc. Pourtant, il ne semble pas y avoir dans ces propositions quelque chose de v&#233;ritablement nouveau. Au Qu&#233;bec comme en Europe, il s'agirait essentiellement de retrouver le compromis keyn&#233;sien caract&#233;ris&#233; par la cogestion sociale et institutionnelle, l'&#201;tat interventionniste et la collaboration entre les classes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Or, au contraire, le Syndicat Andalou des travailleurs et travailleuses (SAT)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les informations relatives au SAT sont disponibles en espagnol &#224; l'adresse (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; d&#233;fend l'id&#233;e qu'une soci&#233;t&#233; r&#233;ellement nouvelle &#8211; libre, d&#233;mocratique, solidaire et &#233;galitaire &#8211; doit s'enraciner dans l'histoire des luttes sociales et ouvri&#232;res combatives. De plus, cette refondation doit reconna&#238;tre la n&#233;cessit&#233; d'un futur radicalement diff&#233;rent. Bien que les propos qui suivent soient inspir&#233;s par un exemple europ&#233;en, les lecteurs et lectrices pourront ais&#233;ment faire les parall&#232;les n&#233;cessaires avec la vie politique et syndicale qu&#233;b&#233;coise.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;actualiser la tradition anarchosyndicaliste&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D&#233;j&#224; en 1870, les campagnes andalouses &#233;taient anim&#233;es par un fort courant anarchosyndicaliste qui perdurera jusqu'&#224; l'arriv&#233;e des troupes franquistes en 1936. Cette force du syndicalisme d'action directe serait due aux &#233;checs essuy&#233;s par les ouvriers agricoles dans leurs tentatives d'alliances avec la bourgeoisie agraire, ainsi qu'&#224; leurs d&#233;faites permanentes devant les tribunaux&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir Maxime Haubert, Reconversion agricole, syndicalisme ouvrier et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Cette situation allait donc entra&#238;ner sur le terrain pr&#233;cis de la lutte &#233;conomique ces travailleurs et travailleuses agricoles en qu&#234;te de l'am&#233;lioration de leurs conditions d'existence. Ceux-ci r&#233;clament alors une r&#233;forme agraire qui ne viendra jamais et ce n'est qu'en 1976, apr&#232;s la mort de Franco, que l'on assistera &#224; la r&#233;surgence du mouvement anarchosyndicaliste dans ce secteur. En effet, le syndicat des ouvriers agricoles (SOC)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sindicato de obreros del campo :&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, fra&#238;chement fond&#233;, prendra le relais essentiellement l&#224; o&#249; l'avaient laiss&#233; ses pr&#233;d&#233;cesseurs. Celui-ci r&#233;clame une r&#233;forme agraire en profondeur (tout en maintenant une perspective r&#233;volutionnaire de collectivisation et d'autogestion) et utilise les gr&#232;ves et les occupations de terre pour faire valoir ses int&#233;r&#234;ts. Trente ans plus tard, en 2007, le SOC, qui s'&#233;tait surtout concentr&#233; dans les campagnes, d&#233;cide de fusionner avec diff&#233;rents collectifs syndicaux urbains et de former le SAT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le SAT nouvellement cr&#233;&#233; compte entre 20 000 et 25 000 membres (selon ses &#233;lus) et se r&#233;clame d'un &#171; &lt;i&gt;syndicalisme de classe, autonome et ind&#233;pendant, d&#233;mocratique, solidaire et internationaliste, antipatriarcal, oppos&#233; &#224; l'homophobie, non sexiste et pluriel&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;D&#233;claration de fondation du SAT :&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;. Afin de mettre un terme aux injustices issues du mod&#232;le &#233;conomique capitaliste, ce dernier propose &#171; &lt;i&gt;l'appropriation, la gestion et le contr&#244;le des moyens de production par les travailleurs et travailleuses&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Idem.&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;. L'action directe qu'il pr&#233;conise repose avant tout sur l'id&#233;e que l'&#233;mancipation doit &#233;merger de la classe travailleuse elle-m&#234;me et non d'un quelconque sauveur ou messie des temps modernes. Le syndicalisme d'action directe suppose aussi que la lutte doit &#234;tre, autant que possible, toujours transport&#233;e sur le terrain &#233;conomique afin d'attaquer de front le patronat ou les pouvoirs publics. En ce sens, le SAT utilisera les m&#234;mes strat&#233;gies que le SOC, avec l'objectif de g&#233;n&#233;rer une conscience politique plus forte et d'accro&#238;tre constamment la mobilisation syndicale et sociale. La chronologie des activit&#233;s du SAT qui suit t&#233;moigne de cette constante pr&#233;occupation :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 5 novembre 2008, 300 militants et militantes du SAT s'agitent dans les rues de S&#233;ville, d&#233;tournant ainsi l'attention de la police, pendant que 200 autres occupent la banque Santander pour r&#233;clamer la nationalisation des banques et une r&#233;forme agraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 28 janvier 2009, quatre jours apr&#232;s le d&#233;clenchement d'une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale illimit&#233;e des travailleurs et travailleuses agricoles de la province de Cordoba, le SAT se fait damer le pion par les grandes centrales syndicales conciliatrices repr&#233;sent&#233;es par l'Union g&#233;n&#233;rale des travailleurs (UGT) et les Commissions ouvri&#232;res (CCOO). Ces derni&#232;res signent une convention collective qui accorde une ridicule augmentation salariale de 3 % non r&#233;currente annuellement, et ce, jusqu'en 2011. Le salaire quotidien des travailleurs et travailleuses agricoles passe ainsi de 37,60 euros &#224; 38,77 euros (entre 60 $ et 65 $ pour une journ&#233;e de 7 heures...). En &#233;change de leur attitude mod&#233;r&#233;e, les gardiens de la &#171; bonne entente &#187; maintiennent leur monopole de la repr&#233;sentation dans ce secteur et assoient leurs relations privil&#233;gi&#233;es avec la bourgeoisie agraire andalouse.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les activit&#233;s du syndicat li&#233;es &#224; des actions directes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le 28 mars, le SAT participe &#224; une manifestation contre la refondation du capitalisme et, le 1er mai, les membres du syndicat appellent &#224; la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale (qui ne s'est pas encore concr&#233;tis&#233;e). Le 6 septembre, des syndicalistes du SAT occupent le poste de t&#233;l&#233;vision &#171; Canal Sur &#187; pour d&#233;noncer le traitement m&#233;diatique r&#233;actionnaire dont les mouvements de contestation font l'objet. En m&#234;me temps, un autre groupe bloque l'unique station de train de S&#233;ville. La police en a d&#233;finitivement marre de ce syndicat qui brise l'apathie g&#233;n&#233;ralis&#233;e. Les troupes de l'ordre capitaliste r&#233;pondent au blocage par une r&#233;pression brutale. R&#233;sultat : 60 bless&#233;s et 10 arrestations parmi les manifestants, dont le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du SAT, Diego Canamero, qui &#233;tait partie prenante de l'action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour terminer ce tour d'horizon tr&#232;s sommaire des activit&#233;s r&#233;centes du SAT, mentionnons l'organisation le 4 octobre dernier d'une manifestation &#171; unitaire &#187; r&#233;unissant 15 000 personnes (selon les organisateurs). Outre les syndicats alternatifs&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Syndicat andalou des travailleurs (SAT), Conf&#233;d&#233;ration g&#233;n&#233;rale du travail (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, plusieurs groupes populaires, f&#233;ministes, ind&#233;pendantistes et d'extr&#234;me gauche participent au rassemblement qui vise &#224; d&#233;noncer le syst&#232;me &#233;conomique capitaliste et &#224; r&#233;clamer des mesures d'aide imm&#233;diate pour la classe travailleuse.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Perspectives d'une lutte syndicale et politique d'&#233;mancipation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quelles r&#233;flexions pouvons-nous tirer de l'exemple du SAT ? Premi&#232;rement, une question doit &#234;tre soulev&#233;e quant aux finalit&#233;s recherch&#233;es en termes de contr&#244;le et d'organisation de l'&#233;conomie et du travail, pour ne nommer que ces enjeux. S'agit-il simplement de restaurer le vieil ordre social capitaliste avec ce qu'il contient de mis&#232;re, de pr&#233;carit&#233;, de d&#233;possession et d'autoritarisme, et ce en tentant de &#171; l'humaniser &#187; ? Doit-on plut&#244;t tout mettre en &#339;uvre pour tenter de venir &#224; bout de ce syst&#232;me d'exploitation de l'humain par l'humain ? Cette question devrait &#234;tre socialement d&#233;battue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;mement, m&#234;me d'un point de vue pragmatique, un d&#233;bat sur les tactiques s'impose. En effet, il appara&#238;t que nous ne pourrons faire d'avanc&#233;es importantes (ou de rattrapages) sans plonger t&#234;te premi&#232;re dans une dynamique de luttes et de confrontations directes avec l'&#201;tat et le Capital. La classe dominante n'a jamais fait de cadeaux et les gains obtenus par de chaudes luttes demeureront toujours fragiles et temporaires au sein du r&#233;gime capitaliste&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir David Mandel, Le capitalisme est-il compatible avec la d&#233;mocratie ?, 15 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Occupations, luttes sur le terrain &#233;conomique, r&#233;cup&#233;rations d'entreprises, gr&#232;ves sociale et politique devraient redevenir des expressions &#224; l'ordre du jour. En somme, il faut se rappeler que nous &#233;tions 40 000 lors de la manifestation du 3 mai 2008 contre la privatisation de la sant&#233; au Qu&#233;bec et que malgr&#233; cela, les cliniques priv&#233;es poussent toujours comme des champignons&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir :&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Cela devrait nous interroger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, sans une perc&#233;e qualitative et quantitative des mouvements sociaux combatifs, ce sont encore les grandes figures politiques du &#171; consensus &#187; qui auront ultimement le dessus. Au Qu&#233;bec comme en Europe, celles-ci reprendront le monopole de l'agenda militant en pactisant de nouveau avec le gouvernement et le patronat. &#192; ce titre, rappelons-nous la fameuse politique du d&#233;ficit z&#233;ro et le fait que, depuis 30 ans, l'histoire du compromis est l'histoire des concessions impos&#233;es &#224; la classe travailleuse et aux plus pauvres de notre soci&#233;t&#233;. Qui plus est, cette dynamique s'accompagne plus souvent qu'autrement d'une logique de n&#233;gociation par en haut, entre les directions syndicales, patronales et &#233;tatiques, &#233;loignant ainsi les principaux concern&#233;s des pol&#233;miques, des strat&#233;gies et des d&#233;cisions qui d&#233;terminent une large partie de leur existence et les rapprochant encore davantage de la d&#233;politisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour toutes ces raisons, l'exemple du Syndicat Andalou des travailleurs et travailleuses devrait nous interpeller. Reste &#224; voir de quelle fa&#231;on il est possible de faire rena&#238;tre au Qu&#233;bec une vie syndicale et politique &#224; la hauteur des grands id&#233;aux historiques d'&#233;mancipation et de lib&#233;ration port&#233;s par les classes populaires. Une chose est claire : mieux vaut ne pas faire table rase de notre pass&#233; combatif et radical, mais s'y inscrire pleinement pour construire l'avenir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les informations relatives au SAT sont disponibles en espagnol &#224; l'adresse suivante : &lt;a href=&#034;http://www.sindicatoandaluz.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.sindicatoandaluz.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir Maxime Haubert, &lt;i&gt;Reconversion agricole, syndicalisme ouvrier et conscience de classe en Andalousie&lt;/i&gt;, Tiers-Monde, 1995, vol. 36, no. 141, p. 179-209.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Sindicato de obreros del campo&lt;/i&gt; : &lt;a href=&#034;http://www.soc-andalucia.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.soc-andalucia.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;D&#233;claration de fondation du SAT : &lt;a href=&#034;http://www.sindicatoandaluz.org/?q=node/151&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.sindicatoandaluz.org/?q=node/151&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Idem.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Syndicat andalou des travailleurs (SAT), Conf&#233;d&#233;ration g&#233;n&#233;rale du travail (CGT), Conf&#233;d&#233;ration nationale du travail &#8211; S&#233;ville (CNT-AIT), Syndicat unitaire (SU), Syndicat des ouvriers andalous de la construction (SOAC).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir David Mandel, &lt;i&gt;Le capitalisme est-il compatible avec la d&#233;mocratie ?&lt;/i&gt;, 15 juin 2009,&lt;a href=&#034;http://www.lagauche.com/lagauche/spip.php?article2391&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.lagauche.com/lagauche/spip.php?article2391&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir : &lt;a href=&#034;http://www.santeprivee.ca&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.santeprivee.ca&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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