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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>D&#233;fendre la cause de toutes les femmes !</title>
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		<dc:date>2010-02-16T15:50:57Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mich&#232;le Asselin</dc:creator>


		<dc:subject>F&#233;minisme</dc:subject>
		<dc:subject>La&#239;cit&#233;, religions et politique</dc:subject>
		<dc:subject>Asselin, Mich&#232;le </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Au Qu&#233;bec, les questions identitaires soul&#232;vent les passions. Accommodements raisonnables, port de signes religieux dans la fonction et les services publics qu&#233;b&#233;cois, la&#239;cit&#233;, autant de questions fondamentales qui ont d&#233;clench&#233; des d&#233;bats et aliment&#233; pendant des mois des m&#233;dias en mal de sensationnalisme. La F&#233;d&#233;ration des femmes du Qu&#233;bec (FFQ) fut et est toujours au c&#339;ur de cette tourmente. Toujours, la FFQ a pris le parti de l'&#233;galit&#233; et de la libert&#233; des femmes, dans toute leur (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Le-Quebec-en-quete-de-" rel="directory"&gt;Dossier : Le Qu&#233;bec en qu&#234;te de la&#239;cit&#233;&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Feminisme-+" rel="tag"&gt;F&#233;minisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Laicite-religions-et-politique-+" rel="tag"&gt;La&#239;cit&#233;, religions et politique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Asselin-Michele-+" rel="tag"&gt;Asselin, Mich&#232;le &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton969.gif?1642092280' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;967&#034; height=&#034;642&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au Qu&#233;bec, les questions identitaires soul&#232;vent les passions. Accommodements raisonnables, port de signes religieux dans la fonction et les services publics qu&#233;b&#233;cois, la&#239;cit&#233;, autant de questions fondamentales qui ont d&#233;clench&#233; des d&#233;bats et aliment&#233; pendant des mois des m&#233;dias en mal de sensationnalisme. La F&#233;d&#233;ration des femmes du Qu&#233;bec (FFQ) fut et est toujours au c&#339;ur de cette tourmente. Toujours, la FFQ a pris le parti de l'&#233;galit&#233; et de la libert&#233; des femmes, dans toute leur diversit&#233; !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Parce que la FFQ &#233;tait r&#233;guli&#232;rement interpell&#233;e sur la question du port de signes religieux, particuli&#232;rement depuis la Commission Bouchard-Taylor, et aussi, parce que le Conseil du statut de la femme avait pris position dans ce d&#233;bat en concluant &#171; &lt;i&gt;que les repr&#233;sentantes et les repr&#233;sentants ou les fonctionnaires de l'&#201;tat ne puissent arborer ni manifester des signes religieux ostentatoires dans le cadre de leur travail&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Conseil du statut de la femme (2007), Avis, Droit &#224; l'&#233;galit&#233; entre les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, la FFQ se devait de prendre position.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s une r&#233;flexion rigoureuse, le 9 mai 2009, r&#233;unies en assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale sp&#233;ciale &#224; Qu&#233;bec, les membres de la F&#233;d&#233;ration des femmes du Qu&#233;bec ont donc pris position sur cette &#233;pineuse question. Elles se sont prononc&#233;es en tr&#232;s grande majorit&#233; :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	contre l'interdiction de porter des signes religieux dans la fonction publique et les services publics qu&#233;b&#233;cois &#224; l'exception des juges, des procureures et procureurs de la Couronne, des polici&#232;res et policiers, des gardiennes et gardiens de prison, des personnes assumant la pr&#233;sidence et la vice-pr&#233;sidence de l'Assembl&#233;e nationale ainsi que des personnes exer&#231;ant des m&#233;tiers ou professions o&#249; la s&#233;curit&#233; exige l'interdiction ou la restriction de certains signes religieux ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	MAIS AUSSI contre l'obligation de porter tout signe religieux, particuli&#232;rement contre l'obligation politique qui est faite aux femmes de les porter dans certaines soci&#233;t&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les membres de la FFQ ont &#233;galement r&#233;affirm&#233; qu'elles sont pour la libert&#233; religieuse, mais contre les int&#233;grismes de toutes les religions et qu'elles entendent bien poursuivre sans rel&#226;che la lutte contre les violations commises au nom des religions en exhortant les gouvernements qu&#233;b&#233;cois et canadien &#224; : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	respecter, promouvoir et mettre en &#339;uvre les engagements qu'ils ont pris de prot&#233;ger les femmes contre toutes les violations des droits des femmes &#224; la vie, &#224; l'int&#233;grit&#233; de la personne, &#224; disposer librement de leur corps, &#224; l'acc&#232;s &#224; la contraception et &#224; l'avortement, &#224; la libert&#233; de circulation, au choix de la ou du partenaire ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	prendre tous les moyens n&#233;cessaires pour lutter contre ces violations, notamment : la violence conjugale, les agressions sexuelles, les crimes d'honneur, les mariages forc&#233;s, la polygamie, les mutilations g&#233;nitales f&#233;minines ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	prendre tous les moyens pour assurer aux femmes immigrantes le droit &#224; l'emploi sans discrimination et un r&#233;el acc&#232;s &#224; l'emploi dans les secteurs tant public que priv&#233; ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	prendre position au sein d'instances internationales, comme les Nations unies, contre les violations des droits des femmes justifi&#233;es par le relativisme religieux ou culturel partout dans le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Raz-de-mar&#233;e m&#233;diatique&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les jours qui ont suivi cette assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale, des all&#233;gations mensong&#232;res transmises par des m&#233;dias ont min&#233; la cr&#233;dibilit&#233; de la FFQ et ont remis en cause ses processus d&#233;mocratiques, voire son int&#233;grit&#233;. Or, nous avons eu un d&#233;bat passionnant, empreint de respect et de rigueur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Remettons les pendules &#224; l'heure. La FFQ ne re&#231;oit aucun financement en provenance de groupes islamistes. Aucune organisation int&#233;griste n'est membre de la FFQ et ne pourrait en aucune mani&#232;re le devenir ! Les organismes membres de la FFQ doivent respecter sa mission et d&#233;fendre les droits des femmes. Quant aux membres individuelles, elles refl&#232;tent la diversit&#233; du mouvement des femmes. Elles peuvent &#234;tre catholiques, protestantes, musulmanes, juives ou ath&#233;es. Tout au long de cette d&#233;marche, toutes les r&#232;gles qui r&#233;gissent la vie associative et d&#233;mocratique de la FFQ ont &#233;t&#233; respect&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cachez ce foulard&#8230; qu'on n'aurait pas le droit de voir ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas d'hier que le d&#233;bat sur les signes religieux se concentre autour du foulard islamique. Prendre position d'un point de vue f&#233;ministe sur le port du foulard islamique exige que nous &#233;vitions &#224; la fois le racisme, c'est-&#224;-dire la stigmatisation des femmes appartenant &#224; certains groupes minoritaires, et le relativisme culturel consistant &#224; vouloir suspendre l'application d'un droit en vertu d'exigences culturelles ou religieuses. Prendre position d'un point de vue f&#233;ministe, cela implique &#233;galement que nous soyons soucieuses de raffiner nos analyses afin de tenir compte des multiples discriminations qui interagissent les unes par rapport aux autres &#8211; ce qu'on appelle l'intersectionnalit&#233; des discriminations. Les mod&#232;les classiques d'oppression que sont le patriarcat, le capitalisme, le racisme et le n&#233;ocolonialisme n'agissent pas ind&#233;pendamment l'un de l'autre et produisent des in&#233;galit&#233;s sociales diff&#233;rentes pour les femmes blanches, de couleur, ou celles appartenant &#224; des groupes stigmatis&#233;s. Le croisement des discriminations li&#233;es au sexe, &#224; l'origine ethnique, &#224; la couleur, &#224; la classe, &#224; la religion, au handicap et &#224; l'orientation sexuelle entra&#238;ne notamment pour les femmes issues de groupes ethnoculturels et racis&#233;s des situations de vuln&#233;rabilit&#233; et d'exclusion encore plus importantes que pour l'ensemble des femmes. N'y aurait-il pas lieu &#233;galement de se r&#233;f&#233;rer aux principes de l'intervention f&#233;ministe dans nos prises de position ? Ces principes s'appuient, entre autres, sur la n&#233;cessit&#233; de respecter le rythme, les choix, les valeurs et les besoins des femmes concern&#233;es en &#233;vitant d'appliquer des principes de fa&#231;on rigide, en regard de notre propre cadre de r&#233;f&#233;rence et de notre propre d&#233;sir d'autonomie et de changement. De nombreuses significations sont attach&#233;es au port du foulard : symbole religieux, symbole de vertu, symbole d'affirmation identitaire, source de fiert&#233;. Des f&#233;ministes musulmanes, th&#233;ologiennes et activistes, ne sont pas n&#233;cessairement toutes d'accord entre elles ni, non plus, avec certaines analyses que peuvent en faire des f&#233;ministes occidentales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le foulard est certes un symbole qui peut &#234;tre utilis&#233; pour soumettre les femmes aux lois et valeurs d'un ordre patriarcal. C'est pourquoi la FFQ est contre toute obligation religieuse ou politique qui serait faite aux femmes de porter un foulard islamique ici, au Qu&#233;bec, et ailleurs dans le monde. Du m&#234;me souffle, elle s'oppose au fait d'interdire, aux femmes et aux hommes qui choisissent librement de le faire, de porter un signe religieux. Ni obligation, ni interdiction !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la FFQ, il est hors de question de jouer le jeu de l'int&#233;grisme en nourrissant le rejet de l'&#171; autre &#187; ! Ce qui fait, entre autres, le propre des int&#233;grismes, c'est le pouvoir de manipuler les id&#233;es afin qu'elles servent &#224; leur politique d'exclusion et d'intol&#233;rance. Les positions prises et d&#233;fendues par la FFQ, au fil des ans, expriment une volont&#233; politique de combattre tous les int&#233;grismes, religieux et autres, de consolider l'espace d&#233;mocratique et de favoriser la participation citoyenne. Pas question de renoncer ni au principe d'&#233;galit&#233; entre les sexes, ni aux libert&#233;s fondamentales qui peuvent s'exprimer ici, au Qu&#233;bec !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La FFQ pr&#244;ne l'int&#233;gration &#224; la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise, &#224; ses valeurs et &#224; ses droits fondamentaux, par un v&#233;ritable acc&#232;s &#224; l'emploi dans les secteurs public et priv&#233;. Rien ne doit entraver la poursuite par les femmes de leur autonomie &#233;conomique ! Voil&#224; une question fondamentale &#224; laquelle il est grand temps de r&#233;pondre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons abord&#233; cette question &#224; partir de trois points de vue, celui du mod&#232;le qu&#233;b&#233;cois actuel de la&#239;cit&#233;, de la discrimination que vivent les femmes immigrantes et de l'analyse f&#233;ministe&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour l'ensemble de l'argumentaire, voir D&#233;bat sur la la&#239;cit&#233; et le port de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Toujours dans les m&#233;dias, maintes fois la position de la FFQ a &#233;t&#233; oppos&#233;e &#224; celle de la la&#239;cit&#233;. Or, la plupart des sp&#233;cialistes s'entendent sur le fait qu'il existe plusieurs mod&#232;les de la&#239;cit&#233;. Interdire ou permettre le port de signes religieux correspond non pas &#224; une situation plus ou moins &#171; pure &#187; de la la&#239;cit&#233;, mais &#224; une conception diff&#233;rente de celle-ci dans l'un et l'autre cas&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Milot, Micheline, La la&#239;cit&#233;, Collection 25 questions, Novalis, 2008.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. L'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois favorise une vision de la la&#239;cit&#233; ouverte. Cette conception implique que toutes les personnes qui travaillent au sein des institutions publiques, qu'elles portent un signe religieux ou non, ont le devoir d'appliquer, dans l'exercice de leurs fonctions, les r&#232;gles et les lois &#233;tatiques ou institutionnelles. L&#224;-dessus, pas de compromis possible. Soulignons que la position de la FFQ est celle qui pr&#233;vaut actuellement au Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une loi, associ&#233;e &#224; une la&#239;cit&#233; plus restrictive interdisant le port de signes religieux dans les institutions publiques, ne saurait &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme neutre puisqu'elle favoriserait les personnes pour qui les convictions philosophiques, religieuses ou spirituelles n'exigent pas le port de tels signes. Un r&#233;gime de la&#239;cit&#233; ouverte favorise un acc&#232;s &#233;gal aux institutions publiques, tant pour les usag&#232;res et usagers que pour le personnel qui y travaille. Interdire le port de signes religieux dans les institutions publiques risque de mettre les femmes qui les portent devant des choix d&#233;chirants : quitter leur emploi ou renoncer &#224; afficher ce symbole. Le risque de ressentiment, de marginalisation et d'exclusion est grand. Pire, interdire le port de signes religieux dans les institutions publiques aurait pour effet d'augmenter la discrimination &#224; l'&#233;gard des femmes d&#233;j&#224; discrimin&#233;es de certains groupes minoritaires et d'entraver ainsi la poursuite de leur autonomie financi&#232;re. Interdire le port de signes religieux dans les institutions publiques risque de provoquer un repli identitaire ou la ghetto&#239;sation de certains groupes minoritaires, ce qui pourrait engendrer d'importants conflits au sein de la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise et un enfermement identitaire qui maintiendrait, de fa&#231;on rigide, une culture ou des traditions d'origine souvent d&#233;favorables aux femmes et, par cons&#233;quent, contraires &#224; l'&#233;galit&#233; entre les femmes et les hommes. C'est plut&#244;t le processus d'int&#233;gration &#224; la soci&#233;t&#233; d'accueil, aux valeurs et droits fondamentaux qu'elle promeut, dont le droit &#224; l'&#233;galit&#233; entre les femmes et les hommes, qui devrait &#234;tre renforc&#233; de diverses fa&#231;ons et par diff&#233;rents moyens. Enfin, il faut &#233;galement souligner que l'interdiction de porter le foulard (&lt;i&gt;hidjab&lt;/i&gt;) dans les institutions publiques stigmatiserait les femmes qui le portent dans d'autres institutions ou milieux de travail, voire m&#234;me dans l'espace public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Qu&#233;bec, un processus de la&#239;cisation est amorc&#233; depuis plusieurs ann&#233;es, mais il n'y a ni politique g&#233;n&#233;rale, ni charte, ni loi sur la la&#239;cit&#233;. L'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois doit d&#233;finir les grandes orientations du mod&#232;le qu&#233;b&#233;cois de la&#239;cit&#233;. Tout r&#233;cemment, le toll&#233; soulev&#233; par le projet de loi 16 qui veut favoriser l'action de l'administration publique &#224; l'&#233;gard de la diversit&#233; culturelle a encore une fois d&#233;montr&#233; l'importance de poursuivre ce d&#233;bat afin d'ench&#226;sser les balises de la la&#239;cit&#233; qu&#233;b&#233;coise. La FFQ entend contribuer au d&#233;bat public en poursuivant sa r&#233;flexion sur cette question.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Conseil du statut de la femme (2007), Avis, Droit &#224; l'&#233;galit&#233; entre les femmes et les hommes et la libert&#233; religieuse, p. 52.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour l'ensemble de l'argumentaire, voir D&#233;bat sur la la&#239;cit&#233; et le port de signes religieux dans la fonction et les services publics qu&#233;b&#233;cois, disponible sur le site web de la FFQ : &lt;a href=&#034;http://www.ffq.qc.ca/presentation/aga-speciale-2009/Doc-AGmai2009.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.ffq.qc.ca/presentation/aga-speciale-2009/Doc-AGmai2009.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Milot, Micheline, La la&#239;cit&#233;, Collection 25 questions, Novalis, 2008.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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