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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Option nationale</title>
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		<dc:date>2013-10-31T00:11:14Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alexandre Leduc</dc:creator>


		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Leduc, Alexandre</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; J'ai toujours &#233;t&#233; contre ces &#171; nationaleux &#187; qui voulaient sauver la langue et laisser crever ceux qui la parlent. &#187; &#8211; Michel Chartrand &lt;br class='autobr' /&gt; On ne peut &#234;tre de gauche et de droite en m&#234;me temps. On peut &#234;tre ind&#233;cis, m&#233;lang&#233;, ambivalent, mais on ne peut &#234;tre de gauche et de droite en m&#234;me temps. Dans la m&#234;me logique, on ne peut &#234;tre f&#233;d&#233;raliste et souverainiste en m&#234;me temps comme on ne peut &#234;tre &#233;cologiste et consum&#233;riste &#224; la fois. Idem pour le f&#233;minisme et le machisme. Un parti politique (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-La-gauche-au-Quebec-entre-" rel="directory"&gt;Dossier : La gauche au Qu&#233;bec, entre la rue et les urnes&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-quebecoise-+" rel="tag"&gt;Politique qu&#233;b&#233;coise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Leduc-Alexandre-+" rel="tag"&gt;Leduc, Alexandre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1687.gif?1642092148' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;640&#034; height=&#034;497&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;J'ai toujours &#233;t&#233; contre ces &#171; nationaleux &#187; qui voulaient sauver la langue et laisser crever ceux qui la parlent.&lt;/i&gt; &#187; &#8211; Michel Chartrand&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On ne peut &#234;tre de gauche et de droite en m&#234;me temps. On peut &#234;tre ind&#233;cis, m&#233;lang&#233;, ambivalent, mais on ne peut &#234;tre de gauche et de droite en m&#234;me temps. Dans la m&#234;me logique, on ne peut &#234;tre f&#233;d&#233;raliste et souverainiste en m&#234;me temps comme on ne peut &#234;tre &#233;cologiste et consum&#233;riste &#224; la fois. &lt;i&gt;Idem&lt;/i&gt; pour le f&#233;minisme et le machisme. Un parti politique doit prendre position sur tous ces axes. Ne se limiter qu'&#224; un seul ou en d&#233;terminer un plus important qu'un autre est un pi&#232;ge strat&#233;gique et philosophique que semble ignorer ON pour le moment. Cet aveuglement (volontaire ?) pourrait &#234;tre la pierre d'achoppement concernant le rapprochement entre QS et ON souhait&#233; par certaines souverainistes progressistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette erreur ne date pas d'hier. Les p&#233;quistes ont leur &#171; article 1 &#187; sur la souverainet&#233; ; les marxistes-l&#233;ninistes ont repouss&#233; le f&#233;minisme, car la lutte contre le capitalisme devait demeurer leur &#171; premier combat &#187;, etc. En regardant les nombreux enjeux de la sc&#232;ne publique, qui n'est pas tent&#233; de se choisir une priorit&#233;, un seul enjeu sur lequel on investirait plus de temps et d'&#233;nergie ? Inconsciemment, nous le faisons tous un peu. Cela d&#233;pend des pr&#233;f&#233;rences et du parcours personnel de tout un chacun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un projet politique, par contre, doit &#234;tre inclusif et pr&#233;senter une vision globale de la soci&#233;t&#233; telle qu'elle est et telle que l'on voudrait qu'elle devienne. C'est pr&#233;cis&#233;ment l&#224; que le b&#226;t blesse entre les militantes de QS et ceux et celles d'ON. Alors que ces deux partis partagent un &#233;ventail assez impressionnant de positions communes (la gratuit&#233; scolaire, Pharma-Qu&#233;bec, le mode de scrutin proportionnel, le refus du priv&#233; en sant&#233;, la ma&#238;trise de nos ressources naturelles, etc.), un d&#233;saccord important persiste quant &#224; la hi&#233;rarchisation de ces enjeux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour plusieurs militantes d'ON, l'ind&#233;pendance passe avant tout et est le prisme d'analyse d&#233;terminant de leur vision politique. &#192; Qu&#233;bec solidaire, l'ind&#233;pendance est bien pr&#233;sente &#233;galement, mais elle ne tr&#244;ne pas au somme d'une pyramide de priorit&#233;s, parce qu'une telle pyramide n'existe pas et ne devrait pas exister. Pour Qu&#233;bec solidaire, les cinq valeurs de base du parti, c'est-&#224;-dire l'ind&#233;pendance, la justice sociale, le f&#233;minisme, l'altermondialisme et l'environnement, sont toutes d'&#233;gale importance et se compl&#232;tent. Est-il vraiment possible de sortir le Qu&#233;bec du p&#233;trole sans l'ensemble des pouvoirs en mati&#232;re d'environnement et de fiscalit&#233; ? La situation des femmes avancera-t-elle si on ne se pr&#233;occupe pas de redistribution de la richesse ? En d'autres mots, ces enjeux sont inter&#173;d&#233;pendants et n&#233;cessitent une r&#233;ponse globale dont une nouvelle r&#233;pu&#173;blique serait la pierre angulaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mathieu Bock-C&#244;t&#233;, qui a paradoxalement une bonne audience dans les cercles d'ON, faisait r&#233;cemment la le&#231;on aux ind&#233;pendantistes de gauche en citant une liste d'anciens d&#233;put&#233;s du PQ qui venaient du milieu syndical tels Robert Burns ou Guy Bisaillon. En r&#233;f&#233;rant &#224; leurs diff&#233;rents positionnements id&#233;ologiques, Bock-C&#244;t&#233; souligne qu'&#171; &lt;i&gt;ils savaient les hi&#233;rarchiser&lt;/i&gt; &#187;. Dr&#244;le d'id&#233;e. Comme si d&#233;cider de mettre en veilleuse sa vision progressiste de l'&#233;conomie &#233;tait un passage oblig&#233; de tout &#171; vrai &#187; souverainiste. Manifestement, on n'en demande pas tant &#224; la droite, qui, sous le r&#232;gne de Lucien Bouchard, a avanc&#233; &#224; plein r&#233;gime son programme de d&#233;mant&#232;lement de l'&#201;tat. Deux poids, deux mesures ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette confusion quant &#224; la fausse hi&#233;rarchisation m&#232;ne &#224; d'&#233;tonnants raccourcis. Jean-Martin Aussant affirme publiquement que, contrairement &#224; Qu&#233;bec solidaire, &#171; &lt;i&gt;Option nationale laisse aux Qu&#233;b&#233;cois la libert&#233; de choisir entre la gauche et la droite. &lt;/i&gt; &#187; Encore heureux. S'il fallait que QS emp&#234;che les Qu&#233;b&#233;coises de droite de voter ou de s'exprimer, nous aurions une nouvelle r&#233;publique, oui, mais elle aurait une forte odeur de banane.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici ce que je propose &#224; mes amis d'Option nationale : ne reproduisez pas l'erreur du PQ ou du Parti vert en devenant le parti d'une seule cause. Sortez de cette fausse hi&#233;rarchie improductive. Elle divise plus qu'elle ne rassemble. Ce qui nous rassemble, par contre, c'est l'id&#233;e de faire un pays et d'en profiter pour am&#233;liorer la qualit&#233; de vie des gens qui y vivront.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;L'auteur a &#233;t&#233; candidat de Qu&#233;bec solidaire pour la circonscription de &lt;br class='autobr' /&gt;
Hochelaga-Maisonneuve.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Vers une neuvi&#232;me gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale &#233;tudiante </title>
		<link>https://www.ababord.org/Vers-une-neuvieme-greve-generale</link>
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		<dc:date>2012-09-01T03:33:29Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alexandre Leduc</dc:creator>


		<dc:subject>Education et enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>Mouvement &#233;tudiant</dc:subject>
		<dc:subject>Emancipation, insubordination, insurrection</dc:subject>
		<dc:subject>Leduc, Alexandre</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En 2010, le ministre Bachand annon&#231;ait que pour atteindre l'&#233;quilibre budg&#233;taire, une hausse des frais de scolarit&#233; de 1 625 $ sur cinq ans allait &#234;tre impos&#233;e &#224; partir de 2012. D&#232;s lors, une importante bataille contre le d&#233;gel s'enclenchait et il &#233;tait clair que la manifestation du 10 novembre 2011 allait &#234;tre le barom&#232;tre ultime qui d&#233;terminerait s'il y aurait une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale &#233;tudiante en 2012 au Qu&#233;bec. Ceux qui avaient pari&#233; sur un sc&#233;nario catastrophe &#224; la 2007 seront d&#233;&#231;us. Au (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-42-dec-2011-jan-2012-" rel="directory"&gt;No 042 - d&#233;c. 2011 / jan. 2012&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Education-et-enseignement-+" rel="tag"&gt;Education et enseignement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Mouvement-etudiant-+" rel="tag"&gt;Mouvement &#233;tudiant&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Emancipation-insubordination-+" rel="tag"&gt;Emancipation, insubordination, insurrection&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Leduc-Alexandre-+" rel="tag"&gt;Leduc, Alexandre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1367.gif?1642092133' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;300&#034; height=&#034;194&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 2010, le ministre Bachand annon&#231;ait que pour atteindre l'&#233;quilibre budg&#233;taire, une hausse des frais de scolarit&#233; de 1 625 $ sur cinq ans allait &#234;tre impos&#233;e &#224; partir de 2012. D&#232;s lors, une importante bataille contre le d&#233;gel s'enclenchait et il &#233;tait clair que la manifestation du 10 novembre 2011 allait &#234;tre le barom&#232;tre ultime qui d&#233;terminerait s'il y aurait une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale &#233;tudiante en 2012 au Qu&#233;bec. Ceux qui avaient pari&#233; sur un sc&#233;nario catastrophe &#224; la 2007 seront d&#233;&#231;us. Au total, plus de 200 000 &#233;tudiantes ont fait gr&#232;ve ce jour-l&#224;. Signe que le mouvement ratisse large, les programmes de gestion, m&#233;decine, pharmacie, droit, etc., &#233;taient du nombre des gr&#233;vistes. Malgr&#233; le froid et la pluie, une mar&#233;e d'environ 30 000 personnes a d&#233;fil&#233; dans les rues de Montr&#233;al. S'est rajout&#233; au contingent &#233;tudiant un nombre &#233;tonnamment &#233;lev&#233; de militantes et militants du mouvement communautaire et syndical.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; On peut en bonne partie attribuer le succ&#232;s de cette manifestation au fait qu'elle &#233;tait &#171; conjointe &#187;, c'est-&#224;-dire qu'elle rassemblait toutes les tendances du mouvement &#233;tudiant (autant l'Association pour une solidarit&#233; syndicale &#233;tudiante [ASS&#201;], les f&#233;d&#233;rations universitaires et &lt;br class='autobr' /&gt;
coll&#233;giales [FEUQ et FECQ] ainsi que la Table de concertation &#233;tudiante). Le parcours laborieux ayant men&#233; &#224; cette coop&#233;ration n'est pas sans rappeler les difficiles rapprochements &#224; la base de la constitution du premier Front commun du secteur public, en 1972.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'an dernier que l'ASS&#201; lance l'id&#233;e d'un Rassemblement national &#233;tudiant (RNE). Tenue en mai 2011, cette instance rassemble toutes les associations &#233;tudiantes locales du Qu&#233;bec pour parler de lutte contre le d&#233;gel. Apr&#232;s de bons d&#233;bats, le RNE d&#233;gage des consensus sur les points suivants : tenue d'une manifestation conjointe, non-d&#233;nonciation d'une action des autres organisations, non-n&#233;gociation avec le gouvernement sans la pr&#233;sence de toutes les centrales &#233;tudiantes. Apr&#232;s quelques mois de longues n&#233;gociations, les diff&#233;rentes centrales &#233;tudiantes signent, &#224; l'exception notable de la FEUQ, une entente reprenant les grands consensus du RNE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; le fait qu'une frange marginale de la gauche &#233;tudiante se soit oppos&#233;e vertement &#224; toute collaboration avec les f&#233;d&#233;rations &#233;tudiantes, les avantages d'une manifestation &#171; conjointe &#187; se sont av&#233;r&#233;s multiples. D'une part, le gouvernement constate qu'il ne pourra pas compter facilement sur la division du mouvement &#233;tudiant comme il l'a toujours fait dans le pass&#233;. Personne n'est dupe, l'ASS&#201; et les f&#233;d&#233;rations &#233;tudiantes ne s'aiment pas davantage qu'avant le 10 novembre 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Cependant, elles se parlent fr&#233;quemment et acceptent maintenant d'envisager certains plans d'action sinon communs, au moins compl&#233;mentaires. Cela constitue un tabou qu'on vient de lever. D'autre part, la manifestation &#171; conjointe &#187; repr&#233;sente, pour une toute nouvelle g&#233;n&#233;ration n'ayant pas connu 2005 ou 2007, un formidable outil de politisation et de motivation. Prendre conscience que rien n'est perdu d'avance et qu'une victoire est possible est un ingr&#233;dient essentiel pour le d&#233;clenchement d'une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale illimit&#233;e d'envergure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant, quelle est la suite des choses ? Pour l'instant, seule l'ASS&#201; appelle &#224; la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale illimit&#233;e si le gouvernement ne recule pas. Pour mener la lutte, l'ASS&#201; reprend la formule qui a marqu&#233; la gr&#232;ve de 2005 et &#233;largit sa structure &#224; des alli&#233;s qui font &#233;galement campagne contre le d&#233;gel et qui ont l'intention de consulter leurs membres sur la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale illimit&#233;e. Les autres centrales devront, plus t&#244;t que tard, d&#233;cider si, elles aussi appelleront leurs membres &#224; d&#233;clencher une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale illimit&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En terminant, la perspective d'&#233;lections provinciales &#224; l'hiver n'a rien de r&#233;jouissant pour le mouvement &#233;tudiant. En d&#233;clenchant des &#233;lections en pleine gr&#232;ve &#233;tudiante, Charest pourrait facilement se d&#233;barrasser de cette patate chaude et ainsi accentuer les divisions au sein des centrales &#233;tudiantes. En effet, oseront-elles poursuivre la gr&#232;ve en pleines &#233;lections ? Ce serait du jamais vu. Une r&#233;&#233;lection du PLQ serait alors certainement fatale &#224; la gr&#232;ve. L'arriv&#233;e de Fran&#231;ois Legault au gouvernement ne serait gu&#232;re mieux. Que faire alors ? Il est hors de question pour les centrales &#233;tudiantes d'appuyer un parti politique, que ce soit QS ou le PQ. Dans tous les cas, les militante et militants &#233;tudiants qui pr&#233;parent la gr&#232;ve doivent d&#232;s maintenant commencer &#224; r&#233;fl&#233;chir &#224; une strat&#233;gie advenant le d&#233;clenchement d'&#233;lections g&#233;n&#233;rales en plein conflit &#233;tudiant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Reconnaissance l&#233;gale du droit de gr&#232;ve &#233;tudiant - Pour</title>
		<link>https://www.ababord.org/Reconnaissance-legale-du-droit-de,1319</link>
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		<dc:date>2012-06-06T13:47:33Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alexandre Leduc</dc:creator>


		<dc:subject>Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Education et enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>Justice et droits sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Leduc, Alexandre</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Lors du congr&#232;s de mars 2011, Qu&#233;bec solidaire a adopt&#233; &#224; la majorit&#233; deux r&#233;solutions ayant notamment pour effet de reconna&#238;tre constitutionnellement, ou quasi constitutionnellement, le droit de gr&#232;ve politique, notamment aux &#233;tudiants et &#233;tudiantes. Cette r&#233;solution fait de Qu&#233;bec solidaire le seul parti provincial &#224; reconna&#238;tre un tel droit &#224; la population &#233;tudiante. Malgr&#233; une adh&#233;sion de principe au droit de gr&#232;ve, peu de personnes dans la gauche qu&#233;b&#233;coise se sont pench&#233;es sur les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-44-avril-mai-2012-" rel="directory"&gt;No 044 - avril / mai 2012&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Travail-syndicalisme-et-mouvement-+" rel="tag"&gt;Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Education-et-enseignement-+" rel="tag"&gt;Education et enseignement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Justice-et-droits-sociaux-+" rel="tag"&gt;Justice et droits sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Leduc-Alexandre-+" rel="tag"&gt;Leduc, Alexandre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1319.gif?1642092132' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;500&#034; height=&#034;333&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Lors du congr&#232;s de mars 2011, Qu&#233;bec solidaire a adopt&#233; &#224; la majorit&#233; deux r&#233;solutions ayant notamment pour effet de reconna&#238;tre constitutionnellement, ou quasi constitutionnellement, le droit de gr&#232;ve politique, notamment aux &#233;tudiants et &#233;tudiantes. Cette r&#233;solution fait de Qu&#233;bec solidaire le seul parti provincial &#224; reconna&#238;tre un tel droit &#224; la population &#233;tudiante. Malgr&#233; une adh&#233;sion de principe au droit de gr&#232;ve, peu de personnes dans la gauche qu&#233;b&#233;coise se sont pench&#233;es sur les impacts de l'application de cette revendication. En effet, qu'implique la reconnaissance d'un tel droit ? Qui serait responsable de l'appliquer ? Engagerait-il le mouvement &#233;tudiant dans un processus de judiciarisation qui a, dans une certaine mesure, emp&#234;tr&#233; le mouvement syndical depuis les ann&#233;es 1980 ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cette p&#233;riode de mobilisation &#233;tudiante, Alexandre Leduc et Jonathan Leblanc, deux anciens militants &#233;tudiants qui &#233;voluent maintenant dans le milieu syndical, vous pr&#233;sentent respectivement le pour et le contre de cette proposition.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tout d'abord, le droit de gr&#232;ve &#233;tudiant, en est-il un ? Historiquement, le mouvement &#233;tudiant s'est r&#233;clam&#233;, autant structurellement que culturellement, du syndicalisme tel que pratiqu&#233; dans le mouvement ouvrier. En cons&#233;quence, le mouvement &#233;tudiant a adopt&#233; et adapt&#233; l'ultime moyen de pression des syndicats : la gr&#232;ve. Alors que l'ouvrier cesse de travailler pour effectuer une pression &#233;conomique sur son patron qui voit dispara&#238;tre ses profits, l'&#233;tudiant, lui, n'a pas le m&#234;me rapport de force. L'&#233;tudiant qui fait gr&#232;ve et qui cesse donc de se pr&#233;senter en classe exerce une pression plus politique qu'&#233;conomique. Il &#171; bloque la machine &#187; en quelque sorte. En mena&#231;ant d'annuler la d&#233;livrance de dipl&#244;mes d'une enti&#232;re cohorte de dipl&#244;m&#233;s, il met un grain de sable dans l'engrenage du march&#233; du travail et remet en question la reproduction normale de la soci&#233;t&#233;. Finalement, l'&#233;tudiant qui d&#233;cide de faire gr&#232;ve se donne du temps qu'il peut alors investir dans la r&#233;flexion critique et surtout dans l'action politique contre le gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mes arguments en faveur de la reconnaissance juridique du droit de gr&#232;ve &#233;tudiant sont d'ordre historique et organisationnel.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Reconnus et combatifs&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Historiquement, donc, les premi&#232;res luttes du mouvement syndical se sont d'abord situ&#233;es sur le terrain de la reconnaissance syndical. Au 19e si&#232;cle, les syndicats &#233;taient &#224; l'origine carr&#233;ment ill&#233;gaux (d&#233;criminalis&#233;s qu'en 1872) et plusieurs ont d&#251; faire des gr&#232;ves en revendiquant d'abord leur reconnaissance avant de pouvoir faire gr&#232;ve sur les conditions de travail (pensons &#224; la gr&#232;ve de Murdochville en 1957). D'une certaine mani&#232;re, le mouvement &#233;tudiant a d&#251; parcourir le m&#234;me chemin de croix. La majorit&#233; des associations &#233;tudiantes ont d&#251; livrer une bataille similaire pour &#234;tre reconnues comme le porte-parole officiel des &#233;tudiantes d'un c&#233;gep ou d'une universit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re f&#233;d&#233;ration &#233;tudiante qu&#233;b&#233;coise, l'UGEQ, r&#233;clamait d&#233;j&#224; dans les ann&#233;es 1960 la cr&#233;ation d'un code &#233;tudiant qui aurait les m&#234;mes fonctions que le Code du travail (r&#233;gulation de la vie syndicale). Ce n'est que dans les ann&#233;es 1980 qu'une partie du mouvement &#233;tudiant revient &#224; la charge en demandant au PQ au pouvoir la mise en place d'un tel code. &#192; l'&#233;poque, la gauche &#233;tudiante repr&#233;sent&#233;e par l'ANEEQ s'y oppose fermement. Cela donne la Loi sur l'accr&#233;ditation et le financement des associations d'&#233;l&#232;ves ou d'&#233;tudiants (&#171; loi 32 &#187;), une pi&#232;ce l&#233;gislative mi-figue mi-raisin qui d&#233;termine un processus d'accr&#233;ditation non obligatoire. Aujourd'hui, le minist&#232;re n'est pas au courant de la proportion d'associations &#233;tudiantes accr&#233;dit&#233;es selon cette loi, ce qui laisse croire que ce processus d'accr&#233;ditation est peu consid&#233;r&#233; par le MELS. Manifestement, l'accr&#233;ditation a peu d'impact sur la r&#233;alit&#233;, la combativit&#233; et les activit&#233;s des associations &#233;tudiantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une des raisons &#233;voqu&#233;es par la gauche &#233;tudiante de l'&#233;poque pour se positionner contre la reconnaissance l&#233;gale des associations &#233;tudiantes est l'id&#233;e qu'une telle reconnaissance am&#232;ne invariablement une perte de combativit&#233;. &#192; mon sens, il n'y a pas d'ad&#233;quation entre reconnaissance et combativit&#233; tant et aussi longtemps que l'objectif demeure d'&#234;tre combatif, et non d'&#234;tre simplement reconnu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, lorsqu'on sait que plusieurs syndicats, surtout ceux repr&#233;sentant les travailleurs et travailleuses pr&#233;caires, ont des variations d'implication li&#233;es &#224; leurs effectifs constamment renouvel&#233;s, &#224; des moyens financiers r&#233;duits, &#224; la conscience de groupe fragile et la m&#233;moire institutionnelle &#224; peu pr&#232;s inexistante, il est &#233;trange de consid&#233;rer que l'absence de reconnaissance juridique stable soit b&#233;n&#233;fique pour leur combativit&#233;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les associations &#233;tudiantes vivent sensiblement les m&#234;mes probl&#232;mes que ces syndicats de travailleuses et travailleurs pr&#233;caires. La reconnaissance juridique du droit d'association et du droit de gr&#232;ve devient donc un instrument fondamental leur permettant d'avoir une p&#233;rennit&#233; dans le temps.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pouvoir consacrer ses &#233;nergies sur l'enjeu v&#233;ritable&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En ce qui a trait &#224; l'argument organisationnel, il concerne la distribution des &#233;nergies en p&#233;riode de lutte. Dans la situation actuelle, lorsqu'une association &#233;tudiante d&#233;clare la gr&#232;ve, toutes les &#233;nergies de d&#233;part sont employ&#233;es &#224; faire respecter ce mandat. En effet, les t&#226;ches imm&#233;diates concernent principalement l'organisation des lev&#233;es de cours. Cette t&#226;che extr&#234;mement lourde, que votre serviteur a effectu&#233;e &#224; de nombreuses reprises, est un br&#251;leur d'&#233;nergie particuli&#232;rement efficace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'ensuit souvent des d&#233;fis plus graves : l'acc&#232;s au local associatif bloqu&#233;, le harc&#232;lement psychologique ou la suspension des leaders &#233;tudiantes, etc. Pendant ce temps, le mouvement &#233;tudiant ne se bat que pour sa survie et non contre la mesure du gouvernement qu'il conteste. En d'autres mots, il est victime d'une strat&#233;gie de diversion qui se pr&#233;occupe peu du niveau de combativit&#233; de l'association locale&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il se trouve certains militants de la gauche spontan&#233;iste pour dire que, malgr&#233; tout, cette situation est souhaitable, car elle contribue, par la r&#233;pression des militantes et de leurs organisations, &#224; radicaliser la lutte. &#192; mon sens, cette politique du pire est la pire des politiques. C'est selon ce principe qu'on a dissout les associations &#233;tudiantes en 1969. Le mouvement &#233;tudiant a par la suite pris cinq ans &#224; se reconstruire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que faire alors ? La reconnaissance du droit d'association et du droit de gr&#232;ve &#233;tudiant dans la Charte des droits et libert&#233;s de la personne conf&#233;rera une stabilit&#233; organisationnelle aux associations &#233;tudiantes qui pourront d&#232;s lors cesser de lutter d'abord et avant tout pour leur existence et ainsi se concentrer sur la lutte qu'ils ont &#224; mener.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment appliquer ce droit de gr&#232;ve ? Sa reconnaissance devrait impliquer, entre autres, l'obligation pour les &#233;tablissements postsecondaires d'annuler les cours qui ont fait l'objet d'un vote de gr&#232;ve ; l'accessibilit&#233; permanente des locaux associatifs ; l'interdiction de suspension de militantes &#233;tudiantes pour avoir appliqu&#233; le mandat de gr&#232;ve en bloquant l'acc&#232;s &#224; des cours ou au campus, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est important de comprendre que cette r&#233;flexion est encore embryonnaire. Comme il n'y a pas encore de consensus clair dans les centrales &#233;tudiantes &#224; ce sujet, il y a encore place &#224; la discussion.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La bataille contre le d&#233;gel</title>
		<link>https://www.ababord.org/La-bataille-contre-le-degel</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/La-bataille-contre-le-degel</guid>
		<dc:date>2012-01-13T00:45:49Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alexandre Leduc</dc:creator>


		<dc:subject>Mouvement &#233;tudiant</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Leduc, Alexandre</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis 2007, les &#233;tudiants universitaires subissent une augmentation de leurs frais de scolarit&#233; de 50 $ cumulatif par session. Dans l'histoire du mouvement &#233;tudiant, c'est la deuxi&#232;me fois qu'un d&#233;gel de ces frais est appliqu&#233;. Dans les deux circonstances, les associations &#233;tudiantes combatives ont tent&#233; de livrer bataille, mais sans succ&#232;s. Face &#224; ces &#233;checs, la droite a repris confiance et propose maintenant de hausser de mani&#232;re plus importante les frais universitaires. &lt;br class='autobr' /&gt; La guerre est (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-38-fevrier-mars-2011-" rel="directory"&gt;No 038 - f&#233;vrier / mars 2011&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Mouvement-etudiant-+" rel="tag"&gt;Mouvement &#233;tudiant&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Leduc-Alexandre-+" rel="tag"&gt;Leduc, Alexandre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1236.gif?1642092127' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;950&#034; height=&#034;633&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis 2007, les &#233;tudiants universitaires subissent une augmentation de leurs frais de scolarit&#233; de 50 $ cumulatif par session. Dans l'histoire du mouvement &#233;tudiant, c'est la deuxi&#232;me fois qu'un d&#233;gel de ces frais est appliqu&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La premi&#232;re fois c'&#233;tait en 1989 &#224; l'initiative de Claude Ryan, ministre de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Dans les deux circonstances, les associations &#233;tudiantes combatives ont tent&#233; de livrer bataille, mais sans succ&#232;s. Face &#224; ces &#233;checs, la droite a repris confiance et propose maintenant de hausser de mani&#232;re plus importante les frais universitaires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La guerre est engag&#233;e&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Alors que le d&#233;gel de 2007 &#233;tait annonc&#233; jusqu'en 2012, le bras de fer recommence d&#232;s 2009. En f&#233;vrier 2010, Lucien Bouchard et consorts mettent la table : le prochain d&#233;gel devra &#234;tre plus consid&#233;rable pour rejoindre la moyenne canadienne (plus de 5000 $ par ann&#233;e)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sa proposition est cosign&#233;e par d'anciens dirigeants des f&#233;d&#233;rations (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 6 d&#233;cembre dernier, le gouvernement organisait une rencontre nationale sur le financement des universit&#233;s dont l'ordre du jour &#233;tait de savoir s'il fallait proc&#233;der en imposant une grosse ou une tr&#232;s grosse augmentation. La guerre est donc d&#233;clar&#233;e. Face &#224; cela, comment les centrales &#233;tudiantes abordent-elles cette nouvelle bataille ? Assisterons-nous &#224; une nouvelle gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale, et si oui, quand ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
ASS&#201; (Association pour une solidarit&#233; syndicale &#233;tudiante) - &#201;largir les perspectives de lutte
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Selon Gabriel Nadeau-Dubois, l'ASS&#201; s'est r&#233;jouie de la r&#233;cente prise de position de la FTQ en faveur de la gratuit&#233; scolaire. C'est une autre preuve que ce n'est pas un projet utopiste. De plus, l'ASS&#201; consid&#232;re qu'il ne suffit pas de s'opposer au d&#233;gel, mais qu'il faut aussi d&#233;velopper une critique de ce que devient l'&#233;ducation. L'utilisation r&#233;cente du concept de mal-financement plut&#244;t que de celui de sous-financement repr&#233;sente une petite r&#233;volution intellectuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que tout porte &#224; croire que les d&#233;tails de la nouvelle hausse des frais seront annonc&#233;s lors du prochain budget en mars 2011, l'ASS&#201; croit qu'elle ne sera appliqu&#233;e qu'en 2012, ce qui laisse un peu de temps pour organiser la mobilisation. En d'autres mots, la perspective de gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale est &#224; l'horizon, mais il est encore trop t&#244;t pour discuter de sa mise en application concr&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant, cet hiver, l'ASS&#201; entend mobiliser ses membres pour perturber la rencontre des partenaires en &#233;ducation coll&#233;giale. Consciente que la lutte doit sortir de ses bases pour &#234;tre victorieuse, l'ASS&#201; entend tenir une grande rencontre nationale &#233;tudiante ce printemps pour discuter des perspectives de lutte.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;FECQ (F&#233;d&#233;ration &#233;tudiante coll&#233;giale du Qu&#233;bec) - Lutter pour le gel et d&#233;fendre la gratuit&#233; scolaire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L&#233;o Bureau-Blouin, pr&#233;sident de la FECQ, nous explique que la position de sa f&#233;d&#233;ration est le gel dans une perspective de gratuit&#233; scolaire. Plus pragmatiquement, la FECQ d&#233;sire que la hausse cesse en 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La FECQ se r&#233;jouit de la bonne participation &#224; la rencontre des partenaires universitaires du 6 d&#233;cembre 2010. Selon L&#233;o Bureau-Blouin, cette forte participation refl&#232;te bien le fait que c'est la classe moyenne qui serait frapp&#233;e de plein fouet par la hausse pressentie. Ce qui r&#233;jouit le plus le pr&#233;sident de la FECQ, c'est la solidarit&#233; qui s'est d&#233;velopp&#233;e avec les centrales syndicales. Lors de la journ&#233;e du 6 d&#233;cembre 2010, les centrales syndicales ont suivi les f&#233;d&#233;rations &#233;tudiantes qui ont claqu&#233; la porte de la rencontre, fait tr&#232;s rare dans l'histoire r&#233;cente du syndicalisme qu&#233;b&#233;cois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la suite des choses, la FECQ envisage une vaste mobilisation contre le prochain budget, mais attend un signal clair du gouvernement en mati&#232;re de d&#233;gel avant de parler de gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale. En attendant, la FECQ souhaite que le gouvernement ait retenu la le&#231;on du 6 d&#233;cembre dernier.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;FEUQ (F&#233;d&#233;ration &#233;tudiante universitaire du Qu&#233;bec) - D&#233;velopper la solidarit&#233; avec le mouvement syndical&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La FEUQ, quant &#224; elle, demande le gel des frais &#224; partir de 2012. Son pr&#233;sident, Louis-Philippe Savoie, est &#233;galement satisfait de l'issue de la rencontre du 6 d&#233;cembre 2010. Pour la suite des choses, la FEUQ mise sur deux strat&#233;gies : 1) d&#233;velopper des solidarit&#233;s avec le milieu syndical via l'Alliance sociale ; 2) faire rayonner l'&#233;tude de la FEUQ sur la condition de vie des &#233;tudiants qui d&#233;montre, entres autre, une pr&#233;carisation grandissante des finances &#233;tudiantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; non plus, la perspective de gr&#232;ve n'a pas &#233;t&#233; trait&#233;e dans les instances internes. On attend les annonces du ministre.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
TACEQ (Table de concertation des associations &#233;tudiantes du Qu&#233;bec) - Pour des &#201;tats g&#233;n&#233;raux de l'&#233;ducation postsecondaire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour la TACEQ, le gel des frais de scolarit&#233; n'est pas un projet de soci&#233;t&#233;. La position officielle de cette centrale &#233;tudiante est &#171; Contre toute hausse de frais de scolarit&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philippe Verrault-Julien, vice-secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'organisation, nous souligne que la TACEQ a de bonnes chances de continuer la mobilisation cet hiver dans le cadre d'une grande manifestation contre le budget Bachand.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'instant, si la TACEQ n'a pas encore discut&#233; de gr&#232;ve dans ses instances, elle propose la tenue d'&#201;tats g&#233;n&#233;raux sur l'&#233;ducation postsecondaire pour tenir une r&#233;elle r&#233;flexion dans un forum ouvert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En conclusion, il existe deux consensus entre les diff&#233;rentes centrales &#233;tudiantes : 1) d&#233;gel il y aura, on ne sait juste pas quand ni comment ; 2) devant ce flou, il est pr&#233;matur&#233; de parler de gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale. Cette r&#233;serve s'explique probablement par une volont&#233; de construire une r&#233;elle gradation des moyens de pression, ce qui avait manqu&#233; en 2007. De plus, le fait que les centrales syndicales s'impliquent plus que jamais dans le d&#233;bat contre le d&#233;gel ne peut que dynamiser le mouvement &#233;tudiant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Advenant une bonne mobilisation contre le budget de mars 2011, le gouvernement Charest pourrait &#234;tre tent&#233; de reculer sur ce dossier. Il serait toutefois plus prudent de d&#233;poussi&#233;rer quand m&#234;me son carr&#233; rouge, juste au cas&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La premi&#232;re fois c'&#233;tait en 1989 &#224; l'initiative de Claude Ryan, ministre de l'&#201;ducation dans le second gouvernement Bourassa.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sa proposition est cosign&#233;e par d'anciens dirigeants des f&#233;d&#233;rations &#233;tudiantes. Pr&#233;cisons que la FECQ a depuis publiquement manifest&#233; son m&#233;contentement envers la position de son ancienne dirigeante.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Une gauche possible, changement social et espace d&#233;mocratique</title>
		<link>https://www.ababord.org/Une-gauche-possible-changement</link>
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		<dc:date>2011-10-11T00:40:51Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alexandre Leduc</dc:creator>


		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Livres</dc:subject>
		<dc:subject>Leduc, Alexandre</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pierre C&#233;r&#233;, Une gauche possible, changement social et espace d&#233;mocratique, Montr&#233;al, &#201;ditions Liber, 2010. &lt;br class='autobr' /&gt; Le livre introspectif de Pierre C&#233;r&#233; s'inscrit dans une s&#233;rie de r&#233;cents &#233;crits d'acteurs politiques qui r&#233;fl&#233;chissent sur leur parcours militant en se proposant de renouveler la gauche qu&#233;b&#233;coise (On a raison de se r&#233;volter. Chronique des ann&#233;es 1970 de Pierre Beaudet, Un certain espoir de Jean-Marc Piotte, etc. On pourrait faire remonter le genre jusqu'&#224; N&#232;gres blancs d'Am&#233;rique (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-37-dec-2010-jan-2011-" rel="directory"&gt;No 037 - d&#233;c. 2010 / jan. 2011&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1123.gif?1642092121' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;364&#034; height=&#034;550&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pierre C&#233;r&#233;, &lt;i&gt;Une gauche possible, changement social et espace d&#233;mocratique&lt;/i&gt;, Montr&#233;al, &#201;ditions Liber, 2010.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le livre introspectif de Pierre C&#233;r&#233; s'inscrit dans une s&#233;rie de r&#233;cents &#233;crits d'acteurs politiques qui r&#233;fl&#233;chissent sur leur parcours militant en se proposant de renouveler la gauche qu&#233;b&#233;coise (&lt;i&gt;On a raison de se r&#233;volter. Chronique des ann&#233;es 1970&lt;/i&gt; de Pierre Beaudet,&lt;i&gt; Un certain espoir&lt;/i&gt; de Jean-Marc Piotte, etc. On pourrait faire remonter le genre jusqu'&#224; &lt;i&gt;N&#232;gres blancs d'Am&#233;rique&lt;/i&gt; de Pierre Valli&#232;res).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette r&#233;flexion n&#233;cessaire sur la gauche que nous voulons s'appuie sur une lecture critique de l'exp&#233;rience de la gauche des 30 derni&#232;res ann&#233;es. Gr&#226;ce &#224; ce proc&#233;d&#233;, un jeune lecteur pourra parvenir &#224; mieux comprendre l'&#233;volution des grands courants de la gauche (syndicalisme &#233;tudiant, anarchisme, f&#233;minisme, marxisme-l&#233;ninisme, etc.). &#192; ce titre, ce sont les jeunes militants qui ont le plus &#224; gagner de la lecture de ce genre d'ouvrage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On se laisse facilement embarquer par l'auteur dans la fascinante aventure de la gauche qu&#233;b&#233;coise, dont l'histoire demeure &#224; faire. Issu des quartiers ouvriers d'Abitibi, Pierre C&#233;r&#233; nous raconte les mouvements &#233;tudiants, les luttes ouvri&#232;res, la radicalisation du mouvement communautaire. Fait int&#233;ressant, l'auteur accorde beaucoup de place &#224; la solidarit&#233; internationale, plus particuli&#232;rement avec le Chili et l'Am&#233;rique latine, o&#249; il a s&#233;journ&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le r&#233;cit est emballant, le propos politique manque parfois de clart&#233;. C&#233;r&#233; a pr&#233;f&#233;r&#233; parler de valeurs et d'id&#233;es plut&#244;t que de strat&#233;gie et d'&#233;lections. Alors que cette m&#233;thode pr&#233;sente la qualit&#233; de pouvoir bien mettre la table pour une discussion de fond, on n'en sort jamais compl&#232;tement rassasi&#233;, car on finit immanquablement par se demander : mais comment tout &#231;a va-t-il se mettre en place ? L&#233;nine ne se demandait-il pas &#171; &lt;i&gt;Que faire ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur adresse quelques critiques aux formations et acteurs politiques. Selon lui, le PQ joue trop la carte identitaire, QS est trop id&#233;ologique et la culture militante des mouvements sociaux est trop rigide. On en vient &#224; ne plus trop savoir ce que Pierre C&#233;r&#233; d&#233;sire. Faut-il r&#233;investir le PQ, faut-il que QS d&#233;laisse l'option socialiste pour une perspective plus sociale-d&#233;mocrate, faut-il abandonner le terrain &#233;lectoral ? En d'autres mots, quelle est la voie politique &#224; suivre pour provoquer les changements d&#233;crits dans l'ouvrage ? Pour r&#233;pondre &#224; cette question, le lecteur devra se nourrir d'autres lectures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le fond du d&#233;bat, l'auteur encadre la discussion autour de deux r&#233;alit&#233;s compl&#233;mentaires : l'&#233;chec du projet r&#233;volutionnaire et le caract&#232;re in&#233;luctable du capitalisme. Les esp&#233;rances d&#233;&#231;ues d'une r&#233;volution imminente dans les ann&#233;es 1970 suffisent &#224; l'auteur pour dire qu'il n'est plus vraiment pertinent de s'int&#233;resser aux &#233;crivains r&#233;volutionnaires et que le mot socialisme est trop connot&#233; pour &#234;tre r&#233;actualis&#233; par la gauche. Ici, on navigue en pleins pr&#233;jug&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;tonnamment, l'absence historique de la r&#233;volution annonc&#233;e suffit &#224; l'auteur pour conclure que le capitalisme est l&#224; pour rester. Dans ce syst&#232;me, par d&#233;faut in&#233;galitaire, C&#233;r&#233; r&#233;duit le nouveau r&#244;le de la gauche &#224; la limitation de ses bavures. Tout travail visant &#224; d&#233;passer ce syst&#232;me serait vou&#233; &#224; l'&#233;chec. Bien s&#251;r, comment cela pourrait-il fonctionner maintenant si &#231;a n'a pas fonctionn&#233; avant&#8230; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre constat d&#233;cevant : Pierre C&#233;r&#233; pige souvent dans un registre d'expressions galvaud&#233;es pour ridiculiser la gauche : gauchisme, dogmatisme, rigidit&#233;, etc. Un lecteur partisan d'une gauche plus radicale peut par cons&#233;quent se sentir inutilement insult&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, plus le livre avance, plus on voit Pierre C&#233;r&#233; &#171; choisir son camp &#187; et se r&#233;concilier avec les id&#233;es progressistes. Avec &#233;loquence, il critique vertement le d&#233;rapage identitaire des nationalistes et pr&#244;ne une r&#233;volution &#233;cologique. Comme quoi, lorsqu'on quitte le naturel, il revient au galop !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En conclusion, si l'exercice de &lt;i&gt;Une gauche possible&lt;/i&gt; est louable en soi, on en vient &#224; se demander &#224; qui s'adresse le bouquin&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Lu par Alexandre Leduc&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les R&#233;formistes, une g&#233;n&#233;ration canadienne fran&#231;aise au milieu du XIX&#232; si&#232;cle</title>
		<link>https://www.ababord.org/Les-Reformistes-une-generation</link>
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		<dc:date>2011-10-11T00:24:45Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alexandre Leduc</dc:creator>


		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Livres</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>Leduc, Alexandre</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#201;ric B&#233;dard, Les R&#233;formistes, une g&#233;n&#233;ration canadienne fran&#231;aise au milieu du X1Xe si&#232;cle, Montr&#233;al, Bor&#233;al, 2009. &lt;br class='autobr' /&gt; R&#233;cipiendaire du prix Clio-Qu&#233;bec 2010 de la Soci&#233;t&#233; historique du Canada, le dernier ouvrage de l'historien &#201;ric B&#233;dard s'int&#233;resse &#224; une g&#233;n&#233;ration de politiciens qu&#233;b&#233;cois qui, &#224; la suite de l'&#233;chec des r&#233;bellions de 1837 et 1838, s'applique &#224; mettre en place un &#171; plan B &#187; pour les Canadiens fran&#231;ais, la survivance. L'auteur les appelle les R&#233;formistes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce sont en effet (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Leduc-Alexandre-+" rel="tag"&gt;Leduc, Alexandre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1124.gif?1642092121' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;400&#034; height=&#034;600&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#201;ric B&#233;dard, &lt;i&gt;Les R&#233;formistes, une g&#233;n&#233;ration canadienne fran&#231;aise au milieu du X1Xe si&#232;cle&lt;/i&gt;, Montr&#233;al, Bor&#233;al, 2009.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;R&#233;cipiendaire du prix Clio-Qu&#233;bec 2010 de la Soci&#233;t&#233; historique du Canada, le dernier ouvrage de l'historien &#201;ric B&#233;dard s'int&#233;resse &#224; une g&#233;n&#233;ration de politiciens qu&#233;b&#233;cois qui, &#224; la suite de l'&#233;chec des r&#233;bellions de 1837 et 1838, s'applique &#224; mettre en place un &#171; plan B &#187; pour les Canadiens fran&#231;ais, la survivance. L'auteur les appelle les R&#233;formistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont en effet les Lafontaine, Parent, Chauveau, Cartier, Morin, etc., qui vont se d&#233;sint&#233;resser des id&#233;es lib&#233;rales et de tout projet ind&#233;pendantiste pour ancrer l'avenir du Qu&#233;bec dans le conservatisme politique et le f&#233;d&#233;ralisme canadien. Ainsi, croient-ils, les Canadiens fran&#231;ais r&#233;sisteront &#224; l'assimilation. Ces penseurs et politiciens, les &#171; bleus &#187;, ont certainement laiss&#233; leur marque dans l'histoire du Qu&#233;bec et l'ouvrage de B&#233;dard tire son originalit&#233; du fait que peu de recherche est consacr&#233;e actuellement &#224; ces personnages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, B&#233;dard s'en d&#233;sole et attribue cet &#233;tat de fait &#224; la trop longue domination de l'histoire sociale dans les d&#233;partements d'histoire des universit&#233;s qu&#233;b&#233;coises. Dans une longue introduction, il crache son venin sur cette m&#233;thode historique qui, selon lui, fait en sorte que &#171; &lt;i&gt;notre m&#233;moire collective ne rend pas compte des profondes mutations qui ont marqu&#233; le milieu du XIXe si&#232;cle.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le fond, l'ouvrage de B&#233;dard a le m&#233;rite d'&#233;viter d'&#234;tre une simple compilation de biographies. L'auteur r&#233;ussit habilement &#224; pr&#233;senter un groupe de politiciens et leurs id&#233;es sur l'&#233;conomie, la religion, la d&#233;mocratie, l'am&#233;ricanit&#233;, etc. De la sorte, B&#233;dard esquive en bonne partie de potentielles critiques de l'histoire politique voulant que celle-ci se concentre seulement sur les chefs d'&#201;tat, les rois, les grands industriels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De mani&#232;re plus g&#233;n&#233;rale, il faut lire cet ouvrage &#224; la lumi&#232;re de la volont&#233; de plusieurs intellectuels proche du PQ d'ancrer le nationalisme qu&#233;b&#233;cois dans un nationalisme ethnique plut&#244;t que civique. Selon cette approche &#171; identitaire &#187;, il faut r&#233;habiliter les grands personnages du pass&#233; qui auraient d&#233;termin&#233; notre identit&#233; actuelle. &#192; quand un ouvrage de r&#233;habilitation de Duplessis ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Lu par Alexandre Leduc&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une nouvelle centrale &#233;tudiante</title>
		<link>https://www.ababord.org/Une-nouvelle-centrale-etudiante</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Une-nouvelle-centrale-etudiante</guid>
		<dc:date>2010-02-16T15:07:55Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alexandre Leduc</dc:creator>


		<dc:subject>Mouvement &#233;tudiant</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Leduc, Alexandre</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La fin d'un monde bipolaire &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; l'&#233;t&#233; 2009, une nouvelle association nationale apparaissait dans le paysage associatif &#233;tudiant. Rappelons qu'au centre de l'&#233;chiquier politique du mouvement logent depuis 20 ans les f&#233;d&#233;rations coll&#233;giale et universitaire (FECQ et FEUQ) et que l'Association pour une solidarit&#233; syndicale &#233;tudiante (ASS&#201;) d&#233;fend depuis 10 ans les couleurs de la gauche. Des associations locales, consid&#233;r&#233;es comme &#171; mod&#233;r&#233;es &#187;, se sont d&#233;saffili&#233;es ces derni&#232;res ann&#233;es de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-32-dec-2009-jan-2010-" rel="directory"&gt;No 032 - d&#233;c. 2009 / jan. 2010&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-quebecoise-+" rel="tag"&gt;Politique qu&#233;b&#233;coise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Leduc-Alexandre-+" rel="tag"&gt;Leduc, Alexandre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La fin d'un monde bipolaire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'&#233;t&#233; 2009, une nouvelle association nationale apparaissait dans le paysage associatif &#233;tudiant. Rappelons qu'au centre de l'&#233;chiquier politique du mouvement logent depuis 20 ans les f&#233;d&#233;rations coll&#233;giale et universitaire (FECQ et FEUQ) et que l'Association pour une solidarit&#233; syndicale &#233;tudiante (ASS&#201;) d&#233;fend depuis 10 ans les couleurs de la gauche. Des associations locales, consid&#233;r&#233;es comme &#171; mod&#233;r&#233;es &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Nous parlons ici des associations &#233;tudiantes de McGill, Laval, des cycles (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, se sont d&#233;saffili&#233;es ces derni&#232;res ann&#233;es de la FEUQ, jug&#233;e trop corporatiste et centralisatrice. Cependant, l'ASS&#201; repr&#233;sente une alternative trop radicale pour ces associations &#171; mod&#233;r&#233;es &#187;. Il est vrai que la gratuit&#233; scolaire et le syndicalisme de combat ne constituent d&#233;finitivement pas un consensus id&#233;ologique par les temps qui courent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e de cr&#233;er une 3e voix, mitoyenne entre les f&#233;d&#233;rations et l'ASS&#201;, est donc un fantasme des &#171; mod&#233;r&#233;es &#187; qui ne date pas d'hier. Les tentatives pr&#233;c&#233;dentes ayant toutes &#233;chou&#233; lamentablement, la cr&#233;ation r&#233;cente de la Table de concertation &#233;tudiante du Qu&#233;bec (TaCEQ) ne constitue rien de moins qu'un d&#233;fi lanc&#233; &#224; l'histoire. Pour r&#233;aliser ce d&#233;fi, les militantes de la TaCEQ ont d&#233;cid&#233; de s'&#233;loigner sensiblement du mod&#232;le syndical traditionnel du mouvement &#233;tudiant. En effet, la TaCEQ est assez originale dans la mesure o&#249; elle s'est dot&#233;e d'un ex&#233;cutif compos&#233; de seulement deux officiers et qu'elle ne demande pas de cotisation &#224; ses associations membres. En ce sens, la TaCEQ ressemble plus &#224; une coalition permanente qu'&#224; un v&#233;ritable syndicat &#233;tudiant national. N&#233;anmoins, elle est, depuis sa naissance, tr&#232;s active au plan politique et elle organise des campagnes sur les grands sujets de l'heure en &#233;ducation.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La suite des choses&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'apparition r&#233;cente de la TaCEQ risque d'avoir un impact g&#233;opolitique important dans le mouvement &#233;tudiant. En effet, alors qu'une majorit&#233; d'associations coll&#233;giales sont ind&#233;pendantes et que les puissantes associations facultaires de l'UQAM se questionnent plus que jamais sur leur avenir national, une croissance rapide est possible pour la TaCEQ. Nous pouvons toutefois nous demander si elle ne se fera pas aux d&#233;pens de la gauche &#233;tudiante organis&#233;e au sein de l'ASS&#201;. Il faut cependant sp&#233;cifier que, en dehors de quelques modules de sciences humaines, l'ASS&#201; n'a jamais r&#233;ussi &#224; percer en milieu universitaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concr&#232;tement, un ralliement des associations facultaires de l'UQAM &#224; la TaCEQ neutraliserait d&#233;finitivement un potentiel retour de la FEUQ &#224; l'Universit&#233; du peuple. En revanche, leur entr&#233;e coordonn&#233;e &#224; l'ASS&#201; aurait un effet vivifiant pour cette centrale &#233;tudiante qui travaille fort pour d&#233;passer les 40 000 membres, ce que certains consid&#232;rent comme son seuil limite de croissance. Un tel ralliement des associations de l'UQAM permettrait finalement de consolider la gratuit&#233; scolaire et le syndicalisme de combat comme p&#244;le id&#233;ologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1970 et 1980, la gauche avait ralli&#233; le centre gauche dans l'ANEQ. Les ann&#233;es 1990 ont vu le centre gauche se rallier &#224; la FEUQ/FECQ, &#224; l'&#233;poque plut&#244;t r&#233;actionnaire. Depuis 2005, le centre gauche &#233;tudiant quitte massivement les f&#233;d&#233;rations, mais h&#233;site &#224; se rallier &#224; l'ASS&#201;. Est-ce qu'une division structurelle, et n&#233;anmoins diplomatique, entre la gauche (ASS&#201;) et le centre gauche (TaCEQ) pourrait donner des r&#233;sultats aussi int&#233;ressants que lors des belles ann&#233;es de l'ANEQ ? Cela permettrait-il de solidifier suffisamment le mouvement &#233;tudiant pour gagner la 2e manche de la bataille des hausses de frais de scolarit&#233; pr&#233;vue d'ici 2012 ? Nous le souhaitons.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Nous parlons ici des associations &#233;tudiantes de McGill, Laval, des cycles sup&#233;rieurs de Sherbrooke et de la facult&#233; de science de l'UQAM.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'UQ&#192;M, c'est Nous !</title>
		<link>https://www.ababord.org/L-UQAM-c-est-Nous</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/L-UQAM-c-est-Nous</guid>
		<dc:date>2009-12-13T23:09:04Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alexandre Leduc</dc:creator>


		<dc:subject>Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Education et enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Leduc, Alexandre</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le vaste t&#233;l&#233;roman que constitue l'histoire r&#233;cente de la plus grosse universit&#233; francophone d'Am&#233;rique aura &#233;t&#233; marqu&#233;, dans sa saison 2008-2009, par un &#233;pisode de solidarit&#233; sans pr&#233;c&#233;dent. Il convient de poser d&#232;s maintenant les premi&#232;res pierres de ce qui deviendra notre m&#233;moire collective de la gr&#232;ve de 2009. &lt;br class='autobr' /&gt; C'est essentiellement &#224; titre de travailleur &#233;tudiant, donc de jeune syndiqu&#233;, que j'ai v&#233;cu la gr&#232;ve de l'hiver 2009. Cette double identit&#233;, &#224; d&#233;faut d'&#234;tre parfois d&#233;chirante, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton945.gif?1642092279' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;492&#034; height=&#034;369&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le vaste t&#233;l&#233;roman que constitue l'histoire r&#233;cente de la plus grosse universit&#233; francophone d'Am&#233;rique aura &#233;t&#233; marqu&#233;, dans sa saison 2008-2009, par un &#233;pisode de solidarit&#233; sans pr&#233;c&#233;dent. Il convient de poser d&#232;s maintenant les premi&#232;res pierres de ce qui deviendra notre m&#233;moire collective de la gr&#232;ve de 2009.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est essentiellement &#224; titre de travailleur &#233;tudiant, donc de jeune syndiqu&#233;, que j'ai v&#233;cu la gr&#232;ve de l'hiver 2009. Cette double identit&#233;, &#224; d&#233;faut d'&#234;tre parfois d&#233;chirante, a l'avantage de faire en sorte que nous sommes bien accueillis &#224; la fois chez les syndicats et chez les associations &#233;tudiantes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Mise en sc&#232;ne&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quiconque s'est minimalement d&#233;j&#224; impliqu&#233; &#224; l'UQAM sait tr&#232;s bien que c'est un casse-t&#234;te politique dans lequel se fr&#233;quentent (sans n&#233;cessairement s'appr&#233;cier !) quatre syndicats et sept associations facultaires de toutes les all&#233;geances politiques. Rien, dans l'histoire r&#233;cente de l'UQAM, ne pouvait donc laisser croire &#224; la possibilit&#233; d'un mouvement unitaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce titre, la gr&#232;ve &#233;tudiante de l'hiver 2008 avait largement d&#233;montr&#233; la profondeur du foss&#233; entre associations et syndicats. Alors que les associations &#233;tudiantes en gr&#232;ve se d&#233;menaient pour organiser des actions communes de solidarit&#233;, elles se butaient au mieux &#224; des fins de non-recevoir de la part des syndicats, au pire &#224; des annulations de participation le matin m&#234;me. La gr&#232;ve &#233;tudiante est un &#233;chec sur toute la ligne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d'autres mots, Corbo, le recteur de l'UQAM, avait gagn&#233; sa premi&#232;re manche : diviser les forces vives pour pouvoir casser la r&#233;sistance, une r&#233;volte &#224; la fois.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Acte 1 : la rentr&#233;e automne 2008&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; la rentr&#233;e de l'automne 2008, c'est le d&#233;sert &#224; l'UQAM. Le mouvement &#233;tudiant est inanim&#233; et trois syndicats attendent toujours docilement le r&#232;glement de leur convention collective. Je dis bien trois, car le quatri&#232;me, le syndicat des charg&#233;s de cours (SCCUQ), avait accept&#233; durant l'&#233;t&#233; un prolongement de sa convention collective. Corbo se dirige alors vers une victoire par d&#233;faut&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Acte 2 : session d'hiver 2009&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La rentr&#233;e de l'hiver 2009 est marqu&#233;e par une bravade &#233;tonnante, celle du syndicat des professeures (SPUQ), qui placarde le campus d'une affiche clamant : &#171; &lt;i&gt;6 semaines pour n&#233;gocier&lt;/i&gt; &#187; ! Ah bon, c'est bien, mais apr&#232;s ils vont faire quoi ? Les six semaines s'&#233;coulent paisiblement dans une indiff&#233;rence g&#233;n&#233;rale jusqu'&#224; ce l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale des professeures d&#233;cide qu'elle doit passer &#224; une nouvelle &#233;tape dans ses rapports avec l'administration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Une fois la gr&#232;ve d&#233;clench&#233;e, le SPUQ s'est r&#233;v&#233;l&#233; &#234;tre un fin strat&#232;ge. Il sait qu'il a besoin d'alli&#233;s pour battre Corbo, et surtout pour battre Courchesne, la ministre de l'&#201;ducation. De plus, un support de la communaut&#233; &#233;tudiante, du moins de ses &#233;l&#233;ments progressistes, sera tr&#232;s pertinent au moment de faire des tourn&#233;es de classe pour expliquer aux &#233;tudiantes pourquoi ils et elles n'ont plus acc&#232;s &#224; la moiti&#233; de leurs cours. Pour s'assurer de cet appui, le SPUQ prend bien soin de mettre de l'avant des revendications qui auront un impact sur la qualit&#233; des &#233;tudes. La plus embl&#233;matique est certainement celle concernant l'embauche de 300 nouveaux profs. Justement, les associations en gr&#232;ve en 2008 demandaient la m&#234;me chose&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette revendication assure au SPUQ un capital de sympathie presque instantan&#233; dans la communaut&#233; &#233;tudiante. D'ailleurs, la gr&#232;ve &#233;tudiante est dans l'air et des assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales sont convoqu&#233;es pour t&#226;ter le pouls de la communaut&#233;. Pendant que la gauche s'entretue &#224; savoir s'il faut faire une gr&#232;ve d'appui ou une gr&#232;ve parall&#232;le, la droite, elle, rigole. La pr&#233;sence de professeurs dans les assembl&#233;es &#233;tudiantes r&#233;ussit toutefois &#224; faire pencher la balance dans les facult&#233;s traditionnellement peu enclines &#224; la gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les jours suivants, le S&#233;tue (Syndicat des &#233;tudiantes employ&#233;es) propose de mettre sur pied une nouvelle instance de coordination de la mobilisation : &lt;i&gt;l'intermob&lt;/i&gt;. Cette instance va jouer un r&#244;le fondamental dans le d&#233;roulement de la gr&#232;ve, car elle constitue une mani&#232;re originale et d&#233;centralis&#233;e de conceptualiser les relations intersyndicales. En effet, en r&#233;unissant les comit&#233;s de mobilisation des diff&#233;rents syndicats et associations &#233;tudiantes, les r&#233;unions changent radicalement de ton et de registre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les premi&#232;res actions de solidarit&#233; consistent &#224; organiser des ateliers de r&#233;flexion sur l'universit&#233; que nous voulons. Dans la tradition des forums sociaux, ces ateliers de discussion permettent des rapprochements importants, particuli&#232;rement entre professeurEs et &#233;tudiantEs. On voit appara&#238;tre des nouveaux visages et une atmosph&#232;re de solidarit&#233; communautaire se dessine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette nouvelle atmosph&#232;re est particuli&#232;rement palpable dans les rassemblements unitaires, en particulier lors de la grande assembl&#233;e au th&#233;&#226;tre St-Denis du 26 mars o&#249;, durant trois heures, toute la communaut&#233; s'est exprim&#233;e librement sur le conflit en cours et l'avenir de notre universit&#233;. En ce qui a trait &#224; la rue, les marches de protestation se succ&#232;dent &#224; un rythme d'environ deux par semaine ! On d&#233;cide d'inscrire sur l'unique banni&#232;re de t&#234;te ce qui est d&#233;j&#224; un slogan populaire depuis le d&#233;but du mouvement : &lt;i&gt;L'UQAM c'est nous !&lt;/i&gt; Faisant suite au &lt;i&gt;&#192; qui l'UQAM ?, &#192; nous l'UQAM !&lt;/i&gt; scand&#233; depuis toujours, la r&#233;union de la communaut&#233; atteint un niveau in&#233;gal&#233; lorsque le slogan &#233;volue en :&lt;i&gt; C'est qui l'UQAM ? c'est nous l'UQAM !&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans toutes les actions et manifestations ayant eu lieu dans le cadre de &#171; &lt;i&gt;l'UQAM c'est nous !&lt;/i&gt; &#187;, la f&#234;te du 40e anniversaire de l'UQAM marque, il me semble, l'apog&#233;e de la r&#233;appropriation identitaire de notre universit&#233; populaire. Id&#233;e issue de l'intermob, la f&#234;te du 40e d&#233;sirait profiter du fait que les premi&#232;res lettres patentes avaient &#233;t&#233; &#233;mises le 9 avril 1969 pour mettre la communaut&#233; de l'avant et ainsi r&#233;ellement mettre en pratique le fait que&lt;i&gt; l'UQAM, c'est nous&lt;/i&gt;. Le sociologue Guy Rocher ouvre la c&#233;l&#233;bration en grand. Il d&#233;clare : &#171; &lt;i&gt;Le nouveau Qu&#233;bec qu'on a voulu cr&#233;er dans les ann&#233;es 1960 a &#233;t&#233; immortalis&#233;, consacr&#233;, par la cr&#233;ation de l'UQAM.&lt;/i&gt; &#187; Le rassemblement se termine avec la lecture, par chaque groupe de la communaut&#233;, d'un segment d'une nouvelle charte de l'UQAM o&#249; sont mentionn&#233;s les valeurs et les principes que nous d&#233;sirons voir guider l'institution pour les 40 prochaines ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Acte final : 9 avril 2009&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce que nous devons retenir de tout ce branle-bas de combat, c'est qu'une communaut&#233; s'est solidaris&#233;e et a pu se r&#233;approprier l'identit&#233; de son universit&#233; face &#224; une administration en d&#233;cadence. La r&#233;appropriation &#233;tait si puissante que lors de la &#171; refondation &#187; de l'UQAM du 9 avril, la direction a pr&#233;f&#233;r&#233; annuler les c&#233;r&#233;monies officielles pr&#233;vues depuis des mois. M&#234;me chose pour une soir&#233;e en hommage aux ancienNEs dipl&#244;m&#233;Es. Bien perch&#233;e au 5e &#233;tage du pavillon Athanase-David, la direction s'est retrouv&#233;e compl&#232;tement d&#233;pass&#233;e par le fait qu'elle ne poss&#233;dait plus de pouvoir sur l'image de l'UQAM. &#192; ce titre, on peut dire qu'elle a largement perdu la bataille symbolique et m&#233;diatique&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous connaissons tous et toutes la fin. &#201;tirant l'&#233;lastique de la loi sp&#233;ciale au maximum, les professeurEs n&#233;gocient &lt;i&gt;in extremis&lt;/i&gt; un r&#232;glement satisfaisant avant que les foudres de la ministre Courchesne ne s'abattent sur eux. Les &#233;tudiantEs, eux, retournent en classe mi-figue, mi-raisin. Peu de temps apr&#232;s, les employ&#233;es de soutien membres du SEUQAM obtiennent, gr&#226;ce &#224; la menace d'une journ&#233;e de gr&#232;ve, un r&#232;glement &#224; leur convenance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il reste donc le &#171; p'tit dernier &#187;, le S&#233;tue. Au moment d'&#233;crire ces lignes, il s'av&#232;re peu probable que le syndicat obtienne un r&#232;glement avant la rentr&#233;e. Dans le cadre des festivit&#233;s entourant le 40e (officiel) de l'UQAM, la direction semble &#234;tre en mesure de se payer le luxe d'avoir un &#233;lectron libre sur le campus&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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