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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Flusher tout</title>
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		<dc:date>2009-06-18T18:22:44Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Andr&#233;anne Demers, H&#233;l&#232;ne Godmaire</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Demers, Andr&#233;anne</dc:subject>
		<dc:subject>Godmaire, H&#233;l&#232;ne </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il y a environ une cinquantaine d'ann&#233;es, il &#233;tait encore possible de se baigner dans le fleuve Saint-Laurent, et cela, m&#234;me dans la grande r&#233;gion de Montr&#233;al. Un temps r&#233;volu. Le fleuve se fait encore servir une soupe d'&#233;gouts &#224; longueur d'ann&#233;e, souvent sans traitement. Pas de quoi souhaiter y plonger ! &lt;br class='autobr' /&gt; L'accroissement rapide de la population a entra&#238;n&#233;, en particulier au cours des ann&#233;es 50, 60 et 70, une augmentation marqu&#233;e des rejets industriels, des eaux us&#233;es domestiques et de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Le-Saint-Laurent-en-eaux-" rel="directory"&gt;Dossier : Le Saint-Laurent en eaux troubles&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Ecologie-et-environnement-+" rel="tag"&gt;Ecologie et environnement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Demers-Andreanne-+" rel="tag"&gt;Demers, Andr&#233;anne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Godmaire-Helene-+" rel="tag"&gt;Godmaire, H&#233;l&#232;ne &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton873.gif?1642092277' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;600&#034; height=&#034;927&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il y a environ une cinquantaine d'ann&#233;es, il &#233;tait encore possible de se baigner dans le fleuve Saint-Laurent, et cela, m&#234;me dans la grande r&#233;gion de Montr&#233;al. Un temps r&#233;volu. Le fleuve se fait encore servir une soupe d'&#233;gouts &#224; longueur d'ann&#233;e, souvent sans traitement. Pas de quoi souhaiter y plonger !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'accroissement rapide de la population a entra&#238;n&#233;, en particulier au cours des ann&#233;es 50, 60 et 70, une augmentation marqu&#233;e des rejets industriels, des eaux us&#233;es domestiques et de la pollution agricole. Avec les d&#233;veloppements urbain et rural acc&#233;l&#233;r&#233;s, de nombreux habitats naturels ont &#233;t&#233; d&#233;truits et la qualit&#233; de l'eau s'est d&#233;grad&#233;e. Dans ce contexte, la population a d&#233;laiss&#233; le fleuve et ses rives pour des lieux r&#233;cr&#233;otouristiques plus attrayants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;ponse &#224; cette d&#233;gradation, divers acteurs de la sc&#232;ne politique municipale, provinciale et f&#233;d&#233;rale, ainsi que des chercheurs scientifiques, ont uni leurs efforts pour restaurer et prot&#233;ger les &#233;cosyst&#232;mes. Ce n'est que vers la fin des ann&#233;es 70 que les initiatives d'&#233;puration ont d&#233;but&#233;. Pour la sant&#233; publique et celle de l'environnement, il &#233;tait plus que temps !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;i&gt;Delirium tremens&lt;/i&gt; pour le fleuve&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les eaux us&#233;es collect&#233;es par les municipalit&#233;s dans leurs r&#233;seaux d'&#233;gouts proviennent de trois sources : les r&#233;sidences, les industries, commerces et institutions (ICI) et la pluie. Ces eaux us&#233;es sont charg&#233;es de mati&#232;re organique, de coliformes, de d&#233;chets, de sable, d'hydrocarbures, de produits chimiques de synth&#232;se et de m&#233;taux lourds. Cette charge polluante d&#233;t&#233;riore consid&#233;rablement l'&#233;tat des cours d'eau r&#233;cepteurs. Les apports d'azote et de phosphore contribuent &#224; leur eutrophisation, c'est-&#224;-dire leur enrichissement et leur vieillissement pr&#233;matur&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les polluants chimiques tels que les hydrocarbures, les pesticides, les produits pharmaceutiques, les produits nettoyants domestiques ou les r&#233;sidus domestiques dangereux affectent la faune et la flore aquatiques qui y sont expos&#233;es. Parmi ces produits, plusieurs s'accumulent dans les organismes (bioaccumulation) et le long de la cha&#238;ne alimentaire (bioamplification). Par ailleurs, la pollution bact&#233;riologique (coliformes f&#233;caux), d&#233;t&#233;riore la qualit&#233; de l'eau des rives. Elle limite les usages, notamment la baignade et diverses activit&#233;s aquatiques. On a donc tout int&#233;r&#234;t &#224; les g&#233;rer efficacement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, quelle est la situation aujourd'hui ? Y a-t-il encore des eaux us&#233;es non trait&#233;es rejet&#233;es dans le fleuve ? La baignade est-elle possible ? Pour r&#233;pondre &#224; ces questions, Union Saint-Laurent Grands Lacs, en collaboration avec la Coalition Eau Secours et &#201;cojustice, a examin&#233; l'efficacit&#233; des infrastructure d'assainissement de six municipalit&#233;s le long du Saint-Laurent : Montr&#233;al, Laval, Qu&#233;bec, Longueuil, Trois-Rivi&#232;res et Salaberry-de-Valleyfield.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensemble, ces villes repr&#233;sentent un peu plus de 60 % du d&#233;bit total des eaux us&#233;es de la province. Elles ont &#233;t&#233; s&#233;lectionn&#233;es, comme t&#233;moin, pour leur diversit&#233; de syst&#232;me d'&#233;puration, leur localisation riveraine et leurs dimensions vari&#233;es. Les donn&#233;es analys&#233;es pour les ann&#233;es 2004 &#224; 2006 et 2007 sont extraites des rapports du minist&#232;re des Affaires municipales, des R&#233;gions et de l'Occupation du Territoire (MAMROT).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Allez hop ! Dans l'eau !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Chaque municipalit&#233; doit assurer le bon fonctionnement de sa station d'assainissement d'eaux us&#233;es et doit fournir p&#233;riodiquement des rapports d'analyse au MAMROT. Ainsi, les op&#233;rateurs des stations mesurent plusieurs param&#232;tres dans l'eau qui y entre, et dans celle qui en sort. Ces mesures, compil&#233;es et transmises au MAMROT, servent &#224; s'assurer que la station r&#233;pond aux exigences de rejet &#233;dict&#233;es par le minist&#232;re du D&#233;veloppement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux param&#232;tres sont r&#233;guli&#232;rement mesur&#233;s, soit la demande biochimique en oxyg&#232;ne (DBO) et la concentration de mati&#232;res en suspension (MES). Ces deux mesures sont des indicateurs de la mati&#232;re organique pr&#233;sente dans l'eau. Elles sont donc par le fait m&#234;me des indicateurs de la capacit&#233; d'&#233;puration d'une usine et de la charge polluante des eaux us&#233;es. Plusieurs stations mesurent &#233;galement la concentration de phosphore. Cet &#233;l&#233;ment, essentiel &#224; la croissance des plantes, est un &#233;l&#233;ment cl&#233; car une concentration &#233;lev&#233;e entra&#238;ne l'eutrophisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;bordement ou surverses sont aussi surveill&#233;s. Lors de fortes pluies ou lors de la fonte des neiges, les capacit&#233;s du r&#233;seau d'&#233;gouts combin&#233; (sanitaire et pluvial) et de la station d'&#233;puration peuvent &#234;tre rapidement d&#233;pass&#233;es. Afin d'&#233;viter des refoulements d'&#233;gouts ou des inondations dans les foyers et les sous-sols, l'exc&#232;s d'eau us&#233;e est &#233;vacu&#233; sans traitement directement dans le fleuve Saint-Laurent. Ce ph&#233;nom&#232;ne de &#171; surverse &#187; dure de quelques minutes &#224; quelques heures et se produit plusieurs fois par ann&#233;e. Dans de nombreux cas, ces &#233;v&#233;nements contribuent &#224; la d&#233;gradation de la qualit&#233; de l'eau des rives et &#224; la fermeture de plages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il ne faut pas se leurrer, le ph&#233;nom&#232;ne est admis ! Nos infrastructures de surverse qui lib&#232;rent le trop plein d'eaux us&#233;es non trait&#233;es sont assujetties &#224; des exigences de rejet fix&#233;es en fonction de la qualit&#233; du r&#233;seau et d'objectif environnemental de rejet d&#233;termin&#233; par le MDDEP selon les usages du milieu qui les re&#231;oit...&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un Saint-Laurent frapp&#233; ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'examen des indicateurs pour les six villes t&#233;moins r&#233;v&#232;le que les stations de type &#233;tangs a&#233;r&#233;s (Trois-Rivi&#232;res), boues activ&#233;es (Salaberry-de-Valleyfield) et biofiltre (Qu&#233;bec) permettent de r&#233;duire la DBO jusqu'&#224; 80 %. Elles sont plus efficaces que les stations physico-chimiques que l'on retrouve &#224; Montr&#233;al, &#224; Laval et &#224; Longueuil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le contexte o&#249; plus de la moiti&#233; des eaux us&#233;es de la province sont trait&#233;es par un proc&#233;d&#233; physico-chimique, il va sans dire que, sans traitement secondaire, leurs rejets entra&#238;nent in&#233;vitablement une pollution importante des eaux de surface. Les eaux de ces effluents, encore charg&#233;es de mati&#232;res organiques, imposent une forte demande biologique en oxyg&#232;ne au milieu qui les re&#231;oit, souvent un cours d'eau, en l'occurrence le fleuve Saint-Laurent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En absence de d&#233;sinfection, comme c'est le cas &#224; Montr&#233;al, la pr&#233;sence de coliformes f&#233;caux d&#233;grade la qualit&#233; de l'eau des rives et limite les usages r&#233;cr&#233;atifs. Le proc&#233;d&#233; physico-chimique a l'avantage de traiter rapidement d'&#233;normes volumes d'eau. Cependant, il ne permet pas d'&#233;liminer ad&#233;quatement certains contaminants, tels les m&#233;taux lourds, les cyanures, les compos&#233;s ph&#233;noliques et les produits pharmaceutiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucun contr&#244;le syst&#233;matique de ces substances polluantes n'est effectu&#233; &#224; la source. Ce qui permet &#224; un grand nombre d'industries de ne pas s'inqui&#233;ter de les lib&#233;rer dans le r&#233;seau des eaux us&#233;es ou directement dans le fleuve. Et on n'en finit pas d'attendre le Programme provincial sur les rejets industriels.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#199;a d&#233;borde !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne les mesures de phosphore, les stations de Montr&#233;al, Longueuil et Laval respectent les exigences de rejet de 0,5 mg/L comme bon nombre de stations &#224; travers le Qu&#233;bec. Mais m&#234;me le respect de ces exigences fait que l'apport en phosphore dans les cours d'eau a un impact significatif. &#192; Montr&#233;al seulement on rejette pr&#232;s de 1,3 tonne de phosphore par jour, c'est-&#224;-dire 16 % de ce que contient tout le fleuve Saint-Laurent. &#192; ce taux-l&#224;, heureusement, au MDDEP on r&#233;fl&#233;chit &#224; revoir ces exigences de rejet. Enfin si ce n'est pas pour tout le fleuve, c'est au moins pour les plans d'eau affect&#233;s par les cyanobact&#233;ries.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre 2004 et 2006, les six villes &#233;tudi&#233;es ont enregistr&#233;, en moyenne, plus de 500 d&#233;bordements de leurs infrastructures de surverse &#224; chaque ann&#233;e. Les villes de Laval et de Qu&#233;bec sont celles qui ont effectu&#233; en moyenne le plus de surverses, avec plus de 2 000 d&#233;bordements. Les villes de Laval et de Salaberry-de-Valleyfield ont pr&#233;sent&#233; &#233;galement des surverses par temps sec. Ce probl&#232;me survient lorsque le r&#233;seau ne peut traiter le volume d'eau us&#233;e g&#233;n&#233;r&#233; par les utilisateurs : r&#233;sidants, entreprises, commerces, institutions et industries.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis, Salaberry-de-Valleyfield a solutionn&#233; son probl&#232;me. Le nombre de surverses par temps sec a diminu&#233; &#224; chaque ann&#233;e depuis 2004 et a &#233;t&#233; &#233;limin&#233; en 2007. Mais &#224; Laval, le probl&#232;me persiste avec pr&#232;s de 350 d&#233;bordements par ann&#233;e ! Les volumes d'eau us&#233;e rejet&#233;s lors de ces d&#233;bordements ne sont pas connus. Un certain pourcentage des infrastructures de surverse est &#233;quip&#233; d'un enregistreur qui mesure la dur&#233;e des d&#233;bordements en nombre d'heures. Il est cependant difficile, voire m&#234;me impossible, d'&#233;valuer le volume total.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des fuites dans les normes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De fa&#231;on g&#233;n&#233;rale au Qu&#233;bec, la situation en 2007 a &#233;t&#233; semblable. Un grand nombre de surverses ont eu lieu fr&#233;quemment et principalement en temps de pluie : 27 137 d&#233;bordements sur un total de 45 178, soit 59 % de toutes les surverses enregistr&#233;es sur les 4 208 installations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus de 20 villes de la province ont survers&#233; en temps sec l'ann&#233;e pass&#233;e. Ironie, seulement 15 % des stations ont enregistr&#233; une &#233;valuation inf&#233;rieure &#224; 85 %... car selon les normes &#233;tablies, elles respectent les exigences. Globalement, le syst&#232;me fuit &#171; correctement &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au probl&#232;me des surverses s'ajoute celui des raccordements crois&#233;s. L&#224; o&#249; les r&#233;seaux de collecte des eaux sanitaires et pluviales sont s&#233;par&#233;s, les eaux pluviales sont dirig&#233;es vers le fleuve tandis que les eaux us&#233;es domestiques sont trait&#233;es en station. Le branchement accidentel ou ill&#233;gal d'un &#233;gout domestique &#224; l'&#233;gout pluvial constitue un raccordement crois&#233;. Dans un tel cas, les eaux us&#233;es domestiques sont d&#233;vers&#233;es avec les eaux de pluie, sans traitement, directement dans le Saint-Laurent, et ce, toute l'ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D'la vraie &#171; &lt;i&gt;chnoute&lt;/i&gt; &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On n'en est plus &#224; l'&#233;poque o&#249; les &#233;gouts &#233;taient officiellement d&#233;vers&#233;s dans le fleuve. Des milliards de dollars ont &#233;t&#233; investis au cours des derni&#232;res d&#233;cennies pour assainir les eaux us&#233;es des villes. Plus de 700 stations d'assainissement sont en op&#233;ration. M&#234;me si l'on constate une am&#233;lioration, il est clair qu'on est encore loin de r&#233;tablir et de maintenir la sant&#233; de notre &#233;cosyst&#232;me fluvial. Le probl&#232;me est g&#233;n&#233;ralis&#233; ; chaque ann&#233;e, les villes de la r&#233;gion des Grands Lacs et du Saint-Laurent d&#233;versent plus de 90 milliards de litres d'eaux us&#233;es brutes dans les lacs et le fleuve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Qu&#233;bec, certaines villes traitent ad&#233;quatement leurs eaux us&#233;es sans enregistrer de surverse... sauf bien s&#251;r en situation d'urgence. La g&#233;ographie, la d&#233;mographie et les d&#233;bits trait&#233;s y sont certainement pour quelque chose, mais c'est pour quand la fin de la M. dans le fleuve ? C'est pourtant r&#233;alisable. De grandes villes telles que Portland, Seattle, Toronto et Chicago ont commenc&#233; &#224; mettre en &#339;uvre, avec succ&#232;s, des strat&#233;gies visant le z&#233;ro d&#233;bordement, avec notamment une meilleure gestion des eaux pluviales.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#192; l'action et vite&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'am&#233;lioration des infrastructures de collecte et d'assainissement des eaux us&#233;es est un processus lent. Les centres urbains sont en expansion, &#231;a exige qu'on demande la modernisation des syst&#232;mes d'&#233;gouts v&#233;tustes et malgr&#233; tout, certains probl&#232;mes peuvent &#234;tre corrig&#233;s rapidement. Des solutions existent et plusieurs actions doivent &#234;tre entreprises collectivement (gouvernements, industries, citoyens, etc.), et ce, sans n&#233;cessiter d'investissement massif. Parmi les pistes de solutions prometteuses et abordables se trouvent l'innovation technologique, l'urbanisme cr&#233;atif et l'engagement citoyen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gestion des eaux pluviales et des eaux us&#233;es doit &#234;tre revue et modernis&#233;e surtout dans la perspective de financements &#233;ventuels qui seront consacr&#233;s aux infrastructures municipales dont les r&#233;seaux d'assainissement. Il n'y a rien de nouveau dans de ce qui doit &#234;tre fait. Le d&#233;fi est de s'assurer que ces solutions soient int&#233;gr&#233;es et mises en &#339;uvre. Il est cependant essentiel de r&#233;viser la r&#233;glementation et d'adopter une approche multidisciplinaire et de d&#233;velopper des incitatifs. Le succ&#232;s d&#233;pend d'une volont&#233; de tous &#224; &#233;laborer une vision &#224; long terme et &#224; la r&#233;aliser. Quand il s'agit de la sant&#233; humaine et environnementale, il est difficile d'ignorer plus longtemps la qualit&#233; de nos eaux de rejet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour en savoir plus :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Union Saint-Laurent Grands Lacs et Coalition Eau Secours, &lt;i&gt;Eaux us&#233;es et Fleuve Saint-Laurent : Probl&#232;mes et solutions&lt;/i&gt;, 2009, 22 pages. (&lt;a href=&#034;http://www.glu.org/fr/node/259#attachments&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.glu.org/fr/node/259#attachments&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Comit&#233; ZIP Jacques Cartier, &#171; On a un tuyau pour vous... Rejet d'eaux us&#233;es en rives et qualit&#233; de l'eau &#187;. &lt;i&gt;Atlas du r&#233;seau d'eaux de Montr&#233;al&lt;/i&gt;, 2003, 55 pages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Ville de Montr&#233;al, Station d'&#233;puration des eaux us&#233;es. Consult&#233; le 28 septembre 2008 (&lt;a href=&#034;http://services.ville&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://services.ville&lt;/a&gt;. montreal.qc.ca/station/fr/accustaf.htm)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Ecojustice, Great Lakes Sewage Report Card., 2006. Consult&#233; le 20 mai 2008 (&lt;a href=&#034;http://www.ecojustice.ca/publications/reports/the-great-lakes-sewage-report-card&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.ecojustice.ca/publications/reports/the-great-lakes-sewage-report-card&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Ecojustice, 2008. Green Cities Great Lakes. Consult&#233; 11 octobre 2008 (&lt;a href=&#034;http://www.ecojustice.ca/publications/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.ecojustice.ca/publications/&lt;/a&gt; reports/the-green-infrastructure-report)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;H&#233;l&#232;ne Godmaire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Union Saint-Laurent Grands Lacs&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Andr&#233;anne Demers&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Coalition Eau Secours&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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