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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Idle No More</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Daniel Chapdelaine</dc:creator>


		<dc:subject>Colonialisme et imp&#233;rialisme</dc:subject>
		<dc:subject>Peuples autochtones</dc:subject>
		<dc:subject>Emancipation, insubordination, insurrection</dc:subject>
		<dc:subject>Chapdelaine, Daniel</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis des centaines d'ann&#233;es, les peuples autochtones prot&#232;gent leurs territoires, maintiennent et gardent dynamiques leurs langues, leurs traditions et leurs cultures, et tentent d'avoir des rapports justes et &#233;quitables avec les Canadien&#183;ne&#183;s. Or, ces efforts passent souvent inaper&#231;us, et sont m&#234;me ignor&#233;s, jusqu'&#224; ce que se produisent l'&#233;tincelle, le point de paroxysme ou la crise &lt;br class='autobr' /&gt; L'hiver 2012&#8211;2013 a &#233;t&#233; l'un de ces moments. On s'en souviendra &#8211; tout comme on se souvient du maelstr&#246;m (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Resistances-autochtones-" rel="directory"&gt;Dossier : R&#233;sistances autochtones&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Imperialisme-+" rel="tag"&gt;Colonialisme et imp&#233;rialisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Nations-autochtones-+" rel="tag"&gt;Peuples autochtones&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Emancipation-insubordination-+" rel="tag"&gt;Emancipation, insubordination, insurrection&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Chapdelaine-Daniel-+" rel="tag"&gt;Chapdelaine, Daniel&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1908.jpg?1642092161' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;216&#034; height=&#034;333&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis des centaines d'ann&#233;es, les peuples autochtones prot&#232;gent leurs territoires, maintiennent et gardent dynamiques leurs langues, leurs traditions et leurs cultures, et tentent d'avoir des rapports justes et &#233;quitables avec les Canadien&#183;ne&#183;s. Or, ces efforts passent souvent inaper&#231;us, et sont m&#234;me ignor&#233;s, jusqu'&#224; ce que se produisent l'&#233;tincelle, le point de paroxysme ou la crise&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'hiver 2012&#8211;2013 a &#233;t&#233; l'un de ces moments. On s'en souviendra &#8211; tout comme on se souvient du maelstr&#246;m de la conclusion des trait&#233;s, du tourbillon politique provoqu&#233; par le mouvement Red Power ou de la mobilisation de 1969-1970 contre le Livre blanc, des mouvements de r&#233;sistance qui ont eu lieu &#224; Oka, au lac Gustefson, &#224; Ipperwash, &#224; Burnt Church, &#224; Goose Bay, &#224; Kanostaton, et ainsi de suite &#8211; comme l'un des moments les plus importants de notre histoire collective. &#171; Idle No More &#187;, comme on en est venu &#224; l'appeler, a &#233;t&#233; un moment d&#233;cisif ; la concr&#233;tisation des efforts pass&#233;s et leur projection dans l'avenir. La le&#231;on qu'on peut tirer de cette br&#232;ve mise en contexte est que la majorit&#233; des peuples autochtones n'ont jamais &#233;t&#233; apathiques lorsqu'il s'agissait de prot&#233;ger ce qui est important pour nos communaut&#233;s, et nous ne le serons jamais. [&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'&#233;tincelle : le projet de loi C-45&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;[Idle No More] est le dernier maillon d'une tr&#232;s longue cha&#238;ne de r&#233;sistance. Il a &#233;t&#233; forg&#233; &#224; la fin de novembre 2012, lorsque quatre femmes de la Saskatchewan ont organis&#233; une assembl&#233;e afin d'&#233;duquer les communaut&#233;s autochtones (et canadiennes) sur les impacts du projet de loi C-45 du gouvernement f&#233;d&#233;ral canadien [adopt&#233; en d&#233;cembre 2012 sous le nom de Loi de 2012 sur l'emploi et la croissance, ndlr]. Ces 457 pages de mesures l&#233;gislatives, un &#171; omnibus &#187; de nouvelles lois, apportent des changements majeurs &#224; la Loi sur les Indiens, la Loi sur les p&#234;ches, la Loi canadienne sur l'&#233;valuation environnementale et la Loi sur la protection des eaux navigables, entre autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Intitul&#233; Idle No More, cet atelier organis&#233; par Sylvia McAdam, Jess Gordon, Nina Wilson et Sheelah Mclean a soulev&#233; diverses pr&#233;occupations en lien avec la suppression de certaines mesures de protection de l'environnement (en particulier de l'eau et de l'habitat du poisson), &#171; l'emprunt &#187; inappropri&#233; des territoires des Premi&#232;res Nations, ainsi que le manque (voire l'absence) de consultation des personnes les plus concern&#233;es alors que les trait&#233;s et les droits autochtones &#233;taient menac&#233;s. Avec l'aide des m&#233;dias sociaux et des activistes autochtones impliqu&#233;s directement sur le terrain, dans leur communaut&#233;, ce rassemblement a inspir&#233; un mouvement d'un bout &#224; l'autre du continent. Des centaines de milliers d'Autochtones, dans les communaut&#233;s comme dans les centres urbains, ont particip&#233; &#224; des ateliers de partage, des manifestations, des blocus et des &#171; &lt;i&gt;round dances &lt;/i&gt; &#187; dans des espa&#173;ces publics et en plein air, dans nos r&#233;serves et dans nos espaces sacr&#233;s. [&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec cr&#233;ativit&#233; et passion, le mouvement Idle No More a mis en &#233;vidence les dynamiques abusives pr&#233;sentes de longue date entre les gouvernements canadiens successifs et les peuples autochtones. Il a fait la lumi&#232;re sur des ann&#233;es de malhonn&#234;tet&#233;, de racisme et de vol pur et simple. Il a secou&#233; la population canadienne comme jamais auparavant. En quatre mois, Idle No More a d&#233;pass&#233; les limites de l'&#206;le de la Tortue&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'&#238;le de la Tortue est le nom que donnent plusieurs Premi&#232;res Nations &#224; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; pour devenir un mouvement mondial, aux revendications multiples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Idle No More est, si on l'explique de la fa&#231;on la plus simple possible, une r&#233;ponse &#224; l'h&#233;ritage de colonisation et de violence, historiquement ancr&#233;, mais toujours &#224; l'&#339;uvre en Am&#233;rique du Nord et &#224; travers le monde. Cet h&#233;ritage implique le vol de terres ancestrales, la violation de trait&#233;s et, bien s&#251;r, de nombreux malentendus. Pour toutes ces raisons, il y a encore beaucoup de sujets qui doivent &#234;tre discut&#233;s et r&#233;fl&#233;chis, et beaucoup d'actions doivent &#234;tre entreprises afin de r&#233;parer les torts caus&#233;s. En ce sens, Idle No More est une occasion unique, une opportunit&#233; pour chacun et chacune d'approfondir sa compr&#233;hension des circonstances et des choix qui ont men&#233; &#224; la situation actuelle, et un espace de d&#233;bat pour trouver des solutions ensemble. Ce mouvement est un moment important pour entamer un dialogue sur comment vivre ensemble, convenablement et pacifiquement, en tant que nations et voisin&#183;e&#183;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Winter We Danced rassemble une bonne partie de l'important travail qui a &#233;t&#233; accompli et se veut une contribution aux nouvelles trajectoires d'Idle No More et aux mouvements &#224; venir. Ce livre t&#233;moigne de ce que le mouvement repr&#233;sente dans notre histoire et pose des questions essentielles sur l'&#233;tat de la militance autochtone aujourd'hui. Plus important encore, il nous permet de jeter un &#339;il vers notre avenir. Comme lors d'une &#171; round dance &#187;, les lectrices et les lecteurs sont invit&#233;s &#224; r&#233;fl&#233;chir &#224; ce moment si beau et signi&#173;ficatif, &#224; se rem&#233;morer les &#233;v&#233;nements qui sont survenus, &#224; les c&#233;l&#233;brer ainsi qu'&#224; penser et prendre part &#224; un changement qui soit pour le plus grand b&#233;n&#233;fice de tous et toutes. The Winter We Danced aimerait servir &#224; cr&#233;er un espace ouvert &#224; tou&#183;te&#183;s, et peut &#234;tre m&#234;me inspirer d'autres mouvements. [&#8230;]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'&#238;le de la Tortue est le nom que donnent plusieurs Premi&#232;res Nations &#224; l'Am&#233;rique du Nord&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Cet article est une partie de l'introduction du livre &lt;i&gt;The Winter We Danced &lt;/i&gt; &#233;crit par le Collectif Kino-nda-niimi (Arbeiter Ring Publishing, mars 2014), traduite et reproduite ici avec leur aimable autorisation. Les intertitres et les notes sont de nous. Traduction de Daniel Chapdelaine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Mercenaires des pharmaceutiques ?</title>
		<link>https://www.ababord.org/Mercenaires-des-pharmaceutiques</link>
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		<dc:date>2014-04-15T23:39:21Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Daniel Chapdelaine</dc:creator>


		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Recherche scientifique</dc:subject>
		<dc:subject>Chapdelaine, Daniel</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'industrie pharmaceutique des m&#233;dicaments d'origine vit des changements importants ces derni&#232;res ann&#233;es. En effet, les brevets de plusieurs produits vedettes sont &#233;chus ou en voie de l'&#234;tre d'ici quatre &#224; cinq ans. L'industrie appelle &#231;a la falaise des brevets (patent cliff). Les fabricants de g&#233;n&#233;riques pourront donc commercialiser des copies &#224; moindre co&#251;t, ce qui repr&#233;sente une &#233;conomie pour les r&#233;gimes d'assurances, publics comme priv&#233;s, et on peut collectivement s'en r&#233;jouir. &lt;br class='autobr' /&gt; Pour (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-50-ete-2013-" rel="directory"&gt;No 050 - &#233;t&#233; 2013&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Privatisation-et-partenariats-+" rel="tag"&gt;Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sante-et-services-sociaux-+" rel="tag"&gt;Sant&#233; et services sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Recherche-scientifique-+" rel="tag"&gt;Recherche scientifique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Chapdelaine-Daniel-+" rel="tag"&gt;Chapdelaine, Daniel&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1778.png?1642092152' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;376&#034; height=&#034;255&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'industrie pharmaceutique des m&#233;dicaments d'origine vit des changements importants ces derni&#232;res ann&#233;es. En effet, les brevets de plusieurs produits vedettes sont &#233;chus ou en voie de l'&#234;tre d'ici quatre &#224; cinq ans. L'industrie appelle &#231;a la falaise des brevets (&lt;i&gt;patent cliff&lt;/i&gt;). Les fabricants de g&#233;n&#233;riques pourront donc commercialiser des copies &#224; moindre co&#251;t, ce qui repr&#233;sente une &#233;conomie pour les r&#233;gimes d'assurances, publics comme priv&#233;s, et on peut collectivement s'en r&#233;jouir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour l'industrie des m&#233;dicaments d'origine par contre, cela se traduit par des pertes de revenus consid&#233;rables : pour pouvoir exiger des prix faramineux, elles doivent inventer de nouveaux produits, les breveter et surtout, d&#233;montrer que ceux-ci apportent un avantage r&#233;el par rapport aux produits d&#233;j&#224; existants. Mais voil&#224;, l'industrie a g&#233;n&#233;r&#233; tr&#232;s peu d'innovations &#224; ce chapitre ces dix ou quinze derni&#232;res ann&#233;es. Il faut se rappeler que la mise au point d'un nouveau compos&#233; th&#233;ra&#173;peutique n&#233;cessite entre cinq et dix ans et des dizai&#173;nes de millions de dollars en investissement, depuis le laboratoire de chimie jusqu'aux &#233;tudes cliniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela dit, la patience des investisseurs a ses limites et la recherche et d&#233;veloppement (R et D) est en d&#233;clin, particuli&#232;rement dans les pays o&#249; les chercheurs sont bien pay&#233;s, ce qui est le cas du Qu&#233;bec. En effet, on assiste depuis dix ans &#224; la fermeture de tous les grands laboratoires de R et D pharmaceutiques du Grand Montr&#233;al : Biochem Pharma, Bristol-Myers-Squibb, Merck Frosst, Wyeth-Ayerst, Boehringer et Astra Zeneca pour ne nommer que ceux-l&#224;. Ce sont des milliers d'emplois de chercheures qui ont donc disparu et Montr&#233;al ne peut plus vraiment se targuer d'&#234;tre un joyau de la R et D pharmaceutique aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Partenariats public-priv&#233; &#224; la rescousse&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Parmi les raisons qui expliquent le manque d'innovations pharmaceutiques des derni&#232;res ann&#233;es, on peut invoquer que les cibles th&#233;rapeutiques &#171; faciles &#187; ont &#233;t&#233; exploit&#233;es et que les probl&#232;mes auxquels il faut s'attaquer pour mettre au point des traitements th&#233;rapeutiques &#171; faciles &#187; ont &#233;t&#233; exploit&#233;es et que les probl&#232;mes auxquels il faut s'attaquer pour mettre au point des traitements vraiment avantageux sont tr&#232;s complexes. S'il est vrai que l'on doit se r&#233;jouir de pouvoir traiter les principaux malaises avec des compos&#233;s g&#233;n&#233;riques, il reste que l'innovation est toujours n&#233;cessaire pour de nouveaux traitements contre les cancers, les virus et les maladies neurod&#233;g&#233;n&#233;ratives, par exemple. Le gouvernement du Qu&#233;bec, ne voulant pas laisser couler &#224; pic le prestigieux domaine d'activit&#233; de la recherche pharmaceutique, est en train de mettre en place un nouveau mod&#232;le de d&#233;veloppement en partenariat avec l'industrie et les universit&#233;s&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pierre Th&#233;roux, &#171; Un autre mod&#232;le pour la R-D &#187;, Les Affaires, 2 f&#233;vrier 2013.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Le gouvernement d&#233;pense 125 millions $, l'industrie investit aussi des dizaines de millions (encourag&#233;e par le cr&#233;dit d'imp&#244;t qui est pass&#233; de 18 &#224; 28 % en 2012), et la recherche se fait&#8230; &#224; l'universit&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce partenariat public-priv&#233; encens&#233; par plusieurs m&#233;rite toutefois certains b&#233;mols. Certes, les chercheurs universitaires ont souvent de bonnes id&#233;es. Certes, ils manquent de fonds pour les concr&#233;tiser, surtout que les fonds de recherches des organismes de subvention (f&#233;d&#233;ral, provincial) sont en stagnation depuis des ann&#233;es. Mais comment se r&#233;jouir du fait que le travail de recherche qui g&#233;n&#233;rait auparavant de nombreux emplois directs et indirects va maintenant &#224; peine permettre la survivance de quelques &#233;tudiantes de ma&#238;trise et de doctorat dans nos universit&#233;s ? Quelles seront les perspectives d'emploi pour ces jeunes chercheures une fois le &lt;i&gt;cheap labor&lt;/i&gt; achev&#233;, je veux dire, le dipl&#244;me en main ? Quelle p&#233;rennit&#233; pour ce financement ? Qu'en sera-t-il de la propri&#233;t&#233; intellectuelle ? Les universit&#233;s sauront-elles obtenir des fonds de nature plus structurante ou seulement des &#171; contrats &#187; qui profitent peut-&#234;tre &#224; un laboratoire en son sein, mais laissant les co&#251;ts d'infrastructures aux frais, vous l'aurez devin&#233;, de la collectivit&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois qu'on a compris que les &#171; &lt;i&gt; Big Pharmas&lt;/i&gt; &#187; ne veulent plus prendre les risques li&#233;s &#224; la R et D, se d&#233;lestant des immobilisations, des engagements salariaux et autres, on devrait se demander pourquoi les universit&#233;s, et les contribuables par ricochet, devraient assumer ces risques. &#192; moins que la collectivit&#233; en retire aussi les b&#233;n&#233;fices. Mais en cette mati&#232;re, si le pass&#233; est garant de l'avenir, ce partenariat public-priv&#233; risque d'&#234;tre plut&#244;t asym&#233;trique : les risques pour le public, les profits pour le priv&#233; ! On se rappellera l'histoire de Biochem Pharma qui, au lieu de d&#233;velopper son traitement anti-VIH sensationnel, a plut&#244;t pr&#233;f&#233;r&#233; se fondre dans la g&#233;ante britannique Shire au tournant des ann&#233;es 2000. Les dirigeants de Biochem s'en sont mis plein les poches avec cette transaction de cinq milliards de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On devra donc surveiller de pr&#232;s ce qui adviendra des investissements (largement) publics qui sont faits du c&#244;t&#233; de l'Institut de recherche en immunologie et canc&#233;rologie (IRIC, rattach&#233; &#224; l'Universit&#233; de Montr&#233;al), qui a r&#233;cemment annonc&#233; un partenariat de plusieurs millions de dollars avec Bristol-Myers Squibb pour le d&#233;veloppement de nouveaux anticanc&#233;reux&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Martin Primeau, &#171; Entente pour deux m&#233;dicaments en d&#233;veloppement &#224; Montr&#233;al (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Quoique pour l'instant, les d&#233;tails sont confidentiels&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Esp&#233;rons que les ententes conclues dans ce type de partenariat seront &#233;quitables pour la collectivit&#233;, mais aussi que celles-ci auront un effet structurant sur ce domaine d'activit&#233; &#233;conomique important que repr&#233;sente la recherche pharmaceutique au Qu&#233;bec. Enfin, consid&#233;rant que les fonds publics de recherche sont de plus en plus difficiles &#224; obtenir, les modes de financement passant par l'industrie risquent de cr&#233;er des distorsions quant aux objets de la recherche. En somme, une question qui devrait &#234;tre cruciale pour les professeurs, les &#233;tudiants et l'universit&#233; : les projets cofinanc&#233;s auront-ils un int&#233;r&#234;t acad&#233;mique ou transformeront-ils simplement les universitaires en mercenaires pharmaceutiques ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pierre Th&#233;roux, &#171; Un autre mod&#232;le pour la R-D &#187;,&lt;i&gt; Les Affaires&lt;/i&gt;, 2 f&#233;vrier 2013.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Martin Primeau, &#171; Entente pour deux m&#233;dicaments en d&#233;veloppement &#224; Montr&#233;al &#187;, &lt;i&gt;La Presse&lt;/i&gt;, 7 f&#233;vrier 2013.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Illustration : Codex Seraphinius&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Paradis sous terre</title>
		<link>https://www.ababord.org/Paradis-sous-terre</link>
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		<dc:date>2013-03-11T23:38:48Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Daniel Chapdelaine</dc:creator>


		<dc:subject>Compagnies mini&#232;res et p&#233;troli&#232;res</dc:subject>
		<dc:subject>Livres</dc:subject>
		<dc:subject>Chapdelaine, Daniel</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Paradis sous terre, Alain Deneault et William Sacher, &#201;cosoci&#233;t&#233;, 2012, 188 pages. &lt;br class='autobr' /&gt; Si le Canada est une plaque tournante de l'industrie mini&#232;re mondiale (avec 75 % des si&#232;ges sociaux), cela ne tient pas du hasard. Le principe du free mining, en place depuis l'&#233;poque coloniale, place les int&#233;r&#234;ts des compagnies d'exploration et d'extraction devant ceux des populations locales et des &#233;pargnants. &lt;br class='autobr' /&gt;
La Bourse de Toronto est le point central des transactions mini&#232;res, position favoris&#233;e (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-47-dec-2012-jan-2013-" rel="directory"&gt;No 047 - d&#233;c. 2012 / jan. 2013&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Cies-minieres-et-petrolieres-+" rel="tag"&gt;Compagnies mini&#232;res et p&#233;troli&#232;res&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Livres-+" rel="tag"&gt;Livres&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Chapdelaine-Daniel-+" rel="tag"&gt;Chapdelaine, Daniel&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1571.gif?1642092141' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;253&#034; height=&#034;382&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Paradis sous terre&lt;/i&gt;, Alain Deneault et William Sacher, &#201;cosoci&#233;t&#233;, 2012, 188 pages.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si le Canada est une plaque tournante de l'industrie mini&#232;re mondiale (avec 75 % des si&#232;ges sociaux), cela ne tient pas du hasard. Le principe du &lt;i&gt;free mining&lt;/i&gt;, en place depuis l'&#233;poque coloniale, place les int&#233;r&#234;ts des compagnies d'exploration et d'extraction devant ceux des populations locales et des &#233;pargnants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Bourse de Toronto est le point central des transactions mini&#232;res, position favoris&#233;e d'abord par la quasi-absence de contr&#244;les sur les informations fournies aux actionnaires. Libre cours, donc, pour exag&#233;rer le potentiel d'extraction des sites projet&#233;s et cacher les obstacles &#224; l'exploitation, comme l'opposition des populations locales. Avec des cons&#233;quences scandaleuses : on se rappellera l'aventure Bre-X, dans laquelle des milliers d'&#233;pargnants ont &#233;t&#233; flou&#233;s pour 6 G$ en 1997. Un climat d'affaires favorable, version canadienne : avantages fiscaux sur investissements et taux de redevances minimes sur les profits nets (manipul&#233;s &#224; souhaits) font que plusieurs installations mini&#232;res au pays ne rapportent rien aux citoyennes ; et pendant ce temps, les meilleures ressources publiques, les plus accessibles aussi, sont extraites &#224; notre face m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les d&#233;g&#226;ts ne se limitent pas ici, 50 % des projets cot&#233;s &#224; la Bourse torontoise &#233;tant situ&#233;s &#224; l'&#233;tranger, principalement dans les pays en voie de d&#233;veloppement. Gouvernements corrompus et droits de la personne bafou&#233;s sont le terrain de pr&#233;dilection de &#171; nos &#187; multinationales jouissant du soutien &#233;conomique, diplomatique et juridique du Canada par diff&#233;rents organes, comme l'ACDI par exemple. En outre, il est impossible pour des ressortissants &#233;trangers de poursuivre ici les soci&#233;t&#233;s qui ont caus&#233; des torts irr&#233;parables : destruction de milieux naturels ou agricoles, assassinats d'opposants, etc. Quand le f&#233;d&#233;ral intervient, c'est pour vanter l'industrie aux niveaux national et mondial ainsi que pour &#171; guider les pays en d&#233;veloppement &#187; dans l'&#233;tablissement de r&#233;gimes miniers calqu&#233;s sur notre syst&#232;me d&#233;j&#224; d&#233;ficient. Enfin, le fait que des centaines de millions de dollars sont investis dans ce secteur par la Caisse de d&#233;p&#244;t et placement du Qu&#233;bec et autres fonds d'investissement nous renvoie une part de responsabilit&#233; comme citoyenne, une fois que l'on sait.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Le Qu&#233;bec en sevrage ?</title>
		<link>https://www.ababord.org/Le-Quebec-en-sevrage</link>
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		<dc:date>2013-01-31T16:03:25Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Daniel Chapdelaine</dc:creator>


		<dc:subject>Chapdelaine, Daniel</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le Gouvernement Marois vient de mettre fin &#224; la &#034;R&#232;gle des 15 ans&#034; qui obligeait le R&#233;gime public d'Assurance-m&#233;dicaments &#224; rembourser le produit d'origine m&#234;me apr&#232;s l'expiration du brevet. Auparavant, il se refusait donc des &#233;conomies d'&#233;chelle. En effet, pratiquement partout ailleurs dans le monde o&#249; existe ce type d'assurance, le gouvernement ne rembourse que le m&#233;dicament le moins cher, qui est &#233;videmment le g&#233;n&#233;rique. Alain Dubuc fait donc une sortie qui nous soutirerait des larmes, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Le-blogue-de-la-Redac-" rel="directory"&gt;Le blogue de la R&#233;dac&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Chapdelaine-Daniel-+" rel="tag"&gt;Chapdelaine, Daniel&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Gouvernement Marois vient de mettre fin &#224; la &#034;R&#232;gle des 15 ans&#034; qui obligeait le R&#233;gime public d'Assurance-m&#233;dicaments &#224; rembourser le produit d'origine m&#234;me apr&#232;s l'expiration du brevet. Auparavant, il se refusait donc des &#233;conomies d'&#233;chelle. En effet, pratiquement partout ailleurs dans le monde o&#249; existe ce type d'assurance, le gouvernement ne rembourse que le m&#233;dicament le moins cher, qui est &#233;videmment le g&#233;n&#233;rique. Alain Dubuc fait donc une &lt;a href=&#034;http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/alain-dubuc/201301/18/01-4612757-le-quebec-et-le-medicament.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;sortie&lt;/a&gt; qui nous soutirerait des larmes, en d&#233;non&#231;ant cette mesure extr&#234;me du PQ, soit l'abolition de la r&#232;gle des 15 ans. Mais s&#233;chez vite vos larmes, les Big Pharmas ne vont pas faire faillite demain matin...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Franchement M. Dubuc, les Big Pharma sont parmi les plus gros assist&#233;s sociaux que le Qu&#233;bec a connus ces 20 derni&#232;res ann&#233;es. La &#034;R&#232;gle des 15 ans&#034; a co&#251;t&#233; bon an mal an, 150 &#224; 250 millions $ par ann&#233;e au Tr&#233;sor qu&#233;b&#233;cois. Cela &#233;tait peut-&#234;tre justifi&#233; par les nombreux emplois lucratifs du domaine de la recherche, mais c'est du pass&#233;. Pourquoi ? Parce que les multinationales sont en affaires, et qu'en affaires, il n'y a pas d'amis, pas de reconnaissance envers la main qui vous nourrit, pas de scrupules non plus. Alors ces compagnies continuent &#224; profiter de notre bonne foi, nous qui payons collectivement 2-3 fois le prix &#034;juste&#034; d'un m&#233;dicament sous pr&#233;texte qu'il est &#034;d'origine&#034;... Mais cette RetD elle ne se fait plus ici : elle se fait en Chine, &#224; Taiwan comme vous dites... pas juste les g&#233;n&#233;riques l&#224; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Allez voir les perspectives d'emploi en recherche pharma au Qu&#233;bec, juste pour voir : on n'est plus dans les ann&#233;es 1990, loin de l&#224;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il faut aussi faire tr&#232;s attention &#224; ce qu'on appelle un m&#233;dicament d'origine : la seule et unique raison pour laquelle on devrait payer pour autre chose qu'un g&#233;n&#233;rique, c'est quand le m&#233;dic d'origine est NOVATEUR. Or, plusieurs de ceux-l&#224; pourraient &#234;tre qualifi&#233;es de &#034;copies originales&#034;, en ce sens qu'elles n'apportent &#224; peu pr&#232;s rien de mieux que l'ancien &#034;original&#034; dont le brevet est &#233;chu... En chinois on appelle &#231;a des &lt;i&gt;Me-Too&lt;/i&gt;. Alors pourquoi payer plus ? MARKETING, doubl&#233; de LOBBYING !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/alain-dubuc/201301/18/01-4612757-le-quebec-et-le-medicament.php" class="spip_out"&gt;Alain Dubuc, Le Qu&#233;bec et le m&#233;dicament&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sant&#233; Canada et la s&#233;curit&#233; des m&#233;dicaments</title>
		<link>https://www.ababord.org/Sante-Canada-et-la-securite-des</link>
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		<dc:date>2012-09-02T22:29:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Daniel Chapdelaine</dc:creator>


		<dc:subject>Pharmaceutiques</dc:subject>
		<dc:subject>Politique canadienne</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Chapdelaine, Daniel</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ouvrir un flacon de pilules, souvent prescrit par votre m&#233;decin, semble un geste anodin pour la plupart des gens. On a tendance &#224; croire que les m&#233;dicaments que l'on consomme sont tr&#232;s s&#233;curitaires parce qu'ils sont r&#233;glement&#233;s par Sant&#233; Canada. Dans les faits, rien n'est moins s&#251;r. &lt;br class='autobr' /&gt; Nouveaux m&#233;dicaments : nous sommes les cobayes ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les ann&#233;es 1990, Sant&#233; Canada, responsable de l'application de la Loi sur les aliments et drogues, a modifi&#233; son approche qui est pass&#233;e de &#171; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Sante-Etat-d-urgence-" rel="directory"&gt;Dossier : Sant&#233; - &#201;tat d'urgence&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Pharmaceutiques-+" rel="tag"&gt;Pharmaceutiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-canadienne-+" rel="tag"&gt;Politique canadienne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sante-et-services-sociaux-+" rel="tag"&gt;Sant&#233; et services sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Chapdelaine-Daniel-+" rel="tag"&gt;Chapdelaine, Daniel&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1415.jpg?1642092136' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;440&#034; height=&#034;528&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ouvrir un flacon de pilules, souvent prescrit par votre m&#233;decin, semble un geste anodin pour la plupart des gens. On a tendance &#224; croire que les m&#233;dicaments que l'on consomme sont tr&#232;s s&#233;curitaires parce qu'ils sont r&#233;glement&#233;s par Sant&#233; Canada. Dans les faits, rien n'est moins s&#251;r.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Nouveaux m&#233;dicaments : nous sommes les cobayes ! &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1990, Sant&#233; Canada, responsable de l'application de la Loi sur les aliments et drogues, a modifi&#233; son approche qui est pass&#233;e de &#171; l'&#233;valuation du risque &#187; &#224; la &#171; gestion du risque &#187;, c'est-&#224;-dire le suivi des effets secondaires ind&#233;sirables des m&#233;dicaments commercialis&#233;s. Partant de la pr&#233;misse que l'innocuit&#233; totale n'existe pas, les param&#232;tres d'approbation des nouveaux m&#233;dicaments ont &#233;t&#233; assouplis avec la promesse de faire un suivi serr&#233; des probl&#232;mes occasionn&#233;s par ceux-ci et d'intervenir si besoin est, par exemple en &#233;mettant des avertissements &#224; l'intention du personnel m&#233;dical, en modifiant la monographie ou, en dernier recours, en le retirant du march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si cette philosophie est d&#233;j&#224; discutable d'un point de vue &#233;thique &#8211; parce que l'on consid&#232;re des milliers (parfois des millions) de patients et patientes comme &#233;tant des cobayes &#224; leur insu &#8211;, dans la pratique elle est carr&#233;ment dangereuse, car le suivi des effets ind&#233;sirables n'est pas efficace. Pourquoi ? Parce que cette &#171; gestion du risque &#187; implique une cha&#238;ne complexe de collecte, traitement et archivage de l'information, aussi bien au niveau du public que du personnel soignant. Il faut &#233;tablir un lien entre le m&#233;dicament et l'effet ind&#233;sirable, et le d&#233;clarer. Qui d'entre nous sait qu'il existe des formulaires &#224; remplir en cas d'effets ind&#233;sirables des m&#233;dicaments ? Il faut ensuite que cette information remonte jusqu'&#224; la compagnie pharmaceutique, qui doit l'ajouter dans la monographie du m&#233;dicament, et que le personnel m&#233;dical en prenne connaissance pour en informer le public&#8230; On ne sera pas surpris d'apprendre que seulement 1 % &#224; 10 % des effets secondaires soient d&#233;clar&#233;s ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Le V&#233;rificateur g&#233;n&#233;ral du Canada, dans son rapport de novembre 2011, signale de nombreuses lacunes dans l'&#233;valuation et le suivi des risques des m&#233;dicaments par Sant&#233; Canada. Par exemple, en 2009, l'organisme a demand&#233; au fabricant d'un m&#233;dicament contre la migraine et l'&#233;pilepsie de modifier son &#233;tiquette pour tenir compte des risques de malformations cong&#233;nitales au f&#339;tus. Deux ans plus tard, les &#233;tiquettes des produits g&#233;n&#233;riques issus de ce m&#233;dicament n'ont toujours pas &#233;t&#233; modifi&#233;es ! Ce type de n&#233;gligence peut &#234;tre lourd de cons&#233;quences, car des milliers de personnes meurent chaque ann&#233;e dans les h&#244;pitaux canadiens &#224; la suite de complications reli&#233;es &#224; la prise de m&#233;dicaments&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Terrence H. Young, Mourir sur ordonnance : Un p&#232;re enqu&#234;te sur l'industrie (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Conflit d'int&#233;r&#234;ts pr&#233;occupant&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le fait que Sant&#233; Canada soit financ&#233;e majoritairement par les entreprises pharmaceutiques (51 % en 2004 contre 20 % en 1995) pour les demandes d'homologation place cet organisme dans une position de conflit d'int&#233;r&#234;ts qui est difficilement compatible avec sa mission de d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts de la population canadienne. Les pharmaceutiques sont maintenant des clientes et se comportent comme telles, exigeant par exemple des d&#233;lais d'homologation plus rapides.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; des contraintes li&#233;es &#224; la structure et au financement qui nuisent &#224; la mission de protection des citoyens et citoyennes, des scientifiques de l'agence gouvernementale se sont aussi plaints de pressions de la part de la direction pour approuver des produits d'innocuit&#233; douteuse pour des animaux destin&#233;s &#224; la consommation humaine, en particulier des hormones de croissance et des antibiotiques&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Shiv Chopra, Corrompus jusqu'&#224; la moelle : les m&#233;moires d'un scientifique de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. De l&#224; &#224; penser que de telles pressions pourraient &#234;tre exerc&#233;es dans le cadre de l'homologation de m&#233;dicaments destin&#233;s &#224; l'humain&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, il est plut&#244;t troublant que Sant&#233; Canada, qui a le pouvoir de retirer l'avis de conformit&#233; d'un m&#233;dicament dangereux pour la sant&#233;, se contente invariablement de &#171; n&#233;gocier &#187; des avis d'avertissement et de retrait avec le fabricant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant que l'organisme charg&#233; de la protection du public n&#233;gocie avec les pharmaceutiques, les patientes et patients ayant subi des dommages corporels &#224; la suite de la consommation d'un m&#233;dicament peuvent, &#224; condition d'avoir les moyens, le temps et la sant&#233; pour le faire, intenter des poursuites contre les fabricants. Ce qui ne les d&#233;rangera pas beaucoup d'ailleurs : les frais juridiques d'&#233;ventuelles poursuites sont d&#233;j&#224; budg&#233;t&#233;s lors de la sortie d'un nouveau m&#233;dicament. Les pharmaceutiques aussi g&#232;rent les risques &#8211; peu importe qu'ils aient un nom et une famille, tant que &#231;a entre dans la comptabilit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Terrence H. Young, &lt;i&gt;Mourir sur ordonnance : Un p&#232;re enqu&#234;te sur l'industrie pharmaceutique&lt;/i&gt;, &#201;cosoci&#233;t&#233;, 2011.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Shiv Chopra, Corrompus jusqu'&#224; la moelle : les m&#233;moires d'un scientifique de Sant&#233; Canada qui a choisi de sonner l'alarme, &#201;ditions Le Mieux-&#234;tre, 2009.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>&#201;nergies renouvelables - mythes et obstacles</title>
		<link>https://www.ababord.org/Energies-renouvelables-mythes-et</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Energies-renouvelables-mythes-et</guid>
		<dc:date>2012-04-05T00:48:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Daniel Chapdelaine</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Energie</dc:subject>
		<dc:subject>Chapdelaine, Daniel</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Jean-Fran&#231;ois Lefebvre, Nicole Moreau et Jonathan Th&#233;or&#234;t, &#201;nergies renouvelables - Mythes et obstacles, Qu&#233;bec, &#201;ditions Multimondes, 2010, 136 p. &lt;br class='autobr' /&gt; Dans cet ouvrage tr&#232;s accessible pour les n&#233;ophytes, les auteurs font un tour d'horizon des sources d'&#233;nergie renouvelables qui sont disponibles ou en d&#233;veloppement pour les opposer aux &#233;nergies fossiles, en particulier au &#171; charbon propre &#187;, ce dernier &#233;tant d&#233;peint comme la derni&#232;re fourberie d'un lobby en mal de l&#233;gitimit&#233;. Mais plus (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-40-ete-2011-" rel="directory"&gt;No 040 - &#233;t&#233; 2011&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Ecologie-et-environnement-+" rel="tag"&gt;Ecologie et environnement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Energie-+" rel="tag"&gt;Energie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Chapdelaine-Daniel-+" rel="tag"&gt;Chapdelaine, Daniel&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1287.jpg?1642092131' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;405&#034; height=&#034;602&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Jean-Fran&#231;ois Lefebvre, Nicole Moreau et Jonathan Th&#233;or&#234;t, &lt;i&gt;&#201;nergies renouvelables - Mythes et obstacles&lt;/i&gt;, Qu&#233;bec, &#201;ditions Multimondes, 2010, 136 p.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans cet ouvrage tr&#232;s accessible pour les n&#233;ophytes, les auteurs font un tour d'horizon des sources d'&#233;nergie renouvelables qui sont disponibles ou en d&#233;veloppement pour les opposer aux &#233;nergies fossiles, en particulier au &#171; charbon propre &#187;, ce dernier &#233;tant d&#233;peint comme la derni&#232;re fourberie d'un lobby en mal de l&#233;gitimit&#233;. Mais plus important encore, et c'est l&#224; le p&#244;le principal abord&#233;, on met en perspective les principales &#233;nergies renouvelables (hydro&#173;&#173;&#233;lec&#173;tricit&#233;, &#233;olien, solaire, etc.) sous les &#233;clairages de l'acceptabilit&#233; sociale, de la pollution (chimique, mais &#233;galement visuelle et sonore) et, surtout, de l'efficacit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, si l'on reconna&#238;t que tout type d'installations rencontre ses opposants (ce que l'on constate avec l'&#233;olien, par exemple, d&#232;s lors que les projets se concr&#233;tisent), force est d'admettre que l'histoire de l'opposition aux grands ouvrages hydro&#233;lectriques ne fait que se r&#233;p&#233;ter, 40 ans plus tard, pour les nouvelles technologies mises en branle. &#192; la diff&#233;rence pr&#232;s que, pour les projets hydro, les opposants sont plus aguerris et les m&#233;canismes d'&#233;valuation environnementale sont nettement plus nombreux et exigeants, ce qui pose des obstacles &#233;normes &#224; ce type de d&#233;veloppement qui est en grande partie responsable du d&#233;veloppement &#233;conomique et technologique du Qu&#233;bec moderne. De fa&#231;on plus qu'&#233;clairante, c'est la perspective du ratio de rente &#233;nerg&#233;tique, vue sous la loupe de l'analyse du cycle de vie, qui consiste &#224; comparer l'&#233;nergie produite vs celle requise pour la construction, la maintenance et l'exploitation d'une filiale &#233;nerg&#233;tique, qui fait ressortir notre bonne vieille hydro comme la grande championne (suivie de pr&#232;s par le nucl&#233;aire), loin devant les autres sources, fossiles comme renouvelables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on met dans l'&#233;quation les polluants &#233;mis, autant les gaz &#224; effet de serre que les polluants soufr&#233;s ou azot&#233;s (responsables des pluies acides et du smog, par exemple), quelle &#233;nergie est la plus propre ? Encore les barrages d'Hydro, ce qui fait dire aux auteurs qu'il est primordial de r&#233;habiliter, et &#224; plus forte raison au Qu&#233;bec, les grands projets hydrauliques qui, loin d'occulter les autres sources renouvelables, permettent une grande flexibilit&#233; (en accumulant l'eau en r&#233;servoir lors d'une baisse de la demande), n&#233;cessaire pour rendre acceptables les sources variables et sporadiques que sont l'&#233;olienne et le solaire, par exemple.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sant&#233; - &#201;tat d'urgence</title>
		<link>https://www.ababord.org/Sante-Etat-d-urgence</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Sante-Etat-d-urgence</guid>
		<dc:date>2012-02-09T00:45:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Daniel Chapdelaine, Lucie Mercier, Magaly Pirotte, Claude Vaillancourt</dc:creator>


		<dc:subject>Economie et finances publiques</dc:subject>
		<dc:subject>Justice et droits sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Mercier, Lucie </dc:subject>
		<dc:subject>Vaillancourt, Claude</dc:subject>
		<dc:subject>Chapdelaine, Daniel</dc:subject>
		<dc:subject>Pirotte, Magaly</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis de nombreuses ann&#233;es, les questions lie&#233;es au syst&#232;me de sant&#233; occupent le devant de la sc&#232;ne politique et m&#233;diatique. &#192; juste titre d'ailleurs, car l'acc&#232;s aux soins et la qualit&#233; des services offerts &#224; la population qu&#233;b&#233;coise d&#233;pendent de ces d&#233;bats et des d&#233;cisions prises. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais en amont de cela, il importe aussi de se poser des questions fondamentales : qui a droit &#224; la sant&#233; et aux soins, et sous quelles conditions ? Car bien que le Qu&#233;bec ait un syst&#232;me de sant&#233; en principe (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Sante-Etat-d-urgence-" rel="directory"&gt;Dossier : Sant&#233; - &#201;tat d'urgence&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Vaillancourt-Claude-+" rel="tag"&gt;Vaillancourt, Claude&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Chapdelaine-Daniel-+" rel="tag"&gt;Chapdelaine, Daniel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Pirotte-Magaly-+" rel="tag"&gt;Pirotte, Magaly&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1262.gif?1642092129' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;720&#034; height=&#034;480&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis de nombreuses ann&#233;es, les questions lie&#233;es au syst&#232;me de sant&#233; occupent le devant de la sc&#232;ne politique et m&#233;diatique. &#192; juste titre d'ailleurs, car l'acc&#232;s aux soins et la qualit&#233; des services offerts &#224; la population qu&#233;b&#233;coise d&#233;pendent de ces d&#233;bats et des d&#233;cisions prises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais en amont de cela, il importe aussi de se poser des questions fondamentales : qui a droit &#224; la sant&#233; et aux soins, et sous quelles conditions ? Car bien que le Qu&#233;bec ait un syst&#232;me de sant&#233; en principe universel et gratuit, dans les faits, de nombreuses personnes n'y sont pas admissibles ou n'y ont pas acc&#232;s pour des raisons administratives, structurelles ou humaines, notamment : les immigrantEs rec&#807;uEs arriv&#233;s depuis moins de trois mois ; tous les types de &#171; sans papiers &#187; (immigran- tEs non rec&#807;us, itin&#233;rantEs, ex-d&#233;tenuEs, personnes transsexuelles) ; les personnes en situation de handicap moteur (inaccessibilit&#233; des centres de soins et des tables d'examen) ou avec des troubles mentaux (incapables de patienter 12 ou 24 heures aux urgences), etc. Bref, me&#770;me si nous n'en traitons pas explicitement dans ce dossier, il importe de garder cet &#233;tat de fait &#224; l'esprit afin que nos r&#233;flexions et nos luttes pour un meilleur syst&#232;me de sant&#233; soient r&#233;ellement inclusives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre question fondamentale : qu'est-ce que la sant&#233; ? Car de la fac&#807;on dont on perc&#807;oit la sant&#233; d&#233;coule la fac&#807;on dont on pense le soin, et donc le syst&#232;me de sant&#233; et son financement. Or, la tendance qui se dessine de plus en plus est de consid&#233;rer la sant&#233; comme un capital individuel et g&#233;n&#233;tique, que l'on fait fructifier &#224; l'aide de saines habitudes de vie. Responsabilit&#233; individuelle, qui se combine &#224; une p&#233;nurie des moyens. On abandonne peu &#224; peu la perspective de la responsabilit&#233; partag&#233;e pour adopter une vision comptable et individualis&#233;e du soin : pourquoi l'ensemble de la soci&#233;t&#233; devrait-il payer pour le cancer de celui qui fume, pour les probl&#232;mes cardiovasculaires de l'ob&#232;se ou pour l'h&#233;patite de la consommatrice de drogue ? Chacune et chacun &#233;tant consid&#233;r&#233;s comme responsables de leur sant&#233;, le concept de l'utilisateur-payeur se trouve ainsi justifi&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte d'ouverture du dossier porte sur la Charte d'Ottawa et les recherches en sant&#233; publique et nous confirme ce que l'on sait depuis des d&#233;cennies : la sant&#233; est avant tout sociale et les conditions de sant&#233; de la population d&#233;pendent plus des politiques de lutte contre les in&#233;galit&#233;s que de la consommation individuelle de brocoli. Malgr&#233; ces constats, le filet de s&#233;curit&#233; sociale ne cesse de s'amenuiser et l'environnement de se d&#233;grader, ce qui a des impacts directs sur la sant&#233; des Qu&#233;b&#233;coisEs. Et le syst&#232;me engorg&#233;, ne suit plus. Situation &#224; laquelle les gouvernements r&#233;pondent toujours de la me&#770;me fac&#807;on : plus de compressions, plus de privatisation, plus de PPP et plus de frais pour les utilisateurs et utilisatrices du syst&#232;me. Avec pour cons&#233;quence la consolidation d'un syst&#232;me de sant&#233; &#224; deux vitesses, d&#233;termin&#233; par notre capacit&#233; individuelle de payer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces choix politiques ont un impact sur l'acc&#232;s et la qualit&#233; des soins, notamment pour les personnes avec des besoins sp&#233;cifique. Dans un syst&#232;me &#224; bout de souffle, on assiste &#224; une d&#233;shumanisation progressive des soins de sant&#233; qui ne laisse que peu de place &#224; la dignit&#233; des patientEs. Les travailleuses et travailleurs de la sant&#233; sont aussi touch&#233;s et d&#233;noncent des conditions de travail intol&#233;rables. Les groupes communautaires sont quant &#224; eux confront&#233;s &#224; un accroissement des demandes de la part de populations vuln&#233;rables rejet&#233;es par le r&#233;seau de la sant&#233;. La situation est intenable. Tout cela au nom de la p&#233;nurie de moyens et d'argent. Mais y a-t-il vraiment p&#233;nurie ? Et si on revoyait pluto&#770;t la fac&#807;on dont l'argent est d&#233;pens&#233; dans le domaine de la sant&#233; ? Par exemple en repensant les politiques de financement (subventions) de la recherche et du d&#233;veloppement des m&#233;dicaments...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; notre sant&#233; !&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En compl&#233;ment de ce dossier, on pourra consulter le dossier de la revue Vie (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;En compl&#233;ment de ce dossier, on pourra consulter le dossier de la revue &lt;i&gt;Vie &#233;conomique&lt;/i&gt; (automne 2011) : &#171; Comment va la sant&#233; ? &#187; (&lt;a href=&#034;http://www.eve.coop&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.eve.coop&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Dossier coordonn&#233; par Magaly Pirotte, Lucie Mercier, Daniel Chapdelaine et Claude Vaillancourt&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Image tir&#233;e du court m&#233;trage &lt;i&gt;Sant&#233; &#224; bout de bras, femmes &#224; bout de souffle !&lt;/i&gt;, 2010, par Funambules m&#233;dias en collaboration avec L'R des centres de femmes du Qu&#233;bec, la Clinique Pointe St-Charles et le Regroupement Naissance-Renaissance. Disponible en ligne au &lt;a href=&#034;http://vimeo.com/9474152&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://vimeo.com/9474152&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une pilule difficile &#224; avaler</title>
		<link>https://www.ababord.org/Une-pilule-difficile-a-avaler</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Une-pilule-difficile-a-avaler</guid>
		<dc:date>2012-01-13T01:56:33Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Daniel Chapdelaine</dc:creator>


		<dc:subject>Pharmaceutiques</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Recherche scientifique</dc:subject>
		<dc:subject>Chapdelaine, Daniel</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Au Canada, 10 % du PIB est consacr&#233; aux d&#233;penses totales en sant&#233; .Institut canadien d'information sur la sant&#233;, Tendance des d&#233;penses nationales de sant&#233;, 2010., ce qui nous place au 5e rang mondial. Les m&#233;dicaments comptent pour une bonne partie de ces d&#233;penses. En effet, le co&#251;t moyen des m&#233;dicaments au Canada se hisse au 3e rang parmi les plus &#233;lev&#233;s au monde, pour des d&#233;penses totales de 28 milliards $ (7,5 G$ au Qu&#233;bec), en hausse de 10 % par ann&#233;e (1985-2008). L'impact du prix des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-39-avril-mai-2011-" rel="directory"&gt;No 039 - avril / mai 2011&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Pharmaceutiques-+" rel="tag"&gt;Pharmaceutiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sante-et-services-sociaux-+" rel="tag"&gt;Sant&#233; et services sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Recherche-scientifique-+" rel="tag"&gt;Recherche scientifique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Chapdelaine-Daniel-+" rel="tag"&gt;Chapdelaine, Daniel&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1251.gif?1642092128' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;680&#034; height=&#034;462&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au Canada, 10 % du PIB est consacr&#233; aux d&#233;penses totales en sant&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Institut canadien d'information sur la sant&#233;, Tendance des d&#233;penses (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.Institut canadien d'information sur la sant&#233;, Tendance des d&#233;penses nationales de sant&#233;, 2010., ce qui nous place au 5e rang mondial. Les m&#233;dicaments comptent pour une bonne partie de ces d&#233;penses. En effet, le co&#251;t moyen des m&#233;dicaments au Canada se hisse au 3e rang parmi les plus &#233;lev&#233;s au monde, pour des d&#233;penses totales de 28 milliards $ (7,5 G$ au Qu&#233;bec), en hausse de 10 % par ann&#233;e (1985-2008). L'impact du prix des m&#233;dicaments sur le co&#251;t total des soins de sant&#233; est remarquable : de 9 % en 1985, il est pass&#233; &#224; 16 % en 2008 au Canada et m&#234;me &#224; 21 % au Qu&#233;bec !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'industrie pharmaceutique au Qu&#233;bec&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 2008, le Qu&#233;bec comptait 145 entreprises pharmaceutiques, certaines parmi les plus importantes transnationales ayant des bureaux et des laboratoires dans la r&#233;gion montr&#233;alaise : Pfizer, AstraZeneca, Boehringer Ingelheim, Glaxo-Smith-Kline&#8194;Biologicals, Laboratoires Abbott, Merck, pour ne nommer que celles-l&#224;. Cette industrie, qui fait la fiert&#233; du Montr&#233;al Inc. en raison de ses 21 000 emplois, constitue &#233;galement un secteur de l'&#233;conomie tr&#232;s lucratif. Le niveau de concentration dans l'industrie pharmaceutique, ph&#233;nom&#232;ne exacerb&#233; par une s&#233;rie d'achats/fusions ces derni&#232;res ann&#233;es, n'est pas &#233;tranger au rendement sur le capital investi en moyenne de 30 % apr&#232;s imp&#244;ts (1995-2005), un taux ahurissant digne d'une industrie oligopolistique&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L&#233;o-Paul Lauzon et Marc Hasbani, Analyse socio-&#233;conomique : Industrie (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
Faire la cour au m&#233;dicament innovateur&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Selon le CEPMB, les investissements en recherche et d&#233;veloppement (R-D) pharmaceutique au Canada (1,1 G$ en 2009) sont concentr&#233;s au Qu&#233;bec (45 %, principalement des produits innovateurs, brevet&#233;s) et en Ontario (40 %, surtout des g&#233;n&#233;riques, copies de m&#233;dicaments au brevet &#233;chu). Entre le moment du brevet (qui dure 20 ans) et la commercialisation du m&#233;dicament brevet&#233;, il s'&#233;coule en moyenne 10 ans, ce qui laisserait 10 ans d'exclusivit&#233; de vente, p&#233;riode durant laquelle les concurrents ne peuvent commercialiser des g&#233;n&#233;riques, qui se vendent normalement &#224; demi prix de l'original. Depuis 1994, le Qu&#233;bec assure le remboursement par la RAMQ des produits innovateurs 15 ans &#224; compter de leur mise en march&#233;, soit environ 5 ann&#233;es suppl&#233;mentaires, mesure unique au Canada. Cela explique que seulement 15 % des m&#233;dicaments achet&#233;s au Qu&#233;bec sont des g&#233;n&#233;riques, contre 20 % au Canada.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce renoncement au bas prix, qui co&#251;te 160 M$ par ann&#233;e au Qu&#233;bec, s'ajoute aux nombreux autres avantages que le Qu&#233;bec offre aux pharmaceutiques : cr&#233;dits d'imp&#244;ts &#224; l'investissement en R-D, cong&#233;s d'imp&#244;ts de cinq ans pour les chercheurs &#233;trangers, etc. Sans compter la pr&#233;sence au Qu&#233;bec de personnel hautement qualifi&#233;, form&#233; aux frais de l'&#201;tat sans participation de l'industrie, si ce n'est quelques milliers de dollars par ann&#233;e pour des bourses d'&#233;tudes et du soutien aux programmes de conf&#233;rences de quelques universit&#233;s. Cela dit, on peut se questionner &#233;galement sur la gourmandise des compagnies de m&#233;dicaments g&#233;n&#233;riques : une &#233;tude du CEPMB&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;CEPMB, M&#233;dicaments g&#233;n&#233;riques au Canada : Structure de march&#233; &#8212; Tendances et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; a compar&#233; les prix des g&#233;n&#233;riques avec 11 autres pays industrialis&#233;s et on en conclut que c'est au Canada que les prix sont les plus &#233;lev&#233;s, soit le double de la moyenne des autres pays.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Marketing&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les pharmaceutiques justifient ces marges de profit ind&#233;centes par les &#233;normes co&#251;ts reli&#233;s &#224; la recherche et du niveau de risque associ&#233; &#224; celle-ci. Cependant, une large part du budget de l'industrie ne va pas dans la recherche, comme on pourrait le penser, mais plut&#244;t dans les d&#233;penses de marketing et les frais d'administration, qui repr&#233;sentent le double ou m&#234;me le triple des inves&#173;tissements en recherche&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Par exemple en 2009, le g&#233;ant Pfizer a r&#233;alis&#233; des ventes de 50 milliards $, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Non seulement ces budgets de publicit&#233; faramineux gonflent inutilement le prix des m&#233;dicaments, mais aussi le marketing agressif des pharma rime souvent avec tentatives de corruption des m&#233;decins et des pharmaciens (cadeaux allant de cartes cadeau dans des cha&#238;nes de magasin &#224; des &#171; s&#233;ances de formation &#187; sur des bateaux de croisi&#232;re en M&#233;diterran&#233;e, en passant par des ordinateurs personnels), pour &#234;tre bien certain que nos professionnels prescrivent la &#171; bonne drogue &#187;. Cela conduit trop souvent &#224; une sur-m&#233;dication ou encore &#224; la prescription du compos&#233; le plus on&#233;reux, mais pas n&#233;cessairement le plus efficace ni le plus s&#251;r. Le lobbying tr&#232;s actif des pharma tente d'influencer les r&#233;glementations : approbation de nouveaux m&#233;dicaments non s&#233;curitaires (rappelons le cas de l'anti-inflammatoire Vioxx de Merck, retir&#233; du march&#233; apr&#232;s l'apparition de centaines de cas de toxicit&#233; cardiaque)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour une bonne revue des scandales r&#233;cents de l'industrie, lire Jean-Claude (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, politiques de remboursement par l'assurance publique, d'extension de la dur&#233;e des brevets, etc.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
D&#233;localisation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; les nombreux avantages consentis aux transnationales multimilliardaires, on a remarqu&#233; un glissement des investissements en R-D ces derni&#232;res ann&#233;es, notamment via la sous-traitance de la production et de la recherche en Asie. R&#233;cemment, on a d&#251; d&#233;plorer la fermeture de centres de recherches th&#233;rapeutiques parmi les plus actifs au Qu&#233;bec (Merck Frosst en 2010, Bristol-Myers-Squibb en 2007, Biochem Pharma en 2003) ou encore les r&#233;centes mises &#224; pied chez Boehringer Ingelheim et Methylgene. Pour la petite histoire, la firme qu&#233;b&#233;coise Biochem Pharma est lanc&#233;e en 1986, puis h&#233;rite du 3TC, une mol&#233;cule active contre le VIH issue des labos de l'Universit&#233; McGill en 1989. Apr&#232;s l'approbation du 3TC par la FDA pour le traitement du SIDA en 1995, Biochem est achet&#233;e en 2001 par la firme britannique Shire, qui ferme les labos et met &#224; pied les 400 employ&#233;s du site en 2003. Ce n'&#233;tait ni le savoir-faire qu&#233;b&#233;cois, ni l'environnement hautement stimulant du Qu&#233;bec qui int&#233;ressait Shire, mais plut&#244;t le brevet&#8194;du 3TC, l'un des m&#233;dicaments les plus prescrits dans le monde pour contrer le SIDA. Ironiquement, le gouvernement du Qu&#233;bec pr&#233;sente BioChem Pharma comme un &lt;i&gt;success story&lt;/i&gt; pharmaceutique bien qu&#233;b&#233;cois&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Minist&#232;re du D&#233;veloppement &#233;conomique, de l'Investis-sement et des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Les actionnaires qui ont empoch&#233; 6 G$ sont peut-&#234;tre les seuls d'accord !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un r&#233;gime public universel d'assurance m&#233;dicaments : solidarit&#233; et pouvoir de n&#233;gociation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un pays qui se dit progressiste comme le n&#244;tre devrait se doter d'un r&#233;gime universel d'assurance m&#233;dicament. Par le fait m&#234;me, on &#233;liminerait les in&#233;galit&#233;s de traitement qui existent entre les travailleurs ayant acc&#232;s &#224; un r&#233;gime collectif soutenu par l'employeur (16 millions de personnes au Canada), ceux qui cotisent &#224; l'assurance publique de l'&#201;tat (comme au Qu&#233;bec avec la RAMQ) et enfin, ceux qui n'ont pas d'assurances du tout. Car d'une province &#224; l'autre, tout comme d'une classe de malade &#224; l'autre, le prix assum&#233; par le patient varie &#233;norm&#233;ment pour une prescription, allant de 9 &#224; 100 %. Mais au-del&#224; de la solidarit&#233;, un r&#233;gime universel (et non compl&#233;mentaire comme celui du Qu&#233;bec) &#233;tablirait un rapport de force, li&#233; au volume, vis-&#224;-vis des pharmaceutiques pour n&#233;gocier les prix des m&#233;dicaments. La prise en charge par l'&#201;tat du syst&#232;me complet d'assurance m&#233;dicament &#233;liminerait l'interm&#233;diaire qu'est l'assureur priv&#233;, diminuant ainsi les frais d'administration, mais permettrait &#233;galement une meilleure coh&#233;rence entre les principaux &#233;l&#233;ments du syst&#232;me de sant&#233;, &#224; savoir la direction de la sant&#233; publique, le syst&#232;me de soins et les agents th&#233;rapeutiques. Par exemple, des incitatifs financiers &#224; l'investissement permettraient d'orienter la R-D autour de priorit&#233;s nationales ou mondiales de sant&#233; publique, entre autres pour ordonnancer les cr&#233;dits accord&#233;s aux &#171; maladies graves &#187; comme le cancer, le diab&#232;te ou les maladies tropicales, et les &#171; maladies&#8194;de confort &#187; comme la dysfonction &#233;rectile ou les sympt&#244;mes de la m&#233;nopause...&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Qu&#233;bec Pharma : une utopie ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; la lumi&#232;re de la profitabilit&#233; abusive de l'industrie pharmaceutique, coupl&#233;e au savoir-faire qu&#233;b&#233;cois en recherche th&#233;rapeutique reconnu (mais aussi en perdition en raison des nombreuses fermetures de centres de recherche), ne serait-il pas temps d'envisager s&#233;rieusement la cr&#233;ation d'une soci&#233;t&#233; pharmaceutique d'&#201;tat ? Les projets de R-D pourraient &#234;tre orient&#233;s vers les besoins prioritaires du Qu&#233;bec et la venue d'un joueur non lucratif affecterait les prix &#224; la baisse, rel&#226;chant ainsi la pression financi&#232;re sur le syst&#232;me de sant&#233;. L'id&#233;e fait son chemin, mais n'est s&#251;rement pas une priorit&#233; pour le gouvernement en place &#224; Qu&#233;bec...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Institut canadien d'information sur la sant&#233;, Tendance des d&#233;penses nationales de sant&#233;, 2010&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L&#233;o-Paul Lauzon et Marc Hasbani, Analyse socio-&#233;conomique : Industrie pharmaceutique mondiale, 2006.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;CEPMB, M&#233;dicaments g&#233;n&#233;riques au Canada : Structure de march&#233; &#8212; Tendances et r&#233;percussions, 2010.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Par exemple en 2009, le g&#233;ant Pfizer a r&#233;alis&#233; des ventes de 50 milliards $, en a d&#233;pens&#233; 7,8 en R-D contre 14,9 en marketing et administration. Source : Pfizer, Rapport annuel au 31 d&#233;cembre 2009.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour une bonne revue des scandales r&#233;cents de l'industrie, lire Jean-Claude Saint-Onge, L'envers de la pilule. Les dessous de l'industrie pharmaceutique, &#201;cosoci&#233;t&#233;, 2004.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Minist&#232;re du D&#233;veloppement &#233;conomique, de l'Investis-sement et des Exportations, Strat&#233;gie biopharmaceutique qu&#233;b&#233;coise, 2009.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Illustration : Pierre Crep&#244;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Offshore : Paradis fiscaux et souverainet&#233; criminelle</title>
		<link>https://www.ababord.org/Offshore-Paradis-fiscaux-et</link>
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		<dc:date>2011-11-24T00:32:49Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Daniel Chapdelaine</dc:creator>


		<dc:subject>Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme</dc:subject>
		<dc:subject>Livres</dc:subject>
		<dc:subject>Chapdelaine, Daniel</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Alain Deneault, Offshore : Paradis fiscaux et souverainet&#233; criminelle, Montr&#233;al, &#201;cosoci&#233;t&#233;, 2010 &lt;br class='autobr' /&gt; En cette p&#233;riode de pr&#233;paration des rapports d'imp&#244;ts, on se consolera s&#251;rement, en r&#233;alisant le montant pay&#233; (ou &#224; payer !) en 2010, en se rappelant que ces sommes repr&#233;sentent une contribution aux programmes sociaux, qui en ont bien besoin du reste. Mais dans Offshore, Alain Deneault nous rappelle l'existence des paradis fiscaux, ces &#201;tats souverains qui permettent aux particuliers et aux (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-38-fevrier-mars-2011-" rel="directory"&gt;No 038 - f&#233;vrier / mars 2011&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Capitalisme-et-neoliberalisme-+" rel="tag"&gt;Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Livres-+" rel="tag"&gt;Livres&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Chapdelaine-Daniel-+" rel="tag"&gt;Chapdelaine, Daniel&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1190.gif?1642092124' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;396&#034; height=&#034;575&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Alain Deneault, &lt;i&gt;Offshore : Paradis fiscaux et souverainet&#233; criminelle&lt;/i&gt;, Montr&#233;al, &#201;cosoci&#233;t&#233;, 2010&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En cette p&#233;riode de pr&#233;paration des rapports d'imp&#244;ts, on se consolera s&#251;rement, en r&#233;alisant le montant pay&#233; (ou &#224; payer !) en 2010, en se rappelant que ces sommes repr&#233;sentent une contribution aux programmes sociaux, qui en ont bien besoin du reste. Mais dans &lt;i&gt;Offshore&lt;/i&gt;, Alain Deneault nous rappelle l'existence des paradis fiscaux, ces &#201;tats souverains qui permettent aux particuliers et aux soci&#233;t&#233;s de planquer &#224; l'abri du fisc des sommes astronomiques, estim&#233;es &#224; des milliers de milliards de dollars, selon les &#233;conomistes. Situation d&#233;j&#224; frustrante en soi par laquelle les plus riches de ce monde (y compris du Canada) &#233;vitent leurs responsabilit&#233;s via les ententes de secret bancaire. &lt;i&gt;Offshore&lt;/i&gt; trace un portrait inqui&#233;tant de l'utilisation de ces capitaux, en toute impunit&#233; et anonymat : blanchiment d'argent sale issu des industries de la drogue, du trafic d'armes et m&#234;me de la traite de femmes et d'enfants, financement de r&#233;gimes corrompus et de coups d'&#201;tat, investissement dans des compagnies spoliant les richesses naturelles de pays en d&#233;veloppement, etc. Cela va m&#234;me jusqu'au financement d'arm&#233;es de mercenaires prot&#233;geant leurs int&#233;r&#234;ts, qui n'h&#233;sitent pas &#224; violer les droits de l'homme. Enfin l'hypocrisie des dirigeants de nos &#201;tats de droit est d&#233;concertante : le laxisme face aux syst&#232;mes comptables parall&#232;les a permis &#224; 99,9 % des blanchisseurs de ne pas &#234;tre inqui&#233;t&#233;s dans les ann&#233;es 2000.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Lu par Daniel Chapdelaine&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Transparentes comme une nappe de p&#233;trole...</title>
		<link>https://www.ababord.org/Transparentes-comme-une-nappe-de</link>
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		<dc:date>2011-08-28T19:33:25Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Daniel Chapdelaine</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Compagnies mini&#232;res et p&#233;troli&#232;res</dc:subject>
		<dc:subject>Chapdelaine, Daniel</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 20 avril dernier, la plateforme d'exploration p&#233;troli&#232;re en haute mer Deepwater Horizon, situ&#233;e dans le Golfe du Mexique, explosait et entra&#238;nait la mort de 11 travailleurs. Le puits rest&#233; en place, &#224; 1,500 m&#232;tres de profondeur sous l'eau, a d&#232;s lors laiss&#233; s'&#233;chapper du p&#233;trole brut, les estimations variant entre 50 et 600 mille barils (8-10 millions de litres) par jour, mena&#231;ant l'&#233;cologie du milieu marin. C'est de loin le plus grand d&#233;sastre p&#233;trolier en mer, d&#233;passant le triste record (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-36-oct-nov-2010-" rel="directory"&gt;No 036 - oct. / nov. 2010&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Ecologie-et-environnement-+" rel="tag"&gt;Ecologie et environnement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Cies-minieres-et-petrolieres-+" rel="tag"&gt;Compagnies mini&#232;res et p&#233;troli&#232;res&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Chapdelaine-Daniel-+" rel="tag"&gt;Chapdelaine, Daniel&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1168.gif?1642092123' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;800&#034; height=&#034;749&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 20 avril dernier, la plateforme d'exploration p&#233;troli&#232;re en haute mer Deepwater Horizon, situ&#233;e dans le Golfe du Mexique, explosait et entra&#238;nait la mort de 11 travailleurs. Le puits rest&#233; en place, &#224; 1,500 m&#232;tres de profondeur sous l'eau, a d&#232;s lors laiss&#233; s'&#233;chapper du p&#233;trole brut, les estimations variant entre 50 et 600 mille barils (8-10 millions de litres) par jour, mena&#231;ant l'&#233;cologie du milieu marin. C'est de loin le plus grand d&#233;sastre p&#233;trolier en mer, d&#233;passant le triste record du naufrage de l'Exxon Valdez au large de l'Alaska (1989), apr&#232;s 10 jours seulement. Malheureusement, la fuite du puits sous la responsabilit&#233; de la British Petroleum n'a &#233;t&#233; colmat&#233;e que le 15 juillet, apr&#232;s avoir laiss&#233; &#233;chapper environ 5 millions de barils de brut.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des mesures de s&#233;curit&#233; d&#233;ficientes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'on peut retenir de cet accident, c'est sans doute d'abord le manque de crit&#232;res de s&#251;ret&#233; dans ce cr&#233;neau de l'industrie p&#233;troli&#232;re, les forages en haute mer &#233;tant techniquement difficiles &#224; mettre en place, mais aussi difficiles &#224; colmater en cas de p&#233;pin. La compagnie BP est &#224; bl&#226;mer en premier lieu, mais le sont aussi les organismes de r&#233;glementation &#233;tats-uniens, les gouvernements ayant le devoir de prot&#233;ger leurs habitants ainsi que l'environnement. Une fois l'accident arriv&#233;, il faut regarder en avant et r&#233;gler le probl&#232;me. C'est &#224; ce moment qu'on a pu voir &#224; quel point les plans d'urgence, tant de BP que du gouvernement, &#233;taient d&#233;ficients, &#224; un point o&#249; on peut se demander si seulement il en existait un ! Diff&#233;rentes m&#233;thodes se sont succ&#233;d&#233;es pour arr&#234;ter la fuite, au cours desquelles les multiples rat&#233;s ont donn&#233; une impression d'improvisation. Pire encore, les premi&#232;res tentatives, telles celle du d&#244;me, laissent &#224; croire que BP cherchait non seulement &#224; stopper l'effusion, mais aussi (et surtout ! ) &#224; conserver l'acc&#232;s au p&#233;trole, histoire de ne pas perdre toutes ses billes...&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;sinformation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La compagnie BP, peut-&#234;tre dans le but de minimiser les amendes qu'elle aura &#224; payer, a tent&#233;, au d&#233;but de l'incident, de sous-&#233;valuer le volume de p&#233;trole s'&#233;chappant du puits &#224; 1 000 barils par jour, la compagnie en refusant m&#234;me l'acc&#232;s aux scientifiques gouvernementaux et universitaires qui voulaient effectuer des mesures plus pr&#233;cises. Soucieuse de son image, BP est m&#234;me all&#233;e jusqu'&#224; fournir aux m&#233;dias des photos truqu&#233;es, certaines modifi&#233;es de fa&#231;on si grossi&#232;re que, face &#224; de nombreuses d&#233;nonciations dans les m&#233;dias alternatifs, la compagnie a d&#251; fournir des excuses ainsi que les photos &#171; originales &#187;, mais en basse r&#233;solution d&#232;s lors...&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Cachez-moi ce p&#233;trole&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour att&#233;nuer les effets (visuels) de la mar&#233;e noire, BP a copieusement utilis&#233; des dispersants (8 millions de litres en tout), appliqu&#233;s par avion &#224; la surface de l'oc&#233;an, mais aussi inject&#233;s directement au site de la fuite. Ces compos&#233;s permettent de morceler le p&#233;trole en gouttelettes, qui se dispersent ensuite dans l'eau, de la m&#234;me mani&#232;re que le d&#233;tergent &#224; vaisselle dissout les graisses dans nos lavabos. L'utilit&#233; de ces dispersants est encore controvers&#233;e chez les experts, d'abord parce que le p&#233;trole ainsi m&#233;lang&#233; &#224; l'eau devient difficile &#224; extraire, ensuite parce que les dispersants sont toxiques &#224; diff&#233;rents niveaux.&lt;br class='autobr' /&gt; BP a utilis&#233; les produits de la s&#233;rie COREXIT &#8211; constitu&#233;s principalement de distillants de p&#233;trole ! &#8211; m&#234;me si ceux-ci sont parmi les plus toxiques, que d'autres compos&#233;s sont plus efficaces et alors que l'EPA avait demand&#233; que des solutions de remplacement soient utilis&#233;es. Le fait que COREXIT ait caus&#233; des maladies r&#233;nales et h&#233;patiques chez les travailleurs lors du nettoyage de l'Exxon Valdez ne semble pas avoir &#233;t&#233; consid&#233;r&#233;. Le fait que l'un des principaux dirigeants de Nalco (qui produit COREXIT) soit &#233;galement un ancien dirigeant de BP n'est probablement pas &#233;tranger &#224; ce choix plut&#244;t discutable au point de vue scientifique. Par ailleurs, d'immenses lacs de p&#233;trole ont &#233;t&#233; trouv&#233;s au fond de l'oc&#233;an (l'un d'eux atteignant 15 km de longueur, 5 km de largeur et pr&#232;s de 100 m de hauteur !), ce qui pourrait &#234;tre d&#251;, selon certains scientifiques, &#224; l'utilisation des dispersants. Quoi qu'il en soit, que le p&#233;trole soit au fond de l'oc&#233;an ou dispers&#233; en gouttelettes, il est toujours l&#224; et toujours toxique pour les organismes marins.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des crevettes bitumineuses de la Gasp&#233;sie, c'est pour quand ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le Golfe du Mexique c'est loin de chez nous, direz-vous. Mais il se trouve des compagnies qui font de l'exploration p&#233;troli&#232;re en mer &#224; moins de 10 km de Gasp&#233; : les 20 millions de barils de p&#233;trole potentiellement r&#233;cup&#233;rables, d'apr&#232;s les r&#233;cents forages de P&#233;trolia et de Junex, permettent d'envisager une exploitation d'ici 2014, ce qui pourrait fournir 5 % des besoins en p&#233;trole du Qu&#233;bec. Saurons-nous tirer les le&#231;ons de Deepwater Horizon ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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