<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.ababord.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
	<link>https://www.ababord.org/</link>
	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.ababord.org/spip.php?id_mot=524&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
		<url>https://www.ababord.org/local/cache-vignettes/L144xH53/siteon0-9c6c5.png?1729015892</url>
		<link>https://www.ababord.org/</link>
		<height>53</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Monter vers le bas</title>
		<link>https://www.ababord.org/Monter-vers-le-bas</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Monter-vers-le-bas</guid>
		<dc:date>2009-04-12T22:23:39Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robin Couture</dc:creator>


		<dc:subject>Economie et finances publiques</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>In&#233;galit&#233;s et pauvret&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Couture, Robin</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En 2003, dans un carrefour de savoirs, des personnes en situation de pauvret&#233; ont compar&#233; la soci&#233;t&#233; &#224; un palier d'o&#249; partiraient un escalier roulant qui monte et un escalier roulant qui descend. &#171; Vivre la pauvret&#233;, ont-elles dit, c'est comme monter un escalier roulant qui descend ; au lieu de vous acharner &#224; nous faire monter des escaliers roulants qui descendent, occupez-vous donc des escaliers ! &#187; &lt;br class='autobr' /&gt; La fiscalit&#233; est un outil collectif de choix pour agir sur les escaliers. Elle peut (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Fiscalite-equitable-et-" rel="directory"&gt;Dossier : Fiscalit&#233; &#233;quitable et justice sociale&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Economie-et-finances-publiques-+" rel="tag"&gt;Economie et finances publiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-quebecoise-+" rel="tag"&gt;Politique qu&#233;b&#233;coise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Inegalites-et-pauvrete-+" rel="tag"&gt;In&#233;galit&#233;s et pauvret&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Couture-Robin-+" rel="tag"&gt;Couture, Robin&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En 2003, dans un carrefour de savoirs, des personnes en situation de pauvret&#233; ont compar&#233; la soci&#233;t&#233; &#224; un palier d'o&#249; partiraient un escalier roulant qui monte et un escalier roulant qui descend. &#171; &lt;i&gt;Vivre la pauvret&#233;&lt;/i&gt;, ont-elles dit, &lt;i&gt;c'est comme monter un escalier roulant qui descend ; au lieu de vous acharner &#224; nous faire monter des escaliers roulants qui descendent, occupez-vous donc des escaliers !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La fiscalit&#233; est un outil collectif de choix pour agir sur les escaliers. Elle peut avoir des impacts importants sur les conditions de vie des personnes en situation de pauvret&#233;. Et pourtant, depuis l'an 2000, elle a contribu&#233; &#224; l'agrandissement des &#233;carts entre riches et pauvres.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des d&#233;cisions&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement f&#233;d&#233;ral a lanc&#233; le bal au milieu des ann&#233;es 90 en diminuant ses transferts aux provinces en mati&#232;re de sant&#233; et de programmes sociaux. Les imp&#233;ratifs de l'&#233;quilibre budg&#233;taire et du d&#233;ficit z&#233;ro contraignaient les finances publiques : les coupes ont &#233;t&#233; nombreuses &#224; l'aide sociale ainsi qu'&#224; la recherche et au maintien en emploi. Au tournant des ann&#233;es 2000, les baisses d'imp&#244;ts successives des budgets de Bernard Landry et de Pauline Marois ont priv&#233; l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois de pr&#232;s de 3,8 milliards de dollars r&#233;currents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; r&#233;ing&#233;nierie &#187; de l'&#201;tat que Jean Charest a impos&#233;e, d&#232;s son &#233;lection en 2003, impliquait un recentrage de ses missions sur la sant&#233;, l'&#233;ducation et la famille. Le ministre Yves S&#233;guin a d&#233;pos&#233; un budget un peu &#224; contre-courant de cette orientation en 2004 : cr&#233;dits d'imp&#244;ts remboursables, mesures pour les familles et l&#233;g&#232;re augmentation des imp&#244;ts des compagnies. Cependant, Michel Audet a neutralis&#233; son potentiel en 2005 et 2006 en se tournant vers les &#171; classes moyennes &#187; et en favorisant la hausse des tarifs. La table &#233;tait mise, avec l'obsession de la dette et les interventions des &lt;i&gt;Lucides&lt;/i&gt;, pour la gestion &#171; prudente &#187; et &#171; rigoureuse &#187; de Monique J&#233;r&#244;me-Forget. Les sommes du r&#232;glement du d&#233;s&#233;quilibre fiscal en provenance du f&#233;d&#233;ral, de 2 milliards de dollars, ont &#233;t&#233; consenties en baisses d'imp&#244;ts pour les particuliers et les entreprises, donc hors du collimateur public. L'an dernier, Ottawa a abandonn&#233; un point de taxation sur la TPS et le ministre f&#233;d&#233;ral des Finances, Jim Flaherty, a promis de faramineuses baisses d'imp&#244;ts de 60 milliards de dollars sur cinq ans afin de r&#233;&#233;quilibrer les surplus accumul&#233;s &#224; m&#234;me les compressions des programmes et services publics. Ces r&#233;ductions auront des cons&#233;quences certaines sur les populations canadienne et qu&#233;b&#233;coise.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#8230; qui ont des impacts&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Seulement depuis l'an 2000, l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois s'est volontairement d&#233;pouill&#233; d'au moins 5,8 milliards de dollars annuellement. Ce manque &#224; gagner a &#233;videmment des impacts directs sur les services et les transferts. L'ensemble des d&#233;cisions fiscales et budg&#233;taires &#8211; donc politiques &#8211; des diff&#233;rents gouvernements a permis aux personnes et aux familles les plus riches de voir leur revenu augmenter davantage que le revenu de celles en situation de pauvret&#233;. Par exemple, entre 2003 et 2008, les personnes &#171; jug&#233;es &#187; sans contrainte s&#233;v&#232;re &#224; l'emploi ont subi une perte de leur revenu disponible de 4,9 % en dollars constants, en raison de l'indexation partielle de leur prestation. Durant la m&#234;me p&#233;riode, la charge fiscale des m&#233;nages les plus riches a continu&#233; de diminuer et leur revenu priv&#233; a grimp&#233; en fl&#232;che. Les m&#233;canismes de solidarit&#233; sociale ont &#233;t&#233; d&#233;r&#233;gl&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si des mesures telles que le Soutien aux enfants et la Prime au travail ont favoris&#233; certains groupes parmi les plus pauvres, notamment les familles monoparentales, au total, les &#233;carts se creusent. Ce ph&#233;nom&#232;ne, reconnu autant par de grandes organisations internationales que par des fiscalistes qu&#233;b&#233;cois, n'est pas en voie de s'arr&#234;ter. Ainsi, le retrait gouvernemental de certains champs d'activit&#233; entra&#238;ne une plus grande contribution des citoyennes, qui font les frais des hausses continues des tarifs, surtout de transport et d'&#233;nergie. La hausse de 13 % des tarifs d'&#233;lectricit&#233; entre 2004 et 2006 n'a pas eu la m&#234;me incidence sur les m&#233;nages en haut de l'&#233;chelle que sur ceux en bas de l'&#233;chelle, qui y accordent une part plus importante de leur revenu total.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet accroissement des &#233;carts entre riches et pauvres est survenu pendant des ann&#233;es de croissance &#233;conomique soutenue et de cr&#233;ation d'emplois. La preuve est ainsi faite : l'argument qui lie cr&#233;ation de la richesse et lutte &#224; la pauvret&#233; est trompeur. Depuis 10 ans, les escaliers ont roul&#233; plus vite, les &#233;carts se sont accrus et les d&#233;nis de justice et de droit se sont poursuivis.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un nouveau pacte social et fiscal&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le Collectif pour un Qu&#233;bec sans pauvret&#233; propose depuis plusieurs ann&#233;es un nouveau pacte social et fiscal, afin d'assurer &#224; toutes et tous la r&#233;alisation du droit &#224; une vie digne et &#224; une juste r&#233;mun&#233;ration du travail, comme stipul&#233; entre autres dans le Pacte international sur les droits &#233;conomiques sociaux et culturels (PIDESC).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce pacte repose sur une appr&#233;ciation de deux rep&#232;res : un rep&#232;re de sortie de la pauvret&#233; (1) et un niveau de couverture des besoins essentiels (2). Ensuite se posent les choix de r&#233;partition de la richesse collective en faveur de la protection des droits humains. Il est n&#233;cessaire de garantir &#224; toute personne un niveau de revenu permettant de couvrir les besoins essentiels. Avant l'atteinte de ce seuil, l'&#201;tat doit lui assurer un revenu ou combler le manque &#224; gagner par une prestation publique (3). Au-dessus de ce seuil, il devrait ajouter un certain soutien au revenu gagn&#233;, tant que le seuil de sortie de la pauvret&#233; n'est pas atteint (4), sans pr&#233;l&#232;vement d'imp&#244;ts. Parall&#232;lement, il est imp&#233;ratif de fixer le salaire minimum pour qu'il permette &#224; toute personne qui travaille &#224; plein temps de d&#233;passer le seuil de pauvret&#233; (5). Finalement, au-dessus du seuil de pauvret&#233;, on devrait commencer &#224; payer de l'imp&#244;t, et en payer une proportion de plus en plus grande de son revenu &#224; mesure qu'il augmente (6).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une solidarit&#233; sociale exemplaire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Si, depuis 2000 et m&#234;me avant, la fiscalit&#233; qu&#233;b&#233;coise a entretenu des m&#233;canismes qui cr&#233;ent des perdantes et des gagnantes, elle demeure un outil collectif &#224; privil&#233;gier pour s'occuper des escaliers roulants. Son utilisation n&#233;cessite de forcer les gouvernements &#224; adopter et, &#224; mettre en &#339;uvre des politiques fiscales coh&#233;rentes, progressives et audacieuses afin de stopper les &#233;carts, les reculs et les injustices. Le temps est revenu, en partie en raison de la crise &#233;conomique qui frappe, de forger une solidarit&#233; fiscale exemplaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Robin Couture&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Collectif pour un Qu&#233;bec sans pauvret&#233;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
