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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Fraudeuses du fisc</title>
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		<dc:date>2009-04-12T22:14:59Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marc Hasbani, Martine Lauzon</dc:creator>


		<dc:subject>Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme</dc:subject>
		<dc:subject>Economie et finances publiques</dc:subject>
		<dc:subject>Politique canadienne</dc:subject>
		<dc:subject>Hasbani, Marc </dc:subject>
		<dc:subject>Lauzon, Martine </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En plus d'&#339;uvrer au Canada, il faut savoir que les banques canadiennes sont &#233;galement pr&#233;sentes dans de nombreux autres pays. Outre les &#201;tats-Unis et le Royaume-Uni, elles se retrouvent au sein de plusieurs petits pays que l'Organisation de coop&#233;ration et de d&#233;veloppement &#233;conomiques (OCDE) consid&#232;re&#8230; comme des paradis fiscaux ! C'est &#224; cet aspect qu'une r&#233;cente &#233;tude de la Chaire d'&#233;tudes socio-&#233;conomiques (CESE) de l'UQAM s'est attard&#233;e, c'est-&#224;-dire aux r&#233;percussions que la pr&#233;sence des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Fiscalite-equitable-et-" rel="directory"&gt;Dossier : Fiscalit&#233; &#233;quitable et justice sociale&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Capitalisme-et-neoliberalisme-+" rel="tag"&gt;Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Economie-et-finances-publiques-+" rel="tag"&gt;Economie et finances publiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-canadienne-+" rel="tag"&gt;Politique canadienne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Hasbani-Marc-+" rel="tag"&gt;Hasbani, Marc &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Lauzon-Martine-+" rel="tag"&gt;Lauzon, Martine &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton834.gif?1642092275' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;721&#034; height=&#034;414&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En plus d'&#339;uvrer au Canada, il faut savoir que les banques canadiennes sont &#233;galement pr&#233;sentes dans de nombreux autres pays. Outre les &#201;tats-Unis et le Royaume-Uni, elles se retrouvent au sein de plusieurs petits pays que l'Organisation de coop&#233;ration et de d&#233;veloppement &#233;conomiques (OCDE) consid&#232;re&#8230; comme des paradis fiscaux ! C'est &#224; cet aspect qu'une r&#233;cente &#233;tude de la Chaire d'&#233;tudes socio-&#233;conomiques (CESE) de l'UQAM&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les banques canadiennes et l'&#233;vasion fiscale dans les paradis fiscaux : 16 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; s'est attard&#233;e, c'est-&#224;-dire aux r&#233;percussions que la pr&#233;sence des banques canadiennes dans ces endroits ont sur les recettes fiscales de nos gouvernements. Cette &#233;tude a donc quantifi&#233; les montants d'imp&#244;ts sur le revenu des soci&#233;t&#233;s que les principales banques canadiennes ne versent pas aux fiscs canadien et qu&#233;b&#233;cois, puisqu'elles ont pignon sur rue dans des pays o&#249; l'imposition du profit est quasi inexistante.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si les banques canadiennes affichaient un taux d'imposition officiel de 35 % en 2007, la r&#233;alit&#233; est tout autre. En effet, et selon les chiffres pr&#233;sent&#233;s au sein des &#233;tats financiers des grandes banques (soit la Banque Scotia, la Banque TD, la Banque CIBC, la Banque de Montr&#233;al et la Banque Royale), aucune de celles-ci n'a vers&#233; en imp&#244;t sur le revenu ce m&#234;me pourcentage de son b&#233;n&#233;fice comptable. Les montants effectivement calcul&#233;s comme charge d'imp&#244;t de l'ann&#233;e 2007 oscillent m&#234;me entre 8 % et 20 % du b&#233;n&#233;fice annuel des banques, ce qui diff&#232;re nettement du 35 % annonc&#233;. &#192; titre d'exemple, la Banque de Montr&#233;al a, dans les faits, enregistr&#233; une charge d'imp&#244;t &#233;quivalant &#224; 8 % de son b&#233;n&#233;fice comptable, soit un &#233;cart de 27 points de pourcentage avec son taux officiel de 35 %. Pourquoi cet &#233;cart entre le taux officiel et le taux effectif ? La r&#233;ponse &#224; cette question se trouve enfouie dans les notes qui accompagnent les &#233;tats financiers que toute entreprise faisant appel &#224; l'&#233;pargne doit rendre publics. L'entreprise canadienne poss&#233;dant des filiales &#224; l'&#233;tranger peut r&#233;duire son taux d'imposition quand ces derni&#232;res sont situ&#233;es dans des pays o&#249; le taux d'imposition est inf&#233;rieur &#224; celui du Canada. En outre, l'entreprise dont une bonne partie des activit&#233;s d'exploitation est situ&#233;e dans un pays o&#249; le taux d'imposition est moindre que celui en vigueur au Canada verra son taux d'imposition officiel diminu&#233;, d&#251; &#224; la moindre imposition des profits engendr&#233;s &#224; l'ext&#233;rieur de notre pays. Et c'est ce que r&#233;v&#232;le l'exemple des banques canadiennes, pr&#233;sentes dans des pays ayant un taux d'imposition moindre, alors que la majeure partie de leur client&#232;le se situe au Canada. Gr&#226;ce &#224; leur pr&#233;sence &#224; l'&#233;tranger, les banques canadiennes ont pu &#233;viter de payer au fisc rien de moins que 16 milliards en 15 ans.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L&#233;gitimit&#233; douteuse&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La question est digne d'&#234;tre pos&#233;e : c'est gr&#226;ce &#224; la pr&#233;sence de filiales dans quels pays que se sont effectu&#233;es ces &#233;conomies d'imp&#244;t ? Selon l'&#233;tude de la CESE, cet &#233;vitement fiscal n'a pu se faire &#224; l'aide des filiales &#233;tats-uniennes et anglaises des banques canadiennes, car leurs taux d'imposition en vigueur en 2007 sont &#233;gaux ou sup&#233;rieurs au taux canadien. Par exemple, la banque &#233;tats-unienne Bank of America &#233;tait assujettie &#224; un taux de 35 %, soit le m&#234;me taux que pour une entreprise oeuvrant au Canada. En outre, les filiales des banques canadiennes pr&#233;sentes aux &#201;tats-Unis ne font pas profiter leur soci&#233;t&#233; m&#232;re d'un taux imposition inf&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est donc dire que les 16 milliards d'&#233;conomies fiscales faites par les banques ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;es par leurs filiales d'autres pays, que l'on retrouve dans le tableau pr&#233;c&#233;dent. Il est &#224; noter que cette liste est extraite des rapports annuels publics des banques pour l'ann&#233;e 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tude de la CESE d&#233;montre ainsi que les cinq plus grandes banques canadiennes comptent au minimum 89 filiales officielles dans les paradis fiscaux, tel que mentionn&#233; dans leur rapport annuel 2007. C'est par ces filiales install&#233;es dans ces pays que les grandes banques canadiennes ont pu abaisser radicalement leur taux d'imposition et ainsi &#233;luder 16 milliards au fisc sur une p&#233;riode de 15 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe de nombreux accords fiscaux entre diff&#233;rents pays et il est vrai que ceux-ci sont fort utiles sous plusieurs aspects. Cependant, il est inadmissible que la pr&#233;sence de banques dans des pays, g&#233;n&#233;ralement de moins de 100 000 habitants, permette &#224; ces derni&#232;res de r&#233;duire consid&#233;rablement leur charge d'imp&#244;t au Canada, surtout quand la majorit&#233; de leur activit&#233; commerciale est r&#233;alis&#233;e au Canada.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1993, les cinq plus grandes banques canadiennes avaient d&#233;tourn&#233; 302 millions $ dans les paradis fiscaux et 15 ans plus tard, en 2007, elles ont amplifi&#233; consid&#233;rablement cette fuite d'imp&#244;ts sur le revenu par une sortie d'imp&#244;ts de 2,4 milliards $. Il s'agit ici d'une augmentation de 2,1 milliards $ ou de 700 %. Loin de se r&#233;sorber, la situation s'hypertrophie chaque ann&#233;e. Il faut mettre fin &#224; l'&#233;vasion fiscale g&#233;n&#233;ralis&#233;e dans les paradis fiscaux en interdisant la pr&#233;sence de nos banques dans ces endroits.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Fraude g&#233;n&#233;ralis&#233;e&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;vasion dans les paradis fiscaux repr&#233;sente annuellement un manque &#224; gagner de plusieurs milliards de dollars pour nos gouvernements et met en p&#233;ril la s&#233;curit&#233; sociale du pays ainsi que le maintien des programmes sociaux qui s'effritent continuellement, faute de fonds. Chaque ann&#233;e, les V&#233;rificateurs g&#233;n&#233;raux du Canada et du Qu&#233;bec signalent cette fraude g&#233;n&#233;ralis&#233;e dans leur rapport annuel sans que les gouvernements agissent sur ce ph&#233;nom&#232;ne qui prive l'&#201;tat de recettes importantes et surtout vitales pour le pays. Que les banques aient r&#233;ussi, au cours des 15 derni&#232;res ann&#233;es (1993-2007), &#224; &#233;luder aux fiscs canadiens et provinciaux un montant aussi exorbitant que 16 milliards $ gr&#226;ce au stratag&#232;me des filiales &#233;trang&#232;res est inacceptable, mais surtout immoral&#8230; Il ne s'agit ici de surtaxer personne, mais que chacun le soit &#233;quitablement, en vertu des principes d'&#233;quit&#233; et de justice dont le Canada et le Qu&#233;bec se sont dot&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Les banques canadiennes et l'&#233;vasion fiscale dans les paradis fiscaux : 16 milliards de dollars d'imp&#244;ts &#233;lud&#233;s&lt;/i&gt;, &lt;a href=&#034;http://www.cese.uqam.ca&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.cese.uqam.ca&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Marc Hasbani&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Martine Lauzon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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