<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.ababord.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
	<link>https://www.ababord.org/</link>
	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.ababord.org/spip.php?id_mot=520&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
		<url>https://www.ababord.org/local/cache-vignettes/L144xH53/siteon0-9c6c5.png?1729015892</url>
		<link>https://www.ababord.org/</link>
		<height>53</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Vers un antiracisme de plus en plus progressiste</title>
		<link>https://www.ababord.org/Vers-un-antiracisme-de-plus-en</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Vers-un-antiracisme-de-plus-en</guid>
		<dc:date>2009-04-30T01:14:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ana&#239;s Anderson-Thierry</dc:creator>


		<dc:subject>Immigration, refuge et racisme</dc:subject>
		<dc:subject>Anderson-Thierry, Ana&#239;s</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;S'agissant des &#171; immigrants &#187;, les d&#233;bats sur l'antiracisme et le racisme s'en tiennent g&#233;n&#233;ralement aux discours &#224; connotation raciste et sur les attitudes racistes, ou encore sur le vote d'une droite nationaliste et frileuse, ce qui a pour r&#233;sultat de faire l'impasse sur un d&#233;bat important relatif &#224; l'immigration : le fait que les immigr&#233;s sont, dans la r&#233;alit&#233;, soumis et confront&#233;s aux lois du fonctionnement les plus ordinaires de ce qu'il conviendrait d'appeler l'espace social au niveau (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-28-fevrier-mars-2009-" rel="directory"&gt;No 028 - f&#233;vrier / mars 2009&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Immigration-refuge-et-racisme-+" rel="tag"&gt;Immigration, refuge et racisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Anderson-Thierry-Anais-+" rel="tag"&gt;Anderson-Thierry, Ana&#239;s&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton830.gif?1642092275' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;683&#034; height=&#034;453&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;S'agissant des &#171; immigrants &#187;, les d&#233;bats sur l'antiracisme et le racisme s'en tiennent g&#233;n&#233;ralement aux discours &#224; connotation raciste et sur les attitudes racistes, ou encore sur le vote d'une droite nationaliste et frileuse, ce qui a pour r&#233;sultat de faire l'impasse sur un d&#233;bat important relatif &#224; l'immigration : le fait que les immigr&#233;s sont, dans la r&#233;alit&#233;, soumis et confront&#233;s aux lois du fonctionnement les plus ordinaires de ce qu'il conviendrait d'appeler l'espace social au niveau &#224; la fois national et mondial, qui tendent &#224; reproduire &#8211; pour le dire dans la jargon des sociologues &#8211; &#171; la structure des diff&#233;rences de dotation initiale &#187;. Moins dot&#233;s au niveau du capital &#233;conomique, social et culturel, la majorit&#233; des migrants &lt;i&gt;poss&#232;dent&lt;/i&gt; un capital symbolique n&#233;gatif, lequel est li&#233; &#224; l'&#233;tat de stigmatisation qui les caract&#233;rise assez souvent. Cela nous am&#232;ne &#224; dire que les migrants participent d'un proc&#232;s de discrimination structurale qui n'a pas du tout besoin d'une quelconque assise l&#233;gale consciente pour se d&#233;ployer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce sens, il parait politiquement limit&#233; de s'attarder uniquement sur la notion de &#171; racisme &#187; telle qu'elle se donne &#224; voir sur le plan du discours, l'important est dans ce cas de rendre plus manifestes les conditions sociales de production de rapports sociaux racialis&#233;s. On pourra voir ainsi un peu plus clair dans l'h&#233;t&#233;roclite registre &#171; antiraciste &#187;. Ainsi, nous estimons &#8211; pour ce qui est de nos soci&#233;t&#233;s capitalistes avanc&#233;es &#8211; que le racisme est en grande partie tributaire du ph&#233;nom&#232;ne de l'intensification de plus en plus accrue de la concurrence au sein des classes populaires, sur le registre du travail et de l'emploi. Sans doute que ce jeu concurrentiel se superpose aussi au niveau de l'&#233;cole, de la protection sociale et des services publics. Faut-il pour autant faire preuve de mansu&#233;tude &#224; l'&#233;gard du discours raciste ? Loin s'en faut. Il appara&#238;t toutefois &#233;vident que la pr&#233;&#233;minence que prend la lutte au seul discours raciste, laquelle l'expurge trop souvent de ses soubassements sociopolitiques, s'explique en grande partie par l'&#233;clipse des acteurs sociaux et politiques qui censuraient l'expression de cette forme de ressentiment social qu'est le racisme : on pense ici &#224; la d&#233;l&#233;gitimation du mouvement ouvrier ou m&#234;me de la notion universalisante de service public. En ce sens, la doxa et les politiques n&#233;olib&#233;rales ne font que renforcer les conditions d'&#233;mergence de ces formes de discriminations structurales &#224; l'origine du ressentiment racial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant une telle mise &#224; plat de ce qui pr&#233;side &#224; la solidarit&#233; sociale et &#224; la r&#233;sistance collective, le discours raciste prend souvent la forme d'exutoire, voire de formes de r&#233;actions apolitiques. On pourrait m&#234;me dire qu'il s'agit de r&#233;ponses culturalistes &#224; des enjeux politiques appelant une analyse de nature anti-syst&#233;mique : c'est-&#224;-dire offrir des r&#233;ponses &#224; m&#234;me d'att&#233;nuer les pratiques sociales et les repr&#233;sentations &#224; la base de la reproduction de rapports sociaux in&#233;galitaires. Comme nous l'enseignent nombre de sociologues, le probl&#232;me dans ce cas n'est pas seulement la pauvret&#233; et l'in&#233;galit&#233;, ni m&#234;me l'accentuation du nombre de personnes qui en sont affect&#233;es, mais surtout le fait que ces in&#233;galit&#233;s sociales se traduisent par la concentration de pauvres dans un m&#234;me espace. De plus en plus, les pauvres vivent entre eux. C'est un ph&#233;nom&#232;ne relativement nouveau. Ces espaces sont produits &#224; partir d'un double m&#233;canisme : l'existence de populations au ch&#244;mage ou poss&#233;dant de faibles revenus et l'existence de populations dont la pr&#233;sence se caract&#233;rise par une sorte d'ext&#233;riorit&#233; &#224; la &#171; soci&#233;t&#233; d'accueil &#187; ou &#224; la soci&#233;t&#233; nationale. Et voil&#224; que les populations qui cumulent souvent ces deux traits sont en gros les m&#234;mes : ce sont celles que l'on qualifie &#171; d'immigr&#233;es &#187; ou &#171; issues de l'immigration &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont l&#224; autant de ph&#233;nom&#232;nes qui doivent &#234;tre pris en consid&#233;ration par toute strat&#233;gie de lutte au racisme. Malheureusement, toutes ces dimensions de la r&#233;alit&#233; de l'immigration sont occult&#233;es par le discours dominant, pour lequel l'&lt;i&gt;immigration&lt;/i&gt; cr&#233;e des &lt;i&gt;probl&#232;mes&lt;/i&gt; qui doivent trouver leur r&#233;ponse par des mesures qui g&#233;n&#233;ralement ont pour particularit&#233; d'&#234;tre encore plus hostiles &#224; l'immigration sous toutes ses formes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant de tels d&#233;fis intellectuels, les acteurs &#339;uvrant dans la lutte au ph&#233;nom&#232;ne racial sont h&#233;las largement captifs de d&#233;bats &#224; forte teneur identitaire qui permettent tr&#232;s difficilement de penser ces conditions sociales &#224; l'origine du ph&#233;nom&#232;ne racial. C'est donc largement les assises d'une r&#233;ponse r&#233;solument politique au racisme qui s'en trouvent brouill&#233;es : la capacit&#233; d'incarner le politique, entendu au sens d'instance de production de normes, de principes et de valeurs ; le politique comme acte de puissance ou de production d'effets visibles sur la r&#233;alit&#233; sociale. En ce sens, on peut dire qu'il est imp&#233;rieux de passer d'une politique d'&#233;nonciation d'un antiracisme &#224; une politique de sa r&#233;alisation effective.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Ana&#239;s Anderson-Thierry&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
