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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Protagoniste ou figurant ?</title>
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		<dc:date>2008-12-07T01:45:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Richard E. Langelier</dc:creator>


		<dc:subject>Arts et culture</dc:subject>
		<dc:subject>M&#233;dias et journalisme</dc:subject>
		<dc:subject>Langelier, Richard E. </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il y a lieu de questionner le r&#244;le du Conseil de la radiodiffusion et des t&#233;l&#233;communications canadiennes (CRTC) dans l'&#233;volution du syst&#232;me canadien de radiodiffusion, et plus particuli&#232;rement en regard de la question de la concentration des m&#233;dias et de leur propri&#233;t&#233; crois&#233;e, et de s'interroger sur l'attitude que les progressistes qu&#233;b&#233;cois devraient adopter &#224; l'&#233;gard de cet organisme. &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; Ce qui est le plus important dans la radiodiffusion, c'est le contenu des &#233;missions ; tout le reste (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-26-oct-nov-2008-" rel="directory"&gt;No 026 - oct./nov 2008&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Arts-et-culture-+" rel="tag"&gt;Arts et culture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Medias-et-journalisme-+" rel="tag"&gt;M&#233;dias et journalisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Langelier-Richard-E-+" rel="tag"&gt;Langelier, Richard E. &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton782.gif?1642092274' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;441&#034; height=&#034;340&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il y a lieu de questionner le r&#244;le du Conseil de la radiodiffusion et des t&#233;l&#233;communications canadiennes (CRTC) dans l'&#233;volution du syst&#232;me canadien de radiodiffusion, et plus particuli&#232;rement en regard de la question de la concentration des m&#233;dias et de leur propri&#233;t&#233; crois&#233;e, et de s'interroger sur l'attitude que les progressistes qu&#233;b&#233;cois devraient adopter &#224; l'&#233;gard de cet organisme.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Ce qui est le plus important dans la radiodiffusion, c'est le contenu des &#233;missions ; tout le reste est secondaire. Produire des &#233;missions vari&#233;es et bien &#233;quilibr&#233;es, tant par les postes publics que priv&#233;s de radio et de t&#233;l&#233;vision, voil&#224; le premier devoir de tous les radiodiffuseurs &#224; qui l'on a confi&#233; l'utilisation de biens publics limit&#233;s se pr&#233;sentant ici sous la forme de fr&#233;quences de radio et de canaux de t&#233;l&#233;vision.&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Rapport du comit&#233; sur la radiodiffusion, 1965, p. 3.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; C'est ainsi que d&#233;butait, en 1965, le rapport du comit&#233; f&#233;d&#233;ral charg&#233; d'&#233;tudier le syst&#232;me canadien de radiodiffusion. Pour le commissaire Fowler et ses coll&#232;gues, le bilan &#233;tait accablant : pi&#232;tre qualit&#233; des &#233;missions, frilosit&#233; face &#224; la diversit&#233; des sources et des contenus, am&#233;ricanisation de la culture canadienne, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On conna&#238;t la suite : de rapports gouvernementaux en commissions royales d'enqu&#234;te, depuis 50 ans, les constats ont toujours &#233;t&#233; les m&#234;mes, les recommandations se ressemblent comme des clones et l'inaction gouvernementale qui suit le d&#233;p&#244;t des rapports constitue une r&#232;gle sacr&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des oligopoles voraces&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, comprendre le r&#244;le du CRTC constitue une question des plus pertinentes, compte tenu du r&#244;le id&#233;ologique fondamental que jouent les m&#233;dias dans l'espace d&#233;mocratique et dans les &#233;volutions culturelles des soci&#233;t&#233;s modernes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pierre Bourdieu, Sur la t&#233;l&#233;vision, Paris, Raison d'agir &#233;ditions, 1996, 95 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Et quand les oligopoles dominant ce secteur arrivent, en d&#233;veloppant les synergies que les nouvelles technologies de l'information rendent possibles, &#224; contr&#244;ler la production et la diffusion du livre&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jean-Fran&#231;ois Nadeau, &#171; Empire sur l'&#233;dition &#187;, &#192; b&#226;bord ! n&#186; 12, d&#233;cembre (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, les conditions sont en place pour peser lourdement sur ces &#233;volutions. La financiarisation actuelle du capital implique, de toute fa&#231;on, que soient forg&#233;s les instruments id&#233;ologiques qui vont l'accompagner et la rendre possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'industrie m&#233;diatique constitue &#233;galement l'un des secteurs &#233;conomiques o&#249; les bases de l'accumulation du capital sont tr&#232;s importantes. Quelques chiffres permettent d'en saisir la r&#233;alit&#233;. En 2007, l'industrie de la radio priv&#233;e a eu des revenus de 1,5 milliard $, et obtenu un taux de profit moyen (mesure, certes, bien imparfaite de la cr&#233;ation de la richesse) de 20 %. Ses 619 stations occupaient plus de 10 000 salari&#233;es au pays. La c&#226;blodistribution, quant &#224; elle, obtenait des revenus de 7 milliards $, des taux de profits de 21 % et employait pr&#232;s de 18 000 personnes. La t&#233;l&#233;vision satellitaire franchissait d&#233;j&#224; le seuil de rentabilit&#233; et occupait pr&#232;s de 3 000 personnes. Quant &#224; la t&#233;l&#233;vision sp&#233;cialis&#233;e payante, elle se contentait de revenus de 2,7 milliards $, d'un taux de profit de 23,75 %, et pr&#232;s de 5 500 personnes &#233;taient &#224; son emploi. Finalement, la t&#233;l&#233;vision conventionnelle voyait ses revenus d&#233;passer les 2,2 milliards $, mais avec un taux de profit de 5 %, alors que pr&#232;s de 7 900 personnes y &#339;uvraient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De ce fait, il ne faut gu&#232;re s'&#233;tonner que l'actualit&#233; r&#233;cente ait &#233;t&#233; riche en rebondissements sur la sc&#232;ne m&#233;diatique. Les d&#233;boires du r&#233;seau TQS et les tentatives r&#233;ussies de Remstar de modifier les conditions de la licence, les coups d'estocade de Pierre-Karl P&#233;ladeau en regard des sommes consacr&#233;es &#224; la production t&#233;l&#233;visuelle canadienne, les d&#233;bats sur le partage de l'assiette au beurre entre les entreprises de c&#226;blodistribution, les canaux sp&#233;cialis&#233;s et les t&#233;l&#233;visions g&#233;n&#233;ralistes et les nouvelles r&#232;gles sur la concentration des m&#233;dias &#233;lectroniques dessinent un portrait saisissant des contradictions que rencontrent pr&#233;sentement les oligopoles de la communication.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le CTRC, au service des oligopoles&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ces &#233;v&#233;nements permettent &#233;galement de mieux comprendre le r&#244;le que joue le CRTC dans ces &#233;volutions. En effet, depuis janvier dernier, l'organisme de r&#233;gulation a &#233;t&#233; tr&#232;s actif pour favoriser les int&#233;r&#234;ts des oligopoles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, en janvier, le CRTC annon&#231;ait sa nouvelle politique en regard de la propri&#233;t&#233; des m&#233;dias. Il serait dor&#233;navant impossible &#224; un m&#234;me oligopole de contr&#244;ler, dans un m&#234;me march&#233;, plus de deux types de m&#233;dia (radio, t&#233;l&#233;vision g&#233;n&#233;raliste, journal local). Le CRTC promet aussi de bloquer toute transaction ayant pour cons&#233;quence de permettre &#224; un oligopole de contr&#244;ler plus de 45 % de l'auditoire ! Cette r&#232;gle, qui rappelle la r&#232;gle existante en France, n'exige pas que les oligopoles qui ne respectent pas ces normes r&#233;gularisent leur situation. Les droits acquis de la propri&#233;t&#233; demeurent intacts. La m&#234;me situation pr&#233;valait en France quand le Conseil constitutionnel, en 1984, a emp&#234;ch&#233; le d&#233;mant&#232;lement de l'empire Hersant. De ce fait, Pierre-Karl P&#233;ladeau et Paul Desmarais continueront &#224; se partager les plus grosses parts du g&#226;teau au Qu&#233;bec, et la famille Irving maintiendra son quasi monopole dans les Maritimes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Marie-Claude Lyonnais, &#171; Hyper-convergence &#187;, Le Trente, juin 2008, p. 23-25.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;dias devront aussi se conformer au &lt;i&gt;Code d'ind&#233;pendance journalistique&lt;/i&gt; &#233;labor&#233; par le Conseil canadien de normes de la t&#233;l&#233;vision, un organisme o&#249; les grands patrons de l'industrie dominent et qui est connu pour sa complaisance &#224; l'&#233;gard de&#8230; ses membres. &lt;br class='autobr' /&gt;
En mars, le CRTC avalisait le passage de BCE inc., un joueur aussi tr&#232;s important du secteur m&#233;diatique et des t&#233;l&#233;communications, &#224; Teacher's, le fonds de retraite des enseignantEs ontarienNEs, et &#224; ses partenaires am&#233;ricains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mai, il lan&#231;ait son avis d'audience publique dans le but d'&#233;laborer une politique de contr&#244;le des nouveaux m&#233;dias, une politique qui verra le jour en 2009 et qui fait suite aux plaintes de certains oligopoles, press&#233;s de contr&#244;ler aussi ce secteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En juin, le CRTC satisfaisait aux demandes des oligopoles critiquant s&#233;v&#232;rement les r&#232;gles du Fonds canadien de la t&#233;l&#233;vision. Ainsi, dor&#233;navant, la t&#233;l&#233;vision publique et la t&#233;l&#233;vision priv&#233;e disposent chacune d'un fonds distinct, et les succ&#232;s remport&#233;s aupr&#232;s de l'auditoire deviennent un crit&#232;re important de financement pour les m&#233;dias priv&#233;s, ce qui risque de r&#233;duire &#224; nouveau la diversit&#233; et la qualit&#233; des &#233;missions pr&#233;sent&#233;es. Il s'agit &#233;galement d'un nouveau recul pour la t&#233;l&#233;vision publique qui voit ses parts de financement s'amoindrir encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est ensuite venue la d&#233;cision en regard de TQS o&#249;, malgr&#233; des pressions populaires et politiques, le CRTC a refus&#233; l'entr&#233;e de nouveaux acheteurs dans le jeu et a rendu la d&#233;cision que l'on conna&#238;t o&#249; l'information est r&#233;duite comme une peau de chagrin.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quelle conclusion tirer sur le r&#244;le du CRTC ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D'entr&#233;e de jeu, un premier constat s'impose : le CRTC a &#233;t&#233; incapable d'assurer la qualit&#233; des contenus radiophoniques ou t&#233;l&#233;visuels. Les gadgets juridiques qu'il avait mis au point (les &#171; &lt;i&gt;avantages tangibles&lt;/i&gt; &#187;, &#171; &lt;i&gt;l'&#233;tanch&#233;it&#233; des salles de nouvelles&lt;/i&gt; &#187;, etc.) ont piteusement &#233;chou&#233;s. Pire, il s'est souci&#233; comme d'une guigne de la diversit&#233; des contenus et de la pluralit&#233; des sources&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Richard E. Langelier, &#171; La diversit&#233; et le pluralisme &#187; dans Florian (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De tous les pays capitalistes avanc&#233;s, le Canada se distingue d'ailleurs par son tr&#232;s haut niveau de concentration des m&#233;dias. En fait, le niveau de concentration des m&#233;dias au Canada est l'un des plus &#233;lev&#233;s des pays du G-8. Il a d&#233;pass&#233; depuis longtemps un seuil critique. Malgr&#233; les amendements apport&#233;s en 2006 et 2008, les r&#232;gles am&#233;ricaines, o&#249; domine pourtant le march&#233;, sont plus restrictives que celles en vigueur au Canada&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Richard E. Langelier et Daniel Giroux, &#171; L'exp&#233;rience &#233;trang&#232;re &#187; dans (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Voil&#224; notre deuxi&#232;me constat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un troisi&#232;me constat peut encore &#234;tre fait. Dans ses rapports &#224; l'&#233;conomie, le CRTC, comme tribunal administratif, a fait l'objet d'une captation par les oligopoles du secteur des communications qui en ont fait un instrument d'arbitrage de leurs conflits et un complice docile de leurs combines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;cision d'utiliser la censure et d'ordonner la fermeture de CHOI-FM n'aurait jamais &#233;t&#233; possible, s'il se fut agi d'un oligopole. Prix de consolation pour Patrice Demers, le CRTC lui a permis de reprendre ses billes et de r&#233;aliser un juteux profit. Mais le CRTC a surtout r&#233;alis&#233; ainsi ses objectifs fondamentaux : obtenir des tribunaux sup&#233;rieurs de nouveaux pouvoirs de contr&#244;le des contenus, tout en &#233;liminant un petit ind&#233;pendant frondeur. Cette fin de course en dit tr&#232;s long sur les int&#233;r&#234;ts r&#233;els que d&#233;fend le CRTC. Dommage pour une certaine gauche qu&#233;b&#233;coise qui n'y a vu que du feu, avalisant la pratique de la censure, &#226;nonnant avec les penseurs lib&#233;raux et n'ayant surtout pas su d&#233;velopper les moyens utiles de lutter contre le populisme de droite et l'antif&#233;minisme, courants politiques bien pr&#233;sents dans la r&#233;gion de Qu&#233;bec depuis les ann&#233;es 1960.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux rapports avec le politique, le CRTC est clairement devenu un objet docile qui refl&#232;te, en creux et dans le symbolisme des r&#232;gles juridiques, les orientations des groupes qui dominent, &#224; tour de r&#244;le, le Parlement canadien. La canadianisation des ondes et, cons&#233;quemment, la pr&#233;servation du march&#233; canadien des communications constituent les seuls r&#233;els objectifs poursuivis par le CRTC. L'observateur n'a qu'&#224; suivre les multiples avatars des politiques du CRTC en fonction de ses directions successives pour s'en rendre compte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces constats nous am&#232;nent &#224; une conclusion. Le CRTC constitue un miroir aux alouettes pour la population. Son inutilit&#233; est patente et son efficacit&#233; pour d&#233;fendre les droits des citoyens, nulle. Mais tel n'est pas son r&#244;le v&#233;ritable. C'est plut&#244;t d'&#234;tre un instrument de normalisation des oligopoles qui sont en lutte dans l'univers des communications et leur outil dans leur combat pour l'h&#233;g&#233;monie au sein de la soci&#233;t&#233; canadienne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Rapport du comit&#233; sur la radiodiffusion&lt;/i&gt;, 1965, p. 3.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pierre Bourdieu, &lt;i&gt;Sur la t&#233;l&#233;vision&lt;/i&gt;, Paris, Raison d'agir &#233;ditions, 1996, 95 p. ; Noam Chomsky et Edward S. Herman, &lt;i&gt;La fabrique de l'opinion publique&lt;/i&gt;, Paris, Le serpent &#224; plume, 2003, 330 p. ; Richard E. Langelier, &#171; L'influence des m&#233;dias &#233;lectroniques sur la formation de l'opinion publique : du mythe &#224; la r&#233;alit&#233; &#187;, &lt;i&gt;Lex electronica&lt;/i&gt;, vol. 11, n&#186; 1, printemps 2006, disponible en ligne. Voir aussi le dossier consacr&#233; aux m&#233;dias dans la revue &lt;i&gt;&#192; b&#226;bord !&lt;/i&gt; n&#186; 18, f&#233;vrier-mars 2007, p. 16-31.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jean-Fran&#231;ois Nadeau, &#171; Empire sur l'&#233;dition &#187;, &lt;i&gt;&#192; b&#226;bord !&lt;/i&gt; n&#186; 12, d&#233;cembre 2005-janvier 2006, p. 24-25.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Marie-Claude Lyonnais, &#171; Hyper-convergence &#187;, &lt;i&gt;Le Trente&lt;/i&gt;, juin 2008, p. 23-25.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Richard E. Langelier, &#171; La diversit&#233; et le pluralisme &#187; dans Florian Sauvageau (dir.), &lt;i&gt;La propri&#233;t&#233; crois&#233;e des m&#233;dias au Canada&lt;/i&gt;, Centre d'&#233;tude sur les m&#233;dias, f&#233;vrier 2001, p. 30-50.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Richard E. Langelier et Daniel Giroux, &#171; L'exp&#233;rience &#233;trang&#232;re &#187; dans Florian Sauvageau (dir.), &lt;i&gt;La propri&#233;t&#233; crois&#233;e des m&#233;dias au Canada, Centre d'&#233;tude sur les m&#233;dias&lt;/i&gt;, f&#233;vrier 2001, p. 51-74 ; Federal Communication Commission (USA), &#171; &lt;i&gt;Report and order and third further notice of proposed rule making&lt;/i&gt; &#187;, 5 mars 2008.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Richard E. Langelier&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Docteur en droit, Doctorant en sociologie&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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