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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>La rencontre du f&#233;minisme et de l'antiracisme</title>
		<link>https://www.ababord.org/La-rencontre-du-feminisme-et-de-l</link>
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		<dc:date>2008-08-28T23:50:03Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>M&#233;lissa Blais, Francis Dupuis-D&#233;ri</dc:creator>


		<dc:subject>F&#233;minisme</dc:subject>
		<dc:subject>Immigration, refuge et racisme</dc:subject>
		<dc:subject>Moyen-Orient</dc:subject>
		<dc:subject>Dupuis-D&#233;ri, Francis</dc:subject>
		<dc:subject>Blais, M&#233;lissa </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Sociologue et f&#233;ministe fran&#231;aise de renom, la th&#233;oricienne et militante Christine Delphy est venue &#224; Montr&#233;al &#224; l'automne 2007 pour prononcer deux conf&#233;rences : &#171; Le mythe de l'&#233;galit&#233;-d&#233;j&#224;-l&#224; : un poison &#187; et &#171; L'Afghanistan : une guerre pour les femmes ? &#187; Christine Delphy s'est d'abord fait conna&#238;tre au Qu&#233;bec dans les ann&#233;es 1970 pour son article &#171; L'ennemi principal &#187;, puis par l'&#339;uvre du m&#234;me nom, publi&#233;e en deux volumes. En 1977, elle fonde, avec entre autres Simone de Beauvoir, la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-23-fevrier-mars-2008-" rel="directory"&gt;No 023 - f&#233;vrier / mars 2008&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Moyen-Orient-+" rel="tag"&gt;Moyen-Orient&lt;/a&gt;, 
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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton726.gif?1642092272' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;722&#034; height=&#034;480&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Sociologue et f&#233;ministe fran&#231;aise de renom, la th&#233;oricienne et militante Christine Delphy est venue &#224; Montr&#233;al &#224; l'automne 2007 pour prononcer deux conf&#233;rences : &#171; Le mythe de l'&#233;galit&#233;-d&#233;j&#224;-l&#224; : un poison &#187; et &#171; L'Afghanistan : une guerre pour les femmes ? &#187; Christine Delphy s'est d'abord fait conna&#238;tre au Qu&#233;bec dans les ann&#233;es 1970 pour son article &#171; L'ennemi principal &#187;, puis par l'&#339;uvre du m&#234;me nom, publi&#233;e en deux volumes. En 1977, elle fonde, avec entre autres Simone de Beauvoir, la revue &lt;i&gt;Questions f&#233;ministes&lt;/i&gt;, puis &lt;i&gt;Nouvelles questions f&#233;ministes&lt;/i&gt; en 1980. Elle a r&#233;cemment pris position contre la loi fran&#231;aise interdisant le port du foulard musulman dans les &#233;coles. Sa lutte antiraciste l'a men&#233;e &#224; s'engager dans le Mouvement des indig&#232;nes de la r&#233;publique&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Issu d'un appel rendu public en janvier 2005 sign&#233; par plusieurs milliers de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; b&#226;bord ! :&lt;/strong&gt; Depuis quelques ann&#233;es, vous militez pour que le f&#233;minisme pense la relation entre le racisme et le sexisme. S'agit-il l&#224; d'un enjeu nouveau ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Christine Delphy :&lt;/strong&gt; J'ai &#233;tudi&#233; aux &#201;tats-Unis dans les ann&#233;es 1960 et j'ai alors milit&#233; dans le mouvement antiraciste des droits civiques. Mais dans les faits, je m'int&#233;ressais peu aux f&#233;ministes afro-am&#233;ricaines et je ne comprenais pas exactement ce qu'elles apportaient d'important en termes th&#233;oriques, jusqu'&#224; ce qu'&#233;clate, en France, le d&#233;bat au sujet du foulard musulman. Jusqu'alors, je m'identifiais seulement en tant que femme et le patriarcat me semblait &#234;tre le seul ennemi. Je ne percevais pas le racisme comme une priorit&#233; pour les femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai compris enfin que le racisme est une question &#224; laquelle on ne peut pas &#233;chapper. Les f&#233;ministes indig&#232;nes et les femmes des pays du sud disent aux f&#233;ministes occidentales que nous nous trompons&#8230; La question est alors de savoir si nous pr&#233;f&#233;rons continuer seules, dans l'erreur, ou prendre leurs critiques en consid&#233;ration. Il a vraiment fallu que des femmes sur le terrain me confrontent pour que je modifie ma position. Les gens ne savent pas si ce qui motive un comportement discriminatoire &#224; leur &#233;gard est li&#233; &#224; la couleur de leur peau, &#224; leur sexe, aux deux ou &#224; un trait personnel. Les gens discrimin&#233;s &#8211; la majorit&#233; de la population &#8211; vivent donc dans une sorte d'incertitude constante. Il faut comprendre que les gens ont de la difficult&#233; &#224; tracer une ligne claire &#224; l'int&#233;rieur d'eux-m&#234;mes. Je pense qu'il faut les &#233;couter, mais cela demande beaucoup de r&#233;am&#233;nagements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;AB ! :&lt;/strong&gt; Dans votre texte &#171; Nos amis et nous &#187;, vous mettez en garde les f&#233;ministes contre les hommes prof&#233;ministes qui sont si souvent de bien mauvais alli&#233;s. Vous inspirez-vous de cette exp&#233;rience pour r&#233;fl&#233;chir &#224; votre propre engagement aupr&#232;s des &#171; indig&#232;nes &#187;, alors que vous n'&#234;tes pas une indig&#232;ne ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CD :&lt;/strong&gt; Cette position est en effet inconfortable et plusieurs blancs sont partis des groupes indig&#232;nes par malaise, et non pas parce que les indig&#232;nes les ont chass&#233;s. Or moi, j'accepte d'&#234;tre auxiliaire ; c'est la seule chose qu'on puisse l&#233;gitimement faire. On ne va pas jouer un r&#244;le &#224; l'&#233;gal des personnes qui sont des indig&#232;nes. On ne peut pas revendiquer une place de premier plan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;AB ! :&lt;/strong&gt; Avez-vous du coup modifi&#233; votre perception des hommes prof&#233;ministes, surtout qu'il semble y avoir une remise en question du principe de non-mixit&#233; dans le f&#233;minisme d'aujourd'hui ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CD :&lt;/strong&gt; C'est vrai et certains groupes mixtes &#8211; comme Mix-Cit&#233;, en France &#8211; jouissent d'une belle visibilit&#233; m&#233;diatique, car c'est rassurant de voir des f&#233;ministes travailler avec des hommes. La mixit&#233; est utile, car il faut des passerelles avec la majorit&#233; et ces groupes agissant comme passerelles. Mais il faut aussi des groupes qui puissent d&#233;velopper une th&#233;orie et une pens&#233;e radicales &#224; partir d'&#233;motions radicales qui ne peuvent &#234;tre exprim&#233;es devant le groupe dominant. Un noir ne va pas dire tout ce qui l'habite comme ressentiment n&#233;gatif devant des blancs. Des f&#233;ministes militant en mixit&#233; m'ont dit qu'il y a parfois probl&#232;me et impossibilit&#233;, comme de parler de sexualit&#233; et de violence sexuelle dans des groupes o&#249; se trouvent aussi des hommes. L'autre probl&#232;me, c'est que la pr&#233;sence de groupes mixtes risque de mettre en cause l'existence des groupes non mixtes. L'existence de groupes mixtes peut laisser penser qu'il est aujourd'hui possible d'&#339;uvrer d'&#233;gal &#224; &#233;gale avec les hommes pour l'avancement de la cause des femmes. Or les groupes non mixtes sont absolument indispensables pour le f&#233;minisme, comme pour le mouvement des indig&#232;nes. Mais il faut toujours se souvenir qu'il y a sept jours dans une semaine : vous pouvez tr&#232;s bien &#234;tre dans un groupe non mixte le lundi et le mardi dans un groupe mixte. Et il ne faut pas taxer de &#171; s&#233;paratistes &#187; celles qui ne le sont que par moments.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;AB ! :&lt;/strong&gt; Dans la revue &lt;i&gt;Mouvements&lt;/i&gt;, vous avez propos&#233; les pistes pour &#171; une th&#233;orie g&#233;n&#233;rale de l'exploitation &#187;. En portant attention &#224; l'exploitation du temps (plut&#244;t que du salaire), vous cherchez &#224; penser en simultan&#233; l'esclavage, le servage, le salariat et l'&#233;conomie domestique. &#201;tait-ce l&#224; votre mani&#232;re d'aborder la multiplicit&#233; des oppressions ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CD :&lt;/strong&gt; Je voulais avant tout d&#233;montrer que les gens de gauche en g&#233;n&#233;ral tendent &#224; n'aborder l'exploitation qu'&#224; travers le prisme du seul capitalisme. Ne s'int&#233;ressant qu'&#224; l'exploitation salariale, ils peinent &#224; expliquer l'exploitation domestique ou l'esclavage, des ph&#233;nom&#232;nes qui ne sont pas archa&#239;ques puisqu'ils concernent des milliards de personnes. L'oppression raciale comme l'oppression des femmes ne sont pas solubles dans l'exploitation capitaliste. Vous prenez deux ouvriers, l'un blanc et l'autre &#224; la peau l&#233;g&#232;rement teint&#233;e, et vous voyez ce qui se passe en termes d'embauche et de salaire : le d&#233;terminant n'est pas le capitalisme, mais bien le racisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me, c'est que les intellectuels ne sont pas les victimes et vice versa. Les intellectuels sont blancs, en grande majorit&#233; des hommes, qui veulent que le monde soit simple et s'explique par un seul paradigme, qu'ils auront choisi. Mais le monde n'est pas simple. Or, les f&#233;ministes indig&#232;nes indiquent qu'elles doivent aussi lutter contre leurs hommes et en m&#234;me temps les soutenir, car ils ont &#233;t&#233; victimes d'une d&#233;valorisation terrible qui touche particuli&#232;rement ces hommes, point&#233;s du doigt comme des violeurs et des terroristes au point o&#249; on laisse entendre qu'ils sont les seuls hommes violents et violeurs qui subsistent en France. Dans un autre contexte, les femmes du Chiapas se sentent et se disent discrimin&#233;es comme autochtones et comme femmes. En tant qu'autochtones, elles militeront avec des hommes autochtones qui en m&#234;me temps les oppriment en tant que femmes. Voil&#224; le sens du f&#233;minisme paradoxal : lutter avec et contre les hommes. Or, ce lot est beaucoup plus commun que celui des femmes blanches qui n'ont &#224; lutter que contre le patriarcat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;AB ! :&lt;/strong&gt; Mais n'est-il pas compliqu&#233; pour une f&#233;ministe mat&#233;rialiste radicale comme vous d'&#234;tre &#224; l'&#233;coute de femmes musulmanes croyantes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CD :&lt;/strong&gt; Des femmes qui portent le foulard veulent partir de l'islam pour penser et nommer leur oppression, et de tr&#232;s nombreuses femmes r&#233;interpr&#232;tent le Coran pour s'engager dans la voie de leur &#233;mancipation. De nombreuses f&#233;ministes occidentales en France pr&#233;f&#232;rent simplement nier que ce f&#233;minisme existe et m&#234;me qu'il soit possible. Cela me rappelle quand les hommes nous disaient qu'il n'y avait pas de mouvement f&#233;ministe en France, alors qu'il existait d&#233;j&#224; ! J'ai moi-m&#234;me pens&#233; au d&#233;part que l'approche par le Coran n'&#233;tait qu'une &#233;tape pr&#233;liminaire avant d'atteindre un v&#233;ritable f&#233;minisme. C'est apr&#232;s avoir discut&#233; avec des sp&#233;cialistes de la th&#233;ologie musulmane que j'ai r&#233;alis&#233; que m&#234;me les f&#233;ministes ath&#233;es &#8211; moi comprise &#8211; ont commenc&#233; par r&#233;agir et dialoguer de mani&#232;re critique avec la philosophie des hommes des Lumi&#232;res et de la R&#233;volution fran&#231;aise, dont Jean-Jacques Rousseau, puis Karl Marx et le marxisme. C'&#233;tait notre culture, nos r&#233;f&#233;rents et nous &#233;tions oblig&#233;es de faire avec et nous sommes encore aujourd'hui en d&#233;bat contradictoire avec eux. Les Musulmanes ne veulent pas plus que nous se couper de leur culture. De toute fa&#231;on, elles ne seraient pas entendues si elles ne prenaient pas en compte l'islam. Elles sont oblig&#233;es de partir de l&#224; et d'autres &lt;i&gt;veulent&lt;/i&gt; partir de l&#224;. Il n'y a donc pas qu'un seul point de d&#233;part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le d&#233;bat sur le foulard, certaines f&#233;ministes sont un peu schizophr&#232;nes. Elles insistent pour rappeler que nous n'avons pas conquis la libert&#233; sexuelle pour la voir remise en cause par des jeunes filles qui portent le foulard, tout en d&#233;non&#231;ant du m&#234;me souffle la prostitution, la banalisation de la pornographie et l'hypersexualisation de nos soci&#233;t&#233;s occidentales. Je crois qu'il s'agit dans les faits d'un d&#233;bat de marionnettistes, et c'est la soci&#233;t&#233; patriarcale qui tire les ficelles et met en sc&#232;ne deux cat&#233;gories des femmes, opposant celles qui sont dites ringardes et traditionnalistes et qui portent le foulard musulman (et se prot&#232;gent ainsi des avances sexuelles et disent vouloir pr&#233;server la valeur de la virginit&#233;) et les autres, pour qui le combat f&#233;ministe semble se r&#233;sumer &#224; la libert&#233; d'&#234;tre s&#233;duisante et qui insiste sans arr&#234;t sur la libert&#233; de porter des jupes courtes, de se maquiller, etc. Dans ce duel bien orchestr&#233;, le patriarcat mobilise parmi les cat&#233;gories des femmes les plus d&#233;favoris&#233;es qui se trouvent alors en opposition l'une &#224; l'autre, m&#234;me si toutes les femmes vivent dans cette double contrainte. Dans chaque femme, il y a une femme voil&#233;e et une jeune salope, car on leur demande d'&#234;tre les deux &#224; la fois.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Issu d'un appel rendu public en janvier 2005 sign&#233; par plusieurs milliers de personnes, le Mouvement des indig&#232;nes de la r&#233;publique porte la voix des personnes issues des colonies, anciennes ou actuelles, et de l'immigration postcoloniale, premi&#232;res victimes de l'exclusion sociale et de la pr&#233;carisation, discrimin&#233;es &#224; l'embauche, au logement, &#224; la sant&#233;, &#224; l'&#233;cole et aux loisirs.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Propos recueillis par &lt;strong&gt;M&#233;lissa Blais&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Francis Dupuis-D&#233;ri&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Respectivement sociologue &#224; l'UQAM et adjointe de recherche &#224; l'Alliance de recherche IREF-Relais-femmes (ARIR), et politologue &#224; l'UQAM et membre de l'Institut d'&#233;tudes et de recherches f&#233;ministes (IREF)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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