<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.ababord.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
	<link>https://www.ababord.org/</link>
	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.ababord.org/spip.php?id_mot=478&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
		<url>https://www.ababord.org/local/cache-vignettes/L144xH53/siteon0-9c6c5.png?1729015892</url>
		<link>https://www.ababord.org/</link>
		<height>53</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Briser le monopole de l'UPA</title>
		<link>https://www.ababord.org/Briser-le-monopole-de-l-UPA</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Briser-le-monopole-de-l-UPA</guid>
		<dc:date>2008-08-17T13:56:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Perry Bisson</dc:creator>


		<dc:subject>Agriculture et alimentation</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Bisson, Perry </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le monopole syndical exerc&#233; par l'Union des producteurs agricoles (UPA) prend racine dans la Loi sur les producteurs agricoles. Cette loi autorise la reconnaissance d'une seule association syndicale dans le domaine de l'agriculture au Qu&#233;bec. Cette fa&#231;on de faire n'existe nulle part ailleurs sur la plan&#232;te &lt;br class='autobr' /&gt; La libert&#233; d'association a pour but de permettre aux diff&#233;rentes tendances ou conceptions d'avoir voix au chapitre. Sans ce rapport de force, la libert&#233; de parole et la libert&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-23-fevrier-mars-2008-" rel="directory"&gt;No 023 - f&#233;vrier / mars 2008&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Agriculture-et-alimentation-+" rel="tag"&gt;Agriculture et alimentation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-quebecoise-+" rel="tag"&gt;Politique qu&#233;b&#233;coise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Bisson-Perry-+" rel="tag"&gt;Bisson, Perry &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton712.jpg?1642092272' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;283&#034; height=&#034;390&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le monopole syndical exerc&#233; par l'Union des producteurs agricoles (UPA) prend racine dans la Loi sur les producteurs agricoles&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jean-Pierre Kesteman, Guy Boisclair, Jocelyn Morneau et Jean-Marc Kirouac, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Cette loi autorise la reconnaissance d'une seule association syndicale dans le domaine de l'agriculture au Qu&#233;bec. Cette fa&#231;on de faire n'existe nulle part ailleurs sur la plan&#232;te&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La libert&#233; d'association a pour but de permettre aux diff&#233;rentes tendances ou conceptions d'avoir voix au chapitre. Sans ce rapport de force, la libert&#233; de parole et la libert&#233; d'association pr&#233;vues par la Charte des droits et libert&#233;s perdent tout leur sens. La libert&#233; d'association doit &#234;tre une valeur sociale reconnue dans le monde agricole au Qu&#233;bec comme dans toutes les autres sph&#232;res d'activit&#233;s. C'est une question de principe dont le but est d'assurer que diff&#233;rentes pistes de solutions &#224; la crise actuelle v&#233;cue par les agriculteurs et les agricultrices puissent &#234;tre entendues.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une repr&#233;sentation limit&#233;e&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Or, il y a d&#233;j&#224; plusieurs ann&#233;es qu'un seul discours, celui du syndicat unique de l'UPA, est consid&#233;r&#233; et explor&#233;. Il est maintenant devenu &#233;vident que les pistes de solutions propos&#233;es par l'UPA depuis plus de 10 ans ne r&#233;duisent en rien les effets de la crise actuelle, tant sur la qualit&#233; de vie des agriculteurs et de leur famille que sur la rentabilit&#233; des fermes et sur la diminution de leur nombre. Il existe d'autres fa&#231;ons de faire pour organiser le syndicalisme agricole. Afin de permettre &#224; d'autres solutions d'&#234;tre discut&#233;es, soutenues et appliqu&#233;es, le gouvernement devrait permettre &#224; d'autres accr&#233;ditations syndicales d'exister en modifiant la Loi sur les producteurs agricoles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, en appliquant la d&#233;finition d'agriculteur pr&#233;vue par cette loi, l'actuel syndicat unique ne peut repr&#233;senter l'ensemble du monde agricole, alors que &#231;a devrait &#234;tre son obligation en tant que monopole. Des groupes sont donc sans repr&#233;sentation, comme les petites fermes, les agriculteurs et agricultrices qui pensent autrement ou qui croient &#224; un mod&#232;le d'agriculture autre que celui des m&#233;gas fermes. Tous devraient dor&#233;navant &#234;tre reconnus et avoir le droit d'&#234;tre repr&#233;sent&#233;s par un syndicat de leur choix. Ailleurs dans le monde, que ce soit dans le reste du Canada, aux &#201;tats-Unis, au Mexique, dans l'Union europ&#233;enne, en Afrique de l'Ouest et en Am&#233;rique du Sud, les agriculteurs et les agricultrices peuvent choisir librement le syndicat qui les repr&#233;sentera.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, la d&#233;finition m&#234;me de la ferme qu&#233;b&#233;coise m&#233;prise la fonction premi&#232;re de l'agriculture, soit de nourrir les familles de ceux et celles qui produisent. La loi actuelle ne reconna&#238;t que les fermes commerciales, avec l'exigence de commercialiser pour au moins 5 000 $ de produits par ann&#233;e. La valeur consomm&#233;e par la famille ou ses partenaires, le cas &#233;ch&#233;ant, n'est pas prise en consid&#233;ration. Il y a l&#224; mati&#232;re &#224; r&#233;flexion. La d&#233;finition d'agriculteur devrait &#234;tre autre chose qu'une colonne de chiffres dans les livres comptables d'une compagnie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Vers un monde syndical comme dans les autres sph&#232;res d'activit&#233;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les changements au syst&#232;me actuel pourraient s'inspirer de la Loi sur l'industrie du secteur de la construction qui pr&#233;voit, exceptionnellement, que les travailleurs et travailleuses doivent &#234;tre membres de l'un des syndicats accr&#233;dit&#233;s. Cette loi pr&#233;voit aussi un vote officiel &#224; tous les trois ans o&#249; chaque travailleur et travailleuse peut refaire le choix de son syndicat parmi les associations accr&#233;dit&#233;es. Dans le monde agricole, aucun m&#233;canisme ne permet de changer de syndicat, comme cela est pr&#233;vu &#224; l'expiration des conventions collectives dans les autres sph&#232;res d'activit&#233;s. Le droit &#224; la libert&#233; d'association devrait permettre de s'associer &#224; l'int&#233;rieur de diff&#233;rents syndicats, selon les valeurs et les fa&#231;ons de faire que chacun croit justes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par cons&#233;quent, le processus de s&#233;lection d'un syndicat par les travailleurs et travailleuses doit pouvoir se d&#233;rouler dans un contexte neutre. Lorsqu'une association veut obtenir une accr&#233;ditation, c'est-&#224;-dire repr&#233;senter un groupe de travailleurs et travailleuses salari&#233;Es, des employ&#233;Es du minist&#232;re du Travail, des agentEs d'accr&#233;ditation sont mandat&#233;Es pour voir au bon d&#233;roulement du processus. Cette fa&#231;on de faire assure une neutralit&#233; &#224; la d&#233;marche dans le but d'obtenir une accr&#233;ditation. En agriculture, c'est une r&#233;gie qui doit d&#233;finir le processus. Elle doit aussi voir &#224; le faire respecter et, finalement, en analyser les r&#233;sultats. Et elle n'en fait rien. Nous sommes loin de la neutralit&#233; engendr&#233;e par les mani&#232;res de faire dans les autres secteurs d'activit&#233;s au Qu&#233;bec, car plusieurs des employ&#233;es de la R&#233;gie proviennent du syndicat unique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus de 35 articles organisent et garantissent un processus d&#233;mocratique dans le Code du travail, alors que seulement quelques paragraphes y font vaguement allusion dans la Loi sur les producteurs agricoles. &#192; titre d'exemple, dans la Loi sur les producteurs agricoles, c'est la R&#233;gie qui est ma&#238;tre d'&#339;uvre de la repr&#233;sentation de la majorit&#233; pr&#233;vue. Aucun m&#233;canisme n'est pr&#233;vu pour garantir l'application de la majorit&#233; absolue, ce qui est pourtant le cas dans le Code du travail.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;N'importe quoi, sauf du syndicalisme&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De plus en plus d'agriculteurs et d'agricultrices se sentent mal repr&#233;sent&#233;es par le syndicat unique, car avec les ann&#233;es, ce monopole a engendr&#233; un pouvoir et un contr&#244;le abusif de l'UPA et de ses dirigeant sur les politiques agricoles, sur la mise en march&#233; de la production agricole et sur l'ensemble du monde rural. &#192; travers le minist&#232;re de l'Agriculture, la Financi&#232;re agricole, la Commission de protection du territoire agricole, la R&#233;gie des march&#233;s, les coop&#233;ratives agricoles, les plans conjoints de mise en march&#233;, les instituts de recherche agricole obligatoires dans chaque MRC et les pr&#233;lev&#233;s obligatoires, l'UPA se comporte davantage comme un patron qui veut faire performer son entreprise ou un gouvernement qui veut assurer son pouvoir plut&#244;t que comme un v&#233;ritable syndicat d&#233;vou&#233; &#224; la d&#233;fense de tous ses membres, surtout les plus menac&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;sormais, il s'agit non seulement de partenariat ou de cogestion du syndicat unique avec le gouvernement et l'industrie agricole, mais de collusion, de complicit&#233;, sinon d'usurpation du pouvoir public. C'est au minist&#232;re de l'Agriculture (MAPAQ), non pas &#224; l'UPA, de repr&#233;senter le gouvernement et de voir aux int&#233;r&#234;ts des citoyenNEs. Beaucoup de citoyenNEs, de producteurs et productrices jugent excessif et inacceptable ce pouvoir que d&#233;tient maintenant l'UPA sur l'&#201;tat lui-m&#234;me. Le Qu&#233;bec a choisi des valeurs sociales pour organiser le syndicalisme sur son territoire. Le syndicalisme qu&#233;b&#233;cois en agriculture ne devrait pas &#234;tre diff&#233;rent.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Briser le monopole syndical&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En somme, il faut briser le monopole syndical en agriculture, car comme dans tous les monopoles connus, ses int&#233;r&#234;ts corporatifs passent avant tous les autres int&#233;r&#234;ts, ceux de la population comme ceux de ses propres membres. Le monopole syndical en place dans l'agriculture qu&#233;b&#233;coise ne fait pas exception. L'UPA n'a jamais cess&#233; de se renforcer, de se prot&#233;ger et de s'enrichir au d&#233;triment de ses membres, au prix de leur appauvrissement, voire de leur disparition. Nous l'avons dit : aucun &#201;tat d&#233;mocratique dans le monde ne favorise un tel monopole. Il faut que &#231;a change.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jean-Pierre Kesteman, Guy Boisclair, Jocelyn Morneau et Jean-Marc Kirouac, &lt;i&gt;Histoire du syndicalisme agricole au Qu&#233;bec. UCC-UPA 1924-2004&lt;/i&gt;, Montr&#233;al, &#201;ditions du Bor&#233;al, 2004.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Perry Bisson&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Citoyen engag&#233; et militant syndical&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
