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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Ch&#225;vez, Uribe, Sarkozy et les otages colombiens</title>
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		<dc:date>2008-08-13T12:01:46Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Maurice Lemoine</dc:creator>


		<dc:subject>Am&#233;rique latine et Cara&#239;bes</dc:subject>
		<dc:subject>Conflits, droits humains et impunit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Lemoine, Maurice </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; On ne peut m'interdire de parler avec Hugo Ch&#225;vez sous pr&#233;texte qu'il a un probl&#232;me avec les &#201;tats-Unis ! &#187; Ainsi s'exprimait le pr&#233;sident fran&#231;ais Nicolas Sarkozy, quelques semaines avant de recevoir, le 20 novembre, son homologue v&#233;n&#233;zu&#233;lien, b&#234;te noire de l'administration Bush. Au c&#339;ur de leurs conversations figurera la lib&#233;ration d'Ingrid Betancourt, franco-colombienne (d'o&#249; l'int&#233;r&#234;t du chef de l'&#201;tat fran&#231;ais) d&#233;tenue par les Forces arm&#233;es r&#233;volutionnaires de Colombie (FARC) depuis (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-22-dec-2007-jan-2008-" rel="directory"&gt;No 022 - d&#233;c. 2007 / jan. 2008&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Amerique-latine-et-Caraibes-+" rel="tag"&gt;Am&#233;rique latine et Cara&#239;bes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Conflits-droits-humains-et-+" rel="tag"&gt;Conflits, droits humains et impunit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Lemoine-Maurice-+" rel="tag"&gt;Lemoine, Maurice &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton641.jpg?1642092271' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;397&#034; height=&#034;271&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;On ne peut m'interdire de parler avec Hugo Ch&#225;vez sous pr&#233;texte qu'il a un probl&#232;me avec les &#201;tats-Unis !&lt;/i&gt; &#187; Ainsi s'exprimait le pr&#233;sident fran&#231;ais Nicolas Sarkozy&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Monde, 25 septembre 2007.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, quelques semaines avant de recevoir, le 20 novembre, son homologue v&#233;n&#233;zu&#233;lien, b&#234;te noire de l'administration Bush. Au c&#339;ur de leurs conversations figurera la lib&#233;ration d'Ingrid Betancourt, franco-colombienne (d'o&#249; l'int&#233;r&#234;t du chef de l'&#201;tat fran&#231;ais) d&#233;tenue par les Forces arm&#233;es r&#233;volutionnaires de Colombie (FARC) depuis 2002. Concernant cette affaire, et plut&#244;t que de supputer &#224; l'infini sur les possibilit&#233;s de r&#233;ussite, les faits qu'il convient de conna&#238;tre sont relativement simples et peu nombreux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; la fin des ann&#233;es 1990, dans le cadre d'un conflit arm&#233; vieux de plusieurs d&#233;cennies, les Forces arm&#233;es r&#233;volutionnaires de Colombie (FARC) infligent de retentissantes d&#233;faites aux troupes du gouvernement colombien (Las Delicias, 1996 ; Cerro de Patascoy, d&#233;cembre 1997) ; au cours de ces batailles, et de quelques autres, elles font de nombreux prisonniers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 28 juin 2001, les FARC lib&#232;rent unilat&#233;ralement 242 soldats et policiers &#224; La Macarena (Meta), ne gardant que les officiers. Insensible &#224; la d&#233;marche, le pouvoir ne rel&#226;che aucun des gu&#233;rilleros d&#233;tenus dans ses prisons. Ulc&#233;r&#233;s, les &lt;i&gt;comandantes&lt;/i&gt; des FARC avertissent : ils vont s&#233;questrer des membres de la classe politique jug&#233;s &#171; &lt;i&gt;aussi scandaleusement indiff&#233;rents au drame de la guerre v&#233;cue par le peuple qu'au sort des soldats combattant dans les rangs de l'arm&#233;e&lt;/i&gt; &#187;. Leur menace devient r&#233;alit&#233; quand de nombreux d&#233;put&#233;s, s&#233;nateurs, gouverneurs, ex-ministres sont enlev&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans ce contexte que, le 23 f&#233;vrier 2002 (et dans des circonstances fortuites), est s&#233;questr&#233;e Ingrid Betancourt. D&#233;put&#233;e, puis s&#233;natrice mal vue d'une classe politique colombienne &#224; laquelle elle ne m&#233;nage pas ses critiques, elle est, en cette ann&#233;e 2002, candidate &#224; la pr&#233;sidence de la R&#233;publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;lu chef de l'&#201;tat (53 % des voix et 52 % d'abstentions), Alvaro Uribe V&#233;lez prend ses fonctions, le 7 ao&#251;t 2002. Sa politique de &#171; s&#233;curit&#233; d&#233;mocratique &#187;, avec comme bras militaire le Plan patriote, destin&#233; &#224; &#233;craser les rebelles, marque une escalade dans la confrontation.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un &#233;change humanitaire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Entre temps, en septembre 2001, les FARC &#8211; et l'Arm&#233;e de lib&#233;ration nationale (ELN) &#8211; ont &#233;t&#233; inscrites par Washington sur sa liste des organisations terroristes. L'Union europ&#233;enne leur fera subir le m&#234;me sort peu de temps apr&#232;s. Uribe confirme &#224; sa mani&#232;re : il n'y a, en Colombie, ni guerre civile ni conflit arm&#233;, mais une &#171; menace terroriste &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quoi qu'on pense des m&#233;thodes employ&#233;es par les FARC, cette fiction ne peut occulter la r&#233;alit&#233;. Si l'on s'en tient &#224; la d&#233;finition du protocole II additionnel aux quatre conventions de Gen&#232;ve&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ratifi&#233; par Bogot&#225; le 18 mai 1995.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, la Colombie vit &#171; &lt;i&gt;un conflit arm&#233; interne, sans caract&#232;re international ; un conflit o&#249; s'affrontent les forces arm&#233;es de l'&#201;tat avec d'autres forces, &#233;galement arm&#233;es, identifiables, qui s'opposent &#224; l'&#201;tat, sont v&#234;tues d'uniformes reconnus, portent ouvertement les armes, d&#233;pendent d'un commandement et sont, ou ont &#233;t&#233; &#224; un moment, reconnues comme telles par l'&#201;tat&lt;/i&gt; &#187;. En t&#233;moignent les conversations de paix men&#233;es en 1984 par le gouvernement de Belisario Betancur, puis celles qui ont eu lieu, du 7 novembre 1998 au 20 f&#233;vrier 2002, sous l'&#233;gide du pr&#233;sident Andr&#233;s Pastrana.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Refusant avec vigueur d'&#234;tre consid&#233;r&#233;es comme une organisation terroriste, les FARC font de leurs 56 &#171; prisonniers politiques &#187; une arme strat&#233;gique. Elles r&#233;clament une &lt;i&gt;n&#233;gociation&lt;/i&gt; d&#233;bouchant sur un &#171; &#233;change humanitaire &#187; qui permettra de les rel&#226;cher (contre 450 &#224; 500 gu&#233;rilleros condamn&#233;s &#224; de lourdes peines de prison&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Alors que la peine maximum est limit&#233;e par la loi &#224; 40 ans, de nombreux (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;). Plus politique qu'humanitaire, l&#224; se trouve le c&#339;ur du probl&#232;me : en obligeant le gouvernement &#224; s'asseoir avec elles autour d'une table, les FARC entendent r&#233;cup&#233;rer, de facto, un statut de bellig&#233;rant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour des raisons de s&#233;curit&#233;, les rebelles exigent par ailleurs qu'une telle n&#233;gociation ait lieu dans une zone d&#233;militaris&#233;e, dans les &lt;i&gt;municipios&lt;/i&gt; de Pradera et Florida (800 km2, dans le d&#233;partement du Valle del Cauca). En mai 2003, ils font conna&#238;tre les noms de trois gu&#233;rilleros officiellement charg&#233;s de cet &#233;change humanitaire. Avec l'aide des services secrets am&#233;ricains et colombiens, l'un d'entre eux, Sim&#243;n Trinidad, sera captur&#233; par la police &#233;quatorienne en janvier 2004, &#224; Quito (&#201;quateur), transf&#233;r&#233; en Colombie puis extrad&#233; aux &#201;tats-Unis. Le pr&#233;sident Uribe sait tr&#232;s bien, &#224; ce moment, que livrer Trinidad &#224; Washington compliquera s&#233;rieusement une &#233;ventuelle n&#233;gociation. Peu lui chaut. Au contraire. Cet &#233;change humanitaire, il n'en veut pas. Il pr&#233;f&#232;re de spectaculaires op&#233;rations de sauvetage militaires des otages, qui n'ont qu'un inconv&#233;nient, moult fois d&#233;nonc&#233; par les familles de ces derniers : elles sont exag&#233;r&#233;ment risqu&#233;es pour ceux qu'on pr&#233;tend d&#233;livrer&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le gouverneur du d&#233;partement d'Antioquia, Guillermo Gaviria, l'ancien (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Divers facteurs troubles&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On en resterait l&#224; si n'intervenaient soudain divers facteurs, apparemment sans lien les uns avec les autres, qui vont faire &#233;voluer la situation. &#192; Paris, &#224; quelques jours d'&#233;lections l&#233;gislatives dont il esp&#232;re une majorit&#233; &#233;crasante, l'hyperactif Nicolas Sarkozy sait une chose : s'il est une cause populaire en France, c'est bien la lib&#233;ration d'Ingrid Betancourt. Il en fait &#171; une priorit&#233; &#187; et, m&#233;diatisant largement son action, entre en communication avec le chef d'&#201;tat colombien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Bogot&#225;, ce dernier se trouve dans une situation d&#233;licate. Il &#233;tait d&#233;j&#224; fortement critiqu&#233; pour les &#171; n&#233;gociations de paix &#187; ayant permis, dans une quasi-impunit&#233;, la d&#233;mobilisation de 31 000 paramilitaires responsables de d&#233;placements forc&#233;s, d'assassinats s&#233;lectifs ou de massacres collectifs d'opposants, de crimes contre l'humanit&#233;. Depuis quelque temps, le scandale dit de &#171; la parapolitique &#187; l'&#233;clabousse largement. Examinant plus de cent cas de collusion pr&#233;sum&#233;e entre paramilitaires et repr&#233;sentants de l'&#201;tat, la justice colombienne met au jour les fraudes organis&#233;es par les uns et les autres lors des &#233;lections qui l'ont port&#233; au pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'initiative de Sarkozy offre &#224; Uribe l'occasion de redorer son blason, de donner des gages &#8211; y compris &#224; certains secteurs d&#233;mocrates aux &#201;tats-Unis &#8211; en exhumant le th&#232;me de l'&#233;change humanitaire (r&#233;clam&#233; par une majorit&#233; de Colombiens). Le 11 mai, il annonce la lib&#233;ration &#171; unilat&#233;rale &#187; de centaines de rebelles et demande aux FARC de r&#233;pondre &#224; ce &#171; &lt;i&gt;geste de bonne volont&#233;&lt;/i&gt; &#187; en proc&#233;dant &#224; la lib&#233;ration de leurs otages. Parmi les gu&#233;rilleros rel&#226;ch&#233;s &#171; &lt;i&gt;&#224; la demande du pr&#233;sident Sarkozy&lt;/i&gt; &#187;, figure le &lt;i&gt;comandante&lt;/i&gt; Rodrigo Granda. Consid&#233;r&#233; comme le ministre des Affaires &#233;trang&#232;res des FARC, il a &#233;t&#233; enlev&#233; fin 2004 &#224; Caracas, rapatri&#233; clandestinement en Colombie, puis condamn&#233; &#224; 21 ans d'incarc&#233;ration pour &#171; terrorisme et r&#233;bellion &#187;. Lib&#233;r&#233; (contre son gr&#233; !), et avant de s'envoler, le 19 juin, pour La Havane, Granda avertit ses interlocuteurs, qui ont &#171; oubli&#233; &#187; la n&#233;gociation demand&#233;e par les FARC : &#171; &lt;i&gt;Il s'agit d'un geste unilat&#233;ral, je vous pr&#233;viens, il n'entra&#238;nera aucune r&#233;ciprocit&#233;.&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ironie de l'histoire, l'homme &#171; qui doit sa libert&#233; &#187; &#224; l'agitation (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me temps ou presque, le 23 juin, la Colombie se r&#233;veille en plein sc&#233;nario catastrophe : dans un communiqu&#233;, le Bloc occidental des FARC annonce que 11 des 12 d&#233;put&#233;s de l'Assembl&#233;e d&#233;partementale du Valle del Cauca, enlev&#233;s le 11 avril 2002 &#224; Cali, ont &#233;t&#233; tu&#233;s, le 18 juin, &#171; &lt;i&gt;dans des tirs crois&#233;s&lt;/i&gt; &#187;, &#171; &lt;i&gt;quand un groupe militaire jusqu'&#224; pr&#233;sent non identifi&#233; a attaqu&#233; le campement o&#249; ils se trouvaient&lt;/i&gt; &#187;. Niant qu'il y ait eu des combats ce jour-l&#224; dans cette zone, Uribe accuse : &#171; &lt;i&gt; Il n'y a pas eu d'op&#233;ration de sauvetage. Ils ont &#233;t&#233; froidement assassin&#233;s.&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;El Pa&#237;s, Madrid, 29 juin 2007.&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; D'informations en recoupements, on apprendra ult&#233;rieurement que l'affrontement &#171; qui n'existe pas &#187; a eu lieu, effectivement le 18, entre les FARC et un &#171; Comando Jungla &#187; de l'arm&#233;e colombienne, sur le r&#237;o Cajambre (Valle del Cauca) &#8211; la question demeurant pos&#233;e de la participation de sp&#233;cialistes &#233;trangers (agents de la CIA, mercenaires anglais et/ou isra&#233;liens).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les FARC remettent les corps des d&#233;put&#233;s &#224; la Croix rouge internationale. Par la voix du m&#233;decin canadien James Young, une commission d'experts nomm&#233;e par l'Organisation des &#201;tats am&#233;ricains (OEA) conclut : &#171; &lt;i&gt;Ils sont morts de multiples blessures par balles.&lt;/i&gt; &#187; Les cadavres pr&#233;sentent des impacts dans l'abdomen, la poitrine, les jambes et les bras. Deux d'entre eux ont des balles dans la t&#234;te. Mais d'importantes questions demeurent en suspens : les tirs provenaient-ils de diff&#233;rents types d'armes ? &#192; quelle distance ont-ils eu lieu ? En clair, il n'est pas encore prouv&#233; que les prisonniers aient &#233;t&#233; ex&#233;cut&#233;s par les gu&#233;rilleros comme le pr&#233;tend le gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;M&#233;diation de Ch&#225;vez&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de la trag&#233;die humaine provoqu&#233;e par cette op&#233;ration intempestive, le gouvernement colombien a perdu son pari : prendre la gu&#233;rilla en tenaille entre, d'une part, la lib&#233;ration unilat&#233;rale de gu&#233;rilleros et, d'autre part, une op&#233;ration militaire r&#233;cup&#233;rant des otages et d&#233;montrant l'inutilit&#233; d'un &#233;change humanitaire. Uribe tente bien de capitaliser l'&#233;motion provoqu&#233;e par la mort des 11 d&#233;put&#233;s, il n'y parvient pas. Marleny Orjuela, pr&#233;sidente d'Asfamipaz, organisation regroupant les familles de policiers et militaires prisonniers de la gu&#233;rilla, r&#233;clame &#224; la communaut&#233; internationale &#171; &lt;i&gt;qu'elle impose l'&#233;change humanitaire&lt;/i&gt; &#187;. Par l'interm&#233;diaire du Quai d'Orsay, la France d&#233;clare : &#171; &lt;i&gt;L'usage de la force pour lib&#233;rer les otages doit &#234;tre absolument proscrit.&lt;/i&gt; &#187; Il devient difficile au pouvoir colombien de faire obstacle aux voix qui s'&#233;l&#232;vent du pays et de l'&#233;tranger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vigoureuse repr&#233;sentante de l'opposition colombienne, la s&#233;natrice Piedad C&#243;rdoba est la premi&#232;re &#224; solliciter Hugo Ch&#225;vez, le chef d'&#201;tat du pays voisin. M&#234;me si, se r&#233;clamant d'une r&#233;volution d&#233;mocratique, celui-ci a toujours marqu&#233; ses distances &#224; l'&#233;gard de la gu&#233;rilla colombienne, dont il r&#233;prouve la violence, la parent&#233; politique entre ses objectifs de transformation sociale au Venezuela et les revendications des FARC en Colombie, est difficilement contestable. Le 5 ao&#251;t, d&#233;clarant &#171; &lt;i&gt;je ne peux pas refuser d'essayer de faire quelque chose&lt;/i&gt; &#187;, Ch&#225;vez accepte le r&#244;le de m&#233;diateur qu'on lui demande d'endosser. Le 20 ao&#251;t, il re&#231;oit &#224; Caracas des membres des familles des otages, dont la m&#232;re d'Ingrid Betancourt, Yolanda Pulecio. Les relations n'&#233;tant gu&#232;re au beau fixe avec Bogot&#225;, principal alli&#233; de Washington dans la r&#233;gion, Ch&#225;vez envoie un spectaculaire signal de bonne volont&#233; : il fait amnistier les paramilitaires colombiens arr&#234;t&#233;s dans la banlieue de Caracas en mai 2004&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ces 88 paramilitaires s'entra&#238;naient dans la finca &#171; Daktari &#187;, propri&#233;t&#233; du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; . Puis il se rend dans la capitale voisine o&#249;, le 31 ao&#251;t, il converse avec Uribe. Qui lui donne le feu vert pour n&#233;gocier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Commandant en chef des FARC, &#226;g&#233; de 77 ans, Manuel Marulanda &#8211; dit &#171; Tirofijo &#187; (Tire juste) &#8211;, dans le maquis depuis 1948, est une l&#233;gende en Am&#233;rique latine. Dans son &#233;mission dominicale &#171; Alo Presidente ! &#187;, Ch&#225;vez annonce qu'il lui envoie une missive et qu'il esp&#232;re pouvoir rapidement parler avec lui &#171; &lt;i&gt;person to person&lt;/i&gt; &#187;. Marulanda ayant r&#233;pondu par courrier qu'il ne pourra se rendre &#224; Miraflores (le Palais pr&#233;sidentiel v&#233;n&#233;zu&#233;lien) dans l'imm&#233;diat, &#171; &lt;i&gt;pour des raisons de s&#233;curit&#233;&lt;/i&gt; &#187;, Chavez se dit pr&#234;t &#224; aller le rencontrer&#8230; au fond de la jungle colombienne. Ce &#224; quoi s'oppose Uribe, manifestement agac&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une cassette vid&#233;o remise le 14 septembre &#224; Piedad C&#243;rdoba, Ra&#250;l Reyes, porte-parole des FARC, propose de rencontrer Ch&#225;vez &#224; Caracas, le 8 octobre, quaranti&#232;me anniversaire de la mort de Che Guevara. La conversation pr&#233;parera un futur rendez-vous avec Marulanda. Si la rencontre n'a finalement pas lieu &#224; cette date symbolique, toujours pour des raisons de s&#233;curit&#233;, elle demeure &#224; l'agenda.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les FARC d&#233;tiennent &#224; l'heure actuelle 45 hommes et femmes &#224; &#233;changer&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Deux de leurs otages se sont &#233;chapp&#233;s entre janvier et mars 2007. L'un est (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; contre environ 500 de leurs combattants, plus deux gu&#233;rilleros extrad&#233;s aux &#201;tats-Unis, Simon Trinidad et Sonia. Rien ne dit Washington pr&#234;t &#224; faciliter la t&#226;che de Ch&#225;vez et &#224; c&#233;der aux revendications des r&#233;volutionnaires colombiens. Toutefois, les FARC disposent d'une monnaie d'&#233;change susceptible d'assouplir l'administration Bush : Thomas Howes, Keith Stansell et Marc Gon&#231;alvez. Employ&#233;s de Microwave Systems &#8211; entreprise californienne sous-traitante du Pentagone &#8211;, ils sont tomb&#233;s aux mains des rebelles lors du crash de leur avion d'espionnage Cessna 208, appartenant au gouvernement des &#201;tats-Unis, le 12 f&#233;vrier 2003, &#224; Santana de las Hermosas (Caqueta). Ch&#225;vez a d&#233;j&#224; re&#231;u leurs familles.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;* * *&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; la veille du voyage de Ch&#225;vez &#224; Paris, l'opinion s'interroge. Le pr&#233;sident v&#233;n&#233;zu&#233;lien parviendra-t-il &#224; mener &#224; bien cette d&#233;licate mission ? Ou lui a-t-on tendu un pi&#232;ge ? Rien ne dit en effet qu'Alvaro Uribe souhaite sa r&#233;ussite. Tout en l'autorisant &#224; interc&#233;der, il a pr&#233;cis&#233;, lors de leur conf&#233;rence de presse commune, &#224; Bogot&#225;, qu'il ne bougerait en aucun cas sur deux points : la reconnaissance des FARC comme force bellig&#233;rante et la d&#233;militarisation de deux &lt;i&gt;municipios&lt;/i&gt; pour n&#233;gocier. Pr&#233;cis&#233;ment ce que r&#233;clame l'opposition arm&#233;e. D&#232;s lors, que reste-t-il &#224; n&#233;gocier ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un &#233;chec de Ch&#225;vez, le &#171; perturbateur continental &#187;, ne serait sans doute pas pour d&#233;plaire, tant &#224; Washington qu'&#224; Bogot&#225;. Cela &#233;cornerait son image de pr&#233;sident de gauche &#233;tendant son influence et &#224; qui, jusqu'&#224; pr&#233;sent, tout r&#233;ussit. Un succ&#232;s ne lui vaudrait pas non plus des compliments unanimes : combien de fois ne l'a-t-on accus&#233; d'entretenir des relations privil&#233;gi&#233;es avec les &#171; narcoterroristes &#187; des FARC ? Un accord avec le groupe arm&#233; permettrait de renforcer cette accusation. Il indisposerait par ailleurs la cohorte politicom&#233;diatique haineusement hostile &#224; sa r&#233;volution bolivarienne. Signataire, en 1985, d'un appel au Congr&#232;s am&#233;ricain pour qu'il reconduise l'aide &#224; la &lt;i&gt;Contra&lt;/i&gt; nicaraguayenne&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Monde, Paris, 21 mars 1985.&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, le &#171; philosophe &#187; Bernard Henri L&#233;vy persiste et donne le ton &#8211; &#171; &lt;i&gt;Non moins absurde, navrant et, pour tout dire, d&#233;sastreux serait de le voir&lt;/i&gt; [Ch&#225;vez] &lt;i&gt;acqu&#233;rir, en la circonstance, l'aura et la respectabilit&#233; internationales dont ses prises de position l'avaient, jusqu'&#224; pr&#233;sent, l&#233;gitimement priv&#233;&lt;/i&gt; &#187; &#8211; avant de d&#233;noncer &#171; &lt;i&gt;ce mixte de p&#233;ronisme, de castrisme et, parfois, de quasi-fascisme qu'est en train de devenir son r&#233;gime&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Point, Paris, 6 septembre 2007.&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, et l&#224; demeure le plus important, la m&#233;diation de Ch&#225;vez a donn&#233; un souffle nouveau aux d&#233;fenseurs de l'&#233;change humanitaire. L'Am&#233;rique latine &#233;tant beaucoup moins sensible qu'en d'autres temps aux sir&#232;nes de l'Empire et de ses relais, les pr&#233;sidents Lula (Br&#233;sil)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le 20 septembre, &#224; Manaos, Lula a offert le territoire br&#233;silien pour la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, Daniel Ortega (Nicaragua), Evo Morales (Bolivie), Rafael Correa (&#201;quateur) ont manifest&#233; leur soutien &#224; leur homologue v&#233;n&#233;zu&#233;lien. Tout comme l'ensemble du March&#233; commun du Sud (Mercosur), puis les 112 pays non align&#233;s. Certes, tous ne sont pas d&#233;nu&#233;s d'arri&#232;re-pens&#233;es. En cas de r&#233;ussite, tout le monde veut figurer sur la photo. Et en tirer b&#233;n&#233;fice (particuli&#232;rement Nicolas Sarkozy). Mais somme toute, l'objectif recherch&#233; vaut qu'on ne s'attarde pas trop sur ces d&#233;tails secondaires.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Sabotage d'Uribe&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Reste que, tout en &#171; appuyant &#187; la m&#233;diation, les autorit&#233;s colombiennes donnent de plus en plus l'impression qu'elles font tout pour la saboter. Elles continuent &#224; souligner qu'elles ne peuvent exclure un recours &#224; la force pour lib&#233;rer les otages. Par ailleurs, si la fameuse r&#233;union du 8 octobre a d&#251; &#234;tre annul&#233;e c'est que, refusant de leur accorder un quelconque sauf-conduit, le ministre de la D&#233;fense colombien d&#233;clara quelques heures auparavant que les &#233;missaires de la gu&#233;rilla se d&#233;pla&#231;ant de Colombie au Venezuela le feraient &#224; leurs risques et p&#233;rils et que l'arm&#233;e colombienne continuerait &#224; tenter de les capturer. Au m&#234;me moment, Uribe faisait savoir que son gouvernement n'est pas dispos&#233; &#224; accepter l'inclusion dans un quelconque &#233;change humanitaire des deux gu&#233;rilleros extrad&#233;s aux &#201;tats-Unis, Sonia et Sim&#243;n Trinidad. Le comble de l'absurde (ou de la duplicit&#233; ?) sera atteint le 8 novembre lorsque le pr&#233;sident colombien mettra en cause Hugo Ch&#225;vez qui, la veille, avait rencontr&#233; une d&#233;l&#233;gation des FARC emmen&#233;e par Iv&#225;n M&#225;rquez, l'un de ses principaux &lt;i&gt;comandantes&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour leur part, sans ou avec Ch&#225;vez, les FARC n'ont nullement renonc&#233; &#224; une &#171; n&#233;gociation &#187; en t&#234;te &#224; t&#234;te avec le pouvoir destin&#233;e &#224; les rel&#233;gitimer. Seul &#233;l&#233;ment nouveau, peut-&#234;tre, en faveur d'une issue positive... &#171; &lt;i&gt;J'ai du mal &#224; croire que le pr&#233;sident Sarkozy ait demand&#233; la lib&#233;ration d'un &#8220;terroriste&#8221;&lt;/i&gt;, nous d&#233;clarait Rodrigo Granda, &#224; La Havane, en juillet dernier. &lt;i&gt;Quant &#224; Uribe, avec le d&#233;cret qu'il signe pour me rel&#226;cher, il reconna&#238;t le caract&#232;re politique des FARC.&lt;/i&gt; &#187; Pour les insurg&#233;s, qu'Iv&#225;n M&#225;rquez hier, Ra&#250;l Reyes et/ou Manuel Marulanda demain soient re&#231;us par Hugo Ch&#225;vez, avec l'assentiment de nombreux pr&#233;sidents en exercice, redonne un statut international &#224; la gu&#233;rilla. Ce qui est pr&#233;cis&#233;ment l'objectif recherch&#233; par l'&#171; accord humanitaire &#187;. Bref, que Bogot&#225; s'y oppose ou non, celui-ci est peut-&#234;tre plus proche qu'il ne l'a jamais &#233;t&#233;. Ce qui n'implique pas que cet &#233;pineux probl&#232;me se r&#232;glera en quelques jours. L'une des premi&#232;res &#233;tapes pourrait &#234;tre la remise au pr&#233;sident v&#233;n&#233;zu&#233;lien par les FARC de preuves qu'Ingrid Betancourt et les autres otages sont en vie, ce qui ne fait gu&#232;re de doute, mais aurait le m&#233;rite d'&#234;tre confirm&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le Monde, 25 septembre 2007.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ratifi&#233; par Bogot&#225; le 18 mai 1995.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Alors que la peine maximum est limit&#233;e par la loi &#224; 40 ans, de nombreux rebelles sont condamn&#233;s &#224; 60 ou 80 ans de d&#233;tention.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le gouverneur du d&#233;partement d'Antioquia, Guillermo Gaviria, l'ancien ministre de la d&#233;fense Gilberto Echeverri, et huit militaires sont morts, sans doute ex&#233;cut&#233;s par les gu&#233;rilleros qui les gardaient, lorsque, le 5 mai 2003, un commando s'approcha de l'endroit o&#249; ils &#233;taient d&#233;tenus. Dans des circonstances similaires, l'ex-ministre de la culture Consuelo Araujo Noguera a &#233;galement perdu la vie.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ironie de l'histoire, l'homme &#171; qui doit sa libert&#233; &#187; &#224; l'agitation perp&#233;tuelle du pr&#233;sident fran&#231;ais a, depuis, rejoint la Colombie et ses camarades des FARC ! Il fait d&#233;sormais partie de la d&#233;l&#233;gation charg&#233;e des conversations avec Caracas.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;El Pa&#237;s, Madrid, 29 juin 2007.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ces 88 paramilitaires s'entra&#238;naient dans la finca &#171; Daktari &#187;, propri&#233;t&#233; du cubain anticastriste Roberto Alonso, id&#233;ologue de l'&#171; op&#233;ration guarimba &#187; de d&#233;stabilisation. Portant l'uniforme de l'arm&#233;e v&#233;n&#233;zu&#233;lienne, ils devaient simuler un soul&#232;vement militaire et provoquer le chaos.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Deux de leurs otages se sont &#233;chapp&#233;s entre janvier et mars 2007. L'un est l'actuel ministre des Affaires &#233;trang&#232;res, Fernando Araujo, l'autre le policier John Frank Pinchao.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le Monde, Paris, 21 mars 1985.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le Point, Paris, 6 septembre 2007.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le 20 septembre, &#224; Manaos, Lula a offert le territoire br&#233;silien pour la rencontre entre Ch&#225;vez et les FARC.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Maurice Lemoine&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur est r&#233;dacteur en chef du &lt;i&gt;Monde diplomatique&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

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