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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Six strat&#233;gies de destruction</title>
		<link>https://www.ababord.org/Six-strategies-de-destruction</link>
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		<dc:date>2010-07-09T17:53:32Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie Pelchat</dc:creator>


		<dc:subject>Education et enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>Justice et droits sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Pelchat, Marie </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;but des ann&#233;es 1990, la Banque Mondiale mettait de l'avant six grandes strat&#233;gies pour faciliter la d&#233;construction des services publics. Vingt ans plus tard, &#224; des degr&#233;s divers, tous les services publics sont atteints. Dans le pr&#233;sent texte, nous regarderons comment ces strat&#233;gies se d&#233;ploient dans le milieu de l'&#233;ducation au Qu&#233;bec. &lt;br class='autobr' /&gt; 1. Le d&#233;faut de ressources &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est question de d&#233;faut de ressources lorsqu'il y a manque de ressources pour que les moyens soient &#224; la hauteur des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Pelchat-Marie-+" rel="tag"&gt;Pelchat, Marie &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1001.gif?1642092112' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;600&#034; height=&#034;400&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;but des ann&#233;es 1990, la Banque Mondiale mettait de l'avant six grandes strat&#233;gies pour faciliter la d&#233;construction des services publics. Vingt ans plus tard, &#224; des degr&#233;s divers, tous les services publics sont atteints. Dans le pr&#233;sent texte, nous regarderons comment ces strat&#233;gies se d&#233;ploient dans le milieu de l'&#233;ducation au Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1. Le d&#233;faut de ressources&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il est question de d&#233;faut de ressources lorsqu'il y a manque de ressources pour que les moyens soient &#224; la hauteur des mandats confi&#233;s aux services publics. On peut distinguer le d&#233;faut de ressources financi&#232;res du d&#233;faut de ressources humaines m&#234;me si les deux sont &#233;troitement li&#233;s. Par exemple, il manque 700 millions $ dans le r&#233;seau pr&#233;scolaire, primaire et secondaire pour atteindre la moyenne canadienne et il manque au moins 800 millions $ dans le r&#233;seau postsecondaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation n'est gu&#232;re plus reluisante au chapitre des ressources humaines. Aux niveaux primaire et secondaire, 2 345 tol&#233;rances ont &#233;t&#233; octroy&#233;es par le minist&#232;re de l'&#201;ducation, faute de pouvoir combler ces postes par des personnes ayant compl&#233;t&#233; leur formation en p&#233;dagogie. Comme il manque plus de 500 &#233;tudiants dans les facult&#233;s d'&#233;ducation qu&#233;b&#233;coises, il est difficile de croire que la p&#233;nurie de personnel se r&#233;sorbera &#224; court terme. Cette p&#233;nurie de personnel enseignant &#8211; comme toutes les autres dans la fonction publique qu&#233;b&#233;coise &#8211; est attribuable aux pi&#232;tres conditions de travail et aux reculs de la r&#233;mun&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La p&#233;nurie de ressources mat&#233;rielles frise le ridicule. Dans les &#233;coles, on manque de dictionnaires, de livres de r&#233;f&#233;rences etc. Parfois, m&#234;me les craies sont rationn&#233;es ! On comprendra donc que le d&#233;faut de ressources est la pierre angulaire sur laquelle reposent toutes les autres strat&#233;gies de d&#233;construction des services publics.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;2. D&#233;centralisation et r&#233;gionalisation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;centralisation et la r&#233;gionalisation ont pour objectif de cr&#233;er une distance entre le lieu o&#249; est d&#233;cid&#233; le d&#233;faut de ressources et celui o&#249; il est mis en &#339;uvre. Les conseils d'administration ont de moins en moins de pouvoirs et de moins en moins de moyens. En &#233;ducation, de plus en plus de dispositions de la convention collective doivent &#234;tre n&#233;goci&#233;es localement. Plusieurs responsabilit&#233;s ont &#233;t&#233; transf&#233;r&#233;es au niveau local sans les ressources financi&#232;res ad&#233;quates.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;3. La communautarisation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Par cette strat&#233;gie, le gouvernement confie &#224; des organismes sans but lucratif des mandats relevant de l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois. En &#233;ducation, on le voit notamment dans le dossier de la francisation, dans celui de l'int&#233;gration culturelle, dans l'aide aux devoirs.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;4. La d&#233;r&#233;glementation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;r&#233;glementation vise &#224; r&#233;duire les r&#232;gles qui pourraient avoir un effet dissuasif sur les entreprises priv&#233;es. La r&#233;vision des r&#232;gles de gouvernance dans les commissions scolaires, les c&#233;geps et les universit&#233;s rel&#232;ve tout &#224; fait de cette strat&#233;gie. C'est aussi dans cette rubrique que l'on peut classer les formations en entreprises, de moins en moins qualifiantes et &#233;labor&#233;es uniquement sur la base des besoins des entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;5. La privatisation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La privatisation vise essentiellement &#224; confier au secteur priv&#233; ce qui devrait relever du secteur public. Dans le cas de l'&#233;ducation, il est facile de constater que le gouvernement soutient honteusement le r&#233;seau priv&#233;. &#192; preuve, le nombre d'&#233;coles priv&#233;es augmente d'une dizaine chaque ann&#233;e. Leur budget est pass&#233; de 376 M$ en 2005 &#224; 452 M$ aujourd'hui. Et ce, c'est sans compter les subventions pour r&#233;novation et les nombreux cr&#233;dits d'imp&#244;ts qui leur sont accord&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cause de la p&#233;nurie de personnel, de plus en plus de familles avec des enfants en difficult&#233; doivent aller chercher, dans le priv&#233;, un diagnostic &#224; 1 500 $ qui leur permettra enfin d'avoir acc&#232;s &#224; des services.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;6. La tarification&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Hautement discut&#233;e ces temps-ci, la tarification est l'application du principe de l'utilisateur-payeur. C'est travestir l'id&#233;e m&#234;me du service public bas&#233; sur la solidarit&#233; des mieux nantis envers ceux qui le sont moins, o&#249; l'acc&#232;s doit &#234;tre d&#233;termin&#233; par le besoin et non par la capacit&#233; de payer. Certains parents disent aujourd'hui que la gratuit&#233; scolaire leur co&#251;te horriblement cher. La multiplication de frais &#171; autres &#187; s'inscrit tout &#224; fait dans cette logique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le but de ces strat&#233;gies est de faire en sorte que l'&#233;ducation et les autres services publics deviennent un bien de consommation comme les autres et non pas un droit de citoyennet&#233;. C'est contre cette marchandisation qu'il faut se battre, peu importe les habits qu'elle rev&#234;t.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un organisme charitable ?</title>
		<link>https://www.ababord.org/Un-organisme-charitable</link>
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		<dc:date>2008-08-18T04:45:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie Pelchat</dc:creator>


		<dc:subject>Patrons et think tanks</dc:subject>
		<dc:subject>Pelchat, Marie </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis sa cr&#233;ation en 1999, l'Institut &#233;conomique de Montr&#233;al (IEDM) b&#233;n&#233;ficie d'un num&#233;ro d'organisme de charit&#233; &#233;mis par Revenu Canada (876185877RR0001). Cet enregistrement lui permet de recevoir des dons qui permettront par la suite aux donateurs d'obtenir d'importants d&#233;gr&#232;vements d'imp&#244;ts. &lt;br class='autobr' /&gt; Au cours de l'ann&#233;e 2006, ce num&#233;ro a permis &#224; l'IEDM d'aller chercher 1 271 979 $ en dons d'individus, d'entreprises et de fondations &#8212; soit six fois plus qu'en 1999. M&#234;me si la liste compl&#232;te des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis sa cr&#233;ation en 1999, l'Institut &#233;conomique de Montr&#233;al (IEDM) b&#233;n&#233;ficie d'un num&#233;ro d'organisme de charit&#233; &#233;mis par Revenu Canada (876185877RR0001). Cet enregistrement lui permet de recevoir des dons qui permettront par la suite aux donateurs d'obtenir d'importants d&#233;gr&#232;vements d'imp&#244;ts.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au cours de l'ann&#233;e 2006, ce num&#233;ro a permis &#224; l'IEDM d'aller chercher 1 271 979 $ en dons d'individus, d'entreprises et de fondations &#8212; soit six fois plus qu'en 1999. M&#234;me si la liste compl&#232;te des donateurs est impossible &#224; consulter tant sur le site de l'IEDM que sur celui de Revenu Canada, nous pouvons tout de m&#234;me savoir qui sont les principaux donateurs puisque ceux-ci occupent les postes d'administrateurs de l'Institut. Parmi les plus connus, signalons la pr&#233;sence de Mme H&#233;l&#232;ne Desmarais (de la famille de Power Corporation), L&#233;on Courville, de la Banque Nationale du Canada, Marcel Dutil, de Canam, Donald D. Johnston, ancien pr&#233;sident du Conseil du Tr&#233;sor, Bernard Lord, ex-premier ministre du Nouveau-Brunswick, ainsi que Jeremy Reitman de Reitmans Canada.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'obligation de ne pas tenter d'influencer l'opinion publique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les organismes qui d&#233;tiennent de tels num&#233;ros s'engagent &#224; ne pas &#171; &lt;i&gt;tenter d'influencer l'opinion publique ou d'obtenir la modification d'une loi ou d'une politique en recourant &#224; l'un des moyens suivants : annonces dans les m&#233;dias, congr&#232;s, allocutions, conf&#233;rences, publications ou d&#233;clarations dans la presse, rencontres avec des repr&#233;sentants &#233;lus ou expos&#233;s et m&#233;moires &#224; des repr&#233;sentants &#233;lus ou nomm&#233;s&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une fausse d&#233;claration&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Paradoxalement, dans son dernier rapport annuel (2006), l'IEDM d&#233;clare avoir publi&#233; plus de 130 textes d'opinion. &#171; Notre &#233;conomiste, Nathalie Elgrably, continue de tenir sa chronique dans le &lt;i&gt;Journal de Montr&#233;al&lt;/i&gt; et le &lt;i&gt;Journal de Qu&#233;bec&lt;/i&gt; &#187;, d&#233;clare sans g&#234;ne l'Institut. L'IEDM, explique-t-on, &#171; a aussi une pr&#233;sence r&#233;guli&#232;re dans des quotidiens tels le &lt;i&gt;National Post&lt;/i&gt; &#187;. Le &lt;i&gt;think tank&lt;/i&gt; de droite admet de m&#234;me, tr&#232;s ouvertement, avoir pr&#233;sent&#233; des m&#233;moires aux &#233;lus. Le 17 mai 2006, &#224; la Commission des affaires sociales, l'Institut d&#233;posait un m&#233;moire intitul&#233; : &#171; &lt;i&gt;Pour une r&#233;elle ouverture de l'assurance-maladie priv&#233;e au Qu&#233;bec&lt;/i&gt; &#187; et le 15 juin, devant le Comit&#233; s&#233;natorial permanent des banques et du commerce &#224; Ottawa, un m&#233;moire portant sur &#171; Les obstacles au commerce interprovincial &#187;. De son c&#244;t&#233;, l'ancien directeur de l'Institut a d&#233;j&#224; affirm&#233; au journal &lt;i&gt;The Gazette&lt;/i&gt; que des rencontres entre l'IEDM, l'ADQ ou le PLQ avaient lieu sur une base r&#233;guli&#232;re. D'ailleurs, le programme de l'ADQ est presque en tous points conforme aux propositions mises de l'avant par l'IEDM depuis sa fondation.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les th&#232;mes de pr&#233;dilection de l'IEDM&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les th&#232;mes ayant retenu l'attention de l'IEDM en 2006 sont tr&#232;s vari&#233;s : les &#171; &lt;i&gt;monopoles d'&#201;tat et syndicaux&lt;/i&gt; &#187;, le syst&#232;me de sant&#233; et celui de l'&#233;ducation, la flexibilit&#233; du march&#233; du travail, la dette, la gestion de l'assurance automobile, la fiscalit&#233;, le &#171; &lt;i&gt;fardeau fiscal&lt;/i&gt; &#187;, les effets pervers du contr&#244;le des prix, le r&#233;seau des garderies, la d&#233;r&#233;glementation de l'industrie a&#233;rienne, la gestion de l'offre laiti&#232;re, les accords interprovinciaux, etc. Comme on peut le constater, toutes ces th&#233;matiques concernent directement les grandes politiques publiques du Qu&#233;bec et du Canada.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, malgr&#233; ce qu'a dit l'IEDM &#224; l'Agence des douanes et du Revenu, ces interventions publiques et ces dossiers avaient tous comme objectif de tenter d'influencer l'opinion publique ou d'obtenir des modifications &#224; des lois ou &#224; des politiques. L'Institut &#233;conomique de Montr&#233;al pr&#233;sente pourtant son travail comme &#171; &lt;i&gt;une contribution &#224; l'&#233;ducation &#233;conomique des Qu&#233;b&#233;cois&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La complaisance de Revenu Canada&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Deux questions se posent immanquablement. La premi&#232;re : comment se fait-il que Revenu Canada n'ait jamais pris la peine de consulter le site Internet de l'Institut ou plus simplement encore de lire les journaux afin de contre-v&#233;rifier les affirmations contenues dans sa &#171; D&#233;claration de renseignements annuelle &#187;. La deuxi&#232;me : si des actions politiques sont permises pour les organismes dits charitables, comment se fait-il que &lt;i&gt;Greenpeace&lt;/i&gt;, par exemple, se soit vu retirer son num&#233;ro &#224; cause de ses actions, que le gouvernement f&#233;d&#233;ral jugeait trop politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, faut-il le rappeler, bon nombre de groupes communautaires du Qu&#233;bec n'ont jamais eu acc&#232;s &#224; un tel num&#233;ro ou l'ont perdu pour les m&#234;mes raisons que &lt;i&gt;Greenpeace&lt;/i&gt; a perdu le sien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela peut nous laisser d'autant plus perplexes qu'en octobre 2003, la Coalition Solidarit&#233; Sant&#233; publiait un dossier complet sur cette question&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ce dossier avait &#233;t&#233; post&#233; &#224; Ottawa, mais il est demeur&#233; lettre morte et aucun parti politique f&#233;d&#233;ral n'a jug&#233; bon de le porter.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les seuls gagnants&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une chose est en tout cas certaine : ceux qui financent les caisses de l'Institut &#233;conomique de Montr&#233;al ne sont pas d&#233;sint&#233;ress&#233;s. Ils seront les v&#233;ritables gagnants de la d&#233;construction de nos outils collectifs. Il n'y a donc aucun d&#233;sint&#233;r&#234;t &#8211; de ce d&#233;sint&#233;r&#234;t qui est &#224; la base m&#234;me de la notion de charit&#233; &#8211; dans leurs actions. Pire encore : ce suppos&#233; paradis &#233;conomique qu'ils nous proposent de construire sera &#233;rig&#233; sur un cimeti&#232;re social. Est-ce l&#224; la nouvelle d&#233;finition de la charit&#233; ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.solidaritesante.qc.ca&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.solidaritesante.qc.ca&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marie Pelchat&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pourquoi s'en priver ?</title>
		<link>https://www.ababord.org/Pourquoi-s-en-priver</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Pourquoi-s-en-priver</guid>
		<dc:date>2008-08-07T15:26:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie Pelchat</dc:creator>


		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Pelchat, Marie </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le rapport M&#233;nard pave la voie &#224; une rupture sociale. En effet, si les jeunes n'ont plus &#224; payer pour les services de sant&#233; des vieux, pourquoi les vieux paieraient-ils alors des imp&#244;ts pour financer les garderies et des taxes scolaires pour financer le syst&#232;me d'&#233;ducation ? Dans la m&#234;me veine, pourquoi financer des services publics quand les groupes communautaires ou d'&#233;conomie sociale peuvent prendre le relais &#224; rabais ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Les groupes communautaires sont n&#233;s de la volont&#233; des citoyens et (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ababord.org/-Regards-croises-sur-le-systeme-" rel="directory"&gt;Regards crois&#233;s sur le syst&#232;me public de sant&#233;&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Privatisation-et-partenariats-+" rel="tag"&gt;Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sante-et-services-sociaux-+" rel="tag"&gt;Sant&#233; et services sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Pelchat-Marie-+" rel="tag"&gt;Pelchat, Marie &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le rapport M&#233;nard pave la voie &#224; une rupture sociale. En effet, si les jeunes n'ont plus &#224; payer pour les services de sant&#233; des vieux, pourquoi les vieux paieraient-ils alors des imp&#244;ts pour financer les garderies et des taxes scolaires pour financer le syst&#232;me d'&#233;ducation ? Dans la m&#234;me veine, pourquoi financer des services publics quand les groupes communautaires ou d'&#233;conomie sociale peuvent prendre le relais &#224; rabais ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les groupes communautaires sont n&#233;s de la volont&#233; des citoyens et des citoyennes de s'organiser, de se faire entendre. En proposant de harnacher le secteur communautaire au r&#233;seau, le rapport M&#233;nard ent&#233;rine une volont&#233; d&#233;j&#224; pr&#233;sente dans la politique de l'action communautaire : faire en sorte que les groupes r&#233;pondent aux besoins&#8230; du gouvernement. C'est un d&#233;tournement de mandat, un b&#226;illonnement d'organisations citoyennes, lesquelles auraient probablement trop &#224; dire sur les projets gouvernementaux, d'o&#249; l'int&#233;r&#234;t de les int&#233;grer en partie. Il importe que les membres des groupes, trop souvent marginalis&#233;s, disent non haut et fort. D&#233;j&#224;, les reculs d&#233;mocratiques ont &#233;t&#233; trop nombreux depuis une d&#233;cennie&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;[NDLR] Sur les relations entre le secteur communautaire et l'&#201;tat : (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'&#233;conomie sociale, le rapport M&#233;nard propose d'&#233;largir le mandat des entreprises d'&#233;conomie sociale aux soins aux personnes, notamment par le biais de la caisse-vieillesse ou de l'h&#233;bergement. Dans Pointe St-Charles et ailleurs au Qu&#233;bec, la majorit&#233; de la population n'a pas les moyens de se payer une heure de service d'aide domestique par semaine sur une base r&#233;guli&#232;re. Il serait donc illusoire de penser que le d&#233;veloppement de l'&#233;conomie sociale est une voie acceptable. Par ailleurs, fragmenter l'offre de services entre les diff&#233;rents acteurs compromet l'approche multidisciplinaire qui traduisait avec force notre volont&#233; collective de d&#233;velopper une vision sociale de la sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien n'oblige les groupes communautaires et les entreprises d'&#233;conomie sociale &#224; assurer &#224; tous les citoyens de toutes les r&#233;gions du Qu&#233;bec un acc&#232;s aux m&#234;mes services. Seul l'&#201;tat est tenu de garantir des services &#224; tous et &#224; toutes. Renoncer &#224; cela, c'est ouvrir une bo&#238;te de Pandore. Les groupes communautaires et les entreprises d'&#233;conomie sociale ne doivent pas &#234;tre ceux qui tracent les orni&#232;res dans lesquelles le priv&#233; s'engagera &#224; la premi&#232;re occasion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme peuple qu&#233;b&#233;cois, nous devons conserver notre capacit&#233; &#224; choisir que les services sociaux et de sant&#233; ne soient pas r&#233;gis par les r&#232;gles du march&#233;. Nous devons r&#233;affirmer qu'il ne saurait &#234;tre possible de respecter les droits fondamentaux des personnes sans leur assurer les conditions n&#233;cessaires &#224; l'exercice de ces droits, notamment un syst&#232;me public fort. Nous devons aujourd'hui rejeter le projet m&#233;dico-comptable que nous propose le rapport M&#233;nard et remettre de l'avant le projet social de sant&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;[NDLR] Sur les relations entre le secteur communautaire et l'&#201;tat : Marc-Andr&#233; Houle, &#171; Splendeurs et mis&#232;res de l'autonomie &#187;, Dossier Mouvement communautaire, &lt;i&gt;&#192; b&#226;bord !&lt;/i&gt;, no. 10, &#201;t&#233; 2005, pp. 16-17. Sur les enjeux de l'instrumentalisation du secteur communautaire : Pierre Riley, &#171; L'action b&#233;n&#233;vole dans la mire du gouvernement &#187; (p. 19) et Robert Th&#233;oret, &#171; Sant&#233; et services sociaux : de l'autonomie &#224; la sous-traitance &#187; (p. 20), dans le m&#234;me dossier.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marie Pelchat&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Clinique communautaire de Pointe St-Charles&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quand la pr&#233;vention se transforme en contr&#244;le social</title>
		<link>https://www.ababord.org/Quand-la-prevention-se-transforme</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Quand-la-prevention-se-transforme</guid>
		<dc:date>2008-07-18T19:27:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Myreille Audet, Marie Pelchat</dc:creator>


		<dc:subject>Contr&#244;le, r&#233;pression et &#171; s&#233;curit&#233; &#187;</dc:subject>
		<dc:subject>In&#233;galit&#233;s et pauvret&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Audet, Myreille </dc:subject>
		<dc:subject>Pelchat, Marie </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La pr&#233;vention en sant&#233; publique s'organise d&#233;sormais autour d'une vision &#233;pid&#233;miologique des probl&#232;mes sociaux, orientant les interventions de l'&#201;tat vers des &#171; client&#232;les &#187; cibl&#233;es, afin de contr&#244;ler les co&#251;ts pour la soci&#233;t&#233; des risques li&#233;s &#224; des comportements individuels &#171; d&#233;raisonnables &#187; et &#224; des habitudes de vie &#171; suspectes &#187;. Les organismes communautaires &#339;uvrant en sant&#233; et en services sociaux sont somm&#233;s de s'int&#233;grer &#224; cette d&#233;marche. &lt;br class='autobr' /&gt; Le contrat social autour du droit &#224; la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Pauvrete-et-controle-" rel="directory"&gt;Dossier : Pauvret&#233; et contr&#244;le social&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Controle-repression-et-securite-+" rel="tag"&gt;Contr&#244;le, r&#233;pression et &#171; s&#233;curit&#233; &#187;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Inegalites-et-pauvrete-+" rel="tag"&gt;In&#233;galit&#233;s et pauvret&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Audet-Myreille-+" rel="tag"&gt;Audet, Myreille &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Pelchat-Marie-+" rel="tag"&gt;Pelchat, Marie &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La pr&#233;vention en sant&#233; publique s'organise d&#233;sormais autour d'une vision &#233;pid&#233;miologique des probl&#232;mes sociaux, orientant les interventions de l'&#201;tat vers des &#171; client&#232;les &#187; cibl&#233;es, afin de contr&#244;ler les co&#251;ts pour la soci&#233;t&#233; des risques li&#233;s &#224; des comportements individuels &#171; d&#233;raisonnables &#187; et &#224; des habitudes de vie &#171; suspectes &#187;. Les organismes communautaires &#339;uvrant en sant&#233; et en services sociaux sont somm&#233;s de s'int&#233;grer &#224; cette d&#233;marche.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le contrat social autour du droit &#224; la sant&#233; et la nature universelle de ce contrat se sont effrit&#233;s au cours de la derni&#232;re d&#233;cennie, malgr&#233; les sondages r&#233;v&#233;lant que les Canadiens et Canadiennes tiennent a leur syst&#232;me de sant&#233;. Le discours des gouvernants fait porter aux individus la responsabilit&#233; de leur &#233;tat de sant&#233;, sans que ceux-ci aient plus de pouvoir sur leurs conditions de vie. R&#233;ductions d'imp&#244;ts obligent, on doit contr&#244;ler les co&#251;ts du r&#233;seau de sant&#233; ainsi que ses usagers cependant que les entreprises pharmaceutiques, l'agrobusiness, les compagnies de tabac et les grands pollueurs s'en tirent &#224; bon compte. On justifie certaines &lt;i&gt;d&#233;sassurances&lt;/i&gt;, on refile une partie de la facture au client et on fait de la place au priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Qu&#233;bec, la nouvelle Loi 83&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Loi 83 : Loi sur les services de sant&#233; et les services sociaux, adopt&#233;e en (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; se fait parcimonieuse. Elle cible les client&#232;les, contr&#244;le et normalise les interventions. Ind&#233;pendamment du contexte dans lequel elle s'exerce, la pratique la moins on&#233;reuse fait la r&#232;gle. Dans la foul&#233;e de la fusion des &#233;tablissements d'un m&#234;me territoire en un seul Centre de sant&#233; et de services sociaux (CSSS), l'institution int&#232;gre &#224; son offre de services celle des organismes communautaires. Ces derniers se voient confirm&#233;s dans le r&#244;le de sous-traitants que le gouvernement pr&#233;c&#233;dant leur r&#233;servait. Par le biais d'ententes de service avec le CSSS et au nom de la pr&#233;vention et de la promotion de la sant&#233;, ils sont convi&#233;s &#224; s'inscrire dans une dynamique de contr&#244;le social de leurs membres et usagers, des personnes r&#233;f&#233;r&#233;es par les institutions publiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis plus de 10 ans, plusieurs intervenantes et militantes du mouvement communautaire, s'inqui&#233;tant de cette &#171; tendance lourde &#187;, tentent de pr&#233;server leur espace d&#233;mocratique, leur mandat d'&#233;ducation populaire et leur mission de changement social. En 2002, des repr&#233;sentantes de cinq regroupements d'organismes famille et d'organismes &#339;uvrant aupr&#232;s des jeunes se sont associ&#233;es &#224; des chercheurs de l'&#201;cole de travail social de l'UQAM pour analyser les cons&#233;quences politiques et d&#233;mocratiques de diff&#233;rents programmes de pr&#233;vention, particuli&#232;rement des nombreux programmes de pr&#233;vention pr&#233;coce qui ciblent les jeunes m&#232;res d'enfants de 0 &#224; 5 ans. &#192; la suite d'un colloque tenu les 3 et 4 mai 2002 intitul&#233; &lt;i&gt;De l'intervention pr&#233;coce &#224; la pr&#233;vention f&#233;roce&lt;/i&gt;, ils publiaient un article dans la revue &lt;i&gt;Service social&lt;/i&gt; en d&#233;cembre 2002, sous le titre &lt;i&gt;Les programmes de pr&#233;vention pr&#233;coce : fondements th&#233;oriques et pi&#232;ges d&#233;mocratiques&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les auteurs de l'article sont Michel Parazelli, Jacques H&#233;bert, Fran&#231;ois (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Cette lecture nous appara&#238;t incontournable parce qu'elle brise le silence autour des enjeux politiques de contr&#244;le social que soul&#232;vent l'implantation de ces programmes de pr&#233;vention. Ses auteurs posent un regard critique sur les fondements th&#233;oriques de cette approche et en d&#233;montrent les tenants et aboutissants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'ils ont &#233;tudi&#233; plus sp&#233;cifiquement le &lt;i&gt;Programme de soutien aux jeunes parents&lt;/i&gt; dont le &#171; surciblage &#187; et l'intensit&#233; de l'encadrement les ont alert&#233;s, leur questionnement &#171; s'ouvre &#224; l'ensemble des programmes cibl&#233;s qui s'inscrivent sensiblement dans la m&#234;me perspective politique, et ce, m&#234;me s'il existe diff&#233;rents degr&#233;s dans les modalit&#233;s de contr&#244;le mises en place &#187;. Ils y voient &#171; un enjeu politique fondamental autour de l'autonomie sociale des populations marginalis&#233;es &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;sent&#233;s comme une forme d'action en faveur des familles vivant en contexte de vuln&#233;rabilit&#233;, ces programmes visent &#224; agir intensivement aupr&#232;s des &lt;i&gt;familles &#224; risque&lt;/i&gt; avant ou d&#232;s la naissance de l'enfant pour corriger les probl&#232;mes d'inadaptation et les comportements d&#233;linquants &lt;i&gt;avant&lt;/i&gt; qu'ils ne surviennent &#224; l'adolescence. Les personnes d&#233;munies sont r&#233;duites &#171; &#224; des objets dysfonctionnels qu'il faut r&#233;habiliter par les seul moyens propos&#233;s par les experts &#187;. Les &#233;tudes &#224; l'origine de ces programmes &#171; insistent principalement sur l'identification des facteurs individuels, familiaux et sociaux pour pr&#233;venir les risques d'adoption de comportements d&#233;viants de la part des parents mais surtout des enfants qui deviendront &#224; leur tour des adolescents et des adultes. (&#8230;) Cette orientation scientifique recherche le consensus et l'harmonie en niant le sens politique des conflits qui existent entre groupes sociaux (&#8230;) sans &#233;gard critiques pour les contextes d'appauvrissement et de brouillage des rep&#232;res normatifs associ&#233;s &#224; la mont&#233;e des formes d'individualisme (...) et elle occulte les relations hommes-femmes &#187;. &#171; M&#234;me si la notion d'environnement est constamment &#233;voqu&#233;e, les facteurs retenus pour expliquer les comportements d&#233;viants se r&#233;sument &#224; faire porter la responsabilit&#233; des probl&#232;mes essentiellement sur les jeunes et leur famille. Rarement, on pr&#233;voit des actions concr&#232;tes pour am&#233;liorer les conditions de vie des personnes &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les auteurs analysent en profondeur les cons&#233;quences sp&#233;cifiques de ces programmes d'intervention sur les pratiques des organismes communautaires et les pratiques institutionnelles, mais aussi sur les citoyennes et citoyens directement concern&#233;s. Pour les m&#232;res : &#171; d&#233;sappropriation de la responsabilit&#233; parentale (...), r&#233;duction de la parentalit&#233; &#224; un savoir-faire technique pouvant s'acqu&#233;rir par des cours ou une formation. &#187; Pour les jeunes : &#171; stigmatisation de l'enfant d&#233;sign&#233; &#224; risque avant m&#234;me qu'il manifeste les comportements appr&#233;hend&#233;s (&#8230;), r&#233;duction de son parcours biographique &#224; une trajectoire probabiliste qui qualifie son destin. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les auteurs, &#171; la question politique ne se pose pas seulement en termes d'intentions bienveillantes mais [&#233;galement] en termes de conditions pratiques favorisant ou non l'appropriation collective par les citoyens et les citoyennes de ce travail de d&#233;finition des probl&#232;mes, des besoins et des pratiques. &#187; C'est &#233;galement &#224; l'aune de cette question politique que nous devrons &#233;valuer les grands probl&#232;mes des &#171; client&#232;les &#187; impos&#233;es par le gouvernement et les projets pr&#233;ventifs qui en d&#233;couleront.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Loi 83 : Loi sur les services de sant&#233; et les services sociaux, adopt&#233;e en novembre 2005.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les auteurs de l'article sont Michel Parazelli, Jacques H&#233;bert, Fran&#231;ois Huot et Mich&#232;le Bourgon, professeures et chercheures &#224; l'&#201;cole de travail social de l'UQAM ainsi que Carole G&#233;linas, coordonnatrice du Regroupement des organismes familiaux de Montr&#233;al (ROCFM), Claudine Laurin, secr&#233;taire ex&#233;cutive au Bureau de consultation jeunesse, Sylvie Levesque, coordonnatrice de la F&#233;d&#233;ration des associations de familles monoparentales et recompos&#233;es du Qu&#233;bec (FAMRQ), Marie Rh&#233;aume, coordonnatrice de la F&#233;d&#233;ration des unions de familles et Sylvie Gagnon, coordonnatrice du Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Qu&#233;bec (ROCAJQ).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Myreille Audet&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Marie Pelchat&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Travailleuses sociales &#224; la Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ficher les citoyens ?</title>
		<link>https://www.ababord.org/Ficher-les-citoyens</link>
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		<dc:date>2008-07-16T19:55:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Myreille Audet, Marie Pelchat</dc:creator>


		<dc:subject>Contr&#244;le, r&#233;pression et &#171; s&#233;curit&#233; &#187;</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Audet, Myreille </dc:subject>
		<dc:subject>Pelchat, Marie </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis plusieurs ann&#233;es d&#233;j&#224;, les gouvernements qui se sont succ&#233;d&#233;s &#224; Qu&#233;bec ont dans leurs cartons l'informatisation du r&#233;seau de la sant&#233; et des services sociaux. L'adoption r&#233;cente de la Loi 83 a sanctionn&#233; la mise en place de r&#233;seaux informatiques permettant de colliger les informations sur les citoyennes et les citoyens qui utiliseront ces services. &lt;br class='autobr' /&gt; Le projet gouvernemental ne s'est jamais limit&#233; au r&#233;seau public de la sant&#233; et des services sociaux. &#192; preuve, le gouvernement a (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Pauvrete-et-controle-" rel="directory"&gt;Dossier : Pauvret&#233; et contr&#244;le social&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Controle-repression-et-securite-+" rel="tag"&gt;Contr&#244;le, r&#233;pression et &#171; s&#233;curit&#233; &#187;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sante-et-services-sociaux-+" rel="tag"&gt;Sant&#233; et services sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Audet-Myreille-+" rel="tag"&gt;Audet, Myreille &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Pelchat-Marie-+" rel="tag"&gt;Pelchat, Marie &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton305.jpg?1642092253' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;227&#034; height=&#034;270&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis plusieurs ann&#233;es d&#233;j&#224;, les gouvernements qui se sont succ&#233;d&#233;s &#224; Qu&#233;bec ont dans leurs cartons l'informatisation du r&#233;seau de la sant&#233; et des services sociaux. L'adoption r&#233;cente de la Loi 83 a sanctionn&#233; la mise en place de r&#233;seaux informatiques permettant de colliger les informations sur les citoyennes et les citoyens qui utiliseront ces services.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le projet gouvernemental ne s'est jamais limit&#233; au r&#233;seau public de la sant&#233; et des services sociaux. &#192; preuve, le gouvernement a pr&#233;vu, dans la Politique de l'action communautaire, un chapitre entier sur les ententes de services avec les groupes communautaires. Chapitre dans lequel on peut lire : &#171; Bien que les ententes puissent aussi contribuer &#224; assurer le fonctionnement des organismes communautaires, elles ont surtout pour but de soutenir la r&#233;alisation de mandats provenant du gouvernement en r&#233;ponse &#224; des besoins d&#233;termin&#233;s par celui-ci. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'entente de services est un contrat de collaboration qui traduit avec pr&#233;cision les engagements des parties. L'entente comprend, r&#232;gle g&#233;n&#233;rale, des &#233;l&#233;ments tels que le nombre de personnes que l'organisme doit desservir, les conditions que doivent rencontrer ces personnes (groupe d'&#226;ge, situation de prestataires de la s&#233;curit&#233; du revenu ou de l'assurance-emploi, etc.), les modalit&#233;s de r&#233;f&#233;rence et de suivi et les syst&#232;mes informatiques &#224; &#234;tre utilis&#233;s pour la transmission des donn&#233;es concernant des usagers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que des milliers de personnes s'adressaient &#224; des organisations communautaires pour &#233;viter d'&#234;tre fich&#233;es, cela sera d&#233;sormais impossible dans les groupes signataires d'ententes de services. Or, peu de groupes ont v&#233;ritablement &#233;tabli des politiques de confidentialit&#233;, certains n'ont jamais ouvert des dossiers nominalis&#233;s et une majorit&#233; d'entre eux n'ont m&#234;me jamais entam&#233; le d&#233;bat &#233;thique et politique que pose une telle exigence gouvernementale.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des informations extr&#234;mement
sensibles et convoit&#233;es&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les dossiers m&#233;dico-sociaux contiennent des informations extr&#234;mement sensibles. Un m&#233;decin consult&#233; rapidement dans une clinique sans rendez-vous pour une otite a-t-il besoin de savoir qu'&#224; 16 ans, une personne a eu une MTS ? Qu'elle a subi un avortement &#224; 23 ans ? Qu'elle a eu des probl&#232;mes familiaux ? Que son p&#232;re &#233;tait diab&#233;tique ? A-t-on encore le droit, comme citoyenne et citoyen, de refuser que notre histoire m&#233;dicale et sociale soit &#233;tal&#233;e sur un &#233;cran d'ordinateur ? A-t-on le droit de d&#233;cider des informations qui seront transmises au m&#233;decin traitant ? Si l'informatisation peut s'av&#233;rer utile dans le cas des personnes atteintes de la maladie d'Alzeihmer pour assurer une continuit&#233; de services, dans les cas de probl&#232;mes de sant&#233; mentale cela peut s'av&#233;rer catastrophique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En incluant ces donn&#233;es sensibles dans un fichier informatique, on permet &#224; ceux qui auront le plus haut niveau d'acc&#232;s &#224; notre dossier d'entrer en possession de toutes ces informations sans que nous ayons nous-m&#234;mes d&#233;cid&#233; d'ouvrir ces sujets avec eux. De surcro&#238;t, la tr&#232;s vaste majorit&#233; des compagnies d'assurances vendraient leur &#226;me pour avoir acc&#232;s &#224; ces donn&#233;es sur les personnes qui r&#233;clament des assurances priv&#233;es. Le gouvernement assure que les syst&#232;mes informatiques sont &#171; &#224; l'&#233;preuve des balles &#187;, mais des hackers ont d&#233;j&#224; p&#233;n&#233;tr&#233; le syst&#232;me de d&#233;fense &#233;tats-unien et des informations de la Soci&#233;t&#233; de l'assurance automobile du Qu&#233;bec (SAAQ) ont &#233;t&#233; vendues par des employ&#233;es qui avaient acc&#232;s aux banques de donn&#233;es&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'informatisation, pour qui, pour quoi ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tel un mauvais western, le d&#233;bat sur l'implantation de r&#233;seaux informatiques au Qu&#233;bec oppose ceux qui se pr&#233;tendent les bons parce qu'ils sont en faveur de ce qu'ils qualifient de progr&#232;s dans le syst&#232;me de sant&#233; qu&#233;b&#233;cois, tandis que les m&#233;chants sont cens&#233;s l'&#234;tre parce qu'ils sont r&#233;fractaires au caract&#232;re dit novateur de l'informatisation. La question est, dans les faits, beaucoup plus complexe. Tout d&#233;pend de la finalit&#233; qui est poursuivie. Dans le cas pr&#233;sent, l'informatisation pr&#233;sente une utilit&#233; certaine pour les &#171; privatiseurs &#187; de tout acabit, cl&#233; de vo&#251;te sans laquelle toute pr&#233;tention de privatisation serait impossible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, avec la r&#233;organisation du r&#233;seau de la sant&#233; et des services sociaux, le gouvernement pr&#233;voit que les Centre de sant&#233; et de services sociaux (CSSS) ne seront plus responsables de la dispensation des services mais plut&#244;t de la coordination de ceux-ci. Les partenaires de la r&#233;forme, clairement identifi&#233;s dans la Loi 25&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Loi 25 : Loi sur les agences de d&#233;veloppement de r&#233;seaux locaux de services (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, seront donc appel&#233;s &#224; offrir des services en sous-traitance au r&#233;seau public : les compagnies priv&#233;es, les entreprises d'&#233;conomie sociale, les groupes communautaires, les pharmacies dites communautaires, les ressources d'h&#233;bergement priv&#233;es, les cabinets priv&#233;s de m&#233;decins, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour donner suite &#224; l'arr&#234;t Chaoulli&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire le mini dossier Regards crois&#233;s sur le syst&#232;me public de sant&#233;, dans &#192; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, le gouvernement du Qu&#233;bec se propose d'ouvrir la porte aux assurances priv&#233;es pour la couverture de services m&#233;dicaux et hospitaliers d&#233;j&#224; couverts par le r&#233;gime public. Or, obtenir une assurance est un sport extr&#234;me pour les pauvres et les personnes ayant des maladies chroniques, des incapacit&#233;s, celles qui sont &#226;g&#233;es ou qui ont eu des probl&#232;mes de sant&#233; mentale, car elles doivent donner acc&#232;s &#224; leur dossier m&#233;dical aux compagnies d'assurance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'informatisation du r&#233;seau de la sant&#233;, &#233;valu&#233;e &#224; plus d'un milliard de dollars, servira-t-elle &#224; assurer une meilleure qualit&#233; de services &#224; la population ou une meilleure qualit&#233; d'information aux assurances priv&#233;es qui r&#233;clameront &#224; cor et &#224; cri de pouvoir distinguer le bon grain de l'ivraie ? On peut penser que la seconde option est celle que privil&#233;giera le gouvernement en robe lib&#233;rale et au jupon conservateur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Loi 25 : Loi sur les agences de d&#233;veloppement de r&#233;seaux locaux de services de sant&#233; et de services sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lire le mini dossier &lt;i&gt;Regards crois&#233;s sur le syst&#232;me public de sant&#233;&lt;/i&gt;, dans &lt;i&gt;&#192; b&#226;bord !&lt;/i&gt; # 12, d&#233;cembre 2005/janvier 2006, p. 9-11.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Myreille Audet&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Marie Pelchat&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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