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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Ins&#233;curit&#233; sociale et surgissement s&#233;curitaire *</title>
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		<dc:date>2008-07-22T18:47:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Lo&#239;c Wacquant</dc:creator>


		<dc:subject>Contr&#244;le, r&#233;pression et &#171; s&#233;curit&#233; &#187;</dc:subject>
		<dc:subject>Etats-Unis</dc:subject>
		<dc:subject>In&#233;galit&#233;s et pauvret&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Wacquant, Lo&#239;c </dc:subject>

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&lt;p&gt;L'analyse compar&#233;e de l'&#233;volution de la p&#233;nalit&#233; dans les pays avanc&#233;s durant la derni&#232;re d&#233;cennie fait ressortir un lien &#233;troit entre la mont&#233;e du n&#233;olib&#233;ralisme comme projet id&#233;ologique et pratique gouvernementale mandatant la soumission au &#171; libre march&#233; &#187; et la c&#233;l&#233;bration de la &#171; responsabilit&#233; individuelle &#187; dans tous les domaines d'une part, et le d&#233;ploiement de politiques s&#233;curitaires actives et punitives, d'autre part. Ces politiques sont cibl&#233;es sur la d&#233;linquance de rue et les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Pauvrete-et-controle-" rel="directory"&gt;Dossier : Pauvret&#233; et contr&#244;le social&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Controle-repression-et-securite-+" rel="tag"&gt;Contr&#244;le, r&#233;pression et &#171; s&#233;curit&#233; &#187;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Etats-Unis-+" rel="tag"&gt;Etats-Unis&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Inegalites-et-pauvrete-+" rel="tag"&gt;In&#233;galit&#233;s et pauvret&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Wacquant-Loic-+" rel="tag"&gt;Wacquant, Lo&#239;c &lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton299.jpg?1642092250' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;312&#034; height=&#034;273&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'analyse compar&#233;e de l'&#233;volution de la p&#233;nalit&#233; dans les pays avanc&#233;s durant la derni&#232;re d&#233;cennie fait ressortir un lien &#233;troit entre la mont&#233;e du n&#233;olib&#233;ralisme comme projet id&#233;ologique et pratique gouvernementale mandatant la soumission au &#171; libre march&#233; &#187; et la c&#233;l&#233;bration de la &#171; responsabilit&#233; individuelle &#187; dans tous les domaines&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;l faudrait d&#233;construire ces deux notions, qui fonctionnent &#224; la mani&#232;re (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; d'une part, et le d&#233;ploiement de politiques s&#233;curitaires actives et punitives, d'autre part. Ces politiques sont cibl&#233;es sur la d&#233;linquance de rue et les cat&#233;gories situ&#233;es dans les fissures et les marges du nouvel ordre &#233;conomique et moral qui se met en place sous l'empire conjoint du capital financiaris&#233; et du salariat flexible.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Par-del&#224; leurs inflexions nationales et leurs variations institutionnelles, ces politiques pr&#233;sentent six traits communs. Elles entendent tout d'abord s'attaquer frontalement au crime ainsi qu'aux d&#233;sordres urbains et aux d&#233;sagr&#233;ments publics qui affleurent aux confins de la loi p&#233;nale, baptis&#233;s &#171; incivilit&#233;s &#187;, en faisant d&#233;lib&#233;r&#233;ment fi de leurs causes. Pour ce faire, elles pr&#233;tendent s'appuyer sur une capacit&#233; retrouv&#233;e ou renouvel&#233;e de la force publique &#224; soumettre durablement &#224; la norme commune les populations et les territoires dits &#224; probl&#232;mes. D'o&#249; une prolif&#233;ration de lois et une fringale insatiable d'innovations bureaucratiques et de gadgets technologiques : comit&#233;s de surveillance de voisinage et garants de lieux, sectorisation des actions polici&#232;res et prime au r&#233;sultat pour les commissaires, partenariats entre les forces de l'ordre et les autres services de l'&#201;tat (&#233;cole, h&#244;pital, action sociale, administration fiscale), traitement judiciaire &#171; en temps r&#233;el &#187; et &#233;largissement des pr&#233;rogatives des agents de probation, cam&#233;ras de surveillance et cartographie informatis&#233;e des infractions, tests de d&#233;pistage de drogues et pistolets &#224; flashball, profilage criminel, bracelet &#233;lectronique, fichage g&#233;n&#233;ralis&#233; des empreintes g&#233;n&#233;tiques, agrandissement et informatisation du parc p&#233;nitentiaire, multiplication des &#233;tablissements de d&#233;tention sp&#233;cialis&#233;s (pour &#233;trangers &#224; expulser, adolescents r&#233;cidivistes, femmes et malades, repris de justice en semi-libert&#233;), etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, ces politiques punitives sont partout port&#233;es par un discours alarmiste voire catastrophiste sur l'&#171; ins&#233;curit&#233; &#187;, anim&#233; d'images martiales et diffus&#233; jusqu'&#224; saturation par les m&#233;dias commerciaux, les grands partis politiques et les professionnels du maintien de l'ordre &#8211; policiers, magistrats, juristes, experts et vendeurs de conseil et services en &#171; s&#251;ret&#233; urbaine &#187; &#8211; qui rivalisent de rem&#232;des aussi drastiques que simplistes. Ce discours est tiss&#233; d'amalgames, d'approximations et d'exag&#233;rations que viennent redoubler et adouber les productions pr&#233;fabriqu&#233;es de certaine sociologie de magazine, m&#233;langeant sans vergogne bagarres de cours d'&#233;cole, vandalisme de cage d'escalier et &#233;meutes des grands ensembles &#224; l'abandon selon les exigences du nouveau sens commun politique. Quatri&#232;me point, autant par souci affich&#233; d'efficacit&#233; dans la &#171; guerre au crime &#187; que par sollicitude envers cette nouvelle figure du citoyen m&#233;ritant que sont ses victimes, ce discours revalorise sans complexe la r&#233;pression et stigmatise les jeunes des quartiers populaires en d&#233;clin, les ch&#244;meurs, mendiants, toxicomanes, sans-abri et prostitu&#233;es, ainsi que les immigr&#233;s issus des anciennes colonies de l'Occident et des d&#233;combres de l'empire sovi&#233;tique, d&#233;sign&#233;s comme les vecteurs naturels d'une pand&#233;mie d'atteintes mineures empoisonnant la vie quotidienne et de &#171; violences urbaines &#187; frisant le chaos collectif. En cons&#233;quence de quoi, dans le domaine p&#233;nitentiaire, la philosophie th&#233;rapeutique de la &#171; r&#233;insertion &#187; s'est vue peu ou prou supplant&#233;e par une approche manag&#233;riale centr&#233;e sur la gestion comptable des stocks et des flux carc&#233;raux d&#233;bouchant &#224; terme sur la privatisation des services correctionnels. Enfin, la mise en &#339;uvre de ces politiques punitives se traduit invariablement par une extension et un resserrement du filet policier, un durcissement et une acc&#233;l&#233;ration des proc&#233;dures judiciaires et, en bout de parcours, un accroissement incongru de la population sous &#233;crou, et ce, sans que l'impact sur l'incidence des infractions ne soit jamais &#233;tabli autrement que par pure proclamation, ni que soit pos&#233;e la question de leurs co&#251;t financiers et sociaux et de leurs implications civiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la faveur d'un brouillage m&#233;diatique tenace entre criminalit&#233;, pauvret&#233; et immigration ainsi que d'une confusion constante entre ins&#233;curit&#233; et &#171; sentiment d'ins&#233;curit&#233; &#187; bien faits pour canaliser vers la figure du d&#233;linquant de rue (au teint basan&#233;) l'anxi&#233;t&#233; diffuse caus&#233;e par les dislocations du salariat, la crise de la famille patriarcale et l'&#233;rosion des relations d'autorit&#233; traditionnelles entre les sexes et les classes d'&#226;ge, la d&#233;composition des territoires ouvriers et la g&#233;n&#233;ralisation de la comp&#233;tition scolaire, ces politiques font l'objet non seulement d'un consensus politique sans pr&#233;c&#233;dent mais encore d'un large assentiment public traversant les fronti&#232;res de classe. Et comment en serait-il autrement quand les partis de la gauche gouvernementale de tous les pays postindustriels se sont convertis &#224; une vision droiti&#232;re, behavioriste et moralisante du probl&#232;me opposant &#171; responsabilit&#233; individuelle &#187; et &#171; excuses sociologiques &#187; au nom du &#171; principe de r&#233;alit&#233; &#187; (&#233;lectorale) ? Il s'ensuit que la s&#233;v&#233;rit&#233; p&#233;nale est d&#233;sormais pr&#233;sent&#233;e pratiquement partout et par tous comme une saine n&#233;cessit&#233;, un indispensable r&#233;flexe d'autod&#233;fense du corps social menac&#233; par la gangr&#232;ne de la criminalit&#233;, petite ou grande peu importe. Pris dans l'&#233;tau de l'alternative biais&#233;e entre catastrophisme et ang&#233;lisme, quiconque ose questionner les &#171; &#233;vidences &#187; de la pens&#233;e s&#233;curitaire unique r&#233;gnant aujourd'hui sans partage se voit irr&#233;vocablement (dis)qualifi&#233; de doux r&#234;veur ou d'id&#233;ologue coupablement ignorant des rudes r&#233;alit&#233;s de la vie urbaine contemporaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le tour r&#233;solument punitif pris par les politiques p&#233;nales dans les soci&#233;t&#233;s avanc&#233;es &#224; la fin du xxe si&#232;cle ne rel&#232;ve donc pas du simple diptyque &#171; crime et ch&#226;timent &#187;. Il annonce l'instauration d'un nouveau gouvernement d'ins&#233;curit&#233; sociale, &#171; &lt;i&gt;au sens large de techniques et proc&#233;dures destin&#233;es &#224; diriger la conduite des hommes&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Michel Foucault, R&#233;sum&#233; des cours, 1970-1982, Julliard, Paris, 1989, &#171; Du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187; et des femmes pris dans les turbulences de la d&#233;r&#233;gulation &#233;conomique et de la reconversion de l'aide sociale en tremplin vers l'emploi pr&#233;caire, dispositif au sein duquel la prison assume un r&#244;le majeur et qui se traduit, pour les groupes habitant les r&#233;gions inf&#233;rieures de l'espace social, par une mise sous tutelle s&#233;v&#232;re et tatillonne. C'est aux &#201;tats-Unis qu'a &#233;t&#233; invent&#233;e cette nouvelle politique de la pauvret&#233; lors des ann&#233;es 1975-1995, dans le sillage de la r&#233;action sociale, raciale et &#233;tatique aux mouvements progressistes de la d&#233;cennie pr&#233;c&#233;dente, et qui sera le creuset de la r&#233;volution n&#233;olib&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, les deux domaines de l'action publique que sont la politique sociale et la politique p&#233;nale continuent d'&#234;tre abord&#233;s de mani&#232;re s&#233;par&#233;e et isol&#233;e, tant par les chercheurs en sciences sociales que par les acteurs, politiciens, associatifs ou militants, qui ambitionnent de les r&#233;former, alors que dans la r&#233;alit&#233; ils fonctionnent d&#233;j&#224; en tandem au bas de la structure des classes et des places. Car, de m&#234;me que la fin du xixe si&#232;cle a vu la dissociation progressive de la question sociale et de la question p&#233;nale sous l'effet de la mobilisation ouvri&#232;re et de la reconfiguration de l'&#201;tat qu'elle a impuls&#233;e, la fin du xxe si&#232;cle aura &#233;t&#233; le th&#233;&#226;tre de la fusion et de la confusion renouvel&#233;es de ces deux probl&#232;mes &#224; la suite de la fragmentation du monde populaire &#8211; son d&#233;mant&#232;lement industriel et le creusement de ses divisions internes, son repli d&#233;fensif sur la sph&#232;re priv&#233;e et son sentiment &#233;crasant de d&#233;lassement, enfin son abandon par des partis de gauche plus soucieux des jeux internes d'appareils que de &#171; changer la vie &#187;, suivi de sa quasi-disparition de la sc&#232;ne publique en tant qu'acteur collectif. Il en r&#233;sulte que &lt;i&gt;la lutte contre la d&#233;linquance de rue fait d&#233;sormais pendant et &#233;cran &#224; la nouvelle question sociale&lt;/i&gt; qu'est la g&#233;n&#233;ralisation du salariat d'ins&#233;curit&#233; et son impact sur les territoires et les strat&#233;gies de vie du prol&#233;tariat urbain.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;l faudrait d&#233;construire ces deux notions, qui fonctionnent &#224; la mani&#232;re d'incantations magiques se soutenant l'une l'autre. Cela pour rappeler que, de m&#234;me mani&#232;re qu'il n'existe pas de syst&#232;me d'&#233;change marchand durable sans une vaste infrastructure de rapports sociaux et un cadre juridique reconnu, l'individu autonome et son libre arbitre sont, comme l'a bien montr&#233; jadis Durkheim, non pas des donn&#233;es anthropologiques universelles mais des cr&#233;ations de la soci&#233;t&#233; et de l'&#201;tat modernes. Voir &#201;mile Durkheim, &lt;i&gt;Le&#231;ons de sociologie&lt;/i&gt;, PUF, Paris, 1950, notamment p. 93-99.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Michel Foucault, &lt;i&gt;R&#233;sum&#233; des cours&lt;/i&gt;, 1970-1982, Julliard, Paris, 1989, &#171; Du gouvernement des vivants &#187;, p. 123. Pour une illustration historiographique de l'emploi de cette notion, lire Giovanna Procacci, &lt;i&gt;Gouverner la mis&#232;re&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;La question sociale en France&lt;/i&gt; 1789-1848, Seuil, Paris, 1993.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lo&#239;c Wacquant&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Professeur de sociologie &#224; l'universit&#233; de Californie-Berkeley et chercheur au Centre de sociologie europ&#233;enne du Coll&#232;ge de France&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;*&lt;/strong&gt; Ce texte est tir&#233; du chapitre premier du livre de Lo&#239;c Wacquant &lt;i&gt;Punir les pauvres. Le nouveau gouvernement de l'ins&#233;curit&#233; sociale&lt;/i&gt;, Marseille, Agone, coll. &#171; Contre-feux &#187;, 2004.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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