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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Relations &#224; l'heure des ruptures</title>
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		<dc:date>2025-01-12T22:22:55Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Catherine Caron</dc:creator>


		<dc:subject>Caron, Catherine</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les revues Relations et &#192; b&#226;bord ! &#233;voluent en bonnes camarades au sein de la gauche qu&#233;b&#233;coise depuis plus de 20 ans, chacune dans sa sp&#233;cificit&#233;. La doyenne des deux, Relations, avec sa longue histoire (83 ans), ses racines profondes et ses moyens, a souvent sembl&#233; tel un ch&#234;ne solide &#224; c&#244;t&#233; du jeune roseau vibrant mais fragile qu'est &#192; b&#226;bord !. Ces derniers mois, malheureusement, les deux ont rencontr&#233; des vents contraires. &lt;br class='autobr' /&gt;
Comme on le sait, &#192; b&#226;bord ! a perdu une importante subvention (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-102-Hiver-2024-2025-" rel="directory"&gt;No 102 - Hiver 2024-2025&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Caron-Catherine-+" rel="tag"&gt;Caron, Catherine&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/02_ab102-actus_caron_relations_credit_jacques_goldstyn.png?1736689345' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;461&#034; height=&#034;330&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les revues &lt;i&gt;Relations&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;&#192; b&#226;bord !&lt;/i&gt; &#233;voluent en bonnes camarades au sein de la gauche qu&#233;b&#233;coise depuis plus de 20 ans, chacune dans sa sp&#233;cificit&#233;. La doyenne des deux, Relations, avec sa longue histoire (83 ans), ses racines profondes et ses moyens, a souvent sembl&#233; tel un ch&#234;ne solide &#224; c&#244;t&#233; du jeune roseau vibrant mais fragile qu'est &lt;i&gt;&#192; b&#226;bord !&lt;/i&gt;. Ces derniers mois, malheureusement, les deux ont rencontr&#233; des vents contraires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comme on le sait, &lt;em&gt;&#192; b&#226;bord !&lt;/em&gt; a perdu une importante subvention qui l'a contrainte de lancer une campagne de sociofinancement pour financer ses prochains num&#233;ros. Du c&#244;t&#233; de &lt;em&gt;Relations&lt;/em&gt; et du Centre justice et foi (CJF) qui la publie, les ruptures s'additionnent. Le lien d'emploi est d&#233;finitivement rompu entre le conseil d'administration, dont les j&#233;suites ont pris le contr&#244;le majoritaire, et le personnel qui a &#233;t&#233; mis &#224; pied &#171; temporairement &#187; en mars dernier. Une entente confidentielle a &#233;t&#233; n&#233;goci&#233;e apr&#232;s six mois de suspension des activit&#233;s et une mise &#224; pied que les employ&#233;&#183;es continueront sans doute de consid&#233;rer injustifiables, injustes et scandaleusement contre-productives s'il s'agissait de &#171; restructurer &#187; et d'assurer la p&#233;rennit&#233; de &lt;em&gt;Relations&lt;/em&gt; et de ce centre d'analyse sociale. Ces employ&#233;&#183;es ont publi&#233; le texte &#171; Notre version des faits&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lettre ouverte publi&#233;e dans Le Devoir du 25 juin 2024 et sur le site (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187; en juin dernier. La majorit&#233; des partenaires du CJF et de la revue se sont montr&#233;s solidaires des employ&#233;&#183;es d&#232;s le d&#233;but de l'affaire et plus de 1 300 personnes ont exprim&#233; leur indignation en signant une d&#233;claration d'appui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Exit donc toute une &#233;quipe comp&#233;tente (dont certains membres travaillaient l&#224; depuis 10, 17, voire 25 ans) qui a refus&#233; de voir s'&#233;terniser sa mise &#224; pied d'encore au moins quatre mois, sans signe de r&#233;paration &#224; l'horizon. Sans garantie que son expertise et son point de vue, apr&#232;s des mois de refus du dialogue de la part du conseil d'administration&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ce dernier a aussi refus&#233; une demande de rencontre faite par le comit&#233; de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, soient enfin s&#233;rieusement consid&#233;r&#233;s lors d'une consultation &#233;largie tardivement annonc&#233;e. Et sans garantie que chacun&#183;e retrouverait son emploi et pourrait poursuivre la longue aventure de la revue &lt;em&gt;Relations&lt;/em&gt; et du CJF. Quant &#224; la directrice Isabelle Lemelin, qui n'aura &#233;t&#233; en poste que quelques mois (dont une bonne partie sans employ&#233;&#183;es), elle a pass&#233; &#171; le flambeau &#187; &#224; la fin de l'&#233;t&#233;, un flambeau pas mal &#233;teint.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La fin d'un pluralisme f&#233;cond&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'on risque d'&#233;teindre de plus grave dans cette affaire, c'est l'esprit d'ouverture et de collaboration qui caract&#233;risait le CJF et Relations depuis des d&#233;cennies et forgeait leurs r&#233;alisations &#8211; tout le contraire de l'esprit autoritaire de fermeture au dialogue dont les j&#233;suites et le conseil d'administration du CJF ont fait preuve ces derniers mois. Au CJF et &#224; Relations, dans diff&#233;rents comit&#233;s, activit&#233;s publiques et publications, r&#233;fl&#233;chissaient et d&#233;battaient ensemble des croyant&#183;es, des non-croyant&#183;es ou autrement croyant&#183;es ; des la&#239;ques, des j&#233;suites et des personnes d'autres confessions ; des sp&#233;cialistes (professeur&#183;es, chercheur&#183;es, etc.), des acteurs sociaux, des artistes aussi, aux c&#244;t&#233;s de citoyen&#183;nes. La restructuration vis&#233;e au CJF ne masquera pas longtemps le d&#233;clin provoqu&#233; de ce pluralisme f&#233;cond sans lequel la voix du CJF et de la revue aura moins de port&#233;e dans la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fil des 16 ann&#233;es que j'ai pass&#233;es &#224; Relations, &#224; son comit&#233; de r&#233;daction, j'ai vu des th&#233;ologien&#183;nes (Gregory Baum, Robert Mager, Denise Couture), le j&#233;suite Guy Paiement ou encore un professeur de sciences des religions comme Louis Rousseau dialoguer avec Eve-Lyne Couturier de l'IRIS, la sociologue Rolande Pinard et les chercheurs Jonathan Durand-Folco et Yves-Marie Abraham. Le chr&#233;tien engag&#233; Jean-Claude Ravet, ex-r&#233;dacteur en chef de la revue (2005-2019), a entre autres attir&#233; dans ce cercle l'anthropologue et professeur Gilles Bibeau, l'&#233;crivaine d'origine ha&#239;tienne Marie-C&#233;lie Agnant et la militante f&#233;ministe ath&#233;e Lorraine Guay, qui y croisaient des croyantes f&#233;ministes comme &#201;lisabeth Garant, Claire Doran et C&#233;line Dub&#233;, ou encore une militante altermondialiste agnostique comme moi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est rare un tel lieu o&#249; la poursuite d'un id&#233;al de justice sociale et &#233;cologique ainsi que le d&#233;veloppement d'une analyse critique &#224; l'endroit des structures de pouvoir &#8211; religieux, &#233;conomique ou politique &#8211; n'excluent pas l'expression d'une spiritualit&#233; engag&#233;e dans la cit&#233;. Tout un carrefour de pens&#233;es forgeait la diversit&#233; des regards qu'on trouvait dans Relations et sa capacit&#233; d'aborder certaines dimensions de l'exp&#233;rience humaine avec une profondeur qui lui &#233;tait sp&#233;cifique et qui n'excluait ni l'exp&#233;rience spirituelle ni la critique des pouvoirs religieux. Plusieurs de ses dossiers le refl&#232;tent, pensons entre autres &#224; ceux sur l'indignation, la d&#233;croissance, le racisme (tous &#233;puis&#233;s), la d&#233;sob&#233;issance civile, la Palestine, la gratitude, les violences sexuelles, ou encore aux questionnements port&#233;s dans son num&#233;ro du 80e anniversaire &#171; En quoi croyons-nous ? &#187; (no 814, automne 2021).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Repli et r&#233;tr&#233;cissement&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Certes le CJF n'est pas encore mort, mais plus de 10 mois d'arr&#234;t n'augurent rien de bon, notamment pour la survie de &lt;em&gt;Relations&lt;/em&gt; dans cette p&#233;riode difficile pour l'ensemble des revues sociales et culturelles mises en march&#233; au Qu&#233;bec. On sait que son CA pense proposer une nouvelle formule sans se montrer certain qu'elle plaira aux nouveaux abonn&#233;s &#8211; au point qu'il a pr&#233;f&#233;r&#233; les rembourser en attendant. La rumeur court depuis plusieurs mois qu'il pense sacrifier sa version imprim&#233;e, pensant &#233;conomiser en ne gardant qu'une version num&#233;rique. Un tel virage &#8211; concernant l'une des plus anciennes revues francophones au Qu&#233;bec, qui dispose d'un bassin enviable de fid&#232;les abonn&#233;&#183;es et qui arrivait en 2023 au deuxi&#232;me rang des meilleures ventes parmi les revues culturelles promues par la Soci&#233;t&#233; de d&#233;veloppement des p&#233;riodiques culturels qu&#233;b&#233;cois (SODEP) &#8211; choque profond&#233;ment. D'autant que ce changement n'a aucunement &#233;t&#233; &#233;labor&#233; (en date du 7 octobre dernier) avec l'&#233;quipe &#233;ditoriale et le comit&#233; de r&#233;daction de &lt;em&gt;Relations&lt;/em&gt; qui ont fait une importante refonte il y a &#224; peine trois ans en r&#233;fl&#233;chissant &#224; ce sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'&#233;quipe d'&lt;em&gt;&#192; b&#226;bord !&lt;/em&gt;, de &lt;em&gt;Relations&lt;/em&gt; et d'autres revues, on sait que la quincaillerie du num&#233;rique a peut-&#234;tre certains avantages sur le papier, mais elle a aussi des co&#251;ts, incluant des co&#251;ts &#233;cologiques cach&#233;s. On sait aussi que transformer des abonn&#233;&#183;es et acheteur&#183;euses en kiosques en abonn&#233;&#183;es et client&#183;es payant pour du contenu num&#233;rique (articles &#224; la pi&#232;ce, PDF, version epub) repr&#233;sente un d&#233;fi important qui n&#233;cessite des investissements et des approches marketing adapt&#233;es. En outre, le blocage des m&#233;dias par Facebook/Meta au Canada &#8211; &lt;em&gt;&#192; b&#226;bord !&lt;/em&gt; le subit &#8211; montre bien les &#233;cueils qui peuvent nuire &#224; la diffusion de contenus num&#233;riques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quoi qu'il en soit, l'heure semble &#234;tre au r&#233;tr&#233;cissement de &lt;em&gt;Relations&lt;/em&gt; et du CJF. Le mot &#171; restructuration &#187; conduit rarement &#224; autre chose &#224; l'&#232;re n&#233;olib&#233;rale, surtout pas lorsqu'on proc&#232;de d'une mani&#232;re qui ressemble autant &#224; une strat&#233;gie du choc. Le secteur Vivre ensemble du CJF, anim&#233; par Mouloud Idir et que plusieurs lecteurs et lectrices d'&lt;em&gt;&#192; b&#226;bord !&lt;/em&gt; connaissent, risque d'&#233;coper, tout comme d'autres aspects importants du Centre. Son apport novateur et pr&#233;cieux, depuis 1985, sur les sujets li&#233;s &#224; l'immigration, au pluralisme, &#224; la la&#239;cit&#233;, au racisme et &#224; l'islamophobie, laissera sa marque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attendons la suite, mais l'argument qu'un manque de ressources financi&#232;res justifierait ce d&#233;clin vers un mini-CJF est contest&#233; depuis le d&#233;but et la situation concerne aussi d'autres bailleurs de fonds. Les J&#233;suites du Canada &#8211; la nouvelle entit&#233; pancanadienne qui a absorb&#233;, en 2018, la province des j&#233;suites du Qu&#233;bec et d'Ha&#239;ti &#8211; font d'importants investissements ailleurs. D'autres de leurs &#339;uvres sociales subissent des transformations difficiles (&#224; Toronto notamment). Ils semblent se replier sur leur communaut&#233; de foi. De nombreuses relations, pourtant constitutives de l'ouverture et de la sp&#233;cificit&#233; qu&#233;b&#233;coise de Relations et du CJF, s'en trouvent d&#233;valoris&#233;es, voire bris&#233;es. Ainsi, si relance il y a au bout de tout &#231;a, il sera peut-&#234;tre plus honn&#234;te de renommer autrement &lt;em&gt;Relations&lt;/em&gt; et ce Centre que ses fondateurs avaient voulu appeler justice et foi, non pas le contraire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lettre ouverte publi&#233;e dans Le Devoir du 25 juin 2024 et sur le site &lt;a href=&#034;https://soutenonslesemployesducjf.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;soutenonslesemployesducjf.org&lt;/a&gt; o&#249; se trouve la D&#233;claration d'appui.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ce dernier a aussi refus&#233; une demande de rencontre faite par le comit&#233; de r&#233;daction de &lt;em&gt;Relations&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;L'autrice est ex-&#233;ditrice et r&#233;dactrice &#224; la revue Relations (2007-2023).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Illustration : Jacques Goldstyn&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Cap vers le priv&#233;</title>
		<link>https://www.ababord.org/Cap-vers-le-prive</link>
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		<dc:date>2008-07-21T21:36:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Catherine Caron</dc:creator>


		<dc:subject>Arts et culture</dc:subject>
		<dc:subject>Caron, Catherine</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les effets de la pens&#233;e et des politiques n&#233;olib&#233;rales sont manifestes dans des domaines comme l'&#233;ducation ou la sant&#233; au Qu&#233;bec et ils ont &#233;t&#233; largement expos&#233;s et discut&#233;s sur la place publique. Mais qu'en est-il du milieu de la culture, notamment celui des arts et des lettres ? Quelles sont les actions r&#233;centes du gouvernement lib&#233;ral touchant les arts ? &lt;br class='autobr' /&gt; Ce gouvernement ne craint pas d'&#234;tre incons&#233;quent face &#224; l'une de ses cinq missions essentielles &#8211; l'identit&#233; et donc la culture &#8211; et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-17-dec-2006-jan-2007-" rel="directory"&gt;No 017 - d&#233;c. 2006 / jan. 2007&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Arts-et-culture-+" rel="tag"&gt;Arts et culture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Caron-Catherine-+" rel="tag"&gt;Caron, Catherine&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les effets de la pens&#233;e et des politiques n&#233;olib&#233;rales sont manifestes dans des domaines comme l'&#233;ducation ou la sant&#233; au Qu&#233;bec et ils ont &#233;t&#233; largement expos&#233;s et discut&#233;s sur la place publique. Mais qu'en est-il du milieu de la culture, notamment celui des arts et des lettres ? Quelles sont les actions r&#233;centes du gouvernement lib&#233;ral touchant les arts ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce gouvernement ne craint pas d'&#234;tre incons&#233;quent face &#224; l'une de ses cinq missions essentielles &#8211; l'identit&#233; et donc la culture &#8211; et face aux grandes priorit&#233;s &#233;nonc&#233;es dans sa plate-forme culturelle intitul&#233;e &lt;i&gt;De rempart &#224; tremplin&lt;/i&gt; ainsi que dans le &lt;i&gt;Plan strat&#233;gique 2005-2008&lt;/i&gt; du minist&#232;re de la Culture et des Communications. Ces deux documents placent l'am&#233;lioration des conditions socio&#233;conomiques des artistes en t&#234;te des priorit&#233;s. Comment expliquer alors que l'on ait gel&#233; &#224; r&#233;p&#233;tition, en 2005 et en 2006, les cr&#233;dits du Conseil des arts et des lettres du Qu&#233;bec (CALQ) et de la Soci&#233;t&#233; de d&#233;veloppement des entreprises culturelles (SODEC), les deux principaux organismes subventionneurs agissant sur les conditions socio&#233;conomiques des artistes et des &#233;crivains au Qu&#233;bec ? Ajoutant l'insulte &#224; l'injure, en 2006, le gouvernement prenait une telle d&#233;cision tout en augmentant de 50 M $ les cr&#233;dits du minist&#232;re de la Culture et il divisait pour mieux r&#233;gner en investissant dans le patrimoine culturel et les projets d'immobilisation plut&#244;t que dans la cr&#233;ation et la diffusion d'&#339;uvres artistiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais plus significatif encore, le minist&#232;re de la Culture cr&#233;ait le programme Placements Culture, dot&#233; d'un budget de d&#233;part de 5 M $ (g&#233;r&#233;s par le CALQ), auxquels est venu s'ajouter un autre 5 M $ en ao&#251;t 2006 (et accessoirement 600 000 $ au CALQ). Passons sur les mesures fiscales d'&#233;talement du revenu qui sont de peu d'int&#233;r&#234;t pour la moiti&#233; des artistes du Qu&#233;bec qui gagnent moins de 20 000 $ par ann&#233;e et souvent moins si on exclut les revenus ne provenant pas de leur activit&#233; artistique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le message du gouvernement lib&#233;ral est donc clair : l'&#201;tat se d&#233;sengage en mati&#232;re de soutien public aux arts et aux lettres. Place &#224; l'initiative priv&#233;e ! Le programme Placements Culture vise &#224; inciter &#171; &lt;i&gt; le secteur priv&#233; &#224; s'engager plus intens&#233;ment dans le financement des organismes de la culture et des communications&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Site du MCCQ : . gouv.qc.ca&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Il s'agit, pour les organismes artistiques, de recueillir des fonds priv&#233;s et de constituer ensuite un fonds de dotation. En contrepartie, le CALQ accorde une subvention &#224; l'organisme dont une part doit aussi &#234;tre plac&#233;e dans un fonds de r&#233;serve pour fins de fructification&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle a &#233;t&#233; la r&#233;action du milieu artistique face &#224; cela ? Il n'y a pas eu de v&#233;ritable toll&#233; en prenant d'assaut la rue, les salles de spectacles et les tribunes m&#233;diatiques. Le Mouvement pour les arts et les lettres (M.A.L.)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire l'entrevue r&#233;alis&#233;e avec Stanley P&#233;an, pr&#233;sident du M.A.L., dans &#192; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, l'Union des artistes ou les associations professionnelles ont certes vivement protest&#233; et &#233;mis des avis critiques concernant Placements Culture, parce qu'il est &#233;vident qu'un tel programme profite principalement aux grands organismes ayant la capacit&#233; de lever des fonds priv&#233;s de mani&#232;re un tant soit peu significative. Mais dans le quotidien, sur le terrain, la phrase qui est d&#233;sormais sur de nombreuses l&#232;vres est : &#171; on va aller chercher de l'argent dans le priv&#233;&#8230; &#187;. L'heure semble plut&#244;t &#234;tre &#224; la d&#233;brouillardise et &#224; un r&#233;flexe d'adaptation prenant de plus en plus l'allure d'une renonciation.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;S'allier &#224; ceux qui affaiblissent les finances publiques&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On accepte ainsi, lentement mais s&#251;rement, le d&#233;clin progressif du soutien public aux arts comme un fait in&#233;vitable. Celui-ci est pourtant injustifiable dans la p&#233;riode de croissance &#233;conomique exceptionnelle que nous connaissons actuellement. Le M.A.L. l'a soulign&#233; &#224; juste titre lors des consultations publiques sur la dette. Il serait combien crucial que le milieu des arts et des lettres pousse plus loin sa compr&#233;hension des enjeux du n&#233;olib&#233;ralisme, qu'il comprenne que ce qu'il qu&#234;tera de plus en plus activement aupr&#232;s de gros joueurs du secteur priv&#233;, ce sont les m&#234;mes dollars que ces grandes corporations &#224; but lucratif d&#233;robent quotidiennement &#224; l'&#201;tat. Comment ? En ne payant pas leur juste part d'imp&#244;ts, en b&#233;n&#233;ficiant de privil&#232;ges fiscaux proprement scandaleux, sans pour autant honorer leurs engagements en termes de cr&#233;ation d'emplois et d'investissements, et en pratiquant l'&#233;vasion fiscale sous toutes ses formes. De plus, pour encourager les arts, le secteur priv&#233; se voit offrir d'autres avantages fiscaux venant r&#233;duire encore davantage sa contribution aux recettes de l'&#201;tat, recettes tellement n&#233;cessaires au financement des arts. Sans chercher &#224; d&#233;moniser le secteur priv&#233;, qui a certes un r&#244;le l&#233;gitime &#224; jouer dans le financement des arts au Qu&#233;bec mais un r&#244;le que d'aucuns reconnaissent comme &#233;tant secondaire par rapport &#224; celui de l'&#201;tat, on peut se demander si le milieu artistique se rend compte des doubles jeux du priv&#233; ? De sa responsabilit&#233; dans l'affaiblissement des finances publiques ? Par rapport au milieu social, il semble &#233;voluer dans la marginalit&#233; et en d&#233;calage quant &#224; ce type d'analyse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sous-financement chronique est &#233;videmment largement responsable de cette situation. Une &#233;tude de Hill Strategies, command&#233;e par la Conf&#233;rence canadienne des arts, r&#233;v&#232;le que les d&#233;penses culturelles des gouvernements au Canada ont en fait diminu&#233; de 0,3 % si on tient compte de l'inflation ayant eu cours entre 1992 et 2002. &#192; l'oppos&#233;, le nombre de travailleurs culturels augmentait de 20 %, le nombre d'artistes de 29 %, les d&#233;penses culturelles des consommateurs de 19 %, la population de 11 % et le PIB de 39 %. La part du financement public dans le budget des organismes ne cesse de baisser, venant an&#233;antir l'id&#233;e souvent r&#233;pandue d'un secteur sous perfusion &#233;tatique. Il se produit ainsi progressivement la m&#234;me chose que dans d'autres secteurs de la soci&#233;t&#233; : le sous-financement public caus&#233; par la domination du courant n&#233;olib&#233;ral chez nos gouvernements cr&#233;e les conditions de l'acceptation progressive d'un r&#244;le accru pour le priv&#233; dans le paysage culturel et rend difficile la mobilisation active et la solidarit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;De mal en pis&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, m&#234;me les r&#233;ussites pass&#233;es des campagnes du M.A.L. &#8211; un effort de concertation in&#233;dit de l'ensemble des milieux artistiques depuis 1999 &#8211; n'ont pu produire les changements escompt&#233;s pour une majorit&#233; d'artistes et restent trop peu valoris&#233;es. Alors que plusieurs minist&#232;res subissaient gels et coupures, le M.A.L. faisait des gains (28 M $ de plus pour le CALQ, en plus de sommes importantes pour le Conseil des Arts du Canada). Plusieurs mesurent peut-&#234;tre mal le caract&#232;re exceptionnel de ce r&#233;sultat obtenu dans un contexte politique d&#233;favorable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mobilisations de type &#171; lobbying &#187; politique sur fond d'arguments &#224; port&#233;e &#233;conomique ont certes toujours eu de la difficult&#233; &#224; exciter et &#224; mobiliser massivement les artistes &#224; la base. Outre la pr&#233;carit&#233; du m&#233;tier, la marginalit&#233; ou la faible politisation (palpable malgr&#233; l'engagement social de nombreux artistes et la lutte d'avant-garde men&#233;e contre la soumission de la culture aux accords commerciaux internationaux), l'une des causes de cela pourrait bien &#234;tre un insidieux sentiment d'ill&#233;gitimit&#233; qu'il serait int&#233;ressant d'&#233;tudier. Comment l'artiste peut-il se sentir l&#233;gitim&#233; de demander son d&#251; &#224; l'&#201;tat alors qu'il entend tous les jours qu'on n'a plus les moyens de soutenir comme avant des syst&#232;mes aussi vitaux que ceux de la sant&#233; ou de l'&#233;ducation ? Comment croire en sa valeur et au r&#244;le qu'on joue dans la soci&#233;t&#233; en tant que chor&#233;graphe ou danseur professionnel quand la population se passionne pour les &#171; steppettes &#187; de vedettes comme Anne-Marie Losique ou Fran&#231;ois Morency au &lt;i&gt;Match des &#233;toiles&lt;/i&gt;, en ignorant tout des cr&#233;ations des &#201;douard Lock, Marie Chouinard, Beno&#238;t Lachambre ou Lynda Gaudreau, pourtant tous invit&#233;s dans le club tr&#232;s prestigieux des chor&#233;graphes programm&#233;s au Th&#233;&#226;tre de la Ville de Paris ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres signes attestent du ph&#233;nom&#232;ne de marchandisation de la culture qui s'op&#232;re. Des directeurs de marketing associent bien ais&#233;ment l'art au commerce en annon&#231;ant des &#339;uvres artistiques sur des pots de yogourt ou en donnant une telle visibilit&#233; aux commanditaires priv&#233;s qu'on a l'impression que le Th&#233;&#226;tre du Nouveau Monde, par exemple, re&#231;oit plus d'argent de la Banque nationale du Canada que de l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois. Est-ce le cas ? La pr&#233;carit&#233; des budgets va, pour sa part, de pair avec celle des emplois. Le travail autonome est r&#233;pandu, relayant souvent au rang d'utopie l'id&#233;e m&#234;me qu'il soit possible (voire parfois obligatoire en vertu des lois du travail) d'offrir des contrats permettant d'acc&#233;der &#224; de pr&#233;cieux avantages sociaux. L'heure est de plus en plus aux gagnants, &#224; ceux qui r&#233;ussissent au box-office comme dans le cirque m&#233;diatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela est pr&#233;occupant pour l'avenir. On se prend &#224; penser qu'il faudrait un gouvernement encore plus franchement n&#233;olib&#233;ral qui couperait significativement les budgets des arts et des lettres pour provoquer enfin une nouvelle sorte de refus global, une v&#233;ritable onde de choc qui pourrait politiser davantage les artistes et les travailleurs culturels (&#224; l'instar des r&#233;centes mobilisations &#233;tudiantes). Car en l'absence d'un degr&#233; de politisation plus marqu&#233;, on peut craindre que ne s'effrite s&#233;rieusement le large consensus &#224; l'effet que la vitalit&#233; et la diversit&#233; de la cr&#233;ation artistique au Qu&#233;bec doivent reposer sur le levier fondamental qu'est l'&#201;tat pour exister. Cette charge contre les artistes est d'ailleurs en train de se concr&#233;tiser &#224; travers les coupures inacceptables du gouvernement Harper, d&#233;voil&#233;es au m&#234;me moment que d'importants surplus budg&#233;taires, concernant notamment les tourn&#233;es internationales des artistes. Les effets d'une telle d&#233;cision sont si d&#233;vastateurs que cela a entra&#238;n&#233; une vive protestation qui a fait reculer le gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les milieux artistiques peuvent avoir un grand pouvoir politique&#8230; Souhaitons qu'ils accroissent leur action et leur vigilance car, comme le dit Laurent Lapierre, professeur titulaire &#224; l'&#201;cole des HEC&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lors des 17e Entretiens du Centre Jacques-Cartier, octobre 2004.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, &#171; &lt;i&gt;&#224; Montr&#233;al et au Qu&#233;bec, on ne peut penser trouver de &#8220; l'argent priv&#233; &#8221; pour compenser le d&#233;sengagement de l'&#201;tat. Il faut que les milieux artistiques et culturels se mobilisent contre cette aberration. L'infrastructure d'affaires ici ne suffira jamais. Les derni&#232;res campagnes &#233;lectorales ont eu pour th&#232;me la sant&#233;. Il faut que les prochaines aient pour th&#232;me la culture. Pour ce faire, il ne faut pas donner dans la dentelle. Toutes les institutions culturelles devraient d&#233;cr&#233;ter deux &#8220; journ&#233;es incultes &#8221; pendant les prochaines campagnes &#233;lectorales : fermeture de tous les journaux, des postes de radio et de t&#233;l&#233;vision, des cin&#233;mas, des mus&#233;es, des th&#233;&#226;tres, des biblioth&#232;ques, etc. Sans ces institutions, il n'y a pas de vie politique possible&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Site du MCCQ : &lt;a href=&#034;http://www.mcc&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.mcc&lt;/a&gt;. gouv.qc.ca&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lire l'entrevue r&#233;alis&#233;e avec Stanley P&#233;an, pr&#233;sident du M.A.L., dans &lt;i&gt;&#192; b&#226;bord !&lt;/i&gt;, no 10, &#233;t&#233; 2005, p. 36-37.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lors des 17e Entretiens du Centre Jacques-Cartier, octobre 2004.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Catherine Caron&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Travailleuse culturelle et militante d'ATTAC-Qu&#233;bec, l'auteure est &#233;galement secr&#233;taire de r&#233;daction de la revue &lt;i&gt;Relations&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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