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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Les patrons ont toujours aim&#233; l'&#201;tat-nation</title>
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		<dc:date>2008-07-21T20:11:33Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Antonio Negri</dc:creator>


		<dc:subject>Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme</dc:subject>
		<dc:subject>Philosophie politique et pens&#233;e critique</dc:subject>
		<dc:subject>Negri, Antonio</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Philosophe et militant de gauche, Antonio Negri d&#233;veloppe depuis plusieurs ann&#233;es une pens&#233;e politique qui ouvre de nouvelles perspectives sur le travail, les classes sociales, les formes d'oppression biopolitique et les nouveaux lieux de r&#233;sistance. En travaillant &#224; partir du concept de &#171; multitude &#187; plut&#244;t qu'avec celui de &#171; peuple &#187;, Negri d&#233;place le paradigme de l'&#201;tat-nation vers un r&#233;seau de singularit&#233;s, de sujets engag&#233;s, qui propose un vivre en commun, une communaut&#233; dans l'action. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-17-dec-2006-jan-2007-" rel="directory"&gt;No 017 - d&#233;c. 2006 / jan. 2007&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Capitalisme-et-neoliberalisme-+" rel="tag"&gt;Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Philosophie-politique-et-pensee-+" rel="tag"&gt;Philosophie politique et pens&#233;e critique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Negri-Antonio-+" rel="tag"&gt;Negri, Antonio&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton246.jpg?1642092200' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;283&#034; height=&#034;190&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Philosophe et militant de gauche, Antonio Negri d&#233;veloppe depuis plusieurs ann&#233;es une pens&#233;e politique qui ouvre de nouvelles perspectives sur le travail, les classes sociales, les formes d'oppression biopolitique et les nouveaux lieux de r&#233;sistance. En travaillant &#224; partir du concept de &#171; multitude &#187; plut&#244;t qu'avec celui de &#171; peuple &#187;, Negri d&#233;place le paradigme de l'&#201;tat-nation vers un r&#233;seau de singularit&#233;s, de sujets engag&#233;s, qui propose un vivre en commun, une communaut&#233; dans l'action. Antonio Negri a &#233;crit, en collaboration avec Michael Hardt, &lt;i&gt;Empire&lt;/i&gt; (2000) et &lt;i&gt;Multitude&lt;/i&gt; (2004). Il a aussi publi&#233; r&#233;cemment &lt;i&gt;Job, la force de l'esclave&lt;/i&gt; (2002), &lt;i&gt;Fabrique de porcelaine : pour une nouvelle grammaire du politique&lt;/i&gt; (2006) et &lt;i&gt;Lent Gen&#234;t : essai sur l'ontologie de Giacomo Leopardi &lt;/i&gt;(2006). Dans le pr&#233;sent entretien accord&#233; &#224; &lt;i&gt;&#192; b&#226;bord !&lt;/i&gt; lors de son passage &#224; Montr&#233;al en avril 2006, Negri revient sur les derni&#232;res &#233;lections italiennes, sur le Contrat de premi&#232;re embauche (CPE) en France et sur sa prise de position en faveur de l'Union europ&#233;enne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; b&#226;bord !&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;&#8211; Avez-vous suivi le d&#233;roulement des derni&#232;res &#233;lections italiennes ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Antonio Negri&lt;/strong&gt; &#8211; J'&#233;tais &#224; Paris depuis quelques jours, je n'ai donc pas suivi les &#233;lections. Le probl&#232;me des &#233;lections italiennes, ce n'est pas Berlusconi. C'est le probl&#232;me de la gauche, une gauche qui n'existe pas ! Berlusconi est seulement celui qu'il est ! Cet homme d'affaires et de la publicit&#233; est un monstre de corruption capable de faire devenir riches tous ceux qui le touchent. Mais une fois qu'on a dit &#231;a, on n'a encore rien dit. La gauche n'a pas de programme de rechange. Cette gauche consiste en un ensemble de forces compl&#232;tement impuissantes qui, comme toute la gauche dans les pays d&#233;velopp&#233;s, n'a pas compris la transformation du mode de production. Le fait est que maintenant &#8211; je ne le dis pas de mani&#232;re compl&#232;te ni d&#233;finitive &#8211;, c'est de plus en plus le travail immat&#233;riel, intellectuel, la dimension cognitive du travail et du savoir qui sont les &#233;l&#233;ments absolument fondamentaux. C'est seulement en prenant acte de cela qu'on peut commencer &#224; construire un nouveau projet de vie citoyenne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'un c&#244;t&#233;, d'un point de vue corporatif, la gauche d&#233;fend de vieilles positions compl&#232;tement minoritaires. De l'autre, elle se d&#233;place vers une esp&#232;ce de &#171; classe moyenne &#187; qui n'existe plus. Elle se d&#233;place ainsi vers le centre pour lier les groupes corporatifs qu'elle poss&#232;de &#8211; parce qu'elle les poss&#232;de, en Italie, &#224; travers ce qui est l'organisation &#233;conomique (la mairie, les coop&#233;ratives, les banques, etc.). Par ailleurs, cette &#171; classe moyenne &#187;, qui n'existe plus et dans laquelle on peut reconna&#238;tre justement les couches du travailleur intellectuel, des couches surtout li&#233;es aux services, conna&#238;t une crise formidable, extr&#234;mement puissante. Berlusconi, fort en d&#233;magogie, est capable de recueillir cette &#171; classe moyenne &#187;, pas eux. Ils arrivent au gouvernement, mais je ne sais pas combien de temps ils auront pour essayer de faire un gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192;B !&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;&#8211; Finalement, le centre droit et le centre gauche, comme vous le montrez, se recoupent bien souvent, ce qui semble produire une stagnation du pouvoir parlementaire.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A. N.&lt;/strong&gt; &#8211; Il y a stagnation due au fait qu'ils ne se soient pas renouvel&#233;s. Et quand ils ont essay&#233; de se renouveler, ils se sont aplatis sur une esp&#232;ce de centre administratif du processus politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192;B !&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;&#8211; Face &#224; cette stagnation qu'on commence &#224; ressentir et qui transpara&#238;t m&#234;me dans les m&#233;dias lorsque le centre gauche et le centre droit se tiraillent, est-ce que ce ne serait pas justement un bon moment pour percevoir la dynamique de la multitude ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A. N.&lt;/strong&gt; &#8211; La multitude n'est pas toujours meilleure. Il peut y avoir aussi une &#171; mauvaise &#187; multitude, une multitude oblig&#233;e de rester dans le processus de domination. La r&#233;volution &#8211; le fait qu'il existe des multitudes &#8211;, ce n'est pas le fait qu'il existe un processus r&#233;volutionnaire &#224; na&#238;tre. Il y a quand m&#234;me un redoublement continu, m&#234;me avec la r&#233;sistance des singularit&#233;s dans la multitude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192;B !&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;&#8211; Avez-vous un exemple de &#171; mauvaise multitude &#187; ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A. N.&lt;/strong&gt; &#8211; On voit un exemple de &#171; mauvaise multitude &#187; avec la situation politique italienne. De ce point de vue absolument pr&#233;cis, vous avez vraiment une soci&#233;t&#233; compl&#232;tement bloqu&#233;e, bloqu&#233;e de tous les points de vue et m&#234;me d'un point de vue productif. Je crois que c'est la seule soci&#233;t&#233; europ&#233;enne qui a une croissance z&#233;ro.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192;B !&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;&#8211; Dans Empire, vous avez d&#233;fini avec Michael Hardt trois droits qui favoriseraient le mouvement de la multitude : le droit de la citoyennet&#233; mondiale, le droit &#224; un salaire social et le droit &#224; la r&#233;appropriation des moyens de production &#224; l'&#232;re post-fordiste, c'est-&#224;-dire le droit d'avoir acc&#232;s &#224; la connaissance, &#224; l'information, &#224; la communication et aux affects et le droit de les contr&#244;ler. Croyez-vous encore en ces droits ? Le droit &#224; la r&#233;appropriation, que vous d&#233;finissez comme le telos de la multitude, fait-il de cette derni&#232;re l'organe de gestion du commun ou de l'ordre social ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A. N.&lt;/strong&gt; &#8211; Je crois en effet que c'est absolument fondamental. C'est &#233;vident que &#8211; il s'agit presque d'une m&#233;taphore &#8211; c'est l'ordre de la Toile, du Net qui appelle aussi l'ordre de la multitude. On peut penser au rhizome, cet ordre horizontal, cette accumulation singuli&#232;re de travaux qui se d&#233;veloppe pour arriver, d'un c&#244;t&#233;, &#224; l'ind&#233;pendance de la coop&#233;ration, qui est une ind&#233;pendance qui na&#238;t des singularit&#233;s, et, d'un autre c&#244;t&#233;, &#224; la croissance commune de ce d&#233;veloppement. Ce n'est pas un hasard si cet horizon est continuellement menac&#233;. Je ne pense pas qu'on soit &#224; un point irr&#233;versible, mais c'est hors de tout doute que le capital essaie d'y mettre la main et de se l'approprier d'une mani&#232;re absolument fondamentale. Quand on parle de r&#233;appropriation, ici, on parle vraiment de la possibilit&#233; de vivre d'un point de vue politique cette exp&#233;rience du Net, de la coop&#233;ration dans le Net, de la libert&#233; possible dans le Net. Derni&#232;rement, par exemple, en France, une des choses les plus importantes, &#224; c&#244;t&#233; du CPE, c'est la lutte pour la possibilit&#233; de recopier la musique. Cela est fondamental. Une autre chose fondamentale, par exemple, c'est le fait que Gilberto Gil, le ministre br&#233;silien de la Culture, a vraiment ouvert le Net &#224; tout le monde. Tous ont la possibilit&#233; de se l'approprier. Ce sont des formes de d&#233;mocratie r&#233;elles. C'est &#233;vident toutefois que ces contenus sont des passages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me la question du salaire social, de la citoyennet&#233; garantie pour tous, universelle et inconditionnelle est en train de se poser, par exemple dans la lutte contre le CPE. Tout le monde a commenc&#233; &#224; comprendre que cette mobilit&#233; spatiale et cette flexibilit&#233; temporelle demand&#233;es &#224; la force de travail, surtout &#224; la jeune force de travail, avaient la n&#233;cessit&#233; d'avoir, comme on dit, des filets de protection. C'est-&#224;-dire que lorsque l'on accepte de vivre comme on nous le demande, sans revenu continu tout en restant li&#233; &#224; cette variation du temps et de l'espace, la seule solution est justement de construire des filets de sauvegarde. C'est ce que repr&#233;sente le revenu de citoyennet&#233;, bien qu'il puisse &#234;tre aussi utilis&#233; comme moyen d'exclusion, comme une loi pour le pauvre, pas comme une forme d'int&#233;gration. Il faut &#234;tre extr&#234;mement vigilant sur cela. &#201;videmment, quand nous proposons certaines id&#233;es qui nous paraissent importantes, il faut aussi &#234;tre attentif aux formes dans lesquelles ces propositions peuvent &#234;tre utilis&#233;es. C'est seulement, me semble-t-il, si on revient au grand probl&#232;me, le probl&#232;me constitutionnel qui est le probl&#232;me de la transformation des formes de l'organisation de la vie sociale, que ces propositions peuvent &#234;tre interpr&#233;t&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192;B !&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;&#8211; Est-ce que votre engagement pour la Constitution europ&#233;enne irait dans ce sens-l&#224; ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A. N.&lt;/strong&gt; &#8211; Mon engagement pour la Constitution europ&#233;enne est l'une des exp&#233;riences les plus absurdes que j'ai v&#233;cues dans la derni&#232;re p&#233;riode. Je croyais que se battre contre quelque chose que les Am&#233;ricains ne voulaient pas &#233;tait utile &lt;i&gt;(rires)&lt;/i&gt;. Je pense qu'&#224; partir de 1953, &#224; partir de la Communaut&#233; europ&#233;enne de d&#233;fense, les Am&#233;ricains, pendant 50 ans, se sont oppos&#233;s au fait que l'Europe puisse &#234;tre un p&#244;le mondial fondamental, que d'un point de vue g&#233;opolitique elle puisse devenir quelque chose qui structurellement r&#233;sisterait &#224; Washington. Toute l'extr&#234;me gauche m'a dit que j'&#233;tais un tra&#238;tre. Je ne croyais pas qu'il &#233;tait aussi facile de devenir tra&#238;tre &#233;tant donn&#233; que j'avais v&#233;cu d'autres exp&#233;riences qui ne m'avaient pas permis de devenir tra&#238;tre ! C'est vrai que la Constitution europ&#233;enne, dans la fa&#231;on dont elle a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;e, n'&#233;tait pas utile pour construire un espace de multitude dans lequel des propositions de renouvellement profond pourraient passer. C'&#233;tait quand m&#234;me une obligation de se confronter sur un terrain global, pour toutes les forces aujourd'hui bloqu&#233;es. D'autre part, ce n'est pas que le n&#233;olib&#233;ralisme n'est pas gagnant sur le terrain national, au contraire. Ce que je dis tout le temps, c'est que les patrons ont toujours aim&#233; l'&#201;tat-nation. L'&#201;tat-nation est quelque chose dans lequel ils se sentent toujours tr&#232;s bien habill&#233;s. Ils ont &#233;t&#233; capables de construire le patriotisme. Ils ont envoy&#233; les gens s'entretuer les uns les autres. Il y a eu des millions de morts autour de cette histoire horrible de l'&#201;tat-nation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192;B !&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;&#8211; Vous voyez dans l'Europe une fa&#231;on d'&#233;chapper &#224; l'&#201;tat-nation ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A. N.&lt;/strong&gt; &#8211; Je vois une chance d'y &#233;chapper l&#224; o&#249;, en particulier, ce d&#233;passement de l'&#201;tat-nation est d&#233;j&#224; r&#233;alis&#233;. Si vous pensez &#224; ce qu'est la monnaie europ&#233;enne, c'est une r&#233;alit&#233; extr&#234;mement importante. Il &#233;tait &#233;vident que jouer sur l'&#201;tat-nation, jouer sur la Constitution europ&#233;enne, c'&#233;tait peut-&#234;tre commencer &#224; rendre d&#233;mocratique cette extension.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aujourd'hui, on a un m&#233;canisme absolument frustrant de ce point de vue. Ce m&#233;canisme de jurisprudence qui marche et qui se construit sur des niveaux multiples, sur des passages multiples, est quelque chose de pratiquement impossible. C'est un processus bureaucratique qui d'un c&#244;t&#233; construit une unit&#233; europ&#233;enne et, de l'autre c&#244;t&#233;, nous la rend tellement rigide qu'elle est difficile &#224; utiliser. C'est plut&#244;t le sacre de l'Empire que l'Europe vivra, et en philosophie, Spinoza ne sera pas le philosophe de l'Europe nouvelle, mais plut&#244;t Pufendrof ou les grands th&#233;oriciens de l'Empire romain sacr&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Propos recueillis par &lt;strong&gt;Eva Kammer&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Fr&#233;d&#233;ric Rondeau&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Sylvano Santini&lt;/strong&gt;, transcrits par &lt;strong&gt;Manon Plante&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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