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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Payer pour des soins de sant&#233; assur&#233;s</title>
		<link>https://www.ababord.org/Payer-pour-des-soins-de-sante</link>
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		<dc:date>2012-09-02T22:37:32Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie-Claude Pr&#233;mont</dc:creator>


		<dc:subject>Economie et finances publiques</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;mont, Marie-Claude </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les cas de figure sont vari&#233;s mais une tendance &#233;merge : de plus en plus souvent, des paiements directs sont exig&#233;s des patients et patientes du Qu&#233;bec en contrepartie de soins de sant&#233; qui sont pourtant couverts par le r&#233;gime public de sant&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt; Par exemple, des individus parmi les mieux nantis du grand Montr&#233;al ou de grands centres urbains consentent &#224; payer un forfait d'adh&#233;sion &#224; des cliniques m&#233;dicales pouvant atteindre 1 500 $ par ann&#233;e pour un acc&#232;s rapide et privil&#233;gi&#233; &#224; un ou une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Sante-Etat-d-urgence-" rel="directory"&gt;Dossier : Sant&#233; - &#201;tat d'urgence&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Economie-et-finances-publiques-+" rel="tag"&gt;Economie et finances publiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sante-et-services-sociaux-+" rel="tag"&gt;Sant&#233; et services sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Premont-Marie-Claude-+" rel="tag"&gt;Pr&#233;mont, Marie-Claude &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1423.jpg?1642092137' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;576&#034; height=&#034;432&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les cas de figure sont vari&#233;s mais une tendance &#233;merge : de plus en plus souvent, des paiements directs sont exig&#233;s des patients et patientes du Qu&#233;bec en contrepartie de soins de sant&#233; qui sont pourtant couverts par le r&#233;gime public de sant&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Par exemple, des individus parmi les mieux nantis du grand Montr&#233;al ou de grands centres urbains consentent &#224; payer un forfait d'adh&#233;sion &#224; des cliniques m&#233;dicales pouvant atteindre 1 500 $ par ann&#233;e pour un acc&#232;s rapide et privil&#233;gi&#233; &#224; un ou une m&#233;decin de famille ou sp&#233;cialiste pay&#233; par la RAMQ&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;M.-C. Pr&#233;mont, &#171; Les paiements de patients pour des soins pay&#233;s par les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. D'un autre c&#244;t&#233;, des personnes vuln&#233;rables de r&#233;gions mal pourvues en ressources m&#233;dicales communautaires se sentent souvent plus ou moins oblig&#233;es de payer des frais d'adh&#233;sion et de cotisation annuelle &#224; une coop&#233;rative de sant&#233; pour maintenir ou obtenir un suivi en m&#233;decine familiale&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;R. H&#233;bert, M.-C. Pr&#233;mont, &#171; Les coop&#233;ratives de sant&#233; : entre comp&#233;tition (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Pendant que les premiers sont souvent trop heureux de pouvoir se payer un tel privil&#232;ge pour s'en plaindre, les seconds ressentent plus lourdement la pression mon&#233;taire qui leur est impos&#233;e, m&#234;me si la somme est plus modeste. Serait-ce que les premiers exploitent un syst&#232;me en d&#233;sh&#233;rence de contr&#244;les publics, pendant que les seconds en subissent les cons&#233;quences ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encaisser des pi&#232;ces sonnantes et tr&#233;buchantes pour des services pay&#233;s par la carte d'assurance-maladie heurte le principe d'&#233;quit&#233; dans l'acc&#232;s aux soins de sant&#233;. Ces pratiques contreviennent &#224; l'interdiction faite aux m&#233;decins et &#224; leur clinique de toucher toute autre r&#233;mun&#233;ration que celle vers&#233;e par la RAMQ pour des services assur&#233;s. Ces formules se d&#233;veloppent pourtant dans la quasi-indiff&#233;rence des pouvoirs publics de la province et du f&#233;d&#233;ral. Ceux-ci ne semblent r&#233;agir que lorsque les m&#233;dias rapportent des situations et pratiques qui ne sont pourtant qu'un secret de polichinelle. On annonce alors qu'une enqu&#234;te sera faite. Pendant ce temps, les autorit&#233;s publiques locales et les individus se d&#233;battent tant bien que mal dans la tourmente de la surench&#232;re de l'acc&#232;s limit&#233; aux ressources m&#233;dicales.&lt;br class='autobr' /&gt;
Rappelons-nous qu'en 1970, les pouvoirs publics avaient fermement maintenu le principe de l'universalit&#233; du syst&#232;me de sant&#233; qu&#233;b&#233;&#173;cois face aux m&#233;decins qui avaient d&#233;clench&#233; une gr&#232;ve pour r&#233;clamer le pouvoir discr&#233;tionnaire de percevoir directement des frais aupr&#232;s des patients et patientes, en sus de la r&#233;mun&#233;ration garantie par la RAMQ. Les pouvoirs publics de l'&#233;poque s'y &#233;taient cat&#233;goriquement oppos&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mine de rien, ces frais refont maintenant surface sous les formes les plus diverses. Des strat&#233;gies cr&#233;atives permettent ici d'augmenter les revenus des m&#233;decins et de leur clinique ; l&#224;, de cr&#233;er des modalit&#233;s all&#233;geant la pratique m&#233;dicale ; ou encore d'implanter des politiques locales en r&#233;ponse aux besoins l&#233;gitimes des citoyens et citoyennes, comme l'explorent les autorit&#233;s municipales en appuyant les coop&#233;ratives de sant&#233;. Les soins de sant&#233; se font ainsi saucissonner en divers cr&#233;neaux de client&#232;les sollicit&#233;es par les gestionnaires au service des nouvelles entit&#233;s corporatives que peuvent former les m&#233;decins depuis 2007.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
&#171; Club sant&#233; &#187; &#224; 1 000 $&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Comme l'imagination des gens d'affaires a peu de limites, on a m&#234;me vu l'am&#233;nagement d'un acc&#232;s privil&#233;gi&#233; &#224; des services de sant&#233; &#224; travers l'adh&#233;sion &#224; un club sportif, en tablant sur une exception de prohibition de facturation pour les services fournis aux membres d'une association. Cette pratique de l'adh&#233;sion &#224; un &#171; club sant&#233; &#187; se retrouve m&#234;me au sein d'une clinique-r&#233;seau dont l'objectif prioritaire est pourtant, &#224; la faveur d'un financement public accru, d'am&#233;liorer l'acc&#232;s aux services m&#233;dicaux de premi&#232;re ligne d'un CSSS pour l'ensemble de la population du territoire. Des instructions pr&#233;cises donn&#233;es au personnel permettent de gratifier d'un acc&#232;s privil&#233;gi&#233; les membres du club sant&#233; ayant d&#233;bours&#233; 1 000 $ pour les services de m&#233;decins r&#233;mun&#233;r&#233;s par ceux-l&#224; m&#234;mes qui doivent attendre. Peut-on imaginer plus clair d&#233;voiement d'une politique publique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Combien de temps encore pouvons-nous tol&#233;rer pareil d&#233;tournement des politiques publiques, en passe de secouer le syst&#232;me public dans ses fondements m&#234;mes ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;M.-C. Pr&#233;mont, &#171; &lt;i&gt;Les paiements de patients pour des soins pay&#233;s par les fonds publics&lt;/i&gt; &#187;, Vie &#233;conomique, vol. 3, no 1, septembre 2011. Disponible en ligne : &lt;a href=&#034;http://www.eve.coop/?r=12&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.eve.coop/?r=12&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;R. H&#233;bert, M.-C. Pr&#233;mont, &#171; &lt;i&gt;Les coop&#233;ratives de sant&#233; : entre comp&#233;tition commerciale et solidarit&#233; sociale&lt;/i&gt; &#187;, Revue juridique Th&#233;mis, 2010, vol. 44, no 3, p. 273-323.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La prise de contr&#244;le des soins de sant&#233; rentables</title>
		<link>https://www.ababord.org/La-prise-de-controle-des-soins-de</link>
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		<dc:date>2010-07-09T17:59:31Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie-Claude Pr&#233;mont</dc:creator>


		<dc:subject>Justice et droits sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;mont, Marie-Claude </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Certains contrats sont plus visibles que d'autres. La longue proc&#233;dure qui doit mener sous peu &#224; la signature de contrats de PPP (partenariats public-priv&#233;) pour la construction et l'entretien des deux grands h&#244;pitaux universitaires de Montr&#233;al (CHUM et CUSM) au co&#251;t de quelque 9 milliards $ est sans doute la manifestation la plus frappante de la nouvelle voie contractuelle emprunt&#233;e par les pouvoirs publics du Qu&#233;bec au sein du r&#233;seau de la sant&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt; Parmi une gamme plus large et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Nos-services-publics-un-" rel="directory"&gt;Dossier : Nos services publics, un tr&#233;sor collectif en p&#233;ril&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Justice-et-droits-sociaux-+" rel="tag"&gt;Justice et droits sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Privatisation-et-partenariats-+" rel="tag"&gt;Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sante-et-services-sociaux-+" rel="tag"&gt;Sant&#233; et services sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Premont-Marie-Claude-+" rel="tag"&gt;Pr&#233;mont, Marie-Claude &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1002.gif?1642092112' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;924&#034; height=&#034;616&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Certains contrats sont plus visibles que d'autres. La longue proc&#233;dure qui doit mener sous peu &#224; la signature de contrats de PPP (partenariats public-priv&#233;) pour la construction et l'entretien des deux grands h&#244;pitaux universitaires de Montr&#233;al (CHUM et CUSM) au co&#251;t de quelque 9 milliards $ est sans doute la manifestation la plus frappante de la nouvelle voie contractuelle emprunt&#233;e par les pouvoirs publics du Qu&#233;bec au sein du r&#233;seau de la sant&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Parmi une gamme plus large et diversifi&#233;e de contrats qui se mettent progressivement en place, une autre classe se d&#233;marque. Il s'agit de contrats par lesquels des h&#244;pitaux paient de petits h&#244;pitaux priv&#233;s sp&#233;cialis&#233;s, que la loi d&#233;nomme &#171; centres m&#233;dicaux sp&#233;cialis&#233;s &#187; ou &#171; laboratoires d'imagerie m&#233;dicale &#187;. Ces contrats fournissent &#224; ces entreprises priv&#233;es une client&#232;le qui y re&#231;oit certains soins, surtout de type chirurgie ambulatoire ou tests diagnostics &#224; haute technologie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La contractualisation des services publics au secteur priv&#233; &#224; but lucratif est le compagnon d'armes oblig&#233; du repli de l'&#201;tat social qui s'observe sur un vaste horizon dessin&#233; par la mondialisation des &#233;changes &#233;conomiques. La lib&#233;ralisation des &#233;changes pousse l'action publique dans une voie &#224; sens unique : celle de la fragilisation de ses assises fiscales et de la d&#233;volution au secteur priv&#233; de comp&#233;tences bien s&#233;lectionn&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contrat entre les pouvoirs publics et le prestataire priv&#233; sied &#233;galement bien &#224; la logique ambiante du nouveau management public qui permet, dit-on, d'accro&#238;tre l'efficience de l'action publique dont le r&#244;le est, du m&#234;me souffle, remis en question. Ce mouvement s'appuie sur la croyance de la sup&#233;riorit&#233; de la gestion des entreprises priv&#233;es sur le secteur public, tax&#233; de technocratisme et de lourdeur hi&#233;rarchique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec en arri&#232;re-sc&#232;ne la crise des finances publiques aliment&#233;e par la d&#233;b&#226;cle financi&#232;re, le secteur de la sant&#233; fait face &#224; des restructurations majeures &#224; travers les territoires. L'Organisation mondiale de la sant&#233; (OMS) observe que les fonctions, qui &#233;taient regroup&#233;es sous l'autorit&#233; d'acteurs unifi&#233;s depuis l'instauration des r&#233;gimes universels de sant&#233;, s'&#233;clatent et se sp&#233;cialisent. On distingue et confie &#224; des acteurs s&#233;par&#233;s les fonctions de la prestation de soins, de l'achat de services de sant&#233;, de la gestion de soins et des institutions, de la r&#233;gulation des syst&#232;mes et du financement des soins&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jean Perrot, Le r&#244;le de la contractualisation dans l'am&#233;lioration de la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Le contrat devient l'outil privil&#233;gi&#233; pour raccorder ensemble ces acteurs dispers&#233;s et imposer du m&#234;me coup, au c&#339;ur du financement et de la prestation des services publics de sant&#233;, la soci&#233;t&#233; par actions de droit priv&#233;, celle m&#234;me qui avait &#233;t&#233; sp&#233;cifiquement exclue au moment de l'adoption du r&#233;gime public de soins.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le coup de pouce de la Cour supr&#234;me du Canada dans l'affaire Chaoulli&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La manifestation de la volont&#233; de transf&#233;rer aux acteurs priv&#233;s certaines parties des responsabilit&#233;s publiques en mati&#232;re de sant&#233; avait &#224; peine commenc&#233; &#224; se faire valoir de fa&#231;on concr&#232;te au Qu&#233;bec avant la prise de pouvoir en avril 2003 par le gouvernement lib&#233;ral de Jean Charest. Certains rapports d'enqu&#234;te en avaient certes indiqu&#233; la voie, comme le rapport Arpin de 1999 et le rapport Clair de 2001, qui ont &#233;t&#233; suivis du rapport M&#233;nard en 2005 et du rapport Castonguay en 2008. Ces rapports donnent tous le m&#234;me mot d'ordre de recrutement de soci&#233;t&#233;s priv&#233;es &#224; but lucratif pour la prestation de soins de sant&#233; couverts par le r&#233;gime public (et de fa&#231;on plus discr&#232;te pour le financement). Le trac&#233; l&#233;gislatif ou r&#233;glementaire pour lancer ce r&#233;gime remodel&#233; se met graduellement en place, &#224; la suite du coup de pouce de la Cour supr&#234;me du Canada.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, la Cour supr&#234;me rendait en juin 2005 une d&#233;cision controvers&#233;e dans l'affaire &lt;i&gt;Chaoulli&lt;/i&gt;, par laquelle elle conclut que la prohibition de l'assurance priv&#233;e duplicative du Qu&#233;bec est contraire &#224; l'article 1 de la Charte des droits et libert&#233;s de la personne. Les apparences veulent que cette d&#233;cision favorise la protection des droits et libert&#233;s des citoyens dans le secteur de la sant&#233;. Il n'en est rien. Le sens profond de la d&#233;cision se traduit essentiellement par un affaiblissement majeur de la capacit&#233; des pouvoirs publics de r&#233;glementer et de contr&#244;ler les march&#233;s priv&#233;s de soins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement du Qu&#233;bec en a fait son lit par des modifications l&#233;gislatives et r&#233;glementaires qui favorisent la mise en place et l'expansion de nouveaux march&#233;s priv&#233;s pour les soins de sant&#233;, en commen&#231;ant par l'adoption de la loi 33 en d&#233;cembre 2006. Cette loi pr&#233;voit notamment la conclusion de contrats de cinq ans pour acheminer des cohortes de patients vers les soci&#233;t&#233;s &#224; capital priv&#233; que sont les centres m&#233;dicaux sp&#233;cialis&#233;s et les laboratoires d'imagerie m&#233;dicale.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La sous-traitance de soins m&#233;dicaux&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ces contrats int&#232;grent au c&#339;ur du fonctionnement du r&#233;seau public la sous-traitance de soins m&#233;dicaux &#224; des entreprises &#224; capital priv&#233;. Dans la logique du march&#233;, la sous-traitance peut s'appuyer sur l'un des trois motifs suivants. Le premier vise la r&#233;duction des co&#251;ts de production lorsque le sous-traitant parvient &#224; offrir la m&#234;me qualit&#233; de services &#224; un co&#251;t inf&#233;rieur. Le second motif s'appuie sur la recherche d'une capacit&#233; de production qui n'est pas disponible &#224; l'interne, pendant que le dernier motif recherche &#224; l'ext&#233;rieur une sp&#233;cialisation absente &#224; l'interne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons encore peu de d&#233;tails pour v&#233;rifier si l'un ou l'autre de ces objectifs seront respect&#233;s. Pour l'instant, le plus gros projet de sous-traitance ayant fait l'objet d'une certaine publicit&#233; a &#233;t&#233; rejet&#233; puisque les co&#251;ts auraient &#233;t&#233; sup&#233;rieurs. C'est la raison pour laquelle le ministre Bolduc a refus&#233; de priver le projet du nouveau CHUM de ses espaces pour les soins d'ophtalmologie qui auraient ainsi d&#251; &#234;tre sous-trait&#233;s &#224; un h&#244;pital priv&#233; sp&#233;cialis&#233; voisin du CHUM. Une &#233;tude command&#233;e par le ministre d&#233;montrait que les co&#251;ts priv&#233;s &#233;taient sup&#233;rieurs &#224; ceux du CHUM. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un autre dossier, l'appel d'offres lanc&#233; par l'H&#244;pital du Sacr&#233;-C&#339;ur en mars 2009 est actuellement en suspens pour les m&#234;me raisons, puisque les deux propositions soumises affichent des co&#251;ts sup&#233;rieurs aux attentes. Par ailleurs, pour des motifs d'insuffisance de capacit&#233; (d&#233;lais d'attente), un contrat de 3 millions $ a r&#233;cemment &#233;t&#233; adjug&#233; par l'H&#244;pital Cit&#233;-de-la-sant&#233; de Laval &#224; la Clinique chirurgicale d'orthop&#233;die de Laval pour pratiquer des chirurgies de la cataracte. Peu de d&#233;tails sur ce contrat ont jusqu'ici &#233;t&#233; rendus publics.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les soins rentables &#224; l'entreprise priv&#233;e&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;glementation qu&#233;b&#233;coise qui a suivi l'adoption de la loi 33 a d&#233;j&#224; identifi&#233; la cinquantaine de chirurgies sp&#233;cialis&#233;es qui peuvent se pratiquer en mode ambulatoire &#224; l'ext&#233;rieur des h&#244;pitaux. Ces actes bien s&#233;lectionn&#233;s, jumel&#233;s au triage de patients dont l'&#233;tat de sant&#233; pr&#233;sente peu de risques, forment donc le gros du potentiel de march&#233;s pr&#233;visibles et rentables pour les nouvelles entit&#233;s qui se mettent en place pour accueillir les fonds publics et les patients munis de la carte soleil, afin de cro&#238;tre et devenir une voie de prestation privil&#233;gi&#233;e de certains soins m&#233;dicaux sp&#233;cialis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois que les contrats publics auront permis &#224; ces nouvelles entreprises de s'implanter et de prendre de l'essor, on peut s'attendre &#224; ce qu'un gouvernement favorable &#224; l'id&#233;ologie de droite en profite pour pousser plus loin le m&#233;canisme et introduire de nouveaux march&#233;s. Cette deuxi&#232;me phase confirmerait l'instauration d'un r&#233;el syst&#232;me de sant&#233; &#224; deux vitesses par l'autorisation de la pratique m&#233;dicale mixte pour les m&#233;decins et les Centres m&#233;dicaux sp&#233;cialis&#233;s et par l'ouverture plus grande &#224; l'assurance priv&#233;e duplicative, comme le recommande fortement le rapport Castonguay.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;seau qu&#233;b&#233;cois pourrait alors d&#233;montrer que la contractualisation des services publics dans le domaine de la sant&#233; peut facilement devenir un exutoire d'int&#233;r&#234;ts priv&#233;s au d&#233;triment de l'int&#233;r&#234;t public, comme l'exp&#233;rience internationale le d&#233;montre trop souvent. L'OMS soulignait en effet &#171; &lt;i&gt;avec force que la contractualisation peut s'av&#233;rer n'&#234;tre qu'un outil au service d'int&#233;r&#234;ts particuliers sans consid&#233;ration pour l'int&#233;r&#234;t collectif&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi s'engager aveugl&#233;ment dans une voie que l'on sait si p&#233;rilleuse ? Les &#233;v&#233;nements et all&#233;gations de la derni&#232;re ann&#233;e en mati&#232;re de contrats publics municipaux ou provinciaux nous rappellent &#224; quel point la r&#233;gulation des pratiques contractuelles repr&#233;sente un d&#233;fi constant, voire une mission impossible.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jean Perrot, &lt;i&gt;Le r&#244;le de la contractualisation dans l'am&#233;lioration de la performance des syst&#232;mes de sant&#233;&lt;/i&gt;, Gen&#232;ve, OMS, Discussion Paper no. 1, 2004, 52 p.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Le gouvernement doit payer </title>
		<link>https://www.ababord.org/Le-gouvernement-doit-payer</link>
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		<dc:date>2008-07-21T14:21:38Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie-Claude Pr&#233;mont</dc:creator>


		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; des femmes et droits reproductifs</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;mont, Marie-Claude </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le recours collectif de l'Association pour l'acc&#232;s &#224; l'avortement a connu un d&#233;nouement positif le 16 ao&#251;t dernier, lorsque la juge B&#233;nard de la Cour sup&#233;rieure a ordonn&#233; au gouvernement du Qu&#233;bec de payer la somme de 10,8 millions $ au b&#233;n&#233;fice des femmes ayant d&#251; d&#233;bourser une somme variant entre 200 $ et 300 $ pour un avortement en clinique priv&#233;e. Le gouvernement du Qu&#233;bec a d&#233;cid&#233; de ne pas porter cette d&#233;cision en appel et devra donc s'y soumettre. Que nous dit cette d&#233;cision de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-17-dec-2006-jan-2007-" rel="directory"&gt;No 017 - d&#233;c. 2006 / jan. 2007&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sante-et-services-sociaux-+" rel="tag"&gt;Sant&#233; et services sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sante-des-femmes-et-droits-+" rel="tag"&gt;Sant&#233; des femmes et droits reproductifs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Premont-Marie-Claude-+" rel="tag"&gt;Pr&#233;mont, Marie-Claude &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le recours collectif de l'Association pour l'acc&#232;s &#224; l'avortement a connu un d&#233;nouement positif le 16 ao&#251;t dernier, lorsque la juge B&#233;nard de la Cour sup&#233;rieure a ordonn&#233; au gouvernement du Qu&#233;bec de payer la somme de 10,8 millions $ au b&#233;n&#233;fice des femmes ayant d&#251; d&#233;bourser une somme variant entre 200 $ et 300 $ pour un avortement en clinique priv&#233;e. Le gouvernement du Qu&#233;bec a d&#233;cid&#233; de ne pas porter cette d&#233;cision en appel et devra donc s'y soumettre. Que nous dit cette d&#233;cision de l'appareil judiciaire ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cet arr&#234;t confirme que les pouvoirs publics ont l'obligation de fournir dans un d&#233;lai raisonnable tout service m&#233;dical couvert par le r&#233;gime public, et ce, sans frais directs pour les patients. Une personne qui ne peut avoir acc&#232;s aux soins que requiert son &#233;tat en temps opportun dans les &#233;tablissements publics et qui doit s'adresser aux cabinets priv&#233;s, parce que le gouvernement compte sur ces derniers pour s'acquitter de la t&#226;che, ne peut &#234;tre contrainte de d&#233;bourser des frais accessoires. Les services d'avortement offerts dans les CLSC et les h&#244;pitaux de certaines r&#233;gions (dont Montr&#233;al) ne permettaient pas &#224; toutes les femmes d'avoir acc&#232;s au service en temps opportun. Ces femmes devaient alors se tourner vers les cliniques priv&#233;es qui exigent des frais accessoires. Les cliniques priv&#233;es ont d&#233;montr&#233; qu'elles n'avaient d'autre option que d'exiger ces frais pour maintenir leurs op&#233;rations, afin de couvrir deux dimensions inh&#233;rentes &#224; la pratique des interruptions volontaires de grossesse en clinique priv&#233;e : 1) les services d'&#233;chographie, qui ont &#233;t&#233; retir&#233;s par r&#232;glement de la liste des services assur&#233;s lorsque pratiqu&#233;s en dehors des &#233;tablissements publics, et 2) la dimension technique, c'est-&#224;-dire le suppl&#233;ment pr&#233;vu &#224; la n&#233;gociation de l'entente avec les F&#233;d&#233;rations m&#233;dicales pour la pratique d'actes en clinique priv&#233;e. Le tribunal reconna&#238;t que le suppl&#233;ment de 40 $ vers&#233; au m&#233;decin pour un avortement en clinique priv&#233;e est nettement insuffisant pour couvrir les frais d'op&#233;ration de la clinique priv&#233;e, qui se doit d'offrir des services conformes &#224; la s&#233;curit&#233; des patientes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette d&#233;cision nous donne en capsule un aper&#231;u des protections offertes par le r&#233;gime public de sant&#233; que devra respecter le gouvernement du Qu&#233;bec dans sa r&#233;ponse &#224; la d&#233;cision de la Cour supr&#234;me du Canada dans l'affaire Chaoulli. Le recours aux cliniques priv&#233;es de m&#233;decins participants pour la prestation de services de sant&#233;, qu'elles soient affili&#233;es ou non, ne saurait devenir un exp&#233;dient pour la r&#233;duction factice des co&#251;ts publics de sant&#233;. La privatisation passive des soins de sant&#233; n'est pas une option acceptable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement savait tr&#232;s bien que l'offre de services d'avortement en &#233;tablissement public &#233;tait insuffisante pour r&#233;pondre &#224; la demande des femmes. Il a malgr&#233; tout laiss&#233; perdurer une situation qui se traduisait pour des milliers de femmes par un recours forc&#233; aux cliniques priv&#233;es exigeant des frais importants. La responsabilit&#233; du gouvernement face &#224; ces frais directs, sanctionn&#233;e par la Cour sup&#233;rieure, tient &#224; ces deux &#233;l&#233;ments qui expliquent pourquoi les cliniques priv&#233;es exigent des frais aux patientes, c'est-&#224;-dire l'adoption d'un r&#232;glement qui rendait non assur&#233;e l'ultrasonographie pratiqu&#233;e en dehors des &#233;tablissements, comme l'&#233;chographie que doit pratiquer un m&#233;decin avant de proc&#233;der &#224; un avortement, et des tarifs n&#233;goci&#233;s insuffisants pour couvrir la dimension technique de la pratique priv&#233;e des avortements. Dans ce contexte, la Cour sup&#233;rieure estime que le r&#232;glement qui consid&#232;re comme non assur&#233;s les services d'&#233;chographie rendus en dehors d'un h&#244;pital ou d'un CLSC est inopposable aux femmes soumises &#224; l'obligation de recourir aux cliniques priv&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, m&#234;me si le projet de loi 33 pr&#233;sentement en discussion pr&#233;voit que les cliniques priv&#233;es ou les centres m&#233;dicaux sp&#233;cialis&#233;s devront afficher &#224; la vue du public le tarif des services, fournitures et frais accessoires, ceux-ci devront &#234;tre conformes &#224; la loi et aux ententes qui doivent, quant &#224; elles, respecter le principe g&#233;n&#233;ral voulant que tout service m&#233;dical assur&#233; soit gratuit pour le patient. Le projet de loi 33 ne propose pas d'amendement &#224; l'article 22 de la &lt;i&gt;Loi sur l'assurance maladie&lt;/i&gt; (L.R.Q., c. A-29). L'alin&#233;a 9 de cet article 22 interdit &#224; toute personne (donc tout professionnel de la sant&#233; et toute clinique ou centre m&#233;dical sp&#233;cialis&#233;) &#171; &lt;i&gt;d'exiger ou de recevoir tout paiement d'une personne assur&#233;e pour un service, une fourniture ou des frais accessoires &#224; un service assur&#233; rendu par un professionnel soumis &#224; l'application d'une entente (un m&#233;decin participant au r&#233;gime public),&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;sauf dans les cas prescrits ou pr&#233;vus dans une entente et aux conditions qui y sont mentionn&#233;es&lt;/i&gt; &#187;. Le projet de loi 33 ne fait que proposer d'ajouter &#224; cette r&#232;gle g&#233;n&#233;rale d'interdiction des frais accessoires un article pr&#233;voyant la publicit&#233; des exceptions autoris&#233;es, par affichage &#224; la vue du public dans les salles d'attente. L'autorisation des frais accessoires n'est nullement &#233;largie par le projet de loi 33. Les seuls frais exigibles demeurent ceux qui seraient autoris&#233;s par la loi &#8211; ou un r&#232;glement &#8211; ou par les ententes n&#233;goci&#233;es avec les F&#233;d&#233;rations m&#233;dicales afin de d&#233;terminer la r&#233;mun&#233;ration des m&#233;decins participants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Cour sup&#233;rieure confirme dans cette d&#233;cision que les ententes avec les F&#233;d&#233;rations m&#233;dicales ne doivent pas, quant &#224; elles, &#233;riger en syst&#232;me le contournement du principe central de l'interdiction des frais directs aux patients. Il en est de m&#234;me des r&#232;glements qui d&#233;sassurent certains services dans certaines circonstances, comme le pr&#233;voient pr&#233;sentement certaines dispositions du &lt;i&gt;R&#232;glement d'application de la Loi sur l'assurance maladie&lt;/i&gt; concernant certains tests diagnostiques pratiqu&#233;s en dehors des &#233;tablissements publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;sum&#233;, si le gouvernement limite l'offre de soins dans les &#233;tablissements publics et choisit de faire appel aux cliniques priv&#233;es afin de r&#233;pondre &#224; la demande de soins de sant&#233;, ou oblige indirectement les patients &#224; y recourir, il est de sa responsabilit&#233; de les financer ad&#233;quatement et de couvrir l'ensemble des soins n&#233;cessaires aux traitements qui y sont pratiqu&#233;s. Une pratique, m&#234;me r&#233;pandue, ne lui conf&#232;re pas un caract&#232;re l&#233;gal, comme le confirme la d&#233;cision de la Cour sup&#233;rieure quant aux pratiques de perception de frais accessoires importants dans les cliniques d'avortement depuis de nombreuses ann&#233;es. La question de base appara&#238;t alors avec clart&#233;. Quel serait donc l'avantage pour les fonds publics de limiter l'offre publique de soins, si ce n'est que pour assumer les m&#234;mes co&#251;ts ou des co&#251;ts sup&#233;rieurs en clinique priv&#233;e ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marie-Claude Pr&#233;mont&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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