<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.ababord.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
	<link>https://www.ababord.org/</link>
	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.ababord.org/spip.php?id_mot=405&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
		<url>https://www.ababord.org/local/cache-vignettes/L144xH53/siteon0-9c6c5.png?1729015892</url>
		<link>https://www.ababord.org/</link>
		<height>53</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>La lutte des Six Nations</title>
		<link>https://www.ababord.org/La-lutte-des-Six-Nations</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/La-lutte-des-Six-Nations</guid>
		<dc:date>2008-07-22T18:50:39Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fiona Becker</dc:creator>


		<dc:subject>Peuples autochtones</dc:subject>
		<dc:subject>Emancipation, insubordination, insurrection</dc:subject>
		<dc:subject>Fiona Becker</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le territoire des Six Nations iroquoises de la rivi&#232;re Grand, habit&#233; par 25 000 autochtones et situ&#233; pr&#232;s d'Hamilton en Ontario, a longtemps &#233;t&#233; connu comme le &#171; g&#233;ant endormi &#187; des r&#233;serves au Canada. Toutefois, depuis le 28 f&#233;vrier 2006, ce terme ne s'applique plus. Le peuple des Six Nations, men&#233; principalement par des femmes, d&#233;cidait ce jour-l&#224; d'occuper une parcelle de son territoire, Douglas Creek Estates, vendue &#224; un promoteur immobilier sans que les Iroquois n'aient donn&#233; leur (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-18-fevrier-mars-2007-" rel="directory"&gt;No 018 - f&#233;vrier / mars 2007&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Nations-autochtones-+" rel="tag"&gt;Peuples autochtones&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Emancipation-insubordination-+" rel="tag"&gt;Emancipation, insubordination, insurrection&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Fiona-Becker-+" rel="tag"&gt;Fiona Becker&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le territoire des Six Nations iroquoises de la rivi&#232;re Grand, habit&#233; par 25 000 autochtones et situ&#233; pr&#232;s d'Hamilton en Ontario, a longtemps &#233;t&#233; connu comme le &#171; g&#233;ant endormi &#187; des r&#233;serves au Canada. Toutefois, depuis le 28 f&#233;vrier 2006, ce terme ne s'applique plus. Le peuple des Six Nations, men&#233; principalement par des femmes, d&#233;cidait ce jour-l&#224; d'occuper une parcelle de son territoire, Douglas Creek Estates, vendue &#224; un promoteur immobilier sans que les Iroquois n'aient donn&#233; leur consentement ou n'aient m&#234;me &#233;t&#233; consult&#233;s. Aujourd'hui, pr&#232;s d'un an plus tard, la revendication territoriale des Six Nations repr&#233;sente une avanc&#233;e historique et politique dans l'histoire de la d&#233;colonisation de la terre appel&#233;e Canada. Le peuple des Six Nations et ses alli&#233;s ont agi avec d&#233;termination, non seulement au nom de leurs droits territoriaux, mais &#233;galement au nom de leur droit &#224; l'autonomie et &#224; la souverainet&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Malheureusement, le sens et l'importance de ce geste ont &#233;t&#233; accueillis dans la confusion et dans l'indiff&#233;rence par la plupart des non autochtones. La couverture m&#233;diatique de la pr&#233;sente revendication territoriale en est responsable pour une bonne part. Les principaux quotidiens ont souvent pr&#233;sent&#233; la revendication comme rien de plus que l'occupation d'un &#171; &lt;i&gt; chantier de construction sur une parcelle de terre que les autochtones disent s'&#234;tre fait voler il y a plus de 200 ans&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Hamilton Spectator, Associated Press, Canadian Press et Toronto Star &#8211; pour (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Les m&#233;dias d&#233;crivent l'occupation du site de Douglas Creek Estates comme un simple &#171; barrage &#187; ou une &#171; manifestation &#187;. Pourtant, pendant des mois, le site faisant l'objet de la revendication territoriale &#233;tait semblable &#224; une zone de conflit de faible intensit&#233;, avec des agents infiltr&#233;s, une surveillance continuelle, l'encerclement par la police, des noms de code et un r&#233;gime perp&#233;tuel d'aliments en conserve et de caf&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;pression polici&#232;re&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le 20 avril 2006, la Police provinciale de l'Ontario et la Gendarmerie royale du Canada ont envahi les lieux &#224; 4h30 du matin pour chasser les Iroquois par la force, utilisant des matraques et des pistolets &#224; d&#233;charge &#233;lectrique contre des personnes d&#233;sarm&#233;es, dont des femmes et un adolescent de 14 ans, et arr&#234;tant et inculpant 16 personnes. La descente du 20 avril marque le d&#233;but de l'actuelle vague de criminalisation de la r&#233;sistance autochtone non violente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La communaut&#233; a r&#233;pondu &#224; l'invasion par la non-violence, escortant la police dans le calme et en grand nombre hors du territoire, formant des lignes, tambours &#224; la main, et for&#231;ant la police &#224; se retirer des lieux. Les membres de la communaut&#233; ont alors dress&#233; des barricades et mont&#233; des campements sur un vaste p&#233;rim&#232;tre autour de la terre, mis de la pression en bloquant une route, une voie de contournement et une voie de chemin de fer aux abords du site, et exig&#233; que le gouvernement n&#233;gocie avec eux. Ce fut l&#224; leur premi&#232;re victoire : le peuple des Six Nations a demand&#233; et obtenu que le gouvernement traite non pas avec le Conseil de bande, un syst&#232;me de gouvernement &#233;tranger leur ayant &#233;t&#233; impos&#233; par la &lt;i&gt;Loi sur les Indiens&lt;/i&gt; de 1924, mais plut&#244;t avec le gouvernement traditionnel iroquois l&#233;gitime, la Conf&#233;d&#233;ration des Six Nations iroquoises. Cela est majeur : pour la premi&#232;re fois en pr&#232;s d'un si&#232;cle d'oppression, le Canada a reconnu &lt;i&gt;de facto&lt;/i&gt; le gouvernement traditionnel des Six Nations iroquoises.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La reconnaissance&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La Conf&#233;d&#233;ration des Six Nations iroquoises est un syst&#232;me de gouvernement tr&#232;s ancien, fond&#233; autour du XIIe si&#232;cle. Ce gouvernement fonctionne par d&#233;mocratie directe horizontale, les d&#233;cisions sont prises par consensus et le r&#244;le des chefs n'est pas de prendre les d&#233;cisions pour les gens, mais plut&#244;t de relayer leurs d&#233;cisions. L'esprit de la Conf&#233;d&#233;ration repose sur la &lt;i&gt;Grande Paix&lt;/i&gt;, la plus ancienne loi de ces terres, dont la pratique s'est violemment heurt&#233;e &#224; la non-reconnaissance et &#224; la r&#233;pression de la part de l'&#201;tat canadien. Depuis avril, le Conseil de bande des Six Nations &#8211; un syst&#232;me de gouvernement impos&#233; que les personnes appuyant la revendication voient comme un instrument du gouvernement canadien &#8211; s'est retir&#233; de la question et a formellement reconnu la Conf&#233;d&#233;ration des Six Nations en tant que n&#233;gociateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que le gouvernement reconnaisse finalement la Conf&#233;d&#233;ration ne doit pas faire oublier la n&#233;gligence continue et le manque d'imputabilit&#233; qui caract&#233;risent sa fa&#231;on d'op&#233;rer. Pendant des mois, le gouvernement ne parlait que des barricades et des barrages routiers &#8211; dont le dernier a &#233;t&#233; d&#233;mont&#233; le 11 juin en &#171; &lt;i&gt;signe de bonne foi&lt;/i&gt; &#187; (un de plus). Et pourtant, il reste encore au gouvernement &#224; faire autre chose que de verser des millions de dollars au promoteur, Henco Industries, et aux commerces de Caledonia, la ville voisine, qui ont essuy&#233; des pertes financi&#232;res en raison d'un boycott par les autochtones. Pas une seule fois, au cours des centaines d'heures de n&#233;gociations, le gouvernement n'a-t-il pu prouver que la terre ait &#233;t&#233; c&#233;d&#233;e ou vendue par les Iroquois. La Conf&#233;d&#233;ration iroquoise a de son c&#244;t&#233; le &lt;i&gt;Haldimand Tract&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En 1784, par le Trait&#233; Haldimand, la Couronne britannique a octroy&#233; un (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et l'article 91 de la Constitution canadienne, qui stipule que les droits et trait&#233;s autochtones sont &#171; reconnus et confirm&#233;s &#187;. Pourtant, m&#234;me apr&#232;s plusieurs mois de n&#233;gociations, il reste encore au gouvernement &#224; respecter ses propres lois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lieu de cela, les personnes li&#233;es &#224; la revendication ont subi de multiples cas de brutalit&#233; polici&#232;re, d'attaques racistes, de proc&#233;d&#233;s diffamatoires et d'&#233;meutes &#224; Caledonia. Des accusations ont &#233;t&#233; port&#233;es contre au moins 23 personnes. Le site a aussi eu sa part de prisonniers politiques, dont l'un se trouve toujours derri&#232;re les barreaux.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le lieu prot&#233;g&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; ces revers, la revendication de Douglas Creek Estates &#8211; d&#233;sormais appel&#233;e &lt;i&gt;Kanehstaton&lt;/i&gt;, &#171; le lieu prot&#233;g&#233; &#187; dans la langue mohawk &#8211; demeure intacte&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La R&#233;serve des Six Nations n'occupe plus actuellement que 19 000 hectares, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Les quelques maisons construites par Henco Industries sont utilis&#233;es par la communaut&#233;. Sur les r&#233;verb&#232;res flottent les drapeaux des Warriors et de la Conf&#233;d&#233;ration des Six Nations. L'entr&#233;e du site est orn&#233;e des symboles d'appui international, avec des drapeaux du monde entier, de la Palestine au Venezuela en passant par l'&#201;cosse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus important encore, &lt;i&gt;Kanehstaton&lt;/i&gt; est devenu un centre communautaire &#224; ciel ouvert, o&#249; ont lieu les r&#233;unions de la communaut&#233;, o&#249; la &lt;i&gt;Grande Paix&lt;/i&gt; a le dernier mot et o&#249; a cours un processus de reprise de pouvoir par les autochtones. Les jeunes, qui &#233;taient r&#233;guli&#232;rement en r&#233;volte et en &#233;tat d'ivresse &#8211; une situation end&#233;mique dans les r&#233;serves et une cons&#233;quence directe des politiques d'assimilation et de d&#233;possession &#8211; sont sobres et travaillent sur le site, prot&#233;geant leur terre et affirmant leur fiert&#233; d'&#234;tre autochtones. Ceux le souhaitant peuvent suivre des cours de langues traditionnelles et participer &#224; des ateliers sur les luttes men&#233;es par d'autres peuples autochtones, d'Oka &#224; Grassy Narrows et Gustafson Lake. Gr&#226;ce &#224; la &lt;i&gt;Grande Paix&lt;/i&gt; et &#224; cette lutte, &lt;i&gt;Kanehstaton&lt;/i&gt; est &#233;galement un lieu o&#249; est n&#233;e une nouvelle soci&#233;t&#233; Warrior, qui rejette le recours aux armes. Et quand cette lutte sera &#233;ventuellement gagn&#233;e &#8211; comme la plupart sont confiants qu'elle le sera &#8211; l'exp&#233;rience des Six Nations se r&#233;percutera et &#233;tablira un pr&#233;c&#233;dent pour d'autres revendications territoriales autochtones et d'autres affirmations de souverainet&#233;. Celles-ci continueront in&#233;vitablement de surgir tant que le gouvernement ne reconna&#238;tra et ne renversera le g&#233;nocide culturel qui se poursuit, et tant que les mesures n&#233;cessaires &#224; la d&#233;colonisation du Canada ne seront pas mises en &#339;uvre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Hamilton Spectator, Associated Press, Canadian Press&lt;/i&gt; et&lt;i&gt; Toronto Star&lt;/i&gt; &#8211; pour n'en nommer que quelques-uns &#8211; tout au long des mois d'avril, mai et juin.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;En 1784, par le Trait&#233; Haldimand, la Couronne britannique a octroy&#233; un territoire de 400 000 hectares situ&#233; le long de la rivi&#232;re Grand, au sud-est de l'Ontario, aux nations iroquoises qui avaient soutenu les troupes anglaises lors de la Guerre d'Ind&#233;pendance am&#233;ricaine. Sa surface, qui ne comptait d&#233;j&#224; plus que 100 000 hectares en 1795, n'a cess&#233; d'&#234;tre r&#233;duite tout au long du XIXe si&#232;cle. De larges portions de terre &#233;taient vendues &#224; des non autochtones par le gouvernement de l'Ontario, alors que les Conseils de bande n'avaient consenti, et ce, sous la pression des autorit&#233;s, qu'&#224; de simples locations.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La R&#233;serve des Six Nations n'occupe plus actuellement que 19 000 hectares, moins de 5 % de sa superficie d'origine. La population de la r&#233;serve, dont le nombre est croissant, n'entend pas perdre une fois de plus des terres dans une r&#233;gion se peuplant et s'urbanisant rapidement, et o&#249; les terrains am&#233;nageables deviennent rares et tr&#232;s convoit&#233;s. Douglas Creek Estates, o&#249; la compagnie Henco projette de construire 600 logements, est de ceux-l&#224;. Il fait toujours partie de la r&#233;serve, les Iroquois n'ayant jamais consenti &#224; sa vente. Ils estiment que c'est &#224; la province ou au gouvernement f&#233;d&#233;ral d'indemniser Henco pour son engagement financier qui s'&#233;l&#232;verait d&#233;j&#224; &#224; huit millions de dollars. La revendication est claire, incontestable et juridiquement fond&#233;e. Fin avril, des renforts venant d'autres r&#233;serves canadiennes et des &#201;tats-Unis sont arriv&#233;s sur le site occup&#233;, en solidarit&#233; avec les Six Nations. Des manifestations d'appui ont &#233;galement &#233;t&#233; tenues dans plusieurs villes canadiennes et am&#233;ricaines.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fiona Becker&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;tudiante en Sciences politiques, journaliste ind&#233;pendante pour Radio CKUT et militante &lt;br class='autobr' /&gt;
du Comit&#233; de solidarit&#233; avec les Six Nations&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduit de l'anglais par &lt;strong&gt;Karine Peschard&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
