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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>R&#233;sistances et m&#233;dias alternatifs *</title>
		<link>https://www.ababord.org/Resistances-et-medias-alternatifs</link>
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		<dc:date>2008-08-14T18:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicolas Lefebvre-Legault</dc:creator>


		<dc:subject>M&#233;dias et journalisme</dc:subject>
		<dc:subject>Mouvement associatif et communautaire</dc:subject>
		<dc:subject>Lefebvre-Legault, Nicolas </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Il ne peut y avoir de v&#233;ritable progr&#232;s social au Qu&#233;bec sans un journal qui traite des probl&#232;mes du peuple &#187; Michel Chartrand &lt;br class='autobr' /&gt; Pour rompre l'isolement et la marginalit&#233;, il faut pouvoir passer du je au nous. Voil&#224; qui est &#233;videmment plus facile &#224; dire qu'&#224; faire. Dans cette bataille de tous les instants pour faire &#233;merger un (ou plusieurs) sujet collectif, sans lequel il n'y a pas de transformation sociale possible, les m&#233;dias alternatifs peuvent &#234;tre une arme puissante. &#192; cet &#233;gard, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Medias-journalisme-et-" rel="directory"&gt;Dossier : M&#233;dias, journalisme et critique sociale&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Medias-et-journalisme-+" rel="tag"&gt;M&#233;dias et journalisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Mouvement-associatif-et-+" rel="tag"&gt;Mouvement associatif et communautaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Lefebvre-Legault-Nicolas-+" rel="tag"&gt;Lefebvre-Legault, Nicolas &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton271.jpg?1642092224' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;255&#034; height=&#034;283&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt; Il ne peut y avoir de v&#233;ritable progr&#232;s social au Qu&#233;bec sans un journal qui traite des probl&#232;mes du peuple &lt;/i&gt; &#187;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Michel Chartrand&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour rompre l'isolement et la marginalit&#233;, il faut pouvoir passer du je au nous. Voil&#224; qui est &#233;videmment plus facile &#224; dire qu'&#224; faire. Dans cette bataille de tous les instants pour faire &#233;merger un (ou plusieurs) sujet collectif, sans lequel il n'y a pas de transformation sociale possible, les m&#233;dias alternatifs peuvent &#234;tre une arme puissante. &#192; cet &#233;gard, voici quelques &#233;l&#233;ments de r&#233;flexion sur le r&#244;le des m&#233;dias alternatifs dans les luttes sociales et les mouvements d'opposition.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Dialogue de sourds
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a rien de plus frustrant pour les artisanes des m&#233;dias alternatifs que de constater que leurs &#171; alli&#233;s &#187; &#8211; groupes communautaires, syndicats, associations &#233;tudiantes, etc. &#8211; ne les prennent pas au s&#233;rieux et r&#233;servent leurs communiqu&#233;s et leurs analyses, quand ce n'est pas carr&#233;ment leurs campagnes de pub, &#224; la concurrence. &#192; quoi bon &lt;i&gt;se fendre en quatre&lt;/i&gt; pour produire un journal, animer un site web, tenir &#224; bout de bras une radio, voire, dans certains coins, une station de t&#233;l&#233;, si les principaux mouvements sociaux les ignorent dans leurs strat&#233;gies de communication ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut difficilement en vouloir &#224; ces groupes militants. L'essentiel de la communication des mouvements sociaux s'inscrit dans une strat&#233;gie de rapport de force et vise &#224; marquer des points dans l'opinion publique. Normal dans ce contexte de chercher &#224; rejoindre le plus de gens possible et d'attaquer l'ennemi sur son propre terrain. Dans les luttes, le &lt;i&gt;timing&lt;/i&gt; est vital : quand un groupe envoie un communiqu&#233; sur une action en cours, c'est pour &#234;tre couvert le jour m&#234;me ou le lendemain, pas un mois plus tard !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'inverse, les militantes des mouvements sociaux sont tout aussi frustr&#233;es quand les m&#233;dias alternatifs ne reprennent pas &lt;i&gt;in extenso&lt;/i&gt; leurs communiqu&#233;s et leurs articles. &#192; quoi bon avoir des m&#233;dias alternatifs s'ils les traitent comme la &#171; grande &#187; presse, se montrent tr&#232;s critiques et prennent leurs distances par rapport au discours militant ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Remarquez, encore l&#224;, on peut difficilement en vouloir &#224; ces m&#233;dias alternatifs. La prose militante est bien souvent indigeste, l&#233;nifiante, acritique ou digne de la langue de bois. Les &#171; articles &#187; des groupes sont rarement autre chose que des communiqu&#233;s ou, pire, des info-pub. Personne ne veut lire un journal de &#171; plogues &#187;, que ce soit &lt;i&gt;&#201;cho-vedettes&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;&#201;cho-militants&lt;/i&gt;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#192; quoi servent les m&#233;dias &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Si, sauf rare exception, les m&#233;dias alternatifs sont inutiles dans le feu de l'action, &#224; quoi peuvent-ils donc servir ? M&#234;me s'ils n'ont en g&#233;n&#233;ral pas les moyens d'appuyer directement et en temps opportun les mouvements sociaux, encore moins de les initier, les m&#233;dias alternatifs sont importants avant, pendant et apr&#232;s les &#233;pisodes de luttes sociales. &lt;br class='autobr' /&gt;
Englu&#233;e dans une perspective de rapport de force, ou de critique tous azimuts, la gauche perd souvent de vue pourquoi, &#224; la base, les gens lisent, regardent et &#233;coutent diff&#233;rents m&#233;dias. Il s'agit bien s&#251;r de s'informer et de se divertir mais aussi de partager un espace culturel permettant de participer &#224; la vie sociale (en caricaturant : pour savoir de quoi jaser avec les proches, les coll&#232;gues et les amies). M&#234;me la presse d'extr&#234;me gauche, qui s'adresse &#224; un petit cercle de convaincus, n'&#233;chappe pas &#224; ce ph&#233;nom&#232;ne. C'est juste que son lectorat, et donc son espace culturel, est infiniment plus restreint que celui des quotidiens de Quebecor.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un espace culturel alternatif
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'essentiel du probl&#232;me de la gauche est l&#224; : l'espace culturel commun est balis&#233; et domin&#233; par la droite. Les m&#233;dias alternatifs sont surtout l&#224; pour ouvrir un espace culturel diff&#233;rent, le faire partager et diffuser des sch&#232;mes de r&#233;f&#233;rence commun. Cet espace culturel, aussi restreint soit-il, est l'un des rares lieux de contestation du discours dominant, l'un des rares endroits, aussi, o&#249; les acteurs des luttes ne doivent pas surmonter un pr&#233;jug&#233; d&#233;favorable et sont trait&#233;s &#233;quitablement. La pr&#233;sence constante de m&#233;dias alternatifs dans un milieu donn&#233; permet une certaine &#171; s&#233;dimentation &#187; des id&#233;es des mouvements sociaux dans la population. Ce qui fait que lorsqu'&#233;clate une lutte sociale, les militantes ne partent pas de z&#233;ro : une partie de leurs arguments sont d&#233;j&#224; connus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela peut s'av&#233;rer crucial devant une offensive id&#233;ologique. Il serait sans doute int&#233;ressant de comparer sous cet angle les mouvements syndicaux et &#233;tudiants. Dans quelle mesure la pr&#233;sence d'une vigoureuse presse &#233;tudiante a-t-elle permis aux gr&#233;vistes de 2005 de tenir le coup face &#224; l'offensive m&#233;diatique alors que, du c&#244;t&#233; syndical, le projet de gr&#232;ve sociale contre Charest n'a jamais abouti ? Sans compter que toutes les grandes gr&#232;ves des derni&#232;res ann&#233;es se sont fait d&#233;molir dans les m&#233;dias, sans possibilit&#233; de r&#233;pliquer, an&#233;antissant ainsi le moral des gr&#233;vistes et menant &#224; de cuisantes d&#233;faites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela dit, cr&#233;er un espace culturel alternatif ne sert pas &#224; grand chose si les gens continuent de se sentir isol&#233;s et impuissants. Le mod&#232;le m&#233;diatique dominant r&#233;ussit le tour de force de marginaliser des positions qui sont pourtant majoritaires dans la population. Par exemple, sur la question du &#171; mod&#232;le qu&#233;b&#233;cois &#187; : la majorit&#233; de la population serait plut&#244;t social-d&#233;mocrate, si on en croit les sondages. Pourtant, on ne le devinerait pas &#224; voir les m&#233;dias qui sont majoritairement n&#233;olib&#233;raux. &#192; force de ne jamais voir leur opinion refl&#233;t&#233;e dans les m&#233;dias (et de se faire faire la morale par chroniqueurs et &#233;ditorialistes), les gens en viennent &#224; croire qu'ils sont marginaux et qu'ils sont les seuls &#224; &#171; avoir ces id&#233;es de fou l&#224; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Passer du &lt;i&gt;je&lt;/i&gt; au &lt;i&gt;nous&lt;/i&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les mass-m&#233;dias, notamment parce qu'ils traitent l'information &#224; partir d'une r&#233;alit&#233; de classe sp&#233;cifique, qui n'est pas partag&#233;e par la majorit&#233; de la population, sont ali&#233;nants, c'est-&#224;-dire qu'ils renvoient une image d'un monde qui nous est &#233;trang&#232;re. Les journalistes, avec le style &#171; objectif &#187; qui leur est propre, renforcent ce sentiment d'&#233;tranget&#233; puisqu'ils parlent toujours &#171; des autres &#187;. Mais il y a plus : les mass-m&#233;dias sont largement &#171; d&#233;territorialis&#233;s &#187;. &lt;i&gt;Le Journal de Qu&#233;bec&lt;/i&gt; par exemple (soyons chauvins !), est de Qu&#233;bec, mais personne n'est en mesure de dire o&#249; &#224; Qu&#233;bec. Il couvre tout comme si c'&#233;tait &#171; ailleurs &#187;. Qui n'a pas eu un sentiment d'&#233;tranget&#233; quand &#171; son &#187; quartier fait la manchette ? Sous l'&#339;il des m&#233;dias, on ne reconna&#238;t plus les lieux du quotidien, on se croirait presque ailleurs. Et on y est : &#231;a pourrait &#234;tre n'importe o&#249;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;A contrario&lt;/i&gt;, les m&#233;dias alternatifs sont presque toujours inscrits dans une &#171; communaut&#233; naturelle &#187;, qu'elle soit g&#233;ographique, sociale ou politique. L'ancrage des m&#233;dias alternatifs permet de rassembler et de tracer une ligne : il y a &#171; nous &#187; et &#171; eux &#187;. Voil&#224; comment ils peuvent favoriser un passage du &lt;i&gt;je&lt;/i&gt; au &lt;i&gt;nous&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Partir des pr&#233;occupations des gens
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour que &#231;a marche, encore faut-il que les gens aient de bonnes raisons de lire, &#233;couter ou regarder les m&#233;dias alternatifs. Malheureusement, l'information, la mati&#232;re premi&#232;re des m&#233;dias tout court, est trop souvent absente ou peu pr&#233;sente dans les m&#233;dias alternatifs. L'opinion, l'&#233;ditorial, l'analyse, le &#171; moi-je-pense-que &#187;, c'est bien, mais c'est nettement insuffisant, un m&#233;dia ne peut pas &#234;tre &lt;i&gt;que&lt;/i&gt; &#231;a. &#199;a prend de la chair autour de l'os : des nouvelles, des reportages, des portraits, des entrevues, de la vie quoi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mass-m&#233;dias sont bourr&#233;s d'information, mais ce n'est pas une information qui touche la majorit&#233; de la population dans son quotidien. C'est clich&#233; mais nous ne sommes pas tous des petits-bourgeois du Plateau Mont-Royal (et nous n'avons pas tous de l'argent plac&#233; en bourse&#8230;). L'information m&#233;diatique est spectaculaire et n'est que rarement mise en contexte. Finalement, c'est une information qui parle de tout sauf du &#171; monde ordinaire &#187; (&#224; part dans les faits divers), de nos luttes et de nos pr&#233;occupations autres que triviales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a un aspect &#171; service public &#187;, presque p&#233;dagogique, dans le travail d'information qui doit &#234;tre repris par les m&#233;dias alternatifs. Tout un pan de la r&#233;alit&#233;, &#224; commencer par l'information locale, &#233;chappe aux mass-m&#233;dias. &#192; nous de nous y engouffrer. Il faut couvrir ce qui n'est pas couvert. Dans le m&#234;me ordre d'id&#233;e, les mouvements sociaux et la gauche sont peu et mal couverts dans les mass-m&#233;dias, &#224; nous de faire le travail. Qu'est-ce qu'on attend pour s'y mettre ? Il est plus que temps que les m&#233;dia-activistes se prennent au s&#233;rieux&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nicolas Lefebvre-Legault&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur fait de la radio, &#233;dite un blogue (&lt;a href=&#034;http://syndical.blogspot.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://syndical.blogspot.com&lt;/a&gt;) et anime le comit&#233; de r&#233;daction de &lt;i&gt;L'infobourg&lt;/i&gt;, un journal communautaire de Qu&#233;bec dont il coordonne la production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Ce texte reprend l'essentiel d'une intervention faite aux Rendez-vous d'automne : des m&#233;dias communautaires r&#233;sistent et signent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Fonds de solidarit&#233; des groupes populaires de Qu&#233;bec</title>
		<link>https://www.ababord.org/Fonds-de-solidarite-des-groupes</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Fonds-de-solidarite-des-groupes</guid>
		<dc:date>2008-07-26T14:43:53Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicolas Lefebvre-Legault</dc:creator>


		<dc:subject>Mouvement associatif et communautaire</dc:subject>
		<dc:subject>Lefebvre-Legault, Nicolas </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Outre son dr&#244;le de comportement &#233;lectoral, la r&#233;gion de Qu&#233;bec est &#233;galement le th&#233;&#226;tre de pratiques sociales originales. L'une d'elles, qui vise une plus grande autonomie financi&#232;re du mouvement populaire, dure depuis plus de 30 ans. &lt;br class='autobr' /&gt; La peur d'une coupure brutale de subvention ou d'un retard de versement hante depuis toujours les groupes populaires. Quand le cauchemar devient r&#233;alit&#233;, la question de l'autonomie financi&#232;re du mouvement populaire se pose cr&#251;ment. &#192; Qu&#233;bec, les groupes de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-14-avril-mai-2006-" rel="directory"&gt;No 014 - avril / mai 2006&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Mouvement-associatif-et-+" rel="tag"&gt;Mouvement associatif et communautaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Lefebvre-Legault-Nicolas-+" rel="tag"&gt;Lefebvre-Legault, Nicolas &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Outre son dr&#244;le de comportement &#233;lectoral, la r&#233;gion de Qu&#233;bec est &#233;galement le th&#233;&#226;tre de pratiques sociales originales. L'une d'elles, qui vise une plus grande autonomie financi&#232;re du mouvement populaire, dure depuis plus de 30 ans.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La peur d'une coupure brutale de subvention ou d'un retard de versement hante depuis toujours les groupes populaires. Quand le cauchemar devient r&#233;alit&#233;, la question de l'autonomie financi&#232;re du mouvement populaire se pose cr&#251;ment. &#192; Qu&#233;bec, les groupes de d&#233;fense collective des droits ont tent&#233; de conjurer le sort. Il faut dire qu'ils ont vu la grande faucheuse de pr&#232;s...&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;i&gt;Flashback&lt;/i&gt; : 1974
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Par un beau matin du printemps 1974, une tr&#232;s mauvaise nouvelle arrive avec le courrier pour quatre groupes populaires de la Basse-Ville. &lt;i&gt;La Plume Rouge&lt;/i&gt; (l'anc&#234;tre de &lt;i&gt;Centraide&lt;/i&gt;) leur annonce que leur subvention est &#171; &lt;i&gt;revue &#224; la baisse&lt;/i&gt; &#187;. Globalement, le financement de ces groupes est r&#233;duit de 55 %. Dans certains cas, c'est la survie m&#234;me de l'organisation qui est mise en jeu : par exemple, la subvention annuelle du &lt;i&gt;Groupement des locataires du Qu&#233;bec M&#233;tro&lt;/i&gt;, aujourd'hui le &lt;i&gt;BAIL&lt;/i&gt;, passait de 5 000 $ &#224; 800 $ &#8211; une coupure de 86 % !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans ce contexte que na&#238;t le &lt;i&gt;Fonds de solidarit&#233; des groupes populaires de Qu&#233;bec&lt;/i&gt; (le &lt;i&gt;Fonds&lt;/i&gt;, pour les intimes). L'objectif est ambitieux : cr&#233;er une fondation populaire capable de concurrencer &lt;i&gt;La Plume Rouge&lt;/i&gt; sur son propre terrain afin d'asseoir l'autonomie financi&#232;re du mouvement populaire. Certains esp&#233;raient m&#234;me que le Fonds puisse, &#224; terme, devenir la principale source de financement des groupes populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &lt;i&gt;Fonds&lt;/i&gt;, qui m&#232;ne au d&#233;part une existence clandestine par crainte d'&#233;ventuelles repr&#233;sailles de &lt;i&gt;La Plume Rouge&lt;/i&gt;, s'organise autour de la sollicitation dans les milieux de travail. La fondation vise les syndiqu&#233;es ayant obtenu gr&#226;ce &#224; leurs luttes un salaire au-dessus de la moyenne. Les militantes du &lt;i&gt;Fonds&lt;/i&gt; m&#232;nent, par exemple, une campagne aupr&#232;s des professeurs des c&#233;geps en leur sugg&#233;rant de donner 1 % de leur salaire afin de &#171; &lt;i&gt; soutenir la lutte&lt;/i&gt; &#187; et &#171; &lt;i&gt;redistribuer la richesse&lt;/i&gt; &#187;. La r&#233;cession du d&#233;but des ann&#233;es 1980 et, surtout, la r&#233;pression qui s'abat sur les syndiqu&#233;es du secteur public en 1982 changent la donne. Sans d&#233;laisser compl&#232;tement les individus, le &lt;i&gt;Fonds&lt;/i&gt; comprend qu'il doit maintenant s'adresser d'abord aux syndicats et, fait nouveau, aux communaut&#233;s religieuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; la volont&#233; affich&#233;e d'assurer l'autonomie financi&#232;re compl&#232;te du mouvement populaire, le &lt;i&gt;Fonds&lt;/i&gt; n'a jamais supplant&#233; &lt;i&gt;Centraide&lt;/i&gt;. La lutte s'est faite, mais &#224; armes in&#233;gales. Dans le coin droit, &lt;i&gt;Centraide&lt;/i&gt; disposait d'atouts majeurs : un soutien des Lib&#233;raux (et plus tard de certains P&#233;quistes), un monopole de la sollicitation dans la fonction publique, des entr&#233;es dans les milieux d'affaires capables d'accoter les sommes recueillies aupr&#232;s des employ&#233;es, etc. Dans le coin gauche, le &lt;i&gt;Fonds&lt;/i&gt; disposait certes du soutien de certains sociaux-d&#233;mocrates de la sc&#232;ne municipale et d'entr&#233;es dans les milieux syndicaux mais, par d&#233;finition, les groupes populaires rejoignent surtout des pauvres et ils n'ont pas vraiment acc&#232;s aux milieux pouvant soutenir et organiser une campagne de lev&#233;e de fonds &#171; efficace &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Vous avez dit autonomie ?
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le &lt;i&gt;Fonds&lt;/i&gt; n'a peut-&#234;tre pas supplant&#233; &lt;i&gt;Centraide&lt;/i&gt;, mais il est n&#233;anmoins devenu un outil int&#233;ressant entre les mains des groupes populaires pour conserver une parcelle d'autonomie et lever des fonds libres de toute attache. La contribution de la fondation est loin d'&#234;tre insignifiante : en 30 ans, c'est plus de 1 100 000 $ qui ont &#233;t&#233; distribu&#233;s aux groupes de d&#233;fense collective des droits, sans parler de 2 000 000 $ en pr&#234;ts sans int&#233;r&#234;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a 10 ans, le &lt;i&gt;Fonds&lt;/i&gt; menait encore campagne sous le th&#232;me &lt;i&gt;Vers notre autonomie financi&#232;re&lt;/i&gt;. Qu'en est-il aujourd'hui de l'autonomie des groupes populaires ? On peut aborder le probl&#232;me selon deux angles : l'autonomie dans son sens politique ou l'autonomie par rapport aux sources de financement. Sur papier, le mouvement communautaire est tr&#232;s autonome au Qu&#233;bec. Seuls les membres peuvent d&#233;cider de la mission et des grandes orientations de l'organisme. Une politique gouvernementale garantit m&#234;me l'autonomie des organismes communautaires. Le principe est en quelque sorte &#171; sacr&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est bien beau tout &#231;a mais, pour &#234;tre autonome, encore faut-il &#234;tre financ&#233; ad&#233;quatement ! Or, tout le monde s'accorde &#224; dire que le financement de base des organismes &#8211; financement r&#233;current et plus ou moins &lt;i&gt;inconditionnel&lt;/i&gt;, car vers&#233; en tant que &#171; soutien &#224; leur mission &#187; &#8211; est nettement insuffisant. Pour compenser, de plus en plus de groupes doivent avoir recours au financement &#171; par projet &#187;, selon des priorit&#233;s et des modalit&#233;s d&#233;cid&#233;es par les bailleurs de fonds.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Techniquement, ni le gouvernement, ni les bailleurs de fonds priv&#233;s comme &lt;i&gt;Centraide&lt;/i&gt; ne s'arrogent le droit de jouer avec la mission ou avec les priorit&#233;s des groupes. Dans les faits, il en va tout autrement. La simple exigence de poss&#233;der un num&#233;ro d'&#339;uvre de charit&#233; pour recevoir de l'argent d'une fondation a forc&#233; nombre d'organismes &#224; revoir en profondeur leur charte, voire carr&#233;ment changer de nom (c'est comme &#231;a que plusieurs &#171; associations de locataires &#187; sont devenues des &#171; comit&#233;s logement &#187;). L'&lt;i&gt; &lt;i&gt;Agence des douanes et des revenus du Canada&lt;/i&gt; &lt;/i&gt;, qui octroie le num&#233;ro en question, interdit formellement aux &#171; organismes de charit&#233; &#187; de faire de l'action politique au sens large. Alors qu'il &#233;tait encore possible dans les ann&#233;es 1980 d'obtenir le num&#233;ro de charit&#233; en montrant patte blanche (et en jouant un peu avec les mots), c'est aujourd'hui quasi impossible pour un groupe de d&#233;fense collective des droits. Quant au gouvernement du Qu&#233;bec, il s'obstinait jusqu'&#224; tout r&#233;cemment &#224; faire signer un protocole dans lequel les groupes s'engageaient &#224; ne pas faire de d&#233;sob&#233;issance civile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autonomie des groupes de d&#233;fense collective des droits, l'aile &#171; marchante et combattante &#187; du mouvement communautaire, ne tient qu'&#224; un fil quand on sait que leur financement provient essentiellement de &#171; l'ennemi &#187; (patronnes et gouvernantes). Selon une &#233;tude r&#233;cente&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;PROFIL R&#201;GIONAL, Soutien financier du gouvernement du Qu&#233;bec en mati&#232;re (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; publi&#233;e par le &lt;i&gt;Secr&#233;tariat &#224; l'action communautaire autonome&lt;/i&gt; (SACA), le mouvement communautaire dans son ensemble tire en moyenne 56 % de ses &#171; revenus &#187; de subventions du gouvernement du Qu&#233;bec. Depuis l'adoption de la &lt;i&gt;Politique de reconnaissance de l'action communautaire&lt;/i&gt; en 2001, la majeure partie de ces sommes est maintenant centralis&#233;e dans un guichet unique (variant selon les secteurs d'activit&#233;). Dommage collat&#233;ral de cette centralisation : les espaces d'autonomie que les groupes populaires les plus combatifs s'&#233;taient n&#233;goci&#233;s face &#224; l'&#201;tat se sont r&#233;duits comme une peau de chagrin. Le FRAPRU et le R&#201;PAC&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Front d'action populaire en r&#233;am&#233;nagement urbain, le FRAPRU, contr&#244;lait (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, par exemple, ont perdu le contr&#244;le d'une subvention globale qu'ils recevaient du gouvernement et que leurs assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales respectives redistribuaient d&#233;mocratiquement entre les groupes de base.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;pendance envers l'&#201;tat n'emp&#234;che pas les groupes populaires de mener des luttes contre les politiques gouvernementales et, pour l'instant, les politiciennes tol&#232;rent assez bien la critique. Mais de plus en plus de voix, Jean-Jacques Samson dans le &lt;i&gt;Journal de Qu&#233;bec&lt;/i&gt; par exemple, s'&#233;l&#232;vent contre le fait que le gouvernement finance des groupes dont la mission fondamentale est de le critiquer. Le jour o&#249; l'&#201;tat en aura assez, il n'aura qu'un robinet &#224; fermer pour &#233;touffer bien des critiques.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Financer l'action collective
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tude du SACA nous r&#233;v&#232;le aussi que les groupes de d&#233;fense collective des droits re&#231;oivent de l'&#201;tat en moyenne 20 % de moins que les autres groupes communautaires. En plus d'&#234;tre d&#233;pendants du gouvernement, les groupes de d&#233;fense des droits sont donc sous-financ&#233;s ! Dans la r&#233;gion de Qu&#233;bec, &lt;i&gt;Centraide&lt;/i&gt;, qui est revenu &#224; de meilleurs sentiments depuis les tumultueuses ann&#233;es 1970, compense en partie pour certains groupes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour certains groupes seulement parce que Centraide ne finance que la lutte (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; en finan&#231;ant mieux la d&#233;fense des droits que les autres secteurs de l'action communautaire. Reste tout de m&#234;me un manque &#224; gagner&#8230; C'est ici qu'entre en sc&#232;ne le &lt;i&gt;Fonds de solidarit&#233; des groupes populaires de Qu&#233;bec&lt;/i&gt;, qui finance exclusivement la d&#233;fense collective des droits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Huit groupes populaires sont actuellement coalis&#233;s au sein du Fonds. L'an dernier, chacun a re&#231;u 4 000 $. Ce n'est pas la fin du monde, mais &#231;a peut faire la diff&#233;rence entre participer &#224; une manif, organiser une action, imprimer un tract... ou pas. L'argent redistribu&#233; a servi dans des luttes sur les fronts du logement, de la lutte &#224; la pauvret&#233;, de l'am&#233;nagement urbain, de l'information alternative, de la culture populaire, de l'environnement et des droits des d&#233;tenues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fonctionnement du &lt;i&gt;Fonds&lt;/i&gt; est assez simple : une assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale annuelle, un conseil d'administration et une permanence &#224; temps tr&#232;s partiel. Le &lt;i&gt;membership&lt;/i&gt; est r&#233;serv&#233; aux groupes qui re&#231;oivent des fonds sur une base r&#233;guli&#232;re et chaque groupe a un d&#233;l&#233;gu&#233; au c.a. Bref, c'est l'autogestion !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque ann&#233;e, les groupes lancent une campagne publique de lev&#233;e de fonds. Les cibles principales de cette campagne annuelle sont les communaut&#233;s religieuses, les militantes et les syndicats. Des activit&#233;s, dont un populaire &#171; souper spaghetti &#187; qui permet aux militantes de base des groupes de se rencontrer ailleurs que dans une manif, viennent ponctuer la campagne. Depuis dix ans, malgr&#233; une tendance &#224; la baisse, les montants r&#233;colt&#233;s sont sensiblement les m&#234;mes. Le probl&#232;me, c'est que les principaux donateurs du &lt;i&gt;Fonds&lt;/i&gt;, les communaut&#233;s religieuses, ont annonc&#233; un retrait progressif. En effet, la &lt;i&gt;Conf&#233;rence religieuse canadienne &#8211; section Qu&#233;bec&lt;/i&gt; (CRC, une coalition de communaut&#233;s) a d&#233;cid&#233; de cesser de recommander de financer le &lt;i&gt;Fonds&lt;/i&gt;. Concr&#232;tement, les communaut&#233;s religieuses, comme le gouvernement, veulent contr&#244;ler pr&#233;cis&#233;ment &#224; qui et pour quoi elles donnent de l'argent. Dor&#233;navant, chaque groupe devra d&#233;poser une demande individuelle &#224; la CRC. Il est d&#233;j&#224; clair que deux des membres du &lt;i&gt;Fonds&lt;/i&gt; ne se qualifient pas, tandis que deux autres ont peu de chances de recevoir un montant significatif. Heureusement, le financement des quatre groupes restant risque d'&#234;tre plus important que ce qu'ils recevaient via le &lt;i&gt;Fonds&lt;/i&gt;, mais c'est quand m&#234;me un autre espace d'autonomie qui dispara&#238;t.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Retour vers le futur : 2006
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;fi pour les prochaines ann&#233;es sera de renouveler la base militante contribuant au &lt;i&gt;Fonds&lt;/i&gt; et de traduire en esp&#232;ces sonnantes et tr&#233;buchantes la solidarit&#233; affich&#233;e des syndicats envers les groupes populaires. Actuellement, en excluant les gens participant aux activit&#233;s comme le souper spaghetti, une centaine de &#171; vieux de la vieille &#187; font un don au &lt;i&gt;Fonds&lt;/i&gt;. Le renouvellement dans la gauche sociale et politique s'est visiblement peu fait ces derni&#232;res ann&#233;es et il y a l&#224; un enjeu. Du c&#244;t&#233; des syndicats, il y a une douzaine de sections locales qui contribuent r&#233;guli&#232;rement. Encore l&#224;, sauf exception, il s'agit d'alli&#233;s acquis de longue date. Pourtant, depuis l'&#233;lection des Lib&#233;raux, les syndicats ne finissent plus d'en appeler &#224; la solidarit&#233; entre les mouvements populaire et ouvrier...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un contexte de consolidation de la droite dans la r&#233;gion de Qu&#233;bec, le moins que l'on puisse dire, c'est que le mouvement populaire a du pain sur la planche. Vous vous demandiez ce que vous pourriez faire pour aider ceux et celles qui luttent en plein c&#339;ur du &#171; myst&#232;re de Qu&#233;bec &#187; ? Ne cherchez plus !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;PROFIL R&#201;GIONAL, &lt;i&gt;Soutien financier du gouvernement du Qu&#233;bec en mati&#232;re d'action communautaire&lt;/i&gt; (2006). Ce rapport peut &#234;tre consult&#233; sur : &lt;a href=&#034;http://www.mess.gouv.qc.ca&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.mess.gouv.qc.ca&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Le Front d'action populaire en r&#233;am&#233;nagement urbain&lt;/i&gt;, le FRAPRU, contr&#244;lait la distribution de la subvention de la SHQ tandis que le &lt;i&gt;Regroupement d'&#233;ducation populaire en action communautaire&lt;/i&gt;, le R&#201;PAC, contr&#244;lait celle du minist&#232;re de l'&#201;ducation via une &#171; demande unique &#187;. Dans les deux cas, les assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales se r&#233;servaient le droit de majorer la subvention des groupes les plus mal financ&#233;s. Le pouvoir des fonctionnaires se limitait &#224; d&#233;terminer le montant global de la subvention &#224; redistribuer.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour certains groupes seulement parce que &lt;i&gt;Centraide&lt;/i&gt; ne finance que la lutte &#224; la pauvret&#233;, ce qui exclut, par exemple, un groupe comme les &lt;i&gt;Amies de la Terre&lt;/i&gt; qui d&#233;fend le droit &#224; un environnement social et humain sain.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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