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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Le Cirque du Soleil et ses travailleurs</title>
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		<dc:date>2008-07-14T18:26:40Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>M&#233;lanie Tardif</dc:creator>


		<dc:subject>Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Tardif, M&#233;lanie </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En novembre dernier, le Cirque du Soleil (CdS) annon&#231;ait triomphalement qu'il pr&#233;senterait &#224; compter de 2007, et ce pour une p&#233;riode minimale de quatre ans, un tout nouveau spectacle d'hiver au Madison Square Garden, signe tant attendu d'un possible ancrage de la compagnie &#224; New York. Comme l'indiquait r&#233;cemment une lettre ouverte au Devoir intitul&#233;e &#171; Le syndrome de l'ogre &#187; , le CdS semble &#171; devenu un animal vorace &#224; l'app&#233;tit insatiable &#187; : association avec la firme CKX et sa filiale (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-19-avril-mai-2007-" rel="directory"&gt;No 019 - avril / mai 2007&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Travail-syndicalisme-et-mouvement-+" rel="tag"&gt;Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Tardif-Melanie-+" rel="tag"&gt;Tardif, M&#233;lanie &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En novembre dernier, le Cirque du Soleil (CdS) annon&#231;ait triomphalement qu'il pr&#233;senterait &#224; compter de 2007, et ce pour une p&#233;riode minimale de quatre ans, un tout nouveau spectacle d'hiver au Madison Square Garden, signe tant attendu d'un possible ancrage de la compagnie &#224; New York. Comme l'indiquait r&#233;cemment une lettre ouverte au Devoir intitul&#233;e &#171; Le syndrome de l'ogre &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jean David, &#171; Le syndrome de l'ogre &#187;, Le Devoir, 15 janvier 2007.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, le CdS semble &#171; &lt;i&gt;devenu un animal vorace &#224; l'app&#233;tit insatiable&lt;/i&gt; &#187; : association avec la firme CKX et sa filiale Elvis Presley Enterprises, association avec Apple Corps Ltd &#8212; la compagnie des Beatles &#8212;, et cr&#233;ation en 2006 du spectacle Love (cinqui&#232;me spectacle &#224; Las Vegas), inauguration prochaine de trois nouveaux spectacles permanents &#224; Tokyo, Macao et Londres, lancement d'un &#233;ni&#232;me spectacle de tourn&#233;e ce printemps &#224; Montr&#233;al&#8230; Une entreprise peut-elle devenir une multinationale du divertissement et continuer de cro&#238;tre &#224; un rythme sid&#233;rant ann&#233;e apr&#232;s ann&#233;e sans que personne n'en paie le prix ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;M&#234;me si l'entreprise ch&#233;rie des Qu&#233;b&#233;cois jouit d'un succ&#232;s in&#233;gal&#233; et met de l'avant quelques projets socialement engag&#233;s, comme la revitalisation du quartier Saint-Michel &#224; Montr&#233;al, le programme Cirque du Monde ou la fondation mondiale pour l'eau One Drop, des critiques commencent &#224; s'&#233;lever. &#192; Broadway, par exemple, le CdS s'est vu refuser la construction d'une salle de 1800 places par l'administration de la ville de New York, d&#233;sireuse de pr&#233;server l'int&#233;grit&#233; de la rue des th&#233;&#226;tres ainsi que la qualit&#233; de vie du quartier. &#192; Miami, le CdS a demand&#233; &#224; la municipalit&#233; d'investir 60 millions de dollars pour la r&#233;novation et l'occupation du &lt;i&gt;Jackie Gleason Theatre&lt;/i&gt;, demande d&#233;cri&#233;e par la communaut&#233; locale. Plus pr&#232;s de nous, on n'a qu'&#224; penser au projet contest&#233; de relocalisation du Casino de Montr&#233;al dans Pointe-Saint-Charles, quartier d&#233;favoris&#233; de la m&#233;tropole, auquel le CdS &#233;tait associ&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des critiques s'&#233;l&#232;vent, mais rarement entend-on les artistes eux-m&#234;mes parler des pratiques moins heureuses du CdS &#224; leur &#233;gard. Peut-&#234;tre les spectateurs s'imaginent-ils les circassiens vivant dans un monde aussi fantastique que celui &#224; l'int&#233;rieur duquel ils &#233;voluent sur sc&#232;ne ? Pourtant, comme nous pouvons en t&#233;moigner, &#234;tre artiste au CdS, c'est d'abord et avant tout ex&#233;cuter un travail artistique certes, mais &#233;galement r&#233;p&#233;titif et intensif au sein d'une imposante multinationale (900 artistes) qui g&#233;n&#232;re son lot de tensions entre employeur et employ&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les fous du roi&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ironiquement, alors que la fortune du propri&#233;taire et milliardaire Guy Lalibert&#233; ne cesse de cro&#238;tre, beaucoup de probl&#232;mes entre artistes et employeur n'&#233;tant pas syndiqu&#233;s, plusieurs des param&#232;tres de leur travail peuvent se voir modifi&#233;s en tout temps et cons&#233;quemment affecter leur salaire. Ainsi, la premi&#232;re du spectacle &lt;i&gt;K&#224;&lt;/i&gt; ayant &#233;t&#233; report&#233;e de cinq mois &#224; la suite de probl&#232;mes techniques, nous avons d&#251; subir une prolongation d'autant de mois de la paye &#171; &lt;i&gt;de r&#233;p&#233;tition&lt;/i&gt; &#187; (environ 335 $ US par semaine), un semblant de salaire pour un vrai travail. En outre, pendant que nous travaillions six jours par semaine durant de longues heures, d'autres employ&#233;s (physioth&#233;rapeutes, entra&#238;neurs, coordonnateurs de toutes sortes) recevaient pleine r&#233;mun&#233;ration. Est-ce &#224; dire qu'une compensation nous attend une fois le spectacle lanc&#233; ? Bien que St&#233;phane Baillargeon ait pu &#233;crire en d&#233;cembre dernier qu'un acrobate du CdS pouvait gagner jusqu'&#224; 100 000$ par ann&#233;e&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;St&#233;phane Baillargeon, &#171; Une immense goutte d'eau pour le sud &#187;, Le Devoir, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, ces &#233;lus demeurent rarissimes. La majorit&#233;tournent autour de la question de la r&#233;mun&#233;ration. Par exemple, les artistes des acrobates ne re&#231;oivent qu'un peu plus de la moiti&#233; de cette somme. De plus, compte tenu du risque &#233;lev&#233; de blessure inh&#233;rent au m&#233;tier et de la courte dur&#233;e d'une carri&#232;re circassienne, compte tenu du fait que plusieurs artistes doivent faire venir et faire vivre conjoint et enfants (le conjoint ne peut travailler aux &#201;tats-Unis tant que l'artiste n'a pas fait accepter sa demande de carte verte, la carte de r&#233;sident permanent, un processus long et laborieux co&#251;tant dans les 5 000 $ US), compte tenu de l'obligation qu'ont certains de redonner &#224; leur agent un certain pourcentage de leurs gains, non seulement le salaire de la majorit&#233; des artistes ne peut pr&#233;tendre compenser le salaire re&#231;u lors de la p&#233;riode de cr&#233;ation montr&#233;alaise3 et de la p&#233;riode de r&#233;p&#233;tition &#224; Las Vegas (beaucoup s'endettent), mais pour plusieurs, ce n'est pas un salaire d&#233;cent. Pr&#233;cisons encore &#224; propos du salaire r&#233;gulier, que les artistes sont pay&#233;s pour chaque spectacle pr&#233;sent&#233; et donc que le salaire annuel ci-haut mentionn&#233; ne s'acquiert en fait qu'avec un fort volume de spectacles : 470 par ann&#233;e, soit dix spectacles par semaine, &#224; raison de deux par soir&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les artistes engag&#233;s en vue d'un nouveau spectacle participent d'abord &#224; une (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour beaucoup, un autre enjeu majeur est l'&#233;quit&#233; salariale entre artistes. Bien entendu, pour l'employeur, il ne peut &#234;tre question d'iniquit&#233;s salariales avec la formule contractuelle et les n&#233;gociations individuelles. Les salaires de chacun ne sont-ils pas le r&#233;sultat de la juste loi du march&#233; ? Chacun n'est-il pas pay&#233; en fonction de son exp&#233;rience, de la raret&#233; de ses comp&#233;tences et des responsabilit&#233;s qu'il assume au travail ? Il est bon de se rappeler que les artistes de K&#224; proviennent d'une quinzaine de pays diff&#233;rents et qu'ils ont des parcours professionnels pluriels. &#192; leur arriv&#233;e dans l'entreprise, tous ne sont pas en mesure d'&#233;valuer convenablement la valeur de leur travail sur le march&#233; nord-am&#233;ricain. Il en r&#233;sulte une tr&#232;s grande disparit&#233; des salaires. Des tendances se dessinent, et les moins bien pay&#233;s se r&#233;v&#232;lent &#234;tre les artistes en provenance de l'Asie et du Br&#233;sil ainsi que les artistes plus jeunes. Bien que nous soyons tenus de garder notre salaire confidentiel, ces informations finissent toujours par filtrer. Plusieurs &#233;prouvent alors frustration et d&#233;motivation, de m&#234;me que le sentiment d'&#234;tre exploit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre constat d&#233;solant : le CdS maintient une pression tr&#232;s grande sur les artistes en d&#233;pit de conditions de travail toujours changeantes. Il est notamment arriv&#233;, sur &lt;i&gt;K&#224;&lt;/i&gt;, que plus d'une douzaine d'artistes soient absents du spectacle en m&#234;me temps (maladies, blessures, op&#233;rations&#8230;). Sur une &#233;quipe d'environ 70 artistes, cela augmente consid&#233;rablement la charge de travail des autres, sur sc&#232;ne comme &#224; l'entra&#238;nement. Cette situation est d'abord pr&#233;sent&#233;e comme exceptionnelle, d&#233;nonc&#233;e par tous. Elle se transforme ensuite en norme, puis se banalise, entra&#238;nant de l'&#233;puisement parfois chronique, une diminution de la qualit&#233; du spectacle ainsi qu'une augmentation inacceptable du nombre et de la gravit&#233; des blessures. Rappelons &#224; ce sujet que pr&#232;s de 25 % des artistes ont subi une intervention chirurgicale avant la fin de leur premier contrat.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le temps des bouffons&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tous les probl&#232;mes mentionn&#233;s, qui ne sont que des exemples parmi d'autres, obligent &#224; une lutte continuelle pour le respect de l'artiste et pour l'am&#233;lioration des conditions de travail, lutte qui elle-m&#234;me entra&#238;ne gaspillage de temps et d'&#233;nergie, stress constant, frustrations inutiles ainsi que sentiment diffus de perte de contr&#244;le. Comme le regroupement des artistes &#224; des fins de revendications demeure extr&#234;mement d&#233;licat et difficile &#224; cause des diff&#233;rences culturelles marqu&#233;es, une atomisation des individus s'av&#232;re in&#233;vitable, sapant pour une part le moral des troupes, l'esprit d'&#233;quipe et la solidarit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exp&#233;rience au sein de la compagnie s'est r&#233;v&#233;l&#233;e pour une majorit&#233; d'artistes de notre spectacle l'occasion d'un v&#233;ritable d&#233;senchantement. Quelque vingt artistes n'ont pas renouvel&#233; leur contrat ou ont quitt&#233; avant son &#233;ch&#233;ance. Ce sont pour la plupart des Occidentaux, souvent les plus &#226;g&#233;s, en grande partie des Fran&#231;ais, des Qu&#233;b&#233;cois et des Am&#233;ricains. Presque tous les artistes en provenance d'Asie, d'Am&#233;rique latine et d'ex-URSS ont renouvel&#233; leur contrat. Certains par amour du travail, mais beaucoup par absence de v&#233;ritable choix. Plusieurs attendent avant de quitter d'avoir obtenu leur carte verte, gu&#233;ri leurs blessures ou accumul&#233; un certain montant d'argent &#8212; en somme, d'avoir acquis une s&#233;curit&#233; minimale. Et, &#224; en juger par les informations r&#233;colt&#233;es aupr&#232;s d'artistes travaillant sur d'autres spectacles du CdS, il est difficile d'imaginer que la situation que nous avons v&#233;cue ait &#233;t&#233; exceptionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le Cirque du Soleil veut &#234;tre &#224; la hauteur de son image de marchand de r&#234;ve offrant un traitement exemplaire &#224; toutes ses employ&#233;es, il lui reste &#233;norm&#233;ment de pain sur la planche. Ne devrait-il pas commencer par r&#233;insuffler &#224; ses artistes le sens, la fiert&#233; et le bonheur du m&#233;tier, toutes choses qui aujourd'hui s'&#233;tiolent au rythme des repr&#233;sentations ? Un cirque d&#233;senchant&#233;, n'est-ce pas un bien triste spectacle ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jean David, &#171; Le syndrome de l'ogre &#187;, &lt;i&gt;Le Devoir&lt;/i&gt;, 15 janvier 2007.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;St&#233;phane Baillargeon, &#171; Une immense goutte d'eau pour le sud &#187;, &lt;i&gt;Le Devoir&lt;/i&gt;, 23-24 d&#233;cembre 2006.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les artistes engag&#233;s en vue d'un nouveau spectacle participent d'abord &#224; une p&#233;riode dite &#171; &lt;i&gt;de formation&lt;/i&gt; &#187;, d&#233;dommag&#233;e par une paie hebdomadaire moins &#233;lev&#233;e encore que la paie de r&#233;p&#233;tition re&#231;ue &#224; Las Vegas (les artistes de l'ext&#233;rieur de Montr&#233;al peuvent cependant loger aux r&#233;sidences du CdS). Pourtant, plut&#244;t que d'&#234;tre &#171; &lt;i&gt;form&#233;s&lt;/i&gt; &#187;, les artistes doivent alors tester les nouveaux appareils et collaborer &#224; la cr&#233;ation de tous les num&#233;ros du spectacle. Pour &lt;i&gt;K&#224;&lt;/i&gt;, cette p&#233;riode a dur&#233; six mois et a &#233;t&#233; suivie des r&#233;p&#233;titions aux &#201;tats-Unis. Notre salaire r&#233;gulier n'a donc commenc&#233; qu'apr&#232;s 13 mois de travail.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M&#233;lanie Tardif&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Hugues Sarra-Bournet&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anciens artistes du spectacle K&#224;, mis en sc&#232;ne par Robert Lepage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#233;lanie Tardif a travaill&#233; pour le CdS de juillet 2004 &#224; mars 2006 et Hugues Sarra-Bournet, d'octobre 2003 jusqu'&#224; sa d&#233;mission en ao&#251;t 2006. Tous deux ont conserv&#233; de tr&#232;s bons rapports avec leurs pairs et avec la plupart de leurs sup&#233;rieurs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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