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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Contre-r&#233;forme agraire et agrobusiness</title>
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		<dc:date>2008-07-17T17:57:25Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>M&#233;lissa Leblanc</dc:creator>


		<dc:subject>Agriculture et alimentation</dc:subject>
		<dc:subject>Am&#233;rique latine et Cara&#239;bes</dc:subject>
		<dc:subject>Conflits, droits humains et impunit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Leblanc, M&#233;lissa </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;On estime &#224; 3,5 millions le nombre de d&#233;plac&#233;es internes en Colombie au cours des vingt derni&#232;res ann&#233;es. Toutefois, il ne s'agit pas d'une population d&#233;plac&#233;e pour cause de guerre, c'est plut&#244;t une guerre men&#233;e expr&#232;s pour d&#233;placer les populations. Le ph&#233;nom&#232;ne du d&#233;placement forc&#233;, bien qu'il soit parfois d&#251; aux confrontations arm&#233;es, est une strat&#233;gie &#233;tatique contre les populations rurales qui a pour but d'op&#233;rer une contre-r&#233;forme agraire et de mettre des territoires strat&#233;giques au (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-19-avril-mai-2007-" rel="directory"&gt;No 019 - avril / mai 2007&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Conflits-droits-humains-et-+" rel="tag"&gt;Conflits, droits humains et impunit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Leblanc-Melissa-+" rel="tag"&gt;Leblanc, M&#233;lissa &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;On estime &#224; 3,5 millions le nombre de d&#233;plac&#233;es internes en Colombie au cours des vingt derni&#232;res ann&#233;es. Toutefois, il ne s'agit pas d'une population d&#233;plac&#233;e pour cause de guerre, c'est plut&#244;t &lt;i&gt;une guerre men&#233;e expr&#232;s pour d&#233;placer les populations&lt;/i&gt;. Le ph&#233;nom&#232;ne du d&#233;placement forc&#233;, bien qu'il soit parfois d&#251; aux confrontations arm&#233;es, est une strat&#233;gie &#233;tatique contre les populations rurales qui a pour but d'op&#233;rer une contre-r&#233;forme agraire et de mettre des territoires strat&#233;giques au service des int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques nationaux et internationaux. Sur ces terres vol&#233;es aux paysannes se d&#233;ploie actuellement une vaste gamme de projets agro-industriels, d'&#233;levage extensif, d'exploitation mini&#232;re, p&#233;troli&#232;re et foresti&#232;re. La Colombie est l'un des pays ayant la plus grande concentration de terres en Am&#233;rique latine. Aujourd'hui, le gouvernement d'Uribe Velez pr&#233;tend l&#233;galiser cette contre-r&#233;forme agraire par des nouvelles lois sur le &#171; &lt;i&gt;d&#233;veloppement rural&lt;/i&gt; &#187; et sur la &#171; &lt;i&gt;d&#233;mobilisation&lt;/i&gt; &#187; des paramilitaires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En mars 2006, les n&#233;gociations du Trait&#233; de libre-&#233;change bilat&#233;ral entre les &#201;tats-Unis et la Colombie ont &#233;t&#233; conclues. Cet accord d&#233;finit toute l'organisation de la structure productive colombienne et le r&#244;le du march&#233; dans la d&#233;finition des politiques publiques. Selon ses promoteurs, la Colombie ne doit pas produire des aliments, mais plut&#244;t se consacrer &#224; la production de combustibles d'origine agricole (comme le biodiesel de palme africaine et l'&#233;thanol de canne &#224; sucre) et d'autres monocultures &#224; grande &#233;chelle. Cons&#233;quence : destruction de la souverainet&#233; alimentaire et dommages environnementaux &#233;normes &#8212; d&#233;gradation des &#233;cosyst&#232;mes, appauvrissement des sols, contamination ou disparition des eaux, d&#233;vastation de la faune et de la flore, pollution r&#233;sultant de l'agro-industrie (fertilisants et pesticides chimiques, transport, transformation), etc.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Loi sur la terre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'automne dernier, le ministre de l'Agriculture Andres Felipe Arias a pr&#233;sent&#233; un projet de loi &#171; &lt;i&gt;sur le d&#233;veloppement rural en Colombie&lt;/i&gt; &#187; (qui doit &#234;tre adopt&#233; au d&#233;but de l'ann&#233;e 2007). Sous le pr&#233;texte de rassembler les diff&#233;rentes lois agraires colombiennes adopt&#233;es depuis 1936 &#171; &lt;i&gt;&#224; la lumi&#232;re de la nouvelle vision du secteur agricole&lt;/i&gt; &#187;, cette loi est en r&#233;alit&#233; un tour de passe-passe pour l&#233;galiser les spoliations de terres par les paramilitaires dont ont &#233;t&#233; victimes des communaut&#233;s paysannes partout dans le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article 122 du projet de loi &#233;tablit une nouvelle prescription d'acquisition d'un territoire pour ceux qui, &#171; &lt;i&gt;croyant de bonne foi qu'il s'agit de terres sans propri&#233;taires&lt;/i&gt; &#187; (terres non exploit&#233;es), font la preuve d'une occupation continue et effective de ce territoire pour une p&#233;riode de cinq ans. En cons&#233;quence, des personnes ayant acquis des terres ill&#233;galement peuvent les l&#233;galiser sans que les vrais propri&#233;taires d&#233;plac&#233;s aient le choix. Ce concept ignore le probl&#232;me du d&#233;placement en Colombie. Rien n'est pr&#233;vu pour v&#233;rifier si le territoire qu'on pr&#233;tend acqu&#233;rir est susceptible d'appartenir &#224; la population d&#233;plac&#233;e. Le gouvernement, devant la pol&#233;mique caus&#233;e par le projet de loi, a donc ajout&#233; un paragraphe dans lequel il est dit que la prescription peut seulement concerner les terres occup&#233;es de mani&#232;re pacifique&#8230; &#192; qui revient alors la preuve ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La r&#233;forme agraire par le march&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La vision qu'a le gouvernement actuel du d&#233;veloppement rural est &#171; &lt;i&gt;marqu&#233;e par les nouvelles r&#233;alit&#233;s de l'&#233;conomie nationale, caract&#233;ris&#233;e par les processus acc&#233;l&#233;r&#233;s de lib&#233;ration commerciale, d'internationalisation de l'&#233;conomie de la Colombie et du monde, qui requiert une impulsion nouvelle du d&#233;veloppement d'entreprise et un r&#244;le central de l'initiative priv&#233;e&lt;/i&gt; &#187;, lit-on dans le pr&#233;ambule au projet de loi. Cette vis&#233;e strictement &#233;conomique et commerciale outrepasse l'&#233;conomie paysanne. Elle confond le concept de d&#233;veloppement rural avec celui d'investissement industriel, ne prend en compte ni la relation sp&#233;ciale que les communaut&#233;s indig&#232;nes et afrodescendantes ont avec la terre, ni leur autonomie, ni la situation de la population d&#233;plac&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec cette loi est cr&#233;&#233; le programme &#171; &lt;i&gt;Agriculture, investissements s&#251;rs&lt;/i&gt; &#187; (&#171; &lt;i&gt;Agro, ingreso seguro&lt;/i&gt; &#187;) : afin d'obtenir une subvention pour l'achat de terres, un projet productif agricole doit &#234;tre pr&#233;sent&#233; &#224; l'&lt;i&gt;Incoder&lt;/i&gt; (Institut colombien de d&#233;veloppement rural, dont on red&#233;finit les mandats et l'organisation). Les paysannes ne peuvent alors choisir la meilleure solution pour r&#233;pondre &#224; leurs besoins. On les oblige &#224; se soumettre &#224; la logique commerciale pour pouvoir acc&#233;der aux subventions. Ce sont les &#171; &lt;i&gt;meilleurs&lt;/i&gt; &#187; projets (les plus gros) qui accaparent toutes les ressources &#233;tatiques, laissant sans moyens les paysannes et les municipalit&#233;s les plus pauvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les articles 75 et 76 sur les &#171; &lt;i&gt;zones de colonisation, de r&#233;serves paysannes et de d&#233;veloppement entrepreneurial&lt;/i&gt; &#187; &#233;tablissent que des entreprises pourront solliciter l'acquisition de terres &#171; &lt;i&gt;inoccup&#233;es&lt;/i&gt; &#187; dans les &#171; &lt;i&gt;zones de d&#233;veloppement entrepreneurial&lt;/i&gt; &#187; apr&#232;s avoir exploit&#233; le domaine pendant cinq ans. L'article 76 &#233;limine l'obligation d'&#171; &lt;i&gt;&#233;quilibrer&lt;/i&gt; &#187; la production avec l'&#171; &lt;i&gt;offre&lt;/i&gt; &#187; environnementale. Il indique clairement que ces zones sont pour les GROS investissements (monoculture, exportation, monopole, multinationale). Les terres de ces zones peuvent &#234;tre exploit&#233;es sous contrat par des entreprises qui n'en sont pas propri&#233;taires, c'est-&#224;-dire qu'on leur pr&#234;te la terre jusqu'&#224; ce qu'elle ne leur soit plus utile... Ces dispositions sont compl&#233;t&#233;es par la cr&#233;ation de &#171; &lt;i&gt; &lt;i&gt;zones franches agroindustrielles&lt;/i&gt; &lt;/i&gt; &#187; o&#249; les multinationales de l'agrobusiness peuvent s'installer.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La &lt;i&gt;paix&lt;/i&gt; par le march&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En fait, les m&#233;gaprojets font aussi partie des &#171; &lt;i&gt;plans de retour&lt;/i&gt; &#187; de l'&#201;tat pour les personnes d&#233;plac&#233;es. La terre vol&#233;e est &#171; &lt;i&gt;redistribu&#233;e&lt;/i&gt; &#187; &#224; des d&#233;plac&#233;es provenant d'autres r&#233;gions et des compagnies les associent dans des projets productifs. Les paysannes deviennent ainsi employ&#233;es de plantations. Des repr&#233;sentantes de communaut&#233;s paysannes ont fait comprendre, devant le projet de loi sur le &#171; &lt;i&gt;d&#233;veloppement rural&lt;/i&gt; &#187;, qu'ils ne voulaient pas des emplois, mais des terres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; &lt;i&gt;d&#233;mobilisation&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En fait, la d&#233;mobilisation des paramilitaires est une mascarade pour (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; des paramilitaires consolide aussi la contre-r&#233;forme agraire. Selon la &lt;i&gt;Contraloria General de la Republica&lt;/i&gt; et l'Universit&#233; des Andes, les paramilitaires se seraient appropri&#233; plus de quatre millions d'hectares des meilleures terres du pays tout au long de leur histoire&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Juan Camilo Restrepo, &#171; Que sea en serio ! &#187;, El Colombiano, 11 octobre 2005.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. En juillet 2004, le gouvernement colombien a initi&#233; un &#171; &lt;i&gt;dialogue&lt;/i&gt; &#187; de paix avec les Autod&#233;fenses unies de Colombie (AUC) pour leur d&#233;mobilisation. Non seulement les paramilitaires ne rendent pas les terres usurp&#233;es violemment dans le cadre de leur suppos&#233;e d&#233;mobilisation, mais en plus ils continuent &#224; agrandir la fronti&#232;re agricole qu'ils prot&#232;gent, au profit d'investisseurs nationaux et internationaux, pour des projets agroindustriels d'exportation de palme africaine, d'asperges, de brocolis, entre autres aux &#201;tats-Unis, au Canada et en Europe, et des projets d'exploitation mini&#232;re, d'industrialisation de la coca et de construction. Les chefs paramilitaires eux-m&#234;mes d&#233;veloppent leurs projets productifs. Le chemin de la r&#233;conciliation serait donc celui du &#171; &lt;i&gt;progr&#232;s&lt;/i&gt; &#187; ; l'agroindustrie serait le lieu de rencontre entre les victimes et les criminels.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;M&#233;gaprojets de palme africaine au Choc&#243;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Selon cette doctrine, la palme africaine est un produit gagnant. La monoculture intensive de palme africaine requiert peu de main-d'&#339;uvre, mais beaucoup de terrain et de fertilisants chimiques. L'huile de palme est la deuxi&#232;me huile la plus consomm&#233;e au monde. En plus de ses applications industrielles, alimentaires et cosm&#233;tiques, on peut en faire du biodiesel. La Colombie est le premier producteur d'huile de palme en Am&#233;rique latine. En 2008, on pr&#233;voit que ce pays produira 645 000 tonnes par ann&#233;e de biodiesel d'huile de palme, &#224; travers huit m&#233;gaprojets, dont quatre sont actuellement en cours selon la Fedepalma (F&#233;d&#233;ration nationale des palmiculteurs).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la province du Choc&#243;, au nord-ouest du pays, les communaut&#233;s afrocolombiennes du Curvarad&#243; et du Jiguamiand&#243;, avec lesquelles travaille le Projet accompagnement solidarit&#233; Colombie, sont menac&#233;es par un m&#233;gaprojet de palme africaine implant&#233; ill&#233;galement sur leur territoire collectif &#224; la suite du d&#233;placement forc&#233; de 1997. Actuellement, 33 000 hectares de terre sont l'objet d'un conflit entre les communaut&#233;s noires d'un c&#244;t&#233; et les entreprises palmicultrices et les paramilitaires de l'autre. En principe, la loi 70 de 1993, qui prot&#232;ge les territoires collectifs des communaut&#233;s noires, leur permet de revendiquer leurs droits &#224; la vie et au territoire face aux compagnies de palme, mais le gouvernement d'Uribe Velez tente aussi de modifier cette loi pour permettre les &#171; &lt;i&gt;alliances strat&#233;giques&lt;/i&gt; &#187; entre les entreprises et des associations de paysans, donc de privatiser de fait les terres&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le 8 ao&#251;t 2005, l'Incoder a &#233;mis la r&#233;solution 1516 par le biais de laquelle (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, la r&#233;sistance continue : au Curvarad&#243;, deux nouvelles Zones humanitaires ont &#233;t&#233; ouvertes en 2006 par les communaut&#233;s, dont l'une au coeur de l'empire narco-paramilitaire de la palme africaine&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les Zones humanitaires, &#224; l'int&#233;rieur desquelles les communaut&#233;s s'affirment (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. De plus, des Zones de r&#233;serve naturelle et de biodiversit&#233; ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;es. Elles servent avant tout &#224; la culture de produits agricoles de subsistance et &#224; la protection de certaines zones de la for&#234;t tropicale. Cela marque une nouvelle &#233;tape dans la r&#233;sistance des Afrocolombiennes pour la d&#233;fense de leur territoire. De l'&#233;tape d&#233;fensive consistant &#224; se prot&#233;ger des incursions arm&#233;es et &#224; d&#233;noncer le vol de leurs terres, ils sont maintenant pass&#233;s &#224; l'&#233;tape offensive par le biais de la r&#233;cup&#233;ration directe de leurs terres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://www.pasc.ca" class="spip_out"&gt;Projet accompagnement solidarit&#233; Colombie&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;En fait, la d&#233;mobilisation des paramilitaires est une mascarade pour garantir leur impunit&#233;, dans laquelle les &#171; &lt;i&gt;bons&lt;/i&gt; &#187; paras se r&#233;int&#232;grent &#224; la soci&#233;t&#233; et les &#171; &lt;i&gt;mauvais&lt;/i&gt; &#187; reprennent les armes, tels que les &#171; &lt;i&gt;nouveaux&lt;/i&gt; &#187; groupes arm&#233;s Aguilas Negras et Caminantes.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Juan Camilo Restrepo, &#171; &lt;i&gt;Que sea en serio !&lt;/i&gt; &#187;, &lt;i&gt;El Colombiano&lt;/i&gt;, 11 octobre 2005.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le 8 ao&#251;t 2005, l'Incoder a &#233;mis la r&#233;solution 1516 par le biais de laquelle &#171; &lt;i&gt;on dicte les directives pour la participation des communaut&#233;s noires ou afrocolombiennes dans les alliances ou associations commerciales qu'elles pourraient former avec des particuliers et/ou des entit&#233;s publiques, pour le d&#233;veloppement de projets productifs dans les territoires collectifs attribu&#233;s&lt;/i&gt; &#187; (remplac&#233;e par le d&#233;cret 2038 le 9 novembre 2005) : les compagnies de palme pourront non seulement r&#233;aliser des &#171; &lt;i&gt;alliances productives&lt;/i&gt; &#187; avec les Conseils communautaires ayant obtenu une r&#233;solution de leur assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale allant en ce sens, mais elles pourront &#233;galement signer ce type de contrats d'alliance avec des individus membres des Conseils communautaires qui d&#233;cident de s'allier aux compagnies et de permettre, par exemple, l'ensemencement de palme sur la parcelle du territoire collectif qui leur a &#233;t&#233; d&#233;sign&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les Zones humanitaires, &#224; l'int&#233;rieur desquelles les communaut&#233;s s'affirment en tant que populations civiles, proc&#232;dent d'une strat&#233;gie de protection et de distinction au sein du conflit arm&#233;, bas&#233;e sur les principes du Droit international humanitaire. Au Jiguamiand&#243;, trois ZH ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;es en 2004.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M&#233;lissa Leblanc&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Membre du Projet accompagnement solidarit&#233; Colombie&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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