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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Le Saguenay, une r&#233;gion court-circuit&#233;e</title>
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		<dc:date>2008-07-15T17:19:45Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Guy Girard</dc:creator>


		<dc:subject>Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Girard, Jean-Guy </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'occupation de l'usine d'Arvida par les travailleurs d'Alcan est &#224; marquer d'une pierre blanche dans l'histoire du mouvement ouvrier qu&#233;b&#233;cois. Jean-Guy Girard en fait ici la chronique. &lt;br class='autobr' /&gt; 26 janvier 2004 en fin de soir&#233;e, les 560 travailleurs des salles de cuves Sod&#235;rberg occupent l'usine d'Arvida et reprennent la production de l'aluminium contre la volont&#233; d'Alcan. Ils &#233;crivent une page d'histoire du syndicalisme au Canada : c'est la premi&#232;re fois que des syndiqu&#233;s prennent le contr&#244;le de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Travail-syndicalisme-et-mouvement-+" rel="tag"&gt;Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier&lt;/a&gt;, 
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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton58.jpg?1642092271' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;340&#034; height=&#034;255&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'occupation de l'usine d'Arvida par les travailleurs d'Alcan est &#224; marquer d'une pierre blanche dans l'histoire du mouvement ouvrier qu&#233;b&#233;cois. Jean-Guy Girard en fait ici la chronique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;26 janvier 2004 en fin de soir&#233;e&lt;/strong&gt;, les 560 travailleurs des salles de cuves Sod&#235;rberg occupent l'usine d'Arvida et reprennent la production de l'aluminium contre la volont&#233; d'Alcan. Ils &#233;crivent une page d'histoire du syndicalisme au Canada : c'est la premi&#232;re fois que des syndiqu&#233;s prennent le contr&#244;le de leur entreprise pour continuer la production. M&#234;me &#224; l'&#233;chelle internationale ce type d'action est rarissime. Les syndiqu&#233;s d'Arvida gagnent ainsi l'adh&#233;sion de toute la communaut&#233; &#224; leur cause. L'occupation prendra fin le 14 f&#233;vrier sous le coup d'une ordonnance de la Commission des relations de travail du Qu&#233;bec qui oblige les travailleurs et le syndicat &#224; &#171; &lt;i&gt;&#8230; reprendre le travail normal sous la supervision du personnel cadre d'Alcan&lt;/i&gt; &#187;. L'occupation d'usine aura dur&#233; 19 jours, gardant en haleine la multinationale Alcan et toute une r&#233;gion. Les travailleurs auront r&#233;ussi, gr&#226;ce &#224; leur coup de force, &#224; faire parler de la fermeture dans les m&#233;dias qu&#233;b&#233;cois et m&#234;me canadiens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le 22 janvier dernier&lt;/strong&gt;, en annon&#231;ant sans pr&#233;avis la coupure de 560 emplois, Alcan a rompu un pacte tacite avec le Saguenay&#8211;Lac-Saint-Jean. Le seul contrepoids &#224; tous les privil&#232;ges qu'on lui accorde, &#224; tous les d&#233;sagr&#233;ments qu'elle occasionne &#224; cette r&#233;gion, c'est le salaire qu'elle verse &#224; ses travailleurs. En 1984, 12 000 personnes travaillaient pour Alcan au Saguenay&#8211;Lac-St-Jean, le 22 janvier dernier, la coupure de 560 emplois repr&#233;sentait 10 % des 6 000 emplois restants. &#171; &lt;i&gt;L'Alcan s'est accapar&#233;e l'essentiel de l'&#233;nergie hydro-&#233;lectrique de cet immense bassin hydrographique, elle a noy&#233; les meilleures terres agricoles du Lac-Saint-Jean, a pollu&#233; le Saguenay avec du mercure et des HAP. Ces quelques ingr&#233;dients du cocktail chimique n&#233;cessaire &#224; la transformation de la bauxite en aluminium ont rendu les crevettes de cet immense cours d'eau impropres &#224; la consommation depuis 1970 et mis les b&#233;lugas sur la liste des esp&#232;ces en voie de disparition. Les conditions de travail d&#233;plorables chez Alcan pendant des d&#233;cennies ont permis &#224; Saguenay d'avoir le championnat du plus haut taux de cancer du poumon au Canada et de se maintenir au premier rang pour quelques autres types de cancer dont celui de la prostate. En fermant ses vieilles installations sans les remplacer, elle nous l&#232;gue un environnement industriel d&#233;grad&#233;.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;22 janvier 2004 au matin&lt;/strong&gt;, au Saguenay-Lac-Saint-Jean on sait que quelque chose se pr&#233;pare. Alcan a convoqu&#233; la presse &#224; 15h. Des leaders syndicaux, Alain Proulx et Jean-Marc Crevier, deux anciens pr&#233;sidents du Syndicat national des employ&#233;s de l'aluminium d'Arvida (SNEEA), sont sortis sur la place publique la semaine pr&#233;c&#233;dente pour r&#233;v&#233;ler qu'Alcan &#233;mettait des signaux &#224; l'effet qu'elle veut fermer ses salles de cuves Sod&#235;rberg rapidement, devan&#231;ant de dix ans le calendrier pr&#233;vu. C'est finalement un Jean Charest &#171; pi&#233;g&#233; &#187; qui fera l'annonce en direct de Davos &#224; 13h au sortir d'une rencontre avec Travis Engen, pr&#233;sident &#233;tasunien de la plus grande multinationale canadienne. Alcan a pr&#233;venu la S&#251;ret&#233; du Qu&#233;bec et celle-ci a d&#233;p&#234;ch&#233; en r&#233;gion un contingent d'anti-&#233;meutes : &#171; &lt;i&gt;Apr&#232;s tout, les gars pourraient se choquer&lt;/i&gt; &#187;. En fin de journ&#233;e, la r&#233;gion ressemble &#224; un vieux boxeur en KO technique ; les mauvais coups pleuvent depuis plus d'un an, aucune partie du corps n'a &#233;t&#233; &#233;pargn&#233;e. L'ann&#233;e derni&#232;re c'&#233;tait Agropur, le coup avait &#233;t&#233; ass&#233;n&#233; par notre multinationale coop&#233;rative qu&#233;b&#233;coise qui annon&#231;ait la fermeture de Chambord (160 emplois) et s'accaparait 100 millions de litres de lait, d&#233;tourn&#233;s pour &#234;tre transform&#233;s dans des usines du centre du Qu&#233;bec ; en d&#233;cembre c'&#233;tait Abitibi Consol &#224; La Baie qui annon&#231;ait la fermeture &#171; &lt;i&gt;pour une dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e&lt;/i&gt; &#187; de son usine de p&#226;te et papier, jetant &#224; la rue 625 employ&#233;s, etc. Le dernier coup frapp&#233; par Alcan &#233;tait en dessous de la ceinture mais l'arbitre avait le dos tourn&#233;, comme &#224; l'habitude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;23 janvier&lt;/strong&gt;, en r&#233;gion la r&#233;action est unanime. M&#234;me les alli&#233;s habituels de l'Alcan, politiciens, &#233;ditorialistes et chambres de commerce, y vont de d&#233;clarations incendiaires. Andr&#233; Harvey, d&#233;put&#233; lib&#233;ral f&#233;d&#233;ral de Saguenay d&#233;clare : &#171; &lt;i&gt;Il faut taxer les m&#233;gawatts qu'utilise Alcan&lt;/i&gt; &#187;. Il se fait m&#234;me incisif pour un &#233;lu : &#171; &lt;i&gt;Le service de relations publiques de l'Alcan est tellement efficace qu'il contr&#244;le les autorit&#233;s civiles au Canada. Ils ont aussi des contacts dans tous les m&#233;dias d'information. La preuve c'est que la fermeture des cuves d'Arvida qui touche 560 travailleurs ne fait m&#234;me pas la une des quotidiens nationaux&lt;/i&gt; &#187;. Malgr&#233; la col&#232;re qui gronde on ne s'attend pas &#224; grand chose de la part du syndicat. Les choix sont limit&#233;s : boycottage des heures suppl&#233;mentaires, appel &#224; une manifestation publique... Mais apr&#232;s tout, l'annonce de la fermeture est assortie d'un engagement d'Alcan que les 560 travailleurs seront prot&#233;g&#233;s ; on proc&#233;dera en grande partie par attrition, retraites anticip&#233;es, reclassement, etc. Finalement, les travailleurs qui devraient &#234;tre les plus touch&#233;s s'en tirent plut&#244;t bien. Dans la r&#233;gion, on les consid&#232;re g&#233;n&#233;ralement comme des &#171; gras durs &#187; avec des salaires d'au moins 60 000 $ par ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;26 janvier en soir&#233;e&lt;/strong&gt; sur le plancher de l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale la proposition serait venue du P'tit Mario : &#171; &lt;i&gt;Y ont d&#233;cid&#233; de fermer dix ans &#224; l'avance sans nous en parler, nous autres on prend le contr&#244;le de l'usine. Nous autres on continue &#224; produire, y viendront nous sortir&lt;/i&gt; &#187;. Alain Proulx, maintenant pr&#233;sident de la F&#233;d&#233;ration des syndicats du secteur aluminium (FSSA) explique : &#171; &lt;i&gt;M&#234;me si on ne fait pas partie de la m&#234;me centrale, tous les syndicats de l'aluminium sont assis ensemble dans une intersyndicale. La solidarit&#233; a &#233;t&#233; instantan&#233;e pour fournir l'&#233;lectricit&#233;, la bauxite, l'alumine, tous les &#233;l&#233;ments dont on avait besoin pour repartir la production.&lt;/i&gt; &#187; En faisant cette annonce d'une mani&#232;re aussi sauvage, l'Alcan savait qu'elle pouvait s'attendre &#224; tout. &#171; &lt;i&gt;Ce que craignait l'Alcan, c'est que les travailleurs laissent durcir le m&#233;tal dans les cuves, ce qui les aurait rendues inutilisables. Ils veulent cannibaliser les vieilles cuves, les Sod&#235;rberg ce n'est plus bon &#224; Arvida mais ils continue &#224; produire avec ces cuves &#224; Shawinigan et &#224; Beauharnois.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Samedi 31 janvier&lt;/strong&gt;, 5 000 personnes marchent dans les rues d'Arvida &#224; Saguenay pour manifester leur solidarit&#233; avec les travailleurs et signifier leur col&#232;re &#224; l'Alcan. Dans les m&#233;dias qu&#233;b&#233;cois, cette manifestation sera un peu &#233;clips&#233;e par celle organis&#233;e la m&#234;me fin de semaine contre la centrale thermique le Suro&#238;t d'Hydro-Qu&#233;bec, qui r&#233;unira elle aussi 5 000 personnes &#224; Montr&#233;al. &#192; Saguenay, les gens viennent aussi manifester parce qu'ils savent que la fermeture des Sod&#235;rberg ne touchera pas que les travailleurs. Pour chaque poste aboli &#224; l'usine on en perdra trois &#224; l'ext&#233;rieur. Dans le commerce, les services, dans les petites entreprises satellites on sait que si ces emplois ne sont pas remplac&#233;s, on assistera &#224; une d&#233;vitalisation &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La guerre de l'opinion&lt;/strong&gt;. L'Alcan tient beaucoup &#224; son image. Au premier rang mondial de la production d'aluminium depuis l'acquisition de P&#233;chiney, son image est importante partout dans le monde et accessoirement au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Le 22 janvier, Alcan fait deux annonces &#224; Davos. La premi&#232;re, r&#233;percut&#233;e par Jean Charest qui &#171; scoopait &#187; l'annonce de la fermeture en r&#233;gion. La deuxi&#232;me, c'est l'annonce d'un prix annuel d'un million $ US pour les groupes environnementaux en d&#233;veloppement durable. Serait-ce sous-estimer Alcan que de croire que l'&#233;mission de ces deux nouvelles le m&#234;me jour est le fruit du hasard ? Une recherche sur la Toile avec les mots Alcan et Davos donne des r&#233;sultats bien diff&#233;rents selon la langue. En fran&#231;ais, plusieurs des r&#233;sultats de recherche font &#233;tat de la fermeture des usines, en anglais un seul des 30 premiers r&#233;sultats y fait r&#233;f&#233;rence et il s'agit d'un m&#233;dia alternatif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour bien comprendre la situation, il faut savoir ce que repr&#233;sente l'Alcan dans la r&#233;gion. Il y avait 12 000 travailleurs &#224; son emploi en 1984, mais on n'en comptait plus que 6 000 au moment de l'annonce de la fermeture des Sod&#235;rberg. La compagnie, qui s'appelait &#224; l'&#233;poque Alcoa, est arriv&#233;e dans les ann&#233;es 20 &#224; la recherche d'une grande quantit&#233; d'&#233;lectricit&#233; &#224; peu de frais. Elle s'est associ&#233;e avec Duke, un milliardaire &#233;tatsunien qui avait achet&#233; les droits hydrauliques sur le Saguenay et le Lac-St-Jean pour une poign&#233;e de dollars. La mise en marche de la centrale Isle-Maligne en 1926, le plus grand barrage au monde &#224; l'&#233;poque, s'est faite de mani&#232;re sauvage, au d&#233;triment de la classe agricole. On a cr&#233;&#233; de toutes pi&#232;ces la ville d'Arvida (du nom du pr&#233;sident d'Alcoa &#224; l'&#233;poque ARthur VIning DAvis), ville enti&#232;rement construite puis contr&#244;l&#233;e par la compagnie. Alcan, qui appartint pendant longtemps exactement aux m&#234;mes actionnaires am&#233;ricains qu'Alcoa (A. V. Davis, les fr&#232;res Mellon, etc.), aurait &#233;t&#233; fond&#233;e pour permettre &#224; &#171; &lt;i&gt;l'entreprise canadienne&lt;/i&gt; &#187; de maintenir un cartel de l'aluminium. Alcoa ne pouvait plus le faire parce que poursuivie aux &#201;tats-Unis pour ses pratiques monopolistiques, en vertu de la m&#234;me loi selon laquelle on poursuivait Microsoft et Bill Gates ces derni&#232;res ann&#233;es. On se demande encore pour quelles raisons Alcan a &#233;chapp&#233; &#224; la nationalisation de l'&#233;lectricit&#233; en 1962. On se demande encore pourquoi le gouvernement du Parti qu&#233;b&#233;cois, avec en t&#234;te Jacques Brassard, a renouvel&#233; le bail de la P&#233;ribonka pour 75 ans en 1984, sans exiger un plancher d'emplois pour la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant le conflit, le d&#233;put&#233; Harvey a estim&#233; &#224; 500 millions $ par ann&#233;e l'avantage comparatif que retire Alcan de sa ma&#238;trise de l'&#233;nergie hydro&#233;lectrique du Saguenay&#8211;Lac-St-Jean. Alcan n'a pas r&#233;fut&#233; les chiffres, Margot Tapp, sa porte-parole, se contentant de dire que c'&#233;tait complexe &#224; calculer. Un des principaux enjeux du conflit est de savoir ce qui adviendra des 200 m&#233;gawatts lib&#233;r&#233;s par l'arr&#234;t de production des Sod&#235;rberg. &#171; &lt;i&gt;Nous nous battons pour nos enfants et nos petits enfants&lt;/i&gt; &#187;, ont souvent rappel&#233; les syndiqu&#233;s. De l&#224; leur exigence d'une usine de remplacement, pourtant promise par Alcan pour Jonqui&#232;re. Mais c'&#233;tait avant qu'Alcan avale P&#233;chiney et ach&#232;te 25 % des parts dans Alouette... Les syndiqu&#233;s d&#233;noncent un petit jeu de coulisses qui ferait sortir ce 200 m&#233;gawatts de la r&#233;gion pour produire ailleurs de l'aluminium.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syndicat a repris ses n&#233;gociations avec Alcan pour &#233;tablir le sort de chacun des 560 travailleurs touch&#233;s. &#171; &lt;i&gt;Nous continuerons la lutte, nous avons une responsabilit&#233; face aux g&#233;n&#233;rations futures. L'Alcan a des contrats sign&#233;s avec GM. S'ils le voulaient, ils pourraient annoncer demain la construction d'un plan &#224; Jonqui&#232;re&lt;/i&gt; &#187;. Alain Proulx ajoute : &#171; &lt;i&gt;Regardez notre fonds de pension, 1 milliard 200 millions $ et l'Alcan ne veut pas nous dire o&#249; s'en va notre argent. &#199;a ne se passera pas comme &#231;a. En prenant des cong&#233;s de cotisation, ils nous ont vol&#233; 150 millions $, c'est fini ce temps-l&#224;. Un des principaux enjeux de cette bataille est le contr&#244;le des mati&#232;res premi&#232;res, mais on ne peut pas la faire tout seuls, il faut que &#231;a se d&#233;place sur le terrain politique. L&#224;-dessus, la r&#233;gion a beaucoup de chemin &#224; faire.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean-Guy Girard&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Journaliste ind&#233;pendant, il s'est impliqu&#233; dans le lancement du journal &lt;i&gt;&#192; Cause ?&lt;/i&gt;, un mensuel r&#233;gional ind&#233;pendant tir&#233; &#224; 115 000 exemplaires qui n'a pas r&#233;ussi &#224; aller chercher suffisamment de publicit&#233; pour passer le cap d'une premi&#232;re ann&#233;e d'&#233;dition. Il est aussi com&#233;dien scripteur avec LA RIA, une troupe de th&#233;&#226;tre d'intervention et, enfin, propri&#233;taire du G&#238;te Almatoit.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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