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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>La privatisation des services &#224; domicile</title>
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		<dc:date>2008-07-06T13:51:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Isabelle Matte</dc:creator>


		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Matte, Isabelle </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; d&#233;faut d'investir les 611 millions n&#233;cessaires dans les services &#224; domicile, le gouvernement Charest confie au priv&#233; la majeure partie des services donn&#233;s par les auxiliaires familiales et sociales (AFS). Les AFS donnent des services d'aide &#224; l'hygi&#232;ne, &#224; l'alimentation, &#224; l'entretien m&#233;nager pour permettre aux familles ou aux personnes qui ont des difficult&#233;s ou qui vivent avec des incapacit&#233;s temporaires ou permanentes de pouvoir demeurer dans leur domicile. Selon la Coalition Solidarit&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Partenariats-public-prive-" rel="directory"&gt;Dossier : Partenariats public-priv&#233;&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Privatisation-et-partenariats-+" rel="tag"&gt;Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sante-et-services-sociaux-+" rel="tag"&gt;Sant&#233; et services sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Matte-Isabelle-+" rel="tag"&gt;Matte, Isabelle &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; d&#233;faut d'investir les 611 millions n&#233;cessaires dans les services &#224; domicile, le gouvernement Charest confie au priv&#233; la majeure partie des services donn&#233;s par les auxiliaires familiales et sociales (AFS). Les AFS donnent des services d'aide &#224; l'hygi&#232;ne, &#224; l'alimentation, &#224; l'entretien m&#233;nager pour permettre aux familles ou aux personnes qui ont des difficult&#233;s ou qui vivent avec des incapacit&#233;s temporaires ou permanentes de pouvoir demeurer dans leur domicile. Selon la Coalition Solidarit&#233; Sant&#233; qui a fait l'analyse de ces orientations minist&#233;rielles, il s'agit d'une limitation du droit &#224; la sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les CLSC doivent dor&#233;navant diriger les usagers qui ont des besoins &#224; long terme vers les entreprises d'&#233;conomie sociale. Les usagers ont aussi &#171; le choix &#187; d'embaucher eux-m&#234;mes leur personnel par le biais du ch&#232;que emploi service&#8230; pour ceux qui sont en mesure de recruter, encadrer le personnel et remplir les formulaires. Au total, les 2/3 des prestataires, soit environ 225 000 personnes handicap&#233;es ou en perte d'autonomie, perdront leur droit aux services publics. Les services d'auxiliaires familiales et sociales du CLSC seront limit&#233;s aux personnes qui ont des besoins de courte dur&#233;e, suite &#224; une hospitalisation ou pour des soins palliatifs. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette d&#233;sassurance des services publics comporte de s&#233;rieux dangers. En voici les principaux :&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pas de garantie de qualit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les employ&#233;es des entreprises d'&#233;conomie sociale et les travailleuses de gr&#233; &#224; gr&#233; ne sont pas form&#233;es pour donner des bains, aider les gens &#224; s'habiller, &#224; s'alimenter&#8230;Ils travaillent dans des conditions difficiles : salaire horaire faible, d&#233;placements non pay&#233;s, tr&#232;s faible support clinique, multiples changements d'usagers, ce qui se traduit par un taux de roulement de personnel tr&#232;s &#233;lev&#233;. Ces employ&#233;es du priv&#233; ne travaillent pas en multidisciplinarit&#233; avec les autres professionnels de la sant&#233;. Elles ne peuvent participer aux plans d'intervention con&#231;us pour favoriser la pr&#233;vention et d&#233;velopper l'autonomie des personnes ayant souvent des conditions de sant&#233; tr&#232;s pr&#233;caires. Le minist&#232;re a beau confier la responsabilit&#233; de la qualit&#233; des services au r&#233;seau public, dans les faits, c'est inapplicable.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des services qui risquent d'&#234;tre payants&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Certains services, comme l'entretien m&#233;nager, la pr&#233;paration de repas ou le r&#233;pit-gardiennage, n'&#233;taient souvent plus des services publics et gratuits. Voil&#224; qu'on en rajoute, car lorsqu'on confie les services d'assistance personnelle (bain, habillement, etc.) aux entreprises d'&#233;conomie sociale, les risques sont grands qu'on oblige les personnes &#224; payer en fonction de leur revenu comme c'est le cas pour l'aide domestique, sauf si on gagne moins de 8 450 $ par an. Cette mesure exclut d'embl&#233;e presque toutes les personnes &#226;g&#233;es, qui devront payer pour avoir droit &#224; ces services pourtant essentiels. Ce n'est que lorsque la personne est en mesure de recourir au ch&#232;que emploi-service que la gratuit&#233; serait maintenue.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il s'agit d'un retrait pur et simple de l'&#201;tat des services &#224; domicile et la fin de l'universalit&#233; de ces services publics !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Isabelle Matte&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Organisatrice communautaire &#224; la Clinique communautaire de Pointe Saint Charles&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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