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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Contre la barbarie, rue Saint-Norbert</title>
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		<dc:date>2019-08-03T20:27:06Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bernard Vall&#233;e</dc:creator>


		<dc:subject>M&#233;moire des luttes</dc:subject>
		<dc:subject>Logement, transports et &#233;cologie urbaine</dc:subject>
		<dc:subject>Vall&#233;e, Bernard</dc:subject>
		<dc:subject>Mouvement associatif et communautaire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 31 juillet 1975, date &#224; laquelle la Ville de Montr&#233;al avait fix&#233; l'&#233;ch&#233;ance des avis d'expulsion, un groupe de citoyen&#183;ne&#183;s dont je faisais partie, soutenu par le Comit&#233; logement Saint-Louis, entreprend l'occupation de 49 logements de la rue Saint-Norbert, vis&#233;s par une expropriation au mois de mars pr&#233;c&#233;dent. &lt;br class='autobr' /&gt; Par ce squat symbolique, nous voulions emp&#234;cher la d&#233;molition d'une section de cette pittoresque petite rue par la Ville. Celle-ci pr&#233;tendait avoir besoin du terrain pour (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-74-avril-mai-2018-" rel="directory"&gt;No 074 - avril / mai 2018&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Logement-transports-et-ecologie-+" rel="tag"&gt;Logement, transports et &#233;cologie urbaine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Vallee-Bernard-+" rel="tag"&gt;Vall&#233;e, Bernard&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Mouvement-associatif-et-+" rel="tag"&gt;Mouvement associatif et communautaire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2759.png?1642092230' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;782&#034; height=&#034;495&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 31 juillet 1975, date &#224; laquelle la Ville de Montr&#233;al avait fix&#233; l'&#233;ch&#233;ance des avis d'expulsion, un groupe de citoyen&#183;ne&#183;s dont je faisais partie, soutenu par le Comit&#233; logement Saint-Louis, entreprend l'occupation de 49 logements de la rue Saint-Norbert, vis&#233;s par une expropriation au mois de mars pr&#233;c&#233;dent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Par ce squat symbolique, nous voulions emp&#234;cher la d&#233;molition d'une section de cette pittoresque petite rue par la Ville. Celle-ci pr&#233;tendait avoir besoin du terrain pour am&#233;nager une cour de voirie municipale dans la forte pente situ&#233;e entre les rues Saint-Dominique et De Bullion, au sud de l'ancien couvent du Bon-Pasteur. Le 29 ao&#251;t, apr&#232;s un mois d'occupation militante, la Ville entreprend la d&#233;molition des maisons.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pourquoi rappeler cette lutte ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette lutte n'est pas significative en raison de l'ampleur de la d&#233;molition : de 1957 &#224; 1974, plus de 28000 logements avaient d&#233;j&#224; &#233;t&#233; d&#233;truits&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Serge Carreau avec la collaboration de Pierre Hamel et al., Rapport sur le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, en grande partie lors d'op&#233;rations de plus vaste envergure qui provoqu&#232;rent l'expulsion d'environ 120000 personnes. C'est plut&#244;t parce qu'elle t&#233;moigne de la maturit&#233; d'un mouvement citoyen qui allait devenir incontournable et influencer de plus en plus la planification du d&#233;veloppement urbain. Si les premi&#232;res grandes op&#233;rations de &#171; d&#233;blayage&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Zone de d&#233;blayage &#187; est le terme utilis&#233; par l'&#201;tude g&#233;n&#233;rale de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187; urbain des ann&#233;es 1950-1960 ont pu &#234;tre r&#233;alis&#233;es sans r&#233;sistance organis&#233;e de la part des populations expuls&#233;es, ce n'est plus le cas d&#232;s la fin des ann&#233;es 1960, au moment o&#249; des comit&#233;s citoyens locaux ou de plus vastes coalitions populaires vont se dresser sur le chemin des d&#233;molisseurs publics et priv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exp&#233;rience militante acquise dans ces premi&#232;res luttes urbaines (luttes &#233;tudiantes et syndicales ou mise en place de services populaires autog&#233;r&#233;s de quartier) va conduire &#224; la formation d'organisations permanentes de vigilance et d'action sur le front du logement. Le Comit&#233; logement Saint-Louis, fond&#233; en 1974, en est un exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, l'autoritarisme politique, l'opacit&#233; administrative et le m&#233;pris des classes populaires du r&#233;gime du maire Jean Drapeau commencent &#224; ouvrir les yeux de leaders d'opinion jusqu'alors presque muets sur les enjeux urbains, sinon admirateurs des grands projets douteux du &#171; serpent de maire &#187; (comme disait Sol). Le Comit&#233; logement Saint-Louis et les occupant&#183;e&#183;s de la rue Saint-Norbert allaient pouvoir compter sur une visibilit&#233; exceptionnelle dans les m&#233;dias.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sident&#183;e&#183;s de la rue Saint-Norbert (personnes &#226;g&#233;es, artistes fauch&#233;&#183;e&#183;s et &#233;tudiant&#183;e&#183;s &#224; faibles revenus), du moins celles et ceux qui ne s'&#233;taient pas r&#233;sign&#233;&#183;e&#183;s &#224; d&#233;m&#233;nager, ont d&#233;cid&#233; d'entreprendre cette occupation en dernier recours, puisqu'aucune des d&#233;marches pr&#233;c&#233;dentes n'avait r&#233;ussi &#224; convaincre la Ville de modifier son projet. Les moyens de sensibilisation, de pression et de recours juridiques n'ont pourtant pas manqu&#233; depuis l'annonce de l'expropriation et des expulsions : mentionnons l'identification de terrains alternatifs et le projet de restauration propos&#233; par un groupe d'architectes de l'Universit&#233; McGill, qui n'ont eu aucun effet sur la Ville. Une demande d'injonction pour suspendre la d&#233;molition en attente des r&#233;sultats d'une requ&#234;te de classification du Couvent du Bon-Pasteur comme monument historique, dont l'aire de protection pourrait sauvegarder la rue, est aussi rejet&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de l'inauguration de l'occupation, le Manifeste des occupant&#183;e&#183;s et du Comit&#233; logement Saint-Louis donne le sens de cette action : &#171; &lt;i&gt;Nous occupons parce que nous soup&#231;onnons la Ville de dissimuler sous cette concentration de cours de voirie sur la rue Saint-Norbert des op&#233;rations sp&#233;culatrices avec les terrains qu'elle va ainsi lib&#233;rer.&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;Nous occupons parce que, compte tenu de la situation actuelle du logement &#224; Montr&#233;al (hausses des loyers, taudis, feux, d&#233;molitions), la conservation et la r&#233;novation de ces logements deviennent prioritaires et on doit y mettre le prix.&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;Nous occupons parce que la Ville montre qu'elle est au service des d&#233;veloppeurs et des puissances financi&#232;res pour qui le logement n'est qu'une marchandise qu'on jette quand elle n'est plus rentable.&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;Nous occupons parce que le logement est un droit et qu'il faut le prendre.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les occupant&#183;e&#183;s s'installent donc dans la plupart des &#233;difices et &#233;tablissent une vie communautaire et un service de s&#233;curit&#233; justifi&#233; par la crainte d'une expulsion polici&#232;re muscl&#233;e. On y retrouve quelques r&#233;sident&#183;e&#183;s expuls&#233;&#183;e&#183;s rejoint&#183;e&#183;s par une famille sans-logis, des militant&#183;e&#183;s du Comit&#233; logement, d'autres personnes venues apporter leur soutien et m&#234;me des &#233;lus du Rassemblement des citoyens de Montr&#233;al (RCM). De nombreux groupes populaires donnent aussi leur appui, dont le comit&#233; des expropri&#233;&#183;e&#183;s de Sainte-Scholastique, site du m&#233;gaprojet d'a&#233;roport de Mirabel, qui lutte contre un projet tout aussi insens&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; cela, les derniers recours politiques et administratifs s'effondrent. Le 12 ao&#251;t, le conseil municipal rejette la motion du RCM visant &#224; r&#233;nover et &#224; transformer ces logements en logements publics &#224; prix modique. La demande de classification comme monument historique du Couvent du Bon-Pasteur, que Sauvons Montr&#233;al avait d&#233;pos&#233;e, est refus&#233;e par le minist&#232;re de la Culture (m&#234;me si celui-ci lui accordera finalement ce classement en 1979 !).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin ao&#251;t 1975, les d&#233;molisseurs font sauter les toits des &#233;difices de la rue Saint-Norbert, for&#231;ant l'&#233;vacuation des derniers occupants. &#192; la suite de la d&#233;molition, la Ville n'entreprend aucun am&#233;nagement de cour de voirie, ce qui &#233;tait pr&#233;visible vu la nature du terrain qui le disqualifiait pour cet usage. Elle laisse celui-ci en friche pendant plus de 25 ans et l'on y trouve aujourd'hui des condos luxueux, comme l'avaient pr&#233;dit les occupants en 1975.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, un projet similaire qui devait se r&#233;aliser sur les rues Lusignan et Versailles, &#224; l'est de la Petite-Bourgogne, o&#249; le Comit&#233; logement Saint-Louis avait commenc&#233; le travail d'organisation des r&#233;sident&#183;e&#183;s, sera abandonn&#233; par l'administration municipale. C'est aujourd'hui un &#238;lot de charme aux abords du centre-ville, un des joyaux urbains du Sud-Ouest.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une lutte charni&#232;re dans l'action citoyenne urbaine&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On peut consid&#233;rer la d&#233;molition de la rue Saint-Norbert comme la derni&#232;re des op&#233;rations planifi&#233;es de &#171; nettoyage &#187; urbain commenc&#233;es au centre-ville et dans sa p&#233;riph&#233;rie d&#232;s le milieu des ann&#233;es 1950. Elle marque aussi la fin de l'odieuse strat&#233;gie municipale d'homologation, c'est-&#224;-dire la mise en r&#233;serve de secteurs urbains dont on interdit la r&#233;novation pour pouvoir justifier plus tard leur d&#233;molition par leur mauvais &#233;tat, comme ce fut le cas pour la rue Saint-Norbert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette lutte t&#233;moigne aussi du passage de l'action communautaire dans le domaine du logement. Du seul soutien juridique aux locataires &#224; la mobilisation des r&#233;sident&#183;e&#183;s autour de la d&#233;fense de leur cadre de vie, on sera ainsi pass&#233; &#224; l'action plus politique pour la promotion du droit au logement. La cr&#233;ation, trois ans plus tard, de deux organisations provinciales, le Front d'action populaire en r&#233;am&#233;nagement urbain (FRAPRU) et le Regroupement des comit&#233;s logement et associations de locataires du Qu&#233;bec (RCLALQ), va acc&#233;l&#233;rer cette &#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette mobilisation et celles du d&#233;but des ann&#233;es 1970, comme &#224; Milton-Parc, marque aussi l'int&#233;gration de la conservation des valeurs patrimoniales des sites menac&#233;s dans les revendications citoyennes. Le d&#233;veloppement du concept de restauration du patrimoine b&#226;ti, populaire dans les op&#233;rations de r&#233;novation urbaine, va peu &#224; peu faire son chemin dans les politiques et les programmes municipaux&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dans les ann&#233;es 1950-1960, la d&#233;finition municipale d'un taudis &#224; &#233;liminer (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut aussi se souvenir que cette lutte a contribu&#233; &#224; mettre fin, 11 ans plus tard, &#224; l'odieux r&#233;gime de copains, de coquins et de requins du Parti civique du maire Drapeau.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Serge Carreau avec la collaboration de Pierre Hamel et al., &lt;i&gt;Rapport sur le ph&#233;nom&#232;ne de l'abandon et de la d&#233;molition de logements au Qu&#233;bec, Montr&#233;al&lt;/i&gt;, Groupe de travail sur l'habitation, 1976.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Zone de d&#233;blayage &#187; est le terme utilis&#233; par l'&#201;tude g&#233;n&#233;rale de r&#233;novation urbaine command&#233;e par la Ville de Montr&#233;al en 1961.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Dans les ann&#233;es 1950-1960, la d&#233;finition municipale d'un taudis &#224; &#233;liminer se basait exclusivement sur l'&#226;ge de l'&#233;difice, sans &#233;gard &#224; son potentiel de r&#233;habilitation et &#224; sa valeur patrimoniale.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;L'auteur est co-fondateur du Comit&#233; logement Saint-Louis et squatteur de la rue Saint-Norbert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Illustration : affiche de Bernard Vall&#233;e, 1975.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Pr&#233;lude aux luttes urbaines</title>
		<link>https://www.ababord.org/Prelude-aux-luttes-urbaines</link>
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		<dc:date>2008-07-30T12:06:29Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bernard Vall&#233;e</dc:creator>


		<dc:subject>M&#233;moire des luttes</dc:subject>
		<dc:subject>Logement, transports et &#233;cologie urbaine</dc:subject>
		<dc:subject>Vall&#233;e, Bernard</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le mouvement des squatters d'apr&#232;s-guerre est un des plus importants mouvements de revendication ouvri&#232;re et d'action directe organis&#233;s &#224; Montr&#233;al autour de la question du logement. Largement couvert par la presse de l'&#233;poque, cet &#233;pisode est pourtant tomb&#233; dans l'oubli, m&#234;me chez les squatters contemporains de la rue Saint-Norbert ou de la rue Overdale. Cette lutte m&#233;rite d'&#234;tre plus connue, non seulement pour la qualit&#233; de son organisation, mais aussi pour son impact sur les conditions de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-25-ete-2008-" rel="directory"&gt;No 025 - &#233;t&#233; 2008&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Memoire-des-luttes-+" rel="tag"&gt;M&#233;moire des luttes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Logement-transports-et-ecologie-+" rel="tag"&gt;Logement, transports et &#233;cologie urbaine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Vallee-Bernard-+" rel="tag"&gt;Vall&#233;e, Bernard&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton440.gif?1642092269' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;227&#034; height=&#034;128&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le mouvement des squatters d'apr&#232;s-guerre est un des plus importants mouvements de revendication ouvri&#232;re et d'action directe organis&#233;s &#224; Montr&#233;al autour de la question du logement. Largement couvert par la presse de l'&#233;poque, cet &#233;pisode est pourtant tomb&#233; dans l'oubli, m&#234;me chez les squatters contemporains de la rue Saint-Norbert ou de la rue Overdale&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Afin de s'opposer &#224; la d&#233;molition injustifi&#233;e de 40 logements par la Ville (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Cette lutte m&#233;rite d'&#234;tre plus connue, non seulement pour la qualit&#233; de son organisation, mais aussi pour son impact sur les conditions de logement des familles ouvri&#232;res.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 27 octobre 1946, trois familles de v&#233;t&#233;rans de la guerre occupent ill&#233;galement le 4509, rue Saint-Denis, une ancienne maison de jeu clandestine. Une quinzaine de taxis &#171; v&#233;t&#233;rans &#187; manifestent leur appui en bloquant la circulation &#224; l'angle de Saint-Denis et Mont-Royal et des militants muscl&#233;s de l'Union des marins du Canada leur pr&#234;tent main-forte pour transporter leurs effets. Trois jours auparavant, une autre occupation s'&#233;tait amorc&#233;e dans une autre maison de jeu clandestine au 2054, rue McGill.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En novembre, trois autres familles occupent un logement au 5139, rue D&#233;carie et le 7 novembre, 18 familles (80 personnes dont 45 enfants) occupent les baraquements militaires de l'&#206;le Sainte-H&#233;l&#232;ne. Le 4 juin 1947, quatre familles occupent l'H&#244;pital militaire Jacques-Cartier d&#233;saffect&#233; et une baraque militaire &#224; Longueuil. Ces &#233;v&#233;nements, qui feront la manchette des journaux pendant plusieurs mois &#224; travers tout le Canada, sont organis&#233;s par la Ligue des v&#233;t&#233;rans sans logis et son dirigeant le communiste Henri Gagnon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi pendant plusieurs mois en 1946 et en 1947, un groupe de plus de 80 familles (environ 300 personnes dont une majorit&#233; d'enfants) vont occuper &#224; divers moments pr&#232;s de 80 b&#226;timents d&#233;saffect&#233;s, des tripots clandestins et m&#234;me des baraquements militaires. Les autorit&#233;s sont dans l'embarras, d'autant plus que les squatters se disent pr&#234;ts &#224; payer leur loyer et paient d&#233;j&#224; leur &#233;lectricit&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Seconde Guerre mondiale vient de finir. &#192; Montr&#233;al, c'est la pire p&#233;nurie de logements jamais vue.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La p&#233;nurie de logement&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pendant la grande d&#233;pression des ann&#233;es 1930, la construction r&#233;sidentielle est presque compl&#232;tement arr&#234;t&#233;e. Seuls quelques &#233;difices publics, financ&#233;s par les programmes gouvernementaux de travaux publics accordant des salaires de 25 &#162; par jour aux chefs de famille nombreuse, sont alors construits. En raison de leur pauvret&#233;, beaucoup de familles s'entassent dans des logements v&#233;tustes et trop petits. Des milliers d'expulsions repoussent chaque ann&#233;e un plus grand nombre de familles vers des habitats insalubres et comparables &#224; des bidonvilles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La construction domiciliaire ne reprend pas pendant la guerre, la plupart des mat&#233;riaux de construction &#233;tant destin&#233;s &#224; l'effort de guerre, c'est-&#224;-dire &#224; l'industrie des armements et des fournitures pour l'arm&#233;e. Pourtant, en stimulant l'activit&#233; industrielle, la guerre attire en ville de nombreux travailleurs et travailleuses des campagnes. &#192; Montr&#233;al, de 1940 &#224; 1945, la population augmente de 65 000 personnes et le nombre de logements vacants tombe &#224; z&#233;ro... Les familles s'entassent encore plus : 40 % des logements sont occup&#233;s par plus d'une famille. 1 400 familles logent dans des entrep&#244;ts. On voit jusqu'&#224; dix familles se partager une maison de dix pi&#232;ces, avec une seule salle de bain ! On estime qu'il manquait 14 500 logements en 1943.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but des ann&#233;es 1940, le gouvernement f&#233;d&#233;ral met sur pied une soci&#233;t&#233; d'&#233;tat, la &lt;i&gt;Wartime Housing Ltd&lt;/i&gt;, pour construire des maisons qu'on veut temporaires afin de loger principalement les ouvriers et les ouvri&#232;res &#224; proximit&#233; des industries de guerre : ce fut la premi&#232;re vague de construction (1941-1945).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin de la guerre, lorsque v&#233;t&#233;rans, combattants et prisonniers rentrent chez eux, nombreux sont ceux qui cherchent vainement &#224; se loger avec leur jeune famille. Le gouvernement s'aper&#231;oit que le probl&#232;me du logement, qu'il avait cru temporaire, semble durer et devenir chronique. On estime alors qu'il va falloir construire 16 400 logements imm&#233;diatement et 50 000 de plus avant 1950 pour r&#233;pondre aux besoins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les propri&#233;taires en profitent : les loyers grimpent et l'on doit &#171; acheter sa cl&#233; &#187; jusqu'&#224; 200 $ pour un logement &#224; 40 $ par mois ou acheter les vieux meubles fournis. Les familles avec enfants subissent de la discrimination. La p&#233;nurie de logements est totale.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La Ligue des v&#233;t&#233;rans sans logis&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Insensibles, les gouvernements ne bougent pas. S'organise alors un regroupement, la Ligue des v&#233;t&#233;rans sans logis. La ligue va mener un mouvement de pression au moyen d'actions originales, qui recevront l'appui de l'opinion publique qui pr&#233;f&#232;re voir des immeubles occup&#233;s par des sans-logis plut&#244;t que par des tripots clandestins.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si cette organisation d'anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale est con&#231;ue et organis&#233;e par quelques v&#233;t&#233;rans membres du Parti ouvrier progressiste&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Nom officiel du Parti communiste du Canada pendant la Seconde Guerre mondiale.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, la majorit&#233; de ses membres ne sont pas communistes. Le parti critique m&#234;me la ligne d'Henri Gagnon jug&#233;e gauchiste et se dissocie de son action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tactique des v&#233;t&#233;rans consiste &#224; occuper des immeubles vacants, sous les yeux de la presse et avec le plus de publicit&#233; possible. Il s'agit de montrer le scandale qu'il y a &#224; laisser &#224; la rue ou dans des conditions de logement inacceptables de jeunes familles dont le p&#232;re a d&#233;fendu la libert&#233; et la d&#233;mocratie sur les champs de bataille d'Europe et du Pacifique, dans la lutte contre le nazisme, le fascisme et le militarisme japonais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;part, les anciens combattants choisissent d'occuper des maisons de jeu clandestines (&#171; barbottes &#187;) pour souligner l'immoralit&#233; de certains propri&#233;taires qui pr&#233;f&#232;rent consacrer leurs propri&#233;t&#233;s aux jeux de hasard et aux paris ill&#233;gaux plut&#244;t qu'&#224; les offrir aux &#171; h&#233;ros de la guerre &#187;. Les v&#233;t&#233;rans ont entre leurs mains un puissant outil de n&#233;gociation avec les autorit&#233;s : les registres qu'ils ont d&#233;couverts sur les lieux, potentiellement incriminants pour certaines personnalit&#233;s en vue. Pour d&#233;montrer leur honn&#234;tet&#233; et leur d&#233;sir de r&#233;gulariser au plus vite leur situation, les squatters s'entendent avec les compagnies d'&#233;nergie pour acquitter les frais de consommation d'&#233;lectricit&#233; ou de gaz. Ils se d&#233;clarent pr&#234;ts &#224; payer de justes loyers si on leur accorde les logements auxquels ils ont droit. Le mouvement prenant de l'ampleur, les nouvelles familles en qu&#234;te d'un toit vont occuper l'h&#244;pital militaire d&#233;saffect&#233; de Jacques-Cartier et les baraques militaires de l'&#206;le Sainte-H&#233;l&#232;ne et de Longueuil. Bien que le premier ministre Duplessis d&#233;nonce un &#171; &lt;i&gt;complot communiste international&lt;/i&gt; &#187; et menace d'appliquer la &#171; loi du cadenas &#187; aux squatters, les autorit&#233;s et la police municipales n'affronteront pas directement les occupantes. Certains politiciens d&#233;noncent m&#234;me l'expulsion par la GRC, la mitraillette &#224; la main, des familles occupant les baraquements de l'&#206;le Sainte-H&#233;l&#232;ne &#224; l'&#233;t&#233; 1947.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;V&#233;ritable patate chaude pour les responsables politiques et administratifs, ce mouvement d'occupation ill&#233;gal mais l&#233;gitime re&#231;oit l'appui d'une grande partie de la population. Il b&#233;n&#233;ficie aussi de la complicit&#233; bienveillante de certains m&#233;dias, qui multiplient les reportages sur les taudis dans lesquels on laisse croupir les familles d'anciens combattants et sur les actions d'&#233;clat des squatters.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des gains encore visibles aujourd'hui&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Si cette lutte n'a touch&#233; directement qu'un nombre limit&#233; de familles, elle a tout de m&#234;me eu des impacts tr&#232;s &#233;tendus. Les familles impliqu&#233;es dans ce mouvement de squatters ont &#233;t&#233; relog&#233;es &#224; leur satisfaction. La Ville de Montr&#233;al a initi&#233; une enqu&#234;te sur les logements inoccup&#233;s et le gouvernement f&#233;d&#233;ral a menac&#233; d'exproprier tout logement vacant qui ne serait pas lou&#233; ou vendu au bout de trois jours. La Commission des prix et du commerce en temps de guerre, mise sur pied par le gouvernement canadien avant le d&#233;clenchement de la guerre&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sa cr&#233;ation s'explique par la crainte du gouvernement d'assister &#224; une (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, s'est prononc&#233;e en faveur du prolongement du contr&#244;le des loyers, lequel a dur&#233; jusqu'en 1951. Le gouvernement qu&#233;b&#233;cois a pris le relais avec la Commission des loyers, anc&#234;tre de la R&#233;gie du logement que nous connaissons aujourd'hui. M&#234;me si les diff&#233;rentes formes de r&#233;glementation semblent insuffisantes &#224; plusieurs, nous devons aux squatters de l'apr&#232;s-guerre la continuit&#233; du contr&#244;le des loyers depuis 1939.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La contribution la plus visible aujourd'hui dans nos paysages urbains, et en particulier dans celui de Montr&#233;al, ce sont les maisons de v&#233;t&#233;rans que nous trouvons encore dans certains quartiers ouvriers. En effet, sous la pression de l'opinion publique sensibilis&#233;e par l'action spectaculaire et les revendications l&#233;gitimes des anciens combattants sans logis, le gouvernement f&#233;d&#233;ral a d&#233;cid&#233; de poursuivre le programme de construction de logements ouvriers, engag&#233; d&#232;s 1941, afin de loger les familles de travailleurs de l'industrie de guerre &#224; proximit&#233; des lieux strat&#233;giques de production destin&#233;e &#224; l'effort de guerre&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Par exemple, la construction du quartier Norvick &#224; c&#244;t&#233; de l'a&#233;roport de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. La &lt;i&gt;Wartime Housing Ltd&lt;/i&gt;, puis la nouvelle Soci&#233;t&#233; centrale d'hypoth&#232;que et de logement ont construit des milliers de logements suppl&#233;mentaires destin&#233;s cette fois aux anciens combattants, sous la forme de maisonnettes &#224; toit &#224; deux versants, comme on en trouve dans l'est du quartier Maisonneuve, ou sous la forme de petits immeubles collectifs, comme dans le complexe Benny Farm du quartier Notre-Dame-de-Gr&#226;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette lutte a nourri les partis politiques et les groupes sociaux qui r&#233;clamaient une plus grande intervention de l'&#201;tat dans le domaine du logement social. Elle a tout pour nous inspirer encore.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Afin de s'opposer &#224; la d&#233;molition injustifi&#233;e de 40 logements par la Ville de Montr&#233;al sur la rue Saint-Norbert, plusieurs militantes, dont l'auteur de cet article, occupent les lieux pendant tout le mois d'ao&#251;t 1975. 26 ans plus tard, &#224; l'&#233;t&#233; 2001, des dizaines de militantes occupent le site de la rue Overdale, d&#233;j&#224; th&#233;&#226;tre d'une importante lutte pour le droit au logement en 1987-1988. Ils protestent ainsi contre la crise aigu&#235; du logement que vivent des milliers de locataires &#224; faibles revenus.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Nom officiel du Parti communiste du Canada pendant la Seconde Guerre mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sa cr&#233;ation s'explique par la crainte du gouvernement d'assister &#224; une recrudescence de l'inflation et de l'agitation sociale qui avaient marqu&#233; la Premi&#232;re Guerre mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Par exemple, la construction du quartier Norvick &#224; c&#244;t&#233; de l'a&#233;roport de Cartierville et des avionneries militaires Norduyn et Vickers qui deviendront Canadair.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bernard Vall&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Formateur et responsable des programmes &#233;ducatifs au Collectif d'animation urbaine L'Autre Montr&#233;al&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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