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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>L'acc&#232;s aux services d'avortement au Canada</title>
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		<dc:date>2008-07-23T02:29:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Patricia LaRue</dc:creator>


		<dc:subject>Politique canadienne</dc:subject>
		<dc:subject>LaRue, Patricia </dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; des femmes et droits reproductifs</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Nous vivons dans un des seuls pays o&#249; il n'existe pas de loi sur l'avortement. Nous pourrions donc esp&#233;rer que les femmes d&#233;sirant interrompre une grossesse sont en mesure de le faire sans emb&#251;che. Cependant, les Qu&#233;b&#233;coises et les Canadiennes &#224; la recherche d'un avortement rencontrent encore plusieurs obstacles limitant leurs choix. &lt;br class='autobr' /&gt; En 2007, l'Association canadienne pour la libert&#233; de choix publiait Retour &#224; la r&#233;alit&#233; : un aper&#231;u de l'acc&#232;s aux services d'avortement dans les h&#244;pitaux (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-L-avortement-un-droit-" rel="directory"&gt;Dossier : L'avortement, un droit menac&#233;&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-canadienne-+" rel="tag"&gt;Politique canadienne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-LaRue-Patricia-+" rel="tag"&gt;LaRue, Patricia &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sante-des-femmes-et-droits-+" rel="tag"&gt;Sant&#233; des femmes et droits reproductifs&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nous vivons dans un des seuls pays o&#249; il n'existe pas de loi sur l'avortement. Nous pourrions donc esp&#233;rer que les femmes d&#233;sirant interrompre une grossesse sont en mesure de le faire sans emb&#251;che. Cependant, les Qu&#233;b&#233;coises et les Canadiennes &#224; la recherche d'un avortement rencontrent encore plusieurs obstacles limitant leurs choix.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 2007, l'Association canadienne pour la libert&#233; de choix publiait &lt;i&gt;Retour &#224; la r&#233;alit&#233; : un aper&#231;u de l'acc&#232;s aux services d'avortement dans les h&#244;pitaux canadiens&lt;/i&gt;, un rapport d&#233;crivant l'exp&#233;rience r&#233;elle des femmes qui choisissent de se faire avorter. Pour cette &#233;tude, une chercheure a appel&#233; les 791 centres hospitaliers du pays pour s'informer sur la disponibilit&#233; des services d'avortement, en disant &#234;tre une jeune femme enceinte d&#233;sirant interrompre sa grossesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Retour &#224; la r&#233;alit&#233;&lt;/i&gt; d&#233;montre que le nombre d'h&#244;pitaux offrant des services d'avortement au Canada a diminu&#233; de pr&#232;s de 2 % en trois ans. Bien que le nombre d'interruptions volontaires de grossesse (IVG) r&#233;alis&#233;es en cliniques priv&#233;es augmente, le pourcentage de centres hospitaliers offrant des IVG a atteint son plus faible taux en 10 ans : 15,9 %. De plus, les h&#244;pitaux offrant des services d'IVG au Canada ne sont pas bien r&#233;partis sur l'ensemble du territoire. Lorsque l'on porte une attention particuli&#232;re aux r&#233;gions rurales, il n'y a &#224; peu pr&#232;s pas de services. Dans les faits, la majorit&#233; des cliniques et des centres hospitaliers offrant de services d'avortement sont situ&#233;s dans les r&#233;gions urbaines, &#224; moins de 150 kilom&#232;tres de la fronti&#232;re am&#233;ricaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'endroit o&#249; l'on habite influence &#233;norm&#233;ment l'acc&#232;s aux services d'avortement. Par exemple, l'&#206;le-du-Prince-&#201;douard n'offre aucun service. Le Nouveau-Brunswick est l'une des provinces canadiennes o&#249; l'acc&#232;s est le plus difficile. La province refuse toujours de payer pour les avortements pratiqu&#233;s &#224; l'ext&#233;rieur des centres hospitaliers. Pire encore on y exige que deux m&#233;decins jugent l'interruption comme &#233;tant m&#233;dicalement n&#233;cessaire pour qu'elle soit autoris&#233;e, ce qui contrevient de mani&#232;re flagrante &#224; la Loi canadienne sur la sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Manitoba, il n'y a que deux h&#244;pitaux offrant des services d'avortement. Une femme qui demeure dans le nord du Manitoba doit voyager pendant 20 heures pour se rendre &#224; l'&#233;tablissement offrant des services le plus proche. Le temps et les co&#251;ts imput&#233;s au d&#233;placement sont des obstacles de taille qui restreignent l'acc&#232;s aux services dont les femmes ont besoin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, la fa&#231;on dont sont trait&#233;es les femmes choisissant d'interrompre leur grossesse lorsqu'elles appellent les centres hospitaliers pour demander de l'information est parfois choquante. Plusieurs fois au cours de la recherche, et dans chaque province, des membres du personnel des centres hospitaliers ont raccroch&#233; au nez de la chercheure, ont ri d'elle, ou lui ont donn&#233; de l'information erron&#233;e sur ce qui pourrait arriver si elle se faisait avorter. Plusieurs h&#244;pitaux lui ont dit : &#171; &lt;i&gt;On ne parle pas de &#8220;&#231;a&#8221; ici&lt;/i&gt; &#187; ou &#171; &lt;i&gt;Regarde dans le bottin sous la lettre &#8220;A&#8221;&lt;/i&gt; &#187;, avant de raccrocher. Dans 41 % des h&#244;pitaux qui pratiquent des avortements, les membres du personnel hospitalier &#224; qui la chercheure a parl&#233; ne savaient pas que leur &#233;tablissement pratiquait l'intervention et ne savaient pas o&#249; la r&#233;f&#233;rer pour trouver des r&#233;ponses &#224; ses questions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un h&#244;pital de la Colombie-Britannique lui a donn&#233; le num&#233;ro de t&#233;l&#233;phone d'un centre d'aide aux femmes enceintes qui a affirm&#233; que si elle se faisait avorter et qu'elle voulait un enfant plus tard, le col de son ut&#233;rus serait si faible qu'elle devrait passer sa grossesse les jambes au-dessus de la t&#234;te pour emp&#234;cher le b&#233;b&#233; de tomber. Un autre centre hospitalier lui a dit que le seul fait de penser &#224; interrompre une grossesse faisait d'elle une personne instable et lui a conseill&#233; de se rendre &#224; l'h&#244;pital psychiatrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les syst&#232;mes de bo&#238;tes vocales sont aussi un autre obstacle au Qu&#233;bec et en Ontario. Plusieurs h&#244;pitaux obligent les femmes voulant de l'information sur l'avortement &#224; laisser leurs coordonn&#233;es pour que quelqu'un puisse les rappeler. Il n'y a pas moyen de parler &#224; quelqu'un directement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;decins anti-choix sont parmi les principaux obstacles auxquels sont confront&#233;es les femmes qui essaient d'obtenir des services d'avortement. Plusieurs d'entres eux donnent de la fausse information sur l'intervention ou sur la proc&#233;dure &#224; suivre afin de convaincre les femmes de poursuivre leur grossesse. La clause de conscience leur permet de refuser d'offrir des services &#224; cause de leurs croyances personnelles. Le fait que plus de 70 % des h&#244;pitaux pratiquant l'IVG demandent qu'une femme soit r&#233;f&#233;r&#233;e par son m&#233;decin de famille pour prendre rendez-vous d&#233;montre &#224; quel point il est important que les femmes soient support&#233;es par leur m&#233;decin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il reste donc beaucoup &#224; faire pour que toutes les femmes puissent exercer leur choix en mati&#232;re de reproduction. Apr&#232;s tout, un choix qui ne peut &#234;tre exerc&#233; de fa&#231;on s&#233;curitaire, accessible et abordable n'est pas un vrai choix.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Patricia LaRue&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Directrice g&#233;n&#233;rale de l'Association canadienne pour la libert&#233; de choix&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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