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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Le secteur minier au Chili</title>
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		<dc:creator>Antoine Casgrain</dc:creator>


		<dc:subject>Compagnies mini&#232;res et p&#233;troli&#232;res</dc:subject>
		<dc:subject>Am&#233;rique latine et Cara&#239;bes</dc:subject>
		<dc:subject>Casgrain, Antoine</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;SANTIAGO. Le 13&#8194;octobre 2010, dans le nord du Chili, le monde entier assiste au sauvetage en direct de 33&#8194;mineurs s&#233;questr&#233;s &#224; 700&#8194;m&#232;tres sous terre depuis 2&#8194;mois. Le m&#234;me jour, loin des cam&#233;ras, le Congr&#232;s chilien, d&#233;sert&#233; par les journalistes, ent&#233;rine la prolongation d'un r&#233;gime d'invariabilit&#233; de l'imp&#244;t sur les entreprises mini&#232;res. Le pays sud-am&#233;ricain est un enfer pour les mineurs, mais un paradis pour les compagnies mini&#232;res. &lt;br class='autobr' /&gt; La miraculeuse aventure des 33&#8194;mineurs a rempli le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-40-ete-2011-" rel="directory"&gt;No 040 - &#233;t&#233; 2011&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Casgrain-Antoine-+" rel="tag"&gt;Casgrain, Antoine&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1304.gif?1642092131' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;300&#034; height=&#034;225&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;SANTIAGO. Le 13&#8194;octobre 2010, dans le nord du Chili, le monde entier assiste au sauvetage en direct de 33&#8194;mineurs s&#233;questr&#233;s &#224; 700&#8194;m&#232;tres sous terre depuis 2&#8194;mois. Le m&#234;me jour, loin des cam&#233;ras, le Congr&#232;s chilien, d&#233;sert&#233; par les journalistes, ent&#233;rine la prolongation d'un r&#233;gime d'invariabilit&#233; de l'imp&#244;t sur les entreprises mini&#232;res. Le pays sud-am&#233;ricain est un enfer pour les mineurs, mais un paradis pour les compagnies mini&#232;res.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La miraculeuse aventure des 33&#8194;mineurs a rempli le peuple chilien de fiert&#233;, avec raison : les mineurs ont &#233;t&#233; courageux, l'action des secouristes exemplaire et, rendons ses lauriers &#224; C&#233;sar, la gestion du pr&#233;sident Pinera r&#233;solue et d&#233;termin&#233;e. Cette vaste op&#233;ration de sauvetage, trait&#233;e comme une t&#233;l&#233;r&#233;alit&#233;, a &#233;t&#233; enti&#232;rement &#171; &lt;i&gt;made in Chile&lt;/i&gt; &#187;, d&#233;montrant &#224; la plan&#232;te les capacit&#233;s et les comp&#233;tences de ce petit pays, candidat au club des nations d&#233;velopp&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principal acteur de cette aventure est la compagnie publique Codelco (&#171; Compagnie du cuivre &#187;). R&#233;pondant directement au gouvernement, la soci&#233;t&#233; d'&#201;tat a envoy&#233; ses meilleurs ing&#233;nieurs et techniciens pour diriger les op&#233;rations de sauvetage &#224; la mine San Jos&#233;. De plus, selon le quotidien &lt;i&gt;La Tercera&lt;/i&gt; (13&#8194;octobre 2010), Codelco a assum&#233; 75&#8194;% du co&#251;t du sauvetage, &#233;valu&#233; &#224; 22 millions $ US. Ironie du sort, Sebastian Pinera avait amorc&#233;, &#224; son arriv&#233;e au pouvoir, un projet de privatisation (une capitalisation &#224; la hauteur de 15&#8194;% des actifs). On peut parier qu'avec une gestion et des objectifs de rentabilit&#233; mercantiles, Codelco ne se serait pas lanc&#233;e dans une telle aventure.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ce qu'il reste de Salvador Allende&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Principale r&#233;forme du gouvernement socialiste de Salvador Allende (1970-1973), la nationalisation du cuivre permet aux Chiliens de b&#233;n&#233;ficier enfin de leurs richesses. Durant la dictature militaire, la gigantesque Codelco, principale productrice de cuivre au monde, devient la vache &#224; lait des forces arm&#233;es qui ont retenu, jusqu'&#224; nos jours, 10&#8194;% sur ses ventes. Apr&#232;s 1990, les gouvernements de la Concertation ont investi les surplus de Codelco dans les programmes sociaux et dans des fonds de r&#233;serve mon&#233;taires pour soutenir la stabilit&#233; financi&#232;re de l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, l'entreprise publique ne contr&#244;le plus que 30&#8194;% de l'extraction cuprif&#232;re, alors qu'elle en contr&#244;lait 70&#8194;% en 1990. Les nouveaux gisements exploit&#233;s depuis cette date ont &#233;t&#233; accapar&#233;s par les mini&#232;res priv&#233;es, transnationales en majorit&#233;. Ce recul, selon les &#233;conomistes de droite, serait le sympt&#244;me de l'inefficacit&#233; de la compagnie publique, argument principal utilis&#233; pour la privatisation. Pourtant, la soci&#233;t&#233; publique rapporte, en redevances, imp&#244;ts et dividendes, des revenus &#224; l'&#201;tat deux fois plus &#233;lev&#233;s que toutes les autres mini&#232;res r&#233;unies.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Imp&#244;ts et redevances mini&#232;res&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le plus &#233;tonnant encore, Codelco d&#233;clare des gains &#224; l'exportation l&#233;g&#232;rement plus &#233;lev&#233;s que les mini&#232;res priv&#233;es ! &#201;tonnant, car la compagnie publique op&#232;re des mines plus &#226;g&#233;es que celles de ses concurrents, avec de la machinerie moins r&#233;cente, sans parler de ses charges sociales. En fait, le syst&#232;me fiscal chilien incite les compagnies &#224; mentir sur leurs profits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; le vocabulaire utilis&#233; par le gouvernement, il n'y a pas de v&#233;ritable redevance mini&#232;re au Chili. Une redevance est une rente vers&#233;e &#224; un &#201;tat en &#233;change du droit d'exploitation d'une ressource. En g&#233;n&#233;ral, on fixe la redevance en fonction du prix du march&#233;, donc de vente, de la ressource en question, nonobstant les gains de l'entreprise, qui sont par ailleurs objet de l'imp&#244;t. Or, au Chili, ce qu'on appelle par anglicisme &#171; royalty &#187; n'est qu'un imp&#244;t suppl&#233;mentaire appliqu&#233; sp&#233;cifiquement aux compagnies mini&#232;res. Si les compagnies affichent des pertes, elles ne paient pas d'imp&#244;t. Ce r&#233;gime tr&#232;s avantageux classe le Chili, ann&#233;e apr&#232;s ann&#233;e, comme le pays le plus avantageux pour les compagnies mini&#232;res, selon diff&#233;rents bulletins &#233;conomiques d'instituts sp&#233;cialis&#233;s. Le gouvernement actuel a prolong&#233; ce r&#233;gime fiscal laxiste, en &#233;change d'une mince participation des mini&#232;res dans un fonds pour la reconstruction du tremblement de terre de f&#233;vrier 2010.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'inacceptable laisser-faire de l'&#201;tat&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mine d'or de taille moyenne, la mine San Jos&#233; op&#233;rait dans cette ambiance de Far West fiscal et r&#233;glementaire qu'est le Chili. Dans un syst&#232;me de r&#233;gulation lib&#233;ralis&#233;, bas&#233; sur la bonne foi et l'autor&#233;gulation des entreprises, seule la grande industrie maintient des normes de s&#233;curit&#233; &#233;lev&#233;es. Ayant des marges de profit plus flexibles, on y compte aussi des syndicats puissants et combatifs. &#192; l'inverse, les petites et moyennes mines continuent d'op&#233;rer dans des conditions insalubres en toute impunit&#233;. La strat&#233;gie m&#233;diatique du gouvernement a &#233;t&#233; de montrer l'image plus reluisante de sa grande industrie et de masquer le reste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la suite de l'accident tragique, le gouvernement s'est engag&#233; formellement &#224; am&#233;liorer les conditions de travail dans le secteur minier. Tout un d&#233;fi pour l'&#201;tat. Selon la Commission publique d'enqu&#234;te sur les &#233;v&#233;nements de la mine San Jos&#233;, le service d'inspection des mines (Serna&#173;geomin) et la Direction du travail ont une grande part de responsabilit&#233; dans l'incident. Les deux entit&#233;s ont octroy&#233; les autorisations n&#233;cessaires &#224; l'entreprise, sans les rapports g&#233;otechniques requis. La mine a pu op&#233;rer sans contraintes bien qu'un effondrement ait bless&#233; un travailleur quelques semaines auparavant, malgr&#233; l'absence de sorties de secours r&#233;glementaires et plusieurs plaintes des travailleurs sur les dangers de la mine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout ce qui a fait la fiert&#233; des Chiliens, le professionnalisme, la solidarit&#233; et l'effort financier d&#233;sint&#233;ress&#233;, est pr&#233;cis&#233;ment tout ce qui manquait &#224; la mine San Jos&#233;. Dans ce contexte, de nombreuses voix s'&#233;l&#232;vent pour une &#171; renationalisation &#187; du cuivre, un plus grand contr&#244;le de l'&#201;tat sur les activit&#233;s mini&#232;res et un r&#244;le accru des travailleurs dans le respect de leur propre s&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>D&#233;lire s&#233;curitaire et privatisation de l'espace</title>
		<link>https://www.ababord.org/Delire-securitaire-et</link>
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		<dc:date>2009-10-29T16:48:46Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Antoine Casgrain</dc:creator>


		<dc:subject>Justice et droits sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Casgrain, Antoine</dc:subject>
		<dc:subject>In&#233;galit&#233;s et pauvret&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;mocratie et espace public</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Verrous, grillages, agents de s&#233;curit&#233; et vid&#233;o-surveillance : les lieux publics semblent assi&#233;g&#233;s par le crime. Voyage en Am&#233;rique du Nord et du Sud, o&#249; les barri&#232;res de s&#233;curit&#233; confondent la limite entre l'espace priv&#233; et l'espace public. &lt;br class='autobr' /&gt; Dans son film Bowling for Columbine, le r&#233;alisateur Michael Moore ouvrait une &#224; une les portes d&#233;barr&#233;es des maisons d'un quartier de la banlieue de Windsor, en Ontario. Cette sc&#232;ne anecdotique a de quoi m&#233;duser l'Am&#233;ricain des &#201;tats-Unis, mais encore (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Democratie-et-espace-public-+" rel="tag"&gt;D&#233;mocratie et espace public&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Verrous, grillages, agents de s&#233;curit&#233; et vid&#233;o-surveillance : les lieux publics semblent assi&#233;g&#233;s par le crime. Voyage en Am&#233;rique du Nord et du Sud, o&#249; les barri&#232;res de s&#233;curit&#233; confondent la limite entre l'espace priv&#233; et l'espace public.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans son film &lt;i&gt;Bowling for Columbine&lt;/i&gt;, le r&#233;alisateur Michael Moore ouvrait une &#224; une les portes d&#233;barr&#233;es des maisons d'un quartier de la banlieue de Windsor, en Ontario. Cette sc&#232;ne anecdotique a de quoi m&#233;duser l'Am&#233;ricain des &#201;tats-Unis, mais encore plus le Sud-Am&#233;ricain. Au Chili, o&#249; j'habite depuis six mois, toutes les fen&#234;tres des maisons sont grillag&#233;es ; non seulement barre-t-on sa porte &#224; double-tour, mais aussi celle du jardin et la grille de la ruelle. Les parcs municipaux sont souvent enserr&#233;s d'une cl&#244;ture et ferm&#233;s la nuit. Ne pensez pas amener jouer votre enfant dans la cour d'&#233;cole du quartier, &#224; moins de vouloir lui faire pratiquer l'escalade ! Vous faites votre &#233;picerie sous l'&#339;il inquisiteur de deux ou trois agents de s&#233;curit&#233;, &#233;couteur &#224; l'oreille et le regard mena&#231;ant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, l'ins&#233;curit&#233; n'est pas nouvelle en Am&#233;rique latine, mais l'augmentation des diverses mesures de s&#233;curit&#233; dans les villes est un ph&#233;nom&#232;ne notable. &#192; Santiago du Chili, les urbanistes observent une &#233;pid&#233;mie de cl&#244;tures depuis une dizaine d'ann&#233;es. Il n'existe plus une r&#233;sidence sans une cl&#244;ture d'au moins deux m&#232;tres, alors que le ph&#233;nom&#232;ne s'est &#233;tendu &#224; l'espace public. Certaines places, g&#233;r&#233;es par la municipalit&#233;, ont &#233;t&#233; cl&#244;tur&#233;es afin d'en limiter l'acc&#232;s aux r&#233;sidants du quartier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'apog&#233;e de l'envahissement de l'espace public par la s&#233;curit&#233; est sans contredit la multiplication des communaut&#233;s ferm&#233;es, connues sous le terme anglais de &lt;i&gt;gated communities&lt;/i&gt;. Une communaut&#233; ferm&#233;e est un domaine r&#233;sidentiel dont l'acc&#232;s aux rues internes et aux &#233;quipements est r&#233;serv&#233; aux r&#233;sidants. Consid&#233;r&#233; encore hier comme une exception, ce type d'urbanisation, qui s'adresse aux classes tr&#232;s ais&#233;es, est aujourd'hui fort r&#233;pandu aux &#201;tats-Unis, au Mexique, au Br&#233;sil et en Argentine, m&#234;me s'il est difficile d'en mesurer l'ampleur. Dans la province de Buenos Aires, en 2005, on d&#233;nombrait plus de 400 communaut&#233;s ferm&#233;es, o&#249; vivraient 50 000 personnes. Aux &#201;tats-Unis, en 2001, le &lt;i&gt;Census Bureau&lt;/i&gt; estimait &#224; 4 millions le nombre de foyers se trouvant dans des communaut&#233;s prot&#233;g&#233;es par des barri&#232;res, des codes de s&#233;curit&#233; et des gardiens. Le concept d'urbanisation priv&#233;e ne se limite pas aux d&#233;veloppements en p&#233;riph&#233;rie. Les d&#233;veloppements immobiliers dans les centres-villes privil&#233;gient les hautes tours de condominiums, avec stationnement int&#233;rieur, gymnases et piscines priv&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Se d&#233;fendre de la criminalit&#233; ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La privatisation des espaces et l'envahissement s&#233;curitaire r&#233;pondent-ils &#224; une hausse de la criminalit&#233; ? Selon le Centre international pour la pr&#233;vention de la criminalit&#233;, l'Am&#233;rique latine et l'Afrique sont les deux continents o&#249; les taux de criminalit&#233; sont les plus &#233;lev&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La criminalit&#233; affecte particuli&#232;rement les milieux urbains des pays en d&#233;veloppement, et encore davantage les grandes agglom&#233;rations urbaines en explosion d&#233;mographique. En Am&#233;rique latine par exemple, les villes de Rio de Janeiro, Sao Paulo, Mexico, Lima et Caracas enregistrent plus de la moiti&#233; des actes violents de leurs pays respectifs. Toutefois, les statistiques internationales montrent une tendance &#224; la baisse g&#233;n&#233;rale de la criminalit&#233;, entre autres des homicides et des cambriolages. Le commerce de la drogue et les crimes avec violence sont, &#224; l'inverse, en augmentation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cons&#233;quence de l'&#233;volution &#233;conomique, la plupart des soci&#233;t&#233;s d'Am&#233;rique du Nord et du Sud ont vu s'accro&#238;tre les niveaux d'in&#233;galit&#233;. En 2005, les employeurs des grandes et moyennes entreprises, 5% de la population environ, avaient un revenu 30 fois sup&#233;rieur au seuil de la pauvret&#233;, sous lequel vit entre 30 et 50% de la population. La possibilit&#233; de trouver un travail stable a fortement diminu&#233; sous l'impact des coupures dans l'&#201;tat et la d&#233;r&#233;glementation de l'&#233;conomie. Sous le r&#232;gne du libre-march&#233;, l'entrepreneurship du pauvre d&#233;bouche de plus en plus sur le commerce &#224; sa port&#233;e : la drogue et le commerce illicite. En d'autres termes, il appara&#238;t que la g&#233;ographie des in&#233;galit&#233;s recouvre souvent celle de la criminalit&#233;, quand bien m&#234;me une corr&#233;lation positive entre l'une et l'autre est difficile &#224; &#233;tablir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, il existe un endroit o&#249; la pr&#233;sence du crime augmente consid&#233;rablement : la t&#233;l&#233;vision. Les journaux t&#233;l&#233;vis&#233;s remplissent leurs bulletins d'information de divers actes de d&#233;linquance. La multiplication des cha&#238;nes de diffusion en direct a cr&#233;&#233; un besoin de contenu sensationnel, que les guerres de narcotrafiquants sont venues combler. L'impact des m&#233;dias de masse est pr&#233;pond&#233;rant dans les pr&#233;occupations affich&#233;es par la population. La propagande m&#233;diatique d&#233;termine l'agenda des politiques locales de d&#233;fense contre le crime (cl&#244;ture des espaces publics, agents de s&#233;curit&#233;) ainsi que le march&#233; de la s&#233;curit&#233; (syst&#232;mes d'alarme et r&#233;sidences barricad&#233;es).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; pr&#233;vention &#187; contre le crime c&#232;de le pas &#224; la &#171; d&#233;fense &#187; contre le crime, aliment&#233;e par la peur de l'autre. Les agglom&#233;rations urbaines sont envahies par des corps policiers de mieux en mieux &#233;quip&#233;s, &#233;paul&#233;s dans leur t&#226;che par des escouades de gardiens priv&#233;s de plus en plus nombreuses. Au Br&#233;sil, il y a aujourd'hui deux fois plus d'assassinats extra-judiciaires, de la part de la police et des services priv&#233;s pris ensemble, que dans les pires ann&#233;es de la dictature militaire. Ces atteintes aux droits humains restent ignor&#233;s, les victimes n'&#233;tant pas les enfants de la classe moyenne, mais les d&#233;linquants des bas-fonds de la ville.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Au Qu&#233;bec &#233;galement...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le ph&#233;nom&#232;ne rattrape le Canada, la contr&#233;e envi&#233;e par Michael Moore. Au pays, la principale profession en croissance est celle d'agent de s&#233;curit&#233; priv&#233;. Il y a maintenant 3 agents de s&#233;curit&#233; pour 2 policiers au pays. Ainsi, le taux d'agents priv&#233;s a bondi de 15 % entre 2001 et 2006. Caract&#233;ristique surprenante, ce n'est pas dans l'Ouest, o&#249; r&#232;gnerait la culture du fusil, qu' il y a le plus d'agents de s&#233;curit&#233; au pays, mais au Qu&#233;bec. Le contr&#244;le serr&#233; des lieux atteint des proportions inqui&#233;tantes, m&#234;me dans des espaces traditionnellement consid&#233;r&#233;s autrefois comme &#171; publics &#187;, comme les universit&#233;s. &#192; l'automne 2008, sur le campus de l'Universit&#233; Laval, des agents de s&#233;curit&#233; ont emp&#234;ch&#233; des &#233;tudiants de distribuer des pamphlets &#233;lectoraux... en pleine campagne &#233;lectorale ! Un obstacle routinier pour la militante ou le militant qui tente d'investir les lieux publics d'un contenu politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'&#233;t&#233; 2008, le cas de Freddy Villanueva, jeune immigrant assassin&#233; par la police de Montr&#233;al, a pris par surprise la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise. L'assassinat de Villanueva n'est que le sympt&#244;me classique de la s&#233;gr&#233;gation urbaine. &#192; mesure que se concentrent la pauvret&#233; et l'exclusion raciale dans certains quartiers de Montr&#233;al, s'y concentre &#233;galement l'appareil policier. Les parcs, les stationnements et les transports publics sont quadrill&#233;s, et les personnes &#171; &#224; risque &#187; font l'objet d'un harc&#232;lement constant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La peur de l'autre, les in&#233;galit&#233;s socio&#233;conomiques et la s&#233;gr&#233;gation urbaine conduisent au contr&#244;le sournois des espaces publics. R&#233;alit&#233; qui va de pair avec la disparition de &#171; l'espace public &#187;, pris dans son acception symbolique cette fois. Dans le d&#233;lire s&#233;curitaire, place publique et propri&#233;t&#233; priv&#233;e tendent &#224; se confondre et g&#233;n&#232;rent des techniques similaires de d&#233;fense contre la d&#233;linquance, le vagabondage et la d&#233;viance. La &#171; pr&#233;vention &#187; du crime semble la chasse-gard&#233;e des strat&#233;gies conservatrices et populistes. D&#233;velopper des strat&#233;gies de pr&#233;vention du crime qui s'articulent avec une dimension participative demeure un chantier &#224; amorcer par les milieux progressistes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Retour au cabotage</title>
		<link>https://www.ababord.org/Retour-au-cabotage</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Retour-au-cabotage</guid>
		<dc:date>2009-06-18T18:00:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Antoine Casgrain</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Logement, transports et &#233;cologie urbaine</dc:subject>
		<dc:subject>Casgrain, Antoine</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Malgr&#233; la hausse des &#233;changes commerciaux caus&#233;e par la mondialisation, la quantit&#233; de marchandises transbord&#233;es sur le Saint-Laurent est pass&#233;e de 130 millions de tonnes (Mt) en 1980 &#224; 100 Mt en 1990, puis s'est stabilis&#233;e autour de 105 Mt. L'Accord de libre-&#233;change nord-am&#233;ricain (AL&#201;NA) a fait augmenter les quantit&#233;s de marchandises &#233;chang&#233;es entre le Qu&#233;bec et ses voisins du sud. En contrepartie, l'AL&#201;NA et la d&#233;r&#232;glementation du secteur des transports ont donn&#233; au camionnage la priorit&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Le-Saint-Laurent-en-eaux-" rel="directory"&gt;Dossier : Le Saint-Laurent en eaux troubles&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton867.gif?1642092277' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;1015&#034; height=&#034;678&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Malgr&#233; la hausse des &#233;changes commerciaux caus&#233;e par la mondialisation, la quantit&#233; de marchandises transbord&#233;es sur le Saint-Laurent est pass&#233;e de 130 millions de tonnes (Mt) en 1980 &#224; 100 Mt en 1990, puis s'est stabilis&#233;e autour de 105 Mt. L'Accord de libre-&#233;change nord-am&#233;ricain (AL&#201;NA) a fait augmenter les quantit&#233;s de marchandises &#233;chang&#233;es entre le Qu&#233;bec et ses voisins du sud. En contrepartie, l'AL&#201;NA et la d&#233;r&#232;glementation du secteur des transports ont donn&#233; au camionnage la priorit&#233; sur d'autres formes (ferroviaire, maritime).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au Qu&#233;bec, l'&#201;tat entretient et r&#233;pare les routes aux frais des contribuables, mais au b&#233;n&#233;fice des compagnies de camionnage. D'autres avenues sont &#224; explorer, le train et le bateau, pour r&#233;duire la consommation d'hydrocarbures.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le transport fluvial : une solution &#233;cologique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Nous aurions tout int&#233;r&#234;t &#224; regarder les avantages du transport maritime. En termes d'efficacit&#233; &#233;nerg&#233;tique, le transport maritime supplante ses concurrents (voir graphique). Le transport maritime pourrait donc contribuer &#224; r&#233;duire les &#233;missions de gaz &#224; effet de serre. Les Amies de la Vall&#233;e du Saint-Laurent, une organisation vou&#233;e &#224; la protection et la promotion des richesses du fleuve, favorisent le retour au cabotage (le transport &#224; l'int&#233;rieur du Saint-Laurent), puisqu'en plus d'&#234;tre davantage &#233;cologique, il favorise le d&#233;veloppement r&#233;gional par l'activit&#233; des ports secondaires (Sept-&#206;les, Gros Cacouna, La Baie). Le cabotage demeure le parent pauvre du syst&#232;me de transport qu&#233;b&#233;cois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Andr&#233; Stainier, porte-parole des Amies de la vall&#233;e du St-Laurent, explique les difficult&#233;s de la navigation nationale par le fait que la priorit&#233; est mise sur la navigation internationale. S'il y a des politiques et des mesures fiscales qui aident la navigation internationale, rien de tel n'existe pour le transport local. Le d&#233;sengagement de l'&#201;tat f&#233;d&#233;ral n'a pas permis d'&#233;quiper les ports locaux et on ne construit plus de petites embarcations, au tirant d'eau limit&#233;, performantes pour le Saint-Laurent. Cela est d&#251; &#224; la fermeture des chantiers navals caus&#233;e par la mondialisation et la d&#233;r&#233;glementation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les exemples de transport par cabotage naissent au compte-gouttes. En mai 2005, la compagnie foresti&#232;re Kruger d&#233;marrait un projet pilote visant &#224; transporter par barges des copeaux de bois de la C&#244;te-Nord vers Trois-Rivi&#232;res. Une seule barge contient l'&#233;quivalent du chargement de 250 camions. En une saison, c'est 9 000 allers-retours en camion qui devraient &#234;tre retir&#233;s de la route 138. Ce projet a vu le jour gr&#226;ce &#224; l'appui du Gouvernement du Qu&#233;bec et de sa &lt;i&gt;Politique maritime et fluviale&lt;/i&gt;. Cette initiative pourrait donner l'exemple &#224; plusieurs compagnies tout en aidant une ville r&#233;gionale &#224; se doter d'une infrastructure portuaire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les impacts environnementaux&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Toutes les formes de transport comportent leur part de risques pour l'environnement. Le principal danger de la navigation fluviale r&#233;side dans les travaux de dragage. Pour permettre le passage des grands cargos commerciaux, les autorit&#233;s creusent le fond du fleuve &#224; certains endroits peu profonds. Le dragage, en plus de d&#233;truire les habitats naturels, fait remonter les contaminants d&#233;pos&#233;s dans les s&#233;diments, contribuant &#224; leur propagation dans les &#233;cosyst&#232;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les environnementalistes s'entendent pour dire que le dragage d'entretien est acceptable s'il est bien fait. Par contre, l'ouverture de toute nouvelle voie et l'approfondissement des voies existantes sont absolument &#224; proscrire. Les bateaux doivent s'adapter au fleuve, et non l'inverse. Le transport par cabotage avec ses plus petites embarcations, n&#233;cessite peu de dragage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres dangers sont &#233;galement reli&#233;s &#224; la navigation, tel que l'&#233;rosion des berges. Ce ph&#233;nom&#232;ne a un impact particulier dans le secteur des &#238;les de Sorel. Les fr&#233;quents passages de bateaux cr&#233;ent une houle qui, &#224; la longue, d&#233;truit certaines zones sensibles sur les berges.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Vers un retour des activit&#233;s de cabotage ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le fleuve Saint-Laurent serait pr&#234;t &#224; recevoir une bonne part du transport de marchandises qui s'effectue entre les r&#233;gions du Qu&#233;bec. Il est temps de remettre en question le tout-au-camion qui s'est impos&#233; en Am&#233;rique du Nord. La remise en &#233;tat des infrastructures ferroviaires et portuaires pourrait entra&#238;ner une gestion intermodale efficace des transports de marchandises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'instant, le tournant vers le cabotage ne s'effectue que lorsque le gain financier est palpable. Kruger (pas n&#233;cessairement reconnue pour ses pr&#233;occupations &#233;cologistes) dit pouvoir &#233;conomiser 30 % gr&#226;ce &#224; son projet de liaison fluviale entre Forestville et Trois-Rivi&#232;res. Un changement de cap de l'ensemble des industries ne pourra cependant se faire que lorsqu'elles paieront le co&#251;t r&#233;el des dommages caus&#233;s aux routes et &#224; l'atmosph&#232;re par le passage de leur flotte de camions lourds.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Antoine Casgrain&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Des rues citoyennes aux mille possibilit&#233;s</title>
		<link>https://www.ababord.org/Des-rues-citoyennes-aux-mille</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Des-rues-citoyennes-aux-mille</guid>
		<dc:date>2008-08-01T23:10:36Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Antoine Casgrain</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Casgrain, Antoine</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;mocratie et espace public</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; Qu&#233;bec, le cong&#233; de la F&#234;te du Travail a &#233;t&#233; l'occasion d'une activit&#233; festive hors du commun cette ann&#233;e. Une intersection achaland&#233;e du quartier Limoilou a &#233;t&#233; &#171; lib&#233;r&#233;e &#187; de son trafic habituel pour faire place &#224; une f&#234;te populaire dans le cadre de la deuxi&#232;me &#233;dition de &#171; R&#233;clame ta rue &#187; dans la ville de Qu&#233;bec. Une foule enthousiaste s'est mise &#224; vibrer au ryhtme de plusieurs activit&#233;s : peinture, musique en direct, danse, skatepark et performances artistiques. Regard sur un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-07-dec-2004-jan-2005-" rel="directory"&gt;No 007 - d&#233;c. 2004 / jan. 2005 &lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Democratie-et-espace-public-+" rel="tag"&gt;D&#233;mocratie et espace public&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Qu&#233;bec, le cong&#233; de la F&#234;te du Travail a &#233;t&#233; l'occasion d'une activit&#233; festive hors du commun cette ann&#233;e. Une intersection achaland&#233;e du quartier Limoilou a &#233;t&#233; &#171; lib&#233;r&#233;e &#187; de son trafic habituel pour faire place &#224; une f&#234;te populaire dans le cadre de la deuxi&#232;me &#233;dition de &#171; R&#233;clame ta rue &#187; dans la ville de Qu&#233;bec. Une foule enthousiaste s'est mise &#224; vibrer au ryhtme de plusieurs activit&#233;s : peinture, musique en direct, danse, &lt;i&gt;skatepark&lt;/i&gt; et performances artistiques. Regard sur un mouvement de r&#233;appropriation de l'espace public d'inspiration libertaire et &#233;cologique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le mouvement &lt;i&gt;Reclaim the Street&lt;/i&gt; est n&#233; en Angleterre au milieu des ann&#233;es 90, puis il a rapidement pris son essor partout dans le monde. Les actions de reconqu&#234;te de la rue sont principalement une r&#233;action face &#224; la mani&#232;re dont notre espace public est am&#233;nag&#233;. Favorisant grandement l'automobile, la division de l'espace urbain contribue &#224; l'isolement des individus et &#224; leur encha&#238;nement dans un rythme de vie consum&#233;riste sollicit&#233; par les int&#233;r&#234;ts capitalistes. Les &#233;v&#233;nements &lt;i&gt;Reclaim the Street&lt;/i&gt; se d&#233;finiraient comme la reconqu&#234;te temporaire par les citoyens d'une voie automobile, afin de laisser place au foisonnement spontan&#233; d'activit&#233;s festives et artistiques. En 1996, 7 000 Londoniens ont m&#234;me r&#233;ussi &#224; bloquer une autoroute dans le cadre d'un &lt;i&gt;Reclaim the Street&lt;/i&gt;. Certains rigolos sont all&#233;s jusqu'&#224; percer le pav&#233; pour y planter des arbres !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Plus qu'une action contre les chars&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour les actions R&#233;clame ta rue, l'auto est un point de mire qui illustre l'insanit&#233; du syst&#232;me. Le but des actions se veut beaucoup plus large que la revendication du transport en commun ou la r&#233;duction des automobiles en ville. Reconqu&#233;rir la rue signifie agir &#224; la d&#233;fense et pour le bien commun. Selon Julie Lachance, impliqu&#233;e dans l'&#233;v&#233;nement &#224; Qu&#233;bec : &#171; &lt;i&gt;Il n'y a pas de comit&#233; qui a d&#233;cid&#233; de mettre une banni&#232;re ou une revendication &#224; l'avant-plan. En fait, il s'agit de la r&#233;appropriation du milieu de vie par les citoyens et les citoyennes qui en font partie.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rejet de la hi&#233;rarchie est fortement ancr&#233; dans ce mouvement. En plus de ne pas indiquer l'emplacement du party aux autorit&#233;s, on mise beaucoup sur la spontan&#233;it&#233; des participants. C'est ainsi que les initiateurs et les initiatrices d'un R&#233;clame ta rue n'organisent pas les activit&#233;s de l'&#233;v&#233;nement, ils ne font que lancer des invitations. Julie Lachance explique que l'organisation s'est limit&#233;e &#224; apporter les infrastructures (g&#233;n&#233;ratrice, sc&#232;ne, tentes, etc.) et &#224; assurer la s&#233;curit&#233;. L'objectif &#233;tant de permettre &#224; un maximum de gens de cr&#233;er et de s'exprimer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;tabli en face des bureaux de la librairie alternative La Page Noire et de la radio communautaire CKRL, le R&#233;clame ta rue &#224; Qu&#233;bec aura &#233;galement permis aux m&#233;dias alternatifs de se faire voir de la population. Aux dires des participants, plusieurs familles du voisinage sont venues faire leur tour et aucune plainte n'aurait &#233;t&#233; port&#233;e contre les f&#234;tards de rue.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Nous ne bloquons pas le trafic, nous sommes le trafic &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans la m&#234;me veine, il existe des randonn&#233;es &#224; v&#233;lo appel&#233;es Masse critique. Ces randonn&#233;es se veulent une &#171; co&#239;ncidence organis&#233;e &#187; qui arrive lorsque des cyclistes se retrouvent au m&#234;me endroit, &#224; la m&#234;me heure et d&#233;cident de rouler ensemble pour un petit bout de chemin. Ils deviennent ainsi une masse critique assez grande pour perturber la circulation automobile. Dix-huit villes canadiennes poss&#232;dent leur randonn&#233;e r&#233;guli&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re &#233;dition du Masse critique &#224; Qu&#233;bec s'est d&#233;roul&#233;e lors de la Journ&#233;e sans voiture, le 22 septembre. &#171; &lt;i&gt;Je vois notre action comme une th&#233;rapie de groupe, plus que comme une action politique&lt;/i&gt;, explique V&#233;ronique Bouchard, initiatrice de l'&#233;v&#233;nement. &lt;i&gt;En fait, c'&#233;tait le fun de voir les deux voies du boulevard Ren&#233;-L&#233;vesque bloqu&#233;es et se dire : pour une fois, c'est nous, les cyclistes, qui avons le contr&#244;le&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, les reprises de rue d&#233;rangent les autorit&#233;s. En avril et en mai dernier, les randonn&#233;es Masse critique de Montr&#233;al ont &#233;t&#233; harcel&#233;es par la police. Par deux fois, les forces polici&#232;res d&#233;cid&#232;rent de forcer la dispersion de la randonn&#233;e. Une trentaine de contraventions auraient &#233;t&#233; &#233;mises, en plus de l'arrestation d'un cycliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tandis que se g&#233;n&#233;ralisent les Journ&#233;es sans voiture, organis&#233;es par les municipalit&#233;s, les militants continuent &#224; pr&#244;ner l'auto-organisation. &#171; &lt;i&gt;Cela laisse plus de place aux participants. On n'a besoin de la permission de personne pour se r&#233;approprier notre milieu&lt;/i&gt; &#187;, affirme Julie Lachance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Satisfaits du premier essai, les cyclistes de Qu&#233;bec comptent &#233;tablir, &#224; partir du printemps, un rendez-vous r&#233;gulier pour des randonn&#233;es Masse critique. En attendant l'annonce d'autres &#233;v&#233;nements &#171; R&#233;clame ta rue &#187;, le rendez-vous pour les randonn&#233;es de v&#233;lo Masse critique &#224; Montr&#233;al a lieu tous les derniers vendredis du mois, &#224; 17h30, au Carr&#233; Phillips.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Antoine Casgrain&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Gr&#232;ve ou cr&#232;ve</title>
		<link>https://www.ababord.org/Greve-ou-creve</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Greve-ou-creve</guid>
		<dc:date>2008-08-01T15:10:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Antoine Casgrain</dc:creator>


		<dc:subject>Education et enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>Mouvement &#233;tudiant</dc:subject>
		<dc:subject>Casgrain, Antoine</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En m&#234;me temps qu'il dit consulter la population sur l'avenir des universit&#233;s (en f&#233;vrier) et des c&#233;geps (en juin), le gouvernement lib&#233;ral enfonce le clou de l'endettement &#233;tudiant. Avec une coupure draconienne de 103 millions $ dans le syst&#232;me d'aide financi&#232;re aux &#233;tudes, il tourne le dos au principe de gratuit&#233; universelle de l'&#233;ducation. De son c&#244;t&#233;, le mouvement &#233;tudiant essaie tant bien que mal de r&#233;sister. &lt;br class='autobr' /&gt; Le gouvernement du Parti lib&#233;ral n'est pas all&#233; &#224; petits pas dans sa r&#233;forme (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-07-dec-2004-jan-2005-" rel="directory"&gt;No 007 - d&#233;c. 2004 / jan. 2005 &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Education-et-enseignement-+" rel="tag"&gt;Education et enseignement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Mouvement-etudiant-+" rel="tag"&gt;Mouvement &#233;tudiant&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Casgrain-Antoine-+" rel="tag"&gt;Casgrain, Antoine&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En m&#234;me temps qu'il dit consulter la population sur l'avenir des universit&#233;s (en f&#233;vrier) et des c&#233;geps (en juin), le gouvernement lib&#233;ral enfonce le clou de l'endettement &#233;tudiant. Avec une coupure draconienne de 103 millions $ dans le syst&#232;me d'aide financi&#232;re aux &#233;tudes, il tourne le dos au principe de gratuit&#233; universelle de l'&#233;ducation. De son c&#244;t&#233;, le mouvement &#233;tudiant essaie tant bien que mal de r&#233;sister.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le gouvernement du Parti lib&#233;ral n'est pas all&#233; &#224; petits pas dans sa r&#233;forme des pr&#234;ts et bourses. La coupure d'un tiers du budget de l'Aide financi&#232;re aux &#233;tudes (AFE) signifie l'&#233;limination du mot &#171; bourses &#187; dans ce qu'il &#233;tait auparavant convenu d'appeler le r&#233;gime des &#171; pr&#234;ts et bourses &#187;. Prenons exemple sur une aide annuelle type de 5 000 $ : avant la coupure, un &#233;tudiant recevait en moyenne 2 400 $ en pr&#234;t et 2 600 $ en bourse ; dor&#233;navant, un &#233;tudiant recevra en moyenne 4 700 $ en pr&#234;t et 300 $ en bourse ! Cela signifie que la dette moyenne d'un &#233;tudiant au Qu&#233;bec &#8211; pour deux ans de c&#233;gep et trois ans d'universit&#233; &#8211; passera de 13 000 $ &#224; 21 500 $ ! Mentionnons que 40 % des &#233;tudiantEs au Qu&#233;bec re&#231;oivent de l'aide financi&#232;re, proportion qui monte &#224; environ 60 % pour les &#233;tudiantEs fr&#233;quentant les universit&#233;s en r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette coupure intervient en m&#234;me temps qu'une r&#233;forme du syst&#232;me de pr&#234;ts qui donne une plus grande responsabilit&#233; administrative aux institutions priv&#233;es pr&#234;teuses. De plus, la r&#233;forme laisse craindre une lib&#233;ralisation des frais de scolarit&#233;. Le calcul du pr&#234;t attribue une enveloppe pr&#233;cise pour couvrir les frais de scolarit&#233;. Une institution pourrait donc hausser &#224; sa guise les frais de scolarit&#233; en renvoyant la facture sur le pr&#234;t &#233;tudiant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, le gouvernement lib&#233;ral s'attaque au syst&#232;me coll&#233;gial qu&#233;b&#233;cois. Les interventions du ministre Reid lors du Forum Coll&#233;gial, en juin dernier, laissent craindre le pire. Bien qu'il soit rest&#233; flou, il ouvre grand la porte &#224; une r&#233;forme de d&#233;centralisation dans les c&#233;geps. Depuis plusieurs ann&#233;es d&#233;j&#224;, et sous le pr&#233;c&#233;dent gouvernement p&#233;quiste, on parle d'habilitation et de dipl&#244;me institutionnel. Ces changements au syst&#232;me qu&#233;b&#233;cois permettraient &#224; chaque institution d'attribuer ses propres dipl&#244;mes et d'&#233;laborer ses propres programmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la F&#233;d&#233;ration &#233;tudiante coll&#233;giale du Qu&#233;bec (FECQ), qui fait partie de la Coalition C&#233;gep, laquelle regroupe syndicats, associations &#233;tudiantes et comit&#233;s de parents, la d&#233;centralisation est un danger pour la coh&#233;rence et la qualit&#233; de la formation. La d&#233;centralisation ne pourra plus garantir une formation &#233;quivalente dans tous les c&#233;geps de la province. &#171; &lt;i&gt;Le c&#233;gep de Gasp&#233; a d&#251; couper son poste de r&#233;ceptionniste r&#233;cemment, explique Julie Bouchard, pr&#233;sidente de la FECQ. Il est clair qu'un c&#233;gep de Montr&#233;al n'a pas &#224; assumer ce genre de contrainte.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La grande campagne du mouvement &#233;tudiant s'enligne toutefois sur la question de l'Aide financi&#232;re. Tous sont d'avis qu'il faut renverser totalement la coupure de 103 M$. La communication est rompue entre la FECQ et la FEUQ et le gouvernement. Rappelons que celles-ci ont claqu&#233; la porte du Forum des g&#233;n&#233;rations le 13 octobre 2004. &#171; &lt;i&gt;Le ministre n'&#233;tait m&#234;me pas capable de nous garantir qu'il n'y aurait pas d'autres coupures&lt;/i&gt; &#187; explique Julie Bouchard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de ce m&#234;me Forum, le 14 octobre, des &#233;tudiantEs ont manifest&#233; bruyamment &#224; l'ext&#233;rieur du Campus Notre-Dame-de-Foy, &#224; St-Augustin. La manifestation &#233;tait organis&#233;e par l'Association pour une solidarit&#233; &#233;tudiante (ASS&#201;). Plusieurs actions locales ont aussi &#233;t&#233; organis&#233;es tant par les associations &#233;tudiantes de toute all&#233;geance. &#192; l'UQAM, par exemple, on a rebaptis&#233; le bureau de l'Aide financi&#232;re en &#171; Bureau de l'endettement &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au moment d'&#233;crire ces lignes, deux manifestations &#233;tudiantes allaient avoir lieu : le 10 novembre, une manifestation organis&#233;e par la FECQ et la FEUQ, et la seconde le 19 novembre, organis&#233;e par l'ASS&#201;. &#171; &lt;i&gt;C'est important de sortir le 10 novembre pour d&#233;montrer la repr&#233;sentativit&#233; de notre cause, montrer que les militants de la base sont concern&#233;s par &#231;a&lt;/i&gt; &#187;, affirme Julie Bouchard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La suite des moyens de pression laisse &#233;videmment place &#224; une gr&#232;ve &#233;tudiante. Dans ce sens, le Congr&#232;s de l'ASS&#201; a adopt&#233;, le 24 octobre, le d&#233;but d'un campagne de gr&#232;ve pour l'hiver prochain. Du c&#244;t&#233; de la FECQ, le congr&#232;s n'a pas mandat&#233; encore la f&#233;d&#233;ration d'entreprendre une campagne de gr&#232;ve. Toutefois, on assure qu'aucun moyen de pression n'est &#233;cart&#233;. Le d&#233;bat est donc lanc&#233; au sein des associations &#233;tudiantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Xavier Lafrance croit de son c&#244;t&#233; que la campagne de gr&#232;ve doit se travailler &#224; l'avance, sans tergiversation. &#171; &lt;i&gt;La gr&#232;ve peut partir spontan&#233;ment, on l'esp&#232;re ! Mais, il ne faut pas s'y attendre. Pour lancer un mouvement, &#231;a prend des discussions dans les caf&#233;s &#233;tudiants, de la distribution de journaux, il faut stimuler la tenue d'assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales. C'est ce que l'ASS&#201; tente de faire. Une gr&#232;ve, c'est pas quelque chose qui se d&#233;cr&#232;te, d'ailleurs c'est peut-&#234;tre une le&#231;on &#224; retenir de l'ann&#233;e derni&#232;re.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Antoine Casgrain&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Transports, &#233;cologie et changement social</title>
		<link>https://www.ababord.org/Transports-ecologie-et-changement</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Transports-ecologie-et-changement</guid>
		<dc:date>2008-07-31T18:06:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Antoine Casgrain, Claude Rioux</dc:creator>


		<dc:subject>Rioux, Claude</dc:subject>
		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Logement, transports et &#233;cologie urbaine</dc:subject>
		<dc:subject>Casgrain, Antoine</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;On reste afflig&#233;, sans &#234;tre surpris, devant l'inconscience des gouvernements et des entreprises face &#224; la catastrophe permanente que constitue la d&#233;t&#233;rioration des &#233;cosyst&#232;mes. Les hausses r&#233;centes du prix du p&#233;trole et le r&#233;chauffement plan&#233;taire annoncent une crise &#233;nerg&#233;tique et &#233;cologique profonde que l'on ne fait que repousser &#224; plus tard. Cela ne semble pas perturber nos &#233;lites qui &#8211; &#224; la veille de la tenue &#224; Montr&#233;al de la Convention des Nations unies sur les changements climatiques (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Transports-ecologie-et-" rel="directory"&gt;Dossier : Transports, &#233;cologie et changement social&lt;/a&gt;

/ 
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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Logement-transports-et-ecologie-+" rel="tag"&gt;Logement, transports et &#233;cologie urbaine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Casgrain-Antoine-+" rel="tag"&gt;Casgrain, Antoine&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton424.jpg?1642092268' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;369&#034; height=&#034;166&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On reste afflig&#233;, sans &#234;tre surpris, devant l'inconscience des gouvernements et des entreprises face &#224; la catastrophe permanente que constitue la d&#233;t&#233;rioration des &#233;cosyst&#232;mes. Les hausses r&#233;centes du prix du p&#233;trole et le r&#233;chauffement plan&#233;taire annoncent une crise &#233;nerg&#233;tique et &#233;cologique profonde que l'on ne fait que repousser &#224; plus tard. Cela ne semble pas perturber nos &#233;lites qui &#8211; &#224; la veille de la tenue &#224; Montr&#233;al de la &lt;i&gt;Convention des Nations unies sur les changements climatiques&lt;/i&gt; (du 28 novembre au 9 d&#233;cembre 2005) &#8211; nous r&#233;p&#232;tent, sans rire, leur engagement en faveur du &#171; d&#233;veloppement durable &#187;. Ce concept fourre-tout perd cependant de son vernis &#224; la lumi&#232;re des absurdit&#233;s commises en son nom et se r&#233;v&#232;le de plus en plus pour ce qu'il est : une ineptie ou pire, une abomination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise &#233;cologique contemporaine est due en large partie &#224; l'inflation des transports des personnes et des marchandises, tant au niveau local que r&#233;gional ou international. Parmi les 10 mandats actuels du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), la moiti&#233; concerne la construction ou l'&#233;largissement de voies de transport automobile, alors que le p&#233;trole est unanimement (ou presque) reconnu comme un enjeu de conflits majeurs (Irak, Afghanistan) ou en voie de le devenir (Soudan, Tch&#233;tch&#233;nie et, bient&#244;t, le Venezuela ?).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce dossier, qui ne pr&#233;tend pas faire le tour du sujet, la question des transports, en plus d'&#234;tre analys&#233;e sous l'angle &#233;cologique, est int&#233;gr&#233;e &#224; une critique plus large du capitalisme (voir le texte de Christian Brouillard). En effet, les transports rec&#232;lent de nombreux enjeux culturels et sociaux : la question de la soumission de l'humain &#224; l'automobile et &#224; sa propagande (voir le texte de Debora Pinheiro) et les nombreuses luttes socio-&#233;conomiques men&#233;es autour de la question des transports (voir les textes d'Antoine Casgrain, de Fran&#231;ois l'&#201;cuyer et de Ricardo Pe&#241;afiel). Enfin, on conviendra avec Serge Latouche que toute r&#233;forme de nos modes de transport doit n&#233;cessairement s'appuyer sur une refondation de nos modes de vie, sur une restructuration de nos fa&#231;ons de produire et d'&#233;changer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Claude Rioux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les fronti&#232;res du politique en Am&#233;rique latine. Imaginaires et &#233;mancipation</title>
		<link>https://www.ababord.org/Les-frontieres-du-politique-en</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Les-frontieres-du-politique-en</guid>
		<dc:date>2008-07-31T02:25:36Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Antoine Casgrain</dc:creator>


		<dc:subject>Am&#233;rique latine et Cara&#239;bes</dc:subject>
		<dc:subject>Casgrain, Antoine</dc:subject>
		<dc:subject>Livres</dc:subject>
		<dc:subject>Sociologie et anthropologie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Andr&#233; Corten, Vanessa Moulin et Julie Girard-Lemay (dir), Les fronti&#232;res du politique en Am&#233;rique latine. Imaginaires et &#233;mancipation, Paris, Karthala, 2006. &lt;br class='autobr' /&gt; Les exp&#233;riences r&#233;centes de la gauche en Am&#233;rique latine sont inspirantes et fascinantes. Les ann&#233;es 1990 ont &#233;t&#233; marqu&#233;es par la r&#233;surgence des mouvements sociaux : les zapatistes, le MST, et les mouvements indig&#232;nes. Un nouveau vent de gauche a souffl&#233; sur les ann&#233;es 2000 : Lula, Morales, Kirchner, Correa et surtout Hugo Chavez et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-20-ete-2007-" rel="directory"&gt;No 020 - &#233;t&#233; 2007&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Casgrain-Antoine-+" rel="tag"&gt;Casgrain, Antoine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Livres-+" rel="tag"&gt;Livres&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sociologie-et-anthropologie-+" rel="tag"&gt;Sociologie et anthropologie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton496.jpg?1642092269' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;170&#034; height=&#034;260&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Andr&#233; Corten, Vanessa Moulin et Julie Girard-Lemay (dir), &lt;i&gt;Les fronti&#232;res du politique en Am&#233;rique latine. Imaginaires et &#233;mancipation&lt;/i&gt;, Paris, Karthala, 2006.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les exp&#233;riences r&#233;centes de la gauche en Am&#233;rique latine sont inspirantes et fascinantes. Les ann&#233;es 1990 ont &#233;t&#233; marqu&#233;es par la r&#233;surgence des mouvements sociaux : les zapatistes, le MST, et les mouvements indig&#232;nes. Un nouveau vent de gauche a souffl&#233; sur les ann&#233;es 2000 : Lula, Morales, Kirchner, Correa et surtout Hugo Chavez et sa r&#233;volution bolivarienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La diversit&#233; des modes de r&#233;sistance, la pluralit&#233; des id&#233;es et les exp&#233;riences alternatives de la gauche latino-am&#233;ricaine ont fascin&#233; autant les militant que les universitaires du Nord. Mais la pluralit&#233; et la diversit&#233; ne devraient-elles pas constituer la nature du politique ? Si l'arme politique par excellence est le langage, les imaginaires politiques sont au c&#339;ur des actions politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le livre &lt;i&gt;Les fronti&#232;res du politique en Am&#233;rique latine&lt;/i&gt; est une enqu&#234;te sur les &#171; imaginaires politiques &#187;. &#201;crit par les membres et collaborateurs du Groupe de recherche sur les imaginaires politiques en Am&#233;rique latine de l'UQAM, il aborde des th&#232;mes souvent d&#233;laiss&#233;s par l'analyse de la politique &#224; court terme. Au centre du questionnement : la &#171; cl&#244;ture du politique &#187;. Toute action politique n&#233;cessite de poser une fronti&#232;re (une &#171; cl&#244;ture &#187;) qui d&#233;limite dans un premier temps l'objet de cette action. Cette cl&#244;ture permet &#233;galement de marquer une distance entre l'autorit&#233; politique et sa l&#233;gitimation (la soci&#233;t&#233; civile, les classes sociales, le droit). L'imaginaire collectif contribue &#224; la d&#233;finition et &#224; la constante red&#233;finition de cette fronti&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes confront&#233;s &#224; une mutation constante des significations et de la port&#233;e des mots. Pierre Beaucage explique, dans ce livre, la difficile jonction entre les diff&#233;rents mouvements indig&#232;nes et autochtones des Am&#233;riques. La confrontation des termes, peuples/populations, Indien/autochtone/indig&#232;ne, nation/classe, cache des r&#233;alit&#233;s et des imaginaires distincts. Si les autochtones des pays andins et m&#233;so-am&#233;ricains se concentrent davantage sur des revendications sociales, les communaut&#233;s autochtones minoritaires d'Am&#233;rique du Nord et du C&#244;ne Sud avancent davantage des demandes autonomistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'un autre c&#244;t&#233;, si le pr&#233;sident argentin Nestor Kirchner utilise abondamment le mot &#171; Argentine &#187; dans ses discours, tel que d&#233;montr&#233; par Victor Armony, c'est avant tout pour la r&#233;habilitation de ce qu'on appelle un &#171; nationalisme sain &#187;. Gerardo Carl&#233;s et Pablo Sem&#225;n expliquent dans leur article comment la politique de Kirchner puise sa l&#233;gitimit&#233; dans son opposition aux politiques &#233;conomiques de ses pr&#233;d&#233;cesseurs, des politiques n&#233;olib&#233;rales orient&#233;es vers l'&#233;conomie globale. L'id&#233;ologie nationaliste argentine se d&#233;place du militarisme autoritaire de la dictature &#224; la promotion d'une solidarit&#233; sociale. Ce nouvel horizon politique permet un rejet du n&#233;olib&#233;ralisme et un nouveau regard sur les alternatives possibles. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je me permettrais ici d'avouer ma pr&#233;f&#233;rence pour le terme &#171; horizon &#187; plut&#244;t que &#171; cl&#244;ture &#187; du politique. L'horizon du politique refl&#232;te davantage ce que Ricardo Pe&#241;afiel &#233;voque en &#233;crivant : &#171; &lt;i&gt;il faut se demander comment cette cl&#244;ture peut &#234;tre &#8220;ouverture&#8221;&lt;/i&gt; &#187;. L'exp&#233;rience v&#233;n&#233;zuelienne d&#233;montre en ce sens toute sa puissance. Pe&#241;afiel nous montre comment la sc&#233;nographie r&#233;volutionnaire chavista op&#232;re une &#171; suture &#187; d'un monde politique disloqu&#233; par la pauvret&#233;. Ce faisant, ce nouvel imaginaire r&#233;volutionnaire permet l'ouverture d'un nouvel espace public o&#249; la construction d'une nouvelles soci&#233;t&#233; devient possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme souvent dans un ouvrage collectif, la qualit&#233; et l'int&#233;r&#234;t du propos varient consid&#233;rablement d'un chapitre &#224; l'autre. Je me dois d'avertir le futur lecteur de l'herm&#233;tisme acad&#233;mique des premiers chapitres de cet ouvrage : l'exercice de synth&#232;se des pens&#233;es d'Ernesto Laclau et de Cornelius Castoriadis s'adresse &#224; un public initi&#233;. Il serait donc conseill&#233;, &#224; la personne int&#233;ress&#233;e davantage par la partie &#171; Am&#233;rique latine &#187; du titre du livre, de d&#233;buter par les textes de la troisi&#232;me partie, notamment l'excellente synth&#232;se de Pierre Beaucage sur les revendications autochtones dans les Am&#233;riques. Ce faisant, en rebroussant chemin vers la seconde partie qui contient des textes o&#249; la m&#233;thodologie est plus pr&#233;sente, on finira par s'attaquer &#224; la tr&#232;s th&#233;orique premi&#232;re partie. Sans &#234;tre le meilleur livre disponible sur la situation politique en Am&#233;rique latine, il est fortement conseill&#233; aux &#233;tudiants et &#233;tudiantes en sciences humaines travaillant sur le sujet.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Antoine Casgrain&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'effet de &#171; serres &#187; s'accentue</title>
		<link>https://www.ababord.org/L-effet-de-serres-s-accentue</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/L-effet-de-serres-s-accentue</guid>
		<dc:date>2008-07-28T18:55:43Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Antoine Casgrain</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Casgrain, Antoine</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La signature du Protocole de Kyoto pour r&#233;duire les gaz &#224; effet de serre (GES) et le r&#233;chauffement climatique marquait une victoire du bon sens pour la survie de l'humanit&#233; face &#224; l'irresponsabilit&#233; du capital envers la pr&#233;servation de l'environnement. Or, plus les d&#233;tails se pr&#233;cisent, plus le Protocole de Kyoto appara&#238;t comme un pacte avec le diable. &#192; l'encontre du principe pollueur/payeur, concept discutable certes mais n&#233;anmoins juste, le Protocole de Kyoto octroie des quotas de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-10-ete-2005-" rel="directory"&gt;No 010 - &#233;t&#233; 2005&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Ecologie-et-environnement-+" rel="tag"&gt;Ecologie et environnement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Casgrain-Antoine-+" rel="tag"&gt;Casgrain, Antoine&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La signature du Protocole de Kyoto pour r&#233;duire les gaz &#224; effet de serre (GES) et le r&#233;chauffement climatique marquait une victoire du bon sens pour la survie de l'humanit&#233; face &#224; l'irresponsabilit&#233; du capital envers la pr&#233;servation de l'environnement. Or, plus les d&#233;tails se pr&#233;cisent, plus le Protocole de Kyoto appara&#238;t comme un pacte avec le diable. &#192; l'encontre du principe pollueur/payeur, concept discutable certes mais n&#233;anmoins juste, le Protocole de Kyoto octroie des quotas de polluer, applicables arbitrairement selon les pays. Par le revers des choses, on voit ainsi appara&#238;tre une nouvelle marchandise sale (GES), un nouveau march&#233; (celui de la pollution par GES), une nouvelle bourse et une nouvelle monnaie d'&#233;change. La duperie atteint son comble quand on apprend que les grands pollueurs canadiens seront exempt&#233;s en partie par un taux de r&#233;duction moindre, le reste &#233;tant financ&#233; par les contribuables &#224; m&#234;me les fonds publics. La question se pose : si l'air est si vici&#233;, serait-ce parce que la politique serait aussi devenue vicieuse ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le gouvernement f&#233;d&#233;ral a d&#233;pos&#233; le 13 avril dernier son &lt;i&gt;Plan national de lutte contre les changements climatiques&lt;/i&gt;. Ainsi le gouvernement canadien s'est engag&#233; &#224; ce que notre pays r&#233;duise ses &#233;missions de gaz &#224; effets de serre (GES) &#224; 6 % au-dessous du niveau de 1990. Or, en 2005, ces &#233;missions ont augment&#233; de 24 %. Ne faut-il pas un effort gigantesque, voire un changement radical d'orientation &#233;conomique, pour r&#233;duire de 30 % notre consommation d'hydrocarbures ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; &#233;couter les ministres, le plan f&#233;d&#233;ral utiliserait &#171; les forces du march&#233; &#187; et assurerait &#171; l'&#233;quit&#233; &#187;. O&#249; sont les incitatifs du march&#233; ? &lt;i&gt;Le Plan national&lt;/i&gt; ne contient que des subventions &#233;normes pour les pollueurs et pour la construction de barrages hydro&#233;lectriques ? Le gouvernement subventionnera l'achat de droits d'&#233;mission de GES &#224; l'&#233;tranger pour les grosses usines thermiques et les installations p&#233;troli&#232;res. Si le prix de la tonne de carbone d&#233;passe 15 $, l'&#201;tat paiera la diff&#233;rence ! Actuellement, les cr&#233;dits pour une tonne de CO2 se transigent autour de 23 $ dans l'Union europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et comment parler d'&#233;quit&#233; quand le groupe des plus gros &#233;metteurs finaux (GEF) et le secteur automobile vont absorber 15 % des r&#233;ductions pr&#233;vues d'ici 2012, alors qu'ils sont responsables de 67 % des &#233;missions nationales !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement pense-t-il vraiment r&#233;duire d'un tiers notre consommation d'&#233;nergie en subventionnant des guides de r&#233;novation de nos maisons ? Comment est-il possible, en tant que citoyen, de relever le &#171; d&#233;fi d'une tonne &#187; alors qu'il n'y a m&#234;me pas de train efficace entre Montr&#233;al et Qu&#233;bec ? Alors que le transport en commun est toujours consid&#233;r&#233; comme une priorit&#233; secondaire en ville ? Alors que les produits qu'on ach&#232;te sont tous arriv&#233;s sur les &#233;talages par le camionnage &#171; just in time &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le syst&#232;me d'&#233;changes de droits d'&#233;missions&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le Protocole de Kyoto a ins&#233;r&#233; dans ses conventions la possibilit&#233; d'utiliser le syst&#232;me de march&#233; pour r&#233;glementer les &#233;missions de GES. Ce syst&#232;me r&#233;glementaire se veut une alternative &#224; la r&#233;glementation uniforme et normative. Au lieu d'imposer une norme similaire pour tous les acteurs &#233;conomiques, le syst&#232;me de march&#233; &#233;met un certain nombre de droits d'&#233;missions inf&#233;rieur au &lt;i&gt;statu quo&lt;/i&gt;. Ensuite, les acteurs peuvent se les &#233;changer &#224; travers une bourse. Le march&#233; priv&#233; serait donc r&#233;gulateur de la d&#233;pollution globale et un incitatif &#224; l'investissement dans les nouvelles technologies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un syst&#232;me ferm&#233; o&#249; on ne retrouverait que des entreprises de m&#234;me taille, on peut croire que cela puisse fonctionner. Mais, dans l'ordre &#233;conomique actuel, il y a fort &#224; parier que certaines grosses entreprises rentables ne monopolisent les droits d'&#233;mission. De plus, comment va-t-on acheter des droits de polluer sur le march&#233; mondial ? Quelle garantie avons-nous que les cr&#233;dits achet&#233;s &#224; un pays refl&#232;tent r&#233;ellement des r&#233;ductions ? Y a-t-il une agence internationale de contr&#244;le ? Avec tous les scandales politiques de gestion du bien commun que nous connaissons trop bien et les fraudes crapuleuses &#224; la Enron, assisterons-nous &#224; un trafic mafieux de cr&#233;dits de pollution ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos ministres nous disent qu'ils vont payer les entreprises polluantes pour acheter des cr&#233;dits &#224; l'&#233;tranger, on peut se demander de quel march&#233; priv&#233; il s'agit au juste ? Plut&#244;t que de financer des achats de cr&#233;dits, ne devrait-on pas financer directement les &#233;nergies alternatives chez nous ? Ne devrait-on pas encourager, voire exon&#233;rer d'imp&#244;t, les citoyens qui participent activement &#224; cette r&#233;duction des GES ? Pourquoi ces derniers le feraient-ils si les grands pollueurs en sont exempt&#233;s et que, de surcro&#238;t, la facture d'achat de cr&#233;dits de pollution est refil&#233;e &#224; l'ensemble de la population comme l'entend le gouvernement canadien ? Pourquoi les citoyens accepteraient-ils de &#171; subventionner &#187; ainsi les grands pollueurs au d&#233;triment de services auxquels ils sont en droit de s'attendre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Essayons de voir un peu plus loin que le bout de notre nez comp&#233;titif. Quand on r&#233;duit des GES, on diminue en m&#234;me temps d'autres polluants atmosph&#233;riques. R&#233;duire le nombre d'automobiles dans nos villes, c'est &#233;galement am&#233;liorer la qualit&#233; de l'air et la sant&#233; des habitantes. Si on ach&#232;te des cr&#233;dits &#224; l'&#233;tranger, ne va-t-on pas se priver de tous ces b&#233;n&#233;fices ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; Plan de lutte &#187; contre les changements climatiques, d'accord. Mais d'abord que le gouvernement et les principaux acteurs &#233;conomiques commencent vraiment &#224; &lt;i&gt;lutter&lt;/i&gt; contre les industries polluantes qui forment la base de notre &#233;conomie arri&#233;r&#233;e. &#8364;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Antoine Casgrain&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les biotechnologies au service de quelle soci&#233;t&#233; ?</title>
		<link>https://www.ababord.org/Les-biotechnologies-au-service-de</link>
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		<dc:date>2008-07-25T18:09:48Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Antoine Casgrain, Karine Peschard</dc:creator>


		<dc:subject>Biotechnologies et OGM</dc:subject>
		<dc:subject>Recherche scientifique</dc:subject>
		<dc:subject>Peschard, Karine </dc:subject>
		<dc:subject>Casgrain, Antoine</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;De l'ing&#233;nierie g&#233;n&#233;tique aux nanotechnologies, en passant par le clonage et la f&#233;condation in vitro, les biotechnologies cr&#233;ent un malaise. Que ce soit le manque d'&#233;thique de certains chercheurs, l'avidit&#233; des entreprises biopharmaceutiques, le danger de d&#233;stabiliser des &#233;cosyst&#232;mes d&#233;j&#224; fragilis&#233;s par la pollution, les raisons ne manquent pas pour afficher une fin de non-recevoir &#224; la biotechnologie. Pour ces critiques, la science et la technologie ne sont pas un mal en soi. Il s'agit (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Technologies-du-vivant-" rel="directory"&gt;Dossier : Technologies du vivant&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Biotechnologies-et-OGM-+" rel="tag"&gt;Biotechnologies et OGM&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Recherche-scientifique-+" rel="tag"&gt;Recherche scientifique&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Casgrain-Antoine-+" rel="tag"&gt;Casgrain, Antoine&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton331.gif?1642092267' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;198&#034; height=&#034;267&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De l'ing&#233;nierie g&#233;n&#233;tique aux nanotechnologies, en passant par le clonage et la f&#233;condation &lt;i&gt;in vitro&lt;/i&gt;, les biotechnologies cr&#233;ent un malaise. Que ce soit le manque d'&#233;thique de certains chercheurs, l'avidit&#233; des entreprises biopharmaceutiques, le danger de d&#233;stabiliser des &#233;cosyst&#232;mes d&#233;j&#224; fragilis&#233;s par la pollution, les raisons ne manquent pas pour afficher une fin de non-recevoir &#224; la biotechnologie. Pour ces critiques, la science et la technologie ne sont pas un mal en soi. Il s'agit d'activit&#233;s humaines qui peuvent &#234;tre bonnes ou mauvaises selon le sens qu'on leur donne. Ce texte a donc pour but de tracer, en quelques grandes lignes, les contours d'une id&#233;ologiques qui r&#233;duit la science &#224; son efficacit&#233; technique, oubliant sa port&#233;e sociale.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Cybern&#233;tique : la th&#233;orie m&#233;connue&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 40, l'effort de guerre pousse des milliers de scientifiques &#233;tats-uniens &#224; innover. L'informatique fait des bonds prodigieux et les premiers ordinateurs font leur apparition. Parmi les pionniers de la nouvelle discipline informatique se construit une nouvelle th&#233;orie : la cybern&#233;tique. Ces fondements peuvent &#234;tre r&#233;sum&#233;s ainsi :&lt;i&gt; le monde r&#233;el (animal, humain, machine) est compos&#233; d'information, dont la circulation peut &#234;tre comprise sous un m&#234;me mod&#232;le&lt;/i&gt;. Au cours des ann&#233;es 50, la cybern&#233;tique influence tous les domaines du savoir, formant &#224; plusieurs titres un nouveau paradigme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui m&#233;connue, la cybern&#233;tique n'en est pas moins la base d'une certaine utopie de la communication ; l'&#234;tre humain est un &#234;tre sans &lt;i&gt;int&#233;rieur&lt;/i&gt; et n'est plus qu'une &lt;i&gt;image&lt;/i&gt;. Le projet de la soci&#233;t&#233; informationnelle, fond&#233; sur la diffusion large d'Internet, o&#249; chaque &#234;tre humain multiplierait sa communication, comprise comme l'envoi et la r&#233;ception sans entrave d'un maximum d'informations, puise largement ses sources dans le paradigme cybern&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant m&#234;me de savoir si la communication apportera le bonheur &#224; l'humanit&#233;, la cybern&#233;tique remet la nature m&#234;me de l'humanit&#233; en question. Tout peut &#234;tre r&#233;duit &#224; un &#233;l&#233;ment indivisible. Pour l'ordinateur, c'est l'octet, pour la biologie mol&#233;culaire, la prot&#233;ine d'ADN, pour l'&#233;conomie, l'individu, etc. Plus important encore, tout peut &#234;tre transform&#233; en quelque chose de diff&#233;rent, selon un algorithme commun. Un g&#232;ne n'&#233;tant qu'une information, on peut donc ins&#233;rer un g&#232;ne de poisson dans une plante. L'&#234;tre vivant devient d&#233;composable &#224; ses plus petits organes, ouvrant virtuellement la possibilit&#233; de comprendre le vivant comme une machine dont le code g&#233;n&#233;tique pourrait &#234;tre modifi&#233; &#224; volont&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'ADN : le nouveau mythe&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une nouvelle mythologie scientifique est en train de se mettre en place, s'appuyant sur la diffusion de promesses miraculeuses d'avanc&#233;e m&#233;dicale : production de plantes aux propri&#233;t&#233;s surnaturelles, suppression des maladies de naissance, cr&#233;ation artificielle de tissu humain pour des greffes, etc. Ces attentes envers la puissance de la manipulation g&#233;n&#233;tique doivent &#234;tre mod&#233;r&#233;es avec prudence. Tourn&#233;es enti&#232;rement vers la &lt;i&gt;r&#233;ussite d'une op&#233;ration technique,&lt;/i&gt; les &#171; techno-sciences &#187; du vivant sont encore loin de comprendre &#171; &lt;i&gt;comment &#231;a marche&lt;/i&gt; &#187;. Bien qu'ils puissent &#234;tre capable de r&#233;ussir un transfert de g&#232;nes ou un clonage, &#224; la mani&#232;re du couper-coller d'un traitement de texte, les scientifiques sont encore loin d'avoir compris les perturbations caus&#233;es par ces proc&#233;d&#233;s. Par exemple, on explique encore difficilement pourquoi des clones animaux, comme la c&#233;l&#232;bre brebis Dolly, vieillissent pr&#233;matur&#233;ment. De m&#234;me, on ne peut &#233;valuer les impacts de la culture &#233;tendue d'une plante transg&#233;nique sur les &#233;cosyst&#232;mes et les plantes indig&#232;nes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La th&#233;rapie g&#233;nique constitue une autre facette du mythe. La constitution physique, les maladies, les probl&#232;mes psychologiques, les performances olympiques, l'homosexualit&#233; et la d&#233;viance, tous les &#233;tats de notre corps seraient explicables, et donc r&#233;glables, par notre patrimoine g&#233;n&#233;tique. Apr&#232;s le d&#233;cryptage des 35 000 g&#232;nes humains, finalis&#233; en 2000, on constate que les g&#232;nes n'expliquent pas &#224; eux seuls la pr&#233;sence des maladies. La combinaison des g&#232;nes, l'environnement ext&#233;rieur, les m&#233;canismes de r&#233;gulation ou le comportement de l'individu sont autant des facteurs d&#233;terminants dans la formation des maladies. Plusieurs biologistes sont aujourd'hui plus prudents. Le mythe de l'ADN persiste toutefois dans un certain discours m&#233;diatique. Dans les d&#233;penses publiques en sant&#233; &#233;galement : la recherche en &lt;i&gt;pr&#233;diction&lt;/i&gt; g&#233;n&#233;tique domine nettement sur celle de la &lt;i&gt;pr&#233;vention&lt;/i&gt; socio&#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La soci&#233;t&#233; existe-t-elle encore ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce que le citoyen, la citoyenne, doit retenir de ces discussions sur les fondements de la science et de la technologie ? D'un c&#244;t&#233;, il faut appr&#233;hender dans l'id&#233;ologie et la pratique cybern&#233;tique le rejet de la sph&#232;re politique. De l'autre, les biotechnologies renoncent &#224; voir dans la vie humaine, en la r&#233;duisant &#224; ses g&#232;nes, un ensemble de relations entre des organes inconscients et une conscience r&#233;flexive, uniquement compr&#233;hensible dans son rapport avec le monde ext&#233;rieur. La situation &#233;conomique d'un individu, son &#233;ducation, sa participation &#224; la d&#233;mocratie ou le respect de sa personne, bref son rapport &#224; la soci&#233;t&#233;, sont des aspects d&#233;terminants pour &#233;tablir son bien-&#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'heure, la meilleure mani&#232;re d'am&#233;liorer la sant&#233; de la majorit&#233; des &#234;tres humains est certainement d'offrir des soins de sant&#233; gratuits et de l'eau potable aux 1,2 milliard d'&#234;tres humains qui n'y ont pas acc&#232;s. Une situation qui n'a rien &#224; voir avec notre niveau technologique, ni avec l'avancement de la biotechnologie. Si ces probl&#232;mes de soci&#233;t&#233; ne trouvent pas de solutions, les nouvelles technologies, qui participent au syst&#232;me de pouvoir actuel et sont utilis&#233;es par lui, ne feront qu'accentuer l'efficacit&#233; des processus qui cr&#233;ent l'in&#233;galit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains proph&#232;tes annoncent l'av&#232;nement du post-humain, mais peut-&#234;tre que de r&#233;pondre politiquement aux probl&#232;mes de pauvret&#233; et d'injustice est l'affirmation la plus haute de notre humanit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Antoine Casgrain&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une voie navigable</title>
		<link>https://www.ababord.org/Une-voie-navigable</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Une-voie-navigable</guid>
		<dc:date>2008-07-24T19:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Antoine Casgrain</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Logement, transports et &#233;cologie urbaine</dc:subject>
		<dc:subject>Casgrain, Antoine</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Malgr&#233; la hausse des &#233;changes commerciaux caus&#233;e par la mondialisation, la quantit&#233; de marchandises transbord&#233;es sur le Saint-Laurent est pass&#233;e de 130 millions de tonnes (Mt) en 1980 &#224; 100 Mt en 1990, puis s'est stabilis&#233;e autour de 105 Mt. L'Accord de libre-&#233;change nord-am&#233;ricain (AL&#201;NA) a fait augmenter les quantit&#233;s de marchandises &#233;chang&#233;es entre le Qu&#233;bec et ses voisins du sud. En contrepartie, l'AL&#201;NA et la d&#233;r&#232;glementation du secteur des transports ont donn&#233; au camionnage la priorit&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Transports-ecologie-et-" rel="directory"&gt;Dossier : Transports, &#233;cologie et changement social&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Ecologie-et-environnement-+" rel="tag"&gt;Ecologie et environnement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Logement-transports-et-ecologie-+" rel="tag"&gt;Logement, transports et &#233;cologie urbaine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Casgrain-Antoine-+" rel="tag"&gt;Casgrain, Antoine&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Malgr&#233; la hausse des &#233;changes commerciaux caus&#233;e par la mondialisation, la quantit&#233; de marchandises transbord&#233;es sur le Saint-Laurent est pass&#233;e de 130 millions de tonnes (Mt) en 1980 &#224; 100 Mt en 1990, puis s'est stabilis&#233;e autour de 105 Mt. L'Accord de libre-&#233;change nord-am&#233;ricain (AL&#201;NA) a fait augmenter les quantit&#233;s de marchandises &#233;chang&#233;es entre le Qu&#233;bec et ses voisins du sud. En contrepartie, l'AL&#201;NA et la d&#233;r&#232;glementation du secteur des transports ont donn&#233; au camionnage la priorit&#233; sur d'autres formes (ferroviaire, maritime).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 15 ans, la strat&#233;gie du &#171; juste-&#224;-temps &#187; (&lt;i&gt;just in time&lt;/i&gt;) a consid&#233;rablement fait augmenter la quantit&#233; de camions sur les routes nord-am&#233;ricaines, les transformant en v&#233;ritables entrep&#244;ts roulants (voir encadr&#233;, page 23). La comp&#233;tition est f&#233;roce dans le secteur du transport et, pour l'instant, le camionnage a un avantage de taille : les infrastructures routi&#232;res sont pratiquement gratuites. Alexandre Turgeon, du &lt;i&gt;Conseil r&#233;gional de l'environnement de la r&#233;gion de Qu&#233;bec&lt;/i&gt;, affirme que &#171; &lt;i&gt; les camions ne payent pas la juste part des infrastructures routi&#232;res qu'ils utilisent&lt;/i&gt; &#187;. Au Qu&#233;bec, l'&#201;tat entretient et r&#233;pare les routes aux frais des contribuables, mais au b&#233;n&#233;fice des compagnies de camionnage. D'autres avenues sont &#224; explorer, le train et le bateau, pour r&#233;duire la consommation d'hydrocarbures.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le transport fluvial : une solution &#233;cologique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Nous aurions tout int&#233;r&#234;t &#224; regarder les avantages du transport maritime. En termes d'efficacit&#233; &#233;nerg&#233;tique, le transport maritime supplante ses concurrents (voir graphique). Le transport maritime pourrait donc contribuer &#224; r&#233;duire les &#233;missions de gaz &#224; effet de serre. Les AmiEs de la Vall&#233;e du Saint-Laurent, une organisation vou&#233;e &#224; la protection et la promotion des richesses du fleuve, favorisent le retour au cabotage (le transport &#224; l'int&#233;rieur du Saint-Laurent), puisqu'en plus d'&#234;tre davantage &#233;cologique, il favorise le d&#233;veloppement r&#233;gional par l'activit&#233; des ports secondaires (Sept-&#206;les, Gros Cacouna, La Baie). Le cabotage demeure le parent pauvre du syst&#232;me de transport qu&#233;b&#233;cois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Andr&#233; Stainier, porte-parole des &lt;i&gt;Amies de la vall&#233;e du St-Laurent&lt;/i&gt;, explique les difficult&#233;s de la navigation nationale par le fait que la priorit&#233; est mise sur la navigation internationale. S'il y a des politiques et des mesures fiscales qui aident la navigation internationale, rien de tel n'existe pour le transport local. Le d&#233;sengagement de l'&#201;tat f&#233;d&#233;ral n'a pas permis d'&#233;quiper les ports locaux et on ne construit plus de petites embarcations, au tirant d'eau limit&#233;, performantes pour le Saint-Laurent. Cela est d&#251; &#224; la fermeture des chantiers navals caus&#233;e par la mondialisation et la d&#233;r&#233;glementation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les exemples de transport par cabotage naissent au compte-gouttes. Au mois de mai dernier, la compagnie foresti&#232;re Kruger d&#233;marrait un projet pilote visant &#224; transporter par barges des copeaux de bois de la C&#244;te-Nord vers Trois-Rivi&#232;res. Une seule barge contient l'&#233;quivalent du chargement de 250 camions. En une saison, c'est 9 000 allers-retours en camion qui devraient &#234;tre retir&#233;s de la route 138. Ce projet a vu le jour gr&#226;ce &#224; l'appui du Gouvernement du Qu&#233;bec et de sa r&#233;cente &lt;i&gt;Politique maritime et fluviale&lt;/i&gt;. Cette initiative demeure timide mais elle pourrait donner l'exemple &#224; plusieurs compagnies tout en aidant une ville r&#233;gionale &#224; se doter d'une infrastructure portuaire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les impacts environnementaux
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Toutes les formes de transport comportent leur part de risques pour l'environnement. Le principal danger de la navigation fluviale r&#233;side dans les travaux de dragage. Pour permettre le passage des grands cargos commerciaux, les autorit&#233;s creusent le fond du fleuve &#224; certains endroits peu profonds. Le dragage, en plus de d&#233;truire les habitats naturels, fait remonter les contaminants d&#233;pos&#233;s dans les s&#233;diments, contribuant &#224; leur propagation dans les &#233;cosyst&#232;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les environnementalistes s'entendent pour dire que le dragage d'entretien est acceptable s'il est bien fait. Par contre, l'ouverture de toute nouvelle voie et l'approfondissement des voies existantes sont absolument &#224; proscrire. Les bateaux doivent s'adapter au fleuve, et non l'inverse. Le transport par cabotage avec ses plus petites embarcations, n&#233;cessite peu de dragage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres dangers sont &#233;galement reli&#233;s &#224; la navigation, tel que l'&#233;rosion des berges. Ce ph&#233;nom&#232;ne a un impact particulier dans le secteur des &#238;les de Sorel. Les fr&#233;quents passages de bateaux cr&#233;ent une houle qui, &#224; la longue, d&#233;truit certaines zones sensibles sur les berges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Andr&#233; Stainier souligne toutefois que des m&#233;canismes de gestion du dragage et des mesures incitatives pour la r&#233;duction de la vitesse des bateaux ont &#233;t&#233; mis sur pied. Cela est une initiative du plan d'action&lt;i&gt; Saint-Laurent Vision 2000&lt;/i&gt;, qui engage depuis 1988 les gouvernements du Qu&#233;bec et du Canada &#224; restaurer et &#224; prot&#233;ger le fleuve.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Vers un retour des activit&#233;s de cabotage ?
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le fleuve Saint-Laurent serait pr&#234;t &#224; recevoir une bonne part du transport de marchandises qui s'effectue entre les r&#233;gions du Qu&#233;bec. Il est temps de remettre en question le tout-au-camion qui s'est impos&#233; depuis 20 ans en Am&#233;rique du Nord. La remise en &#233;tat des infrastructures ferroviaires et portuaires pourrait entra&#238;ner une gestion intermodale efficace des transports de marchandises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'instant, le tournant vers le cabotage ne s'effectue que lorsque le gain financier est palpable. Kruger (pas n&#233;cessairement reconnue pour ses pr&#233;occupations &#233;cologistes) dit pouvoir &#233;conomiser 30 % gr&#226;ce &#224; son projet de liaison fluviale entre Forestville et Trois-Rivi&#232;res. Un changement de cap de l'ensemble des industries ne pourra cependant se faire que lorsqu'elles paieront le co&#251;t r&#233;el des dommages caus&#233;s aux routes et &#224; l'atmosph&#232;re par le passage de leur flotte de camions lourds.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Antoine Casgrain&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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