<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.ababord.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
	<link>https://www.ababord.org/</link>
	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.ababord.org/spip.php?id_mot=282&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
		<url>https://www.ababord.org/local/cache-vignettes/L144xH53/siteon0-9c6c5.png?1729015892</url>
		<link>https://www.ababord.org/</link>
		<height>53</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Une r&#233;volution aux racines profondes</title>
		<link>https://www.ababord.org/Une-revolution-aux-racines</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Une-revolution-aux-racines</guid>
		<dc:date>2008-07-24T20:30:47Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Adolfo Gilly</dc:creator>


		<dc:subject>Peuples autochtones</dc:subject>
		<dc:subject>Am&#233;rique latine et Cara&#239;bes</dc:subject>
		<dc:subject>Gilly, Adolfo</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les r&#233;volutions sont des changements violents dans les rapports de force entre les classes &#8211; entre dominants et subalternes &#8211; dans une soci&#233;t&#233; d&#233;termin&#233;e. Ces changements mettent en crise la forme politique de la domination existante. La crise peut aussi s'exprimer sur le terrain &#233;lectoral. C'est ce qui vient de se passer en Bolivie avec la victoire &#233;crasante des indig&#232;nes, des humili&#233;s, des exploit&#233;s, des spoli&#233;s, des m&#226;cheurs de coca, des femmes au chapeau rond et de leurs alli&#233;s &#224; tous, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-13-fevrier-mars-2006-" rel="directory"&gt;No 013 - f&#233;vrier / mars 2006&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Nations-autochtones-+" rel="tag"&gt;Peuples autochtones&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Amerique-latine-et-Caraibes-+" rel="tag"&gt;Am&#233;rique latine et Cara&#239;bes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Gilly-Adolfo-+" rel="tag"&gt;Gilly, Adolfo&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les r&#233;volutions sont des changements violents dans les rapports de force entre les classes &#8211; entre dominants et subalternes &#8211; dans une soci&#233;t&#233; d&#233;termin&#233;e. Ces changements mettent en crise la forme politique de la domination existante. La crise peut aussi s'exprimer sur le terrain &#233;lectoral. C'est ce qui vient de se passer en Bolivie avec la victoire &#233;crasante des indig&#232;nes, des humili&#233;s, des exploit&#233;s, des spoli&#233;s, des m&#226;cheurs de coca, des femmes au chapeau rond et de leurs alli&#233;s &#224; tous, qui ont port&#233; Evo Morales &#224; la pr&#233;sidence de la R&#233;publique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Normalement, les &#233;lections sont un lieu de r&#233;novation et de confirmation de la domination existante. Elles servent &#224; changer le personnel politique et administratif du gouvernement, qui sera choisi entre les diff&#233;rents membres de la classe politique alors mis en concurrence. Mais elles ne permettent pas de d&#233;cider quelle classe ou strate sociale exerce le pouvoir de commander, celui dont la totalit&#233; des politiciens respecte le cadre (sous peine de se transformer en parias ou intouchables). Par exemple, au Mexique, le &lt;i&gt;Pacte de Chapultepec,&lt;/i&gt; v&#233;ritable Manifeste Capitaliste de la haute finance mexicaine, est aujourd'hui le cadre fix&#233; par les grands ma&#238;tres du pouvoir et de l'argent aux trois candidats &#224; la pr&#233;sidence : &#171; &lt;i&gt;Disputez-vous tant que vous voudrez, choisissez l'&#233;quipe qui vous plaira, mais &#224; la condition de signer ce pacte et de tenir vos engagements envers nous&lt;/i&gt; &#187;. C'est l'&#233;quivalent national, mais explicite et sans vergogne, des contr&#244;les rigides que le FMI et sa police, le Pentagone, imposent &#224; tous les pays domin&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Bolivie, les r&#233;centes &#233;lections ont &#233;t&#233; une confirmation politique, l&#233;gale, d&#233;mocratique, constitutionnelle, institutionnelle &#8211; et tous les autres adjectifs que l'on voudra de la science politique &#8211; d'une violente et persistante lame de fond contre la domination n&#233;olib&#233;rale dans l'&#201;tat raciste de matrice coloniale qu'a toujours &#233;t&#233; l'&#201;tat bolivien. Depuis l'an 2000, cette vague a d&#233;ferl&#233;, au gr&#233; d'une succession de &#171; guerres &#187;, car c'est l&#224; le nom lourd de sens que le peuple lui-m&#234;me a donn&#233; &#224; ses mouvements : la guerre contre la privatisation de l'eau &#224; Cochabamba en 2000 ; la guerre de d&#233;fense des plantations de coca dans le Chapare contre l'arm&#233;e et la police en janvier 2003 (13 planteurs de coca tu&#233;s, 60 bless&#233;s) ; la guerre contre l'imp&#244;t sur les salaires &#224; La Paz en f&#233;vrier 2003 (plus de 30 morts) et, point culminant en octobre dernier, la prise de La Paz par les indig&#232;nes et la chute du gouvernement de Gonzalo S&#225;nchez de Lozada.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce m&#234;me mouvement de fond a emp&#234;ch&#233; la stabilisation conservatrice de son successeur Carlos Mesa, a impos&#233; au Congr&#232;s la mise &#224; l'&#233;cart de deux pr&#233;sidents potentiels qu'il gardait dans sa manche, et a fini par obliger l'actuel pr&#233;sident int&#233;rimaire Eduardo Rodriguez Veltz&#233; &#224; organiser des &#233;lections dans des d&#233;lais qu'il ne voulait pas et &#224; des conditions qu'il n'imaginait pas (au prix, pour le peuple, de plusieurs morts de plus).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi qu'a &#233;t&#233; port&#233; &#224; la pr&#233;sidence le dirigeant d'un mouvement &#171; hors-la-loi internationale &#187;, celui des planteurs de coca, car la coca, feuille sacr&#233;e et nourriture quotidienne des populations andines, est une plante ill&#233;gale selon le D&#233;partement d'&#201;tat de Washington, sa succursale l'OEA, et allez savoir combien d'autres institutions imp&#233;riales ! Quoi que fasse ou doive faire Evo Morales par la suite, son premier cri &#224; l'heure du triomphe d&#233;finissait la couleur de cette victoire : &#171; &lt;i&gt;Causachun coca, huanuchun yanquis&lt;/i&gt; &#187; (pour la cause de la coca, &#224; bas les yankees !).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce cri a r&#233;sonn&#233; comme nul autre, c'est s&#251;r, l&#224;-bas sur l'altiplano, &#224; 4 000 m&#232;tres d'altitude, dans la moderne, tr&#232;s organis&#233;e et tr&#232;s pauvre ville indig&#232;ne d'El Alto, cr&#233;ation des paysans et mineurs d&#233;racin&#233;s par le n&#233;olib&#233;ralisme, des traditions communautaires indiennes, de la soif de communaut&#233; et de modernit&#233; des migrants internes venus la peupler, des efforts et du travail quotidiens de ses 800 000 habitants au bord m&#234;me de la gigantesque cuvette o&#249;, 400 m&#232;tres plus bas, la ville de La Paz s'&#233;tire jusqu'aux chaudes vall&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;lection d&#233;mocratique est la conqu&#234;te d'une r&#233;volution qui n'est pas finie et qui esp&#232;re, &#224; l'avenir, pouvoir poursuivre son chemin non plus &#224; force de morts mais &#224; force d'assembl&#233;es, de votes et de d&#233;cisions collectives. Les Boliviens sont un peuple &#233;tonnamment organis&#233; et sous des formes &#224; peine perceptibles pour les observateurs de la politique institutionnelle. &#192; tel point que les instituts de sondage ont &#233;t&#233; victimes, &#224; mon avis, d'une conspiration de masse spontan&#233;e : les gens leur ont menti, ont donn&#233; de fausses intentions de vote, leur ont fait croire qu'Evo Morales totalisait entre 38 et 40 pour cent (majorit&#233; relative : le Congr&#232;s attribue la pr&#233;sidence), puis leur ont montr&#233; dans les urnes qu'il d&#233;passait les 53 pour cent (majorit&#233; absolue : &#171; &lt;i&gt;c'est nous qui d&#233;cidons, seuls, par nos propres votes, carajo et si vous essayez de tricher, gare &#224; la guerre&lt;/i&gt; &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre guerre en vue ? Pas pour tout de suite, quoique Condoleeza Rice se dise vigilante, car l'autre &#233;l&#233;ment de la situation est que les classes dominantes, qui le sont toujours, ont peur. Elles ont vu, d'abord incr&#233;dules puis avec une irritation apeur&#233;e, la mont&#233;e de cette mar&#233;e humaine qui, bien que d&#233;sarm&#233;e, n'a pu, au cours des cinq derni&#232;res ann&#233;es, &#234;tre stopp&#233;e par les balles ni d&#233;sorganis&#233;e par les in&#233;vitables et naturels diff&#233;rends entre ses propres dirigeants. Les classes dominantes ont peur &#224; pr&#233;sent de faire appel &#224; la violence, car en Bolivie, la peur a chang&#233; de direction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela ne durera pas, et il n'est pas bon que cela dure. Mais c'est ainsi pour l'instant, et ceux qui dominent encore, m&#234;me s'ils ont perdu la pr&#233;sidence, tentent d'&#233;touffer d&#232;s maintenant le nouveau gouvernement sous les conditions et les pressions de leurs alli&#233;s ext&#233;rieurs (car il n'y pas aujourd'hui en Bolivie de magnat capable de taper du poing sur la table pour imposer &#224; la nation opprim&#233;e un &lt;i&gt;Pacte de Chapultepec&lt;/i&gt;) et de leurs groupes locaux les plus insolents et r&#233;actionnaires, comme l'oligarchie raciste de Santa Cruz de la Sierra et d'autres r&#233;gions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la suite, on verra bien. Mais pour le voir, &#231;a n'avance &#224; rien de discuter des personnalit&#233;s du pr&#233;sident et du vice-pr&#233;sident, de soupeser chaque jour leurs paroles, de scruter l'&#226;me de leurs conseillers, de faire des comparaisons avec N&#233;stor Kirchner ou avec Luiz Inacio Lula da Silva (qui ont chacun assum&#233; le gouvernement dans des &#233;lections, des conditions, et des pays radicalement diff&#233;rents). Pour le voir, aujourd'hui, il faut &#233;valuer la force avec laquelle la mar&#233;e peut continuer &#224; monter et les questions que le mouvement populaire, n&#233;cessairement h&#233;t&#233;rog&#232;ne, devra affronter dans l'imm&#233;diat&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les d&#233;fis d'Evo Morales : &#8226;	La relation &#224; la terre : la d&#233;fense, la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Bolivie est toujours en pleine r&#233;volution, la premi&#232;re du XXIe si&#232;cle, et une r&#233;volution est un processus de fond qui oblige chacun, qu'il le veuille ou non, &#224; prendre position, &#224; l'int&#233;rieur comme &#224; l'ext&#233;rieur. La lumi&#232;re claire et intense qu'elle diffuse ne tol&#232;re pas les demi-teintes, les subterfuges politiques, les astuces rh&#233;toriques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une r&#233;volution n'est pas une secousse qui se produirait &#224; l'int&#233;rieur d'un &#201;tat, de ses institutions et de son personnel politique. Elle vient d'en bas et du dehors. Elle survient quand passent au premier plan de la sc&#232;ne, avec la violence de leurs corps et la col&#232;re de leurs &#226;mes, celles et ceux qui sont toujours, pr&#233;cis&#233;ment, en bas et en dehors : les oubli&#233;s de toujours, les dirig&#233;s, ceux que les dirigeants ne consid&#232;rent que comme somme de votants, client&#232;le &#233;lectorale, masse manipulable, de la chair &#224; enqu&#234;tes. Elle survient quand celles et ceux-l&#224; font irruption, se donnent un but politique, s'organisent selon leurs propres d&#233;cisions et connaissances et, avec lucidit&#233;, r&#233;flexion et violence, font p&#233;n&#233;trer leur monde dans celui de ceux qui commandent et, comme ils viennent de le faire une fois encore en Bolivie, parviennent &#224; leurs fins. Et ce qui viendra apr&#232;s, viendra apr&#232;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les d&#233;fis d'Evo Morales :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	La relation &#224; la terre : la d&#233;fense, la stabilisation et la l&#233;galisation des plantations de coca ; la r&#233;forme agraire compl&#232;te, dans l'altiplano et dans les vall&#233;es et les plaines d'Occident.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	La relation des organisations avec le nouveau gouvernement : la pr&#233;visible expansion des multiples organisations du peuple : coordinations, assembl&#233;es de voisinage, syndicats, municipalit&#233;s, &#233;glises, f&#233;d&#233;rations, &#233;coles et universit&#233;s, un monde en &#233;bullition apr&#232;s la victoire &#233;lectorale, avec les in&#233;vitables diff&#233;rends internes qui sont le prix l&#233;gitime de la vie d&#233;mocratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	La relation de la nation avec elle-m&#234;me : les photos des festivit&#233;s populaires disent vrai quand elles montrent les femmes au premier plan, espace qu'elles ont gagn&#233; de haute lutte et d&#233;fendront de m&#234;me ; le combat, organis&#233;, mat&#233;riel, et non simplement juridique, contre l'oppression raciale inh&#233;rente &#224; l'actuel &#201;tat bolivien ; l'Assembl&#233;e constituante et la nouvelle constitution ; la redistribution des ressources et des charges fiscales ; l'&#233;ducation pour tous et toutes, la sant&#233;, les droits sociaux effectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	La relation avec le monde, face aux &#201;tats-Unis, &#224; ses instruments financiers et militaires de pression et &#224; son alli&#233; fid&#232;le et loyal serviteur, l'actuel gouvernement mexicain du pr&#233;sident Vicente Fox ; pr&#232;s de Cuba et du Venezuela ; pr&#232;s des mouvements andins, indig&#232;nes et populaires de l'&#201;quateur et du P&#233;rou et du mouvement paysan du Br&#233;sil ; et &#224; la recherche d'une prise de position des gouvernements du Br&#233;sil, de l'Argentine et de l'Uruguay qui devront, dans leur relation g&#233;opolitique et &#233;conomique avec la Bolivie, aujourd'hui plus que jamais, se d&#233;finir sur leurs relations r&#233;elles et leurs intentions &#224; l'&#233;gard de leurs propres peuples, du Mercosur et du futur ind&#233;pendant et d&#233;mocratique de l'Am&#233;rique Latine.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Adolfo Gilly&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;crivain, historien et professeur &#224; la Facult&#233; de sciences politiques et aociales, Universidad Nacional Aut&#243;noma de M&#233;xico&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce texte, publi&#233; initialement dans le quotidien mexicain &lt;i&gt;La Jornada&lt;/i&gt; (24/12/2005) a &#233;t&#233; revu par l'auteur et traduit de l'espagnol par &lt;strong&gt;Fran&#231;oise Ayroles&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
