<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.ababord.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
	<link>https://www.ababord.org/</link>
	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.ababord.org/spip.php?id_mot=264&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
		<url>https://www.ababord.org/local/cache-vignettes/L144xH53/siteon0-9c6c5.png?1729015892</url>
		<link>https://www.ababord.org/</link>
		<height>53</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>La d&#233;mocratie encore mal trait&#233;e</title>
		<link>https://www.ababord.org/La-democratie-encore-mal-traitee</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/La-democratie-encore-mal-traitee</guid>
		<dc:date>2008-07-18T17:50:33Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre Khalfa, Fr&#233;d&#233;ric Viale</dc:creator>


		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject>Khalfa, Pierre </dc:subject>
		<dc:subject>Viale, Fr&#233;d&#233;ric </dc:subject>
		<dc:subject>Mondialisation et &#171; libre-&#233;change &#187;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 13 d&#233;cembre 2007, les chefs d'&#201;tat et de gouvernements de l'Union europ&#233;enne (UE) ont sign&#233; le &#171; trait&#233; modificatif &#187; cens&#233; remettre sur pied une construction europ&#233;enne qu'ils estiment gripp&#233;e par le double &#171; non &#187; de la France et des Pays-Bas au Trait&#233; constitutionnel europ&#233;en (TCE). Dans une relative discr&#233;tion m&#233;diatique, ce texte est largement pr&#233;sent&#233; comme une s&#233;rie d'am&#233;nagements techniques destin&#233;s &#224; simplifier le fonctionnement de l'Union et comme l'unique moyen de sortir du (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-24-avril-mai-2008-" rel="directory"&gt;No 024 - avril / mai 2008&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Europe-+" rel="tag"&gt;Europe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Khalfa-Pierre-+" rel="tag"&gt;Khalfa, Pierre &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Viale-Frederic-+" rel="tag"&gt;Viale, Fr&#233;d&#233;ric &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Mondialisation-AGCS-PSP-FMI-OMC-BM-+" rel="tag"&gt;Mondialisation et &#171; libre-&#233;change &#187;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 13 d&#233;cembre 2007, les chefs d'&#201;tat et de gouvernements de l'Union europ&#233;enne (UE) ont sign&#233; le &#171; trait&#233; modificatif &#187; cens&#233; remettre sur pied une construction europ&#233;enne qu'ils estiment gripp&#233;e par le double &#171; non &#187; de la France et des Pays-Bas au Trait&#233; constitutionnel europ&#233;en (TCE). Dans une relative discr&#233;tion m&#233;diatique, ce texte est largement pr&#233;sent&#233; comme une s&#233;rie d'am&#233;nagements techniques destin&#233;s &#224; simplifier le fonctionnement de l'Union et comme l'unique moyen de sortir du blocage, tout en r&#233;pondant aux exigences des votes fran&#231;ais et n&#233;erlandais de 2005. En r&#233;alit&#233;, ce texte, qui ne pr&#233;sente que quelques am&#233;liorations &#224; la marge du fonctionnement de l'UE, ne r&#233;pond nullement aux exigences d&#233;mocratiques minimales, renfor&#231;ant l'UE dans son caract&#232;re de machine &#224; &#233;carter les peuples de la d&#233;cision publique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pr&#233;sent&#233; comme une &#171; &lt;i&gt;simplification&lt;/i&gt; &#187; du fonctionnement de l'UE, le texte est illisible : modifiant et rebaptisant deux trait&#233;s ant&#233;rieurs, il se pr&#233;sente comme un paquet de plusieurs centaines de pages avec 297 modifications des trait&#233;s existants, 12 protocoles et quelques dizaines de d&#233;clarations ayant la m&#234;me valeur juridique que les trait&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gen&#232;se de ce texte vaut d'&#234;tre rappel&#233;e : la d&#233;claration commune des gouvernements de l'Union, adopt&#233;e &#224; Berlin lors des c&#233;l&#233;brations du cinquantenaire du trait&#233; de Rome, se fixait comme objectif &#171; &lt;i&gt;d'asseoir l'Union europ&#233;enne sur des bases communes r&#233;nov&#233;es d'ici les &#233;lections au Parlement europ&#233;en de 2009&lt;/i&gt; &#187;. Tout devait donc &#234;tre fait pour que les &#233;lections europ&#233;ennes ne soient pas un moment de d&#233;bat politique sur l'avenir de l'Union. Le Conseil europ&#233;en des 21 et 22 juin a confirm&#233; cet agenda. Il a du reste reproduit les pires moments de la construction europ&#233;enne en offrant le spectacle d'une n&#233;gociation &#224; huis clos dont, une fois de plus, les termes &#233;chappaient aux citoyennes de l'Union.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En deux mois &#224; peine, tout a &#233;t&#233; boucl&#233;. La rapidit&#233; avec laquelle cette affaire a &#233;t&#233; b&#226;cl&#233;e en dit long sur la conception de l'Europe et de la d&#233;mocratie qui anime les dirigeants europ&#233;ens. Le double &#171; non &#187; fran&#231;ais et n&#233;erlandais au TCE &#233;tait, entre autres choses, un refus de la m&#233;thode avec laquelle l'Europe avait &#233;t&#233; construite : n&#233;gociation secr&#232;te entre &#201;tats, absence de transparence sur le contenu des enjeux, refus du d&#233;bat public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On aurait pu croire qu'&#224; la suite de l'&#233;pisode du TCE, les gouvernements allaient au moins ne plus reproduire ce type de comportements. C'est le contraire qui a eu lieu et nous assistons &#224; la manifestation d'une volont&#233; d'exclure les citoyennes europ&#233;ennes de tout d&#233;bat sur l'avenir de l'Union. Visiblement, le double &#171; non &#187; a &#224; ce point effray&#233; les dirigeants europ&#233;ens qu'ils ne veulent plus prendre le moindre risque : tout doit &#234;tre fait tr&#232;s vite pour prendre de vitesse une &#233;ventuelle r&#233;action citoyenne. Et &#233;videmment, on pourra compter sur les doigts de la main les gouvernements qui oseront faire ratifier un tel trait&#233; par r&#233;f&#233;rendum. La France n'en fera pas partie, a d'ores et d&#233;j&#224; d&#233;cid&#233; le nouveau pr&#233;sident de la R&#233;publique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La concurrence, envers et malgr&#233; tout&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cela suffirait d&#233;j&#224; au rejet de ce texte. Mais ce rejet est &#233;galement motiv&#233; par le fait que son contenu se trouve dans le prolongement des orientations ant&#233;rieures. Le &#171; trait&#233; modificatif &#187; modifie les deux trait&#233;s existants, le Trait&#233; sur l'Union europ&#233;enne (TUE) et le trait&#233; instituant la communaut&#233; europ&#233;enne qui prend le nom de &#171; Trait&#233; sur le fonctionnement de l'Union europ&#233;enne &#187; (TFUE)&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Rappelons que le Trait&#233; sur l'Union europ&#233;enne (TUE) est le trait&#233; de Maastricht modifi&#233; par ceux d'Amsterdam et de Nice et que le trait&#233; instituant la communaut&#233; europ&#233;enne (TFUE) est celui de Rome modifi&#233; par les trait&#233;s successifs depuis 1957.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;. En effet, certains points diff&#232;rent du texte du TCE rejet&#233; en France et aux Pays-Bas. Par exemple, le pr&#233;ambule du TCE a &#233;t&#233; modifi&#233; par l'ajout d'un consid&#233;rant qui indique que l'Union doit s'inspirer de l'h&#233;ritage religieux de l'Europe. Si une telle r&#233;f&#233;rence devait persister, ce serait une victoire pour les courants obscurantistes et un recul id&#233;ologique tr&#232;s important. Sur des points essentiels &#8211; concurrence, politique commerciale, le r&#244;le de la BCE notamment &#8211;, le texte est une copie conforme du TCE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant la concurrence, on se souvient que son rejet a largement motiv&#233; le &#171; non &#187; en France. Avec le nouveau texte, m&#234;me si la presse a fait grand cas du &#171; succ&#232;s &#187; remport&#233; par Nicolas Sarkozy qui a obtenu que l'expression &#171; concurrence libre et non fauss&#233;e &#187; n'apparaisse pas comme un objectif de l'Union, celui-ci reste pr&#233;sent dans nombre d'articles des trait&#233;s, et notamment le Protocole n&#176; 6. Par ailleurs, le libre-&#233;change g&#233;n&#233;ralis&#233; demeure au c&#339;ur des politiques europ&#233;ennes. Dans ce cadre, les services publics (appel&#233;s &#171; services d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral &#187;) risquent d'&#234;tre mal prot&#233;g&#233;s de la concurrence, &#224; d&#233;faut d'une d&#233;finition pr&#233;cise qui permettrait clairement d'exclure certains biens et services de la sph&#232;re marchande. Le trait&#233; modificatif ne touche pas &#224; la libert&#233; de circulation des capitaux, non seulement entre les &#201;tats membres, mais aussi entre ceux-ci et des pays tiers. L'unanimit&#233; des &#201;tats reste requise pour toute mesure visant &#224; restreindre la lib&#233;ralisation des mouvements de capitaux. En ce qui concerne la question de la d&#233;fense commune de l'Union, elle n'est envisag&#233;e que dans le cadre de l'OTAN. De surcro&#238;t, &#171; &lt;i&gt;les &#201;tats membres s'engagent &#224; am&#233;liorer progressivement leurs capacit&#233;s militaires&lt;/i&gt; &#187; (art. 27-3 TUE), ce qui revient &#224; encourager la course aux armements. Par ailleurs, au nom de la lutte contre le terrorisme, les interventions militaires &#224; l'&#233;tranger sont encourag&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Et la d&#233;mocratie dans tout &#231;a ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un point positif peut toutefois &#234;tre not&#233; concernant le fonctionnement de l'UE, dans la volont&#233; manifeste de renforcer le r&#244;le des Parlements, aussi bien europ&#233;en que nationaux. Ceux-ci peuvent, &#224; plusieurs, s'opposer &#224; l'application d'un texte europ&#233;en, for&#231;ant &#224; son r&#233;examen. Toutefois, ils ne se d&#233;terminent pas sur le fond du projet mais sur sa conformit&#233; au principe de subsidiarit&#233;. Le r&#244;le du Parlement europ&#233;en est accru par une augmentation significative des domaines relevant de la cod&#233;cision avec le Conseil, ce qui est un pas en avant int&#233;ressant. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est cependant difficile de voir en ce trait&#233; de v&#233;ritables avanc&#233;es de la d&#233;mocratie. Comme l'a dit Val&#233;ry Giscard d'Estaing, &#171; &lt;i&gt;les gouvernements europ&#233;ens se sont ainsi mis d'accord sur des changements cosm&#233;tiques &#224; la Constitution pour qu'elle soit plus facile &#224; avaler.&lt;/i&gt; &#187; Voil&#224; bien le probl&#232;me : deux peuples souverains (n'y en aurait-il eu qu'un que cela ne changeait rien) ont vot&#233; et voici que revient un texte largement identique, voire aggrav&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce texte, selon ce qu'annoncent les dirigeants des pays membres, ne sera pas soumis &#224; des r&#233;f&#233;rendums, sauf en Irlande o&#249; la Constitution ne laisse aucune &#233;chappatoire. Sur l'impulsion du pr&#233;sident Sarkozy, la France se flatte de laver l'affront du r&#233;f&#233;rendum du 29 mai en ratifiant parmi les premiers un texte refus&#233; par les Fran&#231;aises, et ce, par voie parlementaire. Ce faisant, le chef de l'&#201;tat fran&#231;ais qui a, de par sa fonction, la charge de la protection de la Constitution, commet une forfaiture. En effet, il va &#224; l'encontre d'un principe fondamental, celui de la souverainet&#233; du peuple, source de toute l&#233;gitimit&#233; politique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pierre Khalfa&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Frederic Viale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
