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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Les chars sovi&#233;tiques contre le socialisme</title>
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		<dc:date>2008-07-23T00:25:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>David Mandel</dc:creator>


		<dc:subject>Mandel, David</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>Russie et Europe de l'Est</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le Printemps de Prague &#233;tait en grande partie une crise de d&#233;stalinisation retard&#233;e. Ce processus de lib&#233;ralisation relative des dictatures bureaucratiques et de r&#232;glement de comptes limit&#233; avec la terreur stalinienne a eu lieu en 1956, de mani&#232;re plus ou moins explosive, dans la plupart des pays du camp sovi&#233;tique &#224; la suite de la d&#233;nonciation de Staline par Khrouchtchev lors du XXe Congr&#232;s du Parti communiste d'Union sovi&#233;tique (PCUS). &lt;br class='autobr' /&gt; Pour une s&#233;rie de raisons, la direction (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Nous-sommes-heritiers-de-" rel="directory"&gt;Dossier : Nous sommes h&#233;ritiers de 1968&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Russie-et-Europe-de-l-Est-+" rel="tag"&gt;Russie et Europe de l'Est&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Printemps de Prague &#233;tait en grande partie une crise de d&#233;stalinisation retard&#233;e. Ce processus de lib&#233;ralisation relative des dictatures bureaucratiques et de r&#232;glement de comptes limit&#233; avec la terreur stalinienne a eu lieu en 1956, de mani&#232;re plus ou moins explosive, dans la plupart des pays du camp sovi&#233;tique &#224; la suite de la d&#233;nonciation de Staline par Khrouchtchev lors du XXe Congr&#232;s du Parti communiste d'Union sovi&#233;tique (PCUS).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour une s&#233;rie de raisons, la direction tch&#233;coslovaque, tr&#232;s impliqu&#233;e dans les r&#233;pressions de l'&#233;poque stalinienne, a pu r&#233;sister plus longtemps que les autres aux pressions internes et &#224; celles venant de Moscou. L'une de celles-ci &#233;tait sans doute la faiblesse du facteur nationaliste en Tch&#233;coslovaquie. En Pologne et en Hongrie, o&#249; la d&#233;stalinisation avait d&#233;clench&#233; les plus puissantes contestations, les r&#233;gimes communistes &#233;taient largement per&#231;us comme des agents d'un pouvoir &#233;tranger et hostile, l'URSS. Cependant, en Tch&#233;coslovaquie &#224; la fin de la IIe Guerre mondiale, le Parti communiste jouissait d'un soutien populaire important, bas&#233; sur so-n r&#244;le dans la r&#233;sistance (surtout en Slovaquie) et le prestige de l'Union sovi&#233;tique comme lib&#233;rateur de l'Allemagne nazie. Surtout, il existait un puissant d&#233;sir populaire d'une transformation radicale de la soci&#233;t&#233; dans le sens de la justice sociale. Les Tch&#233;coslovaques se souvenaient aussi que seule l'URSS avait &#233;t&#233; pr&#234;te &#224; venir les secourir en 1938 lors du d&#233;membrement de leur pays aux mains de l'Allemagne nazie avec la complicit&#233; des puissances occidentales&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En septembre 1938, les Accords de Munich, sign&#233;s entre l'Allemagne, la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais voil&#224; qu'en 1962 &#233;clate une crise &#233;conomique : croissance z&#233;ro, chose inou&#239;e &#224; cette &#233;poque dans un camp communiste habitu&#233; &#224; des taux annuels de 10 % et plus. En plus d'intensifier le m&#233;contentement popu-laire, cette crise a surtout &#233;branl&#233; la confiance de l'&#233;lite bureaucratique en elle-m&#234;me. Une partie de plus en plus importante des fonctionnaires comprenait la n&#233;cessit&#233; de r&#233;formes d'envergure du mode de gestion. Puis, cette m&#234;me ann&#233;e, Khrouchtchev est revenu &#224; la charge au XXIIe congr&#232;s du PCUS avec une d&#233;nonciation encore plus candide et virulente des crimes de Staline, ce qui a mis sur la d&#233;fensive les &#233;l&#233;ments conservateurs de la direction tch&#233;coslovaque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'intelligentsia communiste &#8211; journalistes, &#233;crivains, &#233;conomistes &#8211; qui a pris la t&#234;te du mouvement d'opposition, avec le soutien tacite d'&#233;l&#233;ments r&#233;formistes au sommet du pouvoir, en demandant une discussion ouverte et franche du pass&#233;, des libert&#233;s politiques et des r&#233;formes &#233;conomiques. La situation interne et internationale des conservateurs de l'&#233;quipe dirigeante ne permettait pas le recours &#224; la r&#233;pression, tandis que les concessions faites aux forces r&#233;formistes ne faisaient que les &#233;peronner davantage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux travailleurs qui &#233;coutaient avec plaisir les r&#233;v&#233;lations et les d&#233;nonciations, ils n'&#233;taient pas encore persuad&#233;s de la signification pour leur propre situation de cette lutte au sommet. De plus, ils se m&#233;fiaient de la r&#233;forme d&#233;centralisatrice propos&#233;e par les r&#233;formateurs, laquelle semblait menacer le principe de s&#233;curit&#233; d'emploi et l'&#233;galitarisme assez remarquable de leur pays (&#224; l'exception partielle de rangs de la bureaucratie) et qui n'offrait rien de concret comme compensation. Les r&#233;formateurs attribuaient cette m&#233;fiance &#224; la d&#233;moralisation de la classe ouvri&#232;re sous le r&#233;gime stalinien. Mais le vrai probl&#232;me &#233;tait qu'ils n'avaient pas pris la peine de consulter les travailleurs sur la r&#233;forme qui, il va sans dire, n'envisageait pas la d&#233;mocratisation de la gestion de l'&#233;conomie. Par contre, elle devait renforcer le pouvoir des directeurs des entreprises vis-&#224;-vis des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lib&#233;ralisation politique avan&#231;ait, bien que lentement, face &#224; la r&#233;sistance de la fraction conservatrice de la direction qui, semblait-il, n'attendait que le moment propice pour lancer sa contre-offensive. En octobre 1967, une manifestation &#233;tudiante &#224; Prague contre les mauvaises conditions des r&#233;sidences a &#233;t&#233; brutalement r&#233;prim&#233;e par la police. Au sein du Comit&#233; central (CC) du Parti communiste qui, gr&#226;ce aux divisions au sommet, &#233;tait devenu un vrai lieu de d&#233;bat et de d&#233;cision politiques, l'opposition r&#233;formatrice &#233;tait d&#233;j&#224; majoritaire. Lors de sa r&#233;union de la fin octobre, il a donc d&#233;cid&#233; de mettre sur pied une commission ayant pour mandat de soumettre dans les 15 jours une proposition de r&#233;solution de la crise. Profitant de ce sursis, le chef stalinien du parti, Antonin Novotny, a tent&#233; de monter un coup de force militaire contre l'opposition, sans succ&#232;s. Ce sont les officiers politiques, cadres du parti au sein de l'arm&#233;e, qui l'ont bloqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but de 1968, le CC a &#233;lu Alexander Dubcek &#224; la t&#234;te du parti. C'&#233;tait un candidat de compromis, un communiste lib&#233;ral mais pas trop radical, le premier Slovaque &#224; diriger le pays. Ce tournant allait avoir un impact majeur sur le caract&#232;re du mouvement r&#233;formiste. La nouvelle direction du pays a pu convaincre les travailleurs de la sinc&#233;rit&#233; de son intention de partager le pouvoir avec la soci&#233;t&#233;, sinon de le lui remettre enti&#232;rement. C'est cela qui a pouss&#233; les travailleurs &#224; se mobiliser. Le projet de r&#233;forme &#233;conomique a &#233;t&#233; modifi&#233; avec l'adoption d'une loi permettant l'&#233;lection, dans les entreprises, de conseils d'employ&#233;s dot&#233;s du pouvoir d'&#233;lire et de contr&#244;ler la direction et d'adopter le plan de production et d'emploi ainsi que la politique salariale. Les syndicats ont regagn&#233; leur autonomie et les gr&#232;ves ont &#233;t&#233; l&#233;galis&#233;es. Des programmes d'assurance-ch&#244;mage et de recyclage de main-d'&#339;uvre ont &#233;t&#233; mis en place. Mais c'est avant tout le progr&#232;s fait vers la d&#233;mocratie au sein de la soci&#233;t&#233; qui a donn&#233; aux travailleurs l'assurance que les r&#233;formes &#233;conomiques profiteront au peuple, non pas &#224; l'&#233;lite bureaucratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors, l'initiative est pass&#233; &#224; la soci&#233;t&#233; qui ne cessait de pousser le gouvernement dans le sens d'une d&#233;mocratie v&#233;ritablement populaire. Le r&#233;gime, quant &#224; lui, ne tra&#238;nait pas trop les pieds. En cons&#233;quence, il a acquis un remarquable soutien populaire. En avril 1968, le gouvernement a publi&#233; son &lt;i&gt;Programme d'action&lt;/i&gt;, lequel &#233;cartait le Parti communiste de l'administration du pays. Il n'a pas annonc&#233; le multipartisme, mais l'existence libre d'autres partis &#233;tait d&#233;j&#224; un fait. La censure a &#233;t&#233; abolie, une mesure ayant particuli&#232;rement alarm&#233; la direction sovi&#233;tique, qui exigeait son r&#233;tablissement imm&#233;diat. Face &#224; cette pression, les travailleurs ont cr&#233;&#233; dans leurs entreprises des comit&#233;s de d&#233;fense de la libert&#233; de la presse et se sont d&#233;clar&#233;s pr&#234;ts &#224; d&#233;brayer pour la d&#233;fendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant ce temps, les r&#233;gimes communistes &#171; fraternels &#187; de Pologne, de Hongrie, de Roumanie et de Bulgarie, effray&#233;s par la menace pos&#233;e par les forces &#171; &lt;i&gt;anti-&lt;br class='autobr' /&gt;
socialistes&lt;/i&gt; &#187; et &#171; &lt;i&gt;antisovi&#233;tiques&lt;/i&gt; &#187;, faisaient monter la pression. Ces dictatures bureaucratiques avaient une peur bleue de l'influence que pouvait avoir cet exemple d&#233;mocratique sur leurs propres populations. Car dans les faits, aucun groupe de quelque importance que ce soit en Tch&#233;coslovaquie ne songeait en 1968 &#224; la restauration du capitalisme ni au retrait de leur pays du Pacte de Varsovie. C'est de socialisme que la soci&#233;t&#233; r&#234;vait en 1968.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 15 juillet, les dirigeants du Pacte de Varsovie ont envoy&#233; une lettre au gouvernement tch&#233;coslovaque avec 15 demandes, y inclus une lutte d&#233;cisive contre les &#171; &lt;i&gt;forces antisocialistes&lt;/i&gt; &#187;, le r&#233;tablissement de la censure et du &#171; &lt;i&gt;centralisme d&#233;mocratique&lt;/i&gt; &#187;, bref la restauration de la dictature bureaucratique. Mais Dubcek n'a pas recul&#233;. Les Sovi&#233;tiques devaient agir avant septembre, date du congr&#232;s du Parti communiste tch&#233;coslovaque qui ent&#233;rinerait certainement le programme de transformation d&#233;mocratique. L'invasion a donc commenc&#233; le 21 ao&#251;t. Mais le congr&#232;s du parti s'est tenu quand m&#234;me dans la clandestinit&#233; d'une usine de Prague. Il a condamn&#233; l'invasion et a lanc&#233; l'appel &#224; une gr&#232;ve d'une heure, pour le 23 &#224; midi, qui fut suivie unanimement &#224; travers le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les occupants n'ont pu trouver une minorit&#233; quelle que peu importante au sein des fonctionnaires ou &#224; la base du parti sur laquelle s'appuyer pour refaire le r&#233;gime. Il a donc fallu d&#233;manteler le parti pour le reconstruire de nouveau. Mais cela prenait du temps et, dans l'intervalle, la population refusait la nourriture et m&#234;me l'eau aux troupes sovi&#233;tiques, dont certaines au d&#233;but de l'op&#233;ration se croyaient en Allemagne de l'Ouest, non pas dans un &#171; &lt;i&gt;pays socialiste fraternel&lt;/i&gt; &#187;. Les Sovi&#233;tiques, qui avait conduit l'&#233;quipe de Dubcek en URSS, ont d&#251; la ramener et la r&#233;installer. Du point de vue politique, l'invasion a &#233;chou&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il fallait donc mettre en place une tactique des petits pas pour &#233;touffer le socialisme en Tch&#233;coslovaquie. Un demi-million (le tiers) des membres ont &#233;t&#233; purg&#233;s du parti. Un grand nombre d'intellectuels ont perdu leur emploi et ont d&#251; chercher du travail manuel. Les enfants des obstin&#233;s se sont vus refuser l'acc&#232;s aux &#233;tudes sup&#233;rieures. Les autres, isol&#233;s et craignant pour leur poste et pour l'avenir de leurs enfants, se sont tus. C'&#233;tait une terreur socio-&#233;conomique &#171; douce &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins, la r&#233;sistance ouverte a dur&#233; encore quelques ann&#233;es. Sous l'impulsion de l'invasion, les conseils ouvriers se sont multipli&#233;s malgr&#233; les menaces &#224; leur endroit. Au cours de l'hiver 1969, les travailleurs se sont prononc&#233;s pour l'&#233;largissement du mouvement des conseils, &#224; l'encontre de la politique de concessions d'Alexandre Dubcek et de la politique de &#171; normalisation &#187; de son successeur, Gust&#225;v Hus&#225;k. Il existait &#224; cette &#233;poque une alliance r&#233;elle entre travailleurs et intellectuels pour la d&#233;fense des libert&#233;s et pour des revendications &#233;conomiques. Mais la &#171; normalisation &#187; poursuivait son cours. En 1970, 50 000 syndicalistes ont &#233;t&#233; expuls&#233;s de leur poste et les conseils d'entreprise interdits. En m&#234;me temps, pour amadouer les travailleurs, Husak am&#233;liorait l'approvisionnement du march&#233; en biens de consommation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise de la dictature bureaucratique de 1968 en Tch&#233;coslovaquie a men&#233; le pays au socialisme. L'invasion d&#233;montre bien le caract&#232;re antisocialiste, profond&#233;ment contre-r&#233;volutionnaire de la bureaucratie sovi&#233;tique, et cela malgr&#233; sa d&#233;fense &#8211; jusqu'en 1989 au moins &#8211; de l'&#233;conomie &#233;tatis&#233;e. La crise de 1989 l'a men&#233; au capitalisme. Pourquoi ces r&#233;sultats contradictoires ? Il y a deux facteurs principaux li&#233;s l'un &#224; l'autre. Le premier &#233;tait que malgr&#233; les crimes de la bureaucratie tch&#233;coslovaque, le socialisme comme projet n'&#233;tait pas encore discr&#233;dit&#233; aux yeux du peuple en 1968, comme il le sera en 1989 apr&#232;s 20 ans de &#171; normalisation &#187;. L'autre &#233;tait le contexte international : en 1968, on assistait &#224; une puissante mont&#233;e de contestation du capitalisme et de l'imp&#233;rialisme &#224; travers le monde. Partout et jusque dans les pays capitalistes riches, de larges couches de la population croyaient le socialisme possible et souhaitable. En 1989, l'accumulation de d&#233;faites accompagn&#233;es de la mont&#233;e de l'id&#233;ologie n&#233;olib&#233;rale avait &#224; toutes fins pratiques &#233;touff&#233; l'id&#233;e qu'une alternative &#233;tait possible. Cela ne pouvait pas ne pas influencer les Tch&#233;coslovaques dans leur choix.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;En septembre 1938, les Accords de Munich, sign&#233;s entre l'Allemagne, la France, la Grande-Bretagne et l'Italie repr&#233;sent&#233;es respectivement par Adolf Hitler, &#201;douard Daladier, Neville Chamberlain, et Benito Mussolini scellent le sort de la Tch&#233;coslovaquie qui sera envahie six mois plus tard par l'Allemagne nazie. Les Accords de Munich devaient permettre, croyait-on &#224; l'&#233;poque, d'&#171; &lt;i&gt;&#233;viter la guerre&lt;/i&gt; &#187; avec l'Allemagne&#8230; (ndlr)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;David Mandel&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Professeur au d&#233;partement de Science politique de l'UQAM&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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